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interviewRMC — Face à Face (sur Podcast)· 9 avril 2025 21 min

Face à Face : Amélie de Montchalin - 09/04

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Invité

Vous écoutez RMC Face à Face

0:06
Présentateur

Apolline de Malherbe Il est 8h32 et vous êtes bien sur RMC et BFM TV Bonjour Amélie de Montchalin Bonjour Merci de répondre à mes questions ce matin Vous êtes la ministre chargée des comptes publics Ministre des douanes également Vous aviez avant cela été ministre de la transition écologiste Dans le gouvernement d'Elisabeth Borne Et on va évidemment vous entendre sur toutes ces questions Parce qu'il y a aussi les ZFE Mais d'abord les droits de douane Bien sûr les droits de douane américains Qui sont entrés en vigueur ce matin Et Donald Trump jubile Je voudrais qu'on l'écoute

0:37
Invité

Ces pays nous appellent Ils me lèchent le cul Ils meurent d'envie de passer un accord S'il vous plaît monsieur Passons un accord Je fais n'importe quoi

0:50
Amélie de Montchalin

Est-ce que nous français On fait partie de ceux qui Nous français On veut d'abord protéger nos entreprises On veut assurer la résilience Mais aussi la résistance De notre économie Face à des mesures Qui je dois le rappeler ici Ont d'abord comme victime Les américains Les entreprises américaines Les citoyens américains Vous savez on a fait nos calculs à Bercy Si ces droits de douane Venaient à s'appliquer C'est deux points de PIB de moins Aux Etats-Unis Et pour l'Europe C'est un peu moins de 0,5 points de PIB Pour la France c'est même un peu moins On est à 0,3, 0,5 points Ça c'est l'effet direct Mais notre objectif C'est que ces droits de douane Ne s'appliquent pas Est-ce qu'on va être contre un ?

Je ne vais pas reprendre les mots A la fois fleuris A mon avis Pas dans ce qui est le dialogue Ni diplomatique ni économique Entre nos pays Nous on est des Européens On a un très grand marché On a des très grandes entreprises On a 28 000 entreprises françaises Qui exportent aux Etats-Unis Et donc notre objectif c'est quoi ? C'est qu'elles puissent continuer A travailler Que les emplois soient préservés Comment on fait ça ? D'abord on montre aux Américains Que nous aussi Et ça sera d'ailleurs voté aujourd'hui A Bruxelles Si on nous taxe notre acier Notre aluminium et nos voitures Nous on peut taxer des choses américaines A la fin est-ce qu'on gagne ?

Ni les Américains ni nous ne gagnons Donc c'est pas souhaitable Vous êtes prêts à le faire ? On le fait parce qu'on n'est pas des gens faibles On le fait parce que ça protège quand même nos intérêts Mais ce qu'on dit c'est qu'on peut aller beaucoup plus loin On peut regarder aussi les services numériques Que nous vendent les Américains On peut aussi se dire que la commande publique Peut-être que les entreprises américaines Y auront moins accès Parce que ce qu'on veut C'est montrer qu'on peut être ferme Mais sans aller au contraire Des intérêts de nos entreprises Et de nos emplois Mais est-ce qu'on négocie ? Est-ce qu'on a appelé ? Est-ce que les uns et les autres

2:36
Présentateur

Je sais que Georgia Meloni par exemple A prévu probablement de se rendre Elle-même en personne Elle ne va pas le faire au nom de l'Europe

2:43
Amélie de Montchalin

Elle va le faire au nom de l'Italie D'abord nous on veut rester unis en Européens C'est toujours bon d'avoir des contacts Vous avez vu sur l'Ukraine Vous avez vu sur d'autres sujets Il faut maintenir le contact Mais il faut surtout maintenir la négociation C'est quoi notre but ? C'est que tout ça là Ne s'applique pas C'est que notre meilleur objectif C'est que nous reprenions Une économie mondiale Où on ne fait pas de la rétorsion De la pression Du chantage Ou de l'extorsion Mais il va falloir lâcher des trucs non ?

