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Conférence de pressePublic Sénat (sur YouTube)· 16 septembre 2026 24 minContradictoireActualité / polémiqueÉducation & rechercheSécuritéJustice

Max Brisson : « Il y a eu des défaillances parisiennes »

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 95 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:07OuverteRéponse directe

    Max Brisson, vous êtes sénateur... On va commencer pour bien comprendre par poser les chiffres pour comprendre les raisons de votre commission d'enquête.

  • 0:48RelanceRéponse partielle

    Est-ce que cette audition a été utile selon vous ? Est-ce que vous avez eu les réponses que vous attendiez ?

  • 1:33RelanceRéponse directe

    Mais il n'empêche pour des raisons multiples qu'il y a une problématique particulière à Paris...

  • 2:14FerméeÉludée

    Vous l'avez pas senti sincère ?

  • 2:59FerméeRéponse directe

    Est-ce que vous attendez des excuses ?

  • 3:43OuverteRéponse directe

    Est-ce que c'est une faute politique de la part d'Aidalgo ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:07Chiffre
    « 235 enquêtes pénales, 110 écoles concernées, soit une école sur 6. »
  • 1:33Fait
    « Il y a eu des défaillances parisiennes dans un système qui est particulier. »
  • 3:43Fait
    « Je ne les ai pas rencontré et je le regrette en 2025. J'ai toujours rencontré les victimes de tous les actes faits. »
  • 4:28Fait
    « Il y a pas d'excuses. Je pas chercher des excuses devant les parents et face à leur douleur. »
  • 6:33Fait
    « On assistait à un jeu qui est absolument insupportable. On regardait la première information que demandait le responsable soit parisienne, soit éducation nationale. À quelle heure ça s'est passé l'éventuel délit, l'éventuel crime ? »
  • 7:57Fait
    « Tout ce qui a été mis en place et bien le processus a failli. »
  • 8:41Chiffre
    « 80 % de ces agressions ont lieu dans les familles et le reste effectivement dans tous les endroits où les enfants sont accueillis. »
  • 11:35Fait
    « La France est le pays où les heures de classe sont les moins importantes en Europe. »
  • 13:41Fait
    « L'administration municipale avait bien ressenti qu'il y avait pas de priorité affichée contrairement à ce qui peut être dit par la municipalité. »
  • 14:22Fait
    « La chaîne des responsabilités n'a pas été établie, les sanctions n'ont pas été établies et les mutations internes à l'administration municipale n'ont pas porté sur ces sujets. »
  • 15:05Fait
    « Les problèmes dans le périscolaire ça ne concerne pas que Paris. »
  • 16:29Fait
    « Nous avons dû inventer au quotidien nos réponses. Il s'agissait bien sûr de protéger les enfants, il s'agissait de d'accompagner les familles. »
  • 17:13Fait
    « Tout élu comme tout citoyen ne peut pas interférer dans une procédure judiciaire et n'a pas d'information particulière à communiquer aux familles. »
  • 22:16Chiffre
    « Prévu pour quand le rapport ? »
  • 22:52Fait
    « Plusieurs profs directeurs d'établissement menacés de mort par des parents d'élèves à Essine en Gironde. »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.

0:07

Max Risson, vous êtes sénateur à l'R des Pyrénées Atlantiques, vice-président de la commission de la culture, de l'éducation, de la communication et du sport et de cette commission d'enquête sur le scandale du périscolaire. On va commencer pour bien comprendre par poser les chiffres pour comprendre les raisons de votre commission d'enquête. C'est pas seulement une question parisienne. Au niveau national, 587 témoignages ont été recueillis dans 73 départements réparti sur 16 régions. Mais le scandale qui a fait le plus de bruit et qui a d'ailleurs déclenché vos travaux, c'est ce qui s'est passé dans le périscolaire parisien des faits dont d'ailleurs c'est saisi la justice. 235 enquêtes pénales, 110 écoles concernées, soit une école sur 6. On va revenir en détail sur cette

