Censurer le gouvernement après la canicule : êtes-vous d'accord avec Sandrine Rousseau ?
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11h midi, mettez-vous d'accord, Valérie Expert. Bonjour à toutes et à tous, heureuse de vous retrouver. Bonjour Gilles Gansman, bonjour Félix Mathieu. Bon bah écoutez, une nouvelle journée qui redémarre. Nous sommes le 30 juin, dernier jour du mois de juin. On va parler à 11h de la gestion de la canicule avec Sandrine Rousseau ce matin qui veut censurer le gouvernement. Elle estime que le gouvernement n'a pas fait ce qu'il fallait alors que Sébastien Lecornu, lui, est plutôt satisfait de l'action du gouvernement. On va parler de la loi sur la fin de vie. Est-ce qu'on en a suffisamment parlé ? Est-ce que vous avez suffisamment d'informations sur cette loi ?
Est-ce que vous craignez qu'il y ait des dérives 0826 300 300 ? Et puis, triste record dont on va parler dans un instant, les refuges SPA sont déjà saturés. Comment imaginer que des gens puissent abandonner leurs animaux ? Pour moi, c'est inimaginable, c'est inhumain. Et on va en parler avec le nouveau président de la SPA. Dans un instant, Gilles, de quoi allez-vous parler ?
Moi aussi, je vais vous parler de la canicule. Mais cette fois-ci, je vais interroger nos auditeurs pour savoir s'ils vont s'armer pour la nouvelle canicule qu'on annonce à grand renfort de publicité. Est-ce que vous avez décidé d'aller chez des amis ? De vous rendre ailleurs, là où vous avez subi ? Et puis, est-ce que vous allez vous précipiter ? Mais les climatiseurs, il n'y en a pas. Oui, oui.
J'ai vu que la Chine, c'est dans le Figaro de ce matin, la Chine se prépare, est en train de construire massivement des climatiseurs. Donc, on va voir. Mais c'est le sujet qu'on évoquait hier, c'est qu'il y a beaucoup de résistance encore à la climatisation.
Oui, oui, mais il y a un vrai souci pour en trouver. Si vous cherchez des climatiseurs et que vous n'en trouvez pas, 0826 300 300, 0826 300 300. Et puis, est-ce que le gouvernement sera prêt ? Ce sera avec vos débatteurs pour les hôpitaux. Et puis, moi, je vous parlerai aussi de la 69, la Toulouse-Castre. Finalement, le Conseil d'État l'autorise. Et on en a beaucoup, beaucoup parlé sur Sud-Radio.
Absolument. Et on vous attend au 0826 300 300. Félix Mathieu, des refuges SPA déjà saturés en pleine chaleur. Et c'est un triste record, une triste particularité française. Les abandons d'animaux reprennent à l'arrivée de l'été. C'est choquant, c'est incompréhensible.
Oui, des familles qui vont au plus simple. Quand elles ne savent plus quoi faire de leurs compagnons à quatre pattes, leurs chiens, leurs chats, au moment de s'absenter du domicile, notamment au moment de partir, parfois plusieurs semaines à vacances, elles s'en débarrassent. Imaginez, les associations ont comptabilisé quand même l'année dernière 330 000 animaux abandonnés l'année dernière dans notre pays. Sur une seule année ? 330 000 l'année dernière, dont 60 000 au bord de la route. On est vraiment sur le cliché, pardonnez-moi, mais du départ en vacances. Et cette année, les associations de protection des animaux le constatent. En premier lieu, l'ASPA, on va le voir dans un instant.
C'est encore pire cette année que d'habitude. La canicule a limité les adoptions. C'est vrai que quand on suffoque chez soi, quand on a très chaud, on ne va pas en plus prendre un animal. Donc ça a limité les adoptions. Beaucoup de refuges se retrouvent donc à devoir refuser les nouveaux venus parce qu'ils sont déjà tout simplement au maximum de leur capacité, voire même pour certains au-dessus de leur capacité. Et puis bon, comme certains refuges font avec des moyens assez limités, la température dans les boxes n'est pas forcément mieux qu'ailleurs.
Pour ne pas dire que c'est parfois pire, il y a même des refuges qui ont fait appel aux volontaires pour prendre leurs pensionnaires les plus fragiles à la maison quelques jours pour qu'ils aient une température un peu plus fraîche le temps que la canicule passe.
Et cette question de l'abandon, c'est un combat historique de l'ASPA. Ce n'est pas la première fois qu'on en parle. Hélas, la situation ne s'améliore pas.
La Société Protectrice des Animaux, dont le président historique, le général de gendarmerie Jacques-Charles Fonbonne, a passé la main samedi en Assemblée Générale. C'est tout frais, c'est assez symbolique ce passage de témoins. C'est fait donc samedi à la date de la Journée Mondiale contre l'abandon des animaux. La SPA qui a dévoilé un nouveau clip de sensibilisation pour l'occasion. Et on va l'entendre dans un instant ce clip. Le temps de vous dire que justement, Jacques-Charles Fonbonne a passé la main et qu'on va être dans un instant avec le tout nouveau président de la SPA. J'ai nommé Jacques Gauchy, c'est tout nouveau.
Il a pris la tête de la Société Protectrice des Animaux samedi à l'occasion de cette Assemblée Générale et de ce clip qui a été diffusé. Ils sont nombreux à en souffrir. Anxiété, détresse, tremblement. Mais votre don à la SPA peut les guérir, les nourrir, les réconforter,
leur offrir l'amour d'une famille. Aidez-les à se relever de l'abandon. Soutenons. Alors, bonjour Jacques Gauchy, bonjour.
Vous m'entendez ? Écoutez, je vous entends très bien et vous m'entendez aussi ?
Très bien, parfaitement.
Bon, c'est parfait. Écoutez, donc effectivement, je suis content parce que j'inaugure l'interview avec Sud Radio.
Écoutez, on est ravis de vous accueillir. Effectivement, merci Jacques Fonbonne. Jacques Gauchy, le nouveau. Non, non, mais on remercie aussi M. Fonbonne d'avoir été là et d'avoir pendant des années aussi mené le combat. Donc, bienvenue à vous avec cette lourde tâche qui est celle de gérer ces refuges de la SPA, on le disait, déjà saturée en pleine chaleur. Comment vous comprenez ? Alors, on a entendu l'extrait de ça. Ce n'est pas vous qui avez lancé cette campagne, mais est-ce que vous pensez que ça peut sensibiliser les gens ?
Non, mais toute sensibilisation est à faire, est à prendre. Nous avons effectivement, nous sommes rendu compte d'une saturation des refuges depuis le 1er janvier jusqu'à la fin mai. Par rapport à l'an dernier, c'est 9,8% de plus. Alors, il faut quand même préciser que c'est surtout des chatons. Et puis, quant aux chiens, c'est essentiellement dû aux réquisitions. Parce que vous savez que nous avons un service qui, sur la maltraitance des animaux, avec des délégués enquêteurs que je remercie et que je félicite, qui se déplacent sur le territoire et qui nous signalent de la maltraitance dans des pensions. Et donc, nous faisons des réquisitions.
Donc, ce sont des animaux que l'on place, effectivement, dans nos chenilles. Ce qui fait que cette année, je pense que c'est nécessairement pour ça que nous avons plus de saturation sur nos refuges. Mais nous avons fait une étude l'an dernier sur l'abandon, les motifs d'abandon.
Oui, c'est ça.
L'étude que nous avons fait, que nous avons co-financé avec la fondation Affinity, que je remercie ici. Et de cette étude, en fait, il y a ce qu'on appelle l'abandon direct des animaux. C'est-à-dire que ce sont les gens qui sont relativement responsables dans ce cas-là, qui viennent nous voir et nous disent, voilà, je ne peux pas garder mon animal de compagnie. Nous avons donc trouvé des statistiques. C'est essentiellement l'incapacité physique des propriétaires qui ressortent, environ 28%. Les ruptures de vie, ça, on peut le comprendre, 24%. Les problèmes de comportement de l'animal et puis les vie financière. Et puis, les portées non désirées, c'est essentiellement pour les chats.
Donc, vous voyez, il y a en fait... C'est vrai que nous avons tous en image cette horrible scène du film, que nous n'avons de l'épargne, que j'envoie ce pauvre chien attaché. Donc, bien sûr, nous, ces chiffres que je vous donne, c'est ceux que la SPA, sur lesquels il a travaillé. Maintenant, effectivement, il y a d'autres associations qui, comme nous, souffrent. Et heureusement que nous ne sommes pas les seuls pour nous occuper de la souffrance animale.
Mais comment vous comprenez qu'on abandonne un chien sur le bord de la route ? Là, vous le disiez aussi, c'est un cliché. Je pensais que c'était un cliché, mais quand je vois les chiffres 60 000, ce n'est pas anecdotique.
Non, tout à fait. Le problème aussi, c'est comment les gens prennent des animaux. Vraiment, nous sensibilisons les gens sur ce qu'on appelle l'adoption responsable. C'est-à-dire que quand, effectivement, on veut prendre un animal, il faut savoir à quoi s'en tenir. Ensuite, on prend un petit chiot, il va devenir très très grand. On prend un petit chat, le petit chat, si on prend deux, un mâle et une femelle, et qu'on ne règle pas le problème de la stérilisation, qui est pour nous un très très gros problème. Vous savez qu'un chat et une chatte, si tous les chatons survivent, au bout de quatre ans, il y a plus de 20 000 chats.
Et lorsque l'on, nous, devant nos refuges, et là, grand coup de chapeau à nos responsables animaliers et à nos bénévoles, ils trouvent devant la porte du refuge une boîte en carton dans laquelle il y a des chatons. Voilà. On a une politique de stérilisation. Il y a ce qu'on appelle l'errance féline. Il y a donc le chai ranc, c'est celui qui, évidemment, qui traîne dans la rue. Et donc, nous avons une... Avec les communes, avec les cabinets vétérinaires, nous avons effectivement une politique d'aide pour la stérilisation des chais rancs, qui deviennent des chais libres.
Alors, Gilles Dansevin avait une question à vous poser.
Oui, ce que je ne comprends pas, c'est qu'on a reconnu l'animal dans la loi, on a reconnu la maltraitance, ils sont tatoués, donc retrouvables. Pourquoi il n'y a pas de peine sévère ? Et pourquoi, sur l'abandon, on préfère... Parce qu'on a peur que l'animal soit dans la rue. Pourquoi il n'y a pas de peine ? Parce que pour moi, c'est criminel de faire ça des animaux.
Alors, sur l'aspect juridique national, ça, je ne peux pas vous répondre personnellement. Mais en fait, vous savez, la plupart des... Alors, les animaux de ce qu'on appelle l'adoption, enfin, l'abandon direct, là, effectivement, ces animaux sont identifiés. Mais pour le reste, ils ne sont pas du tout tatoués. Ils n'ont pas d'identification. Ils n'ont pas... Aucune, aucune, notamment. Alors, notamment pour les chats, et même pour les chiens aussi. Non, non, c'est... Je crois que, effectivement, ce qu'il faut faire, c'est ça. C'est dire aux gens, attention, il y a... Vous prenez... C'est ce que nos agents animaliers disent quand les gens viennent dans un refuge.
Il faut savoir à quoi s'attendre quand on prend un animal. Bien sûr.
Alors, on a un appel... Non, on n'a pas d'appel. Qu'est-ce qu'il faudrait ? Oui, j'ai... Moi, je voulais vous demander s'il y a une influence des réseaux sociaux.
Parce que c'est vrai que, sur les réseaux sociaux, ce qui fonctionne le plus, c'est les vidéos de chats et de chiens. On est tous tombés en pamoison devant des chiots ou des petits chats. Est-ce que vous avez vu que ça avait influencé les achats et puis, derrière, les abandons parce que la vie n'est pas une vidéo ?