Et donc notre but c'est de négocier Et de négocier en étant fort En étant unis C'est la ligne du Président de la République C'est d'ailleurs pour ça Que les entreprises françaises A été à l'Elysée la semaine dernière Qu'elles seront à Bercy Nous les recevons avec Eric Lombard Et le ministre de l'Industrie Et le ministre des PME C'est l'après-midi Pour qu'on dise Voilà Qu'est-ce qu'on peut proposer au niveau européen Qui est suffisamment fort Mais qui n'est pas pour nous Une forme de sabotage C'est Donald Trump Il est en train de faire un auto-sabotage Il a décidé de faire peser Plus de 4000 dollars de plus D'inflation par les prix Aux Américains A qui il a dit Pendant la campagne Je serai le président Qui luttera Contre l'inflation Mais là il est en train d'en créer Donc tout ça n'a pas beaucoup de sens Il faut qu'on soit pas Fébrile Il faut qu'on soit très clair On doit assurer la résilience Et la résistance Dans un monde Où nous espérons Et nous travaillons Et nous négocions Pour que tout ça Le plus vite possible Soit mis sur

4:02
Présentateur

Alors vous espérez

4:03
Amélie de Montchalin

Vous espérez qu'on puisse

4:05
Présentateur

Encore y échapper Mais si ça n'est pas le cas Il y aura des conséquences On a entendu Ursula von der Leyen Qui disait L'économie mondiale Va souffrir massivement L'incertitude va remonter en flèche L'inflation va repartir Vous l'avez même reconnu Dans ce contexte là Le budget est désormais Inconfortable C'est le mot que vous avez utilisé Est-ce qu'au moment Où l'on se parle Amélie de Montchalin Vous maintenez la volonté Et la promesse De ramener le déficit De 5,4% du PIB en 2025 Contre 5,8% l'an dernier Et est-ce que vous espérez toujours Que l'on puisse atteindre Ou même passer dessous Les 3% d'ici 2029 Alors oui

4:44
Amélie de Montchalin

Oui et oui Pourquoi ? Les français qui nous écoutent Il faut qu'on puisse La question c'est surtout comment ?

Puissent bien décrire la situation On a trois crises devant nous On a une crise stratégique Une crise de défense Une crise de protection Poutine L'Ukraine Les américains Qui ne savent plus trop S'ils nous soutiennent ou pas Ça c'est un enjeu stratégique Existentiel On a une crise Commerciale et économique On vient d'en parler Qui est lancée Par la première puissance économique mondiale Contre le monde entier Et contre nous Et puis on a une troisième crise Qui est une crise budgétaire Et cette maladie endémique Du déficit Si Nous Nous reposons Si nous faisons une pause Dans ce chemin de désendettement Nous nous privons des moyens De pouvoir Répondre aux deux autres crises Si nous ne réduisons pas Nos dépenses Si nous considérons que Les crises sont des prétextes À ne pas agir Alors on a un très gros problème C'est comment On va faire face À cette crise existentielle stratégique Mais là il y a un thème Que vous m'expliquiez À cette crise J'avais le ministre

5:44
Présentateur

J'avais le ministre de l'économie Éric Lombard À ce même micro Vendredi Qui laissait entendre Qu'il ne jourait Ni Qu'il ne baisserait pas Le budget Tel qu'il était promis Aux collectivités À l'État Et Qu'il demanderait Certes Un effort de dépense Conséquents Mais pas davantage Que ce qui était le cas Et donc Le troisième La seule chose Sur laquelle ça allait jouer C'était forcément