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audition sur ces temps fort. Vous l'avez auditionné hier Anne Dalgo, l'ancienne maire de Paris. D'abord, est-ce que cette audition a été utile selon vous ? Est-ce que vous avez eu les réponses que vous attendiez ? Certainement pas. Et pourtant Anné Sévren notre rapporteur, a posé des questions précises. Madame Delgo a certes émis des regrets, a certes reconnu desfaillances, mais on voit que son souci, que son argumentaire, c'est d'ailleurs ce que je lui ai reproché en fin d'audition consistait à essayer d'élargir, d'intégrer tout cela dans un vrai sujet qui est dans toute la France comme vous venez de le dire, le fait que le pays scolaire est un lieu où les prateurs se sont infiltrés et massivement avec toutes les conséquences que l'on connaît

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mais il n'empêche pour des raisons multiples qu'il y a une problématique particulière à Paris et qu'il y a eu des défaillances parisiennes dans un système qui est particulier et la maire l'ancienne maire de Paris a mis un certain temps à le reconnaître. Moi, j'ai eu auditionné madame, j'ai aussi auditionné, je présidais à ce moment-là d'ailleurs la commission, son ancien premier adjoint Patrice Bloche qui a été en charge de toutes ces questions. J'ai ressenti peut-être parce qu'il n'est plus dans la reine politique davantage de sincérité dans les remords qu'il a exprimé. Il a dit clairement qu'à un moment donné, il aurait pu faire différemment. On n pas entendu vraiment madame Idalgo dire qu'elle aurait pu faire différemment. Elle vous l'avez pas senti sincère ? Vous l'avez

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pas senti sincère ? Je sais pas sonder les âmes Orian McDi. En revanche que je constate hier chez vos confrères de France info, j'étais devant des parents étaient invités au plateau où j'étais. Ils ont eu des mots beaucoup plus durs que moi. Ils ont parlé de langue de bois. Ils ont parlé d'incompréhension en parlant de la de l'audition de madame donc je n'ai pas ces mots-là mais ce que je constate c'est qu'elle a voulu elle nous a dit quelque chose d'extraordinairement choquant. Elle a dit que les décisions politiques avaient été prises mais que l'administration n'avait pas suivi. C'est s'appelait la défusse et c'est et elle n'a pas établi pour autant la chaîne des responsabilités dans l'administration municipale qui fait que l'on aurait pu prendre des sanctions. Et

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puis ce que ce bloche nous a dit et qu' a eu du mal à accepter dans l'audition précédente, c'est que l'inspection générale avait déjà fait des recommandation et si ces recommandations étaient entrées en œuvre et monsieur Blanche a parlé d'un comité de suivi qui a été défaillant mais il s'agit pas d'un équipement pour les jardiniers de la ville ici. qui donc qui a eu défaillance sur des recommandations faites à l'intérieur de l'administration municipale et si elles avaient été suivies, on aurait pas eu autant de drame ensuite. Donc oui, il y a eu des regrets, on en prend acte. Mais vous attendez des excuses. Non, je je nous ne sommes pas ici un tribunal. Chacun s'exprime comme il entend par rapport au drame. Je prends

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acte de ce qu'a dit madame Idelgga. Je constate que pour les parents, tels que je les ai entendu hier sur les antennes de vos confrères, l'apaisement n'est pas là. Et justement, évidemment, une dalgo était très attendu notamment par les familles de victimes. Euh Stéphane et pour débuter, on va voir ce qu'elle leur a répondu. Oui, parce que vous avez parlé des regrets exprimés par Annie d'Algour en tout début d'audition et elle s'est également adressée directement aux enfants victimes et à leur famille. On l'écoute. Je ne les ai pas rencontré et je le regrette en 2025. J'ai toujours rencontré les victimes de tous les actes faits. Voilà des les les parents, des enfants morts dans des rix, dans des dans des j'ai toujours rencontré les victimes et

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j'ai toujours eu ce travail-là. Là, je ne l'ai pas fait et je le regrette. Il y a pas d'excuses. Je pas chercher des excuses devant les parents et face à leur douleur. Il y a pas d'excuses. Est-ce que c'est une faute politique de la part d'Aidalgo ? Ça signifie qu'il n'y a pas eu véritablement la prise en considération au plus haut niveau de l'exécutif parisien de l'ampleur systémique donc sur lequel on peut revenir parce qu'il y a des causes particulières et madame n'est pas responsable de tout mais il n'y a certainement pas eu au niveau politique la prise de conscience il n'y a pas eu la pression sur l'administration qui est nécessaire quand on est devant un sujet l'inertie administrative elle existe partout à la ville de Paris comme ailleurs. Et lorsque la volonté

