France Info Roland Lescure
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 40 %Attaque 30 %Défensif 30 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 83 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:00OuverteRéponse directe
Vous avez annoncé que les factures d'électricité vont baisser à partir du 1er février. Est-ce que vous pouvez préciser l'ampleur, le montant et si ce sera suffisant ?
- 2:01RelanceRéponse partielle
En août dernier, vous avez augmenté la TVA sur la contribution tarifaire d'acheminement. Ce que vous faites là, est-ce que ça compense ?
- 3:11OuverteRéponse directe
Le prix dépend aussi de la feuille de route énergétique de la France. Quand sera présentée la PPE ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 3:50Fait
« On a aujourd'hui une électricité décarbonée parmi les moins chers d'Europe parce qu'il y a 50 ans, nos prédécesseurs ont décidé de lancer des grands programmes d'investissement. »
Temps de parole
- ?100 %
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Euh vous avez annoncé que les factures euh de l'électricité vont vont baisser à partir du 1er février. Euh c'est ce que vous avez demandé le le Premier ministre. Euh vous avez donc trouvé une solution pour que ces factures puissent baisser. Est-ce que vous pouvez nous préciser euh l'ampleur ? Ce sera combien ? Ce sera quand ? Et est-ce que ce sera surtout euh suffisant ? Alors déjà c'est un bon début. Donc ce que j'annonce c'est la baisse de ce qu'on appelle la contribution tarifaire d'acheminement. Quand vous regardez votre facture, il y a une ligne qui s'appelle contribution tarifère d'acheminement qui est un prélèvement obligatoire sur les factures sur l'abonnement, donc sur ce que vous payez quand vous souscrivez un abonnement. Ensuite, il y a la facture qui poursuit
en fonction de la consommation. Et sur cet amonnement, on va mettre en place une baisse de 5 %. Donc c'est quelques euros mais c'est quand même quelques euros bienvenu. Ça va entre une dizaine d'euros par an pour un ménage dirait de bas jusqu'à plusieurs centaines d'euros pour un boulanger qui consomme beaucoup d'électricité. Est-ce que c'est suffisant pour les Français ? Est-ce que quelques dizaines d'euros, quelques euros, 1 € par mois ? Non mais c'est un c'est un bon début. Je veux bien euh on a aujourd'hui une situation budgétaire qu'on connaît, qui est difficile. On a un ministre qui euh en réponse à une commande du premier ministre propose une solution qui est disponible maintenant, efficace, implisible. On imagine que cette tax servait à quelque chose. Elle servait à quoi ?
Elle servait elle abondait la caisse de retrait des électriciens et des gaziers. Donc ça veut dire que comment ça va se passer pour eux ? Alors cette caisse, elle est aujourd'hui excédentaire et donc on a effectivement décidé de baisser les recettes de manière à ce qu'on garde évidemment continue à payer les retraites des des électriciens et des gaziers mais qu'on puisse utiliser cet argent. C'est 50 550 pardon c'est 550 millions d'euros. C'est beaucoup d'argent et donc ça ça ne va pas être dans le projet dans le budget ça n'est pas prélevé. C'est c'est pour ça que moi j'ai proposé au électricien gaz. C'est ça arrive tout de suite en fait. Ce sera en place le 1er février parce qu'il faut consulter un certain nombre d'instances, mais on l'annonce aujourd'hui. J'allais dire avant même
qu'on ait un budget, il y aura dans le casre du budget des débats. Il y a des amendements qui ont été portés au Sénat sur les assises, électricité, gaz et cetera et tout ça va se poursuivre. Mais avant même tout ça, avant même qu'on mette en place un grand plan d'électrification qui est le nerf de la guerre, je le disais tout à l'heure, qu'on mette en place la programmation pluriannuelle de l'énergie, on fait un premier geste pour montrer aux Françaises, aux Français qu'on a envie de les aider. Mais en même temps, Rolandure, moi j'ai du mal à comprendre parce que en août dernier, vous avez augmenté la TVA sur cette fameuse contribution. Elle est passée de 5 et5i à 20 %. Ce que vous faites là, ça ça compense. Euh c'est l'année dernière, c'est qu'on s'est mis en conformité avec