6:10
Amélie de Montchalin

Que ça allait creuser le déficit Je vais vous répondre en deux temps Le premier temps C'est que vous savez On a connu le quoi qu'il en coûte Des crises Parce qu'il a fallu protéger Les français face au Covid Protéger les français Face à l'inflation Aujourd'hui Moi ministre du budget Ma doctrine Qui est partagée évidemment Avec Éric Lombard Et que le premier ministre Nous demande de tenir fermement C'est le quoi qu'il arrive Ça veut dire quoi Le quoi qu'il arrive C'est que quoi qu'il arrive Notre pays puisse faire face Ensemble A ses priorités existentielles La défense La santé L'éducation Et que quoi qu'il arrive Si le monde change S'il y a des crises S'il y a des risques Nous restions un pays Capable d'être Un pays puissant Un pays qui fait des choix Oui mais moi je ne vois pas Comment ça marche Les calculs ne sont pas bons Donc le quoi qu'il arrive

6:52
Présentateur

Je ne vois pas comment on peut Si on a une croissance

6:54
Amélie de Montchalin

Qui baisse

6:54
Présentateur

Entre 0,3 et 0,5% Alors qu'elle n'était déjà Qu'à 0,7%

6:58
Amélie de Montchalin

Le premier temps C'est le quoi qu'il arrive Je vous l'ai dit C'est une doctrine Très différente de d'habitude C'est une doctrine Qui nous dit On se met en alerte On est prêt à prendre Au bon moment Les décisions pertinentes Et on est dans l'action Et donc je vais vous expliquer Très concrètement Maintenant Ça veut dire quoi Aujourd'hui Moi devant vous Quelles conséquences Quelles conséquences Nous avons construit ce budget En mettant de la réserve De côté De l'argent de précaution La réserve de précaution Pourquoi ?

Parce qu'on s'est dit Le monde est instable On ne sait pas Comment l'année 2025 Va se dérouler Et d'ailleurs On a bien fait Parce que vous voyez Qu'il y a beaucoup d'aléas Et donc je vous annonce Aujourd'hui Comme quand un ménage Met de côté De l'argent Pour les jours difficiles Je vous annonce Que nous nous sommes Donnés les moyens De mettre 5 milliards de dépenses Aujourd'hui D'efforts supplémentaires C'est-à-dire des dépenses Qui ne vont pas être faites Des dépenses Qui vont être repoussées Des dépenses Qui vont être réallouées Et ces 5 milliards d'euros Que nous allons donc Soit annuler Soit repousser Soit réorienter C'est notre réponse A un monde instable C'est la manière De faire face Quoi qu'il arrive A ce monde instable Il y a moins de croissance C'est vrai Il y a des aléas Sur certaines dépenses Plus de dépenses de défense C'est vrai Qu'est-ce que je fais moi Ministre du budget ?

Quoi qu'il arrive

8:08
Présentateur

Vous aviez une pochette secrète Dans laquelle vous aviez

8:11
Amélie de Montchalin

Mis 5 milliards ?

Non, pas du tout C'est tout à fait transparent Nous avons Et je l'ai annoncé Depuis des semaines Nous avons mis 9 milliards d'euros De réserve de côté Sur ces 9 milliards Il y a aujourd'hui 5 milliards qu'on active Pour dire voilà Comme dans un ménage Dans un ménage Vous avez des revenus A un moment donné Vos revenus baissent Vous allez puiser un peu Dans votre épargne Dans un ménage Je ne sais pas Votre dépense D'automobile augmente Vous baissez un peu Vos dépenses D'une autre L'alimentation Vous vous privez un peu Et bien ce que je vous annonce Aujourd'hui C'est que cette démarche On identifie d'abord Des marges de précaution Ensuite On identifie des risques Si les risques Se concrétisent Nous agissons Et le Premier ministre Débloquer les 5 milliards Ça veut dire Qu'il y a 5 milliards D'efforts de plus Sur la dépense Que je vous annonce Que nous allons faire Dans les toutes prochaines semaines Pour que nous puissions Tenir la ligne Tenir ce chemin De désendettement Parce que c'est la seule condition Pour qu'aujourd'hui Demain et en 2029 Un, on arrête D'augmenter la dette Et deux Nous nous redonnions Des marges de manœuvre Pour financer

9:16
Présentateur

Je veux vraiment comprendre De quoi on parle Quand vous nous dites C'est comme les français Ça veut dire quoi ? Ça veut dire qu'on avait Cette épargne d'un côté On avait ces 5 milliards De précaution Qu'on va pouvoir récupérer Ou est-ce que c'est 5 milliards d'efforts supplémentaires

9:30
Amélie de Montchalin

Sur les dépenses ?

