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InterviewUgo Bernalicis· 15 mars 2018 9 minComplaisantActualité / polémiqueTransportsÉconomie & entreprisesInstitutions & électionsOutre-mer

Ugo Bernalicis prend la défense du service public et de la SNCF sur RFI.

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 40 %Attaque 40 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 92 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:00OuverteRéponse directe

    Le gouvernement présente une réforme du trafic ferroviaire avec suppression du statut de cheminot. Les Français y sont favorables, comment comptez-vous défendre la SNCF ?

  • 2:01OuverteRéponse directe

    Les sondages montrent que les Français associent le statut des cheminots à des privilèges. Comment répondez-vous à cette perception ?

  • 4:01OuverteRéponse partielle

    La réforme évoque une ouverture à la concurrence progressive. Est-ce rassurant pour les salariés ?

  • 6:01OuverteRéponse directe

    Les barrages hydroélectriques sont menacés par l'ouverture à la concurrence. Quelles conséquences pour le réseau électrique ?

  • 8:01OuverteRéponse directe

    Mayotte attend des résultats concrets sur l'immigration et la sécurité. Comment comprenez-vous l'exaspération des Mahorais ?

  • 10:01OuverteRéponse directe

    Un statut particulier pour Mayotte est évoqué. Êtes-vous favorable à cette idée ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:00Ugo BernalicisFait
    « les six bons jours le gouvernement a présenté hier en conseil des ministres le schéma de la réforme du trafic ferroviaire le recours aux ordonnances et confirmée de même que la transformation en société anonyme et la disparition du statut de cheminot pour les futurs recrutements »
  • 3:00Ugo BernalicisFait
    « quand on pose la question aux françaises et aux français sur le statut des cheminots le premier mot qui vient à l'esprit c'est le mot de privilèges »
  • 4:00Ugo BernalicisFait
    « la question est ce que c est ce qu on veut diminuer tous les droits acquis pour les uns et les autres afin qu'on ait plus aucun droit et que ce soit à la concurrence libre et non faussée sur le marché du travail »
  • 5:00Ugo BernalicisFait
    « l'ouverture à la concurrence devrait être je cite un maîtriser progressive et se faire dans le respect des spécificités régionales et des droits des salariés »
  • 6:00Ugo BernalicisFait
    « il faut que le sache les barrages hydroélectriques nous permettent de réguler le courant sur le réseau électrique »
  • 7:00Ugo BernalicisFait
    « si vous donnez aux mains du privé cette capacité à réguler finement le réseau vous leur donner un pouvoir de régulation ce réseau qui extrêmement fort »
  • 8:00Ugo BernalicisChiffre
    « il n'ya pas 1,8 milliard d'euros pour la sécurité il ya d'ailleurs quasiment 500 millions d'euros pour les infrastructures scolaires »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

