Bonjour chez vous ! du 27 octobre 2026
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Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 45 %Défensif 25 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 78 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:34OuverteRéponse partielle
Que pensez-vous de cette mobilisation ? A qui profite-t-elle politiquement ?
- 7:35OuverteRéponse directe
Jean-Jacques Panouz, quel est votre sentiment ce matin après le rejet du texte au Sénat ?
- 10:41OuverteRéponse directe
M. Paris, je vous calais votre sentiment ce matin.
- 11:42OuverteRéponse directe
M. Panou, vous avez l'impression qu'il y a un mépris du suffrage universel et du vote de l'Assemblée de Corse ?
- 15:18OuverteRéponse directe
Est-ce qu'il y avait une marge de manœuvre autour de cette notion de communauté qu'on inscrivait dans la Constitution ?
- 21:48OuverteRéponse directe
Monsieur Paris, devant ce détricotage, vous avez pris la décision de quitter la séance avant la fin de l'examen du texte. Expliquez-nous pourquoi.
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:23PrésentateurChiffre
« Remplacement de parcours sub, 4 milliards pour le bâti scolaire, 28 élèves maximum en secondes. »
- 2:06PrésentateurChiffre
« La réforme de Parcoursup en deux temps, 15 000 nouvelles places dans le supérieur. »
- 2:14PrésentateurFait
« Baisse du nombre d'élèves en seconde et la rénovation du bâti scolaire. »
- 3:19PrésentateurChiffre
« Un milliard d'euros pour la rénovation des universités et 4 milliards d'euros de prêts à taux réduits aux régions pour la rénovation des lycées. »
- 13:55PrésentateurFait
« Le texte prévoyait de faire entrer dans la constitution la mention d'une communauté insulaire. »
- 18:35PrésentateurFait
« Le texte prévoyait l'habilitation confiée à la collectivité de Corse modifiée, dédictée des lois. »
- 31:28PrésentateurFait
« Le projet de loi du gouvernement sur la protection de l'enfance arrive au Sénat. »
- 35:58PrésentateurFait
« L'impact de la crise Covid sur la santé mentale de nos enfants et de nos adolescents qu'on a peut-être collectivement sous-estimé. »
- 36:14PrésentateurFait
« On se bat tant sur l'interdiction des réseaux sociaux avant 15 ans. »
- 39:20PrésentateurFait
« Notre pays a eu à connaître le sang versé à la fois pour des crimes à caractère antisémite. »
- 42:18PrésentateurFait
« Avec ce projet de loi il pourra l'être ce qui veut dire qu'on ne baignera plus dans un flot de contenus ininterrompus de haine. »
- 43:08PrésentateurPromesse
« Moi je vais proposer au nom du gouvernement un amendement pour rétablir l'imprescriptibilité. »
- 46:02PrésentateurFait
« Le Conseil d'État avait évidemment émis un avis et c'est cet avis qu'on a évidemment suivi. »
- 47:24PrésentateurFait
« Il faut qu'on garantisse ce qu'on appelle le contrôle d'honorabilité. »
- 50:24PrésentateurFait
« Le gouvernement dès le départ a engagé ce travail sur à la fois l'aide sociale à l'enfance. »
- 51:46PrésentateurPromesse
« Je plaide pour l'organisation d'une primaire et je continue de le faire. »
- 52:54PrésentateurFait
« Il faut en tirer des conséquences pour nous-mêmes ça s'appelle la responsabilité. »
- 1:03:35InvitéChiffre
« Ils sont 68% à considérer que le mouvement est justifié. »
- 1:07:16InvitéChiffre
« Ça coûte mécaniquement plusieurs milliards. »
- 1:07:30InvitéChiffre
« Ça va dépasser les 5-6 milliards sur les collèges et les lycées. »
- 1:07:35InvitéChiffre
« Il y avait 836 pressions de postes, elles sont annulées. »
Temps de parole
- Présentateur76 %
- Invité6 %
- ?5 %
- Présentateur 24 %
- Jean-Jacques Panunzi3 %
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Vous écoutez Bonjour Chez Vous, un podcast de Public Sénat. Public Sénat, en partenariat avec la presse régionale, vous propose Bonjour Chez Vous. Bonjour à tous, je
suis
très heureuse de vous retrouver. Comme tous les jours, on fait le point sur les sujets qui font votre quotidien et l'actualité dans nos régions. On regarde le programme de ce mardi 27 octobre. Remplacement de parcours sub, 4 milliards pour le bâti scolaire, 28 élèves maximum en secondes. Le gouvernement a dévoilé ses annonces pour les lycéens sans calmer leur colère. Ils annoncent poursuivre leur mouvement. Que pensez-vous de cette mobilisation ? A qui profite-t-elle politiquement ? Dans une heure, nous découvrirons le résultat de notre baromètre au DOXA pour Public Sénat et la presse régionale.
Et puis à la une de nos régions, Emmanuel Macron visite surprise à Marseille hier, où il a promis de maintenir le calme lors de la mobilisation de samedi qu'il qualifie de journée à risque. Nous serons dans la Cité Fosséenne avec Olivier Biscay de la Provence.
L
'avenir institutionnel de la Corse. Dans le brouillard, le Sénat a rejeté cette nuit le texte sur l'autonomie qu'il avait détricoté au fur et à mesure des débats, provoquant la colère des élus autonomistes qui ont annoncé quitter le processus de Beauvau. On reviendra sur cette séance agitée avec les deux sénateurs corse, Paul Toussaint-Paris et Jean-Jacques Panouns. Bonjour,
merci
d
'être avec
nous et à tout de suite. Affaire Liana, violence dans le périscolaire, scandale de l'aide sociale à l'enfance. Le projet de loi du gouvernement sur la protection de l'enfance arrive au Sénat. Aujourd'hui, dans une demi-heure, nous recevrons la ministre Aurore Berger, chargée de l'égalité entre les femmes et les hommes et de la lutte contre les discriminations. Voilà pour le programme. On est ensemble pendant une heure et demie. Bonjour chez vous.
Et
on commence par le journal avec Quentin Calmet. Bonjour Quentin. Bonjour Henri-Anne, bonjour à tous. À la ligne de ce mardi 27 octobre, le gouvernement qui annonce des mesures en faveur des lycéens qui appellent néanmoins à maintenir le mouvement. Voilà, les ministres de l'Éducation nationale et de l'Enseignement supérieur ont présenté hier le plan de l'exécutif pour tenter de sortir de la crise. Parmi les annonces, il
y
a la réforme de Parcoursup en deux temps, 15 000 nouvelles places dans le supérieur, essentiellement destinées aux bacheliers professionnels et technologiques, ou encore la baisse du nombre d'élèves en seconde et la rénovation du bâti scolaire. Les détails avec Marion Lompageux. Près de trois heures d'entretien hier entre le Premier ministre Sébastien Lecornu, les lycéens et les étudiants. À la sortie, des organisations ont salué des avancées.
On peut se féliciter de tout ça. La méthode du dialogue a gagné aujourd'hui. Maintenant, ce qu'il faut continuer, et c'est pour ça qu'on appelle les lycéens à poursuivre la mobilisation, notamment samedi, à poursuivre à porter des revendications.
Quand d'autres sont plutôt déçus. Lorsque j'entends mes camarades derrière moi, avec la sympathie que j'ai pour eux, je n
'ai
pas l'impression d'avoir été dans la même
réunion.
Lorsqu
'ils
disent que nous avons obtenu des choses, il faut être clair, il faut être cohérent. Nous avons obtenu des miettes par rapport à ce que nous demandons. Nous demandions 250 000 places dans les facs,
nous en obtenons à peine 15 000. C'est ridicule. Le gouvernement propose des mesures pour améliorer le quotidien des lycéens et des étudiants mobilisés depuis cinq semaines. Des classes de seconde avec 28 élèves maximum, une heure de pause minimum pour déjeuner ou encore moins de mélange d'options pour limiter les trous dans les emplois du temps. Mais aussi un milliard d'euros pour la rénovation des universités
et
4 milliards d'euros de prêts à taux réduits aux régions pour la rénovation des lycées. Aux 20h, le ministre de l'éducation se félicite de l'ouverture du dialogue et des mesures annoncées.
Ce soir,
les
lycéens peuvent se dire,
ils
peuvent dire à leur famille, à leurs parents, papa, maman. Pendant des semaines, on s'est mobilisés, on a fait part de nos demandes. Ce soir, on nous répond sur Parcoursup, on nous répond sur le bâti, on nous répond sur les classes chargées, on nous répond sur le contrôle continu que je veux réformer au baccalauréat.
On
nous répond point par point. Après, chacun est libre de trouver que c'est suffisant ou pas suffisant. Mais en tout cas, on répond point par point à tous nos lycéens.
L'intersyndicale jeunesse appelle à retourner dans la rue dès samedi 31 octobre et à poursuivre la mobilisation.
La
loi Casseur-Payeur arrive aujourd'hui au Sénat. L'exécutif qui compte sur ce texte pour mieux lutter contre les violences urbaines avec notamment une nouvelle responsabilité collective lorsqu'il y
a
de la casse en marge des manifestations. En déplacement à Marseille, Emmanuel Macron a évoqué ces violences et les prochaines mobilisations, on l'écoute.
On
sait que samedi prochain est encore un samedi à risque.
On
sait qu'il y a le 5 novembre une
journée
de mobilisation nationale,
qui
mobilise tous les syndicats,
et
il y a encore les autres samedis. Pour autant, il n
'est
pas écrit qu'il
y
ait une chronique de chaque samedi qu'ils doivent reprendre.
Le
parquet national antiterroriste a fait le point sur l'attaque raciste de
Trappes.
Écoutez,
le procureur de Trappes a évoqué la suspension de la garde à vue du principal suspect.
Il
relevait que Kevin T. ne présentait pas de symptômes de décompensation aiguë, ni de signes directs ou indirects en faveur d'une activité hallucinatoire ou délirante.
Il
ne présentait pas de signes cliniques d'une pathologie aliénante décompensée justifiant une hospitalisation sous contrainte.
L
'expert considérait donc que la garde à vue de Kevin T. pouvait reprendre.
Il
doit être précisé qu'à ce stade des investigations, Kevin T., s'il ne conteste pas la matérialité des faits, conteste le caractère raciste de ces crimes.
Et
des centaines de personnes se sont rassemblées hier soir, notamment à
Lyon, à Marseille, à Paris, en hommage aux victimes de l'attentat raciste de Trappes, mais aussi pour dénoncer une forme de libération de la parole raciste en France.
Les
Israéliens appelaient aux urnes première législative depuis le 7 octobre. 7,3 millions d'Israéliens ont commencé à voter aujourd'hui pour les premières élections législatives depuis le 7 octobre. Un scrutin serré aux allures de référendum pour ou contre le Premier ministre Benyamin Netanyahou. Dans un pays où on considère un trait fracturé, le taux de participation s'annonce très élevé.
Et
puis toujours pas de ballon d'or pour Kylian Mbappé, c'est pas passé loin cette fois. Voilà, c'est finalement Harry Kane qui a décroché le trophée. Le Français devra donc encore patienter avant de soulever la récompense individuelle la plus prestigieuse du football. Mbappé qui se met à dos aussi, les Chinois, deux marques chinoises, Dong Peng et Meng Liu, ont rompu leur collaboration avec Kylian Mbappé après la diffusion d'une vidéo polémique. L'attaquant du Real Madrid y a révélé son même préféré, dans lequel son visage est superposé à celui de Mao Zedong, ancien dirigeant chinois, une référence qui passe mal en Chine et qui pourrait coûter cher à l'image du capitaine des Bleus.
Merci Quentin, on se retrouve tout de suite, vous allez nous raconter ce qui s'est passé ces dernières heures dans l'hémicycle du Sénat qui a donc rejeté l'autonomie de la Corse.
Et
les deux sénateurs corse sont donc avec nous. Bonjour Paul Toussaint-Paridj, merci
beaucoup
d'être là, sénateur autonomiste de la Haute-Corse, rattaché au groupe Union centriste et indépendant. Et bonjour Jean-Jacques Panouz, merci également d'être avec nous. Sénateur LR de la Corse du Sud. Le Sénat qui a donc rejeté cette nuit le texte sur l'autonomie de la Corse après l'avoir détricoté, en supprimant notamment le terme de communauté, le pouvoir normatif. Le texte ne contentait donc plus personne. Les nationalistes ont tacté la fin du processus de Beauvau. Une séance résumée en un mot par Corse Matin. On va voir la une du jour. Le Clash, c'est le titre du journal. Première question à tous les deux.
