Décryptage du projet de budget 2025 du gouvernement avec Anne-Laure Blin, députée de Maine-et-Loire
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Questions et réponses
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- 1:18OuverteRéponse directe
Est-ce que vous craignez qu'une fois encore, le gouvernement passe en force sur ce budget ?
- 2:49RelanceRéponse directe
Est-ce que vous vous satisferiez de l'utilisation du 49.3 sur la question fiscale ?
- 3:36OuverteRéponse directe
Vous craignez l'austérité ?
- 3:46OuverteRéponse directe
Où les verriez-vous ces économies ?
- 5:16OuverteRéponse directe
Estimez-vous que les collectivités ont créé des postes de fonctionnaires de façon outrancière ?
- 7:10OuverteRéponse directe
Un mot sur les grandes fortunes en France.
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:20Invité politiqueFait
« Le projet de budget 2025 est examiné depuis lundi à l'Assemblée nationale. La surtaxe temporaire sur les hauts revenus a été pérennisée par les députés contre l'avis du gouvernement. »
- 0:43Invité politiqueFait
« Aucun 49.3 ne doit revenir sur cet acquis. »
- 2:06PrésentateurChiffre
« la France insoumise et le Rassemblement national eut 60 milliards d'impôts supplémentaires votés dans le cadre de ce budget. »
- 2:28PrésentateurFait
« nous appelons à faire des économies, des économies de fonctionnement, du train de vie de l'État, des économies au niveau des agences de l'État »
- 3:30PrésentateurFait
« aujourd'hui, nous sommes dans un pays qui taxe énormément, un des pays qui taxe le plus au monde. »
- 4:39PrésentateurFait
« on lui demande, alors même qu'elle est française, de rapporter la preuve que ses parents sont Français. »
- 5:38PrésentateurChiffre
« Je suis effaré de ces dépenses inutiles comme la hausse des taxes, la taxe de 114% pour la taxe d'habitation en 2023 »
- 8:22PrésentateurFait
« Rien que pour la CSG, elle est toujours là alors qu'elle était temporaire. »
- 11:39PrésentateurFait
« Il y a aujourd'hui un malaise profond chez nos agriculteurs. »
- 15:51PrésentateurPromesse
« Nous avons déposé pour remettre notamment en place le dispositif qu'on appelle du TREI. »
- 16:11PrésentateurFait
« ils ont augmenté la question fiscale sur les successions. »
Temps de parole
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Ce programme est disponible grâce aux dons de nos auditeurs. Pour diffuser un message d'espérance, rendez-vous sur rcf.fr. L'invité de la matinale, Louis Dauphrenne, Étienne Pépin.
Le projet de budget 2025 est examiné depuis lundi à l'Assemblée nationale. La surtaxe temporaire sur les hauts revenus a été pérennisée par les députés contre l'avis du gouvernement. Bon, victoire. C'est réjoui. Peu après minuit sur X, la patronne des députés LFI Mathilde Panot. Aucun 49.3 ne doit revenir sur cet acquis. A appelé le premier secrétaire du Parti Socialiste, Olivier Faure. On va en parler ce matin avec notre invitée Anne-Laure Blain. Elle est députée du Maine-et-Loire, porte-parole du groupe droite républicaine à l'Assemblée nationale.
Juste sur le 49.3, rien n'est moins sûr. C'est tout à fait probable que ce soit de nouveau l'usage du 49.3 qui domine à l'Assemblée, en tout cas sur cette question budgétaire, où il y a beaucoup de difficultés à trouver un accord entre toutes les parties prenantes. Sachant que quand même, c'est un exercice de vérité le budget. On va voir ce que notre député a à nous dire sur la question. Anne-Laure Blain, bonjour. Bonjour.
Merci d'être avec nous ce matin. Vous êtes l'invité de la matinale de RCF et Radio Notre-Dame. Est-ce que vous craignez qu'une fois encore, le gouvernement passe en force sur ce budget ?
Écoutez, déjà tout d'abord, merci beaucoup pour votre invitation. Vous savez, le 49.3, ce n'est pas ce que l'on dit sur le passage en force. C'est un outil constitutionnel. Vous pouvez vérifier, j'ai toujours dit ça, y compris quand Emmanuel Macron et les précédents gouvernements macronistes y ont fait fortement appel. Le 49.3, c'est un dispositif constitutionnel qui permet de faire passer un texte quand, effectivement, il y a des situations compliquées. Aujourd'hui, on voit à l'Assemblée nationale une impossibilité à travailler avec l'ensemble des groupes parlementaires.
