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Discours / meetingUnion Populaire Républicaine· 16 février 2020 15 minAutoproduitActualité / polémiqueInstitutions & électionsEurope & internationalÉconomie & entreprises

Le véritable enjeu des élections municipales 2020

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:27Invité politiqueFait
    « les élections municipales, de toute éternité, ont toujours été utilisées par le gouvernement et par les observateurs comme un moyen de connaître l'état de l'opinion publique face au pouvoir. »
  • 2:06Invité politiqueFait
    « Ne doutez pas un instant que si ce maire fait un bon score, le soir du premier tour, les médias utiliseront, notamment en Seine-Saint-Denis... Et ailleurs. Faut multiplier ce cas par des dizaines et des dizaines. »
  • 2:46Invité politiqueFait
    « Les médias diront : « En fait, les Français soutiennent l'action de Macron et sont favorables au régime des retraites ». »
  • 3:30Invité politiqueFait
    « Nous avons déjà des villes importantes où nous avons bouclé la liste, comme par exemple à La Courneuve, en Seine-Saint-Denis, comme à Nantes, comme à Bordeaux, comme à Antibes »
  • 4:11Invité politiqueFait
    « si nos candidats font des scores qui sortent très nettement, au-dessus, des scores auxquels nous sommes habitués, tous les journalistes, tous les commentateurs, tous les responsables politiques et tous les Français qui s'intéressent à la politique noteront que notre mouvement est en croissance rapide. »
  • 5:34Invité politiqueFait
    « Les sénateurs ne sont pas élus par l'ensemble des citoyens français. Ils sont élus par ce que l'on appelle des grands électeurs : des députés, des sénateurs, des conseillers régionaux, des conseillers départementaux, mais également des maires et des conseillers municipaux. »
  • 6:13Invité politiqueChiffre
    « pour lancer l'article 68 de destitution de Macron, il faut qu'il y ait au minimum 58 députés d'un côté et (35) sénateurs de l'autre qui le fassent. »
  • 6:51Invité politiqueFait
    « si vous votez par inadvertance pour un candidat qui est un candidat En marche ou LR ou PS ou EELV, etc., qui refusent d'ores et déjà de soutenir la destitution de Macron, comme d'ailleurs refusent de lancer la procédure le FN ou la FI, ou le PCF, eh bien on n'y arrivera pas. »
  • 7:34Invité politiquePromesse
    « Ils essaieront d'élire des sénateurs (NDLR : pour) la promesse de lancer la procédure de destitution de Macron. »
  • 8:19Invité politiqueFait
    « il y a un article qui permet au Parlement réuni en Congrès à Versailles de modifier la Constitution sans consulter les Français. »
  • 9:04Invité politiqueFait
    « S'abstenir n'a jamais rien changé, parce que si au lieu d'avoir 40% d'abstention, il y a 50% d'abstention, ça ne change strictement rien. »
  • 10:24Invité politiqueFait
    « il faut des listes à parité exacte hommes/femmes et que, statistiquement, les femmes sont un peu plus réticentes que les hommes à s'engager en politique »
  • 12:35Invité politiqueFait
    « Nous appliquons les 30 recommandations de l'association anti-corruption Anticor. C'est-à-dire notamment pas plus de 2 mandats électifs. »
  • 13:18Invité politiquePromesse
    « s'il y a 8% des électeurs, dans telle ou telle commune, qui se mobilisent sur une question qui leur tient à cœur, formulent une question et vont déposer leur signature en mairie en soutenant cette demande, eh bien les maires UPR, si nous avons des maires UPR, ils mettront en œuvre le référendum demandé par la population »

Temps de parole

  • François Asselineau100 %

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François Asselineau

Mes chers compatriotes. Je voudrais vous parler des élections municipales à venir, les 15 et 22 mars prochains, et attirer votre attention sur l'importance spécifique que vous devez y porter. Tous les médias actuels : la presse, les grandes radios et les grandes télévisions, parlent peu de ces élections municipales à venir.

Et quand elles en parlent, elles réduisent ces élections à des enjeux strictement locaux, comme si ces élections n'avaient pour seul but que d'élire une nouvelle municipalité ou de reconduire la municipalité sortante, et comme si l'alpha et l'oméga des problèmes posés dans les villes, c'était savoir est-ce que l'on allait mettre une coulée verte ici, un nouveau tramway là, réfection des offices de HLM ici, santé publique dans les écoles là, etc. Je ne nie pas que ce soient des sujets importants au niveau local.

