17 OCTOBRE : COMMENT MACRON TENTE DE POURRIR LA MANIFESTATION
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Attaque 85 %Défensif 15 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
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« Président de la République a insisté sur le fait que la jeunesse exprime des angoisses légitimes mais que ces angoisses sont exploitées politiquement et transformées en violences urbaines. »
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« Il a demandé au gouvernement d'apporter des réponses concrètes, claires, d'y travailler et de les présenter dans les semaines à venir. À court terme, bien sûr, protéger les enseignants, judiciariser lorsque c'est nécessaire. »
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« Le président exige de revoir le bâti des établissements, les emplois du temps et parcours sup. Le tout à la minute se plaint un conseiller de l'exécutif. »
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« Blanca a dit qu'il assumait. Ah oui, il assume complètement son travail de démolition hein de l'éducation publique dans un entretien aux Parisiens cette semaine hein. »
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« Ce qu'il redoute surtout, c'est que d'autres acteurs de la société civile rejoignent les jeunes, notamment les étudiants, mais aussi les aides soignants, les enseignants, les pompiers et pourquoi pas les agriculteurs. »
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« 8000 personnes depuis le début de la mobilisation. Donc 85 % de mineurs. Ça c'était à date du mardi 13 octobre mais on a eu le chiffre de la part du ministère de l'intérieur hier pour à peine 26 personnes placées en détention provisoire. »
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« Marine Le Pen a sommé le président du Conseil constitutionnel Richard Ferrand de démissionner depuis Bruxelles où elle faisait une petite visite regardée. »
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« Le président du Conseil constitutionnel a osé enterrer l'idée phare du programme de Marine Le Pen pour la présidentielle he organiser un référendum sur l'immigration. »
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« La Constitution consacre un titre. le titre qui s'appelle de la révision et l'article 89 est la seule voix pour réformer la constitution. »
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« Cet exemple de recours au référendum constitutionnel sur le fondement direct de l'article 11 n'a eu lieu qu'une seule fois en 1962 et éventuellement une deuxè en 1969 soldant par la victoire du nom et le départ du général de Gaulle. »
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« La vie a changé. N'est pas de Gaul qui veut, si vous permettez quand même de le rappeler. »
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« Est-ce que les institutions seront reconnaître une victoire dans les urnes ou est-ce qu'elles vont s'ériger un obstacle à la politique choisie par une majorité de Français ? »
- 20:46Fait
« Elle devrait rester dans son rôle de proposition euh certes farfelu mais euh néanmoins propositionnel. »
- 26:52Fait
« Qu'est-ce que l'état de droit ? Justement, c'est notre constitution, c'est notre loi suprême l'état de droit. C'est elle qui le fixe. »
Temps de parole
- ?100 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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Bonjour tout le monde, ravi de vous retrouver sur le média. Bienvenue pour un nouvel épisode des Indiscrets, votre rendez-vous hebdomadaire politique avec Nils. C'est le monsieur Off du média qui nous raconte avec talent les coulisses de la politique française. Au sommaire de cette émission aujourd'hui Emmanuel Macron s'investit dans la mobilisation des lycéens et pas pour leur bien mais le sien. On va en parler dans quelques minutes. Et puis on parlera également de Marine Le Pen qui prépare apparemment un coup d'état. C'est la question que l'on peut se poser après ces critiques contre le Conseil constitutionnel. Nils a bien évidemment enquêté là-dessus. Allez, c'est parti pour les indiscrets.
