Le krach boursier -10/08/2011 (3/3)
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Attaque 85 %Défensif 15 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:15Chiffre
« il a fallu à chaque fois que la banque la banque centrale européenne et les leurs au système intervienne en puis en piochant dans le fonds européen de solidarité financière qui est un fonds qui a été doté de 440 milliards d'euros »
- 0:30Chiffre
« l'allemagne a mis dans ses 440 milliards d'euros 119 milliards de garanties la france 89 milliards et l'italie 79 milliards d'euros »
- 1:30Fait
« on ne sait pas comment on va pouvoir apporter des financements à la grèce mais un deuxième point beaucoup beaucoup plus grave c'est que on ne sait pas non plus comment financer maintenant la fair italien »
- 2:30Fait
« les taux d'intérêt sur les obligations italiennes ont sont devenus très très élevé et on a craint que l'italie ne tombe en défaut de paiement »
- 3:30Fait
« ce système est fondé sur un principe de solidarité c'est à dire que l'ensemble des pertes devront être mutualisées au niveau européen »
- 4:00Fait
« toutes ces opérations viole l'article 125 du traité sur le fonctionnement de l'union européenne qui prévoyait ce qu'on appelle une clause de no bail out »
- 6:00Fait
« le gouvernement allemand défend des intérêts du peuple allemand »
- 7:00Fait
« l'allemagne ne veut plus payer parce que le gouvernement allemand défend des intérêts du peuple allemand »
- 8:00Fait
« nous sommes probablement en train d'assister à la volonté allemande de faire exploser l'euro »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
j'en viens maintenant peu numéro 3 qui concerne la crise de l'euro qui est une crise tellement grave que c'est probablement la crise terminale de la monnaie unique de quoi s'agit-il tout le monde sait qu il y a eu des problèmes en irlande au portugal puis en grèce ce que l'on sait moins c'est que il a fallu à chaque fois que la banque la banque centrale européenne et les leurs au système intervienne en puis en piochant dans le fonds européen de solidarité financière qui est un fonds qui a été doté de 440 milliards d'euros avec des garanties qui sont donc on peut appeler en garantie les engagements des différents états il faut savoir que l'allemagne a mis dans ses 440 milliards d'euros 119 milliards de garanties la france 89 milliards et l'italie 79 milliards d'euros c'est à dire que en gros 27% 21% et 20% là où maintenant la crise devient dramatique c'est que c'est l'italie et l'espagne qui sont encore jarlan les volumes maintenant à garantir sur la dette italienne la dette espagnole sont sans commune mesure beaucoup plus important est que ce qu'il y a avec la grèce alors nous sommes confrontés à deux problèmes premièrement premier problème pour venir en aide à l'italie il faudrait donc que le fonds européen de solidarité financière intervient mais d'abord il a été largement utilisée déjà pour les deux pays précédentes ça voudrait dire si vous comprenez bien le système que la l'italie qui a donc un engagement de l'ordre de 62 79 milliards d'euros interviennent et s'endettent pour venir en aide de l'italie et qui est surendetté donc c'est le serpent qui se mord la queue en réalité l'italie ne peut déjà même plus intervenir pour sauver la grèce alors ça c'est un des sujets qui est totalement cachée à nos concitoyens dans les médias c'est que d'ores et déjà on ne sait même plus comment régler le fameux deuxième plan de sauvetage de la grèce qui a été annoncée à grands sons à grand renfort médiatique le 21 juillet dernier rappelez-vous ce sarkozy monsieur fillon monsieur baroin qui ont expliqué que c'était un accord historique en réalité en réalité cet accord n'est toujours pas bouclé et on ne sait pas comment on va pouvoir apporter des financements à la grèce mais un deuxième point beaucoup beaucoup plus grave c'est que on ne sait pas non plus comment financer maintenant la fair italien du fait des craintes nourries par les marchés financiers sur la qualité de la signature italienne les taux d'intérêt sur les obligations italiennes ont sont devenus très très élevé et on a craint que l'italie ne tombe en défaut de paiement donc en faillite le résultat c'est que tout le monde s'est tourné vers la banque centrale européenne en exigeant de la banque centrale européenne qu'elle rachète comme on dit des obligations italiennes alors ce sont des sujets très techniques est assez compliqué il faut en retenir quand même quelques grandes idées d'abord dans la presse on dit il faut que monsieur trichet la chaîne des obligations italiennes c'est une façon c'est un c'est un court circuit c'est une façon tout à fait simplifiée de présenter les choses en réalité ce n'est pas la banque centrale européenne qui rachète les créances les obligations italiennes c'est en réalité de ce que l'on appelle l'eurosystème c'est à dire non seulement la banque centrale européenne mais toutes les banques centrales nationales qui doivent racheter deux des obligations italiennes pour montrer que il y a de la demande sur ses obligations et donc faire baisser les taux sur les marchés le problème qui se pose c'est que sans entrer dans des détails techniques très compliqué tout ceci signifie que non seulement la banque centrale européenne mais chaque banque centrale nationale en achetant des obligations italiennes est en train de dégrader rapidement la qualité de son bilan il est temps chaque banque centrale nationale est en train de grever son bilan de créances pourries alors ça veut dire quoi eh bien ça veut dire que à terme ses créanciers deviennent irrécouvrables eh bien ça sera la nécessité que de faire de la recapitalisation des banques centrales nationales et de la banque centrale européenne pour des dizaines et des dizaines de milliards d'euros ce système est fondé sur un principe de solidarité c'est à dire que l'ensemble des pertes devront être mutualisées au niveau européen je note au passage que ce que personne là