Néanmoins, je voudrais attirer votre attention sur le fait que les élections municipales, de toute éternité, ont toujours été utilisées par le gouvernement et par les observateurs comme un moyen de connaître l'état de l'opinion publique face au pouvoir. C'est ce que l'on appelle des élections de mi-mandat : pendant un mandat. Donc ne doutez pas que le soir du 15 mars, du premier tour, les observateurs, les journalistes vont regarder à la loupe le résultat des candidats de En marche. Même les candidats qui se cachent actuellement... Parce que la plupart des candidats de En marche se cachent derrière des listes dites listes citoyennes, listes de rassemblement, listes...

Par exemple, j'ai vu à Rosny-sous-Bois : liste des Rosnéens. En réalité, à Rosny-sous-Bois, le maire sortant est un maire LR qui est passé à En marche qui est soutenu par l'UDI. Donc ce maire est soutenu par LR, En marche et l'UDI. C'est en fait le candidat Macron. Mais ça n'est marqué nulle part sur ses tracts, nulle part sur sa profession de foi. Et des électeurs peuvent se laisser berner en pensant que c'est une élection purement locale. Mais ne doutez pas un instant que dans cette ville qui dépasse largement les 10 000 habitants, où il y a à peu près quelque chose comme une trentaine de milliers d'électeurs – je crois –...

Ne doutez pas un instant que si ce maire fait un bon score, le soir du premier tour, les médias utiliseront, notamment en Seine-Saint-Denis... Et ailleurs. Faut multiplier ce cas par des dizaines et des dizaines. Les médias diront : « En fait, les Français soutiennent l'action de Macron et sont favorables au régime des retraites ». Donc la première raison pour laquelle vous devez vous mobiliser, c'est que vous n'êtes pas les maîtres de l'analyse politique qui sera faite de votre vote après le scrutin, le soir du premier tour.

Donc si vous voulez envoyer un message cinglant de protestation à Macron, surtout, mobilisez-vous, et mobilisez-vous pour voter pour un candidat anti-Macron, et en particulier dans les villes de plus de 9 000 habitants, où nous avons des listes. Ce qui est assez difficile, puisque au moment où je parle, donc le 9 février 2020... Nous avons déjà des villes importantes où nous avons bouclé la liste, comme par exemple à La Courneuve, en Seine-Saint-Denis, comme à Nantes, comme à Bordeaux, comme à Antibes, et des villes où on est en train de boucler la liste, comme à Nancy, comme à Rosny-sous-Bois, comme à Montgeron, comme à Saint-Maur-des-Fossés, etc.

Donc dans toutes ces villes – on vous tiendra la liste définitive lorsque les listes auront été déposées –, mobilisez-vous encore davantage, puisque non seulement nous sommes des candidats d'opposition, mais nous sommes le seul opposant à proposer – entre autres choses – la sortie de l'UE. Si nos candidats font des scores qui sortent très nettement, au-dessus, des scores auxquels nous sommes habitués, tous les journalistes, tous les commentateurs, tous les responsables politiques et tous les Français qui s'intéressent à la politique noteront que notre mouvement est en croissance rapide. C'est la raison pour laquelle j'appelle toutes celles et tous ceux qui m'écoutent à se mobiliser !

Les élections municipales, c'est également des élections importantes parce que si vous votez massivement pour nos candidats UPR, eh bien à ce moment-là, il y en aura une leçon politique. Mais ça n'est pas la seule raison. Il y a une deuxième raison pour laquelle il faut faire attention au vote pour des élections municipales : une raison dont les médias ne vous parlent jamais, quand elles réduisent ce vote à un scrutin purement local, sans enjeu national. Cette deuxième raison, c'est que le maire et un certain nombre de conseillers municipaux sont ensuite des électeurs, des grands électeurs pour les élections sénatoriales. Alors c'est un système un peu compliqué.

Les sénateurs ne sont pas élus par l'ensemble des citoyens français. Ils sont élus par ce que l'on appelle des grands électeurs : des députés, des sénateurs, des conseillers régionaux, des conseillers départementaux, mais également des maires et des conseillers municipaux. Le nombre de (conseillers municipaux qui ont le droit de vote) pour les élections sénatoriales dépend de la taille de la commune. Ce n'est pas nécessairement tous les conseillers municipaux. Il y a des délégués qui sont élus, alors en fonction de la taille, du nombre d'habitants. Mais pour les communes de plus de 9 000 habitants, là, tous les conseillers municipaux ont le droit de vote pour les élections sénatoriales.