Alors, c'est une évidence. C'est une évidence. Nous essayons d'encadrer la vente, effectivement, des animaux sur les réseaux sociaux. Vous avez raison. Vous trouvez un nombre incalculable de chiots et de chats à vendre. Donc, ça, malheureusement, nous, nos actions dans le domaine-là, elles sont impossibles. Par contre, nous avons réussi à interdire la vente dans les animaleries. Donc, déjà, on a réussi ça. Maintenant, ensuite, effectivement, sur Internet, il y a tout ce qu'il faut pour trouver et acheter des animaux. Mais là, le levier, moi, je ne l'ai pas. Oui, absolument. Vous avez raison.
On va marquer une toute petite pause. On va vous retrouver dans un instant. Jacques Cauchy. Je rappelle que vous êtes le nouveau président de la SPA, Société protectrice des animaux. Et on évoque ces abandons massifs avec les départs en vacances. Donc, je ne sais pas si cette émission sera utile ou, en tout cas, aidera à sensibiliser nos auditeurs. On aura Olivier en ligne dans un instant. 0826 300 300. A tout de suite. 10h midi, mettez-vous d'accord. Le 10h midi, mettez-vous d'accord. Valérie Expert. Allez, on continue de débattre, enfin, surtout d'essayer de comprendre pourquoi, en France, il y a autant d'abandons d'animaux.
Les associations ont comptabilisé, vous le disiez, Félix Mathieu, 330 000 animaux abandonnés l'an dernier. On est avec Jacques Gauchy, nouveau président de la Société protectrice des animaux. Alors, vous nous avez précisé que parmi ces abandons, il y a énormément de chatons. Néanmoins, les abandons au départ de vacances sont également très nombreux. 60 000 sur le bord de la route. J'avoue que quand on a des animaux, on a du mal à comprendre et qu'on les aime et qu'on fait tout pour eux. On a du mal à comprendre ce qui peut se passer dans la tête de ces gens-là. On a Olivier en ligne avec nous qui voulait réagir. Bonjour Olivier.
Bonjour Madame. Bonjour. Je suis un petit peu d'accord avec ce qu'a dit le président, là.
Oui.
Parce que je trouve ça scandaleux. Scandaleux. Je pèse mes mots. Parce que quand on a un chien ou un chat, vous savez qu'on s'en occupe en longueur d'année et qu'on l'abandonne au bord de l'autoroute, je trouve ça... Et en plus pour les vacances, vous voyez, ce n'est pas sympa.
C'est plus que pas sympa. C'est un crime pour moi. Oui, oui.
Oui, c'est vraiment pas sympa. Là, pour ces gens-là, il faudrait vraiment avoir une... Des condamnations.
Vous avez des animaux, Olivier ?
Je n'ai pas d'animaux. J'ai des animaux dans ma famille.
Oui.
Mais parce que, bon, je travaille et alors toute la journée, ils s'embêteraient, le chien ou le chat.
Ben oui. Mais c'est vrai que c'est assez incompréhensible. Merci, Olivier. Je vous exprimais, je crois, le sentiment de beaucoup de nos éditeurs. Le problème, Jacques Gauchy, c'est que ces gens-là, ce que disait Gilles Gansman, ils ne sont pas arrêtés pour la plupart.
C'est très, très difficile de pouvoir les arrêter. En plus, ces gens-là, comme vous dites, je suppose qu'ils font tout pour ne pas être reconnus. Donc, voilà. Ensuite, c'est là où le problème est. qu'il y ait effectivement un texte réglementaire qui puisse m'en alourdir les peines. Mais il faut-il encore identifier la personne.
Est-ce qu'il y a un profil à votre connaissance ? Enfin, ce n'est pas un profil. Ce que je voulais dire, c'est un type d'animaux. Ce sont les chiens qui sont abandonnés sur le bord de la route. Mais est-ce qu'il y a une catégorie de chiens plus qu'une autre ? Je pense aux mollos, pitbull et autres.
Alors, il y a effectivement des modes dans l'achat de chiens. Et effectivement, ce sont ce qu'on appelle les chiens catégorisés qui, effectivement, ont tendance à se retrouver en errance sur le territoire, sur la voie publique. Parce que ce sont des chiens qui ne sont pas forcément difficiles, mais ils ont besoin d'une éducation. Nous avons des éducateurs canins qui s'en occupent. Lorsque, justement, nous récupérons ce genre de chiens dans nos refuges, il y a un suivi. D'abord, nos agents animaliers que, de nouveau, je remercie, parce qu'ils font un travail colossal, ils font un énorme. C'est très dur comme travail.
Ces animaux, effectivement, arrivent souvent dans des conditions médicales difficiles et fatiguées. Et voilà. Et ces chiens ont besoin d'être pris en charge. Nous avons des éducateurs canins. Voilà. C'est possible. C'est le problème de l'adoption là, irresponsable. Les gens ne se rendent pas compte de ce que va représenter effectivement d'abord la charge financière. Il faut, il faut, il y a non seulement le nourrir, mais les frais vétérinaires. C'est quelque chose qui représente dans le budget. C'est pour ça que je vous dis que des fois, il y a effectivement dans notre étude que vous en faites sur l'abandon, c'est, les déficits financiers, c'est 9%. Voilà.
Donc, c'est vrai que c'est, alors voilà, maintenant, effectivement, ces chiens sont, comme on dit, difficiles. Il y a eu, il y a eu, il y a eu une mode, voilà, donc on en retrouve plus,
peut-être plus. plus que d'habitude. Monsieur Gauchy, on a tous l'image de vos refuges avec ces cages pour chiens ou pour chats. Qu'est-ce qui se passe au moment de la canicule ?
Parce que j'imagine que ce n'est pas climatisé. Qu'est-ce qui se passe dans les refuges de l'ASPA qui ont dû connaître,
évidemment, comme toute la France, des températures autour de 42 degrés ? Comment vous arrivez à vous occuper des animaux
qui sont dans vos refuges ?
Eh bien, c'est une très, très bonne question. en effet, là encore, je remercie l'implication, l'engagement de nos agents animaliers et de nos bénévoles. Nous avons quand même 6700 bénévoles qui supplé aux 828 salariés qui sont dans nos refuges. Écoutez, c'est tout à fait simple. Il y a une technique de déprimisation, on les rafraîchit, on arrose les chenilles, les agents et les bénévoles parce que ces gens sont surchauffés. Nous avons aussi, dès que l'on construit un nouveau refuge, notamment, le grand refuge de jeunes villiers, il est construit justement pour pallier ce genre de problème avec une ventilation haute.
Ce qui fait qu'on peut aussi, bien sûr, lutter contre ces problèmes de surchauffe. Voilà. Mais ça, là encore, c'est encore l'implication, effectivement, de nos agents et de nos bénévoles.
Il y a eu des décès à cause de la canicule dans vos refuges ?
Non, il n'y a pas eu de décès. Il n'y a pas eu de décès. Parce qu'en fait, vous savez, les agents animaliers et les bénévoles, ils sont très jaloux des animaux dont ils s'occupent. Ils s'occupent vraiment. Vraiment, oui. Ils sont très, très impliqués. Donc, d'abord, ils s'y attachent. Ils sont bien sûr ravis lorsqu'effectivement ces animaux partent à l'adoption. Ils sont des fois un peu moins parce que nous avons mis en place une politique de transfert. Vous savez que si, par exemple, dans un chenil, les gens visitent un chenil et ils voient tout le temps tous les 15 jours les mêmes animaux, il y a une sorte de lassitude. On déplace les animaux.
On les change de région et paradoxalement, ça fonctionne. C'est incroyable. Il y a facilement 50% des animaux qui sont transférés qui sont adoptés dans la semaine.
Alors, on a un auditeur en ligne. Je vous signale aussi à nos auditeurs qui nous regardent sur Facebook que le Facebook fonctionne désormais. Donc, vous pouvez nous écouter et réagir. Olivier est en ligne avec nous. Bonjour, Olivier.
Bonjour à tous. Bonjour.
Qu'est-ce que ça vous dit ce sujet des abandons ?
Alors, moi, bien sûr, ça me révolte car je crois plus à l'amour d'un animal que de l'être humain. Ça, c'est un fait. Mais ce que je trouve inadmissible, c'est qu'on abandonne les animaux pour partir en vacances.
Je sais ce que ça coûte. J'ai un chien et un chat et à chaque fois, quand on part en vacances,
ça nous coûte entre 120 et 200 euros la semaine. Donc, on comprend
tout à fait que les gens
préfèrent abandonner les animaux plutôt que de payer 200 euros. Alors, bien sûr, c'est tellement facile de retourner à un SPA et de récupérer un autre animal. Alors, la solution, elle est très simple. Il faut pucer tous les animaux mais ne pas le dire aux propriétaires. Ça veut dire que c'est une identité masquée. Le jour où on trouve un animal au bord de la route, avec la puce, on retrouve le propriétaire et là, d'abord, on lui met de bonnes branlées et ensuite, on lui met de prunes.
Il va vous dire qu'il s'est échappé qu'il le cherche depuis des semaines. C'est ça qui est compliqué. Un peu ce que vous expliquait le patron de la SPA. Moi, je suis d'accord avec vous. C'est moi qui ai posé la question sur comment les punir mais il a raison, M. Gauchy. C'est tellement compliqué. D'ailleurs, Jacques Gauchy, ça m'amène à une question que je voulais vous poser. Justement, en rapport avec ça, sur tous ces chatons que vous retrouvez abandonnés, c'est parce que la personne qui s'en occupe s'est mise à s'en occuper sans vraiment considérer qu'elle était propriétaire ou maître de ce chat dans les normes, ne l'a pas envoyé se faire stériliser, etc.
Comment on règle cet entre-deux de tous ces chats dont on s'occupe sans en être vraiment le propriétaire, le responsable, si j'ose dire, en bonne et due forme ? Comment on remet tout ça en règle, quelque part ?
Vous avez parfaitement raison. Effectivement, ces chatons que l'on retrouve devant nos refuges, ce sont souvent des portées de chats qui sont à des propriétaires et qui ont effectivement, pour des raisons financières, n'ont pas voulu les stériliser. Alors maintenant, comment effectivement faire la différence entre le chat iran et le chat domestique qui fait des portées ? Il faut vraiment que l'on ait des campagnes pour faire comprendre aux gens qu'il faut stériliser les animaux pour ne pas être débordés.
Dans ma commune, et je voudrais rendre hommage au maire de ma commune de Nain-Jacques, mon ami Pierre-Jean Bartheil, avec qui nous avons des conventions depuis six ans sur la réalisation des chats irans. Nous avons une convention qui est signée par la SPA, par la mairie, par le cabinet vétérinaire qui, par ailleurs, souvent, nous font des tarifs préférentiels et ça, je les en remercie. Et voilà, et donc nous avons cette campagne de sérialisation qui limite énormément la prolifération des animaux qui sont irants mais qui, souvent, les propriétaires sont débordés par le problème.
Il y a deux, trois ans, une dame, donc, me téléphone lorsque j'étais, parce que je suis aussi secrétaire de l'association du Chat Libre de la Jacques dans la Véron. C'est pour ça que je suis de radio, j'aime beaucoup, parce que c'est la qui te l'a dit. Et donc, cette personne me dit j'ai 30 chats chez moi qui, effectivement, s'étaient adressés donc aux vétérinaires de la guépi qui, moi, je ne peux rien faire, il a fallu qu'on le prenne en charge. Et ça a eu un coup, mais c'était totalement ingérable. Ingérable.
Oui, vous le dites, ingérable, on rappelle, encore une fois, c'est une émission qui sert aujourd'hui à alerter. Maintenant, je pense qu'on ne fera pas changer d'un iota les abrutis, les connards, pardon d'employer ce mot, qui abandonnent leurs animaux sur le bord des routes. Effectivement, ce qu'évoquait Gilles, des sanctions, mais encore faut-il les attraper. Éditeurs,
qu'on est un peu interrompus, mais c'est pas mal son idée de pucer les animaux.
Normalement, ils sont pucés.
C'est réaliste, ça, Jacques Gauchy ? Pucer les animaux sans que le propriétaire le sache pour les mettre à l'amende ?
