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Discours / meetingNathalie Arthaud· 29 juin 2026 5 minAutoproduitActualité / polémiqueSantéEnvironnement & énergieSolidarités & familleInstitutions & élections

Canicule : l’inaction criminelle de ceux qui nous gouvernent

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Attaque 85 %Défensif 15 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:00Invité politiqueFait
    « Le gouvernement est certain qu'on atteindra pas les 15000 morts comme ce fut le cas lors de la canicule de 2003. Mais quand même, tous les témoignages disent qu'il va y avoir plusieurs milliers de morts. »
  • 0:41Invité politiqueFait
    « Certains chefs de service expliquent que des malades rentrés pour des pathologies tout à fait ordinaire se sont retrouvés en hypermite dans les hôpitaux, se sont retrouvés en service de réanimation parce qu'il faisait euh 33°gr d'hôpitaux. »
  • 2:03Invité politiqueChiffre
    « Cette journée de solidarité rapporte 3 milliards d'euros par an et plus de 20 ans après et plus de 60 milliards après, on en est toujours là en fait. »
  • 2:42Invité politiqueFait
    « Certains ministres répondent que bon bah elle n'a pas seulement servi à l'adaptation, elle a aussi servi à la décarbonation. »
  • 3:24Invité politiqueChiffre
    « La loi de programmation militaire qui court sur 2024-2030, elle s'élève quand même à 436 milliards d'euros. »

Temps de parole

  • Nathalie Arthaud100 %

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

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Nathalie Arthaud

Alors, je ne vais pas revenir sur l'enfer qu'ont été les 10 jours de canicule. Je voudrais parler du bilan humain. Le gouvernement est certain qu'on atteindra pas les 15000 morts comme ce fut le cas lors de la canicule de 2003. Mais quand même, tous les témoignages disent qu'il va y avoir plusieurs milliers de morts. Ces milliers de morts auraient pu auraient dû être évité. à commencé par certaines qui ont eu lieu dans les hôpitaux parce que euh certains chefs de service expliquent que des malades rentrés pour des pathologies tout à fait ordinaire se sont retrouvés en hypermite dans les hôpitaux, se sont retrouvés en service de réanimation parce qu'il faisait euh 33°gr d'hôpitaux.

Donc là où euh les malades auraient dû être en sécurité, et bien ils se sont retrouvés mis en danger. En ce qui concerne les ÉPADES, alors là le gouvernement, il est vraiment très fier de lui, hein. Il est très fier de lui parce que tous les ÉPADES ont une salle climatisée. Mais qu'on fait tous les anciens qui sont allités, qui peuvent pas se déplacer, comment ont-ils fait aussi pour dormir dans leur chambre surchauffée ? On ne peut pas se satisfaire de une salle climatisée dans les Épades. Et ce qui est révoltant dans tout ça, c'est que depuis 2003, il y a ce qu'on a appelé la fameuse journée de solidarité.

C'est-à-dire que on a enlevé un jour férier au travailleurs et donc nous sommes tous forcés de travailler une journée de plus gratuitement. Et le fruit euh de cette journée de travail est versé donc dans un fond qui était précisément censé servir euh aux anciens. Cette journée de solidarité rapporte 3 milliards d'euros par an et plus de 20 ans après et plus de 60 milliards après, on en est toujours là en fait. On en est toujours là. Alors, où est passé l'argent ? Où est passé l'argent de cette journée de solidarité ? Alors à cette question, certains ministres répondent que bon bah elle n'a pas seulement servi à l'adaptation, elle a aussi servi à la décarbonation.

Alors ça ça veut clairement dire que une grande partie de cette somme s'est retrouvée dans des subventions versées aux grands industriels émetteurs de gaz à effet de serre. Est-ce que ça a réduit les émissions de gaz à effet de serre ? pas sûr, mais ce qui est certain que ça a arrondi les dividendes de leurs actionnaires. Alors, c'est un exemple qui montre qu'on ne doit pas faire confiance à l'État et dans les gouvernements qui se succèdent la réalité, c'est qu'ils sont au service du grand patronat et qui se moquent littéralement des besoins et des intérêts des travailleurs et de la population dans son ensemble.

Aujourd'hui, en fait, ceux qui gouvernent, ils suivent la logique de la bourgeoisie. la logique de la course à la compétitivité, la logique des rivalités et des guerres. Ah oui, Macron a beaucoup parlé de transition, mais c'était la transition vers une économie de guerre. Et d'ailleurs, la loi de programmation militaire qui court sur 2024-2030, elle s'élève quand même à 436 milliards d'euros. Vous vous rendez compte ? 436 milliards d'euros pour fabriquer des missiles, des portesavion, des chars et bien sûr des avions de chasse he 436 milliards.

Mais vous vous rendez compte tout ce qu'on pourrait faire à la fois pour s'adapter aux chaleurs extrêmes et pour lutter aussi contre le réchauffement climatique pour finalement s'en prendre aux racines du problème. Donc en fait c'est pas les idées, les moyens techniques qui manquent. En fait ça, on en a. Le problème c'est les choix politiques, c'est la priorité des gouvernants. Et tant que euh ça sera des gouvernants au service euh de la bourgeoisie et de ces groupes capitalistes, et bien ça sera une fuite en avant. Une fuite en avant vers euh 50°R, une fuite en avant euh vers toujours plus de chômage, d'inégalité et de guerre.

Alors bien sûr qu'il faut rompre avec cette cette logique, mais rompre avec cette logique, bah ça veut dire se battre et ça veut dire surtout que les travailleurs revendiquent la direction de cette société parce que on l'a encore vu dans cette canicule hein comme on l'avait vu au moment du covid. Ce sont les travailleuses et les travailleurs qui ont été responsables pour deux. Ce sont eux qui ont trouvé euh les solutions, qui ont improvisé, qui ont fait preuve d'esprit d'initiative pour faire face et ça c'est vrai dans les hôpitaux, dans les épates, c'est vrai aussi dans les entreprises hein et parfois contre les ordres patronaux.

Donc voilà, il faut que notre confiance nous la placions dans notre propre capacité à nous travailleuses et travailleurs de prendre les reines de cette société, de l'organiser et de la diriger. C'est bien plus qu'une simple bifurcation écologique qu'il faut. C'est une véritable révolution. qui mène les travailleurs au pouvoir.