Alors pourquoi c'est important ? Parce que les sénateurs, c'est ce qu'on appelle la haute assemblée. Ils contribuent à voter ou à rejeter les projets de loi gouvernementaux. Vous savez que lorsqu'il y a un conflit entre l'Assemblée nationale, avec les députés, le Sénat, avec les sénateurs, il y a des allers-retours. On appelle ça la navette. Et en définitive, c'est l'Assemblée nationale qui tranche en dernier ressort. Donc les élections sénatoriales sont un peu moins importantes que les élections à l'Assemblée nationale, puisque c'est quand même, au bout du compte, la majorité à l'Assemblée nationale qui l'emporte. Néanmoins, néanmoins, les sénateurs ont un véritable pouvoir.

Ils ont le pouvoir par exemple de participer au lancement de la procédure de destitution du président de la République. Je rappelle que pour lancer l'article 68 de destitution de Macron, il faut qu'il y ait au minimum 58 députés d'un côté et (35) sénateurs de l'autre qui le fassent. En d'autres termes, si vous votez par inadvertance pour un candidat qui est un candidat En marche ou LR ou PS ou EELV, etc., qui refusent d'ores et déjà de soutenir la destitution de Macron, comme d'ailleurs refusent de lancer la procédure le FN ou la FI, ou le PCF, eh bien on n'y arrivera pas. Si vous vous mobilisez pour les listes UPR à travers la France, nous aurons des conseillers municipaux...

Si nous dépassons un certain pourcentage, par exemple 10%, eh bien nos conseillers municipaux éliront ensuite... Ils essaieront d'élire des sénateurs (NDLR : pour) la promesse de lancer la procédure de destitution de Macron. Ça n'est pas le seul pouvoir dont disposent les sénateurs. Ils ont également un pouvoir très important lors des réformes de la Constitution. La Constitution, actuellement, est réformée soit par référendum auprès du peuple français... Et nous, nous estimons, à l'UPR, que ce devrait être le seul moyen de réformer la Constitution. C'est de demander par référendum son avis, son accord au peuple français.

Mais dans notre Constitution actuelle, il y a un article qui permet au Parlement réuni en Congrès à Versailles de modifier la Constitution sans consulter les Français. Ce que l'on appelle le Parlement réuni à Versailles, c'est les sénateurs et les députés : l'Assemblée nationale et le Sénat. Donc les élections sénatoriales sont également importantes. Et puis j'ajouterai encore un dernier mot sur les maires. Les maires, ils ont le pouvoir de parrainage d'un candidat à l'élection présidentielle. Voilà. Je voulais vous dire tout cela pour vous dire que les élections municipales sont un véritable enjeu politique, et donc pour vous appeler d'ores et déjà à en parler autour de vous.

Et je m'adresse ici aux gens qui ne s'intéressent pas forcément de près à la situation politique. Je m'adresse ici aux gens qui tombent dans le panneau de s'abstenir, en pensant que ça va faire changer les choses. Non, non, non, non, non. S'abstenir n'a jamais rien changé, parce que si au lieu d'avoir 40% d'abstention, il y a 50% d'abstention, ça ne change strictement rien. Quand bien même aurait-on 80% d'abstention, ça ne changerait rien au résultat des élections. Ce qui changerait en revanche, c'est si, là où nous présentons des listes, nous avons un score qui méduse les observateurs par la poussée que ça représente pour notre parti politique. Donc le message est clair.

Mobilisez-vous d'ores et déjà pour ces élections municipales à venir ! Prévoyez bien d'aller voter ! Demandez à votre entourage d'aller voter là où nous aurons des listes, c'est-à-dire – il faut le reconnaître – dans pas un très grand nombre de villes de plus de 10 000 habitants, parce que nous avons dans un certain nombre de cas des difficultés à boucler les listes. Et c'est là-dessus que je voudrais terminer. Je m'adresse ici à toutes celles et tous ceux qui me font confiance, qui font confiance à l'UPR. Nous avons des villes où nous n'arrivons pas encore à boucler la liste, parce que les listes, il faut avoir parfois un nombre très important de conseillers municipaux.