Bonjour Nils. Salut Amira. Salut à toutes et à tous. J'espère que tu vas bien et on commence tout de suite he tous aux abris. Emmanuel Macron a décidé de s'investir personnellement face à la mobilisation lycéenne. Et oui, souvenez-vous he la semaine dernière le président avait fait mine de déplorer un manque d'empathie de son premier ministre. Et oui, autant de sincérité de notre président bien-aimé, hein. Bref, le chef de l'État avait obligé le cornu à prendre la parole lors d'une allocution péniblement déclamé à la télé et immédiatement critiqué de toutes parts, y compris par les macronistes eux-mêmes. Alors, il faut croire que l'exercice n'a pas non plus convaincu Emmanuel Macron, hein. Mercredi, en conseil des ministres, le président a une nouvelle fois tapé du
point sur la table. Écoutez sa porte-parole. Président de la République a insisté sur le fait que la jeunesse exprime des angoisses légitimes mais que ces angoisses sont exploitées politiquement et transformées en violences urbaines. Il a demandé au gouvernement d'apporter des réponses concrètes, claires, d'y travailler et de les présenter dans les semaines à venir. À court terme, bien sûr, protéger les enseignants, judiciariser lorsque c'est nécessaire. euh et euh obtenir produire un rapport circonstancié très précis sur la question du bâtimentaire qui est une des revendications principales. Un deuxième
point important, la question des agendas, la question des emplois du temps qui là encore fait partie des revendications qui remontent le plus. Euh l'objectif c'est bien sûr de fluidifier les choses. Troisièmement, l'orientation euh là encore avec un discours qui doit être mesuré parce que beaucoup a été fait dans le passé depuis plusieurs années et parcours sup n'est pas le totem que certains voudraient bien décrire. Pour autant, il y a encore des travaux à porter, des réflexions à mener. Il est vrai que Emmanuel Macron est connu pour son sens de l'empathie et sa grande bienveillance, n'est-ce pas ? pour faire terre les rumeurs de tension entre eux, ils ont même déjeuné ensemble, le président et le premier ministre. C'était mercredi pour caler la
prise de parole en conseil des ministres selon nos confrères du Parisien. Alors pour tout dire, selon mes informations, l'interventionnisme de Macron dans la gestion de la mobilisation lycéenne suscite une certaine lassitude en haut lieu où l'on doit composer avec la versatilité de ce président. Voici ce que déclare une source au sein de l'exécutif. Le président exige de revoir le bâti des établissements, les emplois du temps et parcours sup. Le tout à la minute se plaint un conseiller de l'exécutif. À croire que rien n'a été fait ces 10 dernières années. Alors le problème c'est qu'il s'agissait plutôt he ces 10 dernières années de débattir le lycée public hein. Alors il y a eu la réforme blancaire sur parcours supolaires et autres joyeusé qui ont plongé les
élèves et leurs profs moins favorisés dans des états de détresse avancé. Et sans surprise hein d'ailleurs Blanca a dit qu'il assumait. Ah oui, il assume complètement son travail de démolition hein de l'éducation publique dans un entretien aux Parisiens cette semaine hein. Voilà, c'est un peu la constante du macronisme he plus c'est la misère euh et la galère et plus les responsables des calamités en question disent assumer un Macron a assumé par Cour sup assumé la mutilation des gilets jaunes, la gestion de la pandémie de Covid ou encore la dissolution qui a mené le RN à l'Assemblée. Mais enfin, il paraît que le président veut désormais tout revoir de la cave au grenier. Mais il y a un mai. Ah oui, quand vous lancez des travaux, vous établissez un prévisionnel. Non, ben non, pas Emmanuel
Macron qui n'a pas avancé de calendrier précis. Alors ça, ça a mis un peu la puce à tout le monde. C'est flou et quand il y a flou, il y a vraiment flou he du coup. Alors tout ça, Nil, c'est bien évidemment une question d'image. Dans le fond, est-ce que Macron se soucie vraiment des problématiques lycéennes ? Oui, tu as raison de mettre le doigt là-dessus. C'est il faut bien le dire, la mobilisation des lycéens. Macron s'en fiche comme ce de sa première paire de lunettes d'aviateur, hein. Ce qu'il redoute surtout, c'est que d'autres acteurs de la société civile rejoignent les jeunes, notamment les étudiants, mais aussi les aides soignants, les enseignants, les pompiers et pourquoi pas les agriculteurs. C'est ce début de révolte, de nouvelles révoltes populaire qui terrorise l'exécutif.
On redoute les images de violence contre les agriculteurs samedi, car ils sont un symbole dans l'imagination populaire. Ils nourrissent les Français et puis les agriculteurs votent, pas les lycéens de moins de 18 ans. Alors, si la répression est aussi féroce, c'est aussi parce que Emmanuel Macron a évidemment peur de la rue, hein. Rappelez-vous les gilets jaunes. Bref, le président et le Premier ministre se sont mis d'accord, hein, pour lancer une répression sans précédent pour étouffer la révolte dans l'œuf. Les cas de violence policière se multiplient dans tout le pays documenté par nos confrères le média également qui est sur le terrain à tour par exemple un policier a été mis en examen pour violence aggravée parce qu'un lycéen de 16 ans a perdu l'usage d'un œil.
