Violences : le gouvernement fait monter les tensions | Ugo Bernalicis sur BFM TV
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 74 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 3:49OuverteRéponse directe
Qu'est-ce que vous en pensez ?
- 5:08OuverteRéponse directe
Un commentaire plus général avant d'entrer dans le vif du sujet ?
- 5:47RelanceRéponse partielle
Vous êtes dans la majorité depuis 6 ans, la situation se dégrade, vous en avez une part de responsabilité ?
- 6:28RelanceRéponse partielle
Vous dites que nous sommes responsables, vous voulez désarmer la police ?
- 7:12OuverteRéponse directe
Est-ce qu'on donne une lecture identitaire ou on apaise les choses ?
- 7:51FerméeRéponse partielle
Êtes-vous dans les 78% qui disent que Crépol n'est ni un fait divers ni une simple rixe ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 13:30Fait
« Seule l'action politique et l'action collective peut nous permettre de prendre le pouvoir et de changer cette situation. »
- 16:50Mathieu LefèvreFait
« Je ne polémique jamais avec les responsables politiques quand ils attaquent les sondages. »
Temps de parole
- ?100 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
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Nous en venons maintenant à la politique avec l'enquête pour BFM TV qui reprend d'ailleurs cette phrase qui est redevenue célèbre phrase de Gérard Colomb à l'occasion de la disparition de l'ancien ministre. Aujourd'hui on vit côte à côte mais je crains que demain on vive face à face. Les Français disent oui, ils sont d'accord avec cette formule de de Gérard Colomb. Bonjour Bernard Saintanè c'est vous qui publiez ce sondage. Ils sont d'accord à une très large majorité. Oui tout à fait. En fait, ce cette enquête révèle un peu un autoportrait d'une France qui se vit comme fracturée et divisée, qui se vit sous tension et qui redoute que la cohésion sociale soit menacée. Alors, division. D'abord, de Français sur trois disent que ce qui nous divise est plus fort que ce qui
nous rassemble. Ça aussi hein, c'est une phrase qu'on entend souvent notamment dans les meetings politiques hein. Vous savez, on termine toujours en disant "Mais nous avons la conviction que ce qui nous rassemble est plus fort, ce qui nous divise." Les Français disent non et ils disent non de manière beaucoup plus nette qu'il y a encore 10 ans par exemple, 10 points de plus. Et puis la 2è question, c'est un peu un hommage effectivement à titre poste euh au propos de de l'ancien maire de Lyon, ancien ministre de l'intérieur. 84 % des des des personnes que nous avons interrogé sont effectivement d'accord avec cette phrase qu'il avait prononcé en 2018 quand il avait quitté, vous vous en souvenez, la place Bovau, il avait dit "Aujourd'hui, on est côte à côte, je
crains que demain on vit face- à face." À l'époque, cette phrase avait été reprise, mais j'allais dire modérément. Aujourd'hui, les Français considèrent qu'il y a un vrai risque, qu'il y ait des points de rupture dans la société et que cela menace la la cohésion nationale. Ils vont même plus loin. Ils pensent que cette France face-àface, elle pourrait demain basculer, on n'y est pas encore, il faut le dire. Il faut toujours garder un peu de recul, elle pourrait basculer dans l'affrontement. Ils craignent qu'il y ait des violences entre les différents groupes, qui soient sociaux, politiques ou ethniques dans notre pays et il le craignent encore plus fortement. Neuf personnes interrogées sur 10 d'accord avec cette vo. C'est vraiment un chiffre très très marquant de votre sondage. 91 % des
Français se disent inquiets. Donc qu'il y a l'idée qu'il y ait de plus en plus de de violence et d'affrontement entre les groupes entre groupes sociaux. C'est quand même assez rare que dans une enquête on atteigne ce genre de de niveau. Avec un paradoxe he les Français font le constat de leur division mais ils se retrouvent de manière quasi unanime he 91 % pour faire ce constat de du risque de du point de bascule dans la société française. Et c'est incontestable que ce qui s'est passé à Crépol, le drame de Crépol a cristallisé à la fois les attentes en matière de sécurité et en même temps les tensions dans la société française. Hm hm. Alors dans cette dans cette enquête, il est aussi question très directement du drame de Crépol donc et de la mort du jeune euh du jeune Thomas. Les Français
