Laurent Nuñez face à Thomas Sotto dans RTL Matin | intégrale
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 10 %Attaque 60 %Défensif 30 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 60 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:20FerméeRéponse directe
Allez-vous autoriser ou interdire ce rassemblement ?
- 1:02FerméeRéponse directe
Un kilomètre quatre ?
- 1:12OuverteRéponse directe
Quel sera le dispositif policier que vous allez mobiliser ?
- 1:37OuverteRéponse partielle
Est-ce qu'elle vous inquiète cette marche ?
- 2:01OuverteRéponse directe
L'ultra-gauche a prévu de venir aussi, d'après vos informations ?
- 2:34OuverteÉludée
Est-ce que vous savez combien d'entre elles sont fichées S ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:08Invité politiqueFait
« Justice pour Quentin tué par les antifas. »
- 0:10Invité politiqueFait
« C'est sous cette bannière-là que devrait se dérouler demain à Lyon une marche en hommage à Quentin de Ranque. »
- 0:15Invité politiqueFait
« Elle inquiète beaucoup le maire de la ville, Grégory Doucet, qui demande son interdiction à cette marche. »
- 0:41PrésentateurFait
« Je ne peux interdire les manifestations quand il y a des risques majeurs de troubles à l'ordre public et que je ne suis pas en mesure de le contenir. »
- 1:48PrésentateurChiffre
« On attend entre 2 et 3 000 personnes. »
- 2:26Invité politiqueChiffre
« 8 jours après la mort de ce jeune homme, on sait désormais que 7 personnes âgées de 20 à 26 ans ont été déférées, mises en examen pour homicide volontaire ou complicité. »
- 3:01PrésentateurFait
« La plupart d'entre eux étaient connus, effectivement, au titre de l'ultra gauche. »
- 3:46PrésentateurFait
« Je ne crois pas qu'il s'agisse d'un guet-tapant. C'est une rixe entre deux groupes. »
- 3:50PrésentateurFait
« Thomas Soto qui s'est terminé par un homicide volontaire. »
- 3:52PrésentateurFait
« C'est comme ça que l'a qualifié la justice, par un lynchage qui est absolument abominable. »
- 5:11PrésentateurFait
« Il y avait une invasion à l'université de Lyon 3, une intrusion, pardon. »
- 6:02PrésentateurFait
« Les services de renseignement surveillent toutes les mouvances ultra. »
- 6:11PrésentateurFait
« Ultra, c'est la violence. Voilà, on ne s'inscrit pas dans un processus démocratique. »
- 6:30Invité politiqueFait
« Parmi les personnes mises en examen et placées en détention provisoire, il y a un assistant parlementaire du député insoumis, Raphaël Arnault. »
- 7:29Invité politiqueFait
« Donc, c'est en cours. Il y a encore un recours devant le Conseil d'État. »
- 7:57PrésentateurFait
« Donc, on constitue un dossier étayé, étoffé, et puis ensuite, on saisit la justice. »
- 9:23PrésentateurFait
« Je condamne, mais évidemment, fermement, les dégradations de permanence de parlementaires de LFI qui ont eu lieu dès la nuit de vendredi à samedi de la semaine dernière et qui se poursuivent actuellement. »
- 9:37PrésentateurFait
« C'est bien pour cela que j'ai demandé à tous les préfets de renforcer les dispositifs de sécurisation autour des rassemblements. »
- 10:34PrésentateurFait
« On a aussi discuté de politique migratoire et de reconduite d'étrangers en situation irrégulière algériens. »
Temps de parole
- Présentateur74 %
- Laurent Nuñez22 %
- ?4 %
≈ 22,6 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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Thomas Soto, RTL Matin.
Et c'est donc le ministre de l'Intérieur, Laurent Nouniez, qui est l'invité d'RTL Matin. Bonjour et bienvenue sur RTL, Laurent Nouniez. Bonjour. Justice pour Quentin tué par les antifas. C'est sous cette bannière-là que devrait se dérouler demain à Lyon une marche en hommage à Quentin de Ranque. Elle inquiète beaucoup le maire de la ville, Grégory Doucet, qui demande son interdiction à cette marche. Monsieur le ministre de
l
'Intérieur, allez-vous autoriser ou interdire ce rassemblement ?