L'image de ce lycéen au sol visage ensanglanté a été partagée massivement sur les réseaux sociaux. Maë 16 ans, a perdu l'usage de son œil droit en marge d'une manifestation à tour. Hier soir, un policier a été mis en examen pour violence aggravée. Par la voix de leur avocat, l'adolescent et sa famille se disent satisfaits. D'ailleurs, Nilson, le policier a mis en examen désormais l'interdiction de posséder un LBD. C'est ce qui arrive hein quand on s'en sert contre des enfants. Oui. Et à Nancy, la Ligue des droits de l'homme a dénoncé un policier qui a effectué un tir tendu avec un lanceur de grenade lors d'une mani c'était le 8 octobre. Voilà, c'est nos confrères d'isti grand est enseignement France Bleu qui en qui en s'en sont fait les
co. Curieusement alors la direction départementale de la police n'a pas répondu à la presse sur ce qui s'apparente à une nouvelle bavure. Par contre, le gouvernement rivalise d'imagination hein pour tenter de nous vendre l'image d'une police au service de la population plutôt que responsable de mutilation et parfois avec la complicité des médias. Oui, le Parisien a par exemple repris une citation de Laurent Nunz he très flatteuse pour les policiers. euh lors d'une interview face à des jeunes organisés par le journal, hein. Voilà, on le voit dans l'article. Quelques morceaux choisis, vous allez voir, c'est pas triste. Le taux d'adhésion est moins fort chez les jeunes. Cela s'explique, je pense, par une méconnaissance du rôle de la police. Leur intervention n'est pas
toujours comprise. La mission première des forces de l'ordre est de protéger les gens. Voilà. Alors, encore une rhtorique macroniste, hein. Si les jeunes trouvent la police violente, c'est parce qu'ils n'ont pas compris leur mission. Bon, [rires] voilà. Autre citation, "La violence s'est justifiée sur des individus violents. Être mineur, ce n'est pas une excuse. Quand on est dans un contexte où les gens sont cagoulés et jettent des projectiles, on ne peut pas savoir s'ils sont mineurs. Évidemment, sur un mouvement lycéen, la probabilité, que beaucoup le soient, est très forte. Bon, bref, on va résumer. Le ministre de l'intérieur estime que la violence contre les enfants est légitime. Ouais, c'est ça. Frapper, ligoter, ceinturer, parfois tirer sur des enfants, c'est normal hein en fait. a
écouter notre ministre de l'intérieur. Alors, notez que le Parisien a mis en une de l'article la seule photo de la bobine du ministre, celle avec les lycéens qui l'ont interrogé et relégué en fin d'article tout un symbole. En tout cas, en interne, au sein de la police, ceux que j'ai interrogé me disent qu'ils interdisent à leurs enfants d'aller en manif. Bon ben voilà hein, logiquement au plus haut niveau, des consignes de sévérité ont été données aux policiers sur le terrain par leur direction, comme l'a confirmé le canard enchaîné cette semaine, on sait ce que ça veut dire. C'est open bar sur la matraque, les grenades et les canons à eau. La répression est telle que le malaise atteint désormais la police. Le syndicat alliance porte plainte contre l'État pour mise en danger de la vie
d'autrui. Je vous explique, on a eu un responsable du syndicat Alliance qui nous assure que verbalement, localement, il y a des consignes de retenu de tantôt de ne pas utiliser le LBD, tantôt de ne pas utiliser les grenades pour éviter euh d'avoir euh des bavures en tout cas des des incidents qui risqueraient de médiatiser une certaine région et que du coup ses consignes de ne pas utiliser ces armements, bien ça expose les policiers à la violence et ça les expose à les blessures aux blessures. C'est ça que pointe le syndicat et c'est pour ça qu'ils vont déposer cette plainte. Et c'est un syndicat d'ailleurs jugé très radical hein. Oui. Bon, je traduis proche de l'extrême droite, il compare notamment les jeunes des quartiers populaires à des nuisibles, je cite. Et donc ce syndicat
s'inquiète du yatus entre la parole politique dans les médias qui affirme vouloir protéger les jeunes. Écoutez Nounz ou Macron comme on vient de le faire. Euh et puis qui donne des consignes de répression en interne. La dissonance cognitive macroniste atteint désormais la police. Cruelle ironie. Et et d'ailleurs Nils, c'est un chiffre à nous donner. Hier, on a appris hein le nombre de gardés à vue. Oui. 8000 personnes depuis le début de la mobilisation. Donc 85 % de mineurs. Ça c'était à date du mardi 13 octobre mais on a eu le chiffre de la part du ministère de l'intérieur hier pour à peine 26 personnes placées en détention provisoire. dont plus la moitié euh sont des majeurs selon l'intérieur. Alors, il s'agit évidemment de frapper les esprits