très majoritairement disent "Non, non, c'est ni un fait d'hiver ni une simple Rix, hein." Non, non, c'est révélateur. Effectivement, ils sont ils sont d'accord avec les différents propos qu' tenu euh les responsables politiques. Nous les avons interrogés sur ces phrasesl ça représente la faillite générale de notre société. Les trois/4 des Français sont d'accord avec cette phrase de du ministre de l'intérieur. Le constat de l'ensuvagement est partagé. Alors l'auvagement, c'est un mot qui a été repris par Gérald Armanin puis par Éric par Eric Sioti. Mais par contre quand Olivier Verrand dit on estime que c'est à la justice de rendre justice, là on a effectivement un une approbation très nette. Il n'y a pas la tentation de l'autodéfense, en tout cas pas aujourd'hui. Et puis dernier point, les
propos extrêmement fermes qui ont été tenus par Éric Zemour et Marine Le Pen. Et bien ces propos sont approuvés moins que les autres mais ils sont approuvés, il faut le le dire. les propos de du président de reconquête sur le djihad au quotidien ou les propos de Marine Le Pen sur ses villages ruraux victimes de Rasia et bien il rencontre l'assentiment d'un peu plus d'un français sur deux. Alors, vous restez avec nous euh Bernard, bien sûr, Amandinaalaya à mes côtés pour euh essayer de comprendre cette situation qui, c'est vrai est extrêmement tendue depuis ce depuis ce drame. Et nos invités, Mathieu Lefet, vous êtes député Renaissance du Valde de Marne, bonjour. Hugo Bernalis, vous êtes député la France insoumise du nord. Bonjour, merci d'être Merci d'être là.
C'est un constat euh inquiétant, préoccupant, même assez sombre, j'allais dire. Qu'est-ce que vous en pensez ? Je pense que ce constat, il est lié aussi à la brutalisation du discours politique. J'aiécouté sur votre antenne monsieur Zémour ce matin qui opposait la France des Thomas et la France des shaïdes. Pas s'étonner si après les Français sont les uns contre les autres. La même manière qu'à l'extrême gauche quand on oppose les policiers aux manifestants, quand on oppose la France des salariés à celle des ultra riches. Il a dans le discours politique des gens qui cherchent à diviser et qui oublient un peu que l'unité de la nation, elle ne se fait pas en opposant les Français les uns aux autres. Mais votre sondage le montre en effet. Euh, heureusement, les Français
ne veulent pas se faire justice eux-même. Et de ce point de vue, il disqualifi totalement l'attitude de certains responsables de parti républicains qui ont été incapables euh de condamner la descente d'ultradroite pour se faire justice elle-même. On a dans le fond d'un côté euh des gens qui sont à l'image de l'extrême gauche incapable d'avoir un mot pour Thomas, pour ce jeune homme dont la vie a été brisée sous la barbarie de l'ensuvagement, de la décivilisation. Au passage, que n'avait-on entendu quand le président de la République ou le ministre de l'intérieur avait employé cette terme ? Mais je crois qu'il faut s'y rendre. On a faire là une véritable brutalisation de la société et de l'autre des gens qui sont incapables de condamner une descente de l'ultradroite.
Je crois qu'il faut parler à tous les Français et cesser de les opposer les uns aux autres. Un commentaire plus général pour commencer Hugo Veralis avant d'entrer dans dans le vif du sujet sur ce que vient de décrire Bernard Sanè. C'est vrai qu'il y a des craintes de division dans la société française d'ailleurs vis-à-vis de de de l'extrême droite et de ce discours de division qui a qui est le fond de commerce traditionnel depuis des des centaines d'années, j'ai envie de dire, de la part de de l'extrême droite. Finalement, nous avions demandé une commission d'enquête nous-même en 2018 sur ces groupuscules d'extrême droite. C'est Thomas Rudigos pour la majorité qui qui était dans cette commission d'enquête qui avait fait déjà un certain nombre de constats
et on se dit c'est un constat finalement d'échec aujourd'hui en 2023. Moi, je tiens à dire à monsieur Le Fèvre que euh il est dans la majorité, me semble-t-il, euh maintenant depuis 6 ans et qu'ils sont au pouvoir, me semble-t-il aussi, euh et que la situation se dégrade. Ils en ont peut-être peut-être une hypothèse, une part de de responsabilité. Parce que quand j'entends monsieur Lefèvre expliquer que par exemple l'extrême gauche n'a eu aucun mot sur monsieur enfin sur la la question de Créol et sur le le la mort de Thomas en question. Alors, je sais pas ce qu'il recouvre derrière lui pour dans la notion d'extrême gauche. Je sais pas s'il s'agit de de moi, de nous, je ne crois pas. Ah, c'est ça monsieur monsieur. Ah ben je vous un petit problème d'audition à mon avis.
