Lycéens, finances publiques, data center : Nicolas Forissier, le ministre du Commerce extérieur dans l’Indre
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 42 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:24OuverteRéponse partielle
Quel regard vous jetez sur ce mouvement lycéen et quelle réponse vous pouvez apporter ?
- 1:03RelanceRéponse partielle
Quand on n'a pas beaucoup de moyens au niveau de l'État, comment on fait pour répondre aux revendications ?
- 1:27RelanceRéponse directe
Professeur qui manque, ça fait quand même pas ?
- 2:28RelanceÉludée
Il n'y a pas une question de moyens quand même ? Les collectivités se plaignent de baisse de dotation.
- 2:37RelanceÉludée
Il n'y a plus de sous aujourd'hui ? Comment on fait ?
- 3:49OuverteRéponse partielle
Est-ce que vous comprenez les inquiétudes sur les conséquences environnementales du data center ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:29Invité politiqueFait
« ce qui choque au premier chef, c'est la violence, l'utilisation par certains, et notamment par certaines forces politiques, je pense à la France insoumise, du malaise lycéen qui par ailleurs s'exprime. »
- 0:42Invité politiqueFait
« Il y a un monde, mais c'est vrai pour chacun de ces jeunes, qui est hyper angoissant avec le défi climatique plus que jamais, on l'a vécu avec les canicules, avec la guerre à nos portes, le détroit d'Ormouz, l'incapacité à maîtriser le monde quelque part. »
- 2:45Invité politiqueChiffre
« si on a 160 milliards de déficit budgétaire de l'État pour le seul budget de l'État »
- 4:01Invité politiqueFait
« il est extrêmement raisonnable. Notamment en matière de gestion de l'eau, il y a encore des questions qui se posent et c'est normal qu'elles se posent et il faut y apporter des réponses. »
Temps de parole
- Nicolas Forissier80 %
- Présentateur15 %
- Présentateur 25 %
≈ 5,1 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Il
est 8h moins le quart, Nicolas Faurissier, ministre en charge du commerce extérieur, a été dans l'Indre pour visiter deux sites de production. Lui, il est révigeant à Clion-sur-Indre, l'usine de cheminée industrielle Bérins à Busuncet. Il répond à vos questions, Manon Klein. Bonjour Nicolas Faurissier. Bonjour. On va parler évidemment d'économie, mais peut-être un petit mot parce que ça fait plusieurs jours maintenant qu'on a un mouvement lycéen qui est très actif, notamment dans l'Indre. Quel regard vous jetez, vous, sur ce mouvement-là et quelle réponse vous pouvez apporter à ces jeunes ?
Évidemment, ce qui choque au premier chef, c'est la violence, l'utilisation par certains, et notamment par certaines forces politiques, je pense à la France insoumise, du malaise lycéen qui par ailleurs s'exprime. Et moi, je fais la différence entre les deux. Il y a un monde, mais c'est vrai pour chacun de ces jeunes, qui est hyper angoissant avec le défi climatique plus que jamais, on l'a vécu avec les canicules, avec la guerre à nos portes, le détroit d'Ormouz, l'incapacité à maîtriser le monde quelque part. Il y
a
des revendications, peut-être pour être quand même très concrets sur l'éducation, qui sont très précises. Quand on n
'a
pas beaucoup de moyens au niveau de l'État, comment on fait pour répondre à ça ?
Je vais vous répondre là-dessus, mais franchement, pendant deux semaines, trois semaines, les prémices de ce mouvement lycéen, c'était absolument pas des revendications sur les toilettes des lycées ou les dortoirs qu'il faut rénover, ou la durée des cours. C'était pas du tout ça.
Professeur qui manque, ça, ça fait quand même pas.
Oui, je suis d'accord avec vous, mais c'était d'abord, moi je pense que le plus important que ce qu'il faut entendre, c'est d'abord ce sentiment d'angoisse, et il faut qu
'on
soit capable d'y répondre collectivement. C'est clair qu'il y a des sujets qu'il faut entendre, qui sont devenus s'imposer dans ce débat au bout de 15 jours, qui sont très concrets, le remplacement des heures de cours où il n
'y a
pas de prof, les détails techniques, certains lycées qui ne sont pas encore rénovés. Mais je voudrais juste attirer votre attention sur le fait que le gouvernement s'occupe de l'enseignement, de l'éducation nationale. Effectivement, la question des remplacements de professeurs manquants, c'est vraiment du ressort du ministre. Il a annoncé un certain nombre de mesures d'urgence sur le sujet. Par contre, ce sont les régions, ou pour les collèges, les départements, qui sont en charge des bâtiments, de la vie matérielle, de l'organisation matérielle. Et de ce point de vue, je l'ai dit l'autre jour au président Bonneau, notre région d'ailleurs est pas mal placée.
Moi, je suis dans son opposition, mais quand les choses vont bien...