Jean-Jacques Panouz, quel est votre sentiment ce matin après le rejet du texte au Sénat
? Bon,
je suis un petit peu déçu, je dirais,
de
ne pas avoir été au bout de la discussion avec mon collègue Paul Toussaint-Tout-Paris. Mais je m'attendais quand même à ce que les choses ne soient pas simples. Une fois de
plus, je regrette
que
le gouvernement se soit entêté à faire vouloir passer un
texte sans
tenir compte
des
observations qu'on a pu faire avant que le texte n'arrive au Sénat.
Je
prends par exemple lorsque nous avons eu les observations du Conseil d'État et que le ministre, le Premier ministre,
nous
a fait connaître, nous a fait savoir qu'il ne tiendrait pas compte
des
observations du Conseil d'État. Il y a un courrier qui lui a été adressé par le président du Sénat
lui
disant que ce genre de comportement risquait de fragiliser la République.
Donc,
on aurait pu,
il
s'est écoulé 15 mois entre les observations du Conseil d'État
et
le moment où le texte est venu au Sénat.
On
aurait pu trouver les moyens
de
façon à discuter
entre
sénateurs et entre députés pour essayer éventuellement de trouver un test en commun avant de venir en séance.
Ça
ne s'est pas fait. Le gouvernement est parti du principe que le Sénat
est
une caisse d'enregistrement. Or, le Sénat, on le sait, il est très,
je
dirais, très prudent lorsqu'on touche à la loi
et
je m'attendais quand même à ce que le texte soit modifié. Moi-même, moi-même, j'ai toujours dit, dès le départ, que le texte qui sortait de l'Assemblée nationale ne me convenait pas et que j'avais l'intention de porter des modifications.
–
Mais est-ce que ce matin, vous avez un sentiment de gâcher ? Est-ce que vous auriez aimé qu'il sorte un texte du Sénat plutôt qu'un rejet, ce soit un rejet du texte ? Est-ce que vous auriez aimé qu'un texte soit adopté plutôt qu'un texte, le texte soit rejeté
? – Ou
est-ce que ça vous arrange finalement que le texte soit rejeté
? –
Non, ça ne m'arrange pas. Si on tient compte, par exemple, du principe que les amendements ont été adoptés, on a du mal à comprendre aujourd'hui pourquoi le texte n'a pas été voté. Bon, mais ce sont des nuances qui arrivent lorsqu'il y a un débat qui se passe entre contradicteurs et notamment, surtout, lorsqu'on n'est pas d'accord sur un texte.
Mais
ça peut arriver qu
'on
ne soit pas d'accord sur le texte au final. – Et on va revenir sur le détail du texte. M. Paris, je vous calais votre sentiment ce matin.
–
Un sentiment de déception, un sentiment de tristesse
pour
la
Corse
et pour les Corses.
Je
crois qu
'on
a raté quelque chose d'historique. Ce texte qui vient quand même d'un long processus, quatre ans de travaux avec des élus de la Corse, avec le gouvernement,
avec
le monde économique, avec le monde associatif,
on
pourrait penser qu'à un moment donné, cette aspiration-là,
démocratique,
validée par le suffrage universel, à un moment donné, devait
être prise en compte.
On
s'aperçoit aujourd'hui que le suffrage universel est méprisé.
On
peut gagner toutes les élections qu'on veut. On peut chaque fois doubler son résultat.
On
arrive devant le Sénat, la Chambre haute, la Chambre des territoires. Et on s
'aperçoit qu'on repart avec
une
feuille blanche
alors
que les choses sont écrites, les choses ont cheminé.
Et
je le répète, c'est une déception, mais une déception pour les Corses.
–
M. Panou, vous avez l'impression qu'il
y a
un mépris du suffrage universel et du vote de l'Assemblée de Corse qui avait adopté ce texte à l'unanimité, moins une fois
? – Non,
non, non.
Je refuse
d
'entendre qu'il y
a
eu un mépris du Sénat. Moi, je pense que la méthode qui a été utilisée, je reviens sur la méthode, n'a pas été la bonne.
Il
y aurait pu y avoir une rencontre avant que le texte n'arrive à l'Assemblée nationale et ensuite qu'il vienne au Sénat.
Tout
cela ne s'est pas passé. Le gouvernement ne l'a pas sollicité. Je vous rappelle quand même que c'est le texte du gouvernement.
Donc,
à aucun moment nous n'avons été sollicités et chaque fois j'entends parler du processus de Beauvau par mon collègue. Il ne faut pas croire que ça a été les travaux d'Hercule non plus. Il y a eu six réunions en quatre ans sur lesquelles on nous imposait une volonté quasiment acquise entre, je dirais, le groupe nationaliste et le gouvernement sur le principe je dirais
de
faire en sorte
qu
'on finisse les discussions avec au bout un texte sur l'autonomie sans savoir exactement ce que nous voulions mettre dans l'autonomie.
Ces
nuances-là ont manqué hier soir. – Alors justement on va refaire le film de la soirée de la nuit avec vous Quentin. Déjà on commence par le vote sur l'ensemble du texte et donc finalement un rejet de ce projet de loi constitutionnel qui a été acté en séance cette nuit. – Voilà on va voir les images tout de suite d'hier soir. Le texte qui ne convenait plus à grand monde à la fin de la séance il a été rejeté 181 voix contre 134 voix qui étaient encore favorables au texte. Il n
'y
avait plus que les républicains, quelques sénateurs indépendants et radicaux pour accepter ce qui restait de ce texte. – Au fur et à mesure des débats on a compris que l'accord trouvé entre les autonomies corse et le gouvernement ne convenait pas à la droite sénatoriale. – Voilà, dès l'article 1 de la réforme la notion de communauté a fait débat. Le texte prévoyait de faire entrer dans la constitution la mention d'une communauté insulaire, historique, linguistique, culturelle ayant développé un lien singulier à la terre corse. On va voir d'ailleurs l'article 1 tel qu'il était rédigé. L'accord s'est doté d'un statut d'autonomie au sein de
la
République qui tient compte de ses intérêts propres liés à ses caractéristiques d'îles méditerranéennes au relief montagneux et donc à cette notion de communauté qu'on voit inscrite ici. Bruno Retailleau est venu dire son refus de cette notion.
Il
a même parlé en séance de danger de communautarisme. Écoutez, le candidat est l'air à la présidentielle sénateur de Vendée.
– Je
me plains souvent de cette vie politique française qui est trop parisienne, beaucoup trop jacobine et moi aussi je pense qu'on peut vouloir l'unité sans vouloir pour autant l'uniformisation. Mais pas malheureusement en voulant constitutionnaliser le communautarisme. Si on attribuait pour la Corse ce statut-là, comment pourrait-on refuser à d'autres finalement qu'on ferait là encore
? –
La droite sénatoriale qui avait préparé une autre version du texte à la place du mot communauté préférait parler de patrimoine historique, linguistique et culturel singulier. Il faut mentionner que la notion de communauté a des plus sur d'autres bancs. On a entendu des communistes, des socialistes s'opposer eux aussi à cette notion. Alors, j'aimerais vous poser la question à tous les deux. Est-ce qu'il y avait une marge de manœuvre autour de cette notion de communauté qu'on inscrivait dans la Constitution ? Et pourquoi est
-ce
qu'elle était aussi centrale pour les autonomistes ?
–
Elle était très importante d'abord parce que
le
terme n
'est
pas arrivé comme ça par hasard.
Le
terme est arrivé
au
bout d'un consensus politique.
C
'est-à-dire qu'on a bien compris, même si hier, j'ai bien voulu reposer un amendement sur
le peuple corse,
qu
'on ne voulait pas
de
cette définition-là dans le texte. On ne voulait pas non plus de la définition de population.
Donc
on était resté sur le mot communauté qui nous semblait et qui nous semble toujours, moi je veux le répéter, on s'est arc-abouté sur ce terme-là. – Bruno Otaillot parle d'institutionnalisation, du communautarisme, qu'est-ce que vous répondez au patron
?
– Moi je crois qu'aujourd'hui il y a une
fracture dans la société française qui touche même sa langue. Imaginez-vous, aujourd'hui on ne peut parler de l'intégrité de quelqu'un, alors il est intégriste, on ne peut parler d'un peuple parce qu'alors il est populiste, je veux dire, la France commence à avoir peur aussi de sa langue. C'est quand même extraordinaire. Je ne vois pas, alors qu'il y a des appellations la communauté des communes, la communauté d'agglomération, la communauté chrétienne, etc. Comment peut-on, alors qu'il n'était pas seul le mot de communauté, il était suivi du mot insulaire. Donc à partir de là, je ne vois pas ce
que
ça pouvait créer comme problématique dans la définition. – M. Pannouzi voulait répondre, vous étiez vous aussi contre ce terme de communauté, comme Bruno Otaillot
? – Il
ne
faut
pas oublier que nous avions déposé un projet de loi pour lutter contre le communautarisme.
Et
parler de communauté quelques mois, de vouloir, je dirais, constitutionnaliser le principe de communauté en Corse pouvait choquer quelques personnes, quelques sénateurs.
– Moi,
le mot de communauté,
c
'est un avis personnel, me dérange sur le principe. Pourquoi
? Parce
que j'estime
que les
Corses
qui
vivent en Corse,
moi
j'ai 77 ans, je n
'ai
jamais quitté la Corse, je ne vis pas en Corse dans une communauté.
Je
suis Corse,
je
vis dans ma région, Corse
où
il n'y a pas de communauté Corse.
On
peut parler d'une communauté Corse à Marseille ou à Paris
ou
au Brésil ou au Venezuela, mais parler d'une communauté Corse en Corse, ça me gêne. Ensuite, est-ce qu'on aurait pu le remplacer par un autre terme
? On
sait très bien que, ce n'est pas parce que je n'ai pas voulu aller dans le sens de mon collègue, mais on sait très bien qu'on aurait utilisé le mot de peuple, le Conseil constitutionnel l'aurait censuré comme il l'a déjà censuré en 1991. Donc, je pense qu'on n'avait pas trop le choix. Il y
a
une autre partie du texte qui a fait débat, c'est la possibilité pour les Corses d'édicter leur propre loi. Quentin,
un
mot là-dessus ? Le texte prévoyait l'habilitation confiée à la collectivité de Corse modifiée, dédictée des lois et règlements dans un périmètre qui serait défini par une loi organique qui elle-même n'est pas écrite encore. Là encore, la droite sénatoriale qui préférait une habilitation au cas par cas, Muriel Jourdat, a dit refuser de signer un chèque en blanc avec cette habilitation totale. Alors, comment comprendre ce qui s'est joué aussi autour de cette question ? Cette ligne rouge de la droite sénatoriale, vous ne
l
'avez pas vu venir chez les autonomistes ? Mais
bien sûr que nous l'avons vu venir.
Mais
nous sortons d'un statut inopérant
qui
nous a plombé pour 20 ans. Tiens,
la
gravité du moment d'hier, elle est quand même
à
relater.
On devait,
et
c'était M. Panout qui portait cet amendement-là, dire, ça devient l'usine à gaz. Je ne sais pas si vous avez disséqué comment allait fonctionner demain la collectivité de Corse autonome, mais c'est une impossibilité. une demande d'habilitation de la collectivité de Corse pouvait durer deux ou trois ans. Et encore, si on avait au bout un gouvernement
décentralisateur, parce que si on avait au bout un gouvernement centraliste, je veux dire, ou centralisateur, pardon, on n'aurait pas de réponse ou une réponse motivée et c'était circuler et il
n'y a
rien à voir. On ne pouvait pas rebondir sur un statut qui était quasiment le même, voire même pire que celui qu'on avait jusqu'à aujourd'hui.
–
M. Pannon, c'était l'usine à gaz
? – Je
ne suis pas d'accord sur ce que vient de dire mon collègue Paolo Zant.
En
2002,
il
a été voté
dans
le cadre du processus de Matignon le principe
d
'adapter la loi.
