Réforme des retraites : qui va gagner le bras de fer ?
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Bonsoir, bonsoir à toutes et à tous. Bienvenue, c'est Science Publique, débat, chronique, reportage et expertise de nos invités. C'est ce que l'on vous propose tous les jours à 18h et 22h pour donner du sens à l'actualité avec au sommaire de ce 26 novembre, le compromis impossible sur le budget de la sécurité sociale.
Le Sénat vient de le voter et donc de revenir sur la suspension de la réforme des retraites. Les socialistes vont tenter de la rétablir en commission mixe paritaire dès ce soir là dans quelques minutes et puis dans les prochains jours à l'Assemblée nationale. bloc central bien peu fidèle au premier ministre va-t-il accepter de sacrifier une réforme emblématique pour son électorat ?
On répond à à toutes ces questions dans une minute et puis on se demande aussi s'il ne faudrait pas changer les règles d'examen des textes [musique] budgétaires pour sortir de ces blocages. Dans la seconde partie, notre émission Gros Plan sur la lutte contre les narcotrafic mois 2 semaines pardon après le meurtre de M qui est sassis à Marseille. Un crime d'intimidation.
On doit se soulever dans cette affaire-là. On doit avoir la tête haute et dire qu'on ne tremblera pas et qu'on a'ura pas peur. Nous n'avons pas peur de vous.
C'est ça qu'on a besoin de dire à la mafia. Vous ne nous faites pas peur. Vous ne faites pas peur aux Marseillais.
Vous ne faites pas peur aux Français parce qu'à la fin, on gagnera. Si on est uni, on gagnera. Pourquoi cet assassinat marque-t-il [musique] une rupture ?
La France est-elle en train de basculer dans l'aire des mafias à l'Italienne ? Que va changer ? Le parquet anticriminalité organisé qui sera opérationnel au mois de janvier.
Ce sera le thème de notre débat dans 3/4 d'heure sur la place des dealers dans vos villes. J'attends vos témoignages grâce à ce QR code et puis vous pouvez aussi réagir évidemment à ce projet de loi de financement de la sécurité sociale, un déficit ramené à 17 milliards par les sénateurs de la droite et du centre Cécile Sixou. Sans surprise, le Sénat adopte sa version remagée du budget de la sécurité sociale avec une majorité claire.
Dans sa copie, le Sénat amène le déficit de la sécurité sociale à 17 milliards d'euros, moins que les 24 milliards voté par les députés des économies jugées indispensables par la droite sénatoriale. Notre priorité au Sénat, ça a été de ramener ce déficit à quelque chose de beaucoup plus raisonnable dans un contexte qui est difficile pour la France avec des emprunts qui sont les plus hauts de la zone euro. Donc nous sommes les plus mauvais élèves en quelque sorte.
Donc il faut faire des efforts. Et pour faire ces efforts, évidemment, nous avons posé des mesures difficiles. Parmi les mesures difficiles, les sénateurs ont retoqué plusieurs dispositifs votés par les députés comme la surtaxe sur les mutuels, mais aussi le gel des prestations sociales et des pensions de retraite supérieur à 1400 € par mois.
Il y a un moment une stabilité des des pensions euh c'est raisonnable pour encore une fois le l'ensemble du régime. On ne peut pas continuer comme ça sauf à mettre encore une fois le régime en danger. Les groupes LR et centristes ont également voté en faveur d'une augmentation de 12 heures annuelles du temps de travail mais ils ont surtout rejeté la suspension de la réforme des retraites ligne rouge des socialistes.
Patrick Caner, le président du groupe socialiste au Sénat déplore l'attitude de la droite qu'il juge de plus en plus radicale. En fin de compte, il ne reste plus rien des avancées sociales qui ont été négociées à l'Assemblée nationale dans le cadre du PLFSS. Je le regrette, la droite sénatoriale se radicalise et juge qu'au boutiste.
Et pour obtenir quoi ? Pour ne pas obtenir de compromis, pour ne pas obtenir de budget, pour mettre le pays dans le chaos. Je suis parfois étonné d'une forme de d'irresponsabilité de de leur part en demandant toujours les efforts au mêmes, c'est-à-dire au plus modestes.
Dans ce contexte, difficile pour la commission mixte paritaire qui réunit sept députés, sep sénateurs de trouver un accord. Elle devrait déboucher sur une nouvelle lecture du projet de loi de finance de la sécurité sociale à l'Assemblée nationale. Et c'est donc un bras de fer que l'on assiste autour de cette réforme des retraites.
On en débat avec Franck Morel. Bonsoir, bienvenue. Vous êtes secrétaire national du Parti Horizon sur le travail et l'emploi, ancien conseiller social d'Edor Philippe à à Matignon, expert à l'Institut Montigne, avocat associé chez Fichy Granger et vous publiez avec Bertrand Martinau le travail et la solution, c'est aux éditions Airman.
Valérie Gaz, bonsoir Valérie, bienvenue à vous chef du service politique chez nos confrères de RFI, John Christopher Roland. Bonsoir et bienvenue. Heureux de vous accueillir.
Vous êtes maître de conférence à l'université Parisine, co-auteur de ce livre Standard contre standard, réflexion sur une catégorie juridique en droit public. C'est pointu hein, c'est aux éditions l'Armatan et Jonathan Boucher Pettersen. Bonsoir, bienvenue à vous.
Éditorialiste politique à Libération et pour sens public. Heureux de vous retrouver sur sur ce plateau. Le le vote solennel vient d'avoir lieu sur ce projet de loi de finance de la de la sécurité sociale. 196 pour 118 euh contre.
Il y a eu aussi un certain nombre d'absentions euh dans le camp, on va dire présidentiel, le plus proche du président. Vous pourriez le voter ce budget version Sénat Franck Morel ? Ah bah ce qui est certain, c'est que le fait qu'il n'y ait plus la suspension de la réforme des retraites le rend votable entre guillemets.
Donc réponse oui, probablement. Euh modulo certains certains points dans que vous avez cité tout à l'heure, mais globalement effectivement il est beaucoup plus comestible. Non, je voudrais réagir euh à la prise de parole tout à l'heure de de Patrick Caner dans le dans le reportage sur la radicalisation.
Euh la radicalité n'est pas là où où il le pense. Pourquoi ? Euh nous avons quand même une situation où nous avons depuis plus de 45 ans eu une bonne dizaine de réformes des retraites.