Quand vous regardez ce qui s'est passé à la Commission des finances, il y a quand même, main dans la main, la France insoumise et le Rassemblement national eut 60 milliards d'impôts supplémentaires votés dans le cadre de ce budget.
Donc vous voyez bien que dans un temps où nous, particulièrement la droite républicaine, nous appelons à faire des économies, des économies de fonctionnement, du train de vie de l'État, des économies au niveau des agences de l'État, et par ailleurs de ne pas aggraver la pression fiscale, on a beaucoup, beaucoup de mal à trouver un terrain d'entente avec des gens qui, en réalité, ne se servent que du levier fiscal comme d'une simplicité, parce qu'effectivement, c'est facile de lever l'impôt malgré le faible consentement aujourd'hui à l'impôt des Français.
Est-ce que vous vous satisferiez, justement, de l'utilisation, encore une fois, du 49.3, s'il s'agit précisément de cette question fiscale que vous évoquez ? C'est un danger, c'est ce que vous êtes en train de dire.
Non, mais la difficulté du 49.3, c'est qu'en réalité, le gouvernement retient in fine un texte après l'issue de plusieurs réunions de concertation, avec des modifications, des apports, notamment par le biais des amendements parlementaires, mais c'est en tout cas le gouvernement qui est à la manœuvre du texte final qui sera retenu et qui sera adopté. Moi, ce qui m'importe surtout, c'est que dans ce budget, la pression fiscale soit la plus faible possible. Parce qu'aujourd'hui, nous sommes dans un pays qui taxe énormément, un des pays qui taxe le plus au monde. Vous craignez l'austérité ? Moi, ce que je crains, je ne parle pas d'austérité, moi, je crois qu'il faut faire des économies.
La réalité, c'est qu'aujourd'hui, on voit des dépenses dispendieuses partout sur le territoire. Où les verriez-vous ces économies, justement ? Moi, je le vois dans les doublons administratifs, je le vois dans les surcharges de démarches administratives, je les vois dans les agences de l'État. Localement parlant ? Localement, nationalement, départementalement, régionalement. Vous avez aujourd'hui une superposition de strates qui empêche une efficacité, parce qu'en règle générale, chacun à son étage ouvre le parapluie. Donc moi, ce que je veux, c'est un État, des collectivités, des entités qui fonctionnent mieux ensemble et qui soient plus efficaces.
Parce qu'aujourd'hui, c'est l'objectif de l'État, et aujourd'hui, encore une fois, les Français le voient bien sur le terrain. Pas plus tard qu'hier, j'ai encore eu, vous voyez, une administratrice qui est venue me voir, enfin, il y a quelque temps qu'elle est venue me voir, mais pour me dire qu'alors qu'on lui avait volé sa carte d'identité, elle redemande à faire sa carte d'identité, et on lui demande, alors même qu'elle est française, de rapporter la preuve que ses parents sont Français. Donc évidemment, il y a des mesures de lutte contre les fraudes au papier d'identité, c'est une certitude et c'est nécessaire.
Pour autant, est-ce qu'aujourd'hui, on doit arriver à de telles aberrations de prouver la nationalité française de vos parents, alors même que vous êtes Français ? On voit bien qu'on est rentrés dans un système administratif qui est en autogestion totale. En réalité, on n'a absolument plus aucune prise, et c'est d'ailleurs la raison pour laquelle, moi, je crois profondément que les politiques, à considérer qu'ils ont courage et volonté, peuvent reprendre la main sur une administration qui est totalement en roue libre.
Estimez-vous, comme François-Xavier qui nous écrit, que les mairies, les intercommunalités ont créé des postes de fonctionnaires de façon outrancière, des régions dont le train de vie avec des services de communication pléthoriques et des parcs automobiles dignes de grands groupes industriels. Nous subissons la mise en scène de personnalités aux égaux démesurés. Et puis, il parle de l'intercommunalité bretonne, il ne cite pas laquelle, mais voilà ce qu'il dit. Je suis effaré de ces dépenses inutiles comme la hausse des taxes, la taxe de 114% pour la taxe d'habitation en 2023, ne parlons pas de la taxe foncière, qui a plus que compensé la suppression de la taxe d'habitation.