– C
'était le ministre à l'époque, Lionel Jospin. Et je vous informe quand même que l'Assemblée de Corse à l'époque, qui était constituée de 51 membres,
avait
voté cette proposition de loi par 47 sur 51 et dans les 47
figuraient
10
élus
nationalistes qui avaient adopté le principe.
il
ne faut pas transformer la réalité. Pourquoi le projet de loi adopté en 2002 n'a pas fonctionné
? Parce
que, malheureusement, Lionel Jospin n'ayant pas été réélu, réélu, je dirais, aux dernières élections,
on
n'a pas pu modifier la Constitution et inscrire la Corse dans la Constitution. Or, chacun d'entre nous sait que si nous voulons modifier la norme, il faut impérativement modifier la Constitution. Voilà. Donc, c'est la raison pour laquelle ça n
'a
pas pu se faire. Et moi, je pensais, et je le pense toujours, que le principe d'adaptation
est,
je reprends ce que vous avez dit, est le principe aussi de faire la norme. On n'interdit pas de faire la norme. Avec l'autorisation, l'habilitation du Parlement
et
ensuite d'autorisation
dans
les lois organiques pouvait faire l'affaire. Monsieur Paris, devant ce détricotage, vous avez pris la décision de quitter la séance avant la fin de l'examen du texte. Expliquez-nous pourquoi et comment vous avez pris cette décision. Tout simplement, les choses sont claires. Nous étions dans un texte qui était issu d'un processus long,
d
'un consensus entre,
de
manière transpartiste, entre la classe politique corse et le gouvernement. Chacun avait ses lignes rouges. Je dois vous avouer que ce texte à moi ne me convenait pas, mais dans l'état d'esprit qui était celui d'avancer, de poser une première pierre, j'y ai adhéré. Hier,
il
y avait une reculade
sur le consensus, quelque chose qui était inacceptable. vous l'avez dit, on disparaissait le terme de communauté, avec le terme de communauté, le
statut de résident, la langue corse et tout ce que vous voulez. Et je reviens encore sur ce pouvoir d'habilitation qui était présenté par M. Panout, si je le répète, c'était l'usine à gaz, quelque chose qui redevenait inopérant et qui allait plomber la Corse pour des 40 prochaines années.
Le
départ en séance a fait réagir notamment la gauche sénatoriale. Oui,
c
'est ça. La gauche sénatoriale qui a dénoncé à ce moment-là l'intransigeance de la droite au Sénat. Écoutez le sénateur socialiste Éric Quirouch hier soir.
Ce
qui me chagrine ce soir, ce qui m'attriste ce soir,
c
'est la situation dans laquelle on se retrouve.
Une
Assemblée censée être irresponsable, en tout cas, c'est ce qu'on dit en général au Sénat, à savoir l'Assemblée nationale,
a
réussi à travailler collectivement et à construire un texte qui était un texte de compromis.
Et
l'Assemblée qui est censée être responsable et défendre les libertés locales,
à
savoir la nôtre, fait comme si ces délibérations n'avaient pas existé, fait comme si la prise en compte de ce qui se décidait localement n'avait aucune valeur
et
dit en fait à tous les territoires français que quoi qu'ils fassent, le Sénat ne les prendra jamais au sérieux ou alors à sa façon.
Cette
attitude politique,
elle
est profondément irresponsable,
je
la regrette.
– Vous
avez été irresponsable à droite hier, qu'est
-ce
que vous répondez M. Carouche ? – Je m'écris un faux sur ce que vient de dire M. Carouche, bien entendu. si, je le répète,
le
Sénat aurait dit enterriné sans aucune modification le texte
de
l'Assemblée nationale, je ne vois pas pour quelles raisons
le
texte est venu devant le Sénat.
C
'est le Parlement, logiquement, qui a le dernier mot.
il
était clair que le Sénat ne pouvait pas accepter
le
texte qui est sorti de l'Assemblée nationale, surtout avec le contenu qui avait été explicité dans ce texte.
– Mais
le président du groupe union centriste Hervé Marseille regrette ce matin l'échec des discussions au Sénat et dit il ne faudrait pas que le Sénat devienne la chambre de l'obstruction. C'est ce que sont en train de faire les Républicains
? – Pas
du tout.
Je
pense que ses propos n'engagent que M. Marseille. Les LR au Sénat n'ont jamais fait d'obstruction. Par contre, ils ont toujours fait valoir leurs nuances.
Nous
ne sommes pas obligés de coller aux textes qui sortent de l'Assemblée nationale. La plupart du temps, c'est toujours nous qui améliorons les textes.
– Quel
est désormais, Quentin, l'avenir du processus ? –
C'est une crise qui s'ouvre avec ce vote. Le Sénat marque un coup d'arrêt au processus d'autonomie de la Corse qui ne peut pas
se
faire sans le vote de la Chambre haute. De leur côté, on écoute les élus corse qui étaient hier au Sénat, ceux qui sont favorables à l'autonomie. Ils ont annoncé quitter le processus de Beauvau, comme vous, qui est donc cette négociation entamée en 2022. On écoute hier soir Gilles Simoni qui est le maire de Bassa, qui est conseiller exécutif en charge de l'autonomie. Il était hier soir au micro de France 3 Corse via cela.
Il
y
a
eu aussi la majorité archaïque principalement constituée autour des républicains au Sénat
avec
le soutien de la droite Corse. La droite Corse qui est venue déconstruire ici ou demander que l'on déconstruise ici ce qui avait été patiemment construit en Corse. Nous sommes venus dans ce processus avec deux siècles d'histoire que vous connaissez. Nous sommes venus avec 60 ans de lutte. Nous sommes venus avec des victoires et une légitimité démocratique à chaque fois renforcée depuis les scrutins depuis 2015. Nous sommes venus avec la volonté de construire une solution politique à travers la révision constitutionnelle et le statut d'autonomie. Ce soir, nous avons rencontré une volonté claire de mettre à bas tout cela, de remettre en cause tout ce qui est essentiel pour nous.
La
ministre Présentière n'a pas abandonné l'idée de la réforme constitutionnelle. Écoutez, la ministre Auban, hier, c'était Françoise Gattel.
Ce
soir, on a vu qu'on a un peu de mal à prendre en compte tout le travail qui a été accompli pendant quatre ans. Moi, je l'ai dit et je le redis. Le gouvernement a tenu sa parole de dialogue et d'avancer. On tiendra notre parole. C'est-à-dire que dès demain, moi, je reprends
contact
avec les élus corse. Monsieur Paréjé, qu'est-ce qui peut se passer maintenant ? Déjà, est-ce que vous allez à la rencontre qui est proposée par Françoise Gattel, la ministre des Collectivités ? Mais bien sûr que j'irai à la rencontre de Françoise Gattel.
Elle vous a invité ? Vous
avez déjà reçu le message aujourd
'hui ? Je n'ai pas
encore reçu le message, mais ça ne tardera pas. Je pense que la ministre, hier, qui était au banc, a essayé,
par
tous les moyens, d'essayer de faire comprendre, surtout à la droite républicaine,
que
nous étions prêts d'un processus qui pouvait demain changer l'avenir de la Corse. Je crois que la sourde oreille des Républicains n'est plus à démontrer aujourd'hui. Je le répète et ce que j'ai dit en début d'émission, moi, je suis triste, mais triste pour les Corses,
pour
sa jeunesse qui, avec ce qui était proposé, ne pouvait plus se loger, pour sa langue qui ne pourra pas être sauvée et j'en passe de toutes les revendications qui pouvaient être inscrites dans ce texte.
–
Jean-Jacques Manon, est-ce que vous souhaitez que le processus continue ou que ce texte sur l'autonomie soit enterré
?
– Écoutez, bien sûr, j'ai toujours dit que je
souhaitais que le processus continue et que l'on aille au bout
parce
que ce que je souhaite pour la Corse, je l'ai toujours dit
lorsque j'étais président du Conseil général en 2016, je ne cessais de le répéter, il faut que les lois nationales puissent être adaptées adaptées aux circonstances locales, ce qui n'est pas le cas et qui nous met en difficulté pour développer notre île. Par contre, j'irai à la rencontre si je suis sollicité par Mme Gattel, mais je poserai quand même
un
principe,
c'est que la méthode change.
– Quels
sont les retours que vous avez du terrain ce matin après ce qui s'est passé au Sénat hier ? Est-ce qu'il
y a
la crainte de violence en Corse
? –
Moi, je suis un démocrate, je me suis battu jusqu'au bout pour que ce processus se réussisse.
–
On sait que c
'était
un processus qui était une réponse à des émeutes en Corse.
–
Pas seulement. Ce processus vient d'une histoire longue de 50 années où l
'autonomie
a toujours été un sujet, donc on ne peut pas résumer… – L'accélération du calendrier, en tout cas. – Peut-être, sans doute, je veux bien l'admettre, mais je crois qu'aujourd'hui,
la volonté d'autonomie est encore très forte. Oui, effectivement, j'ai reçu un certain nombre de messages me disant le combat n'est pas terminé, il faut continuer,
il
faut rester sur les positions que nous avions et ne pas aller en deçà.
–
Jean-Jacques Manon, est-ce que vous craignez un retour des violences sur l'île avec le rejet de ce texte au Sénat
? –
J'espère que non,
puisque le processus n'est pas arrêté, puisque quoi qu'il ait pu se passer, on a toujours la possibilité de revenir sur le texte et de faire de nouvelles propositions, donc il n'y a rien qui est figé. – Mais vous pensez que le processus parlementaire peut reprendre avec ce rejet du texte au Sénat ? Ça ne
va
pas mettre un frein au processus parlementaire
?
– Il ne
faut
pas un nouveau texte ?
On
peut reprendre
le même texte ? –
La ministre s'engage à inscrire rapidement la proposition, je dirais, du texte à l'Assemblée nationale, il faut attendre de voir ce
qui va sortir à nouveau de l'Assemblée nationale.
–
Vous espérez que le processus parlementaire reprenne ou quand hier vous dites on quitte le processus de Beauvau, ça veut dire fin des discussions ?
–
On n'arrête pas les discussions,
on continuera à discuter. Et moi je veux saluer le sérieux des sénateurs hier soir qui ont bien compris à la fin de la séance que le texte qui était proposé pour la Corse n'était pas le bon texte.
–
Merci, merci beaucoup, merci à tous les deux d'avoir été avec nous pour revenir sur cette séance. Quentin, on se retrouve dans 20 minutes pour la revue de presse de nos régions. – Voilà, on évoquera notamment les réponses de l'exécutif à la mobilisation des lycéens. C'est à la une de beaucoup de titres ce matin.
–
Et on va y revenir avec la ministre Aurore Berger qui nous rejoint.
–
Liana qui examine aujourd'hui le projet de loi sur la protection de l'enfance adoptée par les députés en juin dernier. Un texte initialement conçu pour lutter contre les dérives de l'aide sociale à l'enfance mais qui a été bouleversée par l'affaire Liana, par les violences dans le périscolaire. Un dossier parmi les nombreuses urgences que le gouvernement doit gérer. Pour en parler, nous sommes avec la ministre Aurore Berger. Bonjour. –
Merci
beaucoup d'être avec nous. – Ministre déléguée chargée de l'égalité entre les femmes et les hommes et de la lutte contre les discriminations. Interview en partenariat avec la presse régionale représentée par Christelle Bertrand du groupe La Dépêche. Bonjour Christelle. – Bonjour Yann. – Bonjour Aurore Berger.
–
Bonjour. – Avant de revenir sur ce texte Aurore Berger, l'actualité, ce sont ces annonces hier soir du gouvernement pour répondre à la crise des lycéens. Annonces qui n'ont pas convaincu puisque les lycéens disent qu'ils maintiennent le mouvement. Est-ce que le gouvernement est aujourd'hui empêtré dans des crises dont il a du mal à sortir ?
–
Écoutez, on a toujours dit la même chose concernant le mouvement des lycéens, à la fois que les violences étaient inacceptables et qu'il était hors de question qu'on puisse les accepter. Je rappelle qu'on a quand même un certain nombre notamment de personnels du corps enseignant ou éducatif qui ont été blessés dans ces mouvements mais que par ailleurs il y avait des revendications qui devaient être écoutées et entendues. Donc il y a eu une plateforme, il y
a
eu un certain nombre d'heures qui ont été banalisées, c'est-à-dire absence de cours de manière à ce que les lycéens puissent faire entendre aussi leur voix dans un cadre qui est celui justement de l'école républicaine et donc des propositions qui viennent en regard de ce qu'eux-mêmes avaient demandé, c'est-à-dire à la fois des évolutions sur Parcoursup pour qu'il y ait plus de transparence et d'accompagnement, je crois que c'était une des revendications majeures, l'accompagnement sur le bâti scolaire, on a une vétusté parfois des établissements, on sait que ça dépend des collectivités territoriales, donc pour la première fois le gouvernement dit on va faire des prêts pour les collectivités, pour l'accompagner, donc ce n
'est
pas des petites mesures, revalorisation des bourses, ça, ça concerne quand même beaucoup évidemment d'étudiants qui vont voir leurs bourses être bonifiées puisqu'elles seront indexées au niveau de l'inflation. Vous dites ça, mais il a fallu que les lycéens brûlent des poubelles devant leur lycée pour être entendus parce que les critiques sur Parcoursup, elles existent depuis plusieurs années, sur le bâti, enfin tout ce qui a été
dit pendant
ces manifestations, on l'entend partout depuis plusieurs mois et les lycéens n'ont pas été reçus tant qu'il n'y a pas eu des violences devant les lycées. Est
-ce que c'est comme ça qu'on se fait entendre ?
