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InterviewRassemblement National (sur YouTube)· 19 octobre 2026 23 minAutoproduitActualité / polémiqueBudget & impôtsImmigration & asileEurope & internationalInstitutions & élections

SÉBASTIEN CHENU est l'invité du GRAND JURY de RTL !

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 45 %Attaque 40 %Défensif 15 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 95 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:52RelanceRéponse directe

    Est-ce que vous avez encore un problème de sérieux budgétaire au Rassemblement National ?

  • 1:33RelanceRéponse directe

    Sur les faits, par exemple sur la fraude à la TVA, comment vous faites ?

  • 2:20RelanceRéponse directe

    Comment vous faites ? Concrètement, il n'y a aucun perdant dans vos calculs ?

  • 2:43RelanceRéponse directe

    Est-ce que ça ne relève pas par moment un peu d'économie magique ?

  • 3:28OuverteRéponse directe

    Il y a deux aspects. Le programme présidentiel pour les cinq ans à venir et le budget de l'année prochaine.

  • 3:59RelanceRéponse directe

    Sur les conséquences pratiques, on les a rarement.

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:46PrésentateurFait
    « Si je devais résumer leur conclusion, c'est que votre projet est presque fantaisiste à leurs yeux. »
  • 1:02InvitéFait
    « Terranova, qui est la machine à penser du Parti Socialiste, a effectivement un problème de crédibilité. »
  • 1:38InvitéChiffre
    « Vous espérez récupérer plus d'argent que le montant de toute la fraude estimée. Donc 18 milliards d'euros récupérés et on évalue ça, toute la fraude à 12 milliards. »
  • 1:48InvitéChiffre
    « La fraude estimée, c'est 26 milliards d'euros. On compte en récupérer 18 milliards. »
  • 2:20PrésentateurChiffre
    « Les économies et les gains dans votre budget, c'est par exemple 29 milliards grâce à l'immigration, 33 milliards sur les dépenses de l'État, 20 milliards d'euros d'économies sur la santé, 20 milliards d'économies imposées aux communes et aux intercommunalités. »
  • 3:48InvitéPromesse
    « Nous avons fait un effort important qui est celui de faire baisser la dépense publique de 140 milliards d'euros à l'horizon 2032. »
  • 4:41InvitéChiffre
    « Vous avez vu que par exemple, la masse salariale de l'État, dans le budget de Lecornu, elle augmente de 0,2%. »
  • 5:15InvitéChiffre
    « Les dépenses, les recettes de 27 milliards. »
  • 7:15InvitéChiffre
    « Le fait de mettre la borne d'âge à 60 ou 62 ans avec 40 ou 42 annuités, ça a un coût, nous l'avons estimé, à 9 milliards d'euros. »
  • 7:30InvitéChiffre
    « Il y a un déficit des retraites, aujourd'hui, qui est important, qui est évalué à peu près à 10 milliards d'euros. »
  • 10:03InvitéFait
    « I want my money back, c'était ce que disait Margaret Thatcher il y a combien de temps ? »
  • 18:01InvitéFait
    « L'article 11, le peuple français peut réviser sa Constitution. »
  • 19:51InvitéFait
    « Les présidents de la République, on a cité le général De Gaulle par deux fois, ont utilisé l'article 11 pour réformer la Constitution. »

Temps de parole

  • Invité69 %
  • Présentateur20 %
  • ?5 %
  • Invité 23 %
  • Invité 33 %

≈ 14,3 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:08
Présentateur

Le Grand Jury, présenté par Olivier Bost. Sébastien Chenu, vice-président du Rassemblement National, député du Nord et vice-président de l'Assemblée Nationale, est notre invité. Stéphane Vernet pour Ouest France et Steve Jourdain pour Public Sénat sont à mes côtés pour vous interroger.

0:26
Locuteur

Le

0:26
Présentateur

Grand Jury, la bataille des idées. Sébastien Chenu, deux think tanks et plusieurs économistes ont épluché le projet de budget que vous avez présenté la semaine dernière.