bonjour le gouvernant les six bons jours le gouvernement a présenté hier en conseil des ministres le schéma de la réforme du trafic ferroviaire le recours aux ordonnances et confirmée de même que la transformation en société anonyme et la disparition du statut de cheminot pour les futurs recrutements si l'on en croit des sondages des français sont plutôt favorables à la suppression du statut des cheminots est ce que dans ces conditions il ne va pas être difficile d'avoir le soutien de l'opinion publique pour défendre les cf non mais je pense pas qu'il y ait de difficultés pour avoir des soutiens pour défendre la sncf que ce que veulent les gens c'est un service de qualité et si possible un service public de qualité je faut faire remarquer que quand on pose la question aux françaises et aux français sur le statut des cheminots le premier mot qui vient à l'esprit c'est le mot de privilèges parce qu'il ya une forme de matraquage permanent qui datent pas d'aujourd'hui ont d'ailleurs qui est qui qui remonte à au moins une bonne quinzaine d'années habitant des cheminots sont des privilégiés ils ont des privilèges et dans ce pays on n'aime pas les privilèges pire c'est historique c'est la révolution française qui nous l'a appris et les gens ont raison de ne pas aimer les privilèges mais est ce que ce sont des privilèges ce qu'on est et les cheminements je pense que ce sont des droits qu'ils ont acquis parce que ils font un métier difficile avec des horaires décalés avec des contraintes particulières et la question est ce que c est ce qu on veut diminuer tous les droits acquis pour les uns et les autres afin qu'on ait plus aucun droit et que ce soit à la concurrence libre et non faussée sur le marché du travail qu'on finisse par tous devenus des travailleurs pauvres ou est-ce que l'objectif c'est d'avoir des nouveaux droits pour toutes et tous moi je pense qu'il faut que tout le monde arrive à terme à avoir un statut aussi protecteur que celui de la sncf et encore une fois c'est pas le statut le plus protecteur du monde parce que sinon pourquoi la sncf aurait des difficultés pour recruter pourquoi le texte stipule que l'ouverture à la concurrence devrait être je cite un maîtriser progressive et se faire dans le respect des spécificités régionales et des droits des salariés est ce que vous voyez dans cette formule quelque chose de rassurant bon c'est du blabla il aurait pu terminer la phrase en disant tout ça pour libérer des énergies comme il aime à à nous le répéter on se moque du monde sait pas c'est pas sérieux toute façon à la fin qu'est ce qui va se passer c'est que vous aurez pas une amélioration du service probablement une dégradation du service et vous aurez juste le choix de choisir avec quel train vous voulez arriver en retard ça va être ça la finalité voire dans le pire des cas une augmentation du nombre d'accidents sur sur le rail et ça ça c'est vraiment problématique on voit l'exemple anglais quand même est riche d'enseignements en la matière vous avez défendu au mois de novembre l'assemblée nationale un amendement sur le droit à l'eau avant-hier 400 salariés de concessions hydrauliques ont manifesté devant le parlement européen à strasbourg pour protester contre le projet d'ouverture à la concurrence des barrages hydrauliques qui est donc aujourd'hui est exigée par la commission européenne quelles conséquences selon vous c'est très fort mais là il ya un élément qui est extrêmement important c'est que il faut que le sache les barrages hydroélectriques nous permettent de réguler le courant sur le réseau électrique et le réseau électrique doit être tout le temps à l'équilibré si vous avez trop de production ont pas à cette production toute l'électricité il n'y a plus d'électricité donc c'est terminé si vous donnez aux mains du privé cette capacité à réguler finement le réseau vous leur donner un pouvoir de régulation ce réseau qui extrêmement fort et qui leur permet de régler eux mêmes leurs propres prix à la hausse ou à la baisse ce qui s'est passé dans beaucoup de pays même aux états unis ou d'autres pays européens c'est qu'à la fin les producteurs privés privatiser joue de sa de cette capacité à mettre un pistolet sur la tempe de tout le monde a à dire ben voila si vous ne payez pas tel prix de toute façon demain il n'y a plus d'électricité ou tout à l'heure et plus des lectrices et surtout le réseau et donc on voit qu'on sort complètement de la notion de service public c'est extrêmement grave et à la fin en plus et il risque d'avoir un surcoût pour le pour le consommateur en termes d'électricité non c'est un bien commun il faut le conserver en tombe bien commun et on voit encore le diktat de l'union européenne comme sur la sncf qui nous explique ce qu'on devrait faire de bien dans notre pays dans là c'est pas l'intérêt général tout ça et de l'idéologie fumeuse qui va nous mener droit dans le mur aujourd'hui il ya déjà des opérateurs privés qui vendent de l'électricité en france et dans l'ensemble ils sont moins chers que l'opérateur historique edf qui ne s'appelle plus edf qui s'appelle angie me semble non il ya encore des cdf qui est devenu gdf