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Conférence de presseBFM TV (sur YouTube)· 8 mai 2026 70 minActualité / polémiqueDéfenseEurope & internationalInstitutions & électionsOutre-mer

Emmanuel Macron commémore pour la dernière fois la Victoire du 8-Mai 1945

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 54 %Attaque 8 %Défensif 24 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 57:49OuverteRéponse directe

    Quelles sont les priorités budgétaires évoquées par Emmanuel Macron ?

  • 58:26OuverteRéponse directe

    Qui Emmanuel Macron est-il en train de saluer ?

  • 1:00:05OuverteRéponse directe

    Comment maintenir la tension et l'équilibre dans les armées en temps de paix ?

  • 1:04:19OuverteRéponse directe

    Quels sont les échanges entre le président et les chefs militaires ?

  • 1:06:16OuverteRéponse directe

    Quelle est la portée symbolique du porte-avions Charles de Gaulle ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 15:05Invité politiqueChiffre
    « 36 milliards d'euros supplémentaires sur la période 2024-2030 avec par exemple un peu plus de 8 milliards et demi d'euros consacré à la fabrication de munitions. »
  • 57:49Invité politiqueChiffre
    « dans le budget de l'État et des finances publiques du Premier ministre d'avoir ces 36 milliards sanctuarisés. »
  • 1:01:29Invité politiqueFait
    « la géopolitique est rentrée dans nos réservoirs. C'est-à-dire qu'effectivement aujourd'hui, on voit bien que ce qui se passe à l'extérieur nous impacte directement. »

Temps de parole

  • Emmanuel Macron100 %

≈ 0,6 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Emmanuel Macron

Oui, la situation internationale bien sûr, on va y revenir mais vous voyez ici l'arrivée d'Emmanuel Macron accueilli par Sébastien Lecornu pour les cérémonie du 8 mai, l'anniversaire le 81e anniversaire de la victoire des alliés, des cérémonies qu'on va suivre évidemment dans leur intégralité avec plusieurs moments assez forts, assez marquants qui sont prévus. Ça commence ici. Place Clémenceau. Ah.

2:52
Non speech

[musique]

3:31
Emmanuel Macron

La Marseillaise après le dépôt de gerb et la minute de silence. Euh au pied de la statue du général de Gaulle, on est ici place Clémenceau sur les Champs-Élysées. Euh le dispositif de BFM TV est évidemment très important sur place pour ne rien rater de cette cérémonie. Vous les voyez nos envoyés spéciaux déployés partout où ça va se passer avec des invités qui sont évidemment prévus. Commençons par vous retrouver Chloé Girot parce que on est ici en place Clémenceau avec le président de la République et ce début de cérémonie avec cette hommage au général de Gaulle, vous l'avez suivi en direct.

Tout à fait, c'est la première étape, c'est la tradition donc pour lancer à chaque fois ces commémorations de la victoire de 8 mai 1945. Donc le dépôt de gerbe sous cette statue du général de Gaulle, une statue immense, très imposante qui est dressée ici, vous l'avez dit, place Clémenceau, au bord de cette avenue des Champs-Élysées, le président de la République qui a donc déposé cette gerbe au pied pardon de cette statue. La Marseillaise vient de retentir et donc c'est la première étape de cette cérémonie de commémoration. Emmanuel Macron va dans les prochaines minutes rejoindre le haut de cette avenue des Champs-Élysées, l'Arc de Triomphe.

Il va sans doute avant cela prendre le temps comme à son habitude de saluer et d'échanger les différents avec les différentes personnes, les différents officiels qui sont présents sur cette première séquence. Je pense notamment à la ministre des armées Catherine Vautrin, au chef d'étatmajor des armées ou encore et bien à Yahel Bron Pivet ou ou Gérard Lcheter, mais aussi des membres de la descendance du général de Gaulle comme son petitfils Yve de Gaulle. Voilà donc dans les prochaines minutes Emmanuel Macron qui devrait remonter cette avenue des Champs-Élysées escordé par la garde républicaine qui l'attend ici à quelques mètres.

Oui, il va retrouver, c'est vrai Chloé, tous les officiels qui l'attendent. Et en attendant Jérôme Pelistrandi, il est en train d'échanger justement avec les membres de la famille de Gaulle qu'on a aperçu ici. Oui. Et il y a un petit souci puisque la famille de Gaul euh pour euh voilà euh veut vendre en fait la propriété, vous savez, de la boisserie qui est ce qui était la propriété du général de Gaulle. Euh le petit le fils de du général de Gaul, l'amiral de Gaulle, étant décédé il y a il y a quelques années et donc il y a un véritable enjeu mémoriel patrimonial, voilà, c'est autour de cette de cette demeure historique et que le président de la République suit avec beaucoup d'attention.

Donc il est sans doute en train de parler de ça là en ce moment. En tout cas, c'est un un de ces souhaits, c'est que cette maison vraiment historique rent dans le patrimoine national alors que pour le moment, bah elle appartient donc à la famille de Gaulle et donc elle est en vente. Clémence Dibou, quel est le programme pour les pour les minutes qui viennent de cette de cette cérémonie ? Quels sont les moments forts prévus ? Bah là, il va d'abord prendre le temps hein de saluer toutes les délégations qui sont là ou euh les les officiels. Ensuite, c'est assez convenu, assez traditionnel, rien de nouveau.

Et plutôt dans la sobriété cette année à 10h50, remonté des Champs-Élysées avec la grande escorte mixte, pardon, de la garde républicaine. Et puis ensuite arrivé à 11h très précisément normalement parce qu'il y a pas eu beaucoup de retard arrivé du président de la République place de l'étoile et ensuite on a les honneurs du président de la République la revue des troupes, le dépôt de gerbe devant la tombe du soldat inconnu, ravivage de la flamme, sonnerie au mort, minute de silence et marseillaise.

Je vous donne un peu le programme comme ça brut mais c'est évidemment ce qu'on va ce qu'on a ce qu'on a tous les ans et ça devrait cette année plutôt dans la sobriété alors que le porte-avion Charles de Gaulle est en train de se diriger dans une zone de guerre donc pas en tant que belligérant mais en tout cas dans une zone plutôt compliquée.

C'est vrai qu'il y a un contexte très très important et on va voir sans doute aujourd'hui ici l'ensemble des chefs de l'armée française mais que ils auront évidemment le tous ces chefs également sur la situation au Moyen-Orient parce queon rappelle que les troupes françaises sont présentes sur place même si elles ne sont pas directement impliquées dans ce conflit. On le rappelle, il y a eu plusieurs morts français récemment. Ça aussi on va le rappeler évidemment et tout ça explique ce contexte un petit peu particulier. Les officiels qui sont donc en train d'attendre l'arrivée du président de la République escorté par la garde républicaine.

Edgar Bquier, vous êtes sur place hein sur la place de l'Étoile. Oui, on les voit ces officiels hein, des élus, des parlementaires, des députés, des sénateurs. On voit par exemple la présidente de l'Assemblée nationale Yel Bron PiV ou encore [musique] le président du Sénat Gérard Larcheter. C'est un humain un peu particulier, un peu singulier déjà par rapport au contexte international. la guerre au Moyen-Orient. Ce contexte de réarmement, on le rappelle, le chef de l'État qui va arriver dans quelques instants ici sur la place de l'Étoile, c'est aussi le chef des armées.

Les armées Emmanuel Macron en a beaucoup parlé ces dernières semaines, ces derniers mois comme la semaine dernière lors d'un déplacement dans la Marne sur un exercice militaire. Cet exercice militaire contribue à faire de la France une puissance redoutée. C'était les mots du chef de l'État la semaine dernière. donc une armée qui se prépare et puis ce rendez-vous est aussi singulier, particulier pour une deuxième raison. C'est sûrement la dernière fois pour Emmanuel Macron qu'il participe, qu'il préside cette cérémonie du 8 mai ou du moins seul dans un an, le 8 mai 2027. Il sera sur le point de quitter l'Élysée.

Ils seront sûrement deux à raviver la flamme du soldat inconnu, le candidat élu et le président sortant. C'était le cas il y a presque 10 ans, le 8 mai 2017, François Hollande, président sortant au côté d'Emmanuel Macron, le candidat élu. Et on va retrouver Edgar dans quelques instants, Seigne Carner qui est pas très loin de vous. D'abord Didier François, peut-être une précision sur ce qui se passe en ce moment. Pourquoi la garde République attend, c'est que Emmanuel Macron prend le temps d'échanger avec la famille de Gaulle. C'est un moment assez long pour euh vraiment souligner cette ce moment et ce souvenir. Je pense qu'effectivement le pays doit beaucoup à cet homme.