0:35
Locuteur

C

0:35
Présentateur

'est un budget pour les cinq ans qui viennent. Il s'agit de l'Institut de l'entreprise notamment de Terranova. Si je devais résumer leur conclusion, c'est que votre projet est presque fantaisiste à leurs yeux. Sur les 140 milliards d'euros d'économie espérés, ce ne serait selon eux au mieux quelques milliards. Est-ce que vous avez encore un problème de sérieux budgétaire au Rassemblement National ?

0:56
Invité

Non, mais je pense par exemple que Terranova, qui est la machine à penser du Parti Socialiste, a effectivement un problème de crédibilité. Je voulais que Terranova nous accuse. On n'attendait pas un satisfait site d'un think tank qui est si marqué à gauche et si opposant du Rassemblement National. Je note que le journal The Economist, qui n'est pas un ami du Rassemblement National, a en revanche par exemple, voyez-vous, très bien accueilli les mesures proposées par Marine Le Pen. Vous voyez, il y a quand même peut-être plus à dire que cela.

1:33
Locuteur

Mais sur

1:33
Invité

les faits, dans Sébastien Chenu, qu'on comprenne bien pour ceux qui nous écoutent, par exemple, sur la fraude à la TVA, vous espérez récupérer plus d'argent que le montant de toute la fraude estimée. Donc 18 milliards d'euros récupérés et on évalue ça, toute la fraude à 12 milliards. Comment vous faites ? Est-ce qu'il y

1:47
Locuteur

a

1:47
Invité

une potion magique ? La fraude estimée, c'est 26 milliards d'euros. On compte en récupérer 18 milliards. La réalité, c'est que nous allons appliquer un dispositif qui est celui que nous connaissons en Belgique, c'est-à-dire la TVA à la source. C'est-à-dire que vous avez des entreprises qui parfois sont des entreprises éphémères qui échappent à la TVA. Vous avez tous un certain nombre de dispositifs. Et donc nous, nous avons regardé comment nous pouvions évidemment récupérer cette TVA, qui est la ressource la plus dynamique d'ailleurs de l'État. Et nous sommes d'ailleurs en dessous de ce que nous pouvons

2:19
Présentateur

récupérer. Les économies et les gains dans votre budget, c'est par exemple 29 milliards grâce à l'immigration, 33 milliards sur les dépenses de l'État, 20 milliards d'euros d'économies sur la santé, 20 milliards d'économies imposées aux communes et aux intercommunalités. Comment vous faites ? Concrètement, il n'y a aucun perdant dans vos calculs, parce que tous ces montants sont quand même extrêmement importants. Est-ce que ça ne relève pas par moment un peu d'économie magique ? Non, je vais vous

2:45
Invité

expliquer. D'abord, ce contre-budget, c'est la première marche. C'est-à-dire que ce n'est pas le programme de Marine Open, c'est la première marche dans le débat budgétaire auquel nous faisons face aujourd'hui. Je note aussi quand même... C'est pour les cinq ans à venir. Oui,

2:57
Locuteur

oui.

2:57
Invité

Mais je note quand même pour l'anecdote que nous sommes les seuls à faire l'effort de présenter un contre-budget. Je n

3:02
Locuteur

'ai

3:02
Invité

pas vu M. Philippe d'ailleurs, qui donne toujours des leçons au monde entier, faire l'effort de présenter un

3:08
Locuteur

contre-budget. Non, mais

3:10
Invité

ils

3:10
Locuteur

ont fait

3:10
Invité

des propositions ici et là. D'ailleurs, ils ne siègent pas. Ils ont chiffré

3:15
Locuteur

l'ensemble

3:16
Invité

de leurs économies. Ils ne siègent pas. Ils ne viennent pas défendre pendant les débats budgétaires. Vous pouvez contrôler tout ça. Il n

3:21
Locuteur

'y

3:21
Invité

a pas un macroniste, pas un LR pour aujourd'hui défendre ce qui est encore leur

3:25
Locuteur

budget. Ça, c'est sûr. Il y a

3:28
Présentateur

deux aspects.