aussi où presque personne ne souligne toutes ces opérations viole l'article 125 du traité sur le fonctionnement de l'union européenne qui prévoyait ce qu'on appelle une clause de no bail out en anglais c'est à dire qu' il était interdit par les traités il est interdit par les traités qu'un état et que donc d'aidés des contribuables viennent au secours d'un autre état puisque ça revient en définitive à faire payer par les français les dérives financières des grecs puis des italiens puis des espagnols alors nous nous avons en france un gouvernement qui se fait finalement se moque comme d'une guigne de l'intérêt financier des français le seul objectif qui est poursuivi par le gouvernement en la matière c'est sauver l'euro à tout prix alors on voit en permanence se produire à la télévision ou à la radio des hommes politiques ou des experts ou des pseudos experts qui viennent nous expliquer qu'il faut maintenant passer à un stade supérieur qu'il faut que l'on devienne une espèce d'union fédéral qu'il faut ceci qu'il faut cela monsieur borloo il ya quelques minutes vient d'annoncer qu'il veut une véritable révolution économique que nous devons désormais passer à 6 le petit problème de tous ces gens là il n'est de deux natures premièrement on n'a jamais demandé aux français s'ils étaient d'accord donc nous sommes dans un processus qui non seulement est illégale au regard du droit au regard des traités internationaux nous regardent l'article 125 du tfue mais nous sommes également dans un processus totalement dictatorial on n'a jamais demandé aux français s'ils étaient d'accord pour se transformer l'union d'une union fédérale et que on leur demande de payer de plus en plus pour les autres peuples mais il ya un problème plus important encore si j'ose dire c'est que tous ces experts et ses responsables politiques qui viennent parler à la radio et à la télévision viennent en fait engueuler les français passez moi l'expression sur le fait qu'il faudrait que nous soyons européens mais ils ne vont pas avoir les allemands ce qui est en train de se passer ça c'est vraiment très important à comprendre c'est que l'allemagne a dit non l'allemagne ne veut plus payer parce que le gouvernement allemand défend des intérêts du peuple allemand alors évident c'est un objet de scandale semble-t-il en france qu'un gouvernement défende interne ses nationaux mais peu importe les allemands ne veulent plus payer mais pourquoi tout ça mais parce que comme vous l'avez vu nous avons affaire à un château de cartes l'irlande ne paye plus et le fonds européen qui intervient pour sauver l'irlande puis c'est le fonds européen qui intervient pour sauver le portugal puis c'est le fonds européen qui doit intervenir pour sauver la grèce et puis c'est le fonds européen qui doit se veut intervenir pour sauver l'italie et progressivement la base de ce qu'ils payent se réduit il va arriver un jour c'est en tout cas ce que l'on craint à berlin il ya plus que l'allemagne qu'il soit obligé de payer pour tout le monde si la france à son tour est entraînée dans la tourmente alors ça signifie quoi mais ça signifie que plus la plus la situation se dégrade en italie en espagne et plus le bilan de la banque centrale française de la banque centrale allemande la bundesbank est en train de se dégrader et ça signifie quoi mais ça signifie que les agences de notation envisage que si nous prenons à notre charge les défauts les obligations italiennes notre dette publique devrait augmenter pour la france deux sens jusqu'à 112 % du pays mais pour l'allemagne jusqu'à 110 % on comprend mieux dans ces conditions pourquoi monsieur sarkozy essaye de faire passer le principe constitutionnel de ne plus augmenter la dette parce que on sait très bien au lieu que les allemands ne veulent plus payer le gouvernement de berlin à plusieurs reprises au cours des semaines écoulées a dit non nous ne donnerons pas un centime de plus aux fonds européen de solidarité financière non nous ne voulons pas payer pour l'italie et on peut les comprendre puisqu'en définitive c'est bien d'eux qu'il s'agit c'est eux qui normalement devraient tous pays alors pour résumer ce propos on est dans la situation en ce 10 août 2011 on constate que pour la première fois depuis un siècle les taux d'intérêt sur par exemple la monnaie suédoise qui restait heureusement en dehors de l'euro sont désormais moins élevé que sur la monnaie allemande ça fait un siècle on constate que chaque semaine qui passe les allemands craignent de voir la dégradation de leurs propres notes de la note de la signature souveraine allemande ils constatent la dégradation du bilan de la bundesbank il constate avec horreur que progressivement c'est sûr que var porter tout le fardeau financier il n'en est pas question la résultante de tout ça sans vouloir trop m'avancer c'est que nous sommes probablement en train d'assister à la volonté allemande de faire exploser l'euro en se retranchant justement derrière l'impossibilité kehl allemagne à de financer les autres pays il n'est pas du tout impossible que dans les semaines ou les mois qui viennent l'allemagne finissent par dire qu'elle ne peut plus accepter les transferts financiers venant des pays pauvres d'europe enfin des pays pauvres des pays très endettés d'europe et qu'elle ne peut plus l'accepter si elle clame l'allemagne décide de ceux ci ce sera là dès facto la fin de la monnaie unique européenne puisqu'on aura réintroduit des principes de non convertibilité immédiate entre les pays membres voilà tout ceci pour dire excusez moi de ces questions techniques mais que si j'avais un pari à prendre eh bien je dirais que c'est un pari audacieux mais je dirais que il est assez probable qu au cours des mois qui viennent l'allemagne cherche un moyen pour ne pas apparaître comme la responsable mais cherchent un moyen pour sortir de l'euro et de la zone euro et donc je pense que la monnaie unique européenne voit maintenant ses jours comptés
François Asselineau