Non, mais il faut regarder à tous les étages. Là, par exemple, les doublons administratifs, est-ce que vous percevez cette réalité ? Bien sûr. Vous, chez vous, là où vous êtes ? Évidemment. Il faut regarder les doublons, il faut regarder effectivement la surcharge administrative à tous les étages. Alors, je vois depuis ces derniers jours que chacun essaie de se renvoyer la balle. Ce n'est pas nous, c'est eux. C'est eux, ce n'est pas eux. À un moment donné, chacun doit regarder midi à sa porte. Il y a des doublons partout. Il y a eu des transferts de compétences. Ça, c'est vrai aussi. Mais pour autant, on voit bien que chacun s'occupe de tout sans jamais être responsable de rien.
Donc, il faut réellement qu'au plus haut niveau de l'État, puisque c'est au plus haut niveau de l'État, aux parlementaires, aux représentants de la nation, de faire le point sur ce qui fonctionne, sur ce qui ne fonctionne pas, sur ce qui coûte cher et ce qui est inutile. Et aujourd'hui, plus que jamais, on doit avoir, encore une fois, ce courage et cette volonté. Et dans ce budget, ce que je veux plus que tout, ce que la droite républicaine veut plus que tout et ce à quoi elle travaille plus que tout, c'est qu'il y ait beaucoup, beaucoup plus d'économies et moins de pression fiscale.
Et aujourd'hui, notre rôle est de peser dans les débats parlementaires de manière à faire adopter des amendements et in fine à ce que le gouvernement retienne des pistes d'économie, notamment beaucoup plus fortes que ce qui est présenté dans le premier budget.
Un mot sur les grandes fortunes en France. Une large majorité de députés a adopté cet nul article prévoyant la surtaxe sur les hauts revenus proposés par le gouvernement, censée rapporter 2 milliards d'euros en 2025. 2 milliards d'euros, ça ne fait pas les 60 milliards dont on a besoin, mais c'est déjà quelque chose. Quel regard vous portez là-dessus ?
Mais c'est symbolique. Voilà, ça fait plaisir à la force de gauche et de l'extrême-gauche de l'hémicycle qui considère qu'il faut taxer, taxer, taxer et taxer encore.
Et en plus, les plus riches.
C'est une goutte dans l'océan des besoins. Qu'on aille chercher l'argent là où il est, d'accord. Mais moi, je ne crois pas à cette volonté en permanence de taxer toujours les mêmes. Et c'est ce que je dis aussi quand j'évoque la question du budget. Je ne veux pas que ce soit toujours les mêmes qui soient responsables de la mauvaise gestion de l'État. Aujourd'hui, vous prenez des boucs émissaires et vous les faites payer. La réalité, c'est que là où il y a une petite difficulté, c'est qu'on considère qu'on peut voter temporairement un impôt qui disparaîtra dans quelques temps. Est-ce qu'en réalité, on connaît un impôt qui disparaît parce qu'on lui a donné une durée de vie limitée ? Non.
Rien que pour la CSG, elle est toujours là alors qu'elle était temporaire.
Les perspectives n'étant pas les meilleures.
Et on voit bien la volonté de ce bord de l'hémicycle de vouloir rendre les choses pérennes. C'est ce qui s'est passé en commission des finances. C'est ce qui s'est passé à nouveau hier soir. Et la réalité, c'est qu'à chaque fois, on est toujours dans la même solution simpliste. On crée des impôts supplémentaires sur les plus riches. Alors qu'en réalité, il faut voir l'écosystème fiscal d'une manière plus vertueuse. Mais donc, il faudrait par exemple taxer les SMICAR davantage ? Bien sûr que non. Sauf qu'aujourd'hui, l'impôt se porte principalement sur les revenus du travail. Les revenus du travail empêchent justement un bon fonctionnement de notre économie.
Si vous allégez la pression fiscale sur les revenus du travail, ce n'est pas en taxant les grandes entreprises ou en taxant les revenus du travail que vous arriverez à résoudre le problème aujourd'hui grandissant des aides sociales qui sont versées à des gens qui, en réalité, pourraient travailler, mais préfèrent rester chez eux parce que c'est bien plus intéressant et vous percevez bien plus d'aides sociales que le revenu de vos efforts et de votre mérite. Donc aujourd'hui, il y a tout un système à repenser et à remettre la tête à l'endroit, comme dirait nos agriculteurs. Elle n'a jamais repensé, honnêtement. Je suis de droite, vous savez.