hein dans ces arrestations, de faire peur aux enfants et évidemment à leurs parents. L'autre volet de la répression est politique puisque le gouvernement fait tout pour mettre la mobilisation sur le compte de la France insoumise et Jean-Luc Mélenchon en particulier. On a appris cette semaine du canard enchaîné que Sébastien Lecornu voulait attaquer le candidat insoumis en personne pour incitation à la rébellion. Alors finalement, le Premier ministre s'est dégonflé. C'est Nuness qui a hérité euh du dossier, hein. Les juges déjà débordés apprécieront cette plainte bidon qui va prendre la poussière sur leur bureau avant probablement d'être abandonné. L'opération de propagande se poursuit en revanche pour tenter aussi de réhabiliter la police hein, notamment sur le service public qui nous a
présenté un CRS blessé lors d'une manife. Écoutez-le. Nous nous sommes convaincus en tout cas qu'on fait notre métier avec la la plus grande déontologie, avec un grand professionnalisme et qu'on a rien à se reprocher. Ces enfants sont nos enfants. On fait attention à eux comme on prendrait soin des nôtres. Il est temps de rétablir la vérité sur ce point. Nils, si les CRS chargent les lycéens comme il le feraiit avec leurs propres enfants, c'est inquiétant quand même. Oui, 248 gamins blessés lors des manifes certains mutilés ou gravement atteints. On peut considérer que c'est anormal hein. Voilà, comme toute personne dotée de bon sens le ferait. Alors, au niveau local, les préfets ont reçu pour consigne d'aller parfois à la rencontre d'élèves pour tenter de faire baisser la
pression. envoyé spécial notamment nous gratifie d'un grand moment d'échange entre l'autorité et les jeunes regardés. Si je suis avec vous ce matin, c'est parce que ici devant le lycée, un de vos camarades a eu une blessure gravée. Les professeurs sont jamais là. En seconde, je n'ai pas eu ça. Je pense que c'est pas vrai. Mais euh une seule fois voilà. Alors, pas sûr que d'accuser les lycéens de mentir sur leurs conditions d'étude contribue à faire descendre les tensions. Voilà. Alors, l'autre souci de Matignon, c'est de voir une extension de la mobilisation à des établissements réputés. On a évoqué Assas qui est
plutôt à l'extrême droite habituellement. euh Lacato Normal Superi et j'étais d'ailleurs devant Henry Catorge et la solidarité est belle à voir.
Comme vous le voyez, on est devant le lycée Henri 4. Tout à l'heure, on était devant la faculté d'assas des écoles prestigieuses parisiennes. On vous le rappelle, la mobilisation lycéenne est partie des lycées de banlieu aujourd'hui elle arrivé à Paris Intramuros et ces étudiants parisiens sont là aujourd'hui pour montrer leur solidarité avec les lycéens. Oui, voilà, on le voit sur ces images. Alors, cette semaine, c'est carrément HC hein, peut-être ta prochaine destination qui a organisé son propre blocus à Paris. Voilà quelques extraits. Même dans ce foyer là, dans ce temple là, il existe de la solidarité que même ici, il existe des gens qui ont une conscience qui écoutent les revendications des lycéennes et des lycéens. Important pour eux, même en tant
qu'école privée, bien de rejoindre ce mouvement, de montrer leur soutien à tous les lycéens mobilisés depuis 3 semaines maintenant. Mais ici, on vous le dit, c'est pacifique. Il laisse entrer tous les étudiants depuis ce matin. Il n'y a pas de de barrage parce qu'il faut le préciser, on est en semaine d'examen ici, semaine de partiel, mais tous les étudiants depuis ce matin peuvent accéder au bâtiment. Alors ça ça rend le gouvernement qui tente par tous les moyens évidemment d'invisibiliser la solidarité entre lycéens, étudiants et puis les autres profession de la société civile. Ça les rend complètement dingue. Le duo Macron le cornu a du mal à s'accorder en tout cas tandis que le président fanfaronne en privé en expliquant qu'il ne craint pas les manif, le cornu prend une tête
de coquer malheureux pour au contraire insister sur les risques de violence lors de la prochaine mobilisation demain samedi. regarder, ça ne ressemble plus à un mouvement lycéen. Là, on a un mouvement de violence urbaine dont d'ailleurs l'intensité de la violence a encore augmenté ces derniers jours. Singulièrement en zone urbaine précise, Paris, Créteille, Lyon, quelques points disséminés sur le territoire et dans lequel il y a pour le coup un appel de violence qui est absolument épouvantable. Alors là encore, c'est évidemment stratégique hein. Macron va avoir le beau rôle. Il avait promis de finir son quinquena en soignant la jeunesse, mais aussi en président et pas
