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InterviewC à vous (sur YouTube)· 22 septembre 2026 21 minContradictoireActualité / polémiqueInstitutions & électionsImmigration & asileCulture, médias & sportSécurité

R. Bachelot/É. Dupond-Moretti : leur plaidoyer anti-RN

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 5 %Attaque 75 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 94 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:26OuverteRéponse directe

    Éric Dupond-Moretti, comment vous êtes-vous retrouvés à écrire ce livre ensemble ?

  • 0:34OuverteRéponse directe

    Quels sont ces soutiens inattendus du RN que vous évoquez ?

  • 1:12OuverteRéponse directe

    Qui a eu l'idée d'écrire ce livre ?

  • 2:20RelanceRéponse partielle

    Le RN a-t-il mis en lumière les personnalités contestables du Front National pour les écarter ?

  • 2:50OuverteRéponse directe

    Marine Le Pen a-t-elle menti sur l'histoire du Front National ?

  • 4:01OuverteRéponse directe

    Quel est l'objectif de ce livre ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:06Invité politiqueChiffre
    « Ce sont les sondages qui donnent Marine Le Pen, largement favoris pour la présidentielle, qui vous ont décidé de l'écrire. »
  • 0:18Invité politiqueFait
    « on n'hésite plus à dire et à assumer qu'on va voter pour le Rassemblement National. »
  • 1:39Invité politiqueFait
    « la dédiabolisation que vend Marine Le Pen est en réalité une immense dissimulation. »
  • 1:56Invité politiqueFait
    « Le Front National est porteur d'une histoire épique et glorieuse que personne ne doit renier »
  • 4:08Invité politiqueFait
    « Éric Dupond-Moretti vous consacrez deux chapitres à lister dans le détail. Les condamnations dont ont fait l'objet des membres du Front National, mais aussi tous ceux que le RN a baptisés, les fameuses brebis galeuses. »
  • 5:24Invité politiqueChiffre
    « on en a trouvé pas loin de 120. 120. Et la liste n'est pas exhaustive. »
  • 5:57Invité politiqueFait
    « Dany Paiva, Liévin, pas de calé. Il relaie en 2018 la vidéo d'un youtuber décrivant des personnes de couleur comme une horde de primates dégénérés. »
  • 8:16Invité politiqueFait
    « Il y en a un qui faisait une soupe populaire en mettant des gros morceaux de cochon pour pas que les musulmans puissent en profiter. »
  • 8:23Invité politiqueFait
    « Il y en a un autre qui fête la naissance d'Adolf Hitler le 20 avril. »
  • 10:26InvitéFait
    « Quand il érige le regroupement familial en droit constitutionnel, quand il supprime le délit d'aide au séjour irrégulier au nom du principe de fraternité, ou qu'il empêche l'allongement de la rétention d'étrangers condamnés pour des crimes graves, il me semble que la question se pose très fortement. »
  • 10:40InvitéFait
    « il a décidé que les Français ne pouvaient pas se prononcer par référendum sur l'immigration ou sur l'euthanasie. »
  • 13:23PrésentateurFait
    « Il y a une attaque par le haut, c'est-à-dire la volonté, en quelque sorte, de transformer le pays en une sorte de musée. »
  • 14:13PrésentateurFait
    « Quand M. Sanchez, par exemple, a beau cœur, ça peut être fait de manière assez subtile. C'est-à-dire qu'il a placardisé les gens qui étaient contre lui dans l'ancienne municipalité. »
  • 14:37PrésentateurFait
    « Il y a aussi le maire qui supprime la pièce de Michalik. Parce qu'évidemment, l'histoire d'un migrant, Issa, qui est dans la jungle de Calais, ça ne plaît pas beaucoup. »
  • 15:01PrésentateurFait
    « M. Le Moigne, à la flèche, qui se fait élire en disant qu'il va maintenir la subvention de la scène subventionnée. Et qu'il la supprime dès qu'il est élu. »
  • 17:00Invité politiqueFait
    « une partie de la presse de notre pays est d'une infinie complaisance avec le Rassemblement National, le Front National. »
  • 18:06Invité politiqueFait
    « Il a un directeur de cabinet qui s'appelle Paradole, qui était membre d'égalité et réconciliation de l'affreuse orale. »
  • 18:18InvitéChiffre
    « Mohamed Bakali, le logisticien des attentats, qui a été condamné à 30 ans de prison avec deux tiers de sûreté en France, qui est en Belgique, où la rétention de sûreté n'existe pas. »
  • 18:57InvitéFait
    « Salah Abdeslam, le dernier membre en vie des attentats. Hier, la justice a rejeté pour la troisième fois sa demande de fin d'isolement et ses restrictions de parloir. »

