Budget 2027 : « Je suis prêt à parier qu'il n'y aura pas de censure », lance Jean-René Cazeneuve
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 40 %Attaque 30 %Défensif 30 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 80 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:38OuverteRéponse directe
Le RN n'a pas encore décidé de censurer le budget. Pourquoi selon vous ?
- 2:07RelanceRéponse directe
Pourquoi ne pas censurer un budget provisoire ?
- 2:42OuverteRéponse partielle
Les socialistes vont déposer des amendements. Pourquoi ne pas chercher dans les dépenses plutôt que les recettes ?
- 3:22OuverteRéponse directe
Peut-on tailler dans le mille-feuille administratif ?
- 3:58OuverteRéponse directe
Le gouvernement promet pas d'augmentation d'impôts. Comment le justifiez-vous ?
- 5:31OuverteRéponse directe
Ce budget sera-t-il une baisse des dépenses ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:23Jean-René CazeneuveFait
« Ni le Rassemblement national ni le Parti socialiste ne prendront ce risque. »
- 5:31Jean-René CazeneuvePromesse
« Ce budget sera d'abord une baisse des dépenses. »
- 8:35Jean-René CazeneuveFait
« On a déjà commencé à toucher aux primes. »
Temps de parole
- ?100 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.
Europe 1 soir 18h 20h Pierre de Villeneuve Il est député ensemble pour la République du Gers, il est surtout ancien rapporteur général du budget. Donc ça il connait, il sait comment ça marche et je suis très heureux d'avoir Jean-René Cazeneuve dans mon studio ce soir dans Europe 1 soir avec Tékéner et là Alexandre Malafaye aussi. [musique] Sébastien Chenu député RN du Nord et vice-président de l'Assemblée nationale a affirmé ce matin sur France 2 que le RN ne savait pas encore s'il allait censurer le gouvernement sur le budget. Nous n'avons pas encore décidé Nous allons parce que la rentrée parlementaire non seulement n'a pas eu lieu mais nous ne savons pas sur quoi nous prononcer. Vous voyez bien Le Cornu dit "Ah bah non finalement on taxera peut-être pas l'épargne salariale."
L'excure son propre ministre des finances qui soutient Gabriel Attal dit "On va soutenir on va taxer l'épargne salariale." C'est un bazar épouvantable que ce gouvernement l'approche de la présidentielle peut vous éventuellement faire que vous ne censuriez ? Non mais nous on est Ça peut bousculer la campagne présidentielle. nous ce qu'on regarde c'est l'intérêt des Français. C'est rassurant que le RN n'ait pas encore pris sa décision. Et je sais que beaucoup de gens pensent que il va y avoir cette censure. Moi je suis prêt à prendre un pari de devant vos auditeurs devant vous il n'y aura pas de censure. ? Je pense que ni le Rassemblement national ni le Parti socialiste ne prendront ce risque. Quel ? Est-ce que quelqu'un peut m'expliquer l'intérêt de faire tomber le gouvernement de Le Cornu
fin décembre à trois ou quatre points des de l'élection ? ? Pour mettre un Premier ministre de gauche pour mettre un autre Premier ministre pour pas avoir de budget, prendre un risque sur la ? Aujourd'hui on a des taux qui sont à 4,25 % si jamais le gouvernement tombe et que derrière vous avez une crise de la dette il va falloir que le Rassemblement national s'il a censuré explique aux Français "Et ben j'ai fait tomber la France, j'ai fait exploser la dette, il y a une crise de la dette." Et qu'est-ce que Donc dans cette recherche de respectabilité, de responsabilité à la fois je les mets pour le coup dans le même sac du rassemblement national et du Parti socialiste. Moi je vous promets mon billet que jamais ils ne censureront. Alors c'est pas pour autant
qu'ils vont dire que c'est un formidable budget. Ils vont dire que c'est le [raclement de gorge] pire budget qu'ils ont jamais vu. Là aussi, on réécoutera ce moment mais ça va être le pire budget. Ils vont dire parce que c'est le pire budget et bien il faut voter pour nous. Dans 3 mois, on rectifiera massivement ce budget, on fera tout à fait autre chose. C'est un budget provisoire mais pour l'intérêt supérieur de notre pays et bien on ne va pas censurer. Bon, je vous entends ce soir Jean-René Cazeneuve. J'espère que ça va pas se finir comme le lièvre et la tortue où vous partez j'ai l'impression très très rapidement comme le lièvre en disant toute façon il y aura pas de censure. En tout cas, j'entends votre argument comme quoi pas d'intérêt. Les socialistes,
vous serez d'accord avec moi qui vont arriver avec une une pile d'amendements. La dernière fois on a eu la suspension de la réforme des retraites euh et ça a été une demande des socialistes et ça a été accordé. On va voir ce qu'ils vont inventer cette fois-ci mais j'en reviens à la question du euh de la censure ou pas censure. Peut-être qu'ils censureront sur cette question que je vous ai posé juste avant la la la publicité. C'est-à-dire pourquoi est-ce que on ne va pas chercher dans les dépenses plutôt que toujours se dire dans les recettes on va ponctionner ici et là, on va trouver. Les socialistes et euh euh l'ultra-gauche dit on va ponctionner les ultra-riches. Euh certains disent bah tiens on va trouver des des niches fiscales. D'autres pourquoi est-ce que le fonctionnement de