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politique est forte, les chens se mettent en œuvre. On a une administration, die merci, dans notre démocratie qui sait servir lorsque la volonté politique est forte. Il y a pas eu la prise de conscience à l'on de ce que nous découvrons aujourd'hui, c'est-à-dire une crise systémique purement parisienne, même si c'est vrai, comme vous l'avez répété, 73 départements sont concernés. Mon département parmi eux, le département voisin des landes parmi eux. Voilà, je ne je comprends que le système est plus global et qu'il faut l'aborder globalement et c'est ce que fait Agève, c'est ce que fait la commission. Mais il y a un cas parisien, nous avons avancé sur le cas parisien, on envoie bien les causes. On aurait peut-être aimé davantage d'acceptation qu'il y a eu défaillance

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politique et pas simplement défaillance administrative. Mais vous comprenez les familles qui portent plainte contre Annie d'Algo, contre Emmanuel Grégoire, l'actuelle maire. Les maires sont responsables aujourd'hui pour des choses pour pour tout et c'est la grandeur de cette fonction. Comme l'a dit d'ailleurs madame Idalgo, quand un panneau de basket tombe et provoque des blessures très graves voir la mort, le maire est responsable. C'est donc ça fait partie des difficultés de la fonction. Et moi je ne juge pas les parents parce que les parents ont subi quoi ? Ce qu'ils ont appelé l'omerta. Ils ont subi ce que on peut appeler le le pas de vague. Moi ce qui m'a choqué dans ce qu'on a entendu, c'est qu'entre l'administration d'éducation nationale et l'administration municipale

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parisienne, on assistait à un jeu qui est absolument insupportable. On regardait la première information que demandait le responsable soit parisienne, soit éducation nationale. À quelle heure ça s'est passé l'éventuel délit, l'éventuel crime ? À quelle heure ? Et selon l'heure, l'heure on été soulagé et pas l'autre. Ça veut dire que c'est la défense. Mais les parents qui mettent leurs enfants à l'école publique, sur le toit de l'école publique, sur le frontpice duquel il y a marqué liberté, égalité, fraternité, il cherche pas à savoir qui fait la cuisine. Il ne cherche pas à savoir qui est responsable. Il a il met ses enfants, il a confiance à l'école publique et c'est cette confiance qui est aujourd'hui trahie et qu'importe si on est avant 15h ou après 15h et si

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l'enfant est sous la responsabilité du maire ou du ministre de l'éducation nationale. Ça pose un sujet. que notre commission va travailler aujourd'hui dans les écoles de France et parti à Paris, un enfant est plus longtemps parfois sous la responsabilité du maire que sous la responsabilité du ministre. À Paris, c'est 26h dans une semaine sous la responsabilité du maire et 24 he sous la responsabilité du ministère de l'éducation nationale. Mais tout ça sous le même toit et dans un ifice qui est appelé école publique de la République. Stéphane, on va poursuivre avec les temps forts de l'audition. qu'a dit Anniealgo sur ce qu'Emmanuel Grégoire l'actuelle mère a qualifié de problème systémique ? Oui, vous en touchez un mot. Anniego a d'abord rappelé tout ce qu'elle avait

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fait depuis qu'elle est arrivée à l'hôtel de ville en 2014. Ces mots à elle, c'est que tout ce qui a été mis en place et bien le processus a failli. Voilà ce qu'elle a dit. Elle a aussi parlé d'une faite collective des institutions et ça a donné lieu à un échange plutôt tendu entre la rapporteur Anven et Annie Dalgo. On écoute. Je ne sais pas ce que vous entendez par systémique. C'est un sujet national, c'est un sujet global. la violence entre nos enfants. Attendez, je réponds madame je parle à l'échelle de Paris des écoles concerné par des enquêtes. C'était ça ma question tout à fait. La violence globale, les agressions contre nos enfants. 80 % de ces agressions ont lieu dans les familles et le reste effectivement dans tous les endroits où