Ce que je vous dis, c'est la conviction d'une femme de droite. Elle s'est partagé le pouvoir quand même avec la gauche pendant un certain temps, au cours des 50 dernières années. Il n'y a pas eu vraiment de réforme de l'État, à part peut-être une fusion réussie dans l'administration fiscale. Il n'y a pas eu tellement de réforme de l'État. Vous savez, on peut toujours regarder dans le rétroviseur. Moi, j'étais panier quand vous parlez de cette époque. J'étais encore moins élue.
Moi, ce qui m'importe aujourd'hui, c'est de prendre la situation qui est celle qu'on nous a léguée, qui est celle qu'on nous a laissée, et de faire, moi, en tant que parlementaire, en tant qu'élue de la nation, le maximum pour justement qu'il y ait une meilleure efficacité du système de l'État et que les Français puissent vivre du fruit de leur travail et puissent le transmettre à leurs enfants pour assurer l'avenir de nos enfants et de nos petits-enfants. C'est ça, aujourd'hui, ma conviction de parlementaire.
Donc, ce qui s'est passé avant, il faut juste en prendre acte, mais il faut aujourd'hui faire mieux que ce qui s'est passé parce que c'est aujourd'hui ce que les Français nous demandent. La droite a peut-être échoué par le passé, mais elle peut aujourd'hui, face à ses responsabilités, faire beaucoup mieux. Et c'est, encore une fois, la conviction d'une femme de droite qui vous le dit.
Notre invitée ce matin sur RCF et Radio-Nôtre-Dame, Anne-Laure Blain. Elle est députée du Maine-et-Loire, porte-parole du groupe Droite Républicaine à l'Assemblée Nationale. Et on évoque le budget en débat actuellement à l'Assemblée Nationale. Sur quel point vous pourriez être en phase avec le gouvernement, Anne-Laure Blain ?
Moi, je crois qu'aujourd'hui, quand on est face à cette situation chaotique et... On a un Premier ministre quand même issu de vos rangs. Bien sûr. Oui, oui, oui. Moi, je crois qu'il faut qu'on fasse tout pour réussir collectivement. Donc, moi, ce que je veux et ce que la droite républicaine veut plus que tout, c'est que ce gouvernement réussisse pour les Français et pour la France. Donc, il faut, et c'est mon objectif à moi de parlementaire, de député, faire remonter tout ce qui se passe sur le territoire. J'ai alerté, notamment, le gouvernement très vite sur la situation agricole, par exemple. Moi, mon territoire en Anjou est très agricole, très rural.
Il y a aujourd'hui un malaise profond chez nos agriculteurs. Et un risque de mobilisation. J'ai combattu beaucoup la loi d'orientation agricole parce que j'ai toujours cru, et je le crois encore, qu'elle n'était en réalité que des annonces et que ça ne changerait strictement rien sur le fond. La réalité, c'est que plusieurs mois après, avec une dissolution entre-temps, la situation est presque pire. Donc, moi, ce que je veux, c'est que le gouvernement se concentre aussi sur la ruralité, sur les problématiques rurales et sur la question des agriculteurs. C'est plus que vital.
Mais que peut-il faire à Norblin, sachant que ce sont surtout des directives européennes qui régissent la vie des agriculteurs ? Ce qu'on peut faire, c'est avoir une volonté et un courage. Vouloir détransposer un certain nombre de mesures qui sont aujourd'hui drastiquement interdites sur le territoire national, alors qu'elles sont autorisées à l'Union européenne, simplement en prenant des décisions de revenir sur les interdictions. Vous voyez, je prends, par exemple, l'exemple de l'ANSES.
L'ANSES, et ça rebondira sur ce que je vous disais tout à l'heure, c'est une agence de l'État qui est en totale autogestion, qui interdit des molécules sur le territoire national, alors même qu'elles sont autorisées à l'Union européenne. Vous revenez sur cette autogestion de l'ANSES ou alors presque même, vous revenez, vous mettez en questionnement son efficacité et son utilité. Il y a aujourd'hui un certain nombre d'agences de l'État qui justement créent cette transposition supplémentaire qui est inutile, qui coûte cher aux contribuables et qui ne fait que renforcer le poids des normes. Donc je crois qu'avec une volonté et un courage, on peut y arriver.