l'État, le fonctionnement de l'administration, le mille-feuille administratif même dans Ensemble pour la République euh vous-même vous dites qu'il y a trop de strates, trop de choses qu'il y a des sans doute des des fonctionnaires, j'ai rien contre les fonctionnaires mais il y a sans doute des fonctionnaires qui qui qui sont pas utiles qui qui qui euh qui à la fin euh partent à la retraite qu'on n'a pas forcément besoin de renouveler. Il s'agit pas de virer des gens et de les mettre à Pôle emploi, ça n'a aucun sens. Mais est-ce qu'on peut tailler dans le ? Écoutez, je je une fois de plus je vais rester prudent parce que je n'ai pas vu le budget, il sera annoncé au mois de septembre, mais il a été dit de manière très claire par le Premier ministre qu'il n'y aurait pas
d'augmentation d'impôts. Donc, je ne peux que vous reformuler ça n'est pas dans notre ADN d'augmenter les impôts. Je rappelle que nous avons massivement baissé les impôts et pour les Français et pour les Français, la taxe d'habitation, la redevance télé et pour les entreprises avec la CVAE, une partie de la CFE pour les entreprises industrielles. Non, pas du tout. Donc, les Français aujourd'hui, vous prenez 95 % sur la la la baisse de la taxe d'habitation. C'est autant qu'on cumule ce que je payais avant, c'est-à-dire taxe foncière et taxe d'habitation, aujourd'hui taxe foncière, je paye autant qu'avant. Et vous payez autant que taxe d'habitation est à zéro. Exactement. 95 C'était censé C'était censé être effectivement une déduction, une réduction. Attendez, c'était en 2017, hein, il y a
20 % d'inflation depuis, hein.
Simplement, je veux dire que 95 % 95 % des des foyers français payent aujourd'hui moins d'impôts locaux qu'en 2017. Et ça, je peux vous le prouver quand vous voulez, quand vous faites effectivement l'addition de la taxe foncière et de la taxe d'habitation. Mais qu'importe, c'est pas ça le Donc, nous nous ne sommes pas pour l'augmentation des impôts. Gabriel Attal a fait un certain nombre de propositions pour, par exemple, sur réforme la réforme de l'assurance chômage, pour baisser des dépenses. Donc, il y a évidemment une volonté et il fera un certain nombre d'annonces dans les prochains jours et prochaines semaines pour simplifier le mille-feuille territorial dont vous avez parlé et avoir un moment de décentralisation. Oui, de décentralisation. Oui, comme ça a déjà été fait quand même
grandement l'année dernière par le premier budget du ministre du Premier ministre Le Cornu, eh bien, je je je Là aussi, ce budget sera d'abord une baisse des dépenses. Ce sera d'abord une baisse Eric Diener. Ah, c'est le petit côté chef d'entreprise en moi qui va qui va parler. Est-ce que vous allez toucher à question de ? Parce que s'il y a bien quelque chose qui a été réussi pour le coup sous Emmanuel Macron au début, c'est l'apprentissage. Mais on a découvert l'année dernière finalement alors qu'on pouvait avoir des alternants qui étaient en cours, bah que il y avait finalement moins d'aide. Donc c'était un surcoût et aujourd'hui on voit qu'il y a une problématique d'entrée des jeunes sur l'emploi alors qu'on sait qu'il y a une des problématiques de financement de
la retraite, c'est quand même de les mettre le plus tôt possible au travail. C'est ma première question et ma deuxième, c'est est-ce que vous allez également taper parce que à chaque fois qu'il y a les questions du budget, la baisse des exonérations de cotisations patronales revient sur le devant de la la table alors qu'on voit aujourd'hui une explosion du chômage. Est-ce que ces deux éléments que vous allez essayer de ? Parce que vous l'avez dit, la fiscalité bien sûr qu'il faut jouer dessus. Mais les chefs d'entreprise ont besoin de visibilité. Jean-René Cazeneuve. Alors, merci d'abord de reconnaître que l'apprentissage a été un un un vrai succès dans notre pays. On était pratiquement à 900000 apprentis et c'est un vrai succès. Nous avons largement ouvert et la dynamique existe euh
toujours. Je Moi je je vais pas rentrer dans le jeu, si vous voulez, de telle ou telle ou telle mesure. Parce que je voudrais quand même redire que euh si nous ne réduisons pas massivement notre déficit, Hmm. ? Si nous réduisons, on va on va à la catastrophe. Bon, et donc à partir de ça, à chaque fois qu'on veut baisser une dépense, vous me dites fort justement Pierre, mais il faut baisser les dépenses, il faut baisser les dépenses. Paf et euh évidemment vos chroniqueurs vont nous dire "Les celle-là il faut pas la baisser, celle-là il faut pas la baisser." Et c'est ce que disent les les hommes politiques, c'est ce que disent les observateurs, c'est ce que disent le un certain nombre de évidemment de syndicats. Donc à chaque fois qu'on veut toucher à une dépense,