Heureusement, ce n
'est
pas les violences qui génèrent l'écoute. L'écoute, elle est nécessaire parce que quand vous êtes
un gouvernement, vous êtes forcément à
l'écoute de celles et ceux dont vous avez la responsabilité et donc l'éducation nationale, l'enseignement supérieur, l'ensemble du gouvernement doit être à leur écoute bien entendu. Mais ça n'a
pas
été le cas. Sur Parcoursup, moi je sais aussi toutes les critiques qui existaient du système précédent. Vous interrogez ceux qui sont passés par le système APB, vous diraient toutes les critiques qu'ils ont à cet égard-là. Parce que c'est vrai que c
'est
une espèce de goulot d'étranglement, que c'est un moment qui est angoissant dans nos vies, à la fois en tant que lycéens dans le passage quelque part à l'âge adulte, aussi très angoissant pour les parents eux-mêmes évidemment vis-à-vis de leurs enfants. L'enjeu c'est quoi ? C'est de garantir à la fois qu'il
y
ait des possibilités de beaucoup plus de transparence sur l'outil. Quel outil choisir ? Avant, je rappelle que c'était quand même du tirage au sort. Le tirage au sort, c'est tout de même pas ce qu'il y
a
de plus méritocratique. Donc il y a sans doute une attente très forte de plus de transparence, des attentes, on le sait, sur le contrôle continu ou pas, sur la prise en compte ou non de ce qui se passe tout au long de l'année. Et puis sans doute un accompagnement, j'allais dire, presque social plus important parce qu'on le sait, on n'est pas égaux face au système quand on a des parents qui sont en capacité d'accompagner, de suivre et des parents qui malheureusement
se sont un peu dépassés. Le sentiment avec
lequel on ressort de ces blocages et de ces manifestations en disant, peu d'attention a été portée à leur sort. Le président a beaucoup parlé de santé mentale et des jeunes de la jeunesse. Il a eu beaucoup de discours mais dans les faits, rien n'a réellement été fait alors qu'une attention très forte est portée sur les retraités notamment. Est-ce que vous
êtes dans un gouvernement
qui fait plus attention aux
retraités qu'à la jeunesse ? Je
ne pense pas qu'il faille entrer dans un conflit générationnel où on se dirait qui bénéficie le plus de l'attention de l'autre et est-ce qu'il y
a
une politique qui est plus en faveur de notre jeunesse qu'une politique est plus en faveur de nos retraités ? C'est
ce
que fait par exemple l
'ancien
gouverneur de la Banque de France François Villeroy de Gallo qui dit
qu
'on fait plus
attention aux retraités aujourd
'hui que à la jeunesse c'est un problème.
Qu'il y ait des réformes nécessaires à faire notamment sur un partage aussi de l'effort qui doit se faire entre les générations. Vous savez, moi je suis très à l'aise là-dessus, j'étais totalement favorable par exemple à la suppression de l'abattement de 10% dont bénéficient aujourd'hui les retraités pour se dire que tout l'effort ne doit pas porter évidemment sur les actifs. Par contre je vois aussi ce qui s'est passé dans les 10 dernières années.
Dans les 10 dernières années c'est vrai que les plus jeunes ont subi un certain nombre de crises et on le sait notamment l'impact de la crise Covid sur la santé mentale de nos enfants et de nos adolescents qu'on a peut-être collectivement sous-estimé d'ailleurs parce qu'on a eu l'impression qu'on leur demandait uniquement de rester chez eux mais c'est vrai que ça a eu des impacts majeurs sur leur sociabilité sur leur confiance en eux. On le sait l'impact des réseaux sociaux pourquoi le président pourquoi on se bat tant sur l'interdiction des réseaux sociaux avant 15 ans.
C'est justement pour protéger notre jeunesse c'est pas parce qu'on manque de confiance en eux c'est parce qu'on sait les effets délétères que ça peut avoir malheureusement sur eux et sur leur construction et sur malheureusement un certain nombre d'autres sujets dont on va parler égalité, violence ou
la haine en général.
Mais là justement il y
a
une crise financière il y
a
des crises internationales
Alors il n'y a pas
encore de crise financière
Il y a une crise budgétaire en tout cas il y a des difficultés budgétaires Tout ce qu'on fait c'est
justement pour éviter qu'il
y en ait Il y a une crise
internationale Il y a ces mouvements des lycéens Il y a les mouvements contre la vie chère les inquiétudes des français face à leur pouvoir d'achat Il y a ces manifestations qui ont débordé avec de la violence Est-ce qu'aujourd'hui le gouvernement est submergé par les crises ? Est-ce que c'est difficile parfois de gouverner ? La réponse est oui Et est-ce que c'est d'autant plus difficile quand vous avez une accumulation de crises qui sont à l'extérieur aussi de votre pays ?
La réponse est oui Je pense que les français sont lucides par exemple sur le fait que la crise des carburants n'est pas liée à la politique menée par le gouvernement français C'est une crise internationale qui a généré malheureusement des difficultés massives de pouvoir d'achat pour les français Et donc ça veut dire qu'il faut quand même apporter des réponses nationales à des crises qui sont extérieures
Justement là
vous avez apporté des réponses aux lycéens Qu'est-ce qu'on peut apporter ou qu'est-ce que le gouvernement peut apporter comme réponse aux manifestations contre la vie chère qui se déroulent Vous l'avez dit
Sur la
question des carburants on l'a dit c'est notamment tout ce qu'on fait sur le fait de libérer des stocks stratégiques de manière à faire baisser les prix à la pompe Aujourd'hui on a des français qui ont rétréci une part de leur vie qui limitent leurs déplacements qui limitent le fait d'aller voir leurs parents leurs grands-parents ou des grands-parents qui ne vont plus voir leurs petits-enfants des loisirs auxquels les français n'ont plus accès parce que le simple fait de prendre sa voiture de faire un plein d'essence ou juste un demi-plein d'essence est déjà trop onéreux et donc on limite aux déplacements qui sont absolument vitaux c'est-à-dire aller faire ses courses et aller au travail et donc c'est pas la vie évidemment qu'on veut pour les français donc le fait là d'ouvrir les stocks stratégiques ça va faire baisser on le sait le prix à la pompe Aurore Béger vous êtes ministre chargée de la lutte contre les discriminations je voudrais revenir un instant sur ce qui s'est passé à Trappes un mort dans une attaque raciste dans sa première réaction Emmanuel Macron a qualifié l'attaque de premier acte terroriste en raison de la couleur de peau ou de la religion est-ce qu'il a commis une faute
?
Alors ce que le président a voulu dire c'est que pour la première fois on a eu un crime de masse raciste et une tentative de crime de masse raciste et pour m'être rendu sur place le jour même et avoir rencontré celles et ceux qui sont immédiatement intervenus vous savez par rapport à ceux qui dans les manifestations hurlent la police tue moi j'ai vu des forces de l'ordre qui ont empêché le pire
ils
ont réussi à intervenir ils ont réussi à interpeller immédiatement l'assaillant en quelques minutes en évitant qu'un crime de masse se perpétue parce qu'il faut avoir en tête que la première personne qui a été touchée et qui malheureusement est décédée il a été touché aux abords d'une aire de jeu pour enfants
on
était un vendredi à 10h30 donc il y avait peu d'enfants qui étaient présents on aurait été un mercredi à 16h en plein soleil on aurait pu avoir un drame encore plus important que celui qu'on a eu à connaître donc oui c'est malheureusement la première fois qu'on a un crime de masse à caractère raciste ça n'est pas la
première fois sauf qu'il n'a pas dit comme ça ça n'est pas la première fois d'ailleurs est-ce qu'il y a eu une faute dans les mots vous le savez
ensuite Élisée a communiqué le président lui-même a communiqué pour qu'il n
'y
ait évidemment aucun malentendu sur ses propos notre pays a eu à connaître le sang versé à la fois pour des crimes à caractère antisémite l'année dernière on a eu à commémorer les 20 ans de l'assassinat d'Ilan Halimi 24 jours pendant lesquels il a été séquestré enlevé pour une seule raison il était juif et les préjugés associés au fait qu'il était juif faisaient qu
'on
pensait qu'il avait de l'argent et que sa famille pouvait payer une rançon importante donc oui notre pays a eu à connaître des attentats antisémites des crimes racistes aussi ça ne veut pas dire que notre pays soit raciste ou antisémite mais ça veut dire qu'il y a encore aujourd'hui du racisme de l'antisémitisme et
une progression de
ses idées
je
ne
sais
pas s'il y
a
une progression des idées mais en tout cas moi ce qui m'inquiète c'est qu'il y a comme une injonction aujourd'hui à choisir un camp comme si on ne pouvait pas dans le même mouvement combattre et le racisme et l'antisémitisme comme si on choisissait ses victimes ou ses bourreaux on ne doit pas choisir ni les victimes ni les bourreaux il y a aujourd'hui les hommes et les femmes qui a raison de leur identité de leur religion de leur couleur de peau de l'origine réelle ou supposée d'ailleurs sont pris pour cible dans notre pays depuis un certain nombre d'années c'est ça qui devrait nous révolter et qui devrait surtout générer de la cohésion nationale et pas de la dislocation or aujourd'hui on le voit ce d'autant plus dans malheureusement la dynamique de l'élection présidentielle que certains veulent en faire un argument en ne voyant que l'un ou que l'autre moi je pense qu'il ne
faut
pas être aveugle je pense qu'il faut regarder ce qui se passe avec beaucoup de lucidité ne pas exagérer les faits ne pas se dire que nous aurions un racisme systémique dans notre pays ne pas se dire que notre pays serait devenu antisémite mais regarder avec lucidité le fait que des hommes et des femmes peuvent être pris pour cible et que les hommes et des femmes et des français en viennent à douter de leur avenir en France de l'avenir de leurs enfants en France est-ce que c'est là qu'on peut et qu'on doit les élever ou est-ce qu'ils auront demain mes enfants à connaître le racisme ou l'antisémitisme vous avez présenté un projet de loi de lutte contre le racisme et l'antisémitisme justement quand sera-t-il examiné au Parlement à partir du 14 décembre au Sénat on a souhaité justement commencer cet examen au Sénat ça vise à la fois ce qui est un peu de l'antisémitisme d'atmosphère ou du racisme d'atmosphère un tag par exemple et bien on ne peut pas garder le caractère antisémite ou raciste vous êtes condamné parce que vous avez tagué mais enfin ce n
'est
pas la même chose d'inscrire sur votre porte une insulte à caractère antisémite et raciste ou de faire un dessin et donc ça par exemple le fait qu'on puisse caractériser dès le premier fait dès la première atteinte et aggraver la sanction pour racisme ou antisémitisme ça paraît essentiel la question de la haine en ligne parce qu'on le voit bien aujourd'hui il suffit d'ouvrir son compte X pour voir que malheureusement on a aujourd'hui énormément de Français qui subissent de manière systématique pour le coup des attaques ou des atteintes à raison d'une couleur de peau ou d'une identité aujourd'hui Faros on le sait vous savez qui est l'outil administratif de l'État pour obtenir le retrait des contenus ne peut pas être saisi sur le racisme ou l'antisémitisme avec ce projet de loi il pourra l'être ce qui veut dire qu'on ne baignera plus dans un flot de contenus ininterrompus de haine mais qu
'on
pourra réguler et supprimer cette haine qui pourrit la vie quand même de beaucoup
trop de Français notamment nos
adolescents au Sénat est-ce qu'il sera examiné à l'Assemblée avant la fin de la session qui est courte fin
février ? Bien sûr
c'est l'engagement qu'on a pris avec le Premier ministre c'est une priorité c'est-à-dire que malheureusement ça l'est d'autant plus au regard des événements qu'on a eu à connaître à Trappes et la Verrière mais même avant cela on l'avait déjà affiché comme une priorité
donc examin à l'Assemblée
avant la fin février autre texte que vous portez qui est examiné à partir d'aujourd'hui au Sénat c'est le texte sur la protection de l'enfance je le disais initialement prévu après le scandale de l'aide sociale à l'enfance mais il y
a
eu l'affaire Liana il y a eu les violences dans le péri-scolaire en commission les sénateurs se sont opposés à l'imprescriptibilité des crimes commis sur mineurs est-ce que vous allez rétablir cela en séance ? Alors en tout cas moi je vais proposer au nom du gouvernement un amendement pour rétablir l'imprescriptibilité parce qu'il faut bien comprendre ce que ça veut dire pour les victimes et il faut écouter les victimes il faut partir d'elles de leurs attentes et de leurs besoins aujourd'hui toute la société leur dit il faut parler
et
une fois qu'elles ont trouvé le courage et la force de parler quand elles ne parlent pas suffisamment vite comme si elles avaient eu le choix non on n
'a
pas le choix on fait comme on peut quand on a été victime d'inceste on leur dit c'est trop tard la justice leur dit c'est trop tard et leur oppose ce
mot là de prescription c
'est justement parce que c'est prescrit que les victimes parlent c'est un argument pour vous ?