M. Bonneau, le président de la région. Voilà,
je lui ai dit l'autre jour, mais en fait, il y a eu un énorme travail d'investissement qui a été fait depuis 10 ans, 20 ans, 30 ans, depuis que ce sont les collectivités locales qui sont en charge des lycées, des collèges ou des écoles. Les écoles, c'est les mairies.
Il n'y
a
pas une question de moyens quand même. Là, vous parliez des collectivités. Elles se plaignent régulièrement depuis plusieurs années de baisse de dotation. Il n
'y
a plus de sous aujourd'hui ? Comment on fait ?
Il faut peut-être que tout le monde se pose la question. Parce que s'il n
'y
a pas d'argent aujourd'hui, si on a une crise de la dette qui est à nos portes, si on a un endettement beaucoup trop élevé, si on a 160 milliards de déficit budgétaire de l'État pour le seul budget de l'État, si on a des déficits de la Sécu et d'un certain nombre de branches de l'effort social français, c'est peut-être parce qu'on dépense un peu trop. Et donc, il faut se poser la question, et c'est tout l'enjeu du débat des élections présidentielles, de quelles réformes structurelles on fait, de comment on répartit l'effort, avec quel esprit de justice on répartit l'effort. Ce ne
sont
pas toujours les mêmes qui doivent payer. Il y a peut-être des évolutions dans notre débat qui vont permettre, je l'espère en tout cas, d'avoir des solutions. Mais ça va demander, je vous le signale quand même, beaucoup de courage et d'honnêteté intellectuelle de la part des candidats, quels qu'ils soient. Il va falloir faire des choix, il va falloir dire où on économise, comment on le fait, et comment on fait en sorte que cet effort collectif qu'on doit réaliser ensemble puisse être juste. Mais moi, je vous dis ça parce que je pense qu
'il
n
'y a
pas le courage. Je le dis depuis très longtemps à titre personnel, y compris dans ma famille politique. Il n
'y a
pas le courage nécessaire pour dire la vérité.
Une dernière question sur un projet économique local qui est important, de création d'un data center sur la zone 2 ans. Il
y a
une manifestation d'opposants qui est prévue samedi, vous le savez peut-être. Est-ce que vous comprenez les inquiétudes qu'ils peuvent avoir sur les conséquences sur l'environnement de ce projet-là ? Est-ce que les deux sont incompatibles
? D'abord, je pense que ce projet-là, en particulier en matière d'environnement, selon les informations que j'ai et à ce stade, il est extrêmement raisonnable. Notamment en matière de gestion de l'eau, il y a encore des questions qui se posent et c'est normal qu'elles se posent et il faut y apporter des réponses.
C
'est la responsabilité de l'entreprise Google qui porte ce projet. Après, moi, par principe, je ne ferme jamais la porte. Ou alors, ça veut dire qu
'on
n'aurait jamais eu le train à Châteauroux à une époque. Parce que c'était un peu... Non, mais je schématise un peu, mais c'était un peu le même genre de crainte qui pouvait s'exprimer quand on remonte à deux siècles en arrière, quand le chemin de fer a commencé à arriver. Donc, je pense qu'il faut prendre le temps de la réflexion, de l'interrogation, des enquêtes publiques, du dialogue. Et au final, on verra si oui ou non les réponses aux questions, encore une fois, légitimes, notamment en matière d'environnement. Je pense au réchauffement de l'environnement sur le périmètre d'Osan, par exemple, qui est une question qui se pose et pour laquelle, personnellement, je n
'ai
pas de réponse. Quand on aura des réponses, qu'elles soient positives ou qu'elles soient négatives, ça nous permettra de juger. Mais on ne peut pas, comment dire, sous la pression, là encore, de certains idéologues qui sont ceux de la décroissance, qui refusent le progrès, qui refusent de regarder le monde tel qu'il est, tel qu'il évolue, on ne peut pas fermer la porte systématiquement. Moi, je suis sidéré de voir qu'il y
a
des gens qui disent par principe non. Mais dans le reste du monde, ils ne nous attendent pas. Encore une fois, je suis peut-être mieux placé que d'autres pour en parler,
parce
que moi, je suis le témoin et à la fois le porteur du drapeau français dans plein de pays, et notamment des pays comme la Chine, comme les États-Unis, mais aussi d'autres, des pays, y compris africains, qui se développent à toute vitesse, des pays du Moyen-Orient, qui vont beaucoup plus vite que nous. Nous, on serait bloqués par, au fond, une espèce d'idéologie de la décroissance qui hurle plus fort que les autres et qui, ne serait-ce que, comment dire, au démarrage d'un dossier comme ça, qui va empêcher le débat, par principe. Non, il faut au moins qu'il
y
ait un débat,
il
faut au moins qu'on étudie le projet et après, on tranchera.
Merci beaucoup, Nicolas Faurissier. Bonne journée.
Merci à vous. Ma donc, la interview, arrêt écouter un podcast sur le site et l
'application ici.
Nicolas Forissier