Temps de parole

  • Roselyne Bachelot36 %
  • Présentateur33 %
  • Invité politique8 %
  • Invité7 %
  • ?6 %
  • Invité 23 %
  • Invité 33 %
  • Invité 42 %
  • Locuteur 62 %

≈ 41 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Invité politique

Ce livre, décidément, non, le RN, ce que nous ne pouvons pas taire, qui sera disponible jeudi en librairie. Ce sont les sondages qui donnent Marine Le Pen, largement favoris pour la présidentielle, qui vous ont décidé de l'écrire. Mais c'est aussi le constat, vous avez fait l'un et l'autre, que dans tous les milieux aujourd'hui, on n'hésite plus à dire et à assumer qu'on va voter pour le Rassemblement National. C'est ce changement-là, cette bascule-là qui vous a fait.

0:25
Locuteur

J

0:26
Présentateur

'étais allée voir Éric dans son spectacle à Marigny, j'ai dit oui, et puis on s'est retrouvés à dîner ensemble. Justement, on a évoqué ce que vous évoquez, Anne-Elisabeth, c'est-à-dire ces gens surprenants qu'on n'avait jamais vus soutenir le Rassemblement National, des amis juifs qui soutenaient un parti fondé par des Waffen-SS, des chefs d'entreprise qui écoutaient des projets économiques complètement bouleversants, des femmes militantes féministes qui se racolaient à un parti qui a toujours contesté les droits des femmes à disposer de leur corps.

1:12
Locuteur

Et

1:12
Présentateur

c'est Éric qui a eu l'idée, alors c'est à toi de parler, parce que c'est toi qui a eu l'idée qu'on écrive ce livre, il

1:17
Locuteur

faut

1:17
Présentateur

quand même que t'avoues un peu là.

1:19
Roselyne Bachelot

J'avoue, mais c'était une évidence pour nous. Et c'est une démarche citoyenne, nous on n'attend rien de la politique.

1:24
Locuteur

Plus rien. Plus

1:25
Roselyne Bachelot

rien, on attend plein de choses de la vie,

1:27
Locuteur

mais

1:27
Roselyne Bachelot

on n'attend plus rien de la politique.

1:29
Locuteur

On n'a

1:29
Roselyne Bachelot

pas fait ça pour je ne sais quel poste,

1:31
Locuteur

absolument

1:32
Roselyne Bachelot

pas. Mais nous avons pensé ensemble, et puis on a beaucoup échangé, et puis on a beaucoup travaillé,

1:39
Locuteur

que

1:39
Roselyne Bachelot

la dédiabolisation que vend Marine Le Pen est en réalité une immense dissimulation.

1:46
Locuteur

À

1:47
Roselyne Bachelot

laquelle de plus en plus de nos compatriotes adhèrent. D'ailleurs, la transition entre le passé, parce qu'on nous dit non mais le passé c'est le père, tout ce qu'il a dit. Elle, et ça c'est Roselyne qui l'écrit, et très opportunément, quand elle décide de fonder le Front National qui va remplacer le Rassemblement... Non, l'inverse.

2:06
Invité politique

Quand elle baptise en 2008,

2:07
Locuteur

en

2:08
Invité politique

2018,

2:08
Locuteur

quand le Front

2:09
Invité politique

National devient le

2:10
Locuteur

Rassemblement National... Elle

2:12
Roselyne Bachelot

évoque quoi ? Elle évoque le passé glorieux

2:14
Locuteur

du

2:15
Roselyne Bachelot

Front National.

2:16
Invité politique

Et notamment, c'était le cas le 1er juillet dernier sur LCI.

2:20
Locuteur

—

2:20
Locuteur 6

Est

2:20
Invité politique

-ce que précisément pour faire

2:22
Locuteur 6

oublier

2:22
Locuteur

leurs

2:23
Locuteur 6

propres brebis galeuses, ils n'ont pas tous pris la décision de mettre la lumière sur les quelques personnalités dont le parcours était contestable au sein du Front National ? En oubliant de mettre en lumière d'ailleurs ceux qui ont été des très grands résistants. — Il y a eu

2:40
Locuteur

des résistants, mais il y a eu aussi des baffes en SS. Il y a eu les deux.