Durant ces 45 ans, notre pays a connu six alternances. Euh durant ces six alternances, jamais une majorité n'a défait ce que une majorité précédente n'avait fait en terme de mesure de soutenabilité du régime. Euh en lors de l'alternance de 1997, Jos n'a pas défait les réformes baladure et a même créé le FRR lors de l'alternance le fond de réserve des retraites, pardon.
Euh lors de l'alternance de 2012, euh François Hollande n'a pas n'est pas revenu en arrière sur l'élévation de 60 à 62 de l'âge légal de par en retraite et même il y a eu la réforme tourenne au contraire qui a accéléré. Donc et donc on crée un précédent si vous voulez radical pour le coup. C'est plutôt ça je pense la radicalité.
C'est la première fois qu'on revient en arrière sur des mesures de soutenabilité et c'est un précédent qui est extrêmement regrettable. Alors c'était peut-être la première fois qu'une réforme des retraites était aussi adoptée sans vote du parlement. Il y a eu précédent contre précédent la définition même ça joue mais c'est vrai que toutes les réformes des retraites ont eu du mal à passer dans l'optit parlementaire.
Oui c'est vrai. Alors là on rentre dans une nouvelle phase Valéri Gas qui est la commission mix paritaire. Ça commence là dès ce soir 19h30 vu le le le climat déjà au sein du Sénat et puis entre le Sénat et l'Assemblée, on puis surtout le le peu de temps c'est ça vient d'être voté au Sénat et on passe en commission mixe parire.
C'estàd qu'il y a pas le temps de discuter en fait entre députés et sénateur on a envie de passer les étapes assez vite. C'est vrai que chez les bookmakers euh le une CMP, une commission de mix paritaire conclusif, ça ferait gagner beaucoup d'argent [rires] parce que quel que soit euh quels que soient les députés, les sénateurs que l'on interroge, personne ne croit que ce soit que ce soit possible d'arriver à quelque chose, un compromis à l'issue de de cette CMP. Euh donc maintenant bah on est on attend l'étape d'après, c'est-à-dire le retour de ce texte à l'Assemblée nationale la semaine prochaine.
Et là et bien on va voir que ça va être aussi assez compliqué. Oui, on va on va le détailler ce ce calendrier, ce qui pourrait arriver à l'assemblée. Mais peut-être un mot de la commission mix paritaire, un peu de pédagogie John Christopher Rolland.
On l'a fait déjà ici sur ce plateau, mais comment ça marche ? Il y a autant de députés que de sénateurs, c'est ça ? Oui, c'est ça.
Il y a sep sénateurs, sep députés. Et ce qu'il faut dire d'emblé hein, c'est qu'avec la la stabilité majoritaire du Sénat, il y a on penche naturellement un peu plus vers centre droit. Donc c'est vrai qu'il y a peu d'espoir quand à aboutir sur une CMP qui serait conclusive.
C'est-à-dire que le but c'est de mettre d'accord les deux chambres forcé de constater qu'elles sont dans une opposition diamétrale aujourd'hui. Donc ça ça paraît effectivement sauf miracle mais elle devrait aller très vite et aboutir finalement à aucun accord. Ouais.
Il y avait eu un miracle il y a il y a il y a quasiment 1 an jour pour jour Franck Morel puisque la commission mix paritaire sur le budget de la SQU avait été conclusive. Ça avait pas empêché Michel Barnier de connaître son son destin quelques semaines plus tard. Absolum.
Absolument. C'est un peu, vous savez le jour de la marmotte, on va revivre ce que nous avons sous une forme différente parce qu'effectivement Barnier avait été censuré sur le rejet du PLFS effectivement après une CMP conclusive. Là le scénario est différent euh mais l'incertitude est totale sur la suite des opérations parce qu'effectivement CMP probablement non conclusif, vous avez raison.
Donc après le processus parlementaire reprend son cours euh et qu'est-ce qui se passe à la fin du film ? C'est-à-dire est-ce que au bout du bout l'Assemblée a le dernier mot ? C'est l'une des rares certitudes que nous avons vu effectivement c'est ce que la constitution des règles constitutionnell voilà sur le PFS le PLFS voilà mais après effectivement qu'est-ce qui se passe quoi est-ce que l'assemblée le vote derot l'assemblée aura le dernier mot et mais ce qui ou alors le temps va s'écouler et on pourra pas adopter ou ne pasou rejeter un un PLFSS et ça peut pas passer par une loi spéciale pour la bonne et simple raison d'abord que c'est pas prévu constitutionnellement et qu'en plus alors heureusement ou malheureusement moi j'aurais plutôt tendance à dire Malheureusement, mais le PLFSS qui n'est pas un budget à proprement parler contient dans ces articles des autorisations d'emprunt pour la France.
Donc de toute façon techniquement on pourrait passer par une loi spéciale. Il reste la solution pour le PLFSS, je dis bien pas pour le PLF de passer par des ordonnances parce que PLFSS sécurité sociale PLF budget de l'État budget de l'État donc passer par des ordonnances 47 uniquement pour la sécurité sociale possible pour la sécurité sociale. Alors on va on a évoqué la la perspective des débats du retour de ce projet de financement de la sécurité sociale à l'Assemblée.
On va en parler tout de suite avec Clémentine Louise. Bonsoir Clémentine, bienvenue. Donc on on on a effectivement eu sans surprise la suspension de la réforme, enfin le retour sur la suspension de la réforme des retraites hier au Sénat.
Cette mesure qui est importante, qui est emblématique pour le Parti socialiste notamment et pour la stabilité du gouvernement, qu'est-ce qu'elle devient là dans les prochains jours ? Son avenir est particulièrement flou. améat à l'assemblée nationale pour une nouvelle lecture mais les équilibres politique à l'Assemblée nationale sont les mêmes.
Les blocages risquent aussi d'être les mêmes parce que si les députés remettent le texte sur la remettent pardon dans le texte la suspension de la réforme des retraites, et bien encore faut-il qu'il s'accorde ensuite à voter l'ensemble du texte sur la partie recette et sur la partie dépenses dans le temps imparti, c'est-à-dire pour le le le projet de loi de la sécurité sociale, pardon, le temps à parti, c'est jusqu'au 13 décembre. Et alors s'ils ne se mettent pas d'accord là et bien si ou s'ils n'ont pas le temps de voter et bien le texte ne sera pas adopté. Et donc imaginons pas de budget de la sécurité sociale.
Que se passe-t-il pour la suspension de la réforme des retraites ? Est-ce qu'elle est compromise ? Bah elle est particulièrement compromise car le premier ministre c'est interdit l'usage du 493 et semble aussi écarter l'utilisation des ordonnances des alternatives qui auraient permis au gouvernement de passer en force face à un parlement grippé.