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les enfants sont accueillis, que ce soit les centres de loisirs, les écoles, le périscolaire. Bon, sur ce sujet, Annie Sévren, elle est aussi élue au Conseil de Paris, elle est élue d'opposition, elle avait fait la campagne de Rachid Adati. Est-ce que dans cette joute là, il n'y a pas aussi un peu de politique tout simplement entre la gauche et la droite ? Faut l'éviter le plus possible et j'ai eu ailleurs des discussions avec Ané Sévren sur le sujet parce que Ané Séverren a bien conscience qu'il ne faut pas transformer cette commission en procès particulier parisien. Nous avons reçu d'autres maes communes. Nous avons reçu des collectifs de parents, d'autres communes dans lequel se sont passés ces actes inacceptables, insupportables. Donc, on élargit bien le sujet. Mais ce matin-là,

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la commission recevait l'ancienne maire de Paris. La semaine dernière, nous recevions le maire de Colombe, par exemple. Donc, on est bien dans une approche globale. Mais quand j'entends madame Hidalgo, c'est l'explication que nous avions au début de cette émission. Quand j'entendsago, on voit bien la défusse sur l'administration municipale et on voit bien aussi sa volonté d'élargir à tout prix. Oui, le sujet national mais il y a aussi un sujet parisien. Pourquoi pointer du doigt spécifiquement Paris ? parce que par par le nombre tout simplement par le nombre des des des actes signalés par le nombre des plainte au pénal par le côté systémique qui s'explique à Paris parce que les conditions de vie parisiennes et le

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système mise en place par la municipalité de Paris qui a tenu, c'était son choix politique, je ne conteste pas, à ce que la réforme payant se poursuive alors que la plupart des communes avaient abandonné. Tout cela a créé la réforme des rythmes scolaires, c'est la réforme, excusez-moi, des des rythmes scolaires. Cela a conduit la municipalité de Paris à mettre à place système et elle n'a pas eu les moyens. Et c'est là le cœur du sujet. Pourquoi les prédateurs se sont infiltrés dans le périscolaire ? parce que la filière n'est pas structurée. Parce que aujourd'hui un enfant passe beaucoup plus de temps sur la responsabilité du maire sans qu'on ait le même la même organisation que l'éducation nationale avec des recrutements qui sont organisés avec des recrutements qui sont contrôlés

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en faire les concours de l'éducation nationale la formation des professeurs et face à cela, on a un système qui gère la pénurie parce que ces activités ne sont pas attractives. qu'il y a peu de candidats et donc les responsables c'est vrai font du recrutement. Alam va vite. Vous avez certains de vos confrères qui se sont infiltrés dans le système hein qui se sont fait embaucher alors qu'ils étaient journalistes avec des effets des CV qui n'avaient pas même maquillé à part peut-être le fait d'être passé par une école de journaliste et qui ont été recrutés en 13 minutes. Bonjour, bonsoir, compris et qui sont retrouvés devant des enfants quasiment 10 minutes après le recrutement. Enfin, on ne recrute pas dans une municipalité un jardinier dans ces conditions-là. On ne

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recrute pas un cadre administratif dans ces conditions-là. Il y a pénurie et il y a des responsables qui font du sauf qui peut. Il est grand temps de penser une filière. Mais après ça interroge aussi autre chose. Le la France et monsieur Payon le disait, la France est le pays où les heures de classe sont les moins importantes en Europe. Ça explique peut-être aussi nos résultats et que la réforme payant visait à augmenter le temps de classe et la résultat c'est que ça augmenté le temps périscolaire sans qu'on organise un système périscolaire. Et donc dans les réponses à apporter, il y a peut-être aussi que sur le toit de l'école, il faut peut-être que les enfants passent plus de temps en classe qu'à l'école parce que le temps de l'école n'est plus le temps de classe et