2:43
Locuteur 6

— Non,

2:43
Locuteur

il y a eu des très

2:43
Locuteur 6

grands résistants, y compris dans les fondateurs du Front National. — Cette affirmation, elle vous a fait bondir

2:49
Locuteur

? — Elle

2:50
Présentateur

m'avait absolument bondir. Je rappelle la phrase que Marine Le Pen prononce à Lyon en 2018, qu'elle prononce. Et elle dit « Le Front National est porteur d'une histoire épique et glorieuse que personne ne doit renier

3:06
Locuteur

». Elle

3:07
Présentateur

se situe dans cette filiation. Et elle va même annoncer, capter la mémoire de Georges Bidot, le président du Conseil National de la Résistance, en disant qu'il a été un des fondateurs du Front National. Ce qui est un mensonge éhonté. Il n'a jamais été dans les fondateurs. Il a été contacté.

3:29
Locuteur

Et

3:29
Présentateur

il s'est évidemment... Il a fui. Il a refusé de participer à cette affaire.

3:35
Locuteur

— Il

3:35
Invité

était à ce moment-là très anti-gaulliste.

3:37
Présentateur

— Voilà.

3:39
Locuteur

C'est

3:39
Invité

pas

3:39
Présentateur

pour son nez anti-gaulliste qu'on

3:41
Locuteur

devient...

3:42
Invité

—

3:42
Présentateur

Oui,

3:43
Locuteur

mais enfin,

3:43
Invité

Jean

3:44
Locuteur

-Marie

3:44
Invité

Le Pen avait tenté de rassembler...

3:46
Locuteur

— Il avait

3:46
Présentateur

tenté de le

3:47
Locuteur

rassembler. Et il

3:48
Présentateur

a refusé. Il a refusé de faire partie des fondateurs du Front National. Donc il y a des mensonges qui se sont faits et qui sont absolument intolérables pour la fille de deux résistants que je suis.

4:01
Locuteur

—

4:01
Invité politique

Ce que vous avez à cœur de faire dans ce livre, c'est de rappeler les faits. Éric Dupond-Moretti vous consacrez deux chapitres à lister dans le détail. Les condamnations dont ont fait l'objet des membres du Front National, mais aussi tous ceux que le RN a baptisés, les fameuses brebis galeuses. Vous publiez leur nom. Vous publiez leur dérapage. On a entendu Jordan Bardella, le président du Rassemblement National, promettre un tri. Le fait d'écarter ces brebis galeuses. Vous dites que c'était ni efficace et que

4:32
Locuteur

c

4:32
Invité politique

'était pas vraiment une volonté de la part du Rassemblement National ?

4:34
Roselyne Bachelot

— Petite précision chronologique, si vous m'y autorisez.

4:36
Locuteur

— Après

4:38
Roselyne Bachelot

les législatives, on voit surgir un certain nombre de personnages extrêmement inquiétants issus des ronds du Front National. On se souvient tous de celles qui portent une casquette de Waffen-SS.

4:51
Locuteur

Là,

4:53
Roselyne Bachelot

évidemment, les gens sont choqués et à juste titre.

4:56
Locuteur

Et

4:57
Roselyne Bachelot

le Front National dit « Mais c'est quelques brebis galeuses.

5:01
Locuteur

C

5:01
Roselyne Bachelot

'est de la faute d'Emmanuel Macron, d'ailleurs. Parce que la dissolution a été si soudaine qu'on n

5:07
Locuteur

'a

5:07
Roselyne Bachelot

pas eu le temps de s'organiser. Mais rassurez-vous, on va faire le tri. »

5:10
Locuteur

Et

5:10
Roselyne Bachelot

alors, il

5:11
Locuteur

y a une

5:11
Roselyne Bachelot

espèce de comité d'éthique qui se met en place, dirigée par M. Odoul. Encore lui. OK

5:16
Locuteur

? Alors

5:17
Roselyne Bachelot

moi, je suis allé voir ce qui s'était passé

5:19
Locuteur

pendant

5:20
Roselyne Bachelot

les municipales,

5:21
Locuteur

bien

5:22
Roselyne Bachelot

postérieures aux élections législatives.