en gouvernant directement en contact avec la rue. Souvenez-vous hein, c'était une confidence du Figaro magazine. Encore une promesse enterrée. Oui, encore une. On a arrêté de faire le compte. Alors ce matin, Nounz a en plus annoncé sur France 2 que les grenades assourdissantes suspendues après les graves blessures d'un lycéen serait de nouveau autorisé en manif de main. Ultime provocation d'un pouvoir aux abois. On le rappelle he Nice, on enregistre vendredi. Ça veut dire que le pouvoir est en train de se préparer pour les manifestations de demain. Alors on va passer à notre deuxième sujet. Marine Le Pen, faut montrer un coup d'état. C'est quoi cette histoire ? Et oui, he le parti qui se présente comme celui de l'ordre et du patriotisme. Mais en réalité, c'est un peu une
constante he chez les fascistes de tenter de déstabiliser les institutions en place. Regardez Hitler qui a tenté un premier PCHCH en Allemagne en 1923 à Munichin. Hier, Marine Le Pen a sommé le président du Conseil constitutionnel Richard Ferrand de démissionner depuis Bruxelles où elle faisait une petite visite regardée. Bah, je lui réponds qu'il devrait quitter la présidence du Conseil constitutionnel. Parce que en ayant prononcé ses propos, il a rompu avec l'obligation qui est la sienne de neutralité et avec l'interdiction qui est dans les textes de se prononcer sur une affaire qui n'a pas encore été soumise au Conseil constitutionnel. Une sortie qui a quand même laissé les journalistes sidérés, il faut bien le dire.
Alors, qu'est-ce qu'a fait Ferrand pour mettre Marine Le Pen dans cet état ? Bien, il a fait son boulot pour une fois dis donc hein. Le président du Conseil constitutionnel a osé enterrer l'idée phare du programme de Marine Le Pen pour la présidentielle he organiser un référendum sur l'immigration. Alors oui, c'est une grande priorité hein l'immigration comme chacun le sait. Euh le pouvoir d'achat descend, il y a plus de soignant euh il y a un vrai problème de dette publique mais enfin bon voilà l'immigration c'est la priorité pour le Rassemblement national. Alors, un référendum qui aurait euh lieu sur la base de l'article 11 de la Constitution, hein, qui donne le pouvoir au président de soumettre un projet loi par référendum pour imposer évidemment la préférence nationale, fin du droit du
sol, du regroupement familial, euh priorité euh au français, hein, dans l'accès aux aides sociales ou encore primuté du droit national sur le droit européen. Mais il y a un problème. La Constitution consacre un titre. le titre qui s'appelle de la révision et l'article 89 est la seule voix pour réformer la constitution. Tous mes prédécesseurs l'ont affirmé, réaffirmé. Laurent Fabius avant vous l'avez dit bien sûr Jean-Louis Debré également. Donc il n'y a il n'y a pas de débat. Il suffit de lire la Constitution qui n'est pas le code général des impôts. Je veux dire c'est accessible à tous les citoyens. Et oui, l'article 11 ne permet pas de modifier la Constitution, seulement de
soumettre un projet de loi au français. Euh c'est ce que me confirme le constitutionnaliste Jean-Philippe Deosier que j'ai interrogé pour cette émission. Cet exemple de recours au référendum constitutionnel sur le fondement direct de l'article 11 n'a eu lieu qu'une seule fois en 1962 et éventuellement une deuxè en 1969 soldant par la victoire du nom et le départ du général de Gaulle. Le général de Gaulle a violé la constitution. Et c'est pas parce que il a violé la Constitution qu'on peut encore violer la Constitution aujourd'hui. Ce n'est pas parce que il y a des automobilistes qui grillent tel ou tel feu rouge, peut-être même de façon répétée que si tout un coup un jour il y a un agent de police à côté du feu rouge et qui arrête l'automobiliste qui le
grille, il pourra se prévaloir du fait que tous les autres sont passés et qu'ils ont jamais été sanctionnés. Il commet alors une infraction, ils violent le droit. Bien, c'est exactement la même situation désormais. Certes, de Gaulle l'a fait en 1962. Nous sommes aujourd'hui en 2026. En 2027, lorsqu'il y aura l'élection présidentielle et faire un référendum constitutionnel sur le fondement de l'article 11 violera toujours la constitution. Sauf que aujourd'hui, il y a probablement un gendarme à côté du feu rouge. Il y a un conseil constitutionnel à côté de l'article 11 qui sera en mesure de dire que cette voie empruntée est contraire à la Constitution et donc ne peut pas l'être. Alors Marine Le Pen, elle répond que le général de Gaul, hein, euh, rien que lui avant elle, est passé par
l'article 11 en 1962 pour instaurer l'élection du président de la République au suffrage universel et que donc comme le fondateur de la 5e République, hein, il pourrait passer outre euh cette règle un peu floue et organiser quand même un tel scrutin. Alors la réponse de Ferrand est assez singlante. La vie a changé. N'est pas de Gaul qui veut, si vous permettez quand même de le rappeler. Et oui, Nilsen n'est pas de Gaul qui veut faim. Alors oui, en plus alors euh la décision du général de Gaul était déjà considérée en 62 par tous les juristes constitutionnels comme une entorse assez grave aux institutions. Mais en plus sur l'esprit euh de la réforme hein, De Gaulle voulait élargir les droits des Français en soumettant l'élection du président au suffrage