On n'y aurait pas eu de 8 mai avec une France souveraine indépendante à la table des vainqueurs s'il n'y avait pas eu le l'appel du 18 juin en 1940 alors que la France s'effondrée face au coup de boutoir allemand. Donc c'est quand même important de comprendre ça en cette situation. La mémoire, c'est pas juste pour voir des drapeaux et et des défilés, pour montrer la continuité des choses. La mémoire, c'est par exemple une chose, c'est que même si on ne veut pas la guerre, même si on estime que nous n'avons pas d'ennemis, parfois la guerre vous est imposée. En 1938, on avait essayé d'apaiser l'Allemagne nazie. En 1939, on avait les Panzers qui déboulaient.

Les Français ne voulaient pas la guerre. Ils étaient pacifistes après 141. Donc aujourd'hui, c'est important de comprendre comment ça se passe. Les guerres ne sont pas toujours des guerres de choix. Et c'est pour ça que ces commémorations sont si importantes et que les militaires d'aujourd'hui y accordent autant d'importance, n'est-ce pas Sonier Carnero, vous qui êtes justement avec un militaire d'aujourd'hui. Exactement Julien, c'est un rendez-vous républicain qui est très fort aujourd'hui, mon commandant. Ces commémorations en fait, elles témoignent évidemment chaque année et bien d'un attachement profond à l'histoire, à notre histoire et d'une volonté collective de ne jamais oublier.

Oui, bonjour Sonia. Tout à fait. Cette journée commémorative du 80e anniversaire de la victoire du Mé est importante. C'est une véritable journée de cohésion nationale à laquelle il n'y a pas seulement des militaires mais bien sûr des civils, des anciens combattants. Et vous voyez d'ailleurs tout à l'heure autour de l'Ac de Triomphe, la jeunesse française est présente sur les rangs avec toutes les écoles qui sont aujourd'hui installées autour de l'Arc de Triomphe. Vous dites bien, vous ne dites pas seulement le 8 mai 1945. Pour vous, c'est important de préciser victoire du 8 mai 1945. Tout à fait. Effectivement, le mot victoire est important.

Il ne s'agit pas d'une armistice comme le 11 novembre, mais bien d'une victoire, c'est-à-dire la reconnaissance de la capitulation de la main nazi à la fin de la Seconde Guerre mondiale. On parle justement de de ce devoir de transmission, ce devoir de mémoire face malheureusement à la disparition progressive des acteurs de cette guerre. Que peut-on faire pour continuer de transmettre cette histoire, ce souvenir de cette Seconde Guerre mondiale pour rendre hommage à nos combattants, à nos victimes ? Est-ce qu'on en fait assez ? puisque ces célébrations sont assez transmises aujourd'hui à notre jeunesse. En effet, vous avez totalement raison.

Il faut continuer de transmettre ce devoir de mémoire. Donc nous avons différentes cérémonies au cours de l'année. Nous sommes ici aujourd'hui pour commémorer le 8 mai, mais nous avons également le 14 juillet ainsi que le 11 novembre qui sont autant de commémorations de ceux qui ont combattu et qui ont défendu la France. Donc c'est important de garder ce cérémoniel militaire, tout ce protocole où finalement chaque geste est un peu un moyen de se mémorer l'histoire et les valeurs de ceux qui l'ont défendu. Parce qu'on parle évidemment du 14 juillet, c'est la fête nationale, c'est la plus grande fête. Mais quelle est l'importance de cette victoire du 8 mai 1945 ?

Ce sont des commémorations le temps d'une matinée, mais c'est bien plus que ça au final. Oui, bien sûr, il s'agit de transmettre cette mémoire des anciens combattants via des moments intergénérationnels. Donc c'est pourquoi aujourd'hui, vous voyez autour de l'Arc de Triomphe non seulement la jeunesse, mais également des anciens combattants qui sont toujours là aujourd'hui pour témoigner de ce qu'ils ont vécu. Mais c'est vrai qu'au fur et à mesure que le temps passera ces ces anciens ne seront forcément plus présents pour nous en parler. Donc, il est important d'entretenir ce souvenir via différentes associations, via nos musées, via nos classes de défense, via nos différents euh association.

Vous voyez par exemple qu'aujourd'hui je porte le bleuet de France sur ma tenue qui est une œuvre carrétative qui se permet finalement de se souvenir et à la fois de reconnaître reconnaître et de rendre hommage à ceux qui se sont battus qui sont tombés pour la France mais aussi un symbole de solidarité au sens où il y aura des un soutien à la fois matériel et financier à toutes les victimes de guerre de terrorisme et bien sûr pour leurs proches. Merci mon commandant. Je vous en prie.

ce bleuet Sonia sur ce plateau et puis évidemment sur les images autour de vous alors qu'on voit la garde républicaine donc qui attend le départ du président de la République toujours auprès de la statue du général de Gaulle qu'on aperçoit ici au fond et qui va rejoindre la place de l'étoile. Commandant Thbo, vous qui êtes avec nous également sur ce plateau, c'est vrai qu'évidemment c'est très important de rappeler ce qui s'est passé, d'honorer, mais cette cérémonie en réalité, elle est très actuelle. parce que les problématiques de défense, elles sont elles sont majeures aujourd'hui avec les troupes françaises qui sont très présentes notamment au Moyen-Orient. Euh oui oui, tout à fait.

le nous sommes dans un contexte international qui a bien des égards peut nous ramener vers ce qui s'est passé pendant la la Seconde Guerre mondiale avec potenti [grognement] enfin des risques des risques de conflits et des morts que nous comptons à nouveau. Et cette journée permet de de nous remémorer les les trois camarades que nous avons perdu depuis le début de l'année. Donc le caporal chef Anicé Girardin, l'adjudant Floriant Montorio et l'adudent chef Arnaud Friant qui sont tombés pour la la patrie depuis le début de l'année. Oui, on avait d'ailleurs suivi évidemment sur BFM TV les cérémonies en hommage à ces soldats tombés pour la France.

Marie Chantet, il y a un contexte aussi politique, il y a un contexte budgétaire, contexte politique parce que c'est la dernière pour Emmanuel Macron, on aura le temps d'y revenir évidemment, mais il y a aussi un contexte politique avec les budgets de l'armée alors que le convoi présidentiel est en train de se mettre en route en direction de la place de l'Étoile avec les budgets de l'armée qui sont sacralisés il y a quelques heures d'ailleurs, ces hausses du budget, elles ont été votées. Oui, absolument. dans la nuit, très tard dans la nuit à l'Assemblée nationale.

On a d'ailleurs vu une image furtive du Premier ministre Sébastien Lecornu, ancien ministre des armées qui régulièrement aime reprendre cette casquette. On l'a entendu encore hier parler du déploiement du du Charles de Gaul dans la zone. En parlant de budget, en effet, cette nouvelle feuille de route a été approuvée par les députés de l'Assemblée nationale hier. 36 milliards d'euros supplémentaires sur la période 2024-2030 avec par exemple un peu plus de 8 milliards et demi d'euros consacré à la fabrication de munitions.

Là encore, nous ne sommes pas Belligérant, Didier ou encore Clémence le rappeler, mais il s'agit aussi de se préparer, de se préparer aussi à une plus grande indépendance, plus grande souveraineté parce que ce que prépare aussi la classe politique et nos gouvernements, en l'occurrence Emmanuel Macron et et Sébastien Lecornu, c'est un conflit qui pourrait durer durer sur le long terme et il s'agit sans doute de préparer les esprits.

une opinion publique des Français particulièrement inquiet, on le voit dans les enquêtes d'opinion à ce que cette guerre dure et que donc ces conséquences sur le long terme, on le voit évidemment sur les prix des carburants et bien et tendance à à durer à durer sur un temps plus ou moins long. Il y a des mesures qui sont prises, ciblées, parfois très critiquées par la classe politique et les oppositions, mais là encore, ils veulent se montrer là-dessus en première ligne. Emmanuel Macron, j'ai j'en profite, s'envolera pour une tournée africaine à partir de demain.

Euh rendez-vous très important notamment avec le président égyptien Aliss où il sera sans nul doute question de la situation dans la zone d' dire. D'autant que les les Égyptiens viennent de déplacer des rafales a côté des rafales français aux Émirats arabes unis pour soutenir les engagement de défense que nous nous avons pris avec les Qataris, les Éberons, on les accords de défense et donc on va avoir colocalisé et travaillant ensemble avec une possibilité de soutien technique avec les Égyptiens non pas à attaquer mais bien à défendre nos alliés dans la région. C'est important la question de la de du du budget. Faut bien comprendre une chose. L'idée c'est d'éviter la guerre.

C'est pas de faire la guerre. C'est justement d'être fort. Si tu veux la paix prépare la guerre. C'est pas c'est d'être fort pour dissuader nos nos adversaires. C'est ça le sujet. Pour justement éviter de se faire attaquer. Si on est faible, évidemment, on va on va on va créer des appétits. Voilà. C'est ça. C'est pas qu'on aime le la guerre ou qu'on va faire c'est pas une question d'être vat en guerre. Bien rappelé comme en 39, la France voulait pas la guerre, elle été attaqué quand même. Donc il vaut mieux être prêt. Voilà. dans cette dernière année évidemment de mandat pour Emmanuel Macron.