5:24
Locuteur

Et

5:24
Roselyne Bachelot

on en a trouvé pas loin de 120. 120. Et la liste n'est pas exhaustive. — On

5:29
Présentateur

en trouve tous les jours.

5:30
Locuteur

— Alors,

5:31
Roselyne Bachelot

vous m'autorisez ? On va pas faire les 120,

5:35
Locuteur

hein

5:35
Roselyne Bachelot

?

5:35
Locuteur

—

5:35
Invité politique

Non. — D

5:35
Locuteur

'ailleurs, je

5:36
Roselyne Bachelot

dis au lecteur, je dis au lecteur, parce qu'on n

5:37
Locuteur

'a

5:37
Roselyne Bachelot

pas oublié d'y mettre un peu d'humour dans notre bouquin.

5:39
Locuteur

—

5:39
Roselyne Bachelot

Ah,

5:40
Locuteur

il

5:40
Roselyne Bachelot

y a plein de... — Je dis au lecteur, il faut respirer un grand coup, là, parce que ça va être fastidieux, hein. C'est vrai. Mais enfin, la liste est là. Les noms sont là. Les prénoms, les noms, les lieux, etc.

5:48
Invité politique

— Les condamnations.

5:48
Locuteur

— Écoutez

5:49
Roselyne Bachelot

bien. Oui.

5:50
Locuteur

Mais

5:50
Roselyne Bachelot

sans parler de condamnations, là, pour les municipales. Dany Paiva, Liévin, pas de calé.

5:56
Locuteur

Il

5:57
Roselyne Bachelot

relaie en 2018 la vidéo d'un youtuber décrivant des personnes de couleur comme une horde de primates dégénérés.

6:04
Locuteur

Eh

6:05
Roselyne Bachelot

ben, vous savez comment on a opéré le tri, là

6:07
Locuteur

? Eh

6:08
Roselyne Bachelot

ben, il est maintenu. Roby galeuse, maintenu.

6:12
Locuteur

Un

6:12
Roselyne Bachelot

autre. Bruno Clavé, lance pas de calé. Candidat RN.

6:16
Locuteur

Il

6:17
Roselyne Bachelot

regrette sur les réseaux sociaux que des militants du Front National n

6:20
Locuteur

'aient

6:20
Roselyne Bachelot

pas frappé plus fort des journalistes du Petit Journal lors d'un meeting en 2015. Vous savez ce qu'on en fait ? Ben, il est maintenu. — T'avais

6:29
Invité

pas Iva, là, celui que vous citiez en premier. Je crois qu'il a été élu, non ?

6:32
Locuteur

—

6:32
Invité

Ah ben,

6:33
Locuteur

maintenu, d'abord. Après... — Maintenu, élu. — Avant d

6:37
Invité

'être élu. — Il est dans le bassin minier de...

6:40
Locuteur

— Aliévin, oui. — Alors, c'est

6:42
Invité

pire

6:43
Roselyne Bachelot

encore.

6:44
Locuteur

Enfin, il prononce...

6:45
Roselyne Bachelot

Mais oui, il est élu. D'accord. On a élu un type qui a ce type de propos. Voilà. Moi, j'aurai bien tout ce qu'on veut. Un dernier, elle est pour la route. Brice Bernard, on va changer de région. Chambéry-Savoie, conseiller régional, tête de liste FN. Il est photographié, en train d'effectuer une quenelle. Vous savez ce que c'est, la quenelle ?

7:02
Locuteur

—

7:02
Roselyne Bachelot

Ce

7:03
Locuteur

qu'on vous avait reproché de faire à l'Assemblée nationale. — Exactement.

7:05
Roselyne Bachelot

Qui est un salut nazi. Bon. Geste qui a été popularisé par Dieudonné. Vous savez ce qu'on en a fait

7:12
Locuteur

? — Eh

7:13
Roselyne Bachelot

bien, on l'a maintenu.

7:14
Locuteur

Et

7:15
Roselyne Bachelot

alors, après avoir... Et puis je m

7:17
Locuteur

'arrête...

7:18
Roselyne Bachelot

Lister ces brebis galeuses et garées...

7:20
Locuteur

Et

7:21
Roselyne Bachelot

pour poursuivre la métaphore pastorale,

7:23
Locuteur

on

7:24
Roselyne Bachelot

s'est occupé des bergers. Et notre bouquin, c'est pas un truc conceptuel. C'est du factuel. Vraiment du factuel.