universel. On a vu d'ailleurs ce que ça a donné pour sa popularité et pour lui-même hein. Tandis que Marine Le Pen veut au contraire hein euh les attaquer euh ses droits des Français à travers des mesures racistes et notamment cette fameuse préférence nationale. Alors Marine Le Pen a mobilisé ses réseaux notamment les médias bolorés hein euh sur leur temps d'antenne entre deux fake news he sur la mobilisation lycéenne, on a vu pour attaquer le Conseil constitutionnel tout comme la très réac et droitière radio Sud Radio. regarder ça. Monsieur Ferrand ne démissionnera pas sans doute mais les arguments de madame Le Pen méritent d'être [musique] entendus. Est-ce que les institutions seront reconnaître une victoire dans les urnes ou est-ce qu'elles vont s'ériger un
obstacle à la politique choisie par une majorité de Français ? On est en droit d'avoir des doutes quand on lit les déclarations de Richard. Je crois pas à la science constitutionnelle de monsieur Ferrand. Pourquoi ? Il en est le président. Il en est le président mais je pense qu'il n'en a pas les compétences. Je suis très inquiet sur le le rôle que dont dont dont que s'approprie Édouard Ferrand. Édouard Ferrand, il a il a un de monsieur Ferrand est un homme qui contrairement à ce [musique] qu'il avait affirmé, c'estàd qu'il s'était dit ni législateur ni constituant, a trahi cette promesse puisqu'il a eu de cesse de nous expliquer que les Français ne pouvaient pas se prononcer par référendum sur la préférence nationale. Donc il aille publique et qu'il nous
disent directement ce sur quoi le pauvre petit peuple souverain aurait le droit d'éventuellement de donner son avis. Voilà. Alors, la furie qui s'abat sur le président du Conseil constitutionnel est proportionnelle au niveau d'inquiétude du Rassemblement national face à l'absence finalement de solutions légales pour mettre en œuvre les principales mesures de son programme. Mais il y a un petit problème dans l'attaque de de Marine Le Pen puisque c'est elle-même qui a permis à Macron de placer Ferrand à la tête du Conseil constitutionnel. Et oui hein, à l'époque le RN s'est gentiment abstenu lors du vote de confirmation à l'Assemblée suscitant des interrogations hein sur la possibilité d'un deal entre Richard Ferrand et Marine Le Pel. J'avais moi-même révélé que des contacts avaient
été pris entre les deux camps. Voilà, c'était pour politis hein. C'était en 2025 ressenti euh comme si c'était il y a 100 ans. Alors pour être complet, Richard Ferrin a aussi été élu grâce à Gérard Larchet à l'époque qui avait incité les sénateurs à voter pour sa confirmation à rebour des députés de droite hein. Les députés de droite à l'Assemblée sont contrôlés par Laurent Voquier et donc il y avait une sorte de guerre évidemment entre la droite de l'Assemblée et celle du Sénat. Alors, le souci évidemment pour Richard Ferrand, c'est que sa nomination a été euh entachée dès le départ, hein, sa légitimité aussi euh puisque c'est quand même une personnalité sulfureuse. On l'a vu euh dans l'affaire des mutuels de Bretagne, même si il a bénéficié effectivement d'un non lieu, euh voilà
pour euh pour cause de prescription, mais ça ne doit pas empêcher de reconnaître en attendant qu'il est le président en titre du Conseil constitutionnel comme le rappelle Jean-Philippe de Rosier. Nul ni personne ne peut atteindre et gratigner son autorité de président du Conseil constitutionnel. On peut peut-être regretter qu'il n'ait pas été nommé dans d'autres conditions, mais désormais c'est c'est fait. Et il exerce l'autorité qui appartient au président du Conseil constitutionnel. C'est lui qui proclamera les résultats de l'élection présidentielle. C'est lui qui investira le prochain président de la République, peu importe la façon dont il a été nommé. La question qu'il faut se poser, ce n'est pas tant euh de savoir si le Conseil constitutionnel est
suffisamment armé que de savoir si euh une candidate devrait dire ça. Et je pense qu'une candidate ne devrait pas dire ça. Elle devrait rester dans son rôle de proposition euh certes farfelu mais euh néanmoins propositionnel. et le président du Conseil constitutionnel a exprimé une position euh qui n'engage pas le Conseil constitutionnel, qui ne l'engage que lui et il n'est donc pas sorti d'une quelconque obligation de neutralité. Il ne s'est pas prononcé au nom de ses collègues, il a simplement rappelé la jurisprudence du Conseil constitutionnel. Bref, l'annonce de Marine Le Pen a quand même réveillé hein les vieux sages de la rue Montpossier entre deux dossiers. Le Conseil constitutionnel n'aime pas par tradition se mêler aux polémiques, hein.