3:28
Locuteur

Il

3:28
Présentateur

ne

3:29
Locuteur

faut

3:29
Présentateur

pas les mélanger. Il y a effectivement le programme présidentiel pour

3:32
Locuteur

les cinq ans à venir.

3:32
Présentateur

C'est

3:33
Locuteur

la première

3:33
Invité

marche.

3:34
Locuteur

Et il y a le budget de l'année prochaine. On va y revenir. Nous

3:35
Invité

mettons cet objectif sous quoi ? Sous une règle d'or. Avec un objectif d'une règle d'or que Marine Le Pen proposera au vote des Français par référendum. Nous avons fait un effort important qui est celui de faire baisser la dépense publique de 140 milliards d'euros à l'horizon 2032. Ça, ce sont les objectifs. Comment on y arrive ? Ici, en tous les cas, pour le contre-budget, nous y arrivons avec trois types de mesures. Vous avez énoncé des chiffres. J'y reviens. D'abord,

3:59
Locuteur

c

3:59
Invité

'est 62 milliards de baisse de dépenses. L'État dépensera moins avec les propositions que nous faisons. C'est-à-dire que nous allons rationaliser un certain nombre de dépenses, faire baisser des dépenses, vous en avez parlé, sur l'immigration ou la contribution à l'Union européenne. Ce sont des mesures très différentes de ce que le gouvernement Lecornu présente, puisqu'il ne propose

4:18
Locuteur

pas par exemple...

4:20
Présentateur

Si

4:20
Locuteur

vous me laissez développer, je vais vous expliquer les trois

4:23
Présentateur

volets. Sur les conséquences pratiques, on les a rarement.

4:26
Locuteur

C

4:26
Présentateur

'est-à

4:26
Locuteur

-dire

4:26
Présentateur

que par exemple, quand vous baissez le budget des communes,

4:29
Locuteur

c'est les écoles

4:30
Présentateur

derrière, par exemple. J

4:30
Invité

'y viens. Mais je voudrais vous expliquer comment on

4:33
Locuteur

arrive à ça.

4:34
Invité

D'abord, des baisses de dépenses. L'État va moins dépenser avec nous dans certains secteurs, là où il dépense beaucoup. Vous avez vu que par exemple, la masse salariale de l'État, dans le budget de Lecornu, elle augmente de 0,2%. Donc on fait moins de dépenses dans un certain nombre de secteurs. On organise différemment la fiscalité. Vous allez avoir une fiscalité différente. C

4:52
Locuteur

'est

4:52
Invité

-à

4:52
Locuteur

-dire

4:52
Invité

que vous allez avoir plus de fiscalité dans certains domaines. L'éolien, notre impôt sur la fortune financière. Donc ça, effectivement, c'est là aussi 53 milliards de fiscalité qui vont rentrer.

5:03
Locuteur

Mais

5:03
Invité

nous avons aussi... Pardon. 26 milliards de fiscalité qui vont rentrer. Mais nous avons des baisses de fiscalité de l'autre côté. C'est-à-dire qu'on fait sauter un certain nombre d'impôts de production. Donc tout ça s'équilibre et on a une baisse de fiscalité au total. Les dépenses, les recettes de 27 milliards. C'est le deuxième volet. Et puis le troisième, ce sont ce qu'on appelle des droits nouveaux. Parce qu'en fait, il ne s'agit pas de faire uniquement des économies. Si vous faites uniquement des économies... D'abord, on n

5:24
Locuteur

'est

5:24
Invité

pas besoin d'hommes politiques. Vous demandez à un comptable de Bercy, la liste des économies à faire, il vous passe le coup de rabot. C'est ce qu'ils font. Mais si vous faites uniquement des économies, vous avez des effets récessifs.