En fait Ça veut dire C'est les dépenses On avait mis de l'épargne de côté Il y a une partie Qu'on va dire Ça on ne va pas le dépenser du tout Ça, ça n'aura pas lieu dans l'année Parce qu'on n'a pas les moyens Parce qu'en fait Il y a un peu moins de croissance Il y a un peu moins de recettes C'est comme un ménage Il y a un peu moins de revenus Donc ça on ne va pas le dépenser Et puis Vous voyez J'ai beaucoup travaillé Avec Sébastien Lecornu Pour que nous ayons Les moyens De soutenir l'Ukraine Pour que nous ayons les moyens De réarmer notre pays Et dans ces 5 milliards Il y a une partie Qui va aller Effectivement A nos dépenses essentielles De défense Et nos dépenses essentielles Pour que notre pays Soit fort et puissant Donc on débloque De l'épargne On débloque Exactement 5 milliards Et il y a une partie Qui sont des dépenses Qui n'auront pas lieu Et donc ça Ça permet de nous ajuster Parce qu'on a moins de recettes On a moins de revenus On a moins de croissance Et puis il y a une partie Qui permet de réallouer nos choix En fait Ce que je suis en train de vous dire C'est que le budget de la France C'est pas une usine à gaz Très compliquée Parce qu'il y a des grands milliards Et qu'on ne comprend rien Les français doivent pouvoir comprendre On collecte leurs impôts Avec cet impôt On finance des choses essentielles Et on gère notre pays En fait Comme le font les familles Il y a de l'épargne Il y a pour les jours difficiles Des mesures qu'on doit prendre On s'ajuste en temps réel Et surtout La grande nouveauté C'est qu'on le fait En transparence Le 15 avril Le premier ministre Va installer ce qu'on appelle Le premier comité d'alerte Premier moment Où on va réunir Les ministres Les collectivités locales La sécurité sociale Et on va dire très simplement Comme je vous le dis là Où on en est Quels sont les risques Qu'est-ce qu'on fait Et il y aura plein d'autres moments Et il y aura plein d'autres moments Dans l'année où on va le faire Parce qu'à nouveau C'est l'argent des français Vous savez Il n'y a pas l'argent de l'état C'est notre argent C'est nos impôts Tout comme voyez moi Quoi qu'il arrive Je me bats pour qu'on lutte Contre la fraude Quoi qu'il arrive Je me bats qu'on puisse faire face aux risques Il y a beaucoup de choses C'est essentiel Que les français comprennent Que nous gérons leur argent Avec beaucoup Beaucoup de bon sens Et beaucoup

11:16
Présentateur

C'est sérieux J'ai beaucoup Beaucoup de questions Amélie de Manchalin Notamment sur la croissance Les perspectives de croissance Et ce que ça pourrait coûter Mais puisque vous dites Qu'on va le faire en toute transparence Ça me rappelle les mots D'Éric Ciotti Éric Ciotti Qui a dirigé La concertation Et les études Dans la commission d'enquête Sur le déficit Et qui dit Je le cite Emmanuel Macron a dissous L'Assemblée nationale Pour masquer l'ampleur Du désastre budgétaire La dissolution En est la conséquence directe Et il explique Qu'au fur et à mesure Des écoutes Des ententes Qu'il a eues Et qu'il a reçues Dans cette commission d'enquête Il parle de l'ampleur De l'écart Entre les promesses Et la réalité du déficit Il parle aussi D'alertes Qui ont été faites Sur cette dégradation terrible Mais qui ne sont jamais Remontées Soit Jusqu'à la cour des comptes Qui dit ne pas avoir été informées Soit vis-à-vis De la représentation nationale Et de l'Assemblée Qu'est-ce que vous répondez à cela ?