Voilà, c'est pas son truc, il doit être au-dessus effectivement de la doxa populaire. Mais il a quand même dépêché auprès du monde Alain Jupé, son membre le plus politique et le plus respecté à droite pour défendre son président. Voilà, l'interview est paru hier. Bon, il dit la même chose que notre constitutionnaliste. En gros, que Richard Ferrand pour une fois est dans son rôle. On a tendance à l'oublier mais Marine Le Pen, c'est ce qu'elle fait puisque elle est avocate de profession. Ah oui, mais elle connaît tous les trucs hein en matière de droit et en matière juridique mais le problème c'est qu'elle est en plein marasme. Alors déjà il y a les révélations de Méiaapart hein sur Bardella et son antisémitisme qui ont suscité euh la panique au sein du RN même si son état majeur tente de le
dissimuler. Elle a elle-même perdu quatre points dans un sondage he la semaine dernière auprès des Français. À Bruxelles. Hier sa proposition de diminuer la contribution française au budget de l'Europe à rencontrer l'opposition des autres Étatsmembres. Alors ça c'était quand même attendu. On comprend que les Allemands n'aient pas envie de payer davantage la contribution européenne que les Français. Mais il y a aussi des pays qui sont considérés comme alliés comme l'Italie par exemple qui ont commencé à râer. Bref, un gros flop diplomatique. Alors Bardella n'a pas eu beaucoup plus de chance en Espagne où il a tenté de jouer la carte de la présidentialisation à la STA sur la crise migratoire. Alors, ils l'ont mis en scène avec les fascistes espagnols. Regardez comme c'est beau tous ces plans
sur la merée. Voilà, on le voit face à la mer, le regard perdu. Bon, ça, il a pas beaucoup de mal à le faire. Il a l'air quand même hyper sérieux ce futur premier ministre du Rassemblement national. Alors, notez que ce petit euh séjour éclair en Espagne intervient en plein marasme, hein pour lui aussi après les révélations qui s'enchaînent sur son passé antisémite. Il y a donc eu Media Part, ensuite, il y a eu Libé, les jours aussi qui ont publié de nouvelles révélations et enfin RFI qui le mettent face à ces mensonges. Lui qui continue de clamer qu'il n'a jamais produit des cris antisémites malgré toutes les évidences et tous les preuves. Et ben, il a été quand même interrogé là-dessus sur place en Espagne et il n'a pas pu cacher son agacement. Écoutez,
non, on m'a dit que c'est précisément une question que vous posiez à tout le monde et à laquelle pas grand monde ne vous répondait. Bon euh je conteste formellement, mais je peux le dire euh tous les jours si euh cela est nécessaire, euh les accusations de médiia part et qui sont des menteurs et des manipulateurs. D'ailleurs, curieusement, cette séquence ne figure pas dans le compte-rendu du Rassemblement national en vidéo sur sa propre chaîne. Alors, le séjour à l'étranger, pour prendre le large, amis, c'est quand même assez classique, hein, chez nos politiques. Quand les problèmes s'accumulent, Emmanuel Macron lui-même en a abusé. Finalement, peut-être que le RN est moins antisystème qu'il ne le prétend. Et ce malaise, ça tombe mal pour le RN parce qu'il intervient alors que la
conjoncture n'a jamais été aussi bonne pour l'extrême droite. D'ailleurs, Marine Le Pen ne s'en est pas caché à Beausell. L'Espagne en novembre, la France en mai. Voilà, doit y lire effectivement un nouveau président. Il y a une nouvelle majorité parlementaire en principe si Macron ne dit sou pas avant, on en a parlé cette semaine, à l'automne 2027, l'Italie et la Pologne vont aussi élire leurs propres assemblées. Bref, c'est l'occasion un peu pour les fachauds de faire le plein. Alors, en réalité, bon, cette colère surjouée de Marine Le Pen et Sesbir contre le Conseil constitutionnel à 6 mois de la présidentielle, elle vise moins finalement les juges qu'il détestent de toute façon que les Français et puis leur socle électoral. Euh voilà pour exciter effectivement leur leurs