J'ai pas vu de tweet de monsieur Mélenchon pour dire à quel point la mort de Thomas était un acte ignom mais peut-être allez-vous en parler. En revanche, moi j'ai vu beaucoup de tweet de monsieur Mélenchon pour question gouvernement. Vous étiez pas aux questions gouvernement. Oui monsieur monsieur Bernalis par exemple vous dites que nous sommes nous sommes responsables. Monsieur Bernalis vous voulez désarmer la police tout le monde s'est exprimé sur sujet parce que dans la même séquence je à la gorge un coup de cuteur parce que en se faisant traiter de boule dans la même séquence. Totalement inacceptable évidemment le ministre de l'intérieur l'a parfaitement condamné tout le problème vous êtes dans une forme de concurrence je pas couper coupe à chaque fois je monsieur donc à un
moment donné il faut voir les constats tels qui sont posés donc soit on dit on on on donne une lecture identitaire on donne du crédit à ça ce que fait le gouvernement à l'heure actuelle soit on apaise les choses dans la société et apaiser les choses dans la société ça veut dire aussi traiter politiquement et pas dans la surenchère permanente. Quand on est en train de discuter du texte Asie l'immigration en ce moment, faisant des parallèles douteux en permanence de la part du gouvernement, pas de la part de l'extrême du gouvernement sur la délinquence, la criminalité et l'immigration à propos parler et qu'il faudrait faire rentrer moins de monde parce que vous comprenez, on prend des risques. Vous croyez que euh les gens d'extrême droite et d'ultradroite, vous croyez que
ça leur pose un problème ce genre de discours ? Non. Ils disent, "Regardez le gouvernement, même le gouvernement de dit pourquoi ne pass ne passe-t-il pas aux actes Voilà. Et c'est et c'est et c'est dans ce climat là qu'on vit depuis depuis 6 ans. La division dans le peuple français, elle est aussi du fait du gouvernement actuel, ne serait-ce que par nature, par construction puisqu'il gouverne depuis 6 ans. Euh tiens, j'aimerais vous interroger Hugo Marc sur ce qui vient d'être regardez que représente le drame de Créol pour vous sur la première réponse, 78 % des Français disent ni un fait d'hiver ni une simple RX. Vous êtes dans ces 78 % ou pas ? Ben c'est ni un fait divers ni une simple, je ne sais pas en fait. C'est l'enquête qui le qui le qui le qui le dira. Euh ce que je sais c'est que
dès la première euh les premiers instants euh l'extrême droite a donné une lecture en disant pos question. Non mais attendez non mais moi je vous le dis très très sincèrement l'extrême droite a mené campagne en disant ce n'est ni un fait d'hiver ni une risque, c'est même du racisme antiblanc. C'est ce qui a été dit par Extrema repris immédiatement euh par un certain nombre de chaînes d'information incontinue puis relayé par propagation dans toutes les autres créant créant un climat. Alors effectivement le sondage montre que les gens regardent la télé. Je suis d'accord avec vous. Je suis d'accord et c'est un problème. Vous prenez pas un peu les gens pour des endouilles là ? Non non je les prends pas pour des peut-être les sond les gens. Non mais peut-être les sond je sais pas
je pense que je pense que sincèrement chacun a pu s'informer correctement sur ce qui s'est passé. On va pas faire le procès des médias là. Si c'est ça maintenant on pourrait parce qu'il y a une commission d'enquête qui va être lancée sur le sujet monsieur Toussin à l'Assemblée nationale présidée par par mon groupe le faire. Oui oui ben très bien. Écoutez on fera le procès. On sera on sera dans le box mais peut-être que les médias n'ont aucune espèce de responsabilité peut-être ce que vous êtes en train de raconter. Peut-être que ces news ne participent pas par exemple de l'escalade identitaire dans le pays. Quand vous irez sur quand vous irez sur ces news, vous leur poserez la question est-ce que est-ce que regarder les choses qu'est-ce que vous voulez que je vous
dise sur ces news moi qu'est-ce que c'est pas moi de vous répondre sur cette question. J'ai aucun sur la question surtout pas à l'antenne. Euh l'ensuvagement, ça sérieusement vous vous reprenez pas cette expression ? J'imagine Absolument pas. Absolument pas. Parce que sinon ça ça ça atteste qu'il y aurait euh un problème de gens qui seraiit décivilisé, qu'il faudrait donc reciviliser. Euh mais je ne sais pas par quelle manière on recivilise des gens. On peut dire on peut dire éventuellement il y a un problème d'accès à l'éducation dans notre pays et d'éducation et donc il faut mettre le paquet sur l'éducation nationale pour apaiser la situation. Mais on passerait aussi euh à partir euh à côté d'une bonne partie de l'équation, on pourrait dire il y a des problèmes