On va scruter tout ce qui a été fait, peut-être fait bien ou moins bien, mais Nicolas Fenstad, vous nous avez rejoint. L'une des choses qui vont rester vraisemblablement, c'est cet effort militaire vendu poussé par Emmanuel Maon. Oui, bien sûr. On est quand même dans une conjoncture historique qui est complètement nouvelle. Il faut quand même rappeler que dans les années 80 et même dans les années 90, l'Europe c'était un continent de paix. Onimaginait pas dans le fond la guerre ça devenait de l'histoire pour beaucoup bien sûr déjà les guerres de l'exgoslavie avaient commencé à rappeler qu'il y avait tout un ensemble de de violence qui pouvait émerger dans le dans dans le vieux continent.

Donc la conjoncture elle est extraordinairement nouvelle et évidemment c'est un 8 mai qui prend du coup un sens très différent. On a toujours tendance à penser que les commémorations c'est un peu une répétition d'un souvenir un peu passiste. C'est pas vrai. Ça prend toujours un sens nouveau en fonction des enjeux et là effectivement la guerre est est complètement revue différemment. Donc c'est évident qu'il y a une double rupture avec la question de de l'Ukraine et de la Russie et d'autre part maintenant de l'Iran.

On va retrouver Edgar Béquet qui se trouve place Charles de Gaulle avec Edgar le président qui est donc en train de se rapprocher de vous encadré comme on le voit ici sur cette image particulièrement spectaculaire par la garde républicaine. Oui, vous le voyez sur ces images le président de la République qui est en train de de remonter les Champs-Élysées escortés par la garde républicaine dans les toutes prochaines minutes. Il va arriver ici sur la place de l'Étoile qui se trouve derrière moi. Il va être accueilli notamment par le chef d'état-major des armées Fabien Mandon, Emmanuel Macron qui va d'abord passer en revue les troupes avant de rejoindre la place de l'étoile.

Il va aller sous l'arc de Triomphe pour tout d'abord déposer une gerbe ainsi que pour raviver la flamme du soldat inconnu. Vous allez entendre tout à l'heure une sonnerie, la sonnerie au mort qui sera suivie d'une minute de silence. C'est juste après cette minute de silence. Vous allez entendre deux champs, la Marseillaise d'abord, puis le champ des partisans euh par le cœur de l'armée française, le président de la République qui va également, comme le veut la tradition, signer le livre d'or, Emmanuel Macron, qui est donc sur le point euh d'arriver sur la place euh de l'Étoile, escortée par la garde républicaine sur les Champs-Élysées.

Oui, effectivement pendant que vous parlez, on voit cette image impressionnante avec la garde républicaine à moto à cheval autour du président Marie qui ne prendra pas la parole he contrairement à l'année dernière. Oui, absolument parce que l'année dernière on était dans un contexte de commémoration et de souvenirs très particulier. C'était les 80 ans en effet de ce 8 mai 45. Il avait donc pris la parole Emmanuel Macron, ce ne sera pas le cas aujourd'hui. C'est traditionnel hein, les précédents 8 mai.

Là non plus, il n'y avait pas d'allocution prévu avec une image qui marque les esprits, c'est vrai, mais des Champs-Élysées encore une fois et on peut peut-être le regretter très clairsemé parce que pour des raisons de sécurité et bien le public est filtré. Les touristes, les badeaux qui sont là doivent passer des des tas et des tas de contrôle ce qui dissuade certains de se masser derrière un barriérage imposant. Les raisons de sécurité l'impose.

On peut évidemment euh le le comprendre tout à fait aisément, mais c'est vrai que au fur et à mesure des années, le public est parfois dissuadé de rejoindre ces Champs-Élysées pour apercevoir une mèche de cheveux du chef de l'État ou en tout cas la garde républicaine, ce qui est aussi la représentation de notre notre armée française et c'est moins un rendez-vous populaire que ça n'a pu l'être par le passé. plus pour le 14 juillet où là effectivement sur les Champslysées le monde se masse mais encore une fois devant respecter des protocoles de sécurité importants. Ouais. Les questions de sécurité sur les Champslysées qui sont évidemment très importantes.

On a aperçu tout à l'heure un petit échange Laurent Nunise le ministre de l'intérieur qui parlait à l'oreille d'Emmanuel Grégoire le maire de Paris. On peut imaginer que peut-être ils ont parlé de ce qui s'est passé après la victoire du PSG l'autre jour sur les Champs-Élysées. Nicolas Fenstein. Oui. Vous avez raison éventuellement de déplorer l'absence du public mais ce qu'il faut rappeler c'est que le 8 mai, d'ailleurs comme le 11 novembre, ce sont des cérémonies qui se déroulent dans toute la France aussi. Oui, c'est vrai. Donc, on peut parler aussi de il faut voir les mobilisations qui sont faites.

On voit qu'il y a beaucoup de communes où les élus, parfois les professeurs mobilisent, les élèves, les citoyens. Donc donc la la vivacité, je dirais, de de la tradition mémorielle, elle se joue aussi sur le territoire, c'estàdire dans la capacité qu'on les élus à mobiliser, des discours qui sont tenus et vous savez aujourd'hui dans de beaucoup de lieux, les les cérémonies sont quand même modernisées. Donc, on a des élus qui vont organiser euh des des des expositions, des concerts de musique qui vont rendre vivant.

Donc je pense que pour mesurer disons ce une éventuelle désaffection, il faut regarder ce qui se passe sur le territoire qui premier ministre après-midi à il y a 35000 cérémonies à l'heure où on parle entre ce matin et et cet après-midi. Et n'oublions pas aussi, c'est très important la les commémorations outreem dans nos départements et collectivités d'Outrem où le 8 mai était aussi une date extrêmement importante puisque beaucoup de soldats des territoires d'outre mer ont participé à la libération de la France. Ouais, l'armée, on la voit ici évidemment représenté avec ses chefs sur les Champs-Élysées auprès du président de la République.

Mais euh mon commandant, je parle sous votre contrôle euh des militaires, il y en a partout sur ces cérémonies en France hein. Euh oui, tout à fait dans toutes les villes de France, on a aussi des des forces qui sont prépositionnées pour la défense de de de nos autres mères. Donc en mesure de de de participer à de nombreuses cérémonies partout sur le territoire national qui, vous l'avez dit, ne s'arrête pas. la France métropolitaine mais mais bien mondiale. Il y a des cérémonies aussi Jérôme Pétrand pour les forces françaises qui sont actuellement à l'étranger, à l'extérieur. Tout à fait.

Et il faut penser que y compris par exemple bah sur le porte-avion Charles Le Gaul qui est en transit [raclement de gorge] qui est en opération, il y aura un moment voilà et toutes les unités de France qu'ell soi en caserne base [raclement de gorge] aérienne ou déployé en opération le 8 mai comme le 11 novembre sont des dates extrêmement importantes où il y a un moment alors après ça dépend de la voilà du cadre opérationnel. Il est sûr que quand vous êtes en mer rouge là, on fait attention l'arrivée du président de la République. Présentez ici escorté entre guillemets par le Premier ministre et par Catherine Vrin.

ministre des armées, Sébastien Lecnu, premier ministre aujourd'hui, mais évidemment qui a longtemps incarné ce poste de ministre des armées pendant voilà plusieurs années. Oui, effectivement et et juste s'en dévoiler de secret, mais ce 8 mai aurait pu peut-être avoir une autre tournure. C'était vrais ce qu'on comprend des échanges avec l'entourage du chef de l'État qui aurait pu se passer à Paris mais peut-être ailleurs dans le sud de la France. Mais les appareils sont déployés sont déployés en Méditerranée. Allez et on vise ce moment de la revue des troupes en direct avec Sonia Carner sur place. Oui mon commandant.

Moment très important évidemment pour le président Emmanuel Macron, c'est le moment de la revue des troupes. Expliquez-nous, détaillez-nous quelles sont les troupes, les unités qui sont présentes ici, place de l'Étoile. Oui, bien sûr. Ce moment est important. C'est le moment de la revue des troupes puisque le chef de l'État va passer devant chacune des unités ici déployées autour de l'Arc de Triomphe. Et vous allez voir d'ailleurs un moment particulier puisque les emblèmes donc les drap.

25:11
Non speech

[musique]

25:33
Emmanuel Macron

Voilà, Sonia Carner, on vous a interrompu évidemment et je pense que votre invité le comprendra mieux que personne pour écouter C'est la Marseillaise. Il va monter à bord du command sauf erreur. Le président de la République maintenant poursuivre cette revue des troupes. On vous retrouve Sonia sur place. Oui mon commandant, ça y est, le président est à bord. Ce n'est pas une revue des troupes tout d'abord qui se fait à pied. Non, cette revue des troupes, comme vous le voyez, le chef de l'État est dans son VLRA, véhicule léger de reconnaissance et d'appui, afin de passer les troupes en revue.