Mais à part revirement de situation, il ne reste que la loi spéciale. La loi spéciale qui consiste à reconduire le même budget euh que l'an passé en y incluant quelques crédits de la sécurité sociale. Mais alors, est-ce que l'an dernier dans le budget, il y avait cette suspension de la réforme des retraites ?
C'est une colle. Je crois que je peux répondre au non sans peur de me tromper. [rires] Et bien non.
Et donc si on utilise pour 2026 le budget 2025, pas de suspension de la réforme des retraites. Et qui dit pas de suspension de la réforme des retraites dit gouvernement en mauvaise posture. C'est ça.
Oui, tout à fait. Puisque la suspension de la réforme, ben c'est le compromis qui avait convaincu les socialistes de ne pas censurer le gouvernement. Alors si elle tombe à l'eau, et bien que feront les socialistes ?
Est-ce qu'ils censureront ? Pour le moment, le président du groupe socialiste au Sénat, Patrick Caner, croit encore au compromis avant une loi spéciale. Il était au micro d'Alexandre Poussard.
C'était tout à l'heure la loi spéciale, c'est un outil pour passer les étapes et moi, j'ai pas envie qu'on revienne sur le budget pendant la période des élections municipales. Donc je crois encore au compromis pour un vote du budget. Nous ne voterons pas le budget.
Nous ne sommes pas dans la majorité mais nous pouvons nous abstenir si nous sommes respectés. Mais quand bien même il serait il serait respecté, pardon, comme vient de le dire Patrick Caner, et bien encore faut-il que les députés aient le dent le temps d'aller au bout du vote. Merci beaucoup Clémentine.
Le le Parti socialiste qui demande du respect Franck Morel, ça ça passe par quoi ? Ça passe par une forme une sorte de surenchère ? Est-ce qu'ils ont bloqué le Premier ministre dans une sorte de cornéation ?
Après, il mérite évidemment le respect. Il y a pas de débat là-dessus. La question, elle est elle est plutôt celle de savoir qu'est-ce que c'est qu'un compromis.
H est-ce que un compromis c'est le fait de lâcher vraiment beaucoup de choses ou est-ce que c'est le fait de demander des concessions réciproques ? Je pense que c'est un peu le définition du terme de compromis des concessions réciproques. Euh, on a le sentiment que les concessions, elles ont été un petit peu à sens unique puisque il y a eu à la fois la question de la suspension des retraites mais pas uniquement.
Effectivement, il y a eu aussi la fin de Mais ça c'est vrai pour l'assemblée quand on entend les socialistes, pardon nous interromp quand on entend les socialistes ici au Sénat, ils disent l'inverse, il disent qu'il y a pas eu de concession de la part de la droite Oui, vous avez raison. C'est moins vrai dans l'autre sens au vote du Sénat mais parce que pour le coup effectivement, il y a une logique majoritaire dans l'autre sens qui a joué. La logique de compromis, elle veut jouer à l'assemblée du fait de l'absence de majorité et donc du fait de la nécessité de composer avec différentes entre différentes exigences qui sont contradictoires.
Non, il y a un point moi qui m'a sauté aux yeux dans dans la présentation qui a été faite tout à l'heure qui montre à quel point on pourrait basculer dans une situation très ironique et très contradictoire. Vous avez rappelé tout à l'heure le les modalités d'adoption de la réforme des retraites avec le 493. Si jamais le budget n'est pas de la sécurité sociale n'est pas voté au bout du bout, on sera dans une situation où en tout cas n'est pas voté dans le cadre de règles classiques he d'un vote classique.
On sera dans une situation où la seule manière de faire adopter la suspension de la réforme des retraites, ça sera un non vote, l'ordonnance puisque l'ordonnance permettrait de revenir au projet initial. Pas beaucoup plus démocratique que le 40 que l'usage qui est moins démocratique que le 493 parce que là c'est totalement un non vote ou un 493 négocié. Alors ça on y reviendra sur l'hypothèse de la 493 négocié parce que ça quand même assez croustillant quand même.
Si si on verra parce que c'est vrai qu'au au au sein du Parti socialiste, il a quelques voix qui commencent à se faire entendre sur l'hypothèse de revenir au 493. Les socialistes en attendant euh ils veulent quand même se battre à l'assemblée pour suspendre pour de bon cette réforme des retraites. C'est ce que disait la maire de Nand Johanna Roland qui était l'invité de notre matinale face à Orian Mansig.
Franchement, je crois que les socialistes ont fait la preuve toutes ces dernières semaines et tous ces derniers mois qu'ils étaient prêt, que nous étions prêts au compromis. Il y a une copie qui est sortie de l'Assemblée nationale. Alors, je le dis, c'est un peu délicat, on est sur Public Sénat, mais la vérité c'est que c'est à l'Assemblée nationale que le dernier mot va se jouer.
Et donc, c'est là que oui, nous allons mettre toutes nos forces dans cette bataille. Il n'est pas question à aucun moment donné que la suspension de la réforme des retraites ne soit pas une avancée tangible concrète pour les 3,5 millions de Français qui en ont besoin. Euh John Christopher Rolland, les socialistes, si on se projette, ils pourront dire qu'ils ont essayé.
Oui. Alors, il va y avoir une double narration en fait. La première, c'est parce que d'abord il y a l'immédiateté he le le débat budgétaire, il faut présenter des trophées.
Puis la deuxième temps, c'est parce qu'on est en période électorale qui s'ouvre nettement. derrière mais ce qui est certain qu'on voit bien ici alors sur la phase du Sénat pas de problème he il y a une majorité stable mais au-delà le parlement assemblée et Sénat on voit bien c'est la preuve que en réalité sur une copie budgétaire ils n'ont jamais réellement la main le parlement a été très bien rationalisé ou trop rationalisé d'ailleur il y a peut-être une surdose de rationalisation quand on est en majorité absolue ça se voit pas il y a eu 493 pour certaines fois quand on est en tripartition, c'est encore plus visible. Et d'ailleurs, ça va faire le lien avec ce que je pense on va dire tout à l'heure, c'est que on en vient à tellement constater que le parlement le parlement n'a pas la main sur la copie qui vont en être peut-être à supplier qu'on utilise le 493 qui aura sans doute à repenser tous ces temps budgétaires qui manifestement démontrent de manière criante l'absence de recueil du consentement des Français parce que c'est ça au bout.