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c'est le temps de l'école qui n'est pas organisé. Le temps de classe, il est dans le casre de l'éducation nationale. Il y a aussi des moments euh quelque peu surprenants. Nidalgo qui a découvert à postériorique, les règles ont changé. Oui, c'est ce que vous disiez pareil d'un mot entre l'administration et et la mairie de Paris. La rapporteur An Sven a expliqué en audition qu'Anidalgo, la maire de Paris, a découvert en préparant cette audition que son service juridique avait changé la doctrine des signalements au titre de l'article 40 lorsque des faits de violence sexuelle remontaient à la ville de Paris. Ça a changé et elle ne le savait pas. Écoutez, la direction des affaires juridiques avait considéré sans validation politique, sans validation ni par

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moi-même, ni par mon cabinet, ni par une quelconque autorité politique de la ville, que lorsque les enquêtes judiciaires étaient en cours, le signalement au titre de l'article 40 était redondant. Pour vous c'est entendable quand même. C'est parce qu'elle dit "Je suis à la tête d'une administration qui compte 55000 fonctionnaires, 30 directions. Est-ce qu'à l'échelle de la ville de Paris ces explications sont pas compréhensibles ?" Le maire d'une ville de cette importance peut pas tout savoir à tout moment, on est bien d'accord, comme dans un grand ministère, mais quand ça devient un sujet politique majeur, il y a pas un cadre de haut niveau ou alors il doit être sanctionné, qui ne va pas euh alerter l'échelon politique ? Tout dépend de la priorité

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parce que le l'administration municipale avait bien ressenti qu'il y avait pas de priorité affichée contrairement à ce qui peut être dit par la municipalité que ce [raclement de gorge] type de défaillance inacceptable peut se produire. Après moi ce que j'ai demandé à madame Diago, est-ce que lorsqu'elle était maire il y a eu une chaîne des responsabilités ? Est-ce que des actions ont été prises ? Elle nous a dit que des mutations avaient eu lieu mais pas sur ce sujet-là. Pas sur ce sujet-là. dit et c'est ça qui est grave aussi parce que c'est ce que nos compatriotes ressentent sur l'idée qu'il y a une technructure, une rute administration et et des politiques peut-être qui sont dans l'impunité et l'impunité ça peut générer des réactions électorales que l'on

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connaît et c'est cette impunité qui pour moi aujourd'hui est aussi importante. La chaîne des responsabilités n'a pas été établie, les sanctions n'ont pas été établies et les mutations internes à l'administration municipale n'ont pas porté sur ces sujets. Et précisons quand même que ça n'a pas conduit à une baisse des signalements. C'est ce qu'elle expliquait aussi euh en audition. Mais ça veut conduit aujourd'hui à une baisse de la fréquentation des centres enfin de du périscolaire parisien euh dansé dans les départements dans les dans les arrondissements les plus favorisés où les gens ont d'autres possibilités de forme de garde. Ce qui veut dire quelque part que c'est le service public qui est aujourd'hui attaqué par la perte de confiance et pas que parisien Max Brisson parce

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que on le disait en début d'émission les problèmes dans le périscolaire ça ne concerne pas que Paris. On va aller pas très loin de chez vous dans les landes. Bonjour Emmanuel Sobiette, merci beaucoup d'être avec nous. Premier adjoint au maire de Tarnos, chargé de l'éducation et de la jeunesse. Vous avez eu vous un signalement d'animateur pour des faits d'attouchement ? Que s'est-il passé ? Ah, alors très précisément, le 2 juillet dernier, nous avons reçu un un coup d'appel de la gendarmerie qui nous a signalé qu'un animateur est effectivement mise en cause. Euh un premier dépôt de plainte a été déposé par une famille. Et euh cet animateur travaille dans le centre de loisirs. C'est une association qui est en délégation de services publics à laquelle nous avons euh nous

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avons euh délégué donc l'accueil péri et extrascolaire. Euh que s'est-il passé ? Nous avons rapidement souhaité tous les élus pouvoir répondre en toute transparence et communiquer en toute transparence auprès des familles que nous avons reçu. Et finalement, ce sont elles qui nous ont appris au fil de l'eau petit à petit quelles étaient la nature des faits qui était reprochée et l'ampleur de cette crise. Voilà. Voilà, vous le dites hein, vous avez reçu les familles, vous les avez écouté, mais quelle mesure en tant que maire vous pouvez mettre en place ? Quel Quel est le pouvoir du maire dans ces cas-là ? Est-ce que vous demandez vous plus