En
tout cas c'est pas ce que nous disent les victimes c'est pas ce que nous disent les associations qui les portent après c'est vrai qu'il y a autant d'histoires qu'il y a malheureusement de victimes donc je ne
peux
pas dire que dans 100% des cas ce sera ça ce que je sais c'est qu'aujourd'hui on a de trop nombreuses victimes qui nous disent quand on a eu le courage de parler alors que la société nous a presque intimé l'ordre nous a engagé à parler engagé à s'exprimer nous on ne cesse de le dire le gouvernement le dit les médias le disent il
y a
une forme de pression qui se fait sur les victimes en disant ça y est vous pouvez vous avez le droit de parler mais quand elles parlent on leur dit c'est trop tard et ce coup près qui tombe est une violence supplémentaire pour les victimes donc le fait qu'il y ait demain l'imprescriptibilité ne veut pas dire que toutes les victimes d'ailleurs porteront plainte mais elles sauront qu'elles ont tout au long de leur vie la capacité à le faire et je crois que ça c'est fondamental c'est une demande qu'elles portent et c'est une demande qui doit être entendue Autre mesure modifiée par les sénateurs la réclusion criminelle à perpétuité pour les viols en série sur les victimes de moins de 15 ans là ils estiment que ça modifie l'échelle des peines alors ils ont néanmoins aggravé la peine la portant à 30 ans de réclusion criminelle est-ce que là aussi vous allez rétablir cette réclusion criminelle à perpétuité
?
C'est un débat qu'on a eu déjà à l'Assemblée nationale c'est un débat qu'on aura encore alors sur les viols sériels en effet ils ont gardé cette possibilité en cas d'assassinat ils ne l'ont pas gardé c'est vrai que nous on veut garder c'est parfois difficile à comprendre j'imagine pour ceux qui nous écoutent parce qu'on parle de crimes commis sur des enfants sur des mineurs de moins de 15 ans mais on doit garder aussi une échelle des peines parce que sinon il y
a
un risque que le Conseil Constituel considère que cela serait excessif et donc ce qu'on veut c'est pas une loi qui soit une loi d'affichage c'est une loi qui ensuite ait des effets sur la société je note aussi qu'il y
a
eu beaucoup d'évolutions positives de la part du Sénat je pense notamment à la question de la non-dénonciation de crimes notamment d'inceste ça je pense que c'est extrêmement important se dire qu'on a nous en tant que famille en tant que proches une responsabilité majeure sur la manière avec laquelle on se met à la hauteur de nos enfants la manière avec laquelle on les écoute on les croit on leur permet de se sentir libres de parler même quand ils ont été touchés par le plus atroce des crimes qui est l'inceste puisqu'il est commis par celui qui vous aime celui qui est supposé vous protéger et vous accompagner ça c'est quelque chose qui a été ajouté par le Sénat aussi suite notamment aux travaux d'Agnès Évren que je veux saluer la question du périscolaire
on va
y venir mais juste est-ce que sur les deux mesures dont on vient de parler vous êtes sûr de la constitutionnalité du texte parce que ça fait aussi partie des questions alors nous oui puisque vous savez que tout cela avait été adressé au Conseil d'État et donc le Conseil d'État avait évidemment émis un avis et c'est cet avis qu'on a évidemment suivi parce qu'encore une fois il faut s'assurer de la sécurité juridique d'un texte sinon il ne
faut
pas le faire ou alors ça s'appelle de l'affichage et de la communication et je crois que sur ces sujets-là on n'a vraiment pas le droit de faire ça Christelle sur le périscolaire
vous
étiez en train d'en parler le projet de loi renforce le contrôle d'honorabilité des personnes travaillant dans le périscolaire est-ce que ce n
'est
pas un coter sur une jambe de bois est-ce que le problème n
'est
pas plus large et il n
'y a
pas un problème de recrutement de formation des personnels du périscolaire de rémunération de ce personnel-là est-ce que ce n
'est
pas là-dessus qu'il aurait fallu travailler tout en travaillant évidemment sur les contrôles je pense qu'il faut qu
'on
fasse les deux aujourd'hui quand vous déposez comme moi ce matin ma fille dans un centre de loisirs et bien vous ne connaissez pas l'identité de celles et ceux qui prennent en charge ce que vous avez de plus précieux au monde c'est-à-dire vos enfants
vous
ne savez pas qui ils sont vous connaissez l'identité d'un enseignant évidemment vous avez même des rendez-vous avec lui au cours de l'année mais sur la question du périscolaire non et puis le personnel change et parfois de manière très importante en cours d'année donc ça crée une angoisse légitime pour les parents ça crée même un retrait pour les parents c'est-à
-dire
celles et ceux qui ont les moyens de ne pas les mettre dans l'accueil périscolaire le font et ceux qui n'ont pas les moyens ou pas le choix au regard de leur vie et bien continuent à le faire donc oui il faut qu'on garantisse ce qu'on appelle le contrôle d'honorabilité c'est-à-dire vérifier s'il y a des antécédents
et dans les choses
ce qu'on appelle la liste noire c'est
-à
-dire qu'avant personne ne savait qui recrute et qui donc on pouvait être exclu du monde de
l
'éducation nationale et puis ensuite être recruté par une collectivité sur un centre de loisirs et puis ensuite être recruté par une association par exemple pour accompagner les enfants dans un club sportif là le fait qu
'il
y
ait
cette continuité c'est aussi essentiel parce que
ça
veut dire que quelqu'un qui a été exclu de l'un ne pourra pas se recycler dans l'autre c'est quand même une garantie importante pour nos enfants mais
oui
vous avez raison on a un enjeu d'attractivité des postes évidemment de meilleure formation de ces professionnels parce qu'encore une fois on leur confie ce qu'on a de plus important au monde on leur confie nos enfants mais jamais on ne pourra justifier qu'un seul professionnel ait touché un de nos enfants parce qu'on dirait que l'attractivité des postes ne serait pas au rendez-vous
vous voyez bien mais ça veut dire que vous allez soutenir les
mesures qui ont été introduites notamment par Agnès Évren suite à son rapport ici sur les violences dans le périscolaire et notamment la création de ce fichier regroupant les violences sur mineurs pour éviter justement ce nomadisme vous soutenez ? Bien sûr Sur l'aide sociale à l'enfance Oui un peu la même question c'est que l'aide sociale à l'enfance donc la commission a regretté un simple texte d'outillage et aurait aimé quelque chose de plus large est-ce que le problème de l'AZE ce n
'est
pas aussi un problème de budget ce sont les départements qui financent l'aide sociale à l'enfance aujourd'hui dans le budget on leur demande encore des efforts est-ce que ça ne
va
pas aggraver la situation de l
'AZE ? Alors
il y a aujourd'hui je ne suis pas certaine que le sujet soit une question budgétaire parce qu'on parle de milliards d'euros qui chaque année sont consacrés par les départements à l'aide sociale à l'enfance eux
disent qu'ils ont du mal
à le financer pourquoi ? parce qu'on a de plus en plus d'enfants qui relèvent de l'aide sociale à l'enfance
donc ce sujet il
est aussi en amont c'est-à-dire à partir de quand on considère qu'un enfant doit faire l'objet d'une mesure de protection doit être retiré à sa famille ou à partir de quand on met en place des mesures éducatives aussi d'accompagnement et ça je pense que c'est extrêmement important je vais vous donner un exemple parce que cet exemple qui m'a été beaucoup donné par les avocats notamment des enfants qui sont placés aujourd'hui on estime qu'un quart des enfants qui sont placés sont placés parce que leurs mères ont subi des violences et donc elles ont une forme de double peine elles ont subi les violences et puis ensuite
on considère
qu'elles ne seraient donc plus aptes à s'occuper de leurs propres enfants est-ce que ces enfants-là doivent être systématiquement placés ou est-ce que les mères doivent avoir un meilleur accompagnement
je
crois qu'elles devraient bénéficier plutôt quand c'est possible d'un meilleur accompagnement d'un accompagnement à la parentalité d'un accompagnement parce que les traumatismes qu'elles ont subis elles doivent réussir évidemment à les dépasser pour prendre soin d'elles et soin de leurs enfants donc c'est aussi ça c'est comment en amont on juge un enfant et on considère un enfant et on considère que cet enfant doit être placé donc
retiré au sein Le placement n'est pas la solution Le placement
systématique
Non,
le placement n'est pas la solution systématique évidemment Un dernier mot là-dessus est-ce que vous avez eu les garanties de financement de ce texte parce que toutes ces mesures elles demandent aussi de l'argent Oui, bien sûr le gouvernement dès le départ a engagé ce travail sur à la fois l'aide sociale à l'enfance c'est aussi toute une réflexion qu'on fait avec le professeur Céline Gréco dont vous savez qu'elle est sans doute la personne référente dans le pays elle-même a été ancienne enfant placée et puis aujourd'hui elle y a consacré sa vie en tant que professeure de médecine et donc on va continuer évidemment les travaux et je pense et
j'espère d'ailleurs C'est un texte que vous
chiffrez à combien
?
Alors on le verra au moment où le texte sera définitivement adopté aussi parce que vous voyez il y
a
eu un certain nombre d'évolutions je pense un positif au Sénat notamment sur le périscolaire mais j'espère que ce sujet il sera aussi au cœur de la campagne présidentielle c'est-à-dire qu'on ne sera pas uniquement sur de l'émotion parce que nous avons subi l'assassinat de la petite Liana parce qu'ici il y a un reportage sur l'aide sociale à l'enfance mais que les candidats à
l
'élection présidentielle considéreront que nos enfants sont prioritaires dans les politiques publiques pas uniquement d'un point de vue budgétaire et d'organisation budgétaire mais aussi la manière avec laquelle on prend soin d'eux et la manière avec laquelle on les considère dans la société Vous parlez de l
'élection présidentielle
un dernier mot de politique pour finir le sondage que l'on publie aujourd'hui indique que le bloc central est à nouveau en recul que ce soit Édouard Philippe ou Gabriel Attal reculent à nouveau dans les sondages est-ce que la Macronie ne peut qu'échouer à se succéder à elle-même après dix ans au pouvoir
?
Non mais ça dépend de nous
ça
dépend à la fois du projet qu'on porte et de la capacité à le faire de manière unitaire vous savez ça fait plus d'un an que je plaide pour l'organisation d'une primaire et je continue de le faire parce que je continue à considérer que c'est le seul levier la seule solution pour recréer de l'intérêt c'est-à-dire demander aux Français de regarder quels sont nos projets nos méthodes ce que nous voudrions mettre sur la table et faire et surtout la seule modalité de sélection en l'absence de primaire vous
participeriez à une
primaire s'il y
en
a une ? Déjà il faudrait qu'il y en ait une Mais
vous serez candidate ? Vous avez envie d'être candidate ? Moi ce que je
constate aujourd'hui c'est qu'on a plusieurs candidats et plusieurs candidats qui aujourd'hui ne se parlent pas
et
ça c'est assez insupportable Il
y a
un comité de liaison quand
même
?
D
'accord mais pas avec les candidats eux-mêmes Mais vous soutenez qui vous ?