C'est le prochain chapitre, ça tombe super bien. On va on va se poser la question de changer les règles autour de du vote de ces de ces budgets. Mais je voudrais quand même faire encore un peu de politique Valérias parce que pour le parti évidemment alors j'enfonce une porte ouverte mais quand même il y a il y a les insoumis qui sont en embuscade et qui ont le discours à à opposer au socialistes.
Enfin le le on vous l'avait bien dit, c'est c'est c'est prêt à c'est prêt à être dégainer si la suspension n'est pas même déjà ça se déga régulièrement au fil de l'eau. Bien sûr, là le Parti socialiste a joué une stratégie de compromis pour essayer de faire passer cette suspension de la réforme des retraites. Et si ça si ça ne marche pas, ben les insommis est-ce que c'est un risque électoral d'une certaine façon ?
Bien sûr, il y a les enjeux il y a les enjeux électoraux derrière tout ce qui se passe actuellement et d'ailleurs, il y a tellement d'enjeux électoraux que en effet les stratégies sur le budget s'en ressentent largement. On peut reconnaître aux insoumis qu'ils sont très clairs en tout cas sur leur démarche, sur leurs objectifs et sur leur stratégie. le le Parti socialiste a essayé justement de se prendre ses distances avec les les insoumis et d'avoir une autre stratégie de responsabilité et en ayant négocié certains gains naturellement particulièrement la suspension de la réforme des retraites et en prenant le risque que si n'aboutit pas ça leur revient en boomerang.
Ouais Jonathan votre avis je on oublie un tout petit peu quand même le point de départ de toute cette séquence là. Il y a un discours de politique générale qui est tenu par Sébastien Lecnu. Il y a encore plus en arrière, mais il y a pas si longtemps que ça, des élections qui ont eu lieu.
Donc c'est vrai qu'on a l'impression d'avoir deux mondes parallèles qui cohabitent à peine. D'un côté, le Sénat qui est sur un autre temps, une autre réalité politique, une autre majorité, une stabilité enfin voilà qui a sûrement plein d'avantages dans beaucoup de circonstances mais qui là semble quand même très décalé par rapport au débats tel qu'il se pose dans la scène politique avec des minorités de tous les côtés à l'assemblée. la volonté quand même d'une partie des gens de vouloir s'entendre des principes posés par Sébastien Lecornu, la tentative d'un compromis avec les socialistes, un camp macroniste qui quand même est sorti des faits des dernières élections.
Donc cette conjonction des deux, elle doit forcément amener à autre chose que le statut quo auquel on assiste. Donc après les socialistes évidemment jouent une partition qui est compliquée de réaffirmation identitaire en disant mieux vaut les petits pas tout de suite que le grand soir, on sait pas quand. H et l'idée de se de se dissocier de la d'une stratégie qui est beaucoup plus claire qui est celle de de Jean-Luc Mélenchon.
Mais d'une certaine manière, je sais pas comment le dire, mais le ce qui se passe au Sénala est très intéressant parce que ça montre la stratégie de la droite en gros, mais pas tellement plus que ça en fait et que l'essentiel ça doit se jouer et c'est ce qui va se passer à l'assemblée dans les semaines qui viennent mais qu'il faut qu'il y ait une forme d'atterrissage par rapport à différents faits politiques qu'on peut pas qu'on peut pas qu'on peut pas écarter. Une élection, c'est central. Un discours de politique générale, c'est fondateur.
Voilà, maintenant il faut le traduire en axe. Alors, ce qui est intéressant, on a un peu répondu, mais euh si vous nous posez ces questions, c'est qu'il faut qu'on soit plus précis. Agnès qui nous écrit de Saint-Saturn qui nous dit "J'avoue que je ne comprends pas trop la la commission mix paritaire.
On met des élus dans une pièce, on ferme les portes, on espère que ça s'arrange." Mais oui, c'est du bon sens et c'est un bon résumé. et Anna de Javron les Chapell.
Si la commission mix paritaire échoue, est-ce que ça veut dire que tout le travail de ces gens est annulé ou juste reporté ? Comment comment ça se passe ? De quelle copie on repart à l'assemblée en fait ?
D'accord. Alors d' sur la première question de la téléspectatrice effectivement le le le but c'est de dire à plusieurs on n'y arrive pas si on réduit le nombre on pourra trouver plus facilement un terrain d'entendre et si on passe à h clos et à h clos évidemment ça [rires] aide. Il y a ce qui est un sujet aussi oui c'est un sujet de transformé Sandrine Rousseau s'est fait rappeler à l'ordre he pour avoir tweeté sur ce qui se passait dans la commission.
Ouaisitus vair des amendements qui ont été adoptés au sénat. Donc ce qui vient d'être voté au sénat. Exactement.
Donc rebelotte dans l'autre sens. C'est-à-dire que on aura c'est un peu docteur Je mise. On va redétricoter ce qui a été redétricoté.
On en a une suspension de la suspension des retraites pour bien comprendre où on en est. Mais c'est encore une fois c'est le c'est une tragédie grecque qui se joue là. H le Parti socialiste était sans doute au courant que ça pouvait mal se finir.
C'est un paris aussi politique qui a été pris et donc voilà. Après nul ne peut prévoir ce qui va se passer. Non, on est très prudent parce que il y a encore c'est une équation qui qui contient encore beaucoup d'inconnualité parce que parce qu'effectivement ce que j'ai oublié de dire tout à l'heure c'est que s'il y a bien une majorité en ce moment que le Sénat ne vit pas c'est que le Sénat ne peut pas être dissous.
En revanche il y a quand même un socle qui craint quand même la dissolution. Donc c'est un allié de poids pour le gouvernement et puis pour tous ceux qui disent mieux vaut la stabilité, ça c'est l'élément de langage, mieux vaut la stabilité que finalement des compromis qui sont idéologiquement peu entendables. Alors ce sentiment là qu'on a collectivement sans doute vous de votre téléviseur et puis et puis nous ou votre ordinateur et puis et puis nous quand on commmente cette actualité budgétaire depuis depuis des semaines, c'est que effectivement cette impasse, ce blocage dont on a du mal à sortir.
Est-ce qu'il faut changer les règles ? Le sénateur place publique Grégory Blanc a déposé aujourd'hui une proposition de loi visant à réformer en profondeur la procédure budgétaire. C'est vrai que le fait de voter les recettes avant les dépenses, ce ces délais peut-être trop contraints Franck Morel, vous dites quoi ?
Il faut il faut effectivement changer plusieurs choses. Il y a plusieurs choses. Vous vous avez cité l'une d'entre elles qui est le fait de voter les recettes avant les dépenses par exemple effectivement qui a donné une impression qui n'était pas qu'une impression d'ailleurs qui était une réalité mais en tout cas désagréable de de d'alourdir des taxes des taxes des taxes avant même du coup de se préoccuper de la réduction des dépenses et parce que l'ordre des choses chronologiquement était celui-là.