5:34
Locuteur

Ce qui est intéressant, c'est de

5:34
Présentateur

se dire 140 milliards d'euros d'économies, ce qui est

5:36
Locuteur

extrêmement important. A l'horizon

5:37
Présentateur

2032. Effectivement, dans les cinq ans qui viennent. Et aucun Français, vous écoutez, quasiment ne ressentira le moindre effet de ces économies.

5:44
Locuteur

Ah mais

5:44
Invité

si, il y aura des efforts à faire. Il y

5:45
Locuteur

a

5:45
Invité

des efforts qui vont être faits. Mais d'abord, peut-être, effectivement, prioritairement par ceux qui peuvent les faire. D'abord, effectivement, le coût de l'immigration, vous l'avez dit, il est important. Je ne vois dans aucun budget depuis dix ans d'Emmanuel Macron, mais probablement dans les précédents, d'efforts demandés sur l'immigration. Donc oui,

6:02
Locuteur

c

6:02
Invité

'est effectivement important. Sur l'Union européenne, je ne vois jamais... Qui d'autre vous mettrait à contribution parmi... L'Union européenne... Parmi les Français. C'est juste sur

6:09
Locuteur

l'immigration. Non, sur l'immigration, oui. La contribution de l'Union européenne.

6:13
Invité

Non, il y a effectivement... Je vous ai parlé, par exemple, de l'impôt sur la fortune financière. Il toucherait, selon nos projections, 1% des Français. À qui nous allons, 1% des Français, demander de contribuer différemment, en tous les cas, davantage, à travers cet impôt sur la fortune financière. Mais c'est important des Français. Mais ce sont quand même des Français à qui nous allons demander. Nous avons... Il y a des structures. On a beaucoup parlé des agences, mais il

6:36
Locuteur

y a

6:36
Invité

aussi des associations. Par exemple, on considérerait qu'elles ne sont pas d'intérêt général. Et nous considérerions que l'État n'a donc pas à les subventionner. C'est beaucoup d'économies aussi. Regardez ce qu'a dit d'ailleurs l'économiste Marc

6:46
Locuteur

Toiti. Dans le

6:47
Présentateur

gros des dépenses, aujourd'hui, notamment des dépenses sociales, il y a les retraites. Marine Le Pen annoncera sa réforme des retraites dans un mois. Est-ce que ça veut dire que ça ne sera plus la réforme de 2022, c'est-à-dire départ à 60 et 62 ans ? Si, parce

6:58
Invité

que c'est une réforme de société. Ce n

7:00
Locuteur

'est

7:00
Invité

pas une réforme paramétrique, ce qu'on propose. On ne propose pas de bidouiller des paramètres, parce qu'en fait, quand vous jouez à ça, vous êtes sans arrêt obligés de faire bouger le curseur et de le reculer. Donc nous, c'est une réforme de société. Une réforme de société, on assume le fait qu'elle ait un coût. Bien sûr qu'elle ait un coût. Le fait de mettre la borne d'âge à 60 ou 62 ans avec 40 ou 42 annuités, ça a un coût, nous l'avons estimé, à 9 milliards d'euros. C

7:23
Locuteur

'est 35

7:23
Invité

milliards selon... Alors, selon Terranova, ça va être 50

7:26
Locuteur

milliards. Non, il n'y a pas que Terranova qui est... Et puis, il

7:30
Invité

y a un déficit des retraites, aujourd'hui, qui est important, qui est évalué à peu près à 10 milliards d'euros. Vous avez remarqué d'ailleurs que dans les propositions de nos adversaires, si tentées qu'elles soient... Parce que la mesure, par exemple, Édouard Philippe, 45 annuités et 65 ans, on ne sait pas non plus comment c'est financé. Personne ne lui pose la question. Vous

7:48
Présentateur

avez une particularité, c'est que les gens vont travailler moins et c'est censé rééquilibrer le système. Ça, ça interroge...