Moi pour l'instant je ne
me suis pas prononcée vous voyez que j'ai quelques textes qui continuent à m'occuper beaucoup et que j'essaie déjà d'être au travail que ce soit au Sénat ou à l'Assemblée de faire avancer ces sujets-là qui sont je crois importants aussi pour les Français Ce que je dis c'est qu'on ne peut pas venir sur vos plateaux en disant attention le pire peut arriver dans quelques mois Le pire ça veut dire un second tour qui réunirait d'un côté Jean-Luc Mélenchon de l'autre côté Marine Le Pen Il y
a
un risque de conflictualité massive dans notre pays et n'en tirer aucune conséquence pour nous-mêmes Donc il faut en tirer des conséquences pour nous-mêmes ça s'appelle la responsabilité ça veut dire un processus de sélection ça veut dire une candidature unique ça veut dire un projet Si nous n'avons pas ça alors nous serons responsables d'un second tour
Mais vous n'excluez pas d'être candidate
Et Jean-Luc Mélenchon Moi ce que j'exclus c'est qu'il y ait trop de candidatures et que ce trop-plein de candidatures et d'égo conduisent à un choix mortifère pour les Français entre l'extrême droite et l'extrême gauche
Et s'il n'y a pas de
primaire vous soutiendrez qui ? Eh bien je choisirai Rassurez-vous je m'exprimerai et je reviendrai avec plaisir sur votre plateau pour le dire Avec plaisir On vous
attend Merci Orberger Merci
beaucoup d'avoir été notre invitée
C
'est la une de la dépêche présidentielle A qui profite la crise ? C'est la une de votre journal On va voir les autres titres de la presse régionale
Et
comptant Les titres de la presse régionale reviennent ce matin sur les réponses de l'exécutif aux lycéens Voilà Signe de l'attente dans tout le pays des réponses à cette crise On voit de nombreuses unes consacrées à ce sujet des lycéens comme avec l'Est républicain à Nancy qui titre sur le cornu qui fait un pas vers les lycéens Si les annonces du gouvernement marquent des avancées les organisations lycéennes jugent les réponses insuffisantes et appellent à poursuivre la mobilisation dit le titre Plusieurs journaux notent que la grande sacrifiée de ces annonces c'est la plateforme Parcoursup qui permet vous le savez aux lycéens de formuler leur vœu d'orientation qui est dénoncée depuis de nombreuses semaines par les jeunes comme étant trop opaques et elle génère aussi beaucoup de stress au sein des familles Parcoursup le début de la fin titre ainsi le dauphiné libéré dans les pages intérieures de Sud-Ouest on détaille les annonces Parcoursup fera l'objet je cite d'une évolution forte dès 2027 avec un remplacement en 2028 cette évolution en deux temps est liée au fait qu'il faut faire évoluer la loi pour changer la plateforme il y aura donc bien une réforme et un passage par le Parlement sur cette question de Parcoursup D'autres journaux font état des critiques du mouvement lycéen vis-à-vis des annonces gouvernementales Le Midi Libre à Montpellier se demande si c'est une copie à revoir puisque les lycéens ont annoncé maintenir le mouvement le progrès à Lyon qui parle de plans jugés insuffisants quand au Télégramme à Brest il titre sur le fait que les lycéens en veulent plus dans les pages intérieures de ce journal on lit que les syndicats de profs sont eux aussi critiques à ce stade les revendications qui sont portées par la jeunesse et qu'on soutient en grande partie ne sont pas satisfaites c'est ce que dit Sophie Vénétité du SNES FSU il faut des garanties de financement et de mise en oeuvre dit pour sa part SEUNSA Allez une autre actualité dans nos régions c'est cette visite surprise hier d'Emmanuel Macron à Marseille où on va se rendre bonjour Olivier Biscay merci beaucoup d'être avec
nous
directeur général de la Provence et Corse Matin et directeur de la rédaction du journal La Provence Emmanuel Macron était donc en visite à Marseille hier Olivier visite surprise
Oui
visite surprise elle a été décidée la veille pour tout dire et on a su dès le lundi matin qu'il serait à Marseille rencontrerait à la mairie de Marseille le maire de Marseille quelques élus mais surtout des représentants du monde économique des représentants des commerçants qui vous le savez ont été la victime de casses de pillages d'émeutes le samedi 17 octobre et près de 500 commerces ont été détruits à Marseille donc une visite à la fois pour écouter beaucoup pour rencontrer pour comprendre les réalités du 17 octobre et une visite évidemment qui a été perçue de manière diverse au cours de cette demi-journée parce qu'on se souvient que Laurent Nunez s'était fait un peu tirer l'oreille pour être à Marseille et il n'avait fait qu'un déplacement éclair en fin de journée 20h30 21h Gérald Darmanet était venu le mercredi matin très tôt là aussi rapidement et là c'est le président de la République qui est venu dire finalement que ça ne se reproduirait pas il considérait que l'État avait été défaillant et surtout qu'il accompagnerait l'ensemble des commerces comment elle a été perçue justement cette visite Olivier est-ce qu'il a rassuré le maire les commerçants avant la journée de mobilisation de samedi qui on l'a dit a été qualifiée de risquée par Emmanuel Macron
vous
savez que les commerçants étaient d'abord très frustrés fatalistes au lendemain du 17 octobre il fallait se promener dans les rues de Marseille comme ce fut le cas évidemment à la rédaction de la Provence pour constater la désolation totale à Marseille donc ils n'y croyaient plus beaucoup et puis la visite du président bien sûr qu'elle est importante parce que c'est le chef de l'État c'est le président de la République qui vient au chevet des commerçants et du monde économique en difficulté mais que veulent les commerçants c'est rapidement retrouver leur outil de travail rapidement faire en sorte que les assurances puissent accompagner les dégâts et puis surtout pouvoir reprendre leur activité et de la sécurité ils l'ont tous dit d'ailleurs hier c'est bien qu'ils puissent nous dire qu'on est dans un état de droit mais est-ce que la sécurité sera assurée les 31 octobre et 5 novembre et surtout le 31 octobre puisque le président avait l'air de dire que le risque pouvait être fort le 31 octobre donc ils attendent de voir tout en se disant que dans 6 mois le président ne sera plus le même lui en tout cas aura quitté l'Elysée donc après lui Un mot rapidement Olivier on sait que Marseille c'est la ville de cœur d'Emmanuel Macron il y a eu ce fameux plan Marseille en grand est-ce que le lien en particulier entre Marseille et Emmanuel Macron est toujours là
? Oui
évidemment il est toujours là d'abord parce que c'est évidemment comme on le dit souvent sa ville de cœur sa ministre Sabrina Roubache est marseillaise au cœur du gouvernement autour de la formation de l'apprentissage il a une relation très importante avec le maire de Marseille et à la fois il s'est passé beaucoup de choses ces derniers mois ces dernières années on a entendu le maire de Marseille la semaine dernière quand même il y a 10 jours mettre en cause l'État le gouvernement interroger sur la présence des forces de l'ordre et donc le maire de Marseille défend d'abord sa ville on peut considérer que la relation est un peu en dancie depuis quelques années depuis quelques mois pour autant le président Macron a cœur à venir sur le terrain il était à Marseille il n
'est
pas venu à Lyon il ne s'est pas déplacé à Paris donc il y a évidemment cette symbolique est-ce que ça suffit pour rassurer on le dira dans les prochains jours
et
on vous lira Olivier merci beaucoup d'avoir été avec nous la une de la Provence depuis Marseille Macron tente de reprendre la main merci beaucoup Olivier Biscay on poursuit la revue de presse Quentin tour de la presse régionale avec les violences ultra-droites qui font la une d'autres titres oui c'est-à-dire à la une du bien public à Dijon manif et violences et maintenant l'ultra-droite des groupuscules d'ultra-droites qui sont pointées du doigt après des agressions dans plusieurs cortèges du 24 octobre en France écrit le journal à Dijon aussi un groupe s'en est pris aux manifestants même chose avec Paris-Normandie qui explique qu'une rixe à Rouen fait polémique puisque dans les pages intérieures on s'interroge sur la responsabilité de ces violences le maire Nicolas Mayer-Rossignol dénonce une situation inacceptable il s'interroge sur le fait que des personnes cagoulées n'aient pas été interpellées alors qu'elles commettaient des violences sur la voie publique les autres élus du conseil municipal se renvoient la balle le LFI dénonce les liens de ces personnes avec la droite et l'extrême droite rouennaise quand un élu RN parle simplement de citoyens venus défendre les commerces le parquet a annoncé ouvrir une enquête on termine avec les retraités qui ne veulent pas passer à la caisse c'est-à-dire à la une de l'union journal de Reims les députés qui reprennent aujourd'hui l'examen du budget en séance que ce soit le rabot de l'abattement de 10% le gel des pensions de plus de 1260 euros bruts les retraités voient d'un mauvais oeil les idées du gouvernement le cornu pour l'objet de la France il faudra voir si les mesures sont effectivement votées dans l'hémicycle rien n'est moins sûr merci Quentin on se retrouve demain c'est d'abord l'heure de notre reportage en région Quentin qui dit automne dit champignons les amateurs de champignons la récolte s'annonce bien maigre cet automne en cause la sécheresse de cet été et les quelques pluies de ces derniers jours n'y chance pas grand chose les trufficulteurs de Moselle sont particulièrement inquiets ils craignent une récolte quasi nulle alors que l'essentiel se joue en cette saison résultat certains rendez-vous autour de la truffe ont déjà été annulés on regarde ce reportage de nos partenaires de Moselle TV signé Cécile Mott
dans
cette forêt qu'il connaît bien cet amateur de champignons n'a jamais vu ça cette année c'est vraiment exceptionnel il n'y
a
pas eu de poussée de cèpes de bolets de giroles on risque peut-être de trouver des trempettes de la mort il faut vraiment qu'il pleuve abondamment mais assez longtemps et que le sol soit vraiment bien humide une bonne température au moins 12 degrés et d'ici une semaine c'est peut-être possible après 15 minutes à marcher en scrutant la forêt enfin un champignon comestible la langue de bœuf
bien
rouge
très
gélatineuse dessus on voit bien
si
pour les champignons en forêt tout n'est pas encore joué du côté des truffes de Moselle maigre récolte pour Treck
c
'est une vraie truffe elle n
'est
pas très mûre bon c'est pas l'affaire du siècle c'est ça les truffes de
cette
année donc bon
et
pour cause en neuf mois là il a tombé un quart des pluies normales
la
sécheresse se voit même sur les arbres pour les aider à garder l'humidité Norbert-Seb teste plusieurs choses bâches toiles de jute grouines calcaires broyages forestiers mais il le sait face aux aléas climatiques certains mourront l'an prochain
allez
place à notre débat quelle élection dans une France en ébullition mobilisation des lycéens en manifestation contre la vie chère violence du 17 octobre à 6 mois de la présidentielle la France est en état d'ébullition c'est l'expression qu'a employée hier Emmanuel Macron à Marseille comment les français perçoivent ces mobilisations et ces violences qui en profitent politiquement on va découvrir notre baromètre mensuel Odoxa pour Public Sénat et la presse régionale et on va l'analyser avec Françoise Degoy bonjour Françoise
merci d'être
avec nous Hubert Caudurier directeur de l'information du télégramme
bonjour Hubert
bonjour Oriane et Erwann c'est vous qui comme tous les mois réalisez ce baromètre directeur conseil à l'institut de sondage Odoxa on commence avec vous Erwann le baromètre qui est donc centré ce mois-ci sur le mouvement lycéen et la mobilisation du 17 octobre vous avez demandé aux français s'ils pensent que ce mouvement est justifié le mouvement des lycéens d'abord
et d'ailleurs c'est un indicateur qui est intéressant pour comprendre un peu là où se situent les français sur ce sujet ils sont 68% à considérer que le mouvement est justifié 68% c'est 5 points de plus que ce qu'on mesurait il
y
a 3 semaines autrement dit le soutien au mouvement a progressé alors même qu'il y
a
eu des débordements en général quand il y
a
des débordements dans les cortèges le soutien populaire a tendance à régresser donc les revendications sont toujours jugées légitimes par les français en revanche quand on leur demande s'ils souhaitent que le mouvement s'arrête les français sont 63% à nous dire oui autrement dit le mouvement est légitime mais les manifestations inquiètent mais les français font la différence entre les manifestants et la légitimité de leurs revendications et les casseurs et le fait que ça doit s'arrêter parce que ça sème le trouble dans l'ordre public
on
est dans un paradoxe français Françoise on est dans la France en fait c'est vraiment le charme de la France j'ai envie de dire et le charme est la merveille de la France parce que au-delà de l'anecdote etc.