Alors, ça, c'est une question qu'il va falloir poser au président Fondon, qui est un juriste gendarme. Moi, je ne peux pas, je pense que non. Je pense que, malheureusement, qu'on n'a pas le droit de faire ce genre de choses sans la connaissance de la personne. maintenant, pour revenir sur le sujet, je pense que ce qu'il faut faire, c'est former les générations futures au respect d'animaux. Nous faisons plus de 800 interventions dans 300 établissements scolaires en 2025 et nous touchons effectivement environ des 8 000 jeunes étant les clubs jeunes. Je pense que là, la pédagogie, elle est là. Il faut s'adresser aux générations futures.
Oui, c'est ça, c'est ces générations-là qu'il faut...
Il n'y a pas que ça, il n'y a pas que ça, bien sûr. Beaucoup de choses.
On est ravis de vous avoir hélas dans un sujet douloureux, fait passer votre baptême du feu de la radio. Jacques Gauchy, nouveau président de la SPA, Société protectrice des animaux. Merci d'avoir été avec nous. On vous souhaite un bon mandat. On vous souhaite évidemment de recevoir beaucoup d'aide des Français et puis surtout que les Français soient un peu raisonnables et n'abandonnent pas leurs animaux. Merci à vous, merci d'avoir été avec nous ce matin et merci pour ce que vous faites, Jacques Gauchy, nouveau président de la SPA. Nous, on se retrouve dans un instant pour commenter l'actualité. à tout de suite. 10h midi, mettez-vous d'accord. Il a fait chaud, il fera chaud.
Alors, Météo France nous annonce une nouvelle vague de chaleur, alors pas forcément aussi puissante, mais France Télévisions s'est demandé si les Français étaient prêts. Est-ce qu'ils allaient changer de lieu
de villégiature ? Est-ce qu'ils arriveraient à acheter des climatiseurs ? En fait, est-ce qu'on est prêt pour la future canicule ? Tout à l'heure, vous allez parler du passé, moi je vous parle du futur. Un soleil, un peu plus supportable cette semaine, mais pour quelques jours seulement. Une nouvelle vague de chaleur est-elle à venir ? Oui, probablement et dès ce week-end. Ces habitants de Poitiers s'y préparent entre lassitude et fatalité. Quand est-ce que ça va s'arrêter ? Voilà ce que je me dis. C'est inquiétant en fait pour nous, pour nos proches, surtout les plus vulnérables. Je me mettrais à l'abri et je fermerai mes volets, je vivrai dans le noir et j'attendrai que ça se passe.
Avec quelle intensité ? Dès dimanche, une masse d'air chaud, un dôme de chaleur va se positionner sur l'Espagne et le Portugal, puis pourrait s'installer en début de semaine sur notre pays.
Dans ce dôme de chaleur, on aura les mêmes conditions qu'on a connues avec peut-être des températures quand même un cran en dessous,
notamment la nuit, mais on pourra avoir pendant 3-4 jours à nouveau du 40 degrés dans le sud et du 35 au nord.
Alors, sommes-nous prêts ? Sommes-nous prêts ? Allez-vous changer vos destinations de vacances si vous partez ? Ça fait réagir Thomas. Bonjour Thomas. Bonjour Valérie, bonjour à toi. Bonjour. Vous avez changé vos plans ? Oui, complètement. Nous, on voulait partir à la mer cet été. On devait aller du côté de la Vendée, du côté de la tranche sur mer. Mais quand on a vu les températures, on s'est dit que ce n'était pas possible.
Franchement, ce n'était pas tenable. Donc, on va se rabattre sur la montagne, au grand air, du côté de Chamonix pour faire la chaleur.
Ah oui ? Mais vous n'aviez pas réservé ? Comment vous avez fait ? Vous avez annulé ?
En fait, on a une assurance annulation avec la carte bleue. qu'on a pu faire marcher
et on a repayé quelque chose au prix fort, forcément du côté de Chamonix puisque les logements commençaient à être complets. Ah oui, bien sûr. Donc, on a payé le prix fort. Oui, oui. Ça devient pour vous insupportable, cette canicule, même au bord de la mer ?
Eh bien oui, oui. Vous voyez, je suis du côté de Vannes et on a eu très très chaud. On a eu jusqu'à 42 la semaine dernière et c'est intenable. Moi, je vis sous les toits dans ma chambre. J'ai eu 42 la semaine dernière, pareil. Aussi chaud que dehors.
Et sur la nouvelle vague, vous avez acheté un climatiseur ? Vous allez faire quoi sur la nouvelle vague ?
J'aurais bien voulu. Le problème, c'est que, comme on l'a vu sur les réseaux, tout le monde s'est acheté
sur les climatiseurs. Les prix ont presque doublé. Donc, je vais prendre mon mal en patience et je vais supporter la canicule jusqu'à l'année prochaine ou je vais anticiper au printemps. C'est ce que beaucoup de gens vont faire. Vous préparez votre ville à une nouvelle canicule ? Je ne sais pas si la nouvelle canicule arrivera, mais en tout cas, elle va arriver forcément dans les années qui viennent. Donc, en fait, notre enjeu aujourd'hui, c'est de continuer à adapter, bien continuer, parce qu'on avait commencé à adapter les bâtiments et notamment rafraîchir les écoles. Ça, c'est ce qui dépend directement de la ville. Il y a quand même un vrai enjeu aujourd'hui, je le dis, sur les EHPAD.
Je me permets quand même d'insister là-dessus. Public extrêmement fragile et souvent des conditions qui ne sont pas dignes aujourd'hui, notamment face aux grosses chaleurs. Donc ça, ça ne dépend pas de la ville en l'occurrence, mais je me permets de le citer parce que quand on cite des publics fragiles, on pense aux plus jeunes. Donc ça, c'est l'action sur les écoles et sur les crèches et les plus anciens. Et là, on a, je pense, encore une marge de progression absolument terrible à gravir pour arriver à tenir compte de situations qui sont passées 30 degrés, 35 degrés dans certaines chambres d'EHPAD absolument insupportables. Il y avait un intervenant dans le sujet de France 2
qui expliquait que lui, il ne pouvait pas acheter de climatisant parce qu'il devait faire des appels à marcher et c'est pour ça qu'il ne pouvait pas avoir de climatisant. C'est le cas pour vous aussi ?
Non, on a des marchés à bon de commande donc on peut toujours commander et là-dessus, ce n'est pas un souci. Puis il y a aussi l'urgence qui parfois commande et on peut, lorsqu'il y a vraiment une situation gravissime, s'extraire de certaines rigidités de règles qui par ailleurs préside au marché public pour aller plus vite. Je pense qu'aujourd'hui on va avoir, nous notre sujet va être décalé avec la sortie des vacances. Donc ça déjà, ça va détendre la chose pour les affaires scolaires. On a essayé d'accompagner au maximum mais on n'a pas pu empêcher certaines fermetures d'écoles lorsque vraiment la situation ou partielle ou totale lorsque la situation était insupportable.
Mais je pense que vu les phénomènes, il faut qu'on accélère maintenant ce qu'on avait commencé de faire. Vous savez, on avait parlé dernière fois de la végétalisation des cours d'école. Ça, c'est une très bonne idée. Ça coûte un peu de sous, c'est vrai. Mais par contre, ça permet naturellement d'abaisser la température de quelques degrés. Alors face à des épisodes aussi violents que celui-ci, face à des épisodes, non. Donc dans ce cas-là, il faut travailler sur les bâtiments. Et là, c'est des équipements ventilateurs, extracteurs d'air chaud ou climatiseurs, effectivement. Donc ça, maintenant, on a quelques mois devant nous pour faire face à des épisodes nouveaux.
Vous avez juste une petite anecdote. Je vous raconte ma vie. J'avais rendez-vous hier à l'hôpital Georges-Pompidou pour un rendez-vous, pas grave, mais un rendez-vous avec un médecin. Et je lui posais la question des climatiseurs puisque vous savez qu'il y a un entrepreneur qui a, Muliez, qui a décidé d'offrir des climatiseurs dans certains hôpitaux. Donc il y en a 300 qui ont été livrés à Pompidou et il y en a déjà 50 qui ont été volés. Oui, ça ne m'étonne pas. Mais non. Est-ce que vous imaginez une seule entreprise privée où on aurait piqué 50 climatiseurs ? Je ne suis pas surpris.
Et je racontais ça à un copain qui lui faisait partie d'une entreprise qui avait donné des masques au moment du Covid et il m'a dit pareil, quand on a livré les masques à l'hôpital, ils nous ont dit on va être obligés de les mettre sous clé parce qu'on s'en est déjà fait piquer beaucoup. Donc hier, sur les 300, il y en a déjà pratiquement 50 qui ont été volés. Formidable, non ? Et là, on vit la France.
C'est l'état de la situation.
Oui, ça dit beaucoup de choses.
Ça dit que c'est une société individualiste et que moi, je prends les moyens pour survivre et puis je m'en fous du reste.
C'est ça, c'est exactement ça. Vous vouliez réagir à ces... Non,
je voulais poser une question à Gilles Platry
sur les écoles. On a vu qu'il y avait quand même beaucoup de soucis sur les écoles et que vous avez manifestement fermé un certain nombre de classes. C'est ce que je comprends dans votre ville. D'ailleurs, ça s'est passé dans beaucoup de villes en France pratiquement partout. Vous avez un plan de climatisation pour les écoles qui est prévu ? En fait, est-ce que vous avez des écoles qui sont climatisées déjà ? On a déjà des écoles qui sont partiellement climatisées. On a des climatisateurs dans toutes les écoles mais pas en nombre suffisant pour toutes les salles de classe.
On a essayé, on est en train de tester aujourd'hui des systèmes de ventilation qui peuvent rafraîchir de quelques degrés à condition que le moteur soit bien placé pour ne pas chauffer la pièce mais qui créent surtout une circulation perpétuelle d'air dans la classe qui rend l'atmosphère beaucoup plus favorable. Et puis, on a aussi, à plus long terme, et ça on a commencé il y a des années, un plan de réfection thermique des bâtiments parce qu'aujourd'hui, et je pense que je parle sous le contrôle d'un ancien collègue maire, les communes ont beaucoup investi dans les écoles dans les décennies passées.
Elles en construisent encore de nouvelles aujourd'hui même si la démographie n'incite pas forcément à construire beaucoup de bâtiments nouveaux mais notre thématique à nous c'est de rénover l'ancien. Et vous avez des bâtiments qui, alors de toute époque d'ailleurs, j'ai des bâtiments magnifiques des années 30 chez moi mais avec des verrières extraordinaires parce qu'à l'époque, il fallait que la lumière puisse rentrer dans le bâtiment. Aujourd'hui, ça devient problématique. A l'inverse des bâtiments des années 70 avec un peu moins de verrières mais qui thermiquement ne valent pas la peine.
Donc il y a un énorme travail, pas simplement de climat, il y a un travail énorme de réfection thermique des bâtiments. On va se retrouver dans un instant, on va continuer, vous pouvez évidemment réagir. 0 826 300 300 et je faisais référence donc à cet article, les fabricants chinois et climatiseurs tournent à plein régime face à la forte demande en Europe. Donc on va être envahi, tant mieux peut-être, par ces climatiseurs. A tout de suite. Sud Radio, le 10h midi, mettez-vous d'accord, Valérie Expert. Avec vous sur Sud Radio, nous évoquions la canicule. Avec vous, Gilles, les changements de comportement de beaucoup de Français.
On a eu notre auditeur qui lui a décidé de partir à la montagne plutôt que de rester au bord de la mer et puis des gens qui vont décider de s'équiper effectivement en climatisation et puis il y a le problème des bâtiments, ce que vous évoquiez, Gilles Platret.
Et justement, ce qui a été mis en place, c'est MaPrimeRénov'. Alors MaPrimeRénov', elle coûte beaucoup, beaucoup d'argent mais c'est quand même un pari de rénover tous nos appartements pour justement lutter contre la canicule. Eh bien, encore une fois, le gouvernement a changé d'avis sur MaPrimeRénov'. Il faut faire des travaux colossaux pour pouvoir y avoir accès. Vous n'avez plus sinon accès à MaPrimeRénov'. Colère de Nicolas Dose qui est journaliste économique dans Bonjour sur TF1.