7:33
Invité politique

— Et donc vous accusez les bergers du Rassemblement national de faire du marketing en promettant un tri parmi ces brebis galeuses du

7:40
Locuteur

marketing électoral. —

7:40
Roselyne Bachelot

Mais on va beaucoup

7:41
Locuteur

plus loin. Parce que ça, ce serait

7:42
Roselyne Bachelot

du conceptuel. On est allé voir quelles sont les relations de M. Bardella avec M. Chatillon, Jalc, Péninck. —

7:50
Locuteur

Comment

7:50
Roselyne Bachelot

ces gens-là sont encore dans...

7:53
Locuteur

—

7:54
Invité politique

Marine Le Pen, elle dit qu'elle a coupé les ponts avec tous ces individus que

7:57
Locuteur

vous

7:57
Invité politique

signerez.

7:57
Locuteur

—

7:57
Invité politique

Oui.

7:57
Roselyne Bachelot

Enfin... Sauf que ces gens-là, voyez-vous, et l'Europe vient de le dire, ont des sociétés qui changent de nom, d'ailleurs, tout à fait régulièrement. Ce qui est extraordinaire dans la dissimulation, c'est que personne dans la rue ne sait qui sont ces gens. Il y en a un qui faisait une soupe populaire en mettant des gros morceaux de cochon pour pas que les musulmans puissent en profiter. Il y en a un autre qui fête la naissance d'Adolf Hitler le 20 avril. C'est aussi mon anniversaire, mais c'est le seul point commun que

8:23
Locuteur

j'avais avec lui. — Ah oui.

8:24
Roselyne Bachelot

Je suis rassuré.

8:25
Locuteur

—

8:26
Roselyne Bachelot

Voilà. Donc là, c'est du fait. C'est du

8:28
Locuteur

fait. — Alors... — Pardonnez

8:29
Invité

-moi, mais s'il vous fait... Ils se sont connus. Ils ont été racontés dans la presse. Ils n'ont pas empêché ni l'élection de certains candidats, ni la progression électorale

8:36
Locuteur

continue du Rassemblement national. — C'est important, nous,

8:37
Présentateur

ce qu'on a voulu faire dans ce livre, parce qu'il s'adresse à qui, finalement,

8:42
Locuteur

ce livre

8:42
Présentateur

? Il s'adresse à l'immense majorité des Français qui ne veut pas du Rassemblement national.

8:48
Locuteur

—

8:48
Invité

On

8:48
Locuteur

n

8:48
Invité

'est pas

8:48
Locuteur

pour qu

8:48
Invité

'ils parlent d'abord aux convaincus.

8:50
Présentateur

— Les deux tiers. Voilà. Les deux tiers des Français ne veulent pas. Et puis à une partie des électeurs du Rassemblement national qui a besoin, dans le brouhaha extraordinaire de l'actualité, parce qu'il y a une actualité internationale compliquée, parce qu'on rentre dans la campagne électorale avec une multitude de candidats, et ils veulent avoir un certain nombre de choses très factuelles. Les brebis galeuses dont vient de parler Eric, mais aussi le Rassemblement national et les femmes, le Rassemblement national et la culture, le programme économique du Rassemblement national.

Donc nous, on a fait un va-d'aimer-com, finalement, très simple, de gens qui se posent des questions et qui veulent savoir comment rassembler tous ces éléments. Mais vous avez raison. On n'a rien inventé. Nous ne sommes pas des journalistes d'investigation. Nous, on s'est servi dans des sources ouvertes, comme on dit maintenant. Et on les a vérifiées, rassemblées pour faire un ouvrage facile et qui est comme ça quelque chose qui informe les Français.

10:00
Locuteur

Alors,

10:01
Invité

il y

10:01
Locuteur

a

10:01
Invité

un chapitre sur l'état de droit. Je tourne vers vous, Eric Dupond-Moretti, qui fait écho à pas mal de prises de parole, mais tout récemment encore, Marion Maréchal, qui fait activement campagne désormais pour sa tante, qui s'interrogeait aussi ainsi sur le rôle du Conseil constitutionnel.