Alors dans des très grandes villes, on a beaucoup d'adhérents, donc on peut y arriver plus facilement – paradoxalement – que dans des villes moyennes où on n'a pas toujours beaucoup d'adhérents et où le nombre demandé pour les conseillers municipaux est important. Et donc nous avons des candidats qui finissent par se désespérer d'y parvenir. L'exercice est d'autant plus difficile qu'il faut des listes à parité exacte hommes/femmes et que, statistiquement, les femmes sont un peu plus réticentes que les hommes à s'engager en politique, à s'engager sur une liste. Et puis il y a encore un phénomène.

C'est que s'afficher comme étant à l'UPR, comme étant en faveur du Frexit, même malgré les progrès accomplis, reste quand même, pour un certain nombre de personnes, quelque chose qui n'est pas forcément facile à faire valoir – paraît-il – auprès de leur employeur ou de leurs amis. Mais moi, je m'adresse à vous, qui êtes derrière votre écran. Il faut absolument aider l'UPR à boucler ses listes là où nous présentons des listes et là où on a des difficultés. Je pense à la ville de Brest. Je pense à Saint-Denis, en Seine-Saint-Denis. Je pense au Mans, dans la Sarthe. Je pense à Cannes. Je pense à Nice. Je pense à Montpellier. Je pense : dans plusieurs villes du nord de la France.

Je pense à ces différentes villes. Également à Cergy dans le Val-d'Oise. Cette liste que l'on va tenir à jour sur notre site internet et sur nos pages Facebook... Je vous demande, si vous habitez dans ces villes, de vous mobiliser et de donner votre accord pour figurer sur la liste. Et si vous n'habitez pas dans ces villes, peut-être avez-vous des amis, de la famille, des copains, des gens que vous connaissez qui soient sympathisants, qui pourraient être intéressés. Incitez-les à être sur nos listes. Voilà. Et maintenant, la campagne pour les municipales a commencé.

J'ai eu l'occasion de dire, dans une autre vidéo, que sur le terrain, nous sommes souvent très bien accueillis, parce que le Brexit intéresse de plus en plus. Et je conclurai là-dessus. Les élections municipales – je l'ai dit au cours de cet entretien – ont un enjeu local et un enjeu national. L'enjeu local... Notamment, comme vous le savez, nous sommes le seul parti politique qui prenons l'engagement que tous les candidats, et pas seulement la tête de liste, ont un casier judiciaire vierge : le fameux bulletin n°3, que l'on peut obtenir sur Internet. Nous appliquons les 30 recommandations de l'association anti-corruption Anticor. C'est-à-dire notamment pas plus de 2 mandats électifs.

C'est-à-dire également baisser les rémunérations des élus lorsqu'elles sont trop importantes. Pas toujours. Mais dans certains cas, elles sont trop importantes. C'est-à-dire également une transparence parfaite dans les attributions des logements sociaux ou des emplois municipaux. Je vous renvoie aux recommandations de l'association Anticor. Nous avons également pris l'engagement des référendums d'initiative (locale).

C'est-à-dire que s'il y a 8% des électeurs, dans telle ou telle commune, qui se mobilisent sur une question qui leur tient à cœur, formulent une question et vont déposer leur signature en mairie en soutenant cette demande, eh bien les maires UPR, si nous avons des maires UPR, ils mettront en œuvre le référendum demandé par la population et ils en appliqueront le résultat. C'est ce qu'on appelle un référendum d'initiative locale, qui est une préfiguration du référendum d'initiative populaire que nous voulons mener. Il y a bien d'autres choses dans les programmes locaux, qui dépendent évidemment de telle ou telle ville. Je vous renvoie aux candidats de chacune de ces villes.

Mais il y a aussi un élément de politique nationale. Cet élément de politique nationale, c'est que nous sommes connus comme étant le parti du Frexit. Et donc en votant pour les listes UPR, vous votez pour un parti qui demande et qui exige désormais un référendum auprès des Français pour ou contre le Frexit. C'est tout l'enjeu des élections municipales. Je vous invite à y réfléchir et à vous mobiliser. Voter pour l'UPR là où nous présentons des candidats, c'est dire non à l'Europe de Macron, c'est dire non à Macron et dire non à l'UE qui est en train de détruire la France. Vive la République et vive la France.