électeurs potentiels euh contre euh la justice. Alors, il y a eu les États-Unis avec Trump hein, l'Argentine avec Miley aussi l'Italie avec Mélonie. Il s'agit toujours du même mécanisme, hein, décrédibiliser les juges en affirmant qu'ils sont un obstacle à la volonté du peuple. Marine Le Pen le répète, elle veut soumettre les contrepouvoirs à sa botte aux fonctionnaires, magistrats, journalistes, hein, nous-même, on a du souci à se faire. prépares ta carte de presse. Voici ce qu'elle a déclaré cette semaine. Qu'est-ce que l'état de droit ? Justement, c'est notre constitution, c'est notre loi suprême l'état de droit. C'est elle qui le fixe. Si les Français décident de modifier leur constitution, personne ne peut les empêcher de le faire. Personne n'est un contrepouvoir
au peuple. C'est ainsi que le général de Gaulle l'a voulu. La souveraineté appartient au [musique] peuple. C'est pas au peuple et au Conseil constitutionnel. C'est pas au peuple et à la cour européenne des droits de l'homme. C'est la souveraineté appartient au peuple. Et qu'est-ce qui va se passer si elle continue comme ça euh dans son idée ? Imaginons que Marine Le Pen soit élu à la présidentielle. Bon voilà, ça c'est vraiment le scénario du pire. Elle poursuit son idée. Donc il y a un décret qui est publié pour appeler les Français à voter hein, voilà sur la préférence nationale. Chouette question quand même. Bon et ben là le Conseil constitutionnel n'a pas le choix. Il devra annuler le décret de convocation des électeurs he pour ce fameux référendum bidon. Si
jamais Marine Le Pen décidait de poursuivre après tout, et bien là, on rentre dans l'inconnu, hein. C'est-à-dire que l'histoire nous a quand même prouvé que le fascisme dans s'embarrasser pas avec la légalité en sous main au RN. Pour tout te dire selon mes informations, certains imaginent déjà des combines pour poursuivre Richard Ferrand en justice face à ce qu'ils appellent de l'obstruction. Ça ce serait quand même une première en France hein. Nous avons un conseil constitutionnel, nous avons des contrepouvoirs, nous avons notamment un Sénat qui dans l'hypothèse où l'Assemblée nationale basculerait dans une majorité de cette nature pourrait encore faire feu de vigilance et limiter les dérives, les excès que cette majorité et cette tendance
autoritaire ou illibérale pourrait être tentée et d'emprunter. Ça ne durera évidemment qu'un temps parce que si jamais cette majorité devait s'installer durablement, cela évoluerait également. Mais j'ai encore une fois la naïveté de croire que le peuple français qui détient la souveraineté du pouvoir sera en mesure de se rendre compte où sont les limites constitutionnelles à l'exercice du pouvoir et où se situent les gardiens de la constitution qui nous protège tous. Alors en cela, Marine Le Pen, elle a quand même bien été aidée par Emmanuel Macron qui a multiplié les gestes de défiance, les manigances contre les corps intermédiaires lors de ces deux quinquenas. Il y a pas seulement eu les magistrats, il y a eu aussi les syndicats, les journalistes
qui sont poursuivis et cetera. Une sorte de répétition finalement générale avant le grand soir rêvé des fascistes en 2027. Merci beaucoup Nins pour toutes ces petites indiscrétions. Je te dis à vendredi prochain. À vendredi prochain. À bientôt. Et vous l'aurez compris, c'est la fin de cette émission. Merci de votre fidélité. Excellente suite des programmes sur le média. [sifflotement]
[sifflotement]
Ah.
Marine Le Pen