on nous explique qu'il ne faut pas le faire. Oui, mais moi je crois que la situation et je vais terminer, excusez-moi, mais la situation est telle aujourd'hui et si nous ne le faisons pas maintenant, ce sera encore plus difficile de le faire pour le futur président de la République. Si nous ne le faisons pas maintenant, d'accord, il faut ça va être ça va être vraiment catastrophique. Donc il faut des mesures très fortes pour réduire les déficits et que ce soit pas de marge de manœuvre mais vous n'avez pas de marge de manœuvre pour les faire passer ces mesures. Non, mais il faut pour ça que je vous dis qu'il y aura certainement un 49-3 D'accord, avec un pari de la responsabilité. je vous prenais au mot parce que effectivement, j'ai beaucoup lu, beaucoup suivi ce que pouvait dire
Emmanuel Macron. Votre majorité est quand même un mantra depuis le début qui est la relance par le travail. Oui. Donc à quel moment on peut dire maintenant finalement que la relance par le travail bah ça va dépendre du budget qui va être proposé, vous ? Les chefs d'entreprise, ils étaient intéressés ces dernières années qu'on leur dise "Ne vous inquiétez pas, on est là pour relancer le travail, relancer l'économie, c'est comme ça qu'on va rembourser la dette." Et là, j'ai l'impression que vous ouvrez tous les chantiers et que ce qui avait conduit vos politiques économiques qui n'étaient pas totalement ratées, et bien c'était notamment de préserver cela et là, c'est comme si on était prêts à tout. Bien sûr, la baisse des impôts de de de production, toute une mesure de
simplification au sein des au sein des des entreprises. Toujours pas de marge. Oui, je je Moi, je le regrette. Si on doit toucher On a déjà commencé à toucher aux primes. Oui, on peut aussi être intelligent dans la dépense y compris sur l'apprentissage. Par exemple, bon, euh est-ce qu'il faut aider une très grande entreprise multinationale euh qui a comme apprenti un diplômé ? On peut se poser la question. Est-ce que c'est au contribuable de payer ? Donc voyez, il y a toujours un peu d'optimisation quand même dans la dépense. Euh chaque foyer, chaque association, chaque entreprise Oui, ça fait partie d'HEC qui n'a pas forcément des parents riches de financer également ses études. Bien Bien Bien sûr. Bien sûr. Donc oui, simplement c'est Moi, ce que je mets au-dessus
vraiment au-dessus [raclement de gorge] dans le raisonnement c'est la réduction du déficit. Et quand il s'agit de réduire significativement le déficit, alors est-ce qu'il faut atteindre les 3 % en 2029 comme le propose Bruno Le ? Est-ce qu'il faut détendre un peu l'agenda euh 2031 comme le propose Gabriel ? On peut discuter de ça. Mais il faut réduire. Donc expliquez-moi, si vous voulez les dépenses qu'il faut baisser. Bah c'est pas à moi de je c'est à dire c'est c'est c'est aux membres du gouvernement et et et aux économistes de se pencher sur sur la dépense. Je remarque juste parce que Eric a raison de dire et et si c'était un étudiant d'HEC qui est pas forcément un privilégié. Moi je remarque quand même que dans le discours politique de certaines personnes du bloc central et à
l'instant vous vous dites dès que on parle de multinationale, HEC, les élites, l'école de l'excellence en France, a tout de suite ses suspects. Voilà, on va pas aider HEC, vous comprenez. Ah bah une multinationale, elle fait suffisamment de fric comme ça, c'est pas la peine. Regardez, on est tombé sur Total. Le nombre de vos opposants politiques qui sont arrivés en disant mais Total, ils sont bien gentils, ils nous donnent les miettes parce qu'ils ils plafonnent le prix des armes. Non mais non mais vous tombez mal. J'ai travaillé avant de faire de la politique. Moi je suis pas un professionnel de la politique, j'ai travaillé 30 ans dans les entreprises et 30 ans dans les très grandes entreprises, des très grandes entreprises multinationales. Donc ce sont les entreprises formidables et vous
m'avez jamais entendu dire du mal de d'une entreprise sous prétexte qu'elle était grande, qu'elle a gagné de l'argent ou ou je ne sais quoi. Bien au contraire. Et donc j'appartiens à une majorité qui qui pousse le développement des entreprises que ce sont les entreprises qui créent la richesse. Si on n'a pas de richesse, il y a pas de redistribution derrière. Donc là c'est quand même le le b a ba. On aimerait l'entendre plus souvent ça. Voilà. [raclement de gorge] 19h 18h42, je suis encore sur les anciens horaires moi. Merci beaucoup Jean-René Cazeneuve. On n'a pas eu le temps de parler du classement PISA mais on va en parler dans un instant avec Eric Tegner et avec Alexandre Malafaye. À tout de suite.
Jean-René Cazeneuve