12:17
Amélie de Montchalin

Deux choses D'abord je réponds à Eric Ciotti Que la théorie du complot N'est pas à la hauteur Ni de la crise des finances publiques Ni de la crise démocratique Et je pense qu'on peut s'épargner On peut s'épargner Les théories complotistes Et les grands récits Où après coup Vous savez On réinvente l'histoire Après sur le fond D'abord les parlementaires Ils sont dans leur droit Le plus légitime A demander des comptes Au nom des français Au gouvernement Et donc c'est très sain C'est très sain Dans une démocratie Et bien il y a ces échanges La deuxième chose C'est qu'avec Eric Lombard Quand on est arrivé Parce que précisément Ce budget 2025 Il a été construit Par les parlementaires C'est un budget de compromis Nous avons Et nous avons écouté Les économistes Nous avons écouté Les parlementaires Et voyez ce comité d'alerte Dont je vous parle C'est On a tiré les conclusions De ce qui s'était passé Mais pas qu'en 2024 Depuis des années Ce moment où On présente un peu Où on en est On le faisait au mois de juin En 2024 On s'attendait

13:09
Présentateur

En tout cas officiellement Il était prédit Un déficit de 4,4% Du PIB Et à l'arrivée

13:16
Amélie de Montchalin

C'était 5,8% Donc deux choses Quand même un truc Qui s'est passé Un Nous on va aller au devant Des demandes des parlementaires Ce moment D'où je vous parle Du 15 avril C'est un moment D'habitude ça se passait Au mois de juin Au mois de juillet Quand vous faites Un bilan De ce qu'il faut ajuster Au mois de juin Au mois de juillet Vous avez moins de marge de manœuvre Que quand vous êtes au mois d'avril Deuxièmement On va communiquer Vous le voyez en toute transparence Pas seulement avec les parlementaires Mais aussi avec les collectivités locales Aussi avec ceux qui gèrent La sécurité sociale Et vous allez voir Dans les prochaines semaines Avec Éric Lombard Sous l'autorité du Premier ministre Et c'est vraiment une volonté Politique et démocratique Toute transparence Pas de soupçons On ouvre la boîte noire Si certains pensent Que c'est une boîte noire Et on partage Tout ce qu'on sait Pour que ça soit connu Ensuite qu'est-ce qui s'est passé En 2024 ?

Vous savez on a commencé l'année Il y avait 3% d'inflation On a fini l'année Il y avait 1,3% d'inflation On a commencé l'année Il y avait la croissance Donc tant mieux pour les français Mais tant pis pour les comptes Et donc en fait L'année 2024 C'était une année Qui a été très chamboulée économiquement Il y a eu effectivement De l'incertitude politique Et effectivement Il y a eu aussi des éléments Qui ont été partagés Avec d'autres pays La France On a eu 5% De recettes de TVA De moins que prévu L'Allemagne a eu 4% de moins Le Royaume-Uni A eu 2,5% de moins Donc en fait Il y a des choses Qui sont liées A ce qu'on ne pouvait pas prévoir Il y a des choses Qui sont liées A l'économie qui a changé Il y a des choses Qui sont liées On le regarde Sur la fraude à la TVA Notamment Qui est assez massive Et les français le savent Par les colis Qui arrivent notamment de Chine Et où aujourd'hui On a des pertes massives De TVA Donc là-dessus Avec les douaniers Mais on fait depuis si longtemps Qu'est-ce qu'on fait depuis si longtemps ?