sociaux dans le pays, il y a des inégalités qui sont croissantes dans ce pays et il faudrait les résorber. Mais c'est pas ce qui fait non plus. Donc quand vous prenez chacun des indicateurs qui détériorent la le tissu et la cohésion sociale, le gouvernement aggrave la situation. Alors si vous voulez bien, Mathieu Le va vous répondre sur ce point précis. Est-ce qu'au fond, c'est ce que je comprends, parler dans sauvagement à longueur de journée comme le font les plus hautes instances en l'occurrence monsieur monsieur Darmanin notamment, est-ce que ça ne fait pas qu'envenimer la situation au lieu de chercher des solutions ? Je pense que ce qui fait qu'envenimer la situation, c'est la naïveté confondante de l'extrême gauche. Quand on vient armé d'un couteau de 20 cm, pardon, he mais
dans une fête de village, si on n'est pas un sauvage, je ne sais pas ce qu'on est. Il faut dire les choses. Si on est incapable, le mot sauvage est peut-être un peu exagéré, non ? C'est pas de la délinquence. Moi je suis désolé de le dire. Ça a été une descente sur ce jeune homme et aujourd'hui c'est tout un village et toute la France qui le pleure. Et il y a aujourd'hui une brutalisation de la société qui est absolument indéniable. Mais monsieur Bernalicis euh pendant 6 ans n'a voté aucune des lois qui permet de renforcer les moyens qu'on donne à nos forces de l'ordre, qui permettent de renforcer les moyens de notre justice pour qu'elle aille plus vite, pour que la réponse pénale soit plus importante. Monsieur Bernal Iscis fait partie de cette France qui pense que la prison n'est pas une
réponse pour des actes de délinquence aussi importants, qui pensent que tout provient de la culture sociale parlez pour vousmême. Monsieur Bernal, on a une seule volonté qui est celle de d'enfoncer des coins vous avez une vision. Je vous écoute, monsieur Bernalis, souvent à l'Assemblée nationale et je vous ai beaucoup entendu monsieur Bernalis dire que pour vous l'encellulement n'était pas une solution. Et je vous écoute également monsieur Bernalis quand vous défendez une vision communautariste de la France quand vous pensez que le port de la B n'est pas je peux terminer mon propos je peux pas Ah c'est vous donc qui pouvez donner que vous pensez mais pensez pas à ma place en fait mais dans le fond ce qui est très embêtant c'est que on soite
incapable d'avoir un discours universaliste, incapable d'avoir un discours qui ne renvoie pas dos à dos des victimes et encore une fois il y a pas d'un côté la France des Thomas et la France des shaïdes il y a un peuple Parlons maintenant de l'ultradroite et ce matin en effet Éric Zemour était l'invité d'Apoline de Malerbe sur notre antenne et Apoline de Maler lui a posé la question suivante : que diriez-vous à un militant d'ultradroite qui manifeste en ce moment dans les rues de France ? Écoutez la réponse d'Éric Zemour. Je lui dirais je lui dirai il ne faut pas céder à la tentation de se faire justice soi-même. D'ailleurs, ce qu'ils n'ont pas fait, je le répète, et il faut avoir confiance dans l'action politique. Seule l'action politique et l'action collective peut nous permettre de
prendre le pouvoir et de changer cette situation et de combattre l'invasion que nous subissons et l'islamisation de notre pays. Est-ce que vous avez déjà vu dans le métro une femme agressée par l'ultradooite ? Est-ce que vous avez déjà vu en prison des gens de l'ultradroite à part ceux qu'on vient de condamner ? Est-ce que vous avez déjà vu ça ? Est-ce que c'est l'ultroche droite qui menou ? J'ai jamais vu moi j'ai jamais vu vous avez vu un blessé un blessé arabo musulman se bless 83 et il y a eu 20 personnes arrêt le seul blessé c'est le jeune qui s'est fait dépouiller et massacrer par la racaille arabo- musulmane. Que disent les Français dans votre enquête sur l'ultradroite ? Ben,