On est dans un cas d'école d'instabilité réglementaire. C'est vraiment le chef-d'oeuvre du stop-and-go, MaPrimeRénov'. C'est le super 8 réglementaire permanent. Un coup, je te la mets, puis on la suspend, puis on la transforme, puis on va la recentrer, puis finalement, on va la couper, puis on va la relancer d'urgence, puis on va la mettre à l'arrêt, et puis le budget 2026 va faire qu'on la relance. Et là, c'est Philippe Cattery, c'est je coupe le son, tout, tout, tout, tout, je remets le son, tout, tout, tout. Il y a vraiment de quoi... Non, mais c'est... Le problème, c'est que c'est le chaos garanti à l'arrivée.
Les professionnels, les particuliers, n'y comprennent plus rien, ne savent plus à quoi ils ont droit,
t'engages un chantier, le chantier est prêt, ah bah oui, mais le contexte de la prime rénov' fait que tout a changé, que le chantier est juste obsolète,
enfin, c'est devenu absolument ingérable, et la nouveauté, c'est qu'il va y avoir un nouveau coup de rabot, et assez important, visiblement, sur un dispositif, c'est vrai, ça coûte de l'argent, 3 milliards et demi d'euros, 3 milliards 6, ils sont consacrés cette année. Le facteur clé
de cette instabilité
réglementaire, c'est la situation budgétaire de la France, il ne faut pas chercher ailleurs la raison de ces errements réguliers.
Mais ça coûtera plus cher de mettre de la clim que de rénover les appartements. Ce qui est certain,
c'est que moi je raccroche chaque fois qu'on me téléphone, en me disant, vous savez, les conditions, vous pouvez, je dis ça ne vous regarde pas, et je raccroche, parce que ça vient un harcèlement, téléphonique, totalement honteux.
Mais oui, oui, non, c'est... Non, mais je suis d'accord avec ce qu'a dit Arnaud, c'est... Geneviève Gottinger. Contenu de l'état d'endettement de ce pays... Oui, mais enfin, on ne construit pas une politique avec des retours, des allers-retours... Non, il n'y a plus de politique. Non, non, plus... Le problème,
c'est que nous sommes aujourd'hui dans un système qui nous dépasse. La France n'a plus les moyens de se gouverner par elle-même. Elle dépend de tout un tas de règles et de règlements qui la paralysent.
Oui, bah oui. Elle a plus de sous. C'est une des conditions. La vraie question, Valérie, vous l'avez posée, c'est que vous dites qu'il n'y a pas de politique. Mais effectivement, il n'y a plus de politique gouvernementale. Il faut juste qu'on se pose deux minutes et regarder que le canard avance sans sa tête et qu'aujourd'hui, le gouvernement ne fait que gérer des équilibres précaires coup par coup à l'Assemblée nationale sans qu'il y ait de ligne directrice. Ce pays n'est plus gouverné. Il faut peut-être juste le dire mais il ne l'est plus. Il ne l'est plus parce qu'il n'a pas de majorité à l'Assemblée. Il ne l'est plus parce que la légitimité a quitté l'Elysée.
Et donc, le gouvernement ne fait que de la figuration. Donc, il ne faut pas s'étonner d'avoir des politiques. Effectivement, la prime rénov' les artisans avaient réclamé son retour à Coracry malgré le fait que beaucoup de faux artisans se sont engouffrés dans la brèche pour en tirer profit sans forcément faire des travaux vraiment bons. Et maintenant, ça y est, on revient encore en arrière. Donc, il n'y a plus de politique dans ce pays. Et ça va durer encore au moins 11 mois. Gilles, le problème est
qu'aujourd'hui, la France est encadrée dans de multiples carcans qui vont de l'Union Européenne des normes de la paralysie comme l'a dit Arnaud Attanassant, la paralysie notamment des moyens financiers et donc, ça ne va pas durer. Nous dansons aujourd'hui sur un volcan. Il faut le savoir. Et donc, il ne faut pas se casser. Il y a un moment, il va y avoir une rupture et ça va être assez dramatique. Ce qu'il faut dire, c'est quand même
c'est une perte de contrôle qui vient de loin. Emmanuel Macron a une responsabilité évidente dans ce que nous vivons aujourd'hui. Il a accéléré finalement. C'est un accélérateur de particulier. C'était un accélérateur de particules tout à fait. Vous avez parfaitement raison depuis 10 ans en l'occurrence. Mais la perte de contrôle elle remonte à déjà presque 30 ans en l'occurrence. Ça a commencé il y a 30 ans et la dérive budgétaire également.
C'est une mythologie qu'il fallait à tout prix construire l'Europe et qu'on n'a plus le pouvoir. Actuellement, c'est Bruxelles qui commande mais qui va dans le mur.
Bah oui. Effectivement, j'aime bien
eu égard à la manière dont se conduisent également nos politiques et aux politiques publiques. Peut-être que s'il n'y avait pas Bruxelles ça serait peut-être encore pire en termes de déficit budgétaire. Non, le problème n'est pas là.
Ça c'est un faux problème. Vous êtes dans l'idéologie là. Aujourd'hui, le problème il est simple c'est que l'euro a fonctionné comme justement quelque chose qui a masqué la vérité et c'est ça qui s'est produit et nous avons emprunté sur les marchés alors que normalement nous ne devions pas le faire.
Oui. L'euro nous a permis de ne pas faire l'apprenti.
Oui, mais ça a été aussi l'occasion, ce que nous disent certains auditeurs, l'occasion d'un certain nombre d'arnaques, les appels frauduleux qui devaient arrêter continuent. Je vois les personnes âgées en particulier qui continuent d'être appelées et c'est insupportable. Je regarde, ces appels n'ont pas du tout été...
Je vous l'ai dit la dernière fois mais il faut charger l'appli ça raccroche et ça raccroche pour vous, pour tous ces numéros plus personne ne vous appelle. Alors il faut faire quoi ? Redites-nous ? Ça raccroche. C'est une appli. D'accord. Vous chargez sur votre téléphone ça raccroche et tous ces numéros qui vous en battent toutes les journées qui vous proposent
tout et n'importe quoi. C'est du vrai harcèlement. Ce sont souvent des 0,9 d'ailleurs. Pas toujours, mais toujours. Ils arrivent même dans la table en étant masqués. Oui, absolument. C'est-à-dire que tu ne sais pas. Moi, je réponds pas. Voilà.
Alors, la solution... Non, je suis dans ce sujet. Alors la solution pour diminuer le train de vie de l'État, il faut peut-être copier les Anglais. Alors pour le train de vie de l'État, désormais, ce sont les retraités qui font la circulation à la place de la police et qui drainent et qui fait même, vous allez voir, mettre les PV et les amendes. Ils ont recruté des retraités. Écoutez le sujet, il est plutôt savoureux. Ces citoyens volontaires se sont donnés pour mission de faire respecter les limitations de vitesse. Trevor, tu fais le début de la plaque et toi, tu lis la fin. Sur cette route limitée à 50 km heure, avec son radar de point,
John n'en rate pas une. 56 km heure, 61 pour la première voiture, 61 aussi pour la deuxième.
La police locale choisit les emplacements et forme ses citoyens.
Ils n'ont pas le droit de se cacher derrière les buissons. Ils doivent être visibles, et porter ses vestes
homologuées. En plus de la vitesse, ils consignent les plaques d'immatriculation. La police peut ensuite retrouver les conducteurs. Alors, voilà une solution. Les citoyens qui s'embêtent un peu à la retraite...
Non, c'est totalement illégal et c'est quelque chose qui peut durer en correctionnel. C'est aussi simple que ça. Non, puisqu'ils sont assermentés. Mais ils ne sont pas plus assermentés que moi, je suis évêque.
Et ils suivent une formation. Ils suivent une formation et une fois qu'ils ont la formation et l'autorité... À ce moment-là,
tu en fais des agents effectivement assermentés et avec un cadre juridique. Et bien évidemment, peut-être qu'on pourrait y arriver indépendamment du fait que ce qui est un pouvoir régalien ne peut pas être délégué. Sauf exception. Il faut une loi.
Là, effectivement, les sociétés privées qui dressent des PV...
Les sociétés privées ne dressent pas vraiment des PV parce que ça dépend. Mais ce qui est certain, c'est qu'il faut une loi puisque c'est une fonction régalienne.
Mais les voitures qui tournent avec les radars...
Oui, mais avec les radars, ça, ce sont des redevances normalement civiles. Là, c'est quand même une délégation de services publics.
Mais là, ce sont des retraités qui font ça. Donc ça veut dire que s'ils font ça, c'est qu'ils ont besoin d'argent.
avant qu'ils aillent... Mais non, ils ne sont pas payés. Non, non, ils sont bénévoles
pour aider. Mais en fait, ce qu'ils font, c'est qu'ils relèvent... Ils relèvent les plaques des excès de vitesse et c'est la police qui dresse et sanctionne. C'est de la délation. Oui, c'est... Vous avez ça en Suisse. Si vous êtes mal garé, vous avez un téléphone. Qu'est-ce qu'il y a ici ? Non, mais... Vous ne pouvez pas que vous retraitez
dans votre ville. Non, mais d'abord, on leur propose plein de choses à nos retraités sans forcément être collaborateurs. Par contre, on les forme collaborateurs occasionnels du service public. Ah, non, non, non. J'aurais dû finir ma phrase du service public. C'est exactement ce que ces anglais sont. Collaborateurs occasionnels du service public. J'ai interrompu trop tôt ma phrase. C'est évident. Non, mais on leur propose notamment des formations. Ça rejoint le sujet précédent pour lutter contre les arnaques. Parce qu'on sait très bien qu'hélas, parfois, lorsque l'âge avance, on est moins vigilant et on se laisse davantage trempé. Je dis simplement que... Ça, c'est un vrai fléau.
Non, ça, c'est un vrai souci. Donc, nous, ce qu'on a mis en place à Châlons, je ne vais pas en faire un exemple universel, mais enfin bon, vous m'interrogez comme maire. Donc, c'est simplement dans le cadre de la ville de la vidéo-verbalisation, c'est-à-dire sur des comportements manifestement dangereux, des feux rouges, des stops grillés, ce qui arrive de plus en plus quand même, et des vitesses manifestement accessibles en milieu urbain, donc au dépens des cyclistes et des piétons. Un agent qui travaille au centre de supervision devant l'écran des caméras peut, parce qu'il est assermenté, repérer une vitesse manifestement accessible ou un comportement de la même façon.
Et donc, il peut prendre la plaque et verbaliser. Voilà, ça on le fait et finalement c'est assez efficace parce qu'on a une couverture assez optimum du paysage et du territoire de la commune.
Avec un thème majeur, les stops ne sont pas faits pour les martiens.
Non, ça c'est sûr. Et les clignotants non plus. Les clignotants non plus. Allez, on va se retrouver dans un instant avec vous. On va parler de la canicule encore et toujours avec Sandrine Rousseau qui veut censurer un gouvernement qui gère aussi mal ce qui est prévu. Et je vois le tweet d'un de mes confrères qui dit c'est la Caisse nationale de solidarité pour l'autonomie qui gère l'argent récolté par la journée de solidarité. Vous avez cette fameuse journée pour laquelle nous devions travailler. La gestion administrative de cet organisme coûte 750 millions d'euros par an, soit un cinquième de ce que rapporte cette journée de solidarité chaque année. On marche sur la tête.
On va en reparler dans un instant. A tout de suite. 10h midi Mettez-vous d'accord Sud Radio Le 10h midi Mettez-vous d'accord Valérie Expert On est ensemble avec vous sur Sud Radio comme tous les jours et nous commentons l'actualité. L'actualité c'est évidemment la canicule encore et toujours la gestion de la canicule avec Sébastien Lecornu qui est satisfait de l'action du gouvernement. C'est pas ce que pense Sandrine Rousseau. Vous l'entendrez dans un instant. La loi sur la fin de vie et puis le casse-tête des limitations de vitesse. Effectivement, il est parfois très compliqué de s'y retrouver entre les 80 et 90 km heure. C'est à suivre dans un instant.