Pourquoi tous ces colis arrivent Sans être taxés ? Parce que précisément Vous savez combien A augmenter les colis En un an ? C'était 400 millions de colis En 2023 Pour la France L'article qui arrive comme ça 800 millions En 2024

15:00
Présentateur

Mais de ce point de vue-là On peut dire que Donald Trump a été plus rapide

15:02
Amélie de Montchalin

Que l'Europe A réalisé Qu'on pouvait faire monter Ou descendre Les droits de douane Et bien Donald Trump La mesure de Donald Trump Elle a duré une journée Elle a été annulée vendredi La mesure de Donald Trump Sur la Chine ? Sur la Chine Parce qu'ils se sont rendis compte Que c'est pas parce qu'on annonce Dans la désorganisation la plus totale Que vous pouvez taxer Des centaines de millions de colis Donc les américains Cette mesure Que nous aussi européens On va prendre Mais on va la prendre en européen De manière organisée Pour qu'effectivement La fraude à la TVA La fraude aux douanes Que vous soyez qui que ce soit en France Vous n'avez pas le droit J'ai des questions

15:31
Présentateur

Sur les aides aux entreprises Et sur la croissance Sur les aides aux entreprises Vous disiez que vous alliez Encore les réunir à nouveau Sans doute pour les rassurer Est-ce que vous demandez Toujours aux entreprises françaises D'attendre De geler leurs investissements Aux Etats-Unis ? De jouer français ?

15:46
Amélie de Montchalin

De jouer européen ? Evidemment Evidemment Le président de la République l'a dit L'ensemble du gouvernement l'a dit Nous devons Être résilients Mais nous devons être résistants C'est-à-dire On doit se serrer les coudes Dans la période actuelle Vous avez peut-être vu que

16:00
Présentateur

Le canard enchaîné Révèle ce matin Que Bernard Arnault Aurait rendu une très discrète visite Ce sont les mots du canard enchaîné Fin mars A Donald Trump Dans l'espoir Je cite D'obtenir de meilleurs droits de douane Pour son propre business Peine perdue Le milliardaire serait rentré Bredouille à Paris Voilà les mots du canard enchaîné Comment vous réagissez ?

16:18
Amélie de Montchalin

J'ai réagi qu'on doit jouer groupé Cet après-midi On réunit toutes les fédérations D'entreprises Je ne suis pas choquée Par le fait que des chefs d'entreprise Aillent chercher des marchés Aillent chercher des pistes d'investissement Il faudrait savoir Le président leur dit La semaine dernière Que les chefs Je vous demande de tout geler Et ce matin vous dites Je comprends qu'ils aillent chercher leur business D'accord C'était avant Aujourd'hui là Dans le monde hostile Qui est le nôtre On doit jouer groupé On doit jouer français On doit jouer européen On doit surtout chercher Quelles sont les mesures Qui doivent être suffisamment fortes Pour faire de la dissuasion Mais suffisamment équilibrées Pour ne pas nous pénaliser Nous-mêmes Et donc moi Vous voyez ministre des douanes Aujourd'hui on a ouvert 40 points de contact Partout dans le pays Pour que toutes les entreprises Les 28 000 entreprises Dont je vous parle Puissent être accompagnées Pour un Connaître le droit américain Je vous ai montré Il y a des mesures Elles existent 24 heures Si vous êtes une entreprise française Vous êtes déboussolé Donc les douaniers Ils accompagnent Pour pouvoir anticiper Pour pouvoir anticiper Et se préparer Deuxième chose Les douaniers Ils aident les entreprises A trouver des marchés Nouveaux Ailleurs dans le monde Où leurs produits sont demandés Et où il n'y a pas de droit de douane Et enfin On est vraiment A l'écoute De toutes nos autorités Et dès que le paquet européen Aura été décidé Pour qu'on aille contrôler On va ouvrir les conteneurs On va vérifier Ce qui nous arrive Des Etats-Unis Et bien on le taxe A mesure que nous aurons décidé Parce que Le contrôle C'est aussi un moyen De montrer aux Américains Que nous ne sommes pas faibles Et que nous nous protégeons Notre économie Et nos chefs d'entreprise

17:43
Présentateur

Amélie Manchalin Vous tabliez Lorsque vous avez écrit Ce budget Probablement sur une croissance De 0,9 Elle serait déjà aujourd'hui A 0,7 François Bayrou Et vous-même ce matin Évoquez probablement Une perte De croissance De 0,5% Ou en tout cas De 0,3 minimum Il reste quoi Et le budget

18:01
Amélie de Montchalin

Est-il encore sérieux ?