ils sont inquiets de ce phénomène. Ils ne considèrent pas que ce qui s'est passé dans les rues de Roman Surizer soit quelque chose de de marginal, hein. Les 2 tiers pensent que ça traduit une montée de ce courant et puis ils mettent en garde un peu les politiques qui seraient tentées euh de d'alimenter euh ces ces ces mouvements. Donc ça c'est une critique un peu déguisée euh pour ceux qui prennent ce ce risque là. On voit bien qu'il y a finalement à côté de tout ce que l'on dit sur la violence des débats politiques, de la violence dans la rue, la violence constatée, il y a aussi dans la société une envie d'apaisement et il y a envie le ce point de bascule dont on parle finalement une grande majorité des Français ne le souhaitent pas et souhaitent qu'on fasse
tout pour éviter et qu'on retrouve une forme de sérénité. D'ailleurs, c'est intéressant dans les enquêtes, on voit beaucoup un item revenir, c'est le mot de nostalgie finalement comme si on pouvait revenir à une situation ancienne. Dans cette nostalgie, il y a incontestablement une quête de tranquillité. Non pas simplement du c'était mieux avant mais en tout cas on n'avait pas la même vie avant. Hugalis, qu'est-ce que vous répondez à cela ? Les Français ont envie d'apaisement, ils condamnent même certains euh certains propos apaisement et aveuglement. Est-ce que certains responsables vous reprochent parfois aussi ? Alors qu'est-ce que vous répondez là-dessus ? Aveuglement non. Sinon nous n'aurions pas encore une fois demander une commission d'enquête dès dès 2018 sur le
sujet. On n'interpellerit pas régulièrement le gouvernement pour savoir ce que font les services de renseignement sur l'ultradroite et sur la mobilisation identitaire. sur l'escalade, vous savez que la la ligne politique vraiment ce que pourrait raconter monsieur Lefèvre qui ne sait pas ce que l'on propose euh en matière de d'ordre public par exemple dans le cadre des manifestations, ça s'appelle la désescalade, la ligne, ce qu'on défend, c'est-à-dire que qu'il y ait moins de tension euh dans les mobilisations. Et oui, l'État a une responsabilité et oui, le gouvernement a une responsabilité parce que c'est bien de venir verser des des chux de larmes après avoir gouverné pendant déjà plus de 6 ans ce pays, mais encore une fois, c'est le bilan de la majorité. Si
j'étais à Beauv, je vous dirais bah écoutez, bah oui, effectivement, on n'a pas bien réussi, euh les tensions augmentent dans la société, nous avons pas réussi à apaiser. Euh mais nous ne gouvernons pas encore une fois euh ce pays, monsieur Toussin. Et donc moi, je je veux dire euh là-dessus que les Français ont raison. C'est pourquoi en matière de d'ordre public et de sécurité, nous avons depuis le début proposé une police de proximité qui soit au plus proche des gens, qui soi connue par les gens et que les gens connaissent leur police et réciproquement et c'est extrêmement important. Voilà. Qu qu'a fait la majorité ? La surenchère, le surarmement euh euh y compris en cette matière créant des nouvelles tensions supplément. Il y a pas de naïveté chez nous. Il y a Ben il y a il y a au moins
un décalage parce que quand de tiers quand de tiers des fran quand 2/3 des Français dans l'enquête de Bernard Sadanas disent oui, il y a un enauvagement, vous n'êtes pas d'accord avec les de tiers de avec ces deux tiers de de Françement au sondage sauf quand il m'intéresse donc cela m'intéresse pas. Euh par contre les enquêtes pour nous intéresse pas bah parce que ça ça correspond pas à la réalité tout simplement comme la Cour de justice de la République, monsieur Bernalis. Non, ça c'est une autre histoire, on y reviendra après. Mais le le vous savez, il y a des enquêtes de victimation qui sont faites tous les ans euh qui sont des grandes enquêtes qui sont faites sur la le fait est-ce que les gens se font agresser, euh est-ce qu'ils sont allés déposer plainte, où on en est sur cette
situation qui est faite par l'INC et le service statistique du ministère de l'intérieur. Et moi, c'est ça ma boussole. C'est c'est des choses qui sont rationnelles sur le temps long qu'on peut comparer. C'est pas un sondage dans une séquence politique avec une séquence médiatique extrêmement pesante exondage parce que moi c'est une règle je ne polémique jamais avec les responsables politiques quand ils attaquent les sondages d'où qu'ils soient. C'est une règle. Mais vous tr fois d'ailleurs parce que je considère que les sondages font partie du débat public donc il faut assumer la critique. Je n'ai aucun problème avec ça. Chacun peut penser ce qu'il veit parce que les responsables politiques vous appelaient tellement souvent que vous Ça c'est autre chose.