Donc il y a quelque chose à questionner sur ce planlà. Moi, il y a un deuxième aspect, je ne sais pas si c'est dans la proposition, mais qui me paraît intéressant de questionner, euh c'est le fait de de d'avoir un horizon temporel beaucoup plus large. Euh on a le principe de l'annualité budgétaire euh qui nous laisse l'œil river sur l'année à venir alors que dans un certain nombre de cas, il pourrait être intéressant effectivement de se placer dans un horizon temporel plus plus large.
Il faut bien voter chaque année un budget. Oui, mais on pourrait avoir un certain nombre de dispositions. C'est pas possible aujourd'hui effectivement avec la règle de l'annualité, mais on pourrait tout à fait imaginer d'avoir un certain nombre de dispositions qui s'inscrivent dans une perspective pluriannuelle.
Euh et je pense que sur les questions sociales notamment et les questions de soutenabilité sociale, ça peut être quelque chose d'intéressant. Ça existe pour des lois de programmation enfin effectivement. Est-ce que vous dites John Christopher Roland qu' il y a pas assez de temps pour travailler sereinement sur les budgets ?
Mais ça ça commence, j'ille même au-delà du budget. C'est-à-dire que on est là, on on l'a dit tout à l'heure, on est sur des questions qui sont fondamentales qui sont des questions avant d'être des questions financières, qui sont des questions sociétal sociale. On prend par exemple le temps de la retraite.
Moi, j'ai pas d'avis particulier, je vais me retrancher derrière mon rôle de constitutionnaliste, mais qu'est-ce qu'on fait de la deuxième belle partie de la vie ? Est-ce qu'on la rentabilise économiquement ? Est-ce qu'on l'utilise autrement ?
Ce sont des débats qui doivent avoir lieu en amont bien avant. et vous vous retrouvez dans un temps contraint parce que c'est 50 jours hein pour le projet de loi de la la sécurité sociale en 50 jours sur un parlement finalement qui est là pour adopter ou pas la copie budgétaire parce que ce qu'on dit pas non plus c'est que la marge de manœuvre du parlement pour amender sous amend avec le les fameuses irrecevabilités, je peux expliquer en deux mots financières, c'est-à-dire que le parlement ne peut pas alourdir des dépenses ou amoindrir des recettes. il est déjà quand même sacrément contraint sur ces questions-là et notamment aussi sur la la question fiscale, la justice fiscale.
Ce sont des questions qui méritent des débats très long, pluriannuel probablement et on vient donner une copie qui a été préparée par Ber en grande partie. Ça aussi démocratiquement faudra qu'on s'y interroge un jour et on le donne au Parlement 70 jours navette entre deux chambres. Enfin franchement ces débatsl méritent beaucoup mieux que ce temps contre.
Il faut il faut changer les règles. De deux avis favorables. Est-ce que la tripartition de l'Assemblée nationale Valrigas oblige pas finalement à revoir un peu ses règles ?
Parce que là on fait le constat d'un blocage quoi ? C'est vrai que là, on est dans une période où tout change et de plus en plus de voix estiment que en effet même après la prochaine présidentielle, le président qui sera élu n'est pas garanti absolument d'avoir justement une majorité absolue et que ce ça risque de de perdurer qu'en effet, il va peut-être falloir remodifier un petit peu les choses. Pour revenir sur le temps, c'est vrai que depuis le début de ce débat budgétaire, la seule préoccupation analyse, c'est est-ce qu'on aura le temps et de d'annoncer les délais à chaque étape, le nombre de jours pour le le l'Assemblée, le Sénat et tout ça avec en effet l'absence de majorité qui rend qui rend tout plus plus compliqué et cette tripartition qui risquerait de durer.
Ouais. Non mais là en fait la situation vient souligner le fait qu'il y a beaucoup de choses à changer. C'est pas sûr qu'il suffirait de changer le temps de débat pour que la situation se règle.
Ça pourrait peut-être permettre de sortir de cette mécanisme en de construction du budget. Ce que vous disiez sur le fait que la copie originelle, la façon dont le texte en débat est élaboré, ça c'est je pense que c'est aujourd'hui il reste une sorte de binarité, c'est-à-dire qu'il y aurait un budget qui serait sérieux, une enfin le le bon sens, la réalité et le reste ce serait pas sérieux. Bah quand vous avez des électeurs qui veulent que leurs aspirations soient mises en œuvre, c'est c'est c'est absolument délétaire sur le long terme.
Alors, on va s'intéresser maintenant au budget de l'État. La situation est pas moins bloquée après le rejet de la quasi unanimité, moins une voix des députés au sein du gouvernement. On pratique comment vous dire la méthode couétient par exemple le ministre de l'économie Roland l'escur.
On connaît maintenant le budget que l'assemblée ne veut pas. Hm le défi des 4 semaines qui viennent, 3 semaines qui viennent, c'est de se mettre d'accord sur un budget dont l'assemblée veut. Là aussi, moi je suis persuadé que c'est possible dans tous les États du monde, on y arrive.
Ça prend du temps, ça prend des compromis. Il faut faire des Vous voyez les positions obscur des autres. Vous pensez vraiment à la possibilité que ça se termine sur un vote ?
Bien sûr. Mais bien sûr, j'y crois. Pourquoi ?
Parce qu'on est dans une négociation. Quand vous négociez, vous exprimez des convictions. Mais ensuite, je vais pas Allez, si je vais le faire, je vais citer Maung.
Quand il y a une volonté, il y a un chemin. Aujourd'hui, moi je vois qu'il y a une majorité de l'Assemblée nationale qui est prête à faire ses compromis. On n pas l'habitude en France, donc c'est un peu dur.
Ça fait un peu mal, y compris à nous d'ailleurs. Et alors, c'est drôle parce qu'il y a beaucoup d'auturs de France Inter qui ont dit "C'est pas Mao Setung qui qui l'a dit." Alors, je je viens de faire une recherche là, j'ai du Lenine, j'ai du Einstein, enfin bref, elle est elle est reconnuelle elle est en disant que son son papa communiste et journaliste à l'humanité aurait pas été très fier de lui pour cette approximation. [rires] D'accord.
Donc c'était c'était pas mais mais je mais Jonathan sur cette histoire de de volonté, l'une des grandes difficultés de Sébastien Lecnu, c'est le manque de volonté de ce fameux socle commun. Bah oui, c'est quand même un problème de base et un problème persistant. C'estàd que c'est le bloc parlementaire sur lequel il peut compter et qui justifie sa nomination à Maton.