10:21
Locuteur

Le

10:22
Invité

Conseil constitutionnel est-il encore un arbitre ou est-il devenu un acteur politique ? Quand il érige le regroupement familial en droit constitutionnel, quand il supprime le délit d'aide au séjour irrégulier au nom du principe de fraternité, ou qu'il empêche l'allongement de la rétention d'étrangers condamnés pour des crimes graves, il me semble que la question se pose très fortement. Plus grave encore, il a décidé que les Français ne pouvaient pas se prononcer par référendum sur l'immigration ou sur l'euthanasie. La question est donc simple. Jusqu'où des juges non-élus peuvent-ils décider à la place des représentants du peuple

10:53
Locuteur

?

10:53
Invité

Votre chapitre s'intitule « Mettre de travers l'état de droit ». Qu

10:56
Locuteur

'est

10:56
Invité

-ce qu'il

10:56
Locuteur

y a

10:56
Invité

de travers

10:56
Roselyne Bachelot

dans ce que... Là, par exemple, oui, la possibilité de maintenir en rétention administrative

11:01
Locuteur

des

11:02
Roselyne Bachelot

gens qui ont commis, dit-elle, des crimes graves, mais aussi des gens qui ont commis des infractions qui sont de simples délits, avec la possibilité de les maintenir en détention sans qu'il y ait de contradictoires et sans même que le juge judiciaire

11:16
Locuteur

soit

11:17
Roselyne Bachelot

mieux disant, si j'ose dire. C'est pour ça que le Conseil constitutionnel a censuré. Mais évidemment, et c'était, je le redis, une censure préméditée.

11:26
Locuteur

Ce

11:26
Roselyne Bachelot

sont les mots du président Richard Ferrand. C'est

11:27
Locuteur

-à

11:27
Roselyne Bachelot

-dire que l'on défère au Conseil constitutionnel des textes dont on sait qu'ils sont inconstitutionnels. Et le Conseil constitutionnel fait tout simplement son travail. Et pourquoi le peuple ne peut pas avoir le dernier mot,

11:41
Locuteur

selon

11:42
Roselyne Bachelot

une expression

11:42
Locuteur

qui...

11:43
Roselyne Bachelot

Parce qu'il y a une règle qui est supérieure à toutes les autres, qui s'appelle la Constitution. Et quand on voit ce qu'ils veulent faire de l'article 11 de notre Constitution, c'est n'importe quoi. En réalité, chaque fois que le Conseil constitutionnel rappelle le droit, alors on dit, c'est une atteinte à l'état de droit. C'est pas compliqué. Voyez, bonnes gens, je vais vous dire ce que l'on va faire pour que l'on éradique la délinquance dans ce pays. Ah

12:11
Locuteur

! Et

12:11
Roselyne Bachelot

puis ensuite, on propose un texte totalement inconstitutionnel. Le Conseil constitutionnel fait son travail

12:17
Locuteur

et on dit, c'est le

12:19
Roselyne Bachelot

Conseil constitutionnel qui nous entrave dans notre volonté à nous de remettre de l'ordre dans les choses. C'est scandaleux, ça

12:25
Locuteur

!

12:26
Présentateur

C'est une grande constante du populisme que d'essayer de casser les cordes de rappel que peuvent constituer des juridictions administratives supérieures, comme le Conseil d'État ou des cours suprêmes, même si certains contestent que le Conseil constitutionnel soit une cour suprême, parce que c'est ce qui garantit la démocratie. C'est d'avoir un texte fondateur et d'avoir une organisation qui garantit ce texte fondateur. Alors vous avez raison, on peut toujours changer la constitution. Il s'agit de le faire de façon, comment dirais-je, de respecter pour changer la constitution. Il faut d'abord observer la constitution.

13:04
Invité

Roselyne Bachelot, une autre de vos préoccupations, c'est bien entendu la culture. Vous,

13:08
Locuteur

l

13:08
Invité

'ancienne ministre, vous dites que vous avez peur que le Rassemblement national transforme la culture en musée du passé. Expliquez-nous concrètement quelles sont vos craintes

13:17
Locuteur

à ce

13:17
Présentateur

sujet-là. Alors, les attaques contre la culture se font de deux façons au Rassemblement national. Il y a une attaque par le haut, c'est-à-dire la volonté, en quelque sorte, de transformer le pays en une sorte de musée. C'est une approche strictement patrimoniale de la culture et toujours la méfiance vis-à-vis du spectacle vivant. D'ailleurs, on n'y voit jamais les

13:45
Locuteur

membres du Rassemblement national.