Et comme je le disais juste avant la Marseillaise, au moment du passage du chef des armées, les emblèmes seront abaissés. C'est le seul moment où les emblèmes sont abaissés lors d'une cérémonie militaire. Et quelles sont les troupes alors qui sont réunies ici, place de l'Étoile aujourd'hui ? Principalement, ce sont des écoles militaires symbole de jeunesse. Donc, elles se sont réunies sous forme de mosaïque tout autour de l'Arc de Triomphe avec le soldat inconnu placé sous l'Arc de Triomphe. Donc c'est un symbole fort, un un symbole de cohésion nationale [musique] et dommage à ceux qui sont tombés pour la France.

Là, actuellement, le chef de l'État a d'abord commencé par le régiment d'infanterie de la guerre républicaine. Il est passé ensuite devant l'école polytechnique appelée l'X. l'X qui est une école particulière pour moi puisque j'y ai servi pendant quelques années où la devise est pour la patrie, les sciences et la gloire. Donc là actuellement le command continue d'avancer. On peut voir à l'écran l'école navale située à Brest qui a pour but de former les futurs officiers de la Marine nationale. Il va poursuivre cette revue des troupes le président de de la République. C'est ça y est, c'est c'est le début depuis quelques minutes de de ces commémorations de la victoire du 8 mai 45.

Et on va vous retrouver tout au long de cette matinée. Sonier Carner, vous qui êtes sur place, comment sont choisis d'ailleurs les régiments qui sont mis ici en avant mon commandant ? Alors là, on a mis on choisi de mettre en avant les écoles comme l'a dit mon camarade. Donc symbole de de jeunesse et et d'avenir. Traditionnellement d'ailleurs, on fait également appel aux écoles pour les les cérémonies du 8 mai et du du 11 novembre. C'est c'est une chance aussi pour pour les jeunes et quelque part une récompense de du service qu'il s'apprête à donner à la France. Puis ils ont la chance et l'honneur de de défier enfin de d'être passé en revue par le président de la République, chef des armées.

Ouais. Les écoles qui sont très présentes aussi au 14 juillet. On les a vu beaucoup lors du 14 juillet dernier et c'est aussi un message important qui est donné Gon police Strandi pour ce président qui on le rappelle a a a relancé le service militaire il y a quelques mois seulement hein. Et oui. Et donc on aura donc peut-être pour le prochain 11 novembre he que le président de la République présidera euh les premiers soldats mac et aviateurs du nouveau service national.

Euh je vais vous donner un chiffre qui est assez intéressant, c'est que pour l'armée terre, donc il y a sur les 1800 places, il y a disponible pour cette année, il y a plus de 2400 candidatures, donc ce qui est un un vrai succès. Alors, on va monter progressivement en puissance. Je rappelle qu'il il ne s'agit pas d'un service militaire obligatoire, hein, il faut bien le rappeler, il est basé sur le volontariat. Mais donc voilà, c'est ce nombre de jeunes dans l'armée de terre, la marine et l'armée de l'air pourront effectuer un service de 10 mois donc à partir de la fin de l'été. Donc les la sélection est en cours. Clément vous. Oui.

Pour parer au fait qu'on est plus sur la mémoire d'homme évidemment bien sûr quand on commémore les victoires du enfin la victoire du 8 mai 45. Euh je parle, je les informations de Véronique Fèv, la chef du service éducation en tête, qui expliquait qu'à partir du 11 novembre, il y aurait des cérémonies obligatoire dans les écoles. Le 11 novembre est un jour férier, donc ce serait soit le jour d'avant, soit le jour d'après pour pouvoir justement faire des cérémonies qui impliquent les élèves, qui impliquent les enfants pour que ce devoir de mémoire passe au plus près. Nicolas Fstein, pardon, mais c'est toujours fait hein depuis même les années 1920. obligatoire.

Oui, mais ça c'est c'est là c'est quasiment toujours fait puisque dans le fond le moi personnellement j'en ai jamais fait hein. J'en ai jamais fait à l'école des alors c'est dans c'est évidemment c'est libre à chaque professeur est libre de sa pédagogie mais dans dans toutes les écoles de France le 11 novembre le 8 mai et d'autres moments clés de des deux guerres mondiales sont toujours pris en considération par l'éducation nationale sous différentes formes et d'ailleurs, c'était un souhait déjà des anciens combattants après la guerre de 141. ce qu' ce qui les obsédait lors des cérémonies du 11 novembre, c'était évidemment la transmission à la jeunesse, hein.

C'est pour ça qu'on fait on faisait dire beaucoup de classes devant les monuments morts et des classes qui parfois dont les parents étaient des victimes de la guerre évidemment, des orphelins. Donc c'est quand même une tradition qui est très ancrée hein dans la mémoire des anciens combattants français qui étaient des des citoyens ordinaires qui étaient des conscrits que ces cérémonies servent à la transmission de la mémoire des guerres. Donc c'est pas évidemment une nouveauté. C'est c'est fondateur, on pourrait dire. Et d'ailleurs les grands les grandes commémorations qu'on a eu, vous savez le le 75 en le centenaire de la Grande Guerre ont eu un volet pédagogique qui était colossal hein.

Il y a des milliers de projets qui ont été faits dans toutes les classes de France. Donc je crois que l'ancrage du souvenir des guerres dans l'éducation nationale et dans les pratiques pédagogiques, il est très fort. Et d'ailleurs encore une fois, c'était un souhait des combattants puis ensuite des résistants eux-mêmes. Et puisque vous parlez des anciens combattants, bah justement le président de la République s'apprête à déposer la germe devant la tombe du soldat inconnu. Repos. Détachement interarmé. Gavo. présenter au mort. Ah.

33:16
Non speech

[musique]

33:45
Emmanuel Macron

à enfants de la patrie, le jour de gloire est arrivé. contre l'eau de la tyran les tendas semblant élevé les tend semblant élevé entendez-vous dans les campagnes jug fé soldat [cri] il vient janger [chant] nos fils nos compagnos Malon reposer Ami entendu le volto des corbeaux sur nos plaines amis entendu s crissour du pays qu'on enchaîne. et partisans ouvriers et paysan c'est l'alarme. Ce soir, l'ennemi connaîtra le prix du sang et des larmes monter de la mine descendez des colines camarades. de la paille, les fusils, la mitraille, les grenades. Oh tu la balon couton sur les savur attention à nos dynamites, c'est nous qui prison les barons des prisons pour nos frères.

La haine à notre c'est la fin qui nous pousse la misère. [cri] Il y a des pays où les choses les livres. Ici nos voitures, nos marchés, nos tuères. Ici chacun sait ce qu'il veut, ce qu'il fait quand il passe. Ami si tu tombes la ami sans de l'ombre à ta place demain descendant scheel sur les routes. Les compagnons [chant] dans la nuit la liberté nous écoute. l'émotion très forte à l'écoute du champ des partisans qui a toujours cette puissance particulière. Ami si tu tombes, un ami sort de l'ombre à ta place. C'est le champ vraiment symbole. euh Jérôme Palestrandi de la Seconde Guerre mondiale.

Oui, un chant composé en fait la musique composée par Anna Marley en mai 1943 qui était une émigrée russe qui vient en France et qui choisit d'aller à Londres. Et donc euh euh Joseph Kessel hein euh la l'écrivain journaliste combattant avec son neveu Maurice Dru écrire ses paroles et donc ça va être effectivement le champ donc de la résistance et donc ce champ emblématique a été chanté à l'instant. Ce sont c'est évidemment l'un des moments très très forts de cette euh cérémonie. Euh mon commandant interprété par le cœur de l'armée ici. Tout à fait.

Le cœur de l'armée française donc interprété à la fois la Marseillaise et donc le champ des partisans en hommage à la résistance française entre 1940 et 1945. Nicolas FR. Oui. Ce qui est frappant, vous avez raison de souligner le champ des partisans qui évidemment très très beau champ, très émouvant. Mais ce qui me frappe aussi dans cette cérémonie, c'est les proximités avec les cérémonies du 11 novembre. cette volonté de continuité. D'abord le lieu lui-même, c'est la tombe d'un soldat inconnu de la Grande Guerre. Ce sont des gestes, des rituels qui sont ceux qu'on retrouve déjà euh pour le 11 novembre.

Et ça ça correspond à une volonté historique qui a été celle de de Gaulle d'abord lors des des premières célébrations juste après la libération, c'était de créer une continuité entre les deux conflits. Et là, il est très frappant de voir que les gestes sont répétés alors qu'évidemment les deux histoires on ont bien sûr des des traits qui les lit, mais aussi de de grosses différences. C'est dans le fond, c'est inscrire le 8 m dans une tradition plus longue que la simple seconde guerre mondiale, le rallumage de la flamme qui est quand même très symbolique de de la Première Guerre mondiale qui est celle encore une fois qui a été imposée par les anciens combattants dans les années 20.