Mais on regarde ce qui s'est passé ces dernières semaines à l'Assemblée. Ce soit qu'il a pas grand-chose de commun et il est tout sauf un poid d'appui solide pour le premier ministre pour dire les choses autrement. Donc Sébastien le Cornu, il semble même pas être le vrai chef de sa propre minorité.
On voit comment les trouves de Gabriel Atal, d'Edouard Philippe, de François Bairou pour des raisons qui leur appartiennent, parfois pour des raisons de conviction, parfois pour des raisons de stratégie. En tout cas, ce qui est sûr, c'est qu'ils n'en font qu'à leur tête à l'Assemblée nationale, qu'il y a pas de position commune. Donc, dès lors, on se demande comment ce Premier ministre qui affirme être minoritaire, qui affirme être fragile, qui se cache pas derrière son petit doigt à ce niveau-là, comment est-ce qu'il peut négocier de façon crédible avec le PS si cette stratégie n'est même pas partagée par c par ses troupes ?
Et quant au groupe de présidés par Laurent Voquier, donc les LR, c'est vrai que depuis qu'ils ont décidé de ne pas participer au gouvernement, ça fait encore un allié de moins et c'était déjà un allié remuant. Donc cette faiblesse du premier ministre qui n'en finit plus sans succès euh d'en appeler à l'opinion, de prendre l'opinion à témoin, en fait, elle est encore plus patente au Sénat. C'est ce qu'on a vu ces ces derniers jours où les centristes, la droite majoritaire était particulièrement offensif pour comme il disait sortir le carcher.
Ils l'ont sorti, ils ont ils ont tout détricoté et en fait contenter la gauche et en même temps la droite le tout sans braquer le bloc central. Bah on l'a beaucoup dit hein, mais il y a pour Sébastien Lecordnu une forme de quadrature qui semble en l'état indépassable et c'est pas sûr que les semaines qui viennent permettent d'éclaircir le chemin. Que le volet recette du PLF quand même, il faut se rendre compte de ce qui s'est passé et été rejeté par les députés à l'unanimité moins une voix.
H ça montre l'état du du bazar quand ou effectivement c'était historique sans précédent et l'écueil originel selon vous c'est de ne pas avoir négocié en amont une sorte de contrat de gouvernement. Bah, je pense qu'il faut le rappeler parce qu'effectivement il y a plein de justifications. Tout s'est fait dans l'urgence et c'est pas seulement la faute du premier ministre, mais c'est lui qui en fait le plus les frais aujourd'hui.
Parce qu'en fait, il faut bien avoir en tête qu'on on en appelle souvent basculement dans une démocratie parlementaire que le fait parlementaire s'impose mais tel que ça existe d'ailleurs chez la plupart de nos voisins. Mais en fait la démocratie parlementaire c'est pas la négociation permanente perpétuelle avec des groupes qui ont pas envie de s'entendre dans une ambiance de bordel généralisé. Ça c'est autre chose.
Ça c'est plutôt un mésage de ce que devrait être le parlementarisme. En fait, c ne peut fonctionner que si la négociation a lieu en amont, que si la négociation, elle se fait autour d'un vrai contrat de gouvernement, ce qui prend forcément du temps et qui en fait chacun sait où il va dès le départ. C'est pas on avance, on verra et on brandit chacun la pancarte du compromis en disant c'est moi qui veut le plus le compromis.
On le fait ce compromis avec des on c'estd que faut accepter un certain nombre de sacrifices et on dit souvent qu'un bon compromis c'est une négociation dont tout le monde sort en étant mécontent mais au moins on sait où on va et encore une fois Sébastien Cornus c'est pas le seul responsable de cette situation mais quand on l'entend fut sujet uniquement le RN et la France insoumise je pense que c'est clairement un balai qui devrait être passé devant la porte de l'ensemble des partis et puis on va l'évoquer on a un peu parlé mais on va y revenir l'arme du 493 c'est vrai qu'il y a plus vraiment de levier pour l'exécution utif pour présenter une copie de de synthèse en mettant les uns et les autres devant le responsabilité. C'est une situation qui est un peu baroque parce que ce sacrifice, cet abandon du 493, c'était nécessaire dans la discussion dans le contexte comme un signe de bonne volonté en disant on sort de cette verticalité, on donne toute sa place au parlement et ça finit par avoir une forme d'effet boomerang parce qu'en fait à partir du moment où c'est un peu la chanl au parlement et où du parlement ne peut pas sortir le compromis, celui qui s'était fait fort d'être le garant ou le porteur de cette culture du compromis n'a plus d'armes à part on a dit les ordonnances mais on n' jamais adopté un budget par ordonnance donc on serait quand même dans un fait autoritaire qui poserait question et qu'en fait aujourd' même des voix donc beaucoup de voix en off mais certaines voies en on. François Hollande par exemple aujourd'hui n'hésite plus à le dire.
Il y a presque ce qu'on se disait sur la réforme des retraites mais sur aussi un certain nombre de points de la justice fiscale. Voilà, il y a ceux qui étaient les plus opposés à l'usage de 493 et qui l'ont beaucoup critiqué sous Elizabeth Born comme sous Gabriel Atal comme depuis la dissolution. Bah aujourd'hui il se dit c'est peut-être la moins mauvaise des solutions si on veut sortir par le haut.
Ouais. Valérias effectivement au au Parti socialiste, il y a François Hollande qui pousse qui qui euh voilà euh partage cette petite musique de ah finalement faut pas renoncer à un outil euh constitutionnel. Ben oui, c'est une c'est aussi le modème qui a remis ça dans l'atmosphère avec Marc Fenot qui avait dit il va falloir il va falloir y revenir.
Alors l'idée ce serait peut-être si tout ça n'aboutissait pas avant la fin de l'année, s'il y avait une loi spéciale euh et si on repartait sur une autre discussion budgétaire en 2026 et bien ce qu'aurait l'engagement de 2025 pourrait ne plus être pris en 2026 et peut-être arranger tout le monde. Et l'idée que les socialistes doivent demander, monsieur le premier ministre, s'il vous plaît, remettez le 493. Après avoir réclamé, tenter plus de de de ne rien faire sans avoir obtenu d'abandonner le 493, ça paraît compliqué politiquement aussi.
Donc chacun s'est mis dans un corner. Ouais, c'est ça. Dans pendant que vous nous parlez, on voit la question de désirer qui est vraiment là-dessus.