suez qui devenu angie tu sais comme angie dont l'actionnaire majoritaire est toujours l'état et qui pourtant des lausannoises et dix opérateurs historiques départ pour rester un peu dans angie qui donc le l'état actionnaire majoritaire qui pourtant délocalise une partie de son activité notamment relation clientèle à l'étranger alors qu'il avait dit le contraire et qui en plus fait de l'optimisation pardon de l'évasion fiscale donc les opérateurs privés donc quitté les lieux sans se marcher il pour l'instant ils vendent moins cher mais pourquoi parce qu'on a obligé edf opérateur historique avant le plus cher dire qu'on a on a fait exprès on a organisé le fait que les autres soient moins chers pour pour susciter la concurrence parce que sinon elle serait pas venu parce que edf et est intervenu titres services publics à la base non c'est vraiment pas sérieux sur la question de l'énergie parce que de toute façon le réseau est de rester unique je viens de vous expliquer pourquoi et sur la production il faut qu'on revienne à un service public moi je suis pour revenir un peu le public national c'est dans le programme de l'avenir en commun c'est ce que propose la france insoumise et c'est la seule position raisonnable et rationnelle les barrages n'ont finalement pas été levées à mayotte les représentants du mouvement social attendent des résultats concrets est ce que vous comprenez l'exaspération des mahorais qui dénonce en particulier les migrations et ses conséquences en matière de sécurité moi je comprends tout à fait cette exaspération parce que ça fait partie mayotte de ces territoires souvent oubliés de la république et il n'y a pas que la question de l'immigration et de la sécurité mais elle est quand même très mise en avant tu as les traits mise en avant mais elle n'est pas la seule question quand vous avez les tous les maires de l'île qui vous expliquent ils leur faut 1,8 milliard d'euros de plans d'investissement il n'ya pas 1,8 milliard d'euros pour la sécurité il ya d'ailleurs quasiment 500 millions d'euros pour les infrastructures scolaires au moins la même somme pour la question de l'accès à l'eau potable il ya quand même des problèmes concrets aussi à régler autre que l'immigration et la sécurité parce qu' il faudrait pas qu'on croit qu'en envoyant des gendarmes et des policiers supplémentaires on aurait en aurait résolu le problème sur la question des visas on a aussi résolu le problème dans c'est un problème d'ensemble est folle résoudre dans son ensemble je pense qu'aujourd'hui les mahorais et mahoraises ont l'impression de ne pas avoir obtenu satisfaction sur l'essentiel de leurs revendications et c'est pour ça que le mouvement continue et ils ont raison et je les invitais à continuer est ce que vous êtes favorable à l'idée que la maternité est un statut particulier rappelle qu'il ya à peu près dix mille naissances par an ce qui en fait la première maternité de france certains disent peut-être même d'europe dont 40 % des enfants sont des enfants nés de mères étrangères alors on a parlé la ministre d outre-mer annick durand a parlé d'un statut d'extraterritorialité ça c'est une idée à laquelle vous pouvez souscrire jeu je pense tout ça serait un peu un peu du bricolage ya un problème immédiat de de milliers de jeunes deux mineurs qui sont qui sont sur sur l'île et dont on ne sait pas quoi faire qui sont dans les rues et qui génère effectivement de l'insécurité on va dire ça comme ça on a fait une proposition ou à la france atomise avec notre président jean luc mélenchon caf un excellent discours à la tribune sur le sujet en disant attendait la france c'est pas que mayotte c'est tout le territoire et ce qui ne serait pas en capacité d'accueillir tous les jeunes les jeunes gens qu'ils voudraient en métropole et de se les répartir pour pour aider mayotte de manière immédiate et prendre en charge ces jeunes qui aujourd'hui sont à la rue nous arrivons quasiment au terme de notre entretien ce que vous avez le sentiment ce matin d'être en face d'un représentant du parti médiatique qu'il serait sain et juste de haïr je ne crois pas avoir été en face de ce genre de deux représentants mais parce que le parti médiatique n'est pas le parti ya pas encore de parti unique encore une fois il encore des espaces de liberté de seconde dans les pôles enfants radio qu ils purent y avait dire les parties médiatique cercle offensive médiatique non parce que je rappelle tout de même que j'avais allusion à la phrase la meilleure il y en a un qui fait quand même 95 % qu'il détient à 95% des médias donc forcément il est réduit les traits dominants donc c'est un peu ça le sujet quand vous avez 9 milliardaire qui possède l'essentiel des médias il ya un parti médiatique defacto mai mais voilà ici je peux venir et expliqué qu' on a cette semaine une votation sur le nucléaire voilà je sais pas si je peux le faire dans d'autres médias je sais pas ce qu'on pourra en discuter ensemble bon ici on peut on peut se contredire et ça c'est très bien et vous m'avez pas invective et ce matin c'était très sympathique et très cordiale et c'est tant mieux merci le gouvernail 6 bonne journée