On parle de tout cela avec Geneviève Götzinger spécialiste en communication politique présidente de l'agence Images Jacques Millard ancien maire de Maison Lafitte vous avez publié Bye Bye Démocratie chez Lafon Presse Gilles Platret maire de Chalon-sur-Saône et Arnaud Benedetti professeur à la Sorbonne et directeur de la nouvelle revue politique et vous avez publié aux portes du pouvoir RN l'inéluctable victoire avec un point d'interrogation chez Michel Lafon toujours disponible dans les bonnes librairies. Eh bien oui Sandrine Rousseau ce matin était l'invité de Jean-François Aquilly et alors elle a dit tout le bien qu'elle pensait de la gestion du gouvernement de la canicule. Écoutez
On ne connaît pas encore les taux de mortalité mais il s'annonce historique c'est scandaleux il y a des gens qui sont morts et moi je pense et je vais le proposer à mon groupe tout à l'heure que nous devrions déposer une motion de censure parce que ce n'est pas possible de gérer aussi mal une crise
Une motion de censure
Une motion de censure du gouvernement parce que là il y a eu probablement 10 000 morts peut-être on va voir les chiffres qui vont sortir j'en sais rien mais il y a 10 jours de canicule et on n'est pas en capacité de gérer mais c'est vraiment de l'incompétence
Qu'est-ce qu'il fallait prendre comme décision ?
Et je me permets d'insister parce que je pense que là un gouvernement qui gère aussi mal quelque chose qui est prévu et qui génère autant de morts alors il ne mérite pas de rester au gouvernement
Voilà Non mais en même temps on a d'un côté un gouvernement qui dit on a bien géré on a fermé des écoles on a des trains qui ne circulaient pas des métros qui ne circulaient pas des hôpitaux surchauffés Est-ce qu'on a bien géré la canicule ?
On l'a subi ça c'est vrai mais il est non moins que tout ce qui est excessif est insignifiant parce qu'il fallut pour vraiment le prévoir prendre ça depuis quelques années ce qui n'a pas été le cas on est bien d'accord et la responsabilité est totalement collective aussi et je ne pense pas que les français si on avait pris des décisions il y a 2 ou 3 ans antérieurs auraient compris
J'évoquais la journée de solidarité on nous a demandé de travailler le lundi de Pentecôte pour financer après la canicule de 2003 D'une manière générale
parce que le temps de travail en France est minoré c'est aussi simple que ça il pourrait bien avoir la réalité en face des yeux
Mais ce que Sandrine Rousseau n'aurait sûrement pas fait mieux mais quand elle dit rien n'a tenu des coupures d'électricité massive des hôpitaux pas en capacité de gérer les afflux ou des immeubles dans lesquels il y a des personnes mortes Il y a la gestion immédiate et puis il y a effectivement l'analyse sur le long terme Sur le long terme ? Sur le long terme On ne découvre pas qu'il va y avoir des canicules qu'il y a un réchauffement climatique
Sur le long terme il y a clairement un problème c'est évident Maintenant la gestion immédiate moi je ne trouve pas qu'elle a été aussi catastrophique que ça je trouve que ça a été la méthode habituelle Elle avance un chiffre que pour l'instant n'est pas prouvé C'est-à-dire on y va sans esbrouffe on fait du terrain on multiplie les réunions de crise il a fait ce qu'il peut il a délégué au préfet ce qui devait être délégué au préfet voilà c'est une méthode qui fonctionne relativement moi je ne trouve pas que de manière immédiate ça a été si catastrophique que ça après on est déjà en pré-campagne électorale donc effectivement c'est de bonne guerre chacun va critiquer ce qui a été fait et sur le long terme il y a effectivement beaucoup de choses à dire
Alors sur le nombre de morts c'est le président le directeur général de la PHP Nicolas Revelle estime que le bilan de 2003 des 15 000 décès ne sera pas atteint car on a progressé dit-il sur plein de choses mais qu'il sera probablement supérieur à la canicule de 2025 à savoir 6 000 morts donc on va être entre oui 6 000 donc elle dit 10 000 mais il y a quand même eu énormément de décès Gilles Piatray Moi je m'interroge simplement mais il faudra qu'on ait les chiffres pour le savoir la géographie des décès est-ce que parce que j'entends beaucoup dire et c'est vrai que les morgues à Paris sont pleines ce qui ce qui n'est pas forcément le cas partout en province et ça nous pose une question qui n'est pas pour le coup forcément de l'ordre gouvernemental mais qui est plus de la gestion de l'hyper proximité en période de canicule à l'endroit des personnes les plus fragiles dans nos villes moyennes et dans les villages à fortiori on a un système naturel qui est inscription sur une liste d'alerte des personnes fragiles et on les appelle tous les jours tous les jours tous les jours et si la personne ne répond pas la police municipale va frapper à sa porte pour voir si elle va bien donc ça on peut le faire dans un cadre j'allais dire encore humain dans une ville où on se connaît et a fortiori dans des petites communes est-ce qu'à Paris je finis juste est-ce qu'à Paris ce système existe c'est une question que je pose et est-ce que aujourd'hui c'est pas la priorité parce qu'il y a les mesures gouvernementales et je reconnais que la violence du phénomène n'a pas simplifié la chose la facilité pour le gouvernement mais pour autres il y a des choses très concrètes et c'est là où la responsabilité elle n'est pas que collective elle est aussi individuelle c'est aller voir son voisin quand il est fragile pour savoir comment il va on est bien d'accord donc ça ça me paraît essentiel
et je voudrais quand même ajouter une chose c'est un système que lorsque j'étais maire etc et je suis resté 37 ans on a mis en place depuis longtemps mais on a eu de la part de certaines personnes un refus total d'être inscrit sur une liste et c'est toujours très difficile et la difficulté que nous avons rencontré c'est vraiment de recenser les personnes qui vivent seules c'est étonnant mais c'est comme ça et c'est je dirais la société de liberté où il y a des personnes qui refusent en disant non j'en ai pas besoin et tout est-moi la paix
oui et puis il y a la responsabilité individuelle pour également l'avoir évoqué avec des médecins les abrutis qui couraient en plein soleil même des jeunes hommes principalement c'est leur responsabilité de se retrouver aux urgences et c'est leur faute à eux seuls Arnaud Benedetti non moi je voudrais revenir juste sur Sandrine Rousseau la demande de censure me paraît totalement inappropriée en l'occurrence mais il faudrait aussi que les écologistes s'interrogent sur leurs propres responsabilités dans les errements de notre politique énergétique notamment depuis ces dernières années bon une fois dit cela juste moi je pense que si vous voulez il y a deux sujets on est face à ce type d'événement la société a considérablement changé aussi en termes de mentalité c'est à dire qu'on est beaucoup plus exigeant qu'on ne l'était quant à la responsabilité des pouvoirs publics qu'on l'était ce qui rend quand même beaucoup plus difficile pour les pouvoirs publics la réponse politique aussi c'est une réalité si vous voulez on est aujourd'hui beaucoup moins tolérant qu'on ne l'était par le passé quant à ce type d'événement ça c'est une chose à mon avis essentielle et qui change et on l'a vécu notamment en 2003 avec la première la canicule de 2003 qui est un événement un peu fondateur j'allais dire en termes de gestion des risques de ce type au niveau de l'état ça c'est le premier point deuxième point et je rejoins ce qui a été dit c'est à dire ça dit aussi quelque chose quand même l'isolement d'un certain nombre de personnes âgées notamment dans les grandes villes disent quelque chose sur finalement l'évolution de notre civilisation les mécanismes de solidarité traditionnels qui fonctionnent encore dans un certain nombre de zones rurales ou dans un certain nombre de villes moyennes peut-être comme les vôtres sont aujourd'hui des mécanismes qui de fait n'existent pas ou n'existent plus dans les grandes métropoles c'est vrai que moi j'ai appris ce chiffre qui est quand même assez aberrant on a retrouvé je crois 50 personnes mortes chez elles à Paris la semaine dernière ça veut dire que même dans les immeubles si vous voulez quand vous avez des personnes âgées ne pensez pas que vous avez une personne âgée à côté qui peut à 40 degrés subir un malaise et en mourir donc ça dit quelque chose aussi quand même et on revient tout à l'heure à la question de l'individualisme ça dit quelque chose aussi du fonctionnement humain dans lequel malheureusement nous sommes montrés donc il y a des responsabilités il y a évidemment une responsabilité de l'Etat l'Etat il est là pour protéger mais ensuite il y a aussi quand même une responsabilité individuelle de chacun d'entre nous
il y a quand même eu des signalements du GIEC il y a quand même eu pas mal d'alertes qui n'ont pas été entendues par les politiques même quand Jacques Chirac dit la maison brûle il n'y a rien derrière donc j'ai rajouté
parce qu'on a la même conduite de gaz parce que pour jamais oublier ça
oui oui oui vous avez raison mais Sandrine Rousseau elle a beau jeu de dire ça aussi non ça tient pas la route parce que les écologistes vous disaient il y a un fait de mer
de nos sociétés qui est quand même préoccupant c'est que à la suite de ce que tu viens de dire Arnaud c'est que derrière il y a des la mise en place je dirais d'actions judiciaires et ça c'est un vrai problème parce que tous les élus à ce moment là se retrouvent des gibiers de mise en examen et ça c'est terrible je dirais parce que ça peut amener aussi à une certaine paralysie
oui alors l'une des conséquences de la canicule c'est que la période des soldes a été prolongée jusqu'au 28 juillet c'est un vrai problème quand même pour les commerces je peux le dire parce que dans des rues surchauffées la fréquentation a été divisée bien sûr les gens ne sortaient pas c'est terrible et donc c'est plutôt une autre chose que les soldes soient prolongés là pour le coup c'est une mesure nécessaire parce qu'il y a une vraie chute des chiffres d'affaires aujourd'hui dans nos villes en particulier absolument pas dans la climatisation pardon ? pas dans la climatisation il n'y aura pas de soldes pour la climatisation
là ils sortent pour aller chercher la climatisation
on va se retrouver dans un instant on va évoquer d'autres sujets la loi sur la fin de vie entre autres 0826 300 300 à tout de suite 10h midi mettez-vous d'accord Sud Radio Sud Radio le 10h midi mettez-vous d'accord Valérie Expert nous continuons nos débats la loi sur la fin de vie est aujourd'hui débattue à l'Assemblée nationale l'Assemblée nationale doit se prononcer sur une version finale de cette proposition de loi alors est-ce que vous êtes au courant est-ce que vous avez l'impression d'avoir été suffisamment informé sur le contenu de cette loi on en parle et la loi devrait être adoptée définitivement le 15 juillet j'entendais ce matin un éditorialiste expliquer que le Premier ministre n'y était pas forcément favorable mais qu'Emmanuel Macron est celui qui pousse pour cette loi qui est extrêmement discutée et qui pose un certain nombre de questions pour pouvoir accéder à l'aide à mourir il faudra être majeur français ou résider de façon stable et régulière en France et sur le plan médical être atteint d'une infection grave et incurable qui engage le pronostic vital être en phase avancée ou terminale la notion de phase avancée est jugée trop floue par ceux qui s'opposent à cette loi et certains craignent qu'il y ait des dérives en particulier sur les personnes en situation de handicap alors est-ce que la loi Léonetti était suffisante ?