Alors Sur la croissance Éric Lombard Annoncera dans la journée Le chiffre que nous retenons Ça c'est une chose Je crois importante Il ne sera pas à la hausse Il ne sera pas à la hausse Vous allez donc Annoncer aujourd'hui Une baisse de croissance Éric Lombard expliquera L'état du monde L'état de l'économie Et ce que nous pensons Être désormais La cible de croissance Que nous pouvons Collectivement avoir Maintenant ce que j'ai à vous dire Sur les effets Des droits de douane Les chiffres dont je vous parle Sont des chiffres mécaniques C'est des chiffres de calcul Notre but C'est que ça ne s'applique pas Donc Notre but C'est que l'incertitude S'arrête le plus vite possible Et puis on voit aussi Que dans ce moment Pas mal d'entreprises Nous disent Mais attendez Avec ces droits de douane Avec ces règles Complètement incompréhensibles On va rapprocher La production De la consommation On va relocaliser Et on a Des entreprises Nombreuses Européennes Qui disent Dans ces conditions On va refaire de la production En Europe Et donc Si on fait les plus Et les moins Pour la France Et c'est d'ailleurs pour ça Qu'on continue d'avoir Une politique très forte D'attractivité D'accompagnement des entreprises De soutien à l'industrie Parce qu'on voit bien Que c'est aussi un moment Où on peut gagner De la souveraineté Et refaire de la production En France En disant Le marché européen C'est 450 millions De personnes Avec zéro droit de droit

19:12
Présentateur

Mais Yves Monchalin Qu'au moment où l'on se parle Et ce sera confirmé Dans la journée Par le ministre de l'économie Le budget n'est plus sincère N'est plus tenable Non Je viens de vous dire Je viens de vous dire

19:21
Amélie de Montchalin

J'ai commencé Cette discussion En disant Que vous allez débloquer De l'argent Qu'est-ce qu'on fait ?

On observe la croissance On prend des réserves De précautions Et on ajuste nos décisions Et donc Ce que je peux vous dire C'est qu'aujourd'hui Avec la prévision de croissance Qui sera annoncée Nous transmettons A la Cour des comptes Au Haut Conseil Aux Finances Publiques Notre nouvelle vision De l'année 2025 Et du futur Pour que la Cour des comptes Et le Haut Conseil Aux Finances Publiques Puissent donner leur avis Pour montrer comment Nous tenons le 5-4 Quelles sont nos décisions Je vous ai annoncé Une décision forte On a juste Nos 5 milliards de dépenses En moins Pour qu'on puisse tenir Nos objectifs Donc on n'est pas du tout En train d'être Ni insincère Ni spectateur On n'est pas en train De renoncer On est en train d'agir D'agir pour les français D'agir pour le désendettement Et donc Ce que je vous dis juste C'est qu'effectivement Notre but C'est que cette incertitude Massive pour l'économie Soit on la laisse perdurer Et ça peut nous coûter A tous très cher Mais ça coûte d'abord Très cher aux américains Soit on agit Pour qu'elle soit La plus courte possible Et qu'on reprenne Une économie qui fonctionne Et dans ce cas là Où on sera très content D'ailleurs De soutenir encore plus Ces entreprises A produire en France Et en Europe Merci Amélie de Monchalin D'être venue à mon micro

20:27
Présentateur

Ce matin Vous qui êtes donc Ministre chargé Des comptes publics Et ministre des douanes Il est 8h52 Sur RMC BFM TV

20:36
Locuteur

Sous-titrage Société Radio-Canada

Face à Face : Amélie de Montchalin - 09/04 — Amélie de Montchalin · Pourquijevote