En revanche, il y a un chiffre dans dans l'enquête qui qui est qui est intéressant à noter, c'est que le sentiment de dégradation en matière de de sécurité, d'insécurité, il progresse. Il progresse sensiblement de 10 points sur sur un an. dans les rurales, il progresse y compris chez les électeurs d'Emmanuel Macron qui est là signal trouvé des articles de BFM TV d'octobre de de cette année sur un sondage sur la sécurité qui disait que le sentiment d'insécurité diminuait et que ça allait mieux là en octobre alors faut savoir sur un an ça ça augmente mais sur un mois ça baisse. En fait ça dépend ça dépend de beaucoup de choses quand même. Monsieur le sondeur, j'ai la on va pas faire le procè sondage on a entendu votre mais du coup qu'est-ce qu'on fait qu'on fait moiti monsieur le fait
les propositions la France insoumise on les connaît c'est désarmer les policiers c'est scander dans la rue la police en manifestation c'est le retour de la ba à l'école je suis pas certain que ce soit une nature à la fois apaiser le pays et apaiser les craintes des français en matière de sécurité voilà le programme de la France insouise caricat Pardon hein monsieur Bernalis mais moi j'ai entendu monsieur Mélenchon dire la police tu je suis encore une fois pas certain que ce soit de nature rassurer à rassurer les Français plaisir la police tu pas bien si je peux juste m'exprimer ce que je veux dire c'est que la sécurité c'est un sujet important qui mérite mieux que toutes ces caricatures et je crois qu'on doit pas le prendre avec la naïveté confondante dont vous faites preuve de
la même manière quand vous dites il n'y a absolument aucun lien entre l'immigration et la délinquence je pense monsieur Bernalis que vous faites le jeu des extrêmes par votre naïveté confondante. Donc vous dites qu'il y a un lien, c'est le discours de l'extrême droit depuis des années. Est-ce que je peux parler ? Est-ce que je peux parler ? Évidemment qu'il n'y a pas de lien systématique entrecalade monsieur Bernalis. Il y a évidemment pas de lien systématique entre la délinquence et l'immigration. En revanche, oui, il y a de la prépondérance par exemple notamment notamment dans la population carcérale et de la surreprésentation. Et monsieur Bernalis, vous n'arriverez jamais à faire croire aux français que vous êtes du côté de la sécurité, quand vous êtes
pour désarmer les policiers, quand vous ne votez rien ce qui n' pas encore pris la parole, s'il vous plaît Amandine, je compte sur vous pour clore le débat provisoirement. Ouais. Rebondir surtout sur ce que sur ce que disait Bernard, sur cette inquiétude très forte des Français et sur le débat politique. Au fond, est-il au niveau ? Bah, en tout cas, il est il est très radicalisé, on le voit. C'est-à-dire que il y a quand même des positions des deux côtés qui sont extrêmes. On a entendu Éric Zemour de proximité, c'est extrême madame. Bah dire la police tue oui par exemple c'est extrême. Enfin ça contribue pas exactement. Je dire ce sont les faits vous pouvez contester les faits mais de l'autre côté on a par exemple Éric Zemour on l'entend ce matin qui exprime une forme de
tolérance pour les groupes de l'ultradroite et qui leur donne des conseils davantage qu'il ne les condamnent ce matin. Donc il est certain que les Français d'ailleurs ils sont lucides dans le sondage ils disent aussi qu'il je crois que c'est tr euh d'entre eux pensent que les hommes politiques contribuent à la montée notamment de de l'ultradroite. H et c'est vrai que le constat est plutôt alarmant ce matin. Si on veut se rassurer, les Français expriment une inquiétude, pas il constatent pas que ce soit un fait aujourd'hui. Ils ne disent pas "La France est fracturée, la France est face à face, mais ils ont peur qu'elle le qu'elle le devienne." Bien et une note d'espoir pour finir, les Français sont pas des fétistes sur la hausse de la violence. Ils sont 71 %
à estimer qu'on peut agir ou bien sûr il y a pas de fatalisme contre la hausse des violences.
Ugo Bernalicis