à mon avis elle était suffisante dans la mesure où effectivement les soins palliatifs sont répartis sur l'ensemble du territoire et c'est là où il y a un problème et c'est là où sont entrés je dirais les partisans de la fin de vie mais ce qui est certain c'est que on sait très bien aujourd'hui selon ce qui se passe à l'étranger qu'à partir du moment où il y a cette loi il n'y a aucune possibilité d'exclure les dérives potentielles et donc personnellement j'y suis hostile non pas par éthique mais parce qu'il y a des dérives qui éthiques si vous voulez mais il y aura des dérives qui risquent de nous amener beaucoup plus loin et puis ça rappelle de très vieux souvenirs c'est-à-dire
aller au bout de votre pensée ?
l'élimination des handicapés a été malheureusement une politique d'état d'une période révolue mais
Arnaud est-ce qu'on a suffisamment informé les français sur cette loi ?
c'est le problème des sujets sociétaux aujourd'hui les sujets sociétaux finalement ne donnent pas forcément lieu à de grands débats publics comme si d'ailleurs on considérait que l'opinion se ralliait de manière presque mécanique à ce que l'on la considère comme des avancées d'ailleurs on ne sait pas si ce sont des avancées parfois mais enfin certaines d'entre elles peuvent l'être celle-là il y a quand même un vrai questionnement qui peut se poser et je rejoins ce que vient de dire Jacques tout à l'heure sur en effet les risques et les conséquences de cette loi tout se passe comme si vous voulez on considérait qu'en effet que l'opinion se ralliait mais elle se rallie parce qu'elle n'est pas informée justement très souvent et moi ce qui me frappe si vous voulez c'est que ce type de questions d'ailleurs ce n'est pas une question droite-gauche en l'occurrence là pour le coup c'est une question qui envoie d'ailleurs le vôtre des formations politiques enfin alors c'est plus vrai encore à droite où il y a des lignes de fracture c'est peut-être un peu moins vrai à gauche mais enfin en tout cas ça polarise un peu partout après le vrai sujet en effet c'est que moi je pense que vous l'avez dit c'est la question des soins palliatifs le problème c'est qu'il y a un certain nombre de départements en France qui ne disposent pas de centres de soins palliatifs et que finalement la priorité avant me semble-t-il de proposer une loi de ce type qui pose question quand même fondamentalement vous l'avez dit il y a quand même des notions qui sont extrêmement floues qui peuvent nous faire basculer qu'est-ce qu'on fait par exemple avec des gens qui souffrent de troubles mentaux il y a un vrai sujet je ne vois pas où est le sujet personne ne va t'anésier il faut être conscient et être capable de s'exprimer donc je ne vois pas si vous avez une personne handicapée ce n'est pas vous qui allez dire il faut l'euthanasier c'est de l'auto-administration c'est de l'auto-administration on voit comment ça se passe en Belgique comment ça se passe aux Pays-Bas il y a quand même des sujets sur des personnes qui sont en souffrance qui vont accepter en effet ce type même s'ils le font même s'il y a le consentement on peut se poser la question finalement s'il n'y a pas d'autre voie pour les sortir de la souffrance je parle des gens qui souffrent par exemple de troubles mentaux est-ce qu'il n'y a pas d'autre voie peut-être en effet que de leur proposer cette solution il y a des questions qui se posent quand même cas par cas en l'occurrence
à priori Arnaud je pense qu'on n'est pas censé leur proposer la solution c'est eux qui sont demandeurs de la solution ce qui est un autre chose
puisque le législateur vote c'est qu'il la propose d'une certaine manière elle est à leur disposition c'est un droit qu'on leur donne donc d'une certaine manière on leur propose voilà enfin moi je pense qu'il y a beaucoup de questions en tout cas moi je pense que je ne l'ai pas lu la loi j'ai lu un certain nombre de choses la demande devra être faite par le malade à un médecin en activité par écrit ou en cas d'impossibilité par tout autre mode d'expression adapté à ses capacités on pense aux gens qui souffrent de la maladie de Charcot ce médecin ne pourra être ni un parent ni un allié ni un conjoint je ne sais pas vous y voyez vous aussi des risques de dérive je suis très mal à l'aise très très mal à l'aise avec ce projet de loi parce que je pense qu'il y a une aspiration véritable dans le peuple français à ne pas prolonger inutilement des souffrances odieuses dans les derniers jours dernières heures de la vie et quand hélas on a été confronté à ça on a forcément sur le geste d'abréger les souffrances un regard peut-être un peu moins théorique que lorsqu'on s'y oppose ex abrupto bon c'est le premier point cela dit ce qui moi me dérange beaucoup c'est deux choses d'abord je trouve que la loi n'a pas mis assez de bornes en tout cas la discussion parlementaire n'a pas permis que des bornes soient vraiment instituées par exemple il était question à un moment donné et c'était le souhait des opposants qu'il y ait un contrôle a priori par une autorité indépendante sur la réelle intention le fait qu'il n'y ait pas une influence vous imaginez l'usine à gaz non mais attendez parce qu'en fait cette commission va venir a posteriori donc ça veut dire une fois que l'acte sera fait que la substance aura été injectée donc ça c'est une des raisons effectivement le public l'ouverture me semble également trop large et on a aujourd'hui un risque comme dans beaucoup de pays qui ont adopté l'euthanasie un risque de dérive je disais à ce micro il y a quelques jours qu'une étude au Canada montre que dans l'opinion publique désormais le Canada qui a autorisé l'euthanasie plus de la moitié des sondés pensent que être handicapé peut être un motif d'euthanasie je ne sais pas si vous vous rendez compte ce que ça veut dire ce plan philosophique et la deuxième chose qui me choque beaucoup c'est que chez beaucoup de personnes penseurs médecins ou autres philosophes cette loi n'est qu'un premier pas ils attendent que cette loi soit votée pour aller beaucoup plus loin ils le disent ouvertement d'ailleurs et heureusement que la parole est retranscrite parfois et qu'on peut suivre un petit peu ce que pensent certains je crois que pour un certain nombre de personnes ça n'est que le début et ça je trouve ça absolument effrayant pour moi j'ai un vertige terrible c'est la première fois et Dominique Régnier le disait ce matin sur France Inter je crois c'est la première fois qu'on va créer un service public pour administrer la mort et c'est terrible parce que tout l'état Providence c'est l'accompagnement de la personne jusqu'à ces derniers moments et là on est sur vous l'avez dit Arnaud la possibilité offerte elle sera connue et croyez bien que certains se feront fort de la faire connaître très largement dans les hôpitaux dans les EHPAD la possibilité de donner la mort et ça moi philosophiquement ça me pose un problème ça existe déjà il y a une différence fondamentale à accompagner une fin de vie parce que ça je pense qu'on n'est pas encore assez près aujourd'hui en France dans le milieu hospitalier pour le faire c'est différencié selon les hôpitaux certains donc ça ça s'appelle l'accompagnement de la fin de vie ça n'est pas de l'euthanasie c'est deux choses complètement différentes une forme d'injustice malgré tout que vous tombiez dans un établissement ou sur un médecin qui acceptera ou non de le faire ça se pratique j'ai un ami moi qui était gravement malade on lui a dit voilà maintenant on va vous attuber il a fait un signe de la main en disant non je ne veux pas donc ils lui ont administré une substance qui a mis fin à ses jours donc il est tombé mais vous pouvez avoir un médecin qui refusera de la fin à l'inverse Valérie vous aurez aussi des gens qui pourront avoir un accompagnement médical parce qu'ils auront de l'argent pour le faire qui réduira qui apaisera leurs derniers instants de vie là où d'autres parce qu'ils n'en ont pas les moyens seront dans des hôpitaux qui ne proposeront pas toujours des solutions et douanes donc il y a quand même une différence aussi de traitement selon la catégorie sociale Philippe Juvin qui est un député qui a tout dit je pense sur le sujet en tout cas chez les opposants a très clairement pris à rebours un certain nombre des députés de gauche en disant en fait c'est une politique de classe vous ne serez pas traité selon que vous avez des moyens ou que vous n'en avez pas et ça c'est une vraie question je voudrais il y a quelque chose
qui me frappe le bouillon d'oseur on sait ce que c'est ça a toujours existé c'est le type même de loi qui ne devrait pas relever au niveau de l'état et ensuite c'est dans le secret des familles que ça se passe parce que on sait très bien que dans certains cas on préfère que la personne parte parce qu'elle souffre trop et que c'est vraiment une impasse mais c'est le type de loi que l'état ne devrait jamais adopter car comme vient le dire Gilles on est en train de poser un principe qui va ensuite aller beaucoup plus loin et donc c'est la porte ouverte et d'ailleurs la preuve c'est que nombre de médecins nombre de paramédicaux monde d'infirmières ont refusé cette loi et c'est pas pour rien maintenant si c'est un droit individuel la mort fait partie de la vie on le sait mais cela étant l'état n'a pas il y a notamment chez les américains notamment chez Cicero ils disent pas d'état dans le conseil d'administration pas d'état dans la chambre nuptiale également et bien c'est la même chose pas d'état dans la fin de vie ça doit être quelque chose qui est casu généris sans principe législatif
alors on a le témoignage d'Isabelle qui nous dit je ne comprends pas pourquoi on fait une loi parce qu'on sait que depuis des années on le fait déjà dans les hôpitaux et les maisons de fin de vie ils l'ont fait pour ma petite soeur pour mon frère et pour mon papa donc la loi est inutile on injecte un produit pour les faire mourir voilà oui on a tous des exemples on a tous des exemples autour de nous mais on a aussi ces exemples de gens qui partent en Belgique pour mourir il y a un autre aspect plus prosaïque c'est qu'Emmanuel Macron après avoir beaucoup hésité quand même il faut le reconnaître a poussé pour cette loi parce qu'il avait besoin d'une grande loi sociétale il avait besoin d'associer son nom aussi à une grande loi sociétale ce qui explique aussi j'allais dire l'accélération
du calendrier mais on peut se poser la question en effet je pense
une auditrice me dit tous les vieux les handicapés les malades qui coûtent cher seront euthanasiés ne vous faites pas d'illusions on en est et si vous piquez
le McDo de la vieille voilà
non mais on n'en est pas là je veux dire on n'en est pas là mais la vraie question c'est l'application de la loi c'est pas le vote le vote évidemment est essentiel je trouve que la discussion a plutôt été quand même de bon niveau à l'Assemblée au Sénat il ne faut pas oublier que le Sénat était quand même revenu très en arrière il a eu son rôle dans la discussion parlementaire avec beaucoup plus de mesures me semble-t-il donc les arguments ont été exposés mais maintenant puisqu'il est possible que cette loi soit votée le vote solennel cet après-midi le vote définitif le 15 juillet il est possible que cette loi soit votée tout va dépendre désormais de l'application et notamment et c'est un vrai problème aussi de ceux qui objecteurs de conscience refuseront de le faire oui et je pense qu'il va falloir maintenant savoir comment on traite les personnes qui refusent parce que c'est un vrai cas de conscience que de donner la mort même à quelqu'un qui vous la demande comment les médecins vont être traités comment dans des EHPAD qui sont tenus par exemple par des organisations religieuses on a eu le cas des petites sœurs des pauvres qui ont dit dès le départ nous irons en prison si on nous y oblige mais jamais nous ne ferons d'injection pour des malades que nous suivons et qui sont en fin de vie donc ça va être maintenant la vraie question c'est celle de la question et c'est celle de la suite on vous peut en dire un mot dans un instant Geneviève et voilà donc oui certains sont inquiètes des dérives possibles je vous donne la parole tout de suite après la pub à tout de suite 10h midi mettez-vous d'accord Sud Radio tous les matins les plus grandes personnalités politiques sont au micro de Sud Radio bonjour Sandrine Rousseau bonjour faut-il saluer la gestion de la canicule par le gouvernement vous riez mettez-vous d'accord Valérie Exper alors on va continuer nos débats avec vous effectivement sujet compliqué complexe que celui de la fin de vie à chaque vous vouliez vous dénoncer on l'a plus ou moins fait tout au long de cette émission mais dénoncer l'impasse de la France prisonnière d'un système qui la paralyse
vous savez je vais vous dire une chose petit à petit les politiques ont abandonné le pouvoir et ils l'ont donné parfois à l'état profond il y a une multitude de lois maintenant où ils ne peuvent plus bouger qui plus est on est dans un système européen qui est devenu un carcan il faut le dire et donc nous avons 10 000 feuilles territoriales aujourd'hui qui est complètement dingue et c'est la raison pour laquelle pour faire des économies s'il n'y a pas une rupture totale avec ce système et bien on n'y en verra pas je suis en train de préparer un papier qui dit tout va très bien madame la marquise dansons dansons sur un volcan et bien c'est ça qui va se produire et je suis intimement convaincu que ce pays est paralysé par la multitude je dirais des utopies qu'il a porté dans un cadre qui fait qu'aujourd'hui perd de la politique les maires ont encore un pouvoir mais si ça continue je vous rassure c'est une voie en voie d'extinction c'est une espèce en voie d'extinction ils seront juste capables de déposer des fleurs au monument aux morts et à la mort de la démocratie c'est aussi simple que ça c'est ce que j'ai fait c'est ce que je conçois actuellement et je n'en changerai pas d'avis
il est paralysé par son taux d'endettement ce pays surtout qui l'empêche de mener l'endettement
mais il n'y a pas que l'endettement il est paralysé
par son incapacité à se réformer par le refus de la réforme chez tout le monde tout le monde est pour à condition qu'on ne soit pas soi-même concerné on le voit avec la réforme des retraites on sait tous qu'il faudra travailler au moins jusqu'à 67 vers 70 ans dans les années qui viennent mais on ne peut pas le dire de toute façon allons voir si lors de la campagne présidentielle quelqu'un puisse porter ce discours là c'est absolument impossible il ne dépassera pas le premier tour en tout état de cause donc on connait les solutions mais on ne les appliquera pas par manque de courage politique parce que finalement personne n'est d'accord pour réformer réellement ce pays dans les voies dans les directions qui devraient être adoptées donc à partir de là quand vous dites que c'est figé que c'est bloqué qu'on danse sur un volcan quand oui moi je n'exclus pas que dans X années le FMI nous prenne en main et nous impose une véritable culture comme ça a été le fait pour la Grèce mais bien sûr
vous êtes dans le système et vous devriez voir une chose qui s'appelle Target 2 1200 milliards sont les créances de l'Allemagne sur les pays du Sud croyez-vous que ça va durer
c'est-à-dire ?