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d'informations, un plan d'action globale ? Est-ce qu'il faut vous donner plus de de marge de manœuvre ? Ah, c'est une vraie question parce que effectivement vous savez lorsqu'on est un élu de proximité, nous sommes toujours en première ligne avec les services municipaux pour gérer une véritable crise et je pense qu'aujourd'hui chaque maire de chaque village en France devrait se préparer à à pouvoir mettre en place un protocole bien établi. Donc notre difficulté, c'est que nous avons dû inventer au quotidien nos réponses. Il s'agissait bien sûr de protéger les enfants, il s'agissait de d'accompagner les familles, de les écouter, de les orienter euh et de

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continuer surtout également le la continuité de notre service public. Alors ce que nous pouvons reprocher mais sans que ce soit vraiment un reproche, c'est un état de fait, c'est que tout élu comme tout citoyen ne peut pas interférer dans une procédure judiciaire et n'a pas d'information particulière à communiquer aux familles. Euh nous laissons le travail des enquêteurs se faire, nous laissons le travail du procureur, nous laissons le travail bien sûr de la justice se dérouler. Et euh finalement, nous avons peu d'informations à communiquer. Euh nous avons souhaité vraiment euh communiquer en toute transparence auprès des familles, mais nous ne pourrons pas dire ce que nous ne savons pas, nous ne pourrons pas inventer et peut-être qu'il y a certaines choses à réfléchir euh

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dans les liens qui euh qui qui sont entre la justice et euh les élus en temps de crise peut-être. Allez-y. Je voudrais réagir d'abord parce que Tarnos c'est une commune limitrophe de mon département Villon. Puis Tarnos c'est la commune où j'ai était à l'école et où j'ai vécu longtemps et moi je voudrais saluer la réaction et la municipalité d'arnos n'est pas proche de mes convictions politiques. Je voudrais saluer la réaction la manière dont la municipalité de monsieur Bavillier a pris les choses en main. Mais on a un exemple important. Tarnos a recruté par l'absence de transparence de l'information. un animateur qui avait eu déjà difficultés à Bayonne ville ville voisine. Donc on est je ne dis pas de

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bêtises je crois monsieur et c'est pas un reproche faire des municipalités de tos parce que ça pointe la difficulté de transparence de la formation mais la jer maire de Tarnos a aussi raison les maires n'ont pas à interféré non plus dans les procédures de justice. Les procédures de justice nécessitent aussi des informations qui ne sont pas divulguées. ce que les parents d'ailleurs ont beaucoup de mal à comprendre et cela est bien compréhensible quand on se met de leur point de vue, quand on ressent ce qu'ils sont en train de vivre mais on a là un vrai sujet qu'on va essayer d'aborder en respectant si vous le voulez bien aussi quand même les règles des procédures d'injustice dans notre pays et le principe de la présomption d'innocence. Mais justement ce manque de

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transparence, ces difficultés pour les maires à avoir accès à l'information, Annie Dalgo, en a parlé hier. C'est Oui, elle propose la création d'un fichier national qui recense à la fois les personnes accusées de violences sexuelles sur mineur, mais aussi les signalements. Elle a expliqué que dans la capitale, elle avait mis en place un tel fichier et qu'il était illégal. Ce que je propose, c'est de faire en sorte que ce mémoire des signalements, ce fichier intègre toutes les personnes, même celles pour lesquelles il y aurait eu un classement sans suite. Je sais que ça va très loin aujourd'hui. Cela contredit évidemment le droit de la fonction publique, mais je l'ai appliqué. Comment ? Pardon ? Non, Just parce queelle elle a appliqué, elle le dit he de manière illégale. Je

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précise juste que ce fichier national qui regroupe le nom des personnels qui sont visés par des signalement et c'est une mesure qui figure dans le projet de loi protection de l'enfance que vous allez examiner au mois d'octobre. Max Visson, juste monsieur le maire et Max Brisson, est-ce que pour vous c'est la bonne mesure ? Ça va vous aider ? Ah, je pense que c'est tout un ensemble de mesures qu'il faut prendre. Euh aujourd'hui, nous avons fait euh nous avons manqué de la mise en place d'un véritable protocole national et nous attendons beaucoup euh du travail notamment de monsieur Max Brisson que je salue ici pour son engagement. Euh il faut il s'agit de savoir qui coordonne, qui informe les familles, qui c'est qui déclenche l'accompagnement psychologique. La détresse des familles