D'abord,
il
y
a
effectivement une manifestation qui a été déclarée, comme vous l'avez rappelé, en hommage à Quentin par un particulier, mais il
y a
effectivement un certain nombre de structures qui appellent à ce rassemblement. Vous savez, moi je suis ministre à la fois, je suis le garant de l'ordre public et aussi je protège la liberté d'expression. Donc voilà, je ne peux interdire les manifestations quand il y a des risques majeurs de troubles à l'ordre public et que je ne suis pas en mesure de le contenir. Donc j'en ai évidemment discuté avec la madame
la
préfète du Rhône et donc je ne demande pas l'interdiction de cette manifestation.
Donc elle se déroulera
? Elle sera encadrée pour éviter toute roue à l'ordre public, à la fois autour du cortège, puisque c'est un cortège dont il s'agit. C
'est une marche qui fera quoi ?
Un
kilomètre à
peu près ?
Un kilomètre quatre. Un kilomètre quatre. Donc qui sera encadrée par des forces de l'ordre et forces de l'ordre qui rayonneront évidemment à la périphérie de ce cortège pour éviter toute roue à l'ordre public et toute provocation.
Quel sera le dispositif policier que vous allez mobiliser ?
On mobilise un dispositif policier important. Vous savez, on n'a pas l'habitude de le détailler. Ce sera un dispositif extrêmement important, composé à la fois d'effectifs locaux, dont je salue l'engagement, le professionnalisme évidemment, et puis aussi
de
forces mobiles qui seront engagées.
Donc il y aura des
renforts ? Il y aura des renforts. Il y
aura
des renforts en nombre conséquent. Et j'ai entendu l'appel des parents de Quentin au calme et au fait que cette manifestation se déroule dans le calme. Mais est
-ce
qu'elle vous inquiète vous cette marche
?
Parce qu'on entend dire qu'il y
aurait
peut-être des éléments d'extrême droite qui viendraient, y compris de l'étranger. Vous avez ces informations-là ?
J
'ai des informations. Ce sera une manifestation où
il
y aura des militants d'ultra-droite. Que les choses soient claires. Combien de personnes sont
attendues
? On attend entre 2 et 3 000 personnes. C'est une estimation que nous faisons. Les organisateurs avancent aussi ce chiffre. Donc il y aura effectivement des militants d'ultra-droite, mais il y
aura
aussi un dispositif policier pour encadrer.
Et l
'ultra-gauche a prévu de venir aussi, d'après vos informations ?
Certains
appels à venir éventuellement perturber cette manifestation, mais évidemment nous les empêcherons. Donc voilà. Donc moi, mon rôle, c'est de garantir l'ordre public. C'est un équilibre entre le maintien de l'ordre public et la liberté d'expression. Pour
l'instant, la liberté est
plus importante que l'inquiétude chez vous ? C'est une question d'équilibre. Ce qui est le plus important, c'est de maintenir l'ordre. C'est ça mon travail. C'est ce qui sera fait demain à Lyon.
Bon, il y
a
cette manifestation qui est donc maintenue. 8 jours après la mort de ce jeune homme, on sait désormais que 7 personnes âgées de 20 à 26 ans ont été déférées, mises en examen pour homicide volontaire ou complicité. Est-ce que vous savez combien d'entre elles sont fichées S ? Parce qu
'on
a entendu beaucoup de choses là
-dessus.
Non, c'est une information que je donne
pas, qui est
confidentielle.
Par
contre, attendez, ce que je peux dire quand même, c'est que vous avez les fiches S qui sont des fiches de renseignement.
C'est sûr. C'est un
fichier de renseignement, le fichier S.
Un fichier
de renseignement dont les personnes ne savent pas qu'elles sont forcément fichées et qui servent parfois simplement à les tracer et tracer leur déplacement. Et
c
'est bien normal. Après, vous avez des personnes qui sont connues de la documentation, comme on dit dans le jargon policier, comme disent les policiers, notamment des services de renseignement.
Ça
veut dire que ce
sont
des individus qui sont suivis pour leur appartenance à des mouvances ultra, qu'il s'agisse de l'ultra gauche ou qu'il s'agisse de l'ultra droite. Et qui sont suivis parce qu'on considère qu'ils représentent un potentiel de passage à l'action violente. Et la plupart d'entre eux étaient connus, effectivement, au titre de l'ultra gauche. Bon.