Donc là, on voit qu'il y a vraiment la construction d'une mémoire nationale des deux guerres mondiales à travers à travers ce cérémonial qui ne rond pas avec celui de la première. Et on vient de voir ce moment aussi qui est toujours un moment important qui est les signatures du livre d'or alors que le président aussi salue les équipes techniques qui couvre qui couvre l'événement. Voilà, c'est pas très fréquent mais il s'arrête auprès de tous les techniciens. Il a raison évidemment, ils sont mobilisés eux aussi. Son Carnero, dites-nous exactement qui qui est sur place. Oui, mon commandant qui était présent ici sous l'Arc de Triomphe au moment du ravivage de la flamme par Emmanuel Macron.

Oui, Sonia. Donc on a vu ce moment particulier et mouvement émouvant pardon où on a pu se recueillir et se souvenir de ceux qui sont tombés avec le ravivage de la flamme du soldat inconnu. Tout autour il y avait des anciens combattants, différentes associations mais également 16 pupill de la nation, c'est-à-dire des jeunes qui ont perdu leurs parents, qui sont morts pour la France au service de la nation et c'est un moment particulier de cohésion nationale et de soutien finalement à ces victimes et à leurs proches.

Le ravivage de la flamme, c'est un moment évidemment euh extrêmement émouvant, un moment mythique, il faut le dire, mais qui n'a pas lieu que à [musique] cette date, qu'au 8 mai 1945, il faut bien le rappeler tout à fait. Le ravivage de la flamme n'est pas un moment qui a lieu seulement lors des cérémonies militaires. C'est un moment qui a lieu tous les jours au quotidien, je crois vers 18h30. Il y a une association pour ça, la flamme sous l'arrc de triomphe qui est en charge avec différentes associations, principalement des associations d'anciens combattants, mais pas que.

également des assences civiles, des écoles, diverses institutions, organisations qui viennent tous les jours raviver cette flamme qui finalement le témoin de cette de ce devoir de mémoire puisque le soldat inconnu est enterré sur l' de triomphe depuis maintenant plus de 100 ans. On a assisté aussi à la signature du livre d'or par Emmanuel Macron. À quelles occasions, à part à cette date de 8 mai, est-il signé ? Je pense que ce livre d'or est signé à chaque fois qu'il y a une autorité qui est euh présente lors du ravivage de la flamme pour marquer son passage et peut-être indiquer euh son ressenti et ses émotions lors de cette cérémonie. Et que va-t-il se passer [musique] désormais ?

On voit aussi encore Emmanuel Macron ici à l'image, que va-t-il se passer maintenant qu'il a eu ce moment très important du ravivage de la flamme et du dépôt de Gerbe ? Maintenant que ce moment fort est passé, c'est-à-dire celui de du ravivage de la flamme comme vous le signalez, ainsi que la minute de silence pour se recueillir euh la Marseillaise, l'îne nationale. Maintenant euh ça va être plutôt euh un temps de salutation et de remerciement que va adresser le chef de l'État avec les différents représentants civils et militaires. Merci mon commandant. Sonier Carnero sur place donc pour suivre la suite et le salut aux autorités politiques et militaires qui sont en cours.

Nicolas Tenzer, on a vu les signatures du livre d'or. Alors chaque année, il faut trouver quelque chose de différent là. Bon ça fait 10 ans, il a juste mis monsieur Emmanuel Macron service c'est rapide mais c'est vrai que c'est c'est un mouvement extraordinairement émouvant. Bon, moi je le vois à titre purement personnel parce que j'avais des parents qui étaient engagés dans la résistance du côté de mon père en France, du côté de ma mère en Belgique euh qui avaient 20 ans ou 23 ans à l'époque hein, je veux dire donc c'était un autre âge. Donc c'est très émouvant. Mais je voudrais rappeler juste un autre 8 mai.

Le 8 mai 1985 donc 40 ans après la le 8 mai 45, il y a juste 41 ans, vous avez eu un grand discours du président de la République allemande, Richard von Weeker. Et ce jour-là, le président allemand a dit "Heureusement que nous avons été défaits. Heureusement que nous avons perdu la guerre." Et au nom du peuple allemand, je voudrais exprimer aussi la culpabilité collective qui était la nôtre. comprenant les termes de Carl Jasper, je pense que ce discours est très important parce que ça montre que finalement cette victoire qui a été la victoire des alliés, ça a été aussi pour des puissances comme l'Allemagne, comme le Japon impérial, comme l'Italie, finalement une sorte de salvation.

Et je crois que c'est aussi ceci qui doit que nous devons avoir, c'est-à-dire que derrière le combat de la résistance, c'était un combat pour les démocraties, pour les valeurs universelles, pour la mémoire des crimes.

Et quand aujourd'hui, vous voyez euh d'autres puissances, une particulier en Europe qui commet des crimes massifs contre l'humanité, crimes de guerre, crime de génocide, la Russie, vous dites "Est-ce que vous aurez peut-être dans 40 ans un président russe qui un jour dira "Heureusement que nous avons perdu la guerre, heureusement que nous avons été libérés." Euh juste je voudrais qu'on entende si vous voulez bien quand même mon commandant, est-ce que vous pouvez nous dire est-ce que vous reconnaissez les écussons les drapeaux qu'on est en train de voir parce que c'est vrai que les anciens combattants sont honorés ici, les anciens combattants de la Seconde Guerre mondiale mais pas uniquement évidemment.

Euh non parce que tout des des combattants des anciens combattants de la Zone Guerre mondiale plus en rester en ville. Le dernier compagnon de la libération est décédé il y a quelques années. On a des anciens combattants de de l'ensemble des opérations extérieures qu'on menait l'armée française au moins de depuis les années 70. On pense à à Colvi, on pense à l'opération d'Agué pendant la Première Guerre du golf, on pense également aux opérations en Afghanistan et jusqu'à Barken l'année dernière. Nicolas Fstad. Oui, c'est vrai que le le 8 mai c'est un vrai enjeu international.

Vous avez raison de dire que en fait le discours que vous évoqué de Wer est fondamental parce que jusque-l les Allemands dans le fond étaient très gênés avec le 8 mai parce que évidemment ça libérait l'Allemagne du nazisme mais c'était une défaite aussi donc c'était une ambiguïté. Donc ça a été une rupture fondamentale dans la mémoire allemande où le 8 mai a été réintégré alors que jusque- là il était difficilement difficilement intégrable parce qu'il était trop trop ambigu et donc il n'était pas célébré en tant que tel. Et Ferreur, elle était venue en Gala Merkel une année pour le 8 mai. Le 11 novembre vous avez raison.

avec Nicolas SarkoZi, ils avaient célébré sous l'Arc de Triomphe ensemble le 11 novembre et c'était c'est d'ailleurs Nicolas Sarkozi avait un peu dérogé à ce moment-là sur les célébrations. Il avait notamment aussi prononcé un discours et donc effectivement c'est un vrai enjeu international et d'ailleurs ce qui est intéressant aujourd'hui c'est que l'extrême droite en Allemagne dit ben le 8 mai, ça ne nous intéresse pas, ce n'est plus notre histoire hein, nous n'allons pas célébrer la défaite de l'Allemagne. Donc on voit que c'est encore une date qui politiquement peut avoir une une un grand enjeu hein. Ça a été dit très clairement par une des chefs de l'AFD.

Je ne célèbre pas euh la défaite euh de de mon pays. Quand on voit que c'est évidemment la défaite du nazisme, on voit bien toutes les ambiguïtés que peut porter ce type de discours. Alors, il y a aussi une dimension évidemment très très importante dans les images qu'on est en train de voir parce que on voit ici Emmanuel Macron, Marie Chantay, ça fait 10 ans qu'il se livre à cet exercice. Il a toujours beaucoup de plaisir à le faire, on le voit bien, il prend toujours le temps. C'est des moments qui sont toujours très importants pour lui et à chacun de ses pas, il doit y avoir une petite musique qui lui dit "C'est la dernière fois." Oui, c'est certain.

Et effectivement, quand on le voyait fermant les yeux, écoutant cette Marseillaise, euh il le fait, il le fait régulièrement. Je ne veux pas faire de la psychologie et rentrer dans la tête du président, j'en seraiis bien incapable. Mais on rentre dans un cycle très particulier de ces cérémonies qui vont être les dernières de ces deux mandats à la présidence de la République. Un 8 mai en 2027 vraisemblablement il sera avec son successeur. Ça a été la tradition ces dernières années. Euh François Hollande était venu avec Nicolas Sarkozi, président battu. En 2017, Emmanuel Macron était au côté donc de son prédécesseur François Hollande l'an prochain donc pour le 8 mai.