13:48
Présentateur

Donc, vraiment, d'avoir une conception muséale de l'action de l'État. Et puis, l'attaque par le bas, parce que la culture, c'est aussi tout un terreau d'associations, de petites structures

14:01
Locuteur

qui alimentent la vie culturelle du pays.

14:04
Présentateur

Alors, on en a des exemples. Quand M. Sanchez, par exemple, a beau cœur, ça peut être fait de manière assez subtile. C'est-à-dire qu'il a placardisé les gens qui étaient contre lui dans l'ancienne municipalité. Et puis,

14:19
Locuteur

il

14:19
Présentateur

prononce un discours avant chaque manifestation culturelle. C'est-à-dire, d'assister à un spectacle, vous vous infusez le discours du maire. Ce qui est quand même un peu... Il y a aussi le maire qui supprime la pièce de Michalik. Parce qu'évidemment, l'histoire d'un migrant, Issa, qui est dans la jungle de Calais, ça ne plaît pas beaucoup. Ou même un simple festival de jazz, il y a M. Le Moigne, à la flèche, qui se fait élire en disant qu'il va maintenir la subvention de la scène subventionnée. Et qu'il la supprime dès qu'il est élu. Donc, vraiment, il y a une sorte de pilonnage avec des méthodes qui sont d'ailleurs les méthodes de l'étrangleur ottoman.

C'est-à-dire, on ratiocine les subventions, on fait toutes sortes de difficultés à ces associations qui sont le sel de la culture et la démocratisation de la culture. Mais

15:24
Invité

qui séduisent aussi une partie des électeurs. Quand vous étiez au RPR ou à l'UMP, Roselyne Bachelot, la Seine-et-Marne,

15:29
Locuteur

c

15:29
Invité

'était un fief de la droite. Et il y

15:30
Locuteur

a

15:30
Invité

eu une enquête du Monde cet après-midi qui raconte comment, dans ce département, les électeurs conservateurs basculent de plus en plus vers l'URN.

15:37
Locuteur

Vous avez raison. Le

15:38
Invité

maire de Provins, qui est LR, il fait ce constat. Ils sont, donc les membres du Rassemblement National, en dynamique parce qu'on est faible. Est-ce que vous partagez ce constat du maire de Provins ? La droite est faible aujourd'hui, la droite républicaine.

15:51
Locuteur

La droite

15:52
Présentateur

est divisée, la droite est faible, elle tient des discours parfois contradictoires. Et moi, évidemment, je souhaite que cette affaire soit réglée. Mais je

16:03
Locuteur

veux

16:05
Présentateur

aussi dire que là, vraiment, les choses ne sont pas jouées. Vraiment, c'est pour ça que j'étais un peu en désaccord avec votre présentation d'Elisabeth Lemoyne. On est en mettant comme un face-à-face inéluctable le Rassemblement National et LFI. C'est pas con...

16:25
Locuteur

Non, je

16:26
Invité politique

disais que vous refusez cette fatalité

16:27
Locuteur

-là.

16:27
Présentateur

Ah oui, vraiment, on la refuse et on le dit dès le début de notre propos. Mais c'est à la gauche sociale-démocrate de s'occuper de ces proxys. Oui,

16:38
Locuteur

nous, on

16:38
Présentateur

s'occupe des nôtres. Bon.

16:41
Invité politique

Oui, pour conclure, vraiment, il faut conclure, Eric.

16:44
Locuteur

Il faut conclure. Non, mais

16:45
Roselyne Bachelot

c'est pour rebondir sur ce... Même si je déteste ce verbe, sur ce que vous disiez tout à l'heure. Vous disiez, la presse a déjà dit. Mais une partie de la presse de notre pays est d'une infinie complaisance avec le Rassemblement National,

16:57
Locuteur

le

16:57
Roselyne Bachelot

Front National.

16:58
Locuteur

Il

16:58
Roselyne Bachelot

faut le dire, ça.