voilà on oublie toujours que la France est une démocratie sociale une démocratie sociale et bien c'est inscrit aussi dans le cœur des français c'est-à-dire que par exemple l'idée d'interdire un certain nombre de manifestations ça passe mal en réalité ça passe mal même pas d'ailleurs chez des gens de gauche ou d'extrême-gauche c'est nous sommes une démocratie sociale il est inscrit j'ai envie de dire dans notre ADN dans notre histoire collective et commune que les grandes conquêtes également sociales elles sont passées aussi par des grandes manifestations vous savez les français ils aiment bien les pentes douces Oriane ils aiment bien les pentes douces c'est Victor Hugo qui disait ça mais de temps en temps ils aiment les révolutions et les ébullitions Emmanuel Macron parfois ça serait tellement bien qu'il donne le sentiment alors que je sais que c'est vrai qu'il donne le sentiment qu'il comprend vraiment ce pays dire oh là là c'est pas bien vous êtes en ébullition mon cher président on est français en fait donc il n'y a rien de folklorique c'est véritablement aussi comment dirais-je la constitution républicaine de ce pays ce pays manifeste ce pays est pour l'égalité la liberté la fraternité qu'on le veuille ou pas quelles que soient les circonstances de surface ça reste ça des marqueurs très forts je pense vous
aussi Hubert vous dites c'est la France oui Françoise
a raison ce pays est marqué par son inconscient révolutionnaire en même temps c'est un pays qui a toujours été qui souhaite être gouverné au centre centre gauche
centre droit et le
drame du sondage c'est qu'il précise sous toute réserve d'usage c'est qu'on va vers un deuxième tour entre les extrêmes d'ailleurs c
'est
un problème pour un journal comme le nôtre et comme beaucoup de journaux de la presse régionale c'est toujours défini contre les extrêmes alors que faire et ce qui m'attire dans ce sondage c'est de voir à quel point le bloc central est en train de s'effondrer et on va
revenir sur les conséquences politiques Hubert
deux candidats qui n'impriment pas et qui ne sont pas dans le débat qui ne sont pas réactifs qui ne savent pas intervenir sur les réseaux sociaux Françoise dans son excellent blog disait ce matin ou hier que apparemment Edouard Philippe ne veut pas participer au débat de LCI vous rendez
-vous
le conseil municipal du Havre c'est quand même dingue on va revenir sur les conséquences politiques promis je sais que vous avez envie d'en parler
mais pour rester mais
oui
on va juste rester
sur le mouvement lycéen et notamment sur les annonces d'hier puisque le gouvernement a dévoilé ces annonces on va écouter Edouard Geffrey ministre de l'éducation nationale au 20h de France 2
nos
élèves nous ont dit leur angoisse de parcours sup dès cette année on engage un processus avec à la fois plus de transparence
la
lettre de motivation devient l'exception vous savez que c'était une des difficultés pour certains de nos élèves les refus seront expliqués alors ça coûte mécaniquement plusieurs milliards puisque notamment on va prêter plusieurs milliards aux régions
et
combien de milliards
?
donc vous démarrez déjà à 4 et puis vous ajoutez après des centaines de millions d'euros qui correspondent aux différents recrutements ou aux différentes bourses que vous mentionnez donc au total ça va dépasser les 5-6 milliards sur les collèges et les lycées il y avait 836 pressions de postes elles sont annulées et on va au contraire créer 1700 postes de professeurs au lycée pour permettre le plafondement 28 pour permettre aussi la création de 10 000 places de BTS notamment pour nos bacheliers professionnels qui sont ceux qui ont le plus de mal aujourd'hui à trouver des places dans le SUP
voilà
et son collègue Philippe Baptiste ministre de
l
'enseignement supérieur qui appelle ce matin à reprendre le travail lundi est-ce que selon vous ces mesures sont de nature à calmer la colère Françoise
?
pour le moment on a l'impression que non les lycéens disent on poursuit le mouvement bah oui mais écoutez ils ont tout donné ils ont tout lâché mais c'est toujours le problème de la temporalité Emmanuel Macron n'est pas le seul comment dirais-je c'est pas le seul responsable politique qui se plante tout le temps dans la temporalité François Hollande se trompait dans la temporalité Nicolas Sarkozy aussi il y a une comment dirais-je il
y
a un réflexe pavlovien d'un président de la république en exercice je ne dis pas une parce que ça n'est encore jamais arrivé qui consiste à dire en France c'est vraiment comme ça c'est très bien expliqué c'est d'abord on laisse pourrir la rue et après on réagit le nombre de décisions en retard mais pas simplement Emmanuel Macron qui ont été prises quand c'est tard en réalité regardez souvenez-vous le CPE souvenez-vous Dominique de Villepin 2005 des semaines et des semaines et donc sur le CPE Dominique de Villepin avait gagné si je puis
dire c'est Chirac qui a lâché c'est ce que je veux dire on passe autant
à dire il ne
faut
pas attendre et en même temps si on lâche trop vite comme les gilets jaunes 17 milliards ça ne sert à rien après ça a calmé les gilets jaunes je pense que la réalité c'est que les gilets jaunes je veux dire par là que les gilets jaunes que ce soit les lycéens ça fait qui découvre l'eau chaude qui
découvre que
Parcoursup est insupportable
non mais attends c'est pas c
'est pas 17 milliards qui les a calmés les gilets jaunes c'est le pourrissement effectivement le fait que la répression et les extrêmes qui dans la rue ont fini par dissuader les gens normaux de venir là le problème
c'est qu'avec les lycéens le gouvernement va jouer la
stratégie
du pourrissement non mais il ne peut pas
parce que les lycéens
c'est extrêmement
sensible bon il y a des choses qui ont été apportées qui sont quand même pas négligeables les 4 milliards alors les 15 000 profs ils sortent l'autre jour c'était 3 000 Parcoursup
je ne suis
pas d'accord autant la rénovation du bâti insalubre etc tout à fait normal les inquiétudes des jeunes c'est compréhensible mais Parcoursup on peut le remplacer on peut le rendre plus lisible mais si vous donnez des diplômes qui n'ont aucune valeur si vous abolissez toute sélection c'est pas le rendre service aux jeunes il faut quand même qu'ils s'adaptent au monde de demain alors on va revoir certains programmes parce qu'il y en a effectivement qui sont il faut alléger il y en a qui ne servent à rien en plus dans le monde moderne on méprise bon ils vont revaloriser les BTS les parcours techniques tout ça c'est une très bonne chose on a un problème en France on n'a pas beaucoup de culture économique et pas assez de culture scientifique c'est là que se joue quand même même sur l'intelligence artificielle les enjeux de demain oui moi je pense quand même qu'ils ont quand même obtenu pas mal de choses on ne
va
pas se battre sur Parcoursup je ne
suis
pas d'accord du tout avec Parcoursup mais on ne
va
pas se faire un débat là-dessus je pense que la réalité si vous voulez c'est que ce qui est formidable c'est que dans l'esprit des gens c'est le mouvement des lycéens mais on n'a pas réalisé que les 600 ou 800 000 personnes mais je me tourne vers Erwann c'est véritablement aussi des travailleurs sur la vie chère donc il y a une partie des lycéens une partie du mouvement qui peut entendre qu'on lui a donné qu'on a pris acte etc mais sur la question de la vie chère de l'augmentation des salaires la réalité c'est que pour le moment c'est assez choublant mais juste un truc peut-être Erwann et Hubert par rapport à leur mémoire moi c'est la première fois je pense depuis 25 ans c'est la première fois
qu
'une présidentielle est précédée de ces convulsions-là sociales c'est la première fois habituellement il y
a
un accord tacite on règle ces différents politiques et sociaux dans les urnes de la présidentielle c'est véritablement la première fois qu'une présidentielle est précédée véritablement d'une telle convulsion de la société française c'est sûr mais le problème du gouvernement ça va être de tenir dans les six mois qui viennent un de mes bons amis chez qui je dînais hier soir m'a dit mais fais attention le 5 novembre on aura peut-être une grève générale et là c'est le pays qui s'arrête qui est déjà en récession le
5 novembre c'est
la journée à
l
'appel des syndicats absolument et donc si vous voulez la complexité c'est que c'est une crise multifactorielle sur fond de fin d'un modèle français qui ne marche plus même les anciens ministres le disent comme Bruno Le Maire le problème c'est qu'ils le disent après avoir gouverné
donc c'est un peu pathétique
mais aujourd'hui la difficulté du gouvernement c'est de tenir tenir d'abord face à l'ébullition dans la rue et il y
a
un problème d'ordre de régalien vous avez vu quand même que les demandes des lycéens c'était d'arrêter les grenades assurdiçantes et puis tenir aussi sur le plan budgétaire le président veut faire passer le budget par des ordonnances c'est pas non plus évident allez justement on va écouter Emmanuel Macron qui a parlé hier de ce que vous dites et qui juge anormal que le pays soit rentré en ébullition si proche de la présidentielle il était à Marseille
c
'est pas normal qu'à 6 mois d'une élection présidentielle notre pays soit dans cet état d'ébullition
il y a
des gens qui se réjouissent du désordre moi non
voilà
la fermeté d'Emmanuel Macron Erwan puisque Françoise en a appelé à votre mémoire 6 mois avant la présidentielle est-ce qu'on a déjà eu un tel état social dans le pays ou est-ce que normalement à l'approche d'une élection il y
a
une forme d'accord tacite de dire que les choses se régleront dans les urnes
alors
pas nécessairement c'est vrai que si on remonte à 88-95 c'est des sorties de cohabitation donc le contexte était nécessairement un
peu apaisé
il y avait une concurrence électorale qui faisait que de toute façon les gens restaient chacun dans leur couloir
en
revanche en 2006 au premier semestre on a un premier semestre très agité par les manifs anti-CPE et à la fin de l'année 2005 on avait eu les émeutes dans les banlieues mais
on n'est pas à six mois de la présidentielle ce qui est
assez important c'est cette question du coût de la vie qui sert de coagulant de contaminant entre toutes les colères c'est vrai que cette question de l'agglomération des colères elle se fait à travers la question du coût de la vie on parle beaucoup de pouvoir d'achat mais le sujet c'est vraiment le coût de la vie c'est comment je règle toutes mes dépenses mensuelles avec l'argent dont je dispose et ça c'est un facteur commun aux classes moyennes inférieures aux étudiants aux jeunes des quartiers populaires et en fait finalement cette coagulation elle se fait sur cette question du coût de la vie les mesures proposées par le gouvernement n'y répondent pas en revanche on peut imaginer quand même qu'en cochant toutes les cases des revendications ils feront un peu reculer la mobilisation sociale parce
qu'il y a le sentiment que le
gouvernement a fait un net pas vers eux
Le
problème c'est qu'Emmanuel Macron ne veut pas disparaître prématurément donc il n
'est
pas du genre à faire la fuite à Baden-Balen il complique même la vie de son premier ministre qui a de ses contradictions en matière de communication c'est-à-dire à la fois le
président
qui dit il fait l'idée contre les algorithmes et puis le premier ministre qui fait appel à des influenceurs mais la plus grosse difficulté quand même aujourd'hui c'est cette perspective de crise financière
est
-ce qu'elle va intervenir avant ou après la présidentielle ? bon les agences de notation ont
l
'air relativement raisonnables
on
ne peut pas considérer la France comme la Grèce c'est un pays beaucoup plus important et c'est un pays dont la chute entraînerait enfin le défaut entraînerait un vrai problème en Europe les voisins en sont conscients néanmoins c'est quand même quelque chose qui va se poser parce que ça sonnera la fin des illusions et des promesses démagogiques qui sont faites par les extrêmes on va poursuivre
juste la découverte non mais sur
Emmanuel Macron on ne peut pas décréter je suis d'accord avec Hubert il faut qu'Emmanuel Macron se taise en fait je pense que c'est vraiment très important il faut qu'il se taise je ne le dis pas de toute façon irrespectueuse cette déclaration à Marseille n'amène rien oh là là c'est pas bien ce pays en ébullition rentrez donc dans votre rivière il ne peut pas le dire je veux dire c'est trop facile c'est trop facile et puis c'est lui la tête sur une pique c'est toujours le président de la république vous savez à la fin d'un quinquennat un pigeon fait caca sur votre bagnole c'est à cause de Macron à l'Elysée ou à cause de Hollande ou Sarkozy ça marche toujours comme ça parce que c'est la figure centrale donc en tant que figure centrale moi je trouve que là il manque un petit peu de sagesse d'abord parce qu'il n
'a
pas la capacité à faire les gros yeux c'est pas le vieux c'est pas François Mitterrand c'est même pas Jacques Chirac ça reste quand même un jeune homme
il a dû voir
installer la dramaturgie qu'on voit dans ces grandes périodes de crise que la France a déjà traversée