à mon avis l'Allemagne va dire hé oh il faut me payer
Arnaud sur le blocage la société bloquée on en parlait déjà dans les années je crois qu'il y avait un ouvrage de Michel Crozier la société bloquée dans les années 60 70 c'est pas nouveau
sauf que oui mais la différence fondamentale
c'est que dans les années 60 et encore au début des années 70 on avait de la croissance on avait un système productif et que finalement depuis les premiers et le deuxième chocs pétroliers on a une désindustrialisation qui ne cesse de s'accroître parce que ça remonte déjà aux années 70 il ne faut jamais l'oublier oui alors après il y a vraisemblablement le manque de courage d'une classe dirigeante qui mais enfin il y a aussi je pense que quand même on a abdiqué et là je rejoins assez ce que dit Jacques c'est-à-dire que finalement depuis une trentaine d'années on a on a beaucoup abdiqué d'un nombre important de nos pans de souveraineté en laissant à d'autres faire à notre place et d'ailleurs ce qui explique la crise démocratique puisque si aujourd'hui les français votent moins qu'ils ne votaient c'est qu'ils considèrent que l'outil politique finalement n'est plus utile d'une certaine manière puisque les décisions se prennent ailleurs et que le pouvoir n'est plus finalement à Paris et qu'il est dans d'autres instances donc ça c'est une vraie c'est une vraie difficulté moi je suis moins irénique que Geneviève sur quand même le fonctionnement des institutions européennes et de l'Union européenne d'abord ce sont des institutions qui c'est le moins qu'on puisse dire souffrent d'un gros déficit démocratique deuxièmement qui pratiquent des politiques qui en matière notamment industrielle commerciale sont des politiques qui nous ouvrent à tous les vents sans forcément défendre l'espace européen et trois parfois se mêlent de choses dont elles ne devraient pas se mêler bon donc il y a quand même des sujets qui se posent et c'est pas pour rien que les français quand même majoritairement ont voté non au traité de 2005 qu'on l'a refourgué trois ans plus tard à partir du traité de Lisbonne donc il y a quand même un problème j'ai voté non il y a quand même
il y a un problème avec les institutions européennes
mais il y a aussi un problème là où je vous rejoins c'est que je ne veux pas faire du en même temps c'est pas mon style mais en l'occurrence mais il y a quand même un problème avec la capacité aujourd'hui de la société française aussi à accepter un certain nombre de réformes qui sont en effet extrêmement difficiles à mettre en place et que bon parfois le politique pour des raisons électorales ne veut pas mettre en place alors ça va dans le sens de ce que vous vouliez évoquer merci de ce passage de témoins j'avais prévu de vous parler de ce rapport 1975-2025 les 50 décisions qui ont coulé la France c'est un rapport qui vient de paraître sous la plume d'un institut d'un sign-tank libéral et conservateur voilà comme ça au moins c'est clair qu'il ne fera pas floresse à LFI ou chez les Verts c'est l'institut Thomas More en l'occurrence qui a travaillé sur les décisions qui depuis Giscard qui depuis 1975 ont eu une importance terrible et ont pu voilà exactement une très belle chronique dans le Figaro ont pu contribuer au déclassement de la France alors je ne veux pas toutes vous les dire mais vous avez on commence avec en 1975 le collège unique avec le nivellement par le bas le regroupement familial en 1976 on en voit les conséquences aujourd'hui le numerus clausus en 1979 c'est intéressant de rappeler que ça date de là alors tout le monde ne peut pas être d'accord avec l'ensemble de la liste les lois de fer de 82 vous disiez quoi les lois de fer sur la décentralisation en l'occurrence il y avait du bon il y avait du bon mais il n'y avait pas forcément que du bon les lois Jospin sur l'enfant roi du système éducatif évidemment la première décision face au voile le premier voile à Creil je vous rappelle qu'on avait dit aux directeurs d'établissement vous faites comme vous voulez avant que la loi se déclare merci le conseil d'État voilà exactement les 35 heures en 1998 le quinquennat et l'inversion du calendrier électoral par Giscard la tarification je finis juste la tarification à l'activité de l'hôpital là aussi vrai problème dont on paye aussi les conséquences aujourd'hui je finis très rapidement la loi de Sobira de 2014 ou encore le principe de fraternité reconnu par le conseil constitutionnel pour aider finalement l'aide aux migrants alors pourquoi est-ce que c'est intéressant ça parce que alors il y a des choses qui moi ne me vont pas je ne pense pas que la France est plongée dans le déclin parce qu'on a favorisé le mariage homosexuel par exemple elle est dedans moi ça ne me va pas mais pour autant ce qui est intéressant dans ce rapport c'est de montrer qu'il y a de choses et c'est il n'y a plus de projet collectif dans ce pays et ça rejoint complètement ce que vous disiez c'est-à-dire que on a tellement cassé ce qui constituait le socle d'une France qui n'était pas forcément non plus un paradis sur terre mais qui avait quand même le sentiment de construire quelque chose qu'elle avait à proposer à son propre peuple pour son bénéfice et au reste du monde elle avait un projet collectif à défendre avec des personnalités politiques qui avaient l'envergure pour le défendre et aujourd'hui ce que ce rapport dit c'est finalement on a plongé dans la sécurité matérielle économique et sociale la sécurité physique et judiciaire la sécurité politique et même la sécurité d'être français d'une façon autologique donc je pense qu'il faut le lire chacun s'en fera un avis on est à trouver sur internet vous allez sur Thomas More l'institut vous le téléchargez facilement j'en fais vraiment la promotion non pas que je sois d'accord avec tout mais je dis simplement une chose on va avoir dans les mois qui viennent des politiciens professionnels qui vont arriver sur les plateaux avec des catalogues et l'IA va les aider beaucoup des catalogues de mesurettes parce que comme on a basculé dans la démagogie chacun va y aller de son segment d'opinion en disant il faudra si pour cela pour cela ce qu'il nous faut aujourd'hui avant de faire cette cette bouillie pour chat qui n'apportera rien au pays sinon faire élire un démagogue de plus quel qu'il soit de centre, de droite, de gauche peu importe et qui n'aura pas les solutions pour nous sortir de là où nous sommes c'est déjà de s'interroger sur les causes profondes de notre déclin si on n'a pas cette médecine là c'est à dire aller jusqu'au fond des choses pourquoi nous en sommes là ?
pourquoi est-ce que la France est dans le déclin ? alors on n'arrivera à rien et puis peut-être qu'un jour sur le constat qu'on pourra partager des causes profondes de notre déclin qui sont enracinées on disait 30 ans là c'est 50 ans et je partage bien c'est 50 ans effectivement à partir des années 70 si on n'est pas d'accord sur ce constat on ne fera jamais émerger des personnalités qui portent les solutions pour demain mon cher Gilles
je suis intimement convaincu qu'on va vers une rupture tu as raison de dire ce n'est pas une élection présidentielle avec un certain nombre de promesses qui seront idiotes c'est qu'en réalité le système va à sa perte et qu'on danse sur un volcan et que je suis intimement convaincu qu'il va y avoir quelque chose mais ce n'est pas la révolution c'est le système c'est le système qui aujourd'hui n'est plus capable de produire une solution voilà c'est aussi simple que ça
et bien vous verrez ça sautera dans l'histoire de France vous avez des moments de rupture à un moment donné vous avez 58 c'est un moment de rupture vous avez
avec la consolution c'est qu'on était sourds à l'époque
ah oui c'est une différence fondamentale je suis d'accord mais 58 c'est vraiment on était plus souverain peut-être qu'aujourd'hui mais heureusement que de Gaulle était là pour assurer la souveraineté parce que la 4ème république en matière de souveraineté n'était quand même pas le régime exemplaire mais il l'incarnait il l'incarnait et c'est bien aussi ce qui nous manque aujourd'hui c'est à dire moi je serais remonté à 71 parce qu'à 71 vous avez une décision du conseil constitutionnel qui est absolument fondamentale qui va élargir le rôle du conseil constitutionnel le champ de la constitutionnalité le champ de la constitutionnalité en intégrant notamment les déclarations des droits de l'homme et du citoyen dans le bloc de constitutionnalité et ce qui permet aujourd'hui au conseil constitutionnel de prendre un certain nombre de décisions de faire tout ce qu'il veut et de faire à peu près ce qu'il veut donc 71 c'est extrêmement important c'est vrai et alors il y a un autre élément qui est important c'est la loi par exemple sur les 35 heures la loi sur les 35 heures là pour le coup c'est une décision qui relève de la France qui ne relève pas du tout des institutions européennes il y a eu des gouvernements qui sont plutôt libéraux conservateurs qui sont revenus au pouvoir dans les années 2000 et qui n'ont jamais remis en cause les 35 heures donc là il y a véritablement
est-ce que tu te souviens que même Nicolas Sarkozy aurait pu le faire mais il n'a pas fait à l'époque il a dit 35 heures c'est pas mal parce que dans certaines villes ils font 32 heures bien sûr
allez on se retrouve dans un instant on va parler de Christophe Glaze un an un an plus d'un an qu'il est en prison et puis Geneviève vous allez parler de Robert Boulin à tout de suite alors Arnaud Benedetti on sait le combat que vous avez mené pour la libération de Boilem Samsal il y a un autre homme qui est emprisonné Christophe Glaze plus d'un an qu'il est en prison très exactement ça fait deux ans qu'il est en Algérie puisqu'on l'oublie trop souvent il a été condamné à la prison le 29 juin 2025 c'est-à-dire il y a un an et un jour très exactement mais il faut se souvenir qu'il avait été et d'ailleurs on a appris qu'il était placé sous contrôle judiciaire avec une interdiction de sortie du territoire algérien à la faveur de sa condamnation par le tribunal de Tiziouzou mais ça faisait déjà un an qu'il était retenu par les autorités algériennes puisqu'il avait été placé sous contrôle judiciaire donc ça fait maintenant deux ans que Christophe Glaze est retenu en otage on peut le dire en Algérie c'est une prise d'otage il faut dire les mots sur une situation et arrêter de jouer avec les mots moi ce qu'il faut noter d'abord on va attendre le 5 juillet puisque le 5 juillet c'est la fête nationale en Algérie c'est une des deux fêtes nationales parce qu'ils ont deux fêtes nationales le 1er novembre et le 5 juillet donc en général à la faveur du 5 juillet le président algérien prend un certain nombre de mesures de grâce je note qu'on attendait une grâce au moment du démarrage de la coupe du monde de football parce qu'on disait les algériens ne peuvent pas se rendre à la coupe du monde sans gracier un journaliste sportif spécialisé dans le football ils ne l'ont pas fait on attendait une grâce au moment de la venue du pape je le rappelle aussi on disait c'est pas possible le pape ne peut pas se rendre en Algérie alors qu'il y a un otage français Christophe Gleiz on l'attend toujours donc on va voir le 5 juillet mais si j'allais dire par malheur le 5 juillet Christophe Gleiz n'était pas libéré là on pourrait quand même se poser la question légitime cette fois-ci sur la façon dont Christophe Gleiz est soutenu en France parce que finalement le choix qui a été fait autour du soutien de Christophe Gleiz c'est un choix de silence un choix totalement aligné sur les injonctions du Quai d'Orsay qui dit surtout ne faites pas de vagues il ne faut pas énerver les algériens puisqu'ils ne le sont déjà contre la France on se demande d'ailleurs pourquoi ils sont énervés contre la France mais enfin peu importe ça c'est leur sujet donc je crois qu'en effet bon le 5 juillet il sera une date importante moi je pense quand même à Christophe Gleiz je pense parce que ça fait quand même maintenant deux ans il a été visité en prison par M.