16:59
Locuteur

Vous

17:00
Roselyne Bachelot

voyez, sur les questions économiques,

17:01
Locuteur

qui

17:02
Roselyne Bachelot

fréquente qui ? Parce que dis-moi qui tu es, je te dirai... Dis-moi qui tu fréquentes, je te dirai qui tu es. Pardon de vous dire que nous, on a pris notre bâton de pèlerin

17:10
Locuteur

et

17:11
Roselyne Bachelot

qu'on est allé voir les choses de façon factuelle. Qu'il s'agisse de la culture, qu'il s'agisse des relations économiques que le Front National envisage avec des tas de boîtes. J'ai dit tout à l'heure qu'il y avait des tas de noms, que ça changeait tous les 15 jours de noms, etc. Je n'ai jamais vu dans une grande émission de télévision poser à M. Bardella la question. Mais dites-moi, quels sont vos liens économiques avec Unanime, avec Rewal, avec Edda ? Il y en a une autre hypothèse, je ne

17:36
Locuteur

peux

17:36
Roselyne Bachelot

pas tous vous les citer.

17:37
Invité

Il a été interrogé, c'est arrivé, sur ses relations avec

17:40
Locuteur

le BUD,

17:41
Invité

sur les brûlées galeuses, etc.

17:43
Roselyne Bachelot

Oui, et puis il est passé très très vite. Et puis on est passé à autre chose. Sur son compte Twitter anonyme, il a au fond été assez peu interrogé. On y trouve des horreurs.

17:54
Locuteur

Il

17:54
Roselyne Bachelot

a un directeur de cabinet qui s'appelle Paradole, qui était membre d'égalité et réconciliation de l'affreuse orale. Vous voulez que je vous dise ce qu'il chante quand ils se réunissent, ces gens-là

18:05
Locuteur

?

18:06
Roselyne Bachelot

Mamie Birkenau sur la musique de Couleur Montalo d'Eddie Mitchell, qui s'est d'ailleurs offusquée, est scandalisée de ce détournement.

18:18
Locuteur

Une

18:18
Invité politique

question, Camille, alors que cette semaine est aussi marquée par le retour des débats autour des attentats du 13 novembre.

18:24
Invité

Oui, tout à fait, avec deux polémiques. Le premier, autour de Mohamed Bakali, le logisticien des attentats, qui a été condamné à 30 ans de prison avec deux tiers de sûreté en France, qui est en Belgique, où la rétention de sûreté n'existe pas. Il est libérable sous bracelet électronique. Et ça fait polémique, évidemment. Le ministre Darmanin, Gérald Darmanin de la Justice, s'est fordu d'une lettre. Et l'autre détenu autour duquel la question se cristallique, c'est Salah Abdeslam, le dernier membre en vie des attentats. Hier, la justice a rejeté pour la troisième fois sa demande de fin d'isolement et ses restrictions de parloir. Il a dit que ma vie n'avait plus de sens.

Éric Dupond-Moretti, est-ce que vous pensez qu'aujourd'hui, les conditions de détention de Salah Abdeslam sont compatibles avec la dignité qui doit accompagner toute peine ? Je vous pose la question parce qu'y compris les associations de victimes du 13 novembre ont appelé, ont dit que la justice ne passait pas par une peine privée de dignité le concernant.

19:26
Roselyne Bachelot

Madame, je vais vous faire une réponse qui est celle que doit vous faire un ancien garde des Sceaux. Je ne commente pas les décisions de justice. Le tribunal administratif avait levé l'isolement. En appel, l'isolement a été remis. Je sais que les avocats vont sans doute saisir Strasbourg.

19:43
Invité

Ils l'ont évoqué, oui.

19:44
Locuteur

Ils l'ont évoqué, voilà.

19:45
Roselyne Bachelot

Moi, je n'ai pas à commenter cela à la place d'ancien garde des Sceaux qui est la mienne. Et s'agissant de la Belgique, c'est une législation qui n'est pas la nôtre, qui permet une libération au tiers de peine. Ce qui démontre d'ailleurs que notre justice et notre texte ne sont pas laxistes. Et entre parenthèses, s'agissant de Salah Abdeslam, il a été condamné à la perpétuité réelle. Et le Rassemblement National, le Front National continue toujours à demander une perpétuité réelle. Elle existe dans notre code. Il suffit de l'ouvrir. Et moi, je ne vais pas commenter une décision qui n'est pas prise par une autorité judiciaire étrangère. Je m'interdis ce droit.

20:22
Invité politique

Voilà pour cette mise au point. Je rappelle le titre de votre ouvrage. Décidément non, le RN, ce que nous ne pouvons pas taire, ce sera disponible jeudi en librairie. Vous restez avec nous.