La seule solution, c'est le 493. On peut pas rester bloqué. Votre avis Franck Morel ?
Mais euh je pense vous avez raison, c'est assez baroque mais ça permet de souligner un point, c'est que nous avons une constitution qui a quand même une variété d'outils dont il ne faut pas se priver d'emblé de pouvoir les utiliser. On parle du 493, il a on n' pas évoqué la question du vote bloqué mais qui peut faire partie aussi des des outils qui peuvent être utilisés dans la procédure parlementaire. Mais je voudrais rebondir sur le la citation de de Roland l'escur et ce que vous disiez tout à l'heure.
Je je partage totalement euh le fait que l'absence de comment dire de contrat acté à l'origine est sans doute l'une des raisons de l'impasse de la relative impasse dans laquelle nous nous trouvons aujourd'hui. Parce que quand on dit quand il y a une volonté, il y a un chemin. OK, mais quelle est la volonté ?
La volonté de quoi ? Est-ce que c'est la volonté de faire adopter un texte dont on ne sait pas ce qu'il y aura dedans ou est-ce que c'est la volonté de mettre en œuvre un certain nombre de mesures ? Je pense que le le problème de départ, il est sur cette question de la volonté.
On est d'accord Franck Morel, il y a il y a évidemment l'engagement, la cohérence sur un certain nombre de de de textes. Il y a aussi une stratégie présidentielle en l'occurrence celle d'Édouard Philippe qui joue dans la situation. On peut on peut citer celle de Gabriel Atal.
Enfin, je vais pas faire toutes les forces du bloc central. Voilà. Bien sûr. le le faible ou l'absence de Non mais bien sûr mais cette question de l'absence de contrat entre guillemets, on peut la faire remonter même à avant Sébastien Lecornu.
On peut la faire remonter à à Michel Barnier, c'est-à-dire à juste après les élections législatives et le constat, allez, on peut même la faire remonter à 2022 parce qu'effectivement on était dans une situation de majorité relative et il aurait été bien utile effectivement de formaliser un contrat à l'époque par exemple avec les républicains. On aurait peut-être évité une dissolution. Ouais, effectivement.
Alors, votre avis de constitutionnalisme sur le renoncement au 493, John Christopher Rolland. Mais moi je pense que c'était assez piégeux en réalité, mais moi je suis assez convaincu que Sébastien Lecornu savait à peu près, il maîtrise très bien les arcanes et la procédure parlementaire. En fait, on touche à un débat de fond, c'est que et d'ailleurs les réformes les réformes de la constitution qui ont été opérées dans les années 90 2000 2008 n'ont jamais en réalité touché, il faut il faut il faut le reconnaître, le cœur du régime.
Je pense que la France est un pays qui est mû pour la démocratie parlementaire aujourd'hui. Alors ça nécessitera un changement de paradigme de la classe politique, hein, parce que si vous prenez du poids et que vous accusez toujours votre chemise, ça va pas aller. C'est un peu ce qui se passe.
J'aime bien la for [rires] et deuxièmement de deuxièmement c'est que et je suis assez d'accord peut-être dès 2022 mais surtout en 2024 peut-être que la ce pacte gouvernemental même cette proposition de premier ministre aurait dû émaner du parlement. C'est-à-dire que moi je suis persuadé que pour revivifier, il faut débrancher un peu la verticalité du président. On en a plus vraiment besoin aujourd'hui même depuis une vingtaine d'années.
Et il faut donner la main au Parlement. Si c'était à eux de voter pour un premier ministre, alors on aurait pu avoir alors je crois pas à la prophétie autoréalisatrice he c'est une culture qu'il faut adopter mais derrière on aurait pu avoir comme à l'allemande comme à la belge comme à l'anglaise c'est déjà arrivé vraiment un contrat de gouvernement là aujourd'hui ce qui va rester c'est que on a un gouvernement minoritaire qui reste accroché parce que c'est la seule combinaison qui a été trouvée par le président de la République mais à la fin je peux vous dire que ça crispe. Ça crispe pas que les constitutionnalistes ça crispe les gens.
Oui, effectivement, je je suis obligé de faire une blague. Roland, vous avez un look le cornien parce que juste derrière vous, il y a la photo du premier ministre avec le pull, la cravate, la chemise. Bon bref, voilà, c'est elle trotte dans ma tête depuis [rires] 10 minutes cette blague.
Il fallait que je la sorte. Tu restera peut-être quelque chose de Sébastien le voil non mais il a il a démontré en tout cas sa puissance de la connaissance de la procédure. Moi je suis très épaté par ça.
Oui. Mais alors il y a une dimension qui est quand même très intéressante. On a commencé à l'évoquer.
C'est c'est le tout pour éviter la dissolution. Franck Morel c'est peut-être si on cherche alors là on a beaucoup fait les points de faiblesse du premier ministre. Là c'est peut-être un point de solidité ou en tout cas.
La difficulté, si vous voulez, c'est que toutes les études d'opinion, tous les sondages d'opinion montrent que s'il y avait une dissolution aujourd'hui, le scénario, les deux scénarios les plus probables sont soit une victoire du RN qui aurait la majorité absolue ou une majorité relative très forte, soit une assemblée encore plus ingouvernable qu'aujourd'hui. Donc ces deux scénarios n'incitent pas à l'optimiste quand à l'optimisme en tout cas quant à la suite des opération parce que si c'est une victoire du RN, ça veut dire que le RN aurait aurait les manettes et la politique du pire consistant à dire ils vont décevoir et tout sauf certaines même si les précédentes expériences de cohabitation ont pas été heureuses pour celui qui était premier ministre mais là il y aurait qu'un an et demi donc je suis pas sûr qu'en un an et demi euh ils auraient le temps de de s'user entre guillemets euh vu le niveau en plus qu'on montrait le les forces dites traditionnellement habitué au pouvoir. C'est vrai que la c'est pas très dur de faire mieux ou mal.
Ouais. Enfin non mais c'est vrai c'est quand on regarde des français il y a quand même pas grandose donc compliqué si vous voulez et puis si le résultat c'est une assemblée encore plus ingouvernable qu'aujourd'hui bah c'est on reprend les mêmes on recommence en encore plus compliqué quoi. Donc effectivement ça plaide pas forcément pour une pour une dissolution même en cas de blocage.