Il reste pas mal de zones nombres. Déjà, Quentin de Ranck, est-il une sorte de victime collatérale, un non-violent avéré, comme le disait l'avocat de ses parents hier matin, ici même, face à Marc-Olivier Fogiel ? Ou est-ce qu'il était là pour en découdre, lui aussi ? On est face à un affrontement ou face à un guet-tapant
?
Je me suis déjà exprimé sur la question. Ce n
'est
pas vraiment le sujet. Moi, je ne crois pas à ce que... D'abord, c
'est
la justice qui dira ce qui s
'est
passé. C'est un peu le sujet, quand même. Je ne crois pas qu'il s'agisse d'un guet-tapant, que les choses soient claires. Je ne crois pas qu'il s'agisse d'un guet-tapant. C'est une rixe entre deux groupes.
Les deux groupes étaient là
pour se battre. Mais Thomas Soto qui s'est terminé par un homicide volontaire. C'est comme ça que l'a qualifié la justice, par un lynchage qui est absolument abominable. Donc, on parle de guet-tapant, de rixe. Les guet-tapants, ça suppose une préméditation. Voilà. Je ne crois pas que ce soit le cas. C'est une rixe, mais ça se termine comme...
On est d'accord que
rien ne justifie la
mort de ce jeune homme. On est absolument d'accord. C'est sans ambiguïté. C'est un lynchage d'un
homme à terre qui a reçu plusieurs coups et qui en est mort. Voilà. C'est ce qu'il faut. C'est vraiment ce fait gravissime. Il y
a
eu des affrontements entre les deux groupes. Oui, oui,
oui.
Ce n
'est
pas un groupe qui est tombé
dans une
policière.
Le procureur l'a dit clairement. Je ne vais pas paraphraser ce qu'il a dit et que je partage.
LFI affirme qu'avant le drame, la police avait été prévenue des risques, mais qu'elle n'a rien fait. Et pourquoi aucun dispositif policier n'a été prévu alors que les renseignements territoriaux étaient avertis ? C'est interrogé Mathilde Panot, la chef des députés insoumis. Alors pourquoi
? D
'abord, il y avait un dispositif policier. Il faut arrêter de raconter n'importe quoi. Il y avait un dispositif policier qui était discret, qui était présent devant Sciences Po. Il faut que vos auditeurs comprennent bien que la
scène s'est déroulée en plusieurs épisodes. Oui, c'est parti. La
conférence de
Rimas à la Sciences Po-Agnan. Il y a eu un premier
incident devant Sciences Po, effectivement. Et ensuite, les scènes d'affrontement se sont déplacées et ont eu lieu très loin de Sciences Po. Devant Sciences Po, il y avait un dispositif. Il y avait également un dispositif mobile autour de Sciences Po. Mais voilà, l'affrontement s'est déroulé hors la vue des policiers. Donc il n
'y a
pas de raté de la police ? Mais non, absolument pas. Il y a toujours des dispositifs policiers quand il y a ce genre de rassemblement.
Il
y
a
en l'occurrence Rima Hassan à Sciences Po. Dans le même temps,
il
y avait des événements Lyon 3. Il y avait une invasion à l'université de Lyon 3, une intrusion, pardon. Et donc voilà, il y avait un dispositif policier qui était présent, composé des compagnies départementales d'intervention, de CRS qui étaient présents et qui n'ont pas eu à intervenir devant Sciences Po parce qu
'il
n
'y a
pas eu d'incident grave devant Sciences Po. En revanche,
il
y a eu ensuite ces affrontements très violents par la suite.
Vous nous disiez que vous connaissiez la plupart des personnes qui ont été interpellées du côté de
l
'ultra-gauche. Et sur Quentin de Ranck, qu
'est
-ce que vous pouvez nous dire ? Il avait quel profil ce garçon
?
Ce profil, je n
'ai
pas de commentaire à faire. Il y
a
une enquête judiciaire, donc je ne ferai pas de commentaire sur le profil de ce jeune homme dont j'ai déjà dit qu'il n'était pas connu judiciairement aux services de
police.