Barreau il a été visité en prison par Mme Royale qui d'ailleurs s'est fait prendre en selfie avec lui ce qui d'ailleurs est un tantiné au Seine permettez-moi de le dire donc voilà moi je suis il y a eu deux autres ministres qui y sont allés il y a M.A.L. à ma connaissance il y a Barreau Mme Royale elle n'est pas ministre Alice Ruffeau alors Alice Ruffeau on a donné des signes on n'arrête pas de donner des signes à M.A.L.
le ministre de l'Intérieur non il est allé le ministre de l'Intérieur M.Nunès y est allé Mme Ruffeau est allée à Sétif pour commémorer les événements du 8 mai 45 participant à une manifestation d'ailleurs ostensiblement anti-française on n'a jamais vu un ministre de la République être à la tête d'une manifestation anti-française sur un territoire étranger
c'est quand même quelque chose
qui devrait nous interroger voilà et je note moi d'après les informations que j'ai c'est qu'on nous dit le dialogue est revenu avec l'Algérie vous savez combien de laissés-passer consulaires ont été donnés par l'Algérie depuis 6 mois on a un stock à peu près de 22 000 aujourd'hui au QTF excusez-moi pour cette expression stock mais enfin il y a 22 000 au QTF aujourd'hui algériens les autorités algériennes ont livré tout juste 300 laissés-passer consulaires en 6 mois je ne suis pas sûr d'ailleurs que tout soit appliqué voilà la reprise du dialogue
avec l'Algérie tel que nous l'avons aujourd'hui j'étais en poste en Algérie régulièrement on se faisait attaquer dans le Moudjahedin et le lendemain les types nous téléphonaient en disant vous ne pouvez pas faire rentrer mon fils au lycée Descartes
oui ce qui est quand même incroyable dans cette affaire c'est que on a un état qui joue du chantage pour mener sa politique étrangère de la même façon que la république islamique d'Iran même logique un état qui prend des otages en France de français pour pouvoir agir sur nous et même réaction du quai d'Orsay d'ailleurs je pourrais vous l'avez suivi à l'époque quand on a sorti notre rapport avec Emmanuel Razavi et quelques autres sur l'entrisme en France de la république islamique d'Iran on s'est fait taper dessus par le gouvernement parce qu'on osait dire les choses et ça pouvait compromettre des négociations mais ce qui est incroyable et c'est là c'est que des ministres vont carrément en prison dans un état qui est une dictature pour aller visiter un de nos compatriotes qui est retenu d'une manière contraire aux règles du droit national et international je termine après on laisse la parole à Algeviev mais aujourd'hui on donne le sentiment de co-gérer avec l'Algérie la détention de Christophe Léz c'est pas faux c'est absolument inacceptable voilà ce qu'il disait
je ne comprends pas pourquoi les puissances entretiennent des ambassades à Paris elles ont le quai d'Orsay
c'est toujours la même question qui se pose quand on a un otage quelle est la bonne stratégie le malheur de Christophe Glez c'est qu'il n'a pas un comité de soutien comme avait Boilem Sansal c'est tout voilà alors on le sait
on leur a reproché ce comité de soutien de faire trop de bruit ce comité de soutien
monté par Arnaud
dont j'étais membre dès les premiers jours à quoi sert un comité de soutien s'il ne parle pas
un comité de soutien ça sert à faire pression voilà donc ça sert à faire du bruit et après il y a effectivement des négociations parallèles secrètes etc ça c'est autre chose mais malheureusement Christophe Glez n'a pas de comité de soutien alors il a RSF qui le soutient un petit peu qui vient de faire une déclaration en demandant une grâce mais c'est très mou tout ça
son frère y était le frère de Christophe Glez est allé lui rendre visite il dit l'espoir est plus grand que jamais il y a eu un vrai réchauffement entre la France et l'Algérie espérons qu'il ne sera pas douché cet espoir le 5 juillet c'est à dire dimanche dimanche prochain en tout cas ne disons rien
qu'il puisse empêcher cela et après le 5 juillet on verra on verra Geneviève alors totalement c'est une histoire extraordinaire il y a des histoires comme ça dont on aimerait connaître l'épilogue en réalité bon alors je pense que tout le monde ne connait pas Robert Boulin effectivement parmi vos auditeurs c'était le ministre du travail de Valéry Giscard d'Estaing il était il avait un très bel avenir politique devant lui il aurait pu le casé c'était nommé premier ministre et puis on l'a retrouvé mort près d'un étang à Rambouillet donc on est en 1979 il est mort près de l'étang il se serait suicidé alors suicide ou pas on ne sait pas en fait sa famille et un certain nombre de ses amis politiques ont toujours nié cette thèse il était mis en cause dans une histoire d'achat de terrain à Ramatuel mais bon ça semblait quand même très très largement insuffisant pour ce suicide qui lui-même se sentait menacé menacé par le SAC le service d'action civique bon et là l'instruction va être rouverte oui
c'est le département Colquais qui a décidé de se ressaisir de cette affaire qui date d'il y a 46 ans absolument
46, 45, 46 et demi voilà exactement il y a urgence on a tous envie de savoir ce qui s'est réellement passé en réalité si c'est rouvert c'est qu'il y a eu des éléments des éléments nouveaux ces dernières années il y a eu notamment le témoignage d'un monsieur qui était proche du grand banditisme un certain Elio Darmon en 2022 qui dit qu'il aurait entendu enfin qu'il a entendu lui il le met une forme affirmative des membres du SAC dire avoir tabassé Robert Boulin provoquant un arrêt cardiaque donc là si c'est ça c'est pas forcément un meurtre volontaire c'est peut-être un arrêt cardiaque ensuite mais il reste des traces en général quand même normalement il reste des traces c'est vrai que plus le temps passe plus c'est compliqué les gens meurent de plus en plus évidemment par la force des choses la famille demande également la déclassification de dossiers de la CIA voilà donc il pourrait y avoir des avancées il pourrait y avoir des rebondissements en tout cas on a envie de savoir on a juste envie de savoir
je voudrais dire quelque chose parce que cette affaire est survenue le lendemain de la visite de Giscard à Berlin où j'ai pour organiser la visite et donc bien évidemment on se dit on va avoir des retombées parce que ça s'est très bien passé on va avoir des retombées médiatiques fortes ou à loup rien à raison de l'affaire Boulin qui a complètement pollué les affaires le ministre retrouvé mort et sur laquelle je ne me prononcerai pas parce qu'on a entendu beaucoup de choses
il y a trois ministres qui sont morts sous le septennat de Valéry Giscard deux qui ont été assassinés Jean Debreuil et Fontanet concernant Boulin peut-être on verra
on verra s'il y a une suite moi je voulais un coup de gueule à propos de Charlie Hebdo alors le coup de gueule ne concerne pas Charlie Hebdo mais tous ceux qui s'insurgent et qui se choquent des dessins de Charlie Hebdo c'est le cas soit on est Charlie soit on ne l'est pas et ce matin c'est encore une fois je crois que c'est Karim Boamram qui a dit je suis Charlie je les ai soutenus mais mais mais là franchement ils vont trop loin parce qu'ils ont alors fait un dessin où on voit Didier Deschamps brandir l'urne funéraire avec marqué maman dessus je rappelle que Charlie Hebdo est un journal humoristique un journal satirique qu'à cause des réseaux sociaux d'une certaine manière ces dessins sont accessibles à tout le monde et que ce n'est peut-être pas un journal fait pour tout le monde qu'il faut avoir du second degré qu'il faut avoir de l'humour et que eux-mêmes se sont moqués de la mort de leurs propres camarades donc je voudrais qu'on arrête de parler de maman d'émotion de on est Charlie ou on ne l'est pas on n'est pas Charlie on ne dit pas je suis Charlie mais voilà c'était mon coup de gueule et si vous n'aimez pas Charlie n'achetez pas ne le lisez pas c'est un journal qui est encore une fois qui était c'est ce que disait Charb ou ce que disait Luz c'est un fanzine qui d'un seul coup à cause des réseaux sociaux puisque ses dessins ont été accessibles un petit peu partout et bien a fait réagir et a conduit à cette tragique
est-ce que tu connais Valérie un jour que Santini était dans l'antichambre de Giscard président de la république et lisait le canard enchaîné et Giscard sort et lui dit vous lisez le canard je croyais que c'était vous qui l'écriviez
oui et pareil le canard enchaîné c'est pareil mais Camry Karim Guamran qui dit je suis pour la liberté d'expression mais franchement un peu de respect de décence Didier Deschamps n'avait pas encore enterré sa mère c'est sympa voilà défense de la liberté il n'y a pas d'autre solution que ça il n'y a pas de mais pour la liberté personne n'est obligé d'acheter ce journal en tout cas bravo pour cette belle défense que vous venez de faire jusqu'au respect de la loi nous sommes d'accord jusqu'au respect de la loi
mais le pauvre des proches s'il n'y avait que Guamran quand il a dit les juifs cette obsession de se précipiter dans les trains pour avoir la meilleure place je vais dire ben oui ben oui c'était des proches
voilà on est devenu d'une pudeur
n'est-ce pas et d'intrudence surtout qu'ils ont payé cher Charles et leur insolence
et oui et l'humour aujourd'hui donc
moi je vais vous expliquer que les flics se rebifent inquiétudes de tous les syndicats policiers qui estiment que ils sont au bord du gouffre au niveau des moyens dont ils ne disposent plus pour assurer l'ordre public on le savait mais eux le confirment et en plus de façon unanime j'en recevrai un syndicaliste voilà déjà en dépôt de bilan la France est au bord de la faillite c'est ce que nous dit Marc Toiti mes fillons nous l'avaient annoncé en 2007 je suis à la tête d'un état en faillite et lui il dit qu'on est presque comme les grecs au bord d'avoir la tutelle du FMI vous vous rendez compte ?
mais les grecs ça leur a coûté un million de personnes qui ont quitté la Grèce les ultralibéraux les ultralibéraux aiment bien dire ça et puis ce à quoi répond Pierre Gattas que je vais recevoir donc l'ancien patron des patrons ce à quoi il répond gagner plus c'est maintenant les solutions qu'il propose d'ici cette solution pour se réenrichir à condition de changer un petit peu les codes voilà puis je dirais un petit mot sur ces épreuves du bac au moins on parle bien le français plus on a le bac absolument
le moment que vous comprenez le texte qu'on comprend le sens le sens de la phrase mais il faut lire à voix haute il faut déclamer là allez bonne émission Péricault bonne journée à vous sur Sud Radio 10 ans