On ne connaît pas encore les dates exactes de l'élection présidentielle, mais ce sera au plus tard le 2 mai. Donc ce sera le premier événement, la première cérémonie officielle majeure postérieure au second tour. De toute façon, il a fin officiel du 2e mandat d'Emmanuel Macron est le 13 mai prochain.

qu'il sera encore président encore chef des armées mais en présence c'est la tradition républicaine du nouveau de la nouvelle présidente élu mais on va rentrer dans un cycle et je pense notamment aux célébrations du 14 juillet prochain très particulière pour Emmanuel Macron à plusieurs titres parce que ce sont ces dernières cérémonies officielles et le 14 juillet certains confrères ont déjà écrit sur le sujet d'un 14 juillet d'une cérémonie très particulière vraisemblablement le chef de l'État a la volonté d'inviter tous les chefs d'État des 27 pays composant l'Union européenne ou tout du moins les alliés, la coalition des des volontaires engagés notamment pour défendre l'Ukraine contre la Russie et cela va prendre une connotation tout à fait singulière et on va rentrer dans ces différentes cérémonies qui vont nous amener jusqu'à l'élection présidentielle.

La politique n'est pas dans la tête des Français, on le sent bien, ce n'est pas une préoccupation première, mais elle va reprendre ses droits. En tout cas, la casquette et la chef de politique, le chef de service politique qui que je suis le souhaite, euh le débat euh les la confrontation va reprendre le pas et et forcément l'élection présidentielle aussi, il veut se tenir à distance Emmanuel Macron, mais on le voit aussi, il aime faire de la politique et par petite touche fera quelques commentaires, c'est certain.

Et c'est ce qui explique aussi sans doute mon commandant que la popularité de l'armée, elle ne se dément jamais, quels que soient euh les alléas politiques parce qu'on sait que euh l'Étatmajor, les généraux, les soldats, eux, ils seront toujours présents dans une continuité. Il y aura pas de rupture. Oui, nous sommes au service de de de la nation. Pour nous, d'ailleurs, ces cérémonies sont très importantes dans le cadre du lien armée nation. Nous essayons d'entretenir avec l'ensemble de de nos concitoyens. Euh essayer aussi d'expliquer quelle est notre action qui parfois de plus en plus sur le réseaux sociaux d'ailleurs. De plus en plus exactement sur sur les les les les réseaux sociaux.

En fait, nous avons besoin nous aussi de de communiquer et d'expliquer ce que nous faisons euh à l'ensemble de nos concitoyens [grognement] aux français euh et de contrer les narratifs aussi de nation hostile. Euh point particulier là, le le chef de l'État salue les pensionnaires de l'Institut national des invalides, donc qui est l'une des plus ves institutions de France he puisqu'elle date de Louis XIV. Donc, ce sont générés de guerre euh donc euh ou du terrorisme et qui donc sont pris en charge par l'État. Ils ont voyez même un uniforme particulier.

Ils sont soignés donc euh à l'hôtel national des invalides et c'est aussi un moment euh très fort parce que parmi eux et bien il y a des combattants des dernières opérations extérieures, des blessés. Euh donc et cette voilà l'institution nationale des invalides est un voilà un élément très important dans le soutien euh à nos euh à nos blessés et au à ceux qui ont consacré leur leur vie donc euh euh à la défense du pays. Ouais. Ceux qui ont versé le son et d'ailleurs euh il y a encore quelques jours, on l'a hélas dramatiquement vécu au sein de l'armée française Clémence Dibou avec le conflit au Moyen-Orient.

La France n'est pas partie prenante dans ce conflit, mais la France, elle est présente dans la région et on rappelle que trois Français déjà sont morts, hein. Trois militaires français, un euh au Kurdistan euh irakien. Euh très probablement une frappe d'un proxy iranien. Rien n'a été revendiqué mais il semble probable qu'on puisse les attribuer à ça. Et euh deux militaires français qui participaient à la fin nulle, la force internationale de au Liban. euh très probablement là aussi euh par une frappe du Esbola cette fois-ci euh milice chiite pro iranienne.

Bien que nous ne soyons pas euh belligérant, évidemment bien sûr les les soldats français euh sont exposés notamment parce qu'ils sont sur les bases euh du Moyen-Orient et c'est aussi pour ça et bien que ces cérémonies elles sont très importantes. On parlait de transmission tout à l'heure aux nouvelles générations et comme j'aime bien vous raconter ma vie, je vous dis, il y a mon fils de 8 ans qui est en train de me regarder et en fait en regardant ces images, il est allé chercher son livre d'histoire pour comprendre ce qui s'est passé et pourquoi on mémore ça aujourd'hui.

Donc évidemment bien sûr qu'on a l'impression que ce sont des des des cérémonies figées dans le marbre avec quelques changements et qui sont un peu tout le temps les mêmes. C'est vrai que ça intéresse les générations. Et d'ailleurs pour finir, il y a des groupes scolaires qui sont là comme tous les invités cette année. Il y a quatre groupes scolaires, trois collèges, un lycée, deux parisiens, un de l'in et un de la Réunion. On parlait aussi des commémorations dans les pays, dans les territoires d'outre mer.

C'est donc évidemment bien sûr cette cérémonie, elle est évivente parce qu'il y a des soldats qui ne sont pas engagés mais qui sont dans une zone où il y a une guerre et parce que les générations futures, les enfants sont en train de comprendre ce qui se passe, comment on commémore l'histoire. Il y aura la pédagogie à faire au retour à la maison. Céence Nicolas Tenzer.

Oui, je je pense que le chef de l'État, de même que un certain nombre de de hommes gradés qu'il accompagnait devaiit penser quand même à ce qu'ils avaient les uns et les autres déclarer, tant donc Emmanuel Macron que le général Mandon que son prédécesseur le général Burtar, c'est que le chef d'étatmajor, voilà, chef d'étatmajor des armées, c'est-à-dire que aujourd'hui peut-être que nous vivons les derniers temps de l'entre de guerre, je veux dire l'un et né l'autre l'ont dit, je veux dire la guerre peut-être demain, elle est déjà d'ailleurs de fait de retour en Europe avec la guerre russe. Vous faites allusion à ces mots particulièrement forts.

On se souvient du général Mandon qui dit faut être prêt à perdre ses enfants et et d'ailleurs malheureusement ce que vous avez rappelé c'est c'est ces trois soldats français qui ont été effectivement tués. Je j'ai même envie de dire assassinés parce que je pense il faut pas l'oublier ceux qui ont été blessés. Je dirais, il paye aujourd'hui un lourd tribu, mais peut-être que demain nous aurons une guerre de haute intensité en Europe. Ce n'est pas quelque chose. Et et je dirais, nous avons vécu quand même avec euh l'idée comme d'ailleurs vraisemblablement d'ailleurs les anciens combattants de 141 hein, que c'était la der des deres, la dernière des dernières.

Après effectivement le 8 mai, nous avons eu ce sentiment, enfin je dire en tout cas les les puissances démocratiques de l'Europe, ce n'est pas nécessairement le cas. et et je crois que ce passé finalement qui ressurgit n'est pas un passé euh euh je dirais imparfait ou un passé parfait passé passé justement, c'est un passé qui ressurgit, qui revient, c'est notre présent et je pense que nous devons aussi réfléchir à je dirais justement aux principes et aux valeurs euh qui ont animé les anciens combattants. Je j'évoquais mes parents.

Moi je sais que ma mère qui a été après déportée arrêtée par la guestapo et qui a été déportée me disait effectivement que ses compagnes et elles-mêmes dans la résistance avaient une certitude c'est qu'elle combattait contre le mal absolu. Nicolas Fstad Oui. avec avec une grosse différence qui il faut toujours être lucide.

L'histoire ne donne jamais de leçon directe ni donc et ce qui est très frappant aujourd'hui alors évidemment je parle sous le contrôle des militaires mais on a l'impression que la guerre par certains aspects est déjà là puisque elle passe par les réseaux sociaux elle elle se passe par l'influence elle part par par tout un ensemble de nouveau nouvelles technologies qui fait qu'il faut pas être aveuglé non plus évidemment par le passé. C'est un historien qui le dit je passe ma vie à l'étudier. Donc évidemment il y a des choses qui nous amènent à réfléchir mais effectivement ça relève plus des valeurs de d'une forme de dynamique de l'esprit que de véritablement les mêmes expériences.

On le voit d'ailleurs cette guerre hybride qui est menée déjà par l'URSS en Europe pardon par l'Union soviétique mais à force de parler de guerre plonge dans le passé la Russie par la Russie. Oui oui par la Russie vous êtes corrigé en disant l'Union soviétique. Vous avez une recorrigé c'est le poids de l'histoire. Voilà donc effectivement la Russie contemporaine donne l'impression d'être d'activer déjà des formes de guerre contemporaines qui sont des des formes nouvelles, des formes hybrides à travers les réseaux sociaux, l'influence politique, des choses qui nous échappent qui paraissent déjà très très engagé en réalité.