c'est quand même pas nous pour mettre moins de mots en
plus on n'en a pas besoin il sait très bien ce qui est en train de se passer il sait très bien que son cauchemar est en train de se réaliser vous avez les deux tours jumelles qui montent vous avez deux forces telluriques qui montent que rien ne semble pouvoir arrêter et à la fin
le
drame si vous voulez c'est qu'il n
'a
pas seulement c'est seulement le problème des services de renseignement qui n'ont pas anticipé le 17 octobre
le
problème
c
'est qu'il n'a pas anticipé durant son mandat le premier étant bien meilleur que le second il n'a pas anticipé la mondialisation les phénomènes de restructuration de l'économie mondiale et la façon dont la France devait s'y préparer
on
va parler du 17 octobre Hubert puisque vous en avez parlé Laurent Nunez le ministre intérieur qui dit ce matin qu'il a pour mission d'éviter un nouveau 17 octobre vous avez interrogé les français Erwan sur cette journée quels sentiments ont-ils eu en voyant les images et en vivant ce 17 octobre
oui
très largement quand on demande aux français quel sentiment a dominé chez vous à l'issue des débordements du 17 octobre la colère arrive on le voit très largement devant l'impuissance et la peur ce que ça raconte c'est que les français ont beaucoup moins peur qu'ils ne sont en colère et ça explique les attentes qu'il peut y avoir sur la réponse politique ils ne veulent pas de solution de protection ils veulent des solutions d'autorité de fermeté dans l'esprit d'une grande partie des français la cause principale des débordements du 17 octobre c'est un sentiment d'impunité le manque de sévérité de la justice c'est quelque chose ce manque de sévérité de la justice des problèmes dans l'application des peines qui remontent souvent dans les enquêtes d'opinion quand on parle de sécurité donc il y a des attentes très fortes qui s'expriment à travers une colère beaucoup plus que de la peur ça dit beaucoup sur les forces politiques qui peuvent profiter de la colère
oui alors avec la bêtise absolue si vous voulez moi j'en ai un peu marre vous savez Jean-Luc Mélenchon il y
a
quand même de la chance dans la vie
il
a la chance d'avoir des socialistes complètement crétins je le dis gentiment parce que
je les
aime beaucoup mais
qui font
grâce à Raphaël Guzman et Jérôme Gage organisent toute la primaire en ne faisant que Mélenchon Mélenchon Mélenchon ce qui fait que Mélenchon est le vainqueur par contre Humas c'était l'excellent titre de l'IB vainqueur par contre Humas de la primaire là ça recommence et Mélenchon gna gna gna et on ne peut pas aller dans les portèges ce n
'est
pas les socialistes c'est le candidat de la gauche Raphaël Guzman qui attaque à la fille en disant vous ne cessez d'embetter mes portèges vous avez donc c'est la promotion Glixman 5% en promo pour Mélenchon et vous avez Le Cornu toute la journée Sébastien Le Cornu et l'exécutif qui dit Mélenchon Mélenchon Mélenchon fauteur de troubles c'est à cause de lui les violences etc la
réalité
il prête son jeu parce que maintenant il s'attaque à la propriété privée
non mais ce n'est pas ce que je veux dire
ce
que je veux
dire c'est que ces opérations de promotion gratos depuis
un
mois et demi deux mois égale Mélenchon qui monte et
on va voir justement en
2007 avec Sarkozy c'était
la même chose
et ça profite au RN qui
est le
gagnant justement politique de
cette séquence pourquoi vous posez cette
question alors qu'on a déjà la réponse
parce
qu'Erwan l'a posé aux français donc on va voir ce qu
'ont
répondu
les
français quel est le candidat qui tire le plus profit politiquement de cette séquence
et
bien très largement à 74% il cite Marine Le Pen comme celle qui tirera le plus profit politique de la séquence et ça se vérifie parce que la semaine dernière dans un sondage pour Le Figaro et Backbone on a posé la question sur selon vous pour chacun de ces candidats à la présidentielle quel est celui est-ce qu'il est capable de ramener l'ordre d'éviter que deux paris émeutes se reproduisent 47% nous disent capables pour Marine Le Pen uniquement 27% 25% pour Edouard Philippe 19% pour Jean-Luc Mélenchon elle plie le match sur ces questions d'autorité et
c'est la
forte demande du moment de
ce
point de vue là on a bien vu le congrès de dimanche ils ont quand même réussi leur coup on a beaucoup focalisé sur l'incident avec les jeunes de l'UGF ou avec la sortie des journalistes de Mediapart mais en réalité ils se sont bien répartis les rôles Jordan Bardella qu'elle a remis en selle a été revigorée par la séquence de conflits dans les rues Jordan Bardella a développé une politique très répressive en termes de maintien de l'ordre ce qui correspond aux attentes du sondage et elle elle a fait Tata Marine au-dessus de la mêlée en surjoint un peu
l'optimisme je
suis d'accord avec Hubert sur évidemment il faut quand même accepter la réussite de ce congrès comme on va être obligé de se manger la pilule je pense le 7 novembre avec la démonstration de force que va organiser Jean-Luc Mélenchon sur la présence sur son programme au Bourget donc sur ses terres en Seine-Saint-Denis la réalité c'est que ce mouvement a démontré Marine Le Pen incroyable elle s'est substituée à la droite classique mon cher Hubert ça y est vous êtes
dans les choux l
'extrême droite
remplacera la droite elle s'est
substituée sur les questions d'autorité c'est dingue ça aurait dû profiter à Bruno Retailleau les coups de menton pendant ses émeutes en tout cas ses violences ça aurait dû profiter évidemment à Édouard Philippe ancien Premier ministre ça profite à Marine Le Pen donc elle elle est le réceptacle Marine Le Pen du désir d'autorité et de la crise identitaire j'ai envie de dire ça si je résume un peu
Auriane
et Jean
-Luc Mélenchon la droite
classique
est en PLS aujourd'hui alors
pas toute la droite parce qu
'on
va voir non je finis qu'on explique pourquoi Jean-Luc Mélenchon qui aurait dû être accusé de violence lui il est désormais le réceptacle principal de la colère et de la justice sociale c'est lui qui emporte ça sur tous les autres candidats les Verts Raphaël Guzman etc et Marine Le Pen est le réceptacle du désir d'ordre de l'ordre si vous voulez et de la
crise identitaire
comment vous arrêtez ça et bien pour le moment personne n'a trouvé une mystique alors on va voir parce qu'il y
a
aussi le palmarès de l'adhésion ça c'est quelque chose que vous mesurez tous les mois Erwan Marine Le Pen Jordan Bardella toujours en tête et en progression et effectivement ceux qui chutent s'appellent Edouard Philippe et Gabriel Attal
oui
et ce qui est intéressant c'est d'observer que Marine Le Pen monte à un niveau très haut pour comparer à octobre 2021 c'est 9 points de plus de code d'adhésion et 3 points de moins de code de rejet son image c'est parfaitement lissé pour la première fois ce mois-ci Marine Le Pen elle passe la barre des 50% de code d'adhésion chez les sympathisants LR elle progresse encore chez ceux de reconquête chez les 65 ans et plus chez les habitants de métropole qui ont été assez émoussés par les violences du 17 octobre alors pour Edouard Philippe
c
'est tout l'inverse il passe lui sous la barre des 50% chez les sympathisants LR il recule il n
'est
qu'à 24% de code d'adhésion c'est quasiment la moitié de sa code d'adhésion quand il a quitté Matignon aujourd'hui on voit bien que Marine Le Pen s'impose devient hégémonique dans le paysage politique et qu'Edouard Philippe est sur le reculoir
c
'est la victoire des grandes gueules contre les technos en fait parce qu'on a des technos qui ne savent pas parler au peuple qui ne savent pas se saisir des émotions pardon
c'est les technos ou
c'est les anciens premiers ministres de Macron c'est les technos les anciens premiers ministres de Macron même si Attal essaie de fermer Attal il n'est pas forcément jugé crédible parce qu'il est trop jeune parce qu'il a ensuite des changements de cap qui sont parfois pas convaincants
Edouard Philippe il est élu local pour vous ça compte pas
? comment ? Edouard Philippe il est élu local il est maire du Havre ? oui mais il arrive un moment où il faut prendre la dimension nationale de cette opération et on est quand même dans une forme de psychose collective comme à chaque fois qu
'il
y
a
des grands mouvements
des irruptions
il
y a quand même le mouvement des gilets jaunes même si ça a été
le premier ministre du premier mandat et qu'on aurait pu un peu l'oublier malgré tout même comme Retailleau qui aujourd'hui est en train d'être largement concurrencé par David Lysnard Retailleau lui disait avant même d'entrer au gouvernement tous ceux qui auront été de près ou de loin proches de la Macronie disparaîtront
alors on va en parler
parce que pardon Hubert mais vous disiez ça coûte à la droite alors pas toute la droite Bruno Retailleau prend deux points David Lysnard prend huit points dans
le palmarès de l'adhésion il va falloir qu'ils s'entendent c
'est la plus grosse hausse
mais il reste encalminé quand même à un niveau bas que ce soit l'un ou que ce soit l'autre avec une avance de Bruno Retailleau chez les sympathisants LLR mais juste pour le placer il se passe quelque chose du côté de David Lysnard ça
progresse chez
les sympathisants reconquête chez les français les plus aisés il mort sur un espace politique un peu plus large en revanche deux candidats les républicains pour cet espace politique c'est trop on voit que David Lysnard est un peu plus haut que Bruno Retailleau dans les intentions de vote dans les sondages qui ont été réalisés récemment donc il conquiert un espace politique un peu plus large reste à voir comment tout ça se transforme
est-ce qu'un peut ne peut pas vous citer
l'autre ou
alors comment ils font l
'alliance franchement moi je fais très très gaffe au palmarès des adhésions parce qu'on est quand même dans les émotions et Erwan est le mieux placé que nous tous pour savoir et ça les sondeurs je ne
sais
même pas comment vous faites pour continuer à sonder l'opinion on est dans un moment où les aiguilles bougent extrêmement vite vous avez l'émergence de David Lysnard moi ce qui m'intéresse
et de Raphaël Luxman et de
Raphaël Luxman
un tiers
de
l'électorat n'a pas
choisi sérieusement la seule chose qui m'intéresse c'est les intentions de vote c'est il est gentil il est sympa etc ça ne m'intéresse pas moi je regarde les intentions de vote c'est des dynamiques qu'on constate aussi non sur la bonne opinion c'est des dynamiques sinon vous prenez le baromatch vos concurrents IFOP Paris Match on s'en fout sur la bonne opinion pardon c
'est pas pour casser non non non mais
ce que je veux dire par là c'est que les opinions les bonnes opinions moi ce qui m'intéresse c'est les intentions de vote ce que je vois dans les intentions de vote et ça je vois vos baromètres mon cher Ewan je vois ceux de tous nos copains la seule chose que je vois c'est que vous avez vous avez Le Pen et Mélenchon qui sont encapsulés maintenant par le mouvement social il y en a
un
qui
a peut-être que Luxman et Philippe
vont se réveiller peut-être que Luxman et Philippe vont se réveiller mais c'est pas parce que oh il est sympa il a un joli costume il parle bien cet Édouard Philippe honnêtement en termes d'intention de vote vous n'avez un qui végète dans le ventre mou du classement 11-12 c'est Luxman et Édouard Philippe qui ne fait que dégringoler les escaliers soyez sympathiques allez on
va faire le code de popularité de l
'exécutif il nous reste
une
minute
Erwan record d'impopularité pour Emmanuel Macron
16% des français jusqu'il est un bon président il atteint le record d'impopularité sous la 5ème République qui était jusque-là détenue par François Hollande bien fait à titre de comparatif les scores planchés à l'Elysée de François Mitterrand Jacques Chirac Nicolas Sarkozy c'est minimum 30% ça montre qu'il y a vraiment une rupture très forte alors c'est pas les mêmes périodes il n
'y a
pas eu de cohabitation pour restructurer leur code de popularité
alors il faut François Hollande y
aille alors maintenant il
est en Bretagne aujourd
'hui là
il va
visiter le fond
Leclerc il va faire une interview
au télégramme
il va
visiter le
fond
Leclerc il va chez Armand Lux il va faire une signature à Capardet il
est en campagne
quoi sa promotion il est
en campagne est-ce qu'il peut sortir encore
du bois je ne sais pas est-ce qu'il peut sortir du bois on va voir en janvier pour le moment Raphaël Grouch ne s'effondre pas il faudrait une grande crise institutionnelle ou financière pour qu'il retrouve sa cap si vous voulez sa principale force c'est sa cap d'ancien président mais François Hollande il a ceci de particulier les gens adorent le voir n
'ont
pas trop envie de voter pour lui je crois allez on se retrouve Erwan on se retrouve dans 15 jours pour le baromètre préféré de François celui
sur les intentions de vote celui
-là
si vous
m'avez été glissman au niveau de Mélenchon je vous appelle Erwan on
verra
merci
à
tous de nous avoir suivis on se retrouve demain avec plaisir à bonnes journées
Public
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Société
Radio-Canada
Jean-Jacques Panunzi