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est absolument énorme. Euh nous avons passé beaucoup de temps parce que nous sommes des élus de proximité à essayer de les écouter, à porter. Mais je vous donner un exemple très précis. Euh l'ARS, par exemple euh n'a pas souhaité mettre en place une cellule d'accompagnement psychologique. C'est la mairie qui l'a mise en place et qui est d'ailleurs toujours en cours à ce jour. C'est la mairie qui finance cet accompagnement. Mais nous avons dû improviser, je dis bien improviser chaque jour pour apporter les réponses que nous pensions les plus adéquates à cette immense détresse des familles. Voilà. Donc, il faut un plan véritablement national qui puisse euh mettre en place mettre en place tout ce qui est absolument nécessaire dans le dans la coordination, dans l'information

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des familles, euh dans le euh tout ce qui s'articule euh entre gendarmerie, justice, santé, l'aide aux victimes. Euh on on peut plus improviser en fait. Merci beaucoup. Merci Emmanuel Sobiat, vous êtes d'accord Max ? Oui, je suis tout à fait d'accord. par rapport à la formule de madame Dalgo, il y a un effet d'annonce qui me gêne. Tout est en la mise en place de procédure très précise. Chacun dans son rôle, municipalité, justice, éducation nationale. C'est plus dans ce travail- là que nous allons essayer d'établir avant le texte sur la protection de l'enfance. Le rapport devrait être prêt et présenté par Annie Séverren de manière à ce qu'il soit utile au moment où le législateur va travailler sur la protection de la France.

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Prévu pour quand le rapport ? Ben certainement la mi-octobre pour être en phase avec le calendrier législatif. On termine cette émission avec les unes de la presse régionale. Je vous propose de regarder la une de Sud-Ouest. Max Brisson menace à l'école la tolérance zéro. Ces derniers jours, plusieurs profs directeurs d'établissement menacés de mort par des parents d'élèves à Essine en Gironde. C'est ce dont il est question dans le journal. Le père d'une élève de 3e menacé de mort, un surveillant et la principale. Euh dans un village de Lyonne, une institutrice et directrice d'école qui a déposé plainte contre la mère d'une élève qu'elle accuse de l'avoir menacé en mimant un geste d'égorgement. Jeudi dernier, un père de famille est condamné à 6 mois de prise en ferme pour avoir

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menacé de couper la tête d'une enseignante de l'école de son fils en haute garonne. Comment vous réagissez face à ces cas et et vous qui soutenez Bruno Retaillot à la présidentielle, quelle mesure il faut prendre ? Il y a d'abord des mesures urgentes qui fait que lorsqu'on touche à un professeur, on touche à quelqu'un qui est dépositaire de l'autorité de la République. Il faut donc que l'échelle des peines soit beaucoup plus forte comme elle l' pour des magistrats, comme elle l'it pour des policiers. Il faut que chef d'établissement, directeur et professeur soit assuré que les peines en cas d'agression euh soit celle que l'on déclenche lorsque l'on atteint à quelqu'un qui représente la République. Et ce n'est pas le cas aujourd'hui dans notre droit. Nous avions essayé au Sénat

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mais nous n'y étions pas parvenus. Deuxièmement, il faut changer, il faut une rupture complète. Bruno Rota parle de révolution culturelle à force de d'avoir abaissé l'autorité, d'avoir enlevé l'estrade symbolique de l'autorité, à force d'avoir considéré que le professeur n'était pas celui qui savait et qui enseignait, que c'était devenu une sorte d'animateur sans vouloir avoir mot que ça soit un mot péjoratif dans ma bouche, on a abaissé la la responsabilité, l'image du professeur, l'image de l'école sur ce sujet comme beaucoup d'autres. Il faut renverser les logiciels qui sont ceux de la France malheureusement depuis 50 ans.