Ça veut dire que le scénario en cas de blocage d'un d'une poursuite de je dirais du feuilleton qu'on a connu depuis juin 2024 avec soit la nomination à nouveau de l'occorn, soit une nouvelle nomination de quelqu'un d'autre avec les mêmes difficultés, ça peut continuer encore longtemps et c'est désespérant. C'est c'est pour ça que Édouard Philippe s'est exprimé sur la question de l'élection présidentielle parce que c'est assez désespérant. On se pose la question, on se dit est-ce qu'on va pouvoir continuer comme ça encore jusqu'en 2027 ?
Est-ce qu'on peut se payer le luxe de continuer comme ça encore jusqu'en 27 ? Surtout John Christopher, si on reprend l'hypothèse d'une dissolution et ça viendrait percuter la campagne des élections municipales. Enfin, c'est totalement là aussi inédit dans notre dans l'histoire de de Alors, après c'est un instrument l'appel au peuple en soi n'est pas n'est pas si vous voulez quelque chose de mauvais.
On dit souvent que la dissolution a été ratée. Elle a été ratée pour son instigateur. Appeler les gens à voter, c'est plutôt un succès de la démocratie.
Donc ça déjà, il faut il faut quand même le rappeler. Le problème, c'est qu'il y a pas de bon moment. Et là vous allez percuter les municipales.
Si on attend même un peu plus loin le mois de juin avec cette règle qu'on peut pas redissoudre à nouveau pendant un an, et ben vous liez les mains du prochain du successeur ou ou de la successeur et puis surtout bien sûr et puis surtout quel bilan sur un mandat. Alors moi je pensais que le deuxème quinquena serait un peu celui de la fin de règne comme on peut pas se représenter une troisème fois. Il l'a quand même largement redynamisé. pas lui dire contraire mais deux deux dissolutions dans un même quinquena euh plus la réforme des retraites si elle est suspendue c'est-à-dire qu'on le dira en 10 ans vous avez augmenté l'âge de départ de 9 mois c'est c'est il reste pas alors il y a plein d'autres choses hein dans dans son bil mais ce que vont retenir les gens c'est ça en fait deux dissolution ça ça me paraît puis alors si la dissolution est à nouveau un échec bah c'est un peu mcmoon hein c'est une dissolution sur dissolution ne vau se dém voilà il faudrait qu'il se soumette ou se démettre alors il y a allez un dernier thème il y a il y avait avait un caillou assez gros he quand même dans la chaussure du premier ministre.
La hausse surprise de la taxe foncière que Bercy préparait. Sébastien Lecorn, il l'a officialisé, il a décidé de se s'en débarrasser ou en tout cas de reporter au calandre grec. Il l'a annoncé cet après-midi lors des questions au gouvernement.
C'était ici au Sédin. On le voit bien, toute approche nationale est morte née. Donc il va falloir revenir à une approche départementale, voire même à une approche infradépartementale, voire même commune par commune, puisque lorsqu'on regarde la cartographie de cette affaire, on le voit bien qu'on est en train de traiter nationnellement un sujet qui parfois n'a strictement rien à voir d'un département à l'autre.
J'irai même plus loin. Président d'Arnaud, certains départements sont pratiquement pas concernés et il peut y avoir une géographie, on va dire cela comme ça, de manière diplomatique qui mériterait qu'on s'y penche. Première chose.
Deuxième chose, si on a une approche infradépartementale au départemental, ça va prendre du temps. Et donc, j'ai demandé au ministre concerné de dilater ce calendrier pour nous emmener jusqu'au mois de mai ou juin. Bon, on a bien compris ça, c'est il n'y renonce pas mais il y renonce.
Ça s'appelle un rétropédale. Valérie Rigas, à quel point c'était devenu effectivement un irritant pour prendre un terme de de du monde de l'entreprise pour le pour le premier ministre et pour le gouvernement. La taxe foncière ou ah ben c'est parti très vite hein.
Dès que l'idée est rentrée dans l'atmosphère, ça a été la levée de bouclier. Alors c'est franchement la la fausse bonne idée, la vrae force politique c'était on s'est demandé d'ailleurs pourquoi à ce moment-là mettre ça sur le sur le débat. Mais bon là, Sébastien Lecnu a compris qu'il fallait absolument pas persister et à rétropédaler, à renvoyer ça au calandre grec et en même temps à surtout pas au gouvernement, mais débrouillez-vous avec le le bébé lancé par Bercy.
Mais voilà, c c'est Oui, [rires] j'avoue que celle-là, je l'avais pas vu venir la taxe foncière. Je sais pas d'où c'est sorti mais mais en effet c'était c'était vraiment pas le moment. John Christopher en fait on a c'est c'est tout paradoxe c'estàdire d'abord la mesure vient de Ber c'est c'est c'est dit comme ça ça fait depuis 1970 qu'on a pas revu les valeurs locatives cadastrales et c'est vrai que les maisons françaises pour le dire vite elles ont changé maintenant on a des salles de bain enfin moi quand ma mère est arrivée à Paris il y avait pas de il y avait pas de toilette c'était sur le palier donc ça a changé mais la temporalité vous imaginez 55 ans aprè on se dit tiens on va remettre tout ça à jour c'est meilleur moment là politiquement pour faire pour rencontrer les baignoir c'est un moment voilà ça montre bien que ce sont des débats qui doivent être portés devant public, on peut pas avoir des des voilà Ber c'est un peu éérit pas ce que c'est qui dit bah tout d'un coup ça y est parce que eux ils ont bien travaillé, ils ont fait quelque chose de de très construit, ça a duré des années, ça tombe au plus mauvais moment et c'est enfin moi je vous dites c'est un débat qui est d'une certaine façon justifié parce que il y a besoin de poilter cette fiscalité mais c'était le pire moment pour le faire.
Ça veut dire que sur un certain nombre de contributions comme ça, quand vous avez des mécanismes automatiques qui prennent en compte un certain nombre de paramètres, c'est quelque chose qui permet de dédramatiser effectivement les évolutions, ce qui est pas le cas ici. Et donc, comme vous l'avez souligné, c'était pas forcément le meilleur moment pour pour sortir du,4 millions de foyers. Çait c'était tout de suite le truc qui touchait tout le monde était l'irritant par excellence.
Dans un pays où où tous les Français, même quand ils ne le sont pas, rêvent de devenir propriétaire en plus accessoirement. Merci beaucoup à tous d'avoir participé à ce débat. Je vais rappeler les titres de vos livres Franck Morel, le travail et la solution cette édition Airman et John Christopher Roland Standard contre standard réflexion sur une catégorie juridique en droit public.
C'est aux éditions Larmatan. À très bientôt sur Public Sna vous retrouve évidemment sur l'antenne de RFI. Merci Valérias.
Yeah.
Édouard Philippe