Mais il était très engagé politiquement. Voilà, je ne ferai pas de commentaire là-dessus, ce que je peux simplement vous dire. Et je tiens à le redire à nouveau, puisque j'entends ici ou là dire beaucoup de choses. Les services de renseignement surveillent toutes les mouvances ultra. Nous avons un suivi rigoureux de toutes les mouvances ultra, c'est-à-dire ultra-droite, ultra-gauche, qu'on appelle ultra, pourquoi ? Parce que ce sont des groupuscules qui appellent à la violence, qui se forment à la violence. Ultra, c'est la violence. Voilà, on ne s'inscrit pas dans un processus démocratique. C'est vraiment des dégradations, à minima, voire des violences aux personnes.
Et ce sont des groupes qui sont extrêmement violents et qui, à ce titre-là, sont suivis. Et il y en a à l'ultra-gauche,
comme
à l
'ultra-droite, comme à l'ultra-droite. Parmi les personnes mises en examen et placées en détention provisoire, il
y a
un assistant parlementaire du député insoumis, Raphaël Arnault. Un autre assistant et un ancien stagiaire ont aussi été entendus. Raphaël Arnault, qui, rappelons-le, est le fondateur de cette jeune garde. Est-ce qu'il a encore, selon vous, sa place à l'Assemblée
?
Le député... Raphaël Arnault. Écoutez, moi, je ne
l'ai
pas à me prononcer là-dessus. Il a été élu démocratiquement. Il
y
a un certain nombre de ses collaborateurs qui sont impliqués dans une affaire judiciaire. On est... Voilà. Donc, pénalement, c'est lui qui doit... Ce sont ses collaborateurs qui doivent répondre des poursuites qui sont engagées contre eux. Ils ont été entendus. Moi, je ne sais pas ce qu'ils ont dit. Je comprends qu'il y a six personnes qui sont quand même mises en examen pour homicide volontaire. Voilà. C'est eux qui doivent en répondre. Après, M. le député Raphaël Arnault, il a effectivement une responsabilité politique.
Il a fondé la jeune garde. Il a une
responsabilité politique. C'est à lui d'en juger. Manifestement, la porosité entre la jeune garde et la France insoumise est importante. Il
y a
un soutien permanent de la France insoumise à la jeune garde, dont je rappelle
que
c'est un mouvement qui appelle à l'action violente contre les fascistes et qui forme d'ailleurs ses militants à la violence. C
'est un mouvement qui a
été dissous. Donc, c'est en cours. Il y a encore un recours devant le Conseil d'État. Bruno Retailleau, hier, qui est le ministre de l'Intérieur, qui a dissous la jeune garde, s'est étonné qu
'il
n
'y ait
pas eu un article 40, un signalement pour reconstitution de l'IQ dissoute.
Oui,
mais
enfin, Bruno Retailleau, il a été ministre de l'Intérieur comme je le suis actuellement. Il connaît parfaitement les procédures. Bruno Retailleau sait parfaitement que... Que se passe-t-il dans ce genre de situation
?
Ça ne
m
'a pas échappé, ni à mes services, que la jeune garde, suite à la dissolution, essayait de se reconstituer ici ou là par petits groupes. Donc,
on
constitue un dossier étayé, étoffé, et puis ensuite, on saisit la justice. Et ça prend quelques semaines, quelques mois. Bruno Retailleau le sait parfaitement. C'est ce qu'on fait systématiquement. Regardez, il
y
a quelques années... Donc, il fait de
la
politique, là ? Génération Identitaire avait été dissoute, essayait de se reconstituer. On a saisi la justice du fait de reconstitution de l'IQ dissoute, parce que c'est un délit. Mais on ne peut aller que devant la justice et qu'avec un dossier étoffé. Voilà, moi, je fais de la gestion. Je fais de la gestion de l'ordre public, voilà. Bon,
Bruno
Retailleau...
Ce n'est pas
politique ni polémique, et j'ai beaucoup de respect pour M. Retailleau, mais il connaît parfaitement ses procédures.
Il connaît beaucoup
de respect, mais on a entendu que vous l'avez remis à sa place. Bruno Retailleau qui disait hier soir qu'il fallait établir un cordon sanitaire autour de LFI. Vous êtes d'accord avec ça ? Est-ce que LFI est dans l'arc républicain aujourd'hui ?