Pour ça quand on dit la guerre est, je sais pas quelle forme de guerre ce sera, mais il me semble qu'il y a déjà des des des enjeux qui sont déjà très lourds qui dépassent la simple, je dirais la simple propagande politique ou la simple influence. On a véritablement des armées de hackur, on a des armées d'influenceurs, on a même des des assassinats politiques. Donc je crois que la guerre, elle est déjà pensée autrement aujourd'hui. Clémence, d'ailleurs il y a une délégation ukrainienne. On a assez peu d'informations sur cette délégation ukrainienne, mais il y a des soldats ukrainiens qui sont là.

Ça rappelle donc que la guerre est au est en Europe et euh c'est pas forcément que symbolique cette présence ukrainienne. Ça ça formate ça ça conditionne euh l'évolution de l'armée française par plusieurs aspects. D'abord parce que c'est là [toux] qu'on qu'on teste qu'on voit un peu ce qui se passe dans la guerre du futur et pour les soldats et pour les militra une espèce de terrain de laboratoire de champ d'expérimentation par le présenter comme ça mais c'est la réalité évidemment dont il se serait bien passé mais ça c'est pour les militairs. Il y a aussi tout l'aspect technique par exemple qui est en avance désormais sur les drones. Ce qui pêche dans l'armée française c'est les Ukrainiens.

Et c'est là qu'on va aller chercher justement ce qui se passe. Donc cette présence de de de délégation ukrainienne n'est pas que symbolique. Elle rappelle aussi qu'il faut continuer à à voir ce qui se passe sur le terrain en Europe sur la guerre. Vous avez raison de le souligner parce que ce qui se passe en Ukraine a des conséquences sur le conflit au Moyen-Orient.

On voit mon commandant comment la le savoir-faire ukrainien de lutte contre les drones permet aujourd'hui de conseiller les monarchies du golf mais aussi la France sur la façon de lutter contre les fameux drones shaed qui valent allez 40000 dollars et contre lesquels jusqu'à maintenant on envoyait des missiles à 1 million d'euros pièces. Donc on voit bien que c'est pas possible sur le long terme ça. Oui oui on c'est c'est le le le c'est une problématique en fait la problématique des munitions est une problématique sur lesquelles les les armées françaises travaillent.

Euh et en effet en fait les les Ukrainiens et malheureusement pour eux puisqu'ils sont victimes quotidiennement d'assauts de dizaines de centaines voir de milliers de drone chaide sur leurs inf le leurs infrastructures civiles ont dû développer des contmesures qui sont [musique] qui sont efficaces que ça soit à court terme pour abattre les drones ou sur le long terme pour être tenable économiquement et aujourd'hui dispose d'une expertise unique dans dans dans ce dans ce domaine et qui est un domaine d'ailleurs qui évolue assez vite. Les les drones eux même évoluent très très très rapidement.

On se souvient au début c'était les drones Beactar et en fait au bout de 6 mois ils étaient déjà totalement dépassés. Maintenant on est on est au Shaed au drone philogidé. Enfin et toute une un fourmillement dans ce dans ce domaine là que les armées françaises cherchent à suivre. Et en écho, est-ce que est-ce que vous décrivez cette nuit s'est joué à l'Assemblée nationale quelque chose d'important. Les débats sur la loi de programmation militaire. L'Assemblée a approuvé une nouvelle trajectoire des finances des dépenses de l'armée avec près de 36 milliards d'euros de plus.

Le vote final n'a pas été effectué parce que les débats se sont étirés, mais c'était le souhait euh du Premier ministre Sébastien Lecornu de cette rallonge, ce qui peut être euh aux yeux de notre opinion publique des Français aujourd'hui qui demandent peut-être plus d'aide euh pour notamment faire face à la hausse des carburants. Mais du point de vue aujourd'hui du gouvernement d'Emmanuel Macron, la priorité notamment des priorités doit être de préparer notre indépendance et notre souveraineté et une armée plus forte. 8 milliards et demi d'euros seraiit consacrés sur la période qui s'étire jusqu'à 2030 notamment à la fourniture de munitions. C'est aussi ça le message qui est envoyé.

Encore une fois, le texte final n'a pas été voté mais c'était le souhait dans le budget de l'État et des finances publiques du Premier ministre d'avoir ces 36 milliards sanctuarisés. C'est un premier pas qui s'est déroulé hier soir à l'Assemblée nationale et c'est très important ce que vous nous dites parce que évidemment les représentants politiques Emmanuel Macron son premier ministre font des arbitrages budgétaires. On le voit bien en ce moment et l'argent qu'on a pas pour aider par exemple sur le prix du carburant c'est aussi parce que le budget militaire lui a été sanctuarisé.

Tout ça ce sont des choix politiques qui remontent à plusieurs années et qui restent constant sur sur cette question là. Son Carner, on vous retrouve place Charles de Gaulle. Dites-nous ce qui est en train de se passer en ce moment. Qui euh le président de la République est-il en train de saluer ? Oui, mon commandant, on arrive à la fin de ces salutation et il prend le temps, Emmanuel Macron, on l'a dit, répété, c'est peut-être son dernier 8 mai seul. Il prend le temps aujourd'hui de saluer tout le monde. En effet, on a vu le chef de l'État euh saluer les anciens combattants et euh la cérémonie touche à sa fin.

Il va bientôt saluer les chefs d'étatmajor euh de nos différentes armées avant d'aller saluer l'audience au niveau des tribunes. Et vous avez envie d'avoir un mot aussi pour on en parlait tout à l'heure, ces troupes, ces jeunes troupes, souvent ce sont des élèves, ce sont des écoles qui sont placées ici tout autour de cette place de l'étoile et qui sont là depuis bientôt [musique] ce matin. En effet, les les troubles sont là depuis depuis très tôt, hein. Moi, j'ai un sentiment particulier de fierté de voir finalement ces jeunes aujourd'hui rassemblés avec leur tenue de cérémonie, leur tenue de parade qui marque l'effort pour l'occasion.

Donc en effet, le l'ordre serré, ce qu'on appelle finalement le la pour les différents gestes et postures militaires lors d'une cérémonie, ça n'a rien d'un exercice simple. C'est quelque chose qui demande de l'entraînement et la rigueur que vous avez pu voir aujourd'hui autour de l'Arc de Triomphe témoigne finalement de cette discipline euh de nos de notre jeunesse au sein des armées et qui finalement ne fait que traduire le respect qu'on a vis-à-vis de de nos anciens et de nos traditions. Et on se prépare à cela justement quand on sait qu'on va participer aux commémorations du 8 mai, place de l'étoile, quand on est un jeune en école militaire.

En effet, il faut se préparer à ce genre de cérémonie militaire. Donc ça passe par des séances de répétition d'ordre serré, que ce soit euh en dynamique ou en statique pour bien être attentif aux différents ordres qui sont donnés et finalement avoir un sentiment d'ensemble

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Non speech

[musique]

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Emmanuel Macron

euh et collectif qui soit réglé au millimètres près et donner un sentiment de véritable cohésion. Et c'est je pense ce qu'on a pu voir ce matin autour de l'Ac de Triomphe. Emmanuel Macron qui poursuit ce moment d'échange ici, place de l'étoile. C'est vrai, vous avez raison et votre invité de le souligner Sonia Jérôme que il y a toujours une différence entre l'activité de la de l'armée en temps de paix qui fait des répétitions, qui s'entraîne et puis la confrontation au feu. Comment on fait pour maintenir cette tension, le bon équilibre ?

Oui, sauf que aujourd'hui, comme le disait le premier ministre Sébastien Lecnu, alors qu'il était encore ministre des armées, nous ne sommes plus en temps de paix, nous ne sommes pas en temps de guerre, mais nous sommes entre les deux. Et donc aujourd'hui, il faut bien comprendre que les armées euh la notion de temps de paix ne veut plus dire grand-chose. C'est-à-dire que euh quand vous prenez euh par exemple, nous avons aujourd'hui des avions rafales qui sont déployés en Baltique lorsqu'ils interceptent des avions russes, c'est pas un exercice. Euh c'est pas un exercice, c'est pas un exercice. Et ça c'est un élément qui est extrêmement important.

Aujourd'hui, on est vraiment dans une bascule géopolitique majeure hein que l'on évoque tous les jours ici qui a commencé le 24 février 2022. Il y a eu le 7 octobre 2023, le 28 février. Donc on est vraiment dans une bascule géopolitique et dans lequel la dimension euh justement de défense est essentielle. Et encore hier, le premier ministre Sébastien Lecnu a dit la géopolitique est rentrée dans nos réservoirs. C'est-à-dire qu'effectivement aujourd'hui, on voit bien que ce qui se passe à l'extérieur nous impacte directement, impacte la vie de de de tout citoyen dans sa vie quotidienne, dans sa vie professionnelle, dans sa vie sociale. Et ça c'est un élément qui est fondamental.