Et puis après, plus globalement, ça revient aussi sur ce que je vous disais. Il faut libérer les énergies, libérer la volonté de mettre un argent au pot quand vous êtes entrepreneur. Un agriculteur, c'est un entrepreneur, comme un autre, dans un domaine spécifique, mais c'est un entrepreneur. Il faut libérer les énergies, éviter de les accabler en réalité à chaque fois d'un stigmatisme. Il faut que quand ils mettent leur argent personnel au pot, on puisse les accompagner à faire ce qu'ils veulent faire parce qu'aujourd'hui, c'est leur engagement. Créer une entreprise, ce n'est pas évident.
Il faut que le pouvoir politique prenne des mesures qui les accompagnent et qui ne les coince pas à chaque coin de rue parce que vous n'êtes pas dans les clous de tel ou tel. Si on prend l'exemple de la relation entre les producteurs de lait et les industriels, les grosses sociétés industrielles, qui sont aussi des vaisseaux du capitalisme triomphant, que la droite républicaine aussi soutient parce que ça pourvoit des emplois. Ça s'appelle les relations commerciales. Oui, mais l'État ne peut pas grand-chose. Il n'a pas trouvé de solution dans les rapports entre producteurs et grossistes.
Est-ce que vous pensez véritablement que l'État interventionniste peut réguler tout le marché économique ? Non. Nous, notre rôle de parlement... Donc vous laissez les gros dicter leurs lois aux petits ? Non, je donne... Pas du tout. Absolument pas. Je donne tous les moyens aux petits de pouvoir justement lutter contre les gros. Aujourd'hui, la grande difficulté, c'est que vous avez des grandes entreprises qui peuvent avoir, en fonction des dispositifs qui sont votés, des capacités à s'adapter. Alors que vous réduisez les marges de manœuvre des ce que vous appelez les petits, mais qui ne sont pas pour moi des petits, qui sont la réalité et la force vivre de notre économie.
La plupart de notre PIB est fait, vous savez, par nos TPE, nos PME, nos ETI dans nos territoires. J'ai très peu d'entreprises du 440, voire aucune dans mon territoire. La réalité, c'est que ce sont ces entreprises, parfois familiales, souvent familiales même, qui font fonctionner notre économie. Et donc, il suffit simplement que quand on vote dans l'hémicycle, on prenne la réalité de ce que c'est que la vie dans une entreprise unipersonnelle, la vie d'un artisan, la vie d'un commerçant, la vie d'une entreprise familiale, et qu'on adapte notre dispositif plutôt que de les contraindre en permanence ce à quoi les gros sont parfaitement capables de s'adapter, absolument pas les plus petits.
Voilà. Donc, c'est simplement trouver des moyens juridiques qui permettent aux petits, comme vous les appelez, mais en tout cas, qui sont pour moi les forces vives de nos territoires, qui permettent d'avoir des dispositifs pour justement assumer et assurer la compétitivité mondiale. Juste un mot rapide sur les droits de mutation, par exemple, pour transmettre une propriété familiale, pour transmettre une entreprise familiale. Là, vous avez une solution fiscale ? Nous avons déposé pour remettre notamment en place le dispositif qu'on appelle du TREI. On a proposé en matière de transmission des dispositifs, tout comme on le pense plus globalement pour les successions.
Vous voyez, nous, on veut alléger la pression fiscale sur les successions, ce que d'ailleurs d'autres dans l'hémicycle ont refusé puisqu'ils ont augmenté la question fiscale sur les successions. Donc, bien sûr que la transmission est fondamentale et donc, il faut qu'effectivement, dans ce texte de projet de loi de finances, il y ait des mesures adaptées.
Merci beaucoup Anne Lamblin d'avoir été notre invitée ce matin. Je rappelle que vous êtes députée du Maine-et-Loire, porte-parole du groupe Droite Républicaine à l'Assemblée Nationale. Ensemble, on est revenu sur cette discussion qui continue à l'Assemblée Nationale autour du budget de l'État 2025. La matinale continue sur RCF et Radio Notre-Dame jusqu'à 10h. à l'Assemblée Nationale.
Anne-Laure Blin