Mais LFI est un parti qui a des députés, qui a des députés au Parlement, comme d'autres structures. Il y
a
une extrême gauche, il y
a
une extrême droite, voilà. Il y
a
des députés qui sont au Parlement. Moi, je n'ai pas de commentaire à faire. Le président, d'ailleurs, s'est exprimé là-dessus. Par contre, vous avez des mouvances ultra, vous avez des mouvances ultra, ultra-gauche, ultra-droite. Et ce qu'il faut éviter, c'est une porosité, évidemment, avec les structures qui sont représentées au Parlement. Et ça n'est pas le cas. On a bien vu avec cette affaire que la jeune garde a des connexions extrêmement fortes avec la France insoumise.
Cette affaire, elle a beaucoup de conséquences politiques. Du côté de LFI, on se sent menacé, on demande un renfort de la sécurité. Est-ce que la campagne des municipales qui s'ouvrent est une campagne à risque, monsieur le ministre de l'Intérieur ?
Oui,
c
'est une campagne à risque. Plus dangereuse que... D'abord, LFI, je condamne, mais évidemment, fermement, les dégradations de permanence de parlementaires de LFI qui ont eu lieu dès la nuit de vendredi à samedi de la semaine dernière et qui se poursuivent actuellement. Voilà, il y a des menaces croisées. On nous parle des lémésis qui se sentent menacés parce qu'elles reçoivent des appels. Oui, le climat n'est pas bon. C'est le moins qu'on puisse dire, le climat n'est pas bon. C'est bien pour cela que j'ai demandé à tous les préfets de renforcer les dispositifs de sécurisation autour des rassemblements. De tous les meetings, il y aura plus de présences policières ?
De tous les meetings, voilà. Moi, je suis ministre de l'Intérieur, je dois assurer la vie démocratique dans tout le pays, quel que soit le bord politique en cause.
Laurent Nouniaz, vous êtes rendu en Algérie cette semaine. Vous avez rencontré le président algérien Abdelmagid Tebboune. Est-ce qu'on peut dire que la brouille entre les deux pays est derrière nous
? J
'ai rencontré mon homologue à son invitation, le ministre de l'Intérieur algérien. Et puis le président de la République, le président algérien, m'a reçu. Donc voilà, on a évoqué essentiellement des sujets sécuritaires. Les OQTF aussi, vous avez évoqué ? On
a
évoqué les sujets sécuritaires. Ils vont les reprendre, les OQTF
? Le
antiterrorisme, la coopération judiciaire, la coopération policière. Donc il y
a
eu des réunions techniques à très haut niveau avec les directeurs. Chaque ministre était représenté
par les OQTF. Et donc les OQTF, ils vont les reprendre ? Les OQTF
également, oui,
oui, bien sûr.
J'allais venir. On a aussi discuté de politique migratoire et de reconduite d'étrangers en situation irrégulière algériens. Donc voilà, on a discuté de tous ces sujets et les choses vont se réenclencher. J'ai évidemment bon espoir que maintenant les choses aillent très vite et ça va aller très vite. Je n'ai pas senti
chez
mes interlocuteurs de... Voilà, c'était des relations de confiance. Et je crois que c'est comme ça qu
'on doit travailler avec... C'est mieux avec Mounes qu
'avec Retailleau, visiblement. Non, non, je ne
sais
pas ce que j'ai dit. Voilà,
l
'Algérie est un grand pays
et
donc il faut que nous travaillions d'égal à égal. Voilà, c'est dans cette position que je me suis placé
et
dans l'intérêt même de la sécurité de nos concitoyens, que les
choses soient claires. Et ce réchauffement des relations peut-il permettre d'envisager une libération rapide du journaliste Christophe Gleiz qui est détenu en Algérie depuis mai 2024 ? Voilà, vous comprendrez
que ce sujet a été évoqué. Vous en avez parlé ? La partie algérienne, évidemment, nous en avons parlé et je ne souhaite pas m'étendre sur ce sujet, à la demande même d'ailleurs de la famille, à la demande même de la famille qui souhaite la plus grande discrétion. En tout
cas, vous en avez parlé avec
les autorités algériennes ? Oui, j'ai pu l'évoquer avec le président Tebboune.
Merci beaucoup à vous, Laurent Nounias,
d
'être venu sur RTL ce matin. Restez avec nous puisque M. Vizorek nous rejoint.
Laurent Nuñez