C'est une rupture historique. Alors il y a un point qui qui est important. Donc là, le président de la République salue les autorités militaires. Alors, bien entendu, le premier, c'est donc le général Mendon, le chef d'étatmajor des armées. Cette année, c'est lui à qui il est en train de parler là. Voilà. Voilà. Euh, qui a pris ce poste il y a pas si longtemps que ça, voilà. Et qui était précédemment chef d'étatmajor particulier du président de la République. Donc, il y a une relation, ils se connaissent par cœur. Euh juste à côté de lui et bien euh c'est euh l'actuel chef d'étatmajor particulier, le général Girot. Donc qui a remplacé le général M. Exactement. Donc il se voit tous les jours.

Ouais. Ensuite, nous avons donc le général Pierre Chill qui est le chef d'état-major de l'armée de terre et qui va quitter ses fonctions cet été, atteint par la limite d'âge. Donc voilà, c'est c'est un c'est le chef de l'armée de terre euh et donc il aura présidé enfin pendant voilà pendant plusieurs années à la rénovation de l'armée de terre et on l'a vu récemment sur les cérémonies d'hommage hélas au soldat tués au Liban. Nous avons l'amiral Vaujour chef d'état-majur de la marine qui lui aussi va quitter cet été et on aurait dû effectivement je je le rappelle on aurait dû avoir aujourd'hui la parade navale à Marseille bah pour les 400 ans de la marine.

Sauf que cette parade bah en fait on l'a vu dans le canal de Suèse puisque l'essentiel de notre marine [rires] elle est en opération. Ça c'est aussi important. 400 ans de la marine, c'est quelque chose qui qui marque hein et donc qui même malgré l'annulation de la parade maritime va en fait être effêté partout et pas seulement dans les au bord de mer. Ensuite, vous avez le général donc Jérôme Bélanger qui est le chef d'état-major de l'armée de l'air et de l'espace avec bah nos rafales qui sont engagés un peu partout. Donc ça aussi voilà c'est un élément très important. Il est suivi par donc le directeur général de la gendarmerie nationale.

Je rappelle que la gendarmerie nationale est sous statut militaire, même si pour emploi, elle dépend du ministre de l'intérieur. Mais ça c'est aussi cette militarité de la gendarmerie nationale est extrêmement importante et je dirais revendiquée par les les gendarmes.

Et enfin à côté de lui, le gouverneur militaire de Paris donc le général Loï Mison qui a un rôle extrêmement important, pas seulement d'organiser les cérémonies, mais par exemple l'opération Sentinelle à Paris he que l'on voit au quotidien, c'est sa responsabilité, c'est un élément important qui participe à la sécurité donc avec l'armée de terre et les autres armées en collaboration bien sûr très étroite avec le préfet de police. Important évidemment que vous nous disiez précisément qui est qui. Jérôme, merci beaucoup.

On essaie d'imaginer Clémence la nature des échanges entre le président et tous ces grands généraux patrons de l'armée parce que il y a c'est pas juste bravo pour l'ensemble de ce que vous faites. Il y a des sujets qui sont brûlants avec la nuit dernière au Moyen-Orient euh ces frappes entre l'Iran et les États-Unis. La France elle est présente dans cette zone. On le sait. On peut imaginer que le sujet là, il est évoqué forcément par le président qui dans toutes les têtes. Évidemment, un combat naval dont on a eu tous les détails entre les États-Unis et et l'Iran.

Et évidemment, bien sûr, alors que le porte-avion devrait arriver en tout cas sur une zone à proximité, évidemment bien sûr qu'il faut tenir le chef d'état informé en temps réel. Là, bien sûr, c'est pas la nature de ces échanges, mais on imagine qu'ils vont se voir avant ou après. C'est lui qui a décidé pour le Charles de Gaul. Voilà, c'est lui qui a décidé, c'est lui qui décide de de de tout ce qui se passe. Ça a été fait dans la plus grande discrétion. Mais dès que euh ça a été mis en route et qu'il a passé le canal de Suèse, on a tout de suite reçu nous les médias des images fournies par le Séma parce que par le chef d'étatmajor parce que le but c'était de le savoir.

Et sur cette euh grande commémoration des 400 ans de la Marine nationale, il y avait eu beaucoup d'annonces de la marine. Ça devait être une fête très populaire. Il devait y avoir le porte-avion, il devait y avoir beaucoup de frégates en rat de Marseille et non pas de Toulon parce que justement ça se voulait être une fête populaire incluant tous les Français.

un peu à l'image de ce qui s'était fait euh pour des commémorations sportives par exemple et Marseille avait été choisi justement non pas forcément pour sa visibilité ou sa proximité parce qu'il y a la rate de Toulon euh où est le porte-avion Charles de Gaulle mais justement pour toucher le plus de français possible comme vous l'avez dit général la parade elle est en ce moment en temps réel dans le dans le près du canal de ciel dans la mer Rouge. Oui. On va vous en dire un peu plus évidemment sur le Charles de Gaul dans quelques instants. D'abord, on voit ici Emmanuel Macron qui a maintenant rejoint la tribune officielle. Sous vos yeux, Edgar Bé, racontez-nous.

Oui, cette cérémonie, elle se elle se poursuit he comme d'habitude, une cérémonie très millimétrée, très précise. Et là, vous le voyez he sur ces images, le chef de l'État qui est en train de de saluer les officiels qui sont présents dans cette tribune. Vous le voyez he le président de la République qui salue les élus, les parlementaires présents aujourd'hui à cette cérémonie du du 8 mai. Par exemple, vous avez Pierre Alexandre Anglade, un président de la commission des affaires européennes à l'Assemblée nationale, l'ancien maire du 16e arrondissement.

Vous avez également la présidente de l'Assemblée nationale Yel Brun Pivé, le président du Sénat Gérard Larchet évidemment des membres du gouvernement le premier d'entre Sébastien Lecnu ou encore Catherine Votrein la ministre des armées. Vous avez également [musique] des associations patriotiques, des associations pardon d'anciens combattants ou encore une délégation ukrainienne. Tout à l'heure Marie Chantré en parlait en en plateau. Pour Emmanuel Macron, c'est sûrement sa dernière dernière commémoration du 8 mai, ou du moins seul dans un an, le 8 mai 2027.

Le chef de l'État sera sur le point de quitter l'Élysée et il participera sûrement, comme le veut la tradition républicaine avec son successeur à cette cérémonie du 8 mai 2027. C'était le cas avec François Hollande en 2017 qui était accompagné de son prédécesseur Emmanuel Macron ou encore le 8 mai 2012 où il y avait Nicolas Sarkozy au côté de François Hollande, Emmanuel Macron donc qui va vivre ces toutes dernières cérémonies dernier 8 mai, dernier 14 juillet ou encore dernier 11 novembre et vous le voyez toujours sur ces images le président de la République continue de saluer les membres du gouvernement dans cette tribune officielle.

Oui, par ordre protocolaire, on voit Sébastien Lecnu, Gérard, Marie Chant visiblement, il avait pas mal de choses à dire au président Garder. Oui, c'est toujours le moment forcément dans ses poignées de main parfois assez viril de glisser quelques mots. Peut-être que le président du Sénat a quelques a quelques messages à faire passer au chef de l'État, même si on sait que si des rapports notamment après la dissolution ont pu être un peu froid voire glaciaux, la prise de contact a repris ces derniers mois entre le président du Sénat. Ah, ils sont d'accord avec ils sont deux à faire passer les messages.

Vis exactement, visiblement, ils ont quelques messages à faire passer à Emmanuel Macron et c'est toute une partie du gouvernement qui est présent dans cette tribune officielle. On voit la Laurent Uniè, le ministre de l'intérieur et Catherine Vrin. Juste pour vous dire l'absence d'Alice Ruffau, la ministre déléguée aux armées qui travaille donc avec Catherine Vrin directement et on l'a appris ce matin, vient communiquer de l'Élysée. Elle est aujourd'hui présente en Algérie, ce qui n'a rien d'anecdotique en ce 8 mai. Elle participe d'ailleurs à des commémorations dans la ville de Cétif. Elle a fait ce déplacement accompagné de l'ambassadeur, vous savez, qui avait fait son retour à Paris.

L'ambassadeur français en Algérie va être réinstallé, je mets de grands guillemets à cette expression, signe d'un dégel finalement progressif de nos relations avec Alger, avec évidemment en ligne de mire, la libération, la grâce de notre compatriote Christophe Glaise, compatriote et confrère, journaliste notamment à Sofoout qui pourrait pourrait je mets de du conditionnel là-dedans prochainement être gracié par les autorités algériennes. Ce n'est pas rien ce n'est pas rien que la ministre déléguée des armées soit sur place aujourd'hui en Algérie après une visite de Laurent Nunè il y a quelques semaines.