le droit européen. Donc il fallait le faire. On l'a fait. Vous l'avez fait à la hausse he ? vous auriez pu décider d'aligner à 5,5 et pas ou enfin moi je suis très euh prudent sur les formules magiques qui consistent à dire baissons la TVA sur tout et tout ira bien parce que d'abord un la TVA ça s'est fait dans un certain nombre de secteurs. On a vu que ça s'est très rarement retrouvé dans la facture. Alors que là la CTA comme on dit c'est direct j'allais dire du producteur au consommateur c'est sur la facture direction tarifaire d'acheminement d'acheminement. Euh la TVA, ça se retrouve dans plein d'intermédiaires qui souvent se sert au passage et puis surtout ça coûte beaucoup d'argent et on a un budget à boucler. Donc ça c'est hors budget. La TVA si vous la baissez faut aller
trouver de l'argent en face dans le budget. On va parler dans une seconde du budget. Une question de Françoise. Alors le prix dépend aussi d'une question plus stratégique qui est la feuille de route énergétique de la France et notamment le mixte entre le nucléaire et les énergies renouvelables. Le premier ministre avait dit à Noël on vous présentera cette feuille de route et puis on a entendu demi début 2026. Est-ce que vous pouvez nous donner une date pour la présentation de ce plan ? Bon, d'abord, c'est essentiel ce que vous venez de dire. On a aujourd'hui une électricité décarbonée parmi les moins chers d'Europe parce qu'il y a 50 ans, nos prédécesseurs ont décidé de lancer des grands programmes d'investissement. Et donc la programmation pluriannuelle de l'énergie, la fameuse PPE, c'est
exactement ça. Sauf que ça tarde, hein. Non, non, mais je je reconnais que ça tarde et j'en suis un peu impatient parce que j'étais ministre de l'industrie de l'énergie il y a il y a 2 ans, j'étais prêt à la sortir. Il y a eu un peu d'instabilité politique, ça vous a pas échappé et qui nous a empêché de le faire. Mais c'est important quand même. Donc on veut préciser à quoi va ressembler la France énergétique des décennies qui viennent. Et on a une étude très importante de RTE qui est sortie juste avant Noël. qui montre que aujourd'hui on consomme moins d'électricité que ce qu'on pensait qu'on consommerait. Donc on est on n'est pas encore au rendez-vous de l'électrification et ça ça nous conduit à revoir un peu les programmes d'investissement. Et donc c'est pour ça
qu'on a pris un peu de retard par rapport à la fin décembre. Mais là on a toujours pas de date. Alors donc ce que je peux vous dire c'est qu'on souhaite la sortir très vite en début d'année. La question que je me pose, je vais être très transparent avec vous, c'est est-ce qu'on peut lancer des grands programmes d'investissement dans le nucléaire ou dans l'éolien marin alors qu'on a pas de budget ? Donc moi la question que je me pose et je ferai une recommandation au premier ministre d'en sens, c'est au fond est-ce qu'on se débarrasse du budget ? Je le dis comme ça parce que au fond ça assez duré. Maintenant il faut qu'on avance, je pense qu'on peut le faire et qu'on passe à autre chose ensuite la PPE. Donc ça ça veut dire plutôt fin janvier début février où est-ce qu'on le fait avant.
En tout cas on est prêt. J'ai beaucoup consulté. Ça va concerner aussi les départements d'utre. C'est très important parce que là-bas on est encore trop dépendant du thermique, trop dépendant des des on peut faire de l'éolien, on peut faire du solaire, on peut faire de la géothermie, c'est le cas en Corse, c'est le cas dans les territoires d'outreemer. Donc on aura aussi cette partie-à sur laquelle on travaille parce que c'est important au fond, il faut qu'on reprenne en main notre destin, qu'on investisse massivement, qu'on en profite pour développer de l'emploi, de l'expertise qui d'ailleurs pourra s'exporter. Donc on est, j'allais dire plus à quelques jour défendre ça du dépend de ça aussi du budget. Mais oui je vous emmène sur ce terraincur.
Roland Lescure