7:55
Invité

Marine Le Pen va annoncer un certain nombre de mesures qui vont réparer le système actuel. Parce que dans le système actuel, vous avez un certain nombre d'angles morts qui coûtent très cher aux Français. Elle va les annoncer le 17 novembre et vous aurez effectivement toutes les réponses. Mais le modèle que nous avons,

8:09
Locuteur

c'est toujours le même. L'idée générale, c'est

8:10
Présentateur

que ceux qui ont commencé à travailler tard vont travailler plus longtemps.

8:12
Invité

Le modèle est toujours le même, mais il repose sur plusieurs options. Le modèle, donc, c'est 40 annuités pour partir à partir de 60 ans quand vous avez commencé à travailler avant 20 ans et ensuite, 42 annuités pour partir à partir de 62 ans au-delà de ça. Mais ça repose aussi sur quoi ? De la productivité, de l'activité, une relance de la natalité. Oui, nous considérons...

8:32
Locuteur

C'est pour ça que tout à l'heure, je vous disais... Il

8:34
Invité

y a beaucoup de conditions, quand même. Oui,

8:35
Locuteur

mais

8:35
Invité

enfin, c'est un changement, là aussi,

8:37
Locuteur

d'orientation politique. C'est un des reproches sur votre budget. Non,

8:39
Invité

mais tout à

8:39
Locuteur

l

8:39
Invité

'heure, je vous ai dit, nos mesures, ce ne sont pas uniquement des mesures d'économie, parce que sinon, nous serons dans une projection qui serait simplement récessive de l'économie. C'est des mesures de relance de la croissance. Quand on veut abaisser les impôts de production, quand on veut améliorer le pacte d'Utreil, ce sont des mesures qui vont nous faire rentrer de l'IS, de l'impôt sur les sociétés, davantage. Ce sont des mesures de relance de la croissance, on en a vu sur

9:03
Locuteur

le logement, on en voit sur les transports.

9:05
Invité

Si toutes ces conditions ne sont pas remplies, qu

9:07
Locuteur

'est-ce qui

9:07
Invité

va se passer quand vous serez au pouvoir, si vous êtes au pouvoir ? Mais monsieur, ce que nous proposons, c'est un autre modèle économique. Ça fait 30 ans qu'on est dans les mêmes logiques, qui sont désormais des logiques qui coûtent très cher aux Français, qui n'ont pas de résultats, qui sont inégales, et qui amènent le système à s'écrouler. Donc, permettez qu'on puisse tenter autre chose, qu'on puisse projeter un modèle qui crée de la croissance, parce que nous,

9:28
Locuteur

nous

9:28
Invité

croyons qu'avec ce que nous proposons, la croissance peut repartir, nous pouvons protéger notre économie, qui désentête le pays, parce que c'est la règle d'or que Marine Le Pen propose aux Français, c'est pour désendetter le pays. Donc oui, on ne va pas faire comme les autres. Ça, c'est sûr, on ne va pas faire comme

9:42
Présentateur

les autres. Alors, à ce sujet-là, vous voulez réduire la contribution de la France au budget de l'Europe. Marine Le Pen s'est rendue à Bruxelles cette semaine pour engager un bras de fer pour réduire cette contribution. Alors, même vos alliés européens dans le groupe Patriot ne semblent pas vous suivre pour nous autoriser à tailler dans notre contribution. Comment vous allez y arriver ?

10:01
Invité

Mais, I want my money back, c'était ce que disait Margaret Thatcher il y a combien de temps ? Je ne

10:05
Locuteur

sais

10:05
Invité

plus, c'était en 84, il

10:07
Locuteur

y

10:07
Invité

a 40 ans. Nous voulons récupérer... Ça, c

10:09
Présentateur

'est fini, et

10:10
Invité

les Anglais sont partis et ont

10:12
Locuteur

quitté l'Europe.

10:13
Invité

Voilà,

10:13
Locuteur

mais

10:13
Invité

ça veut dire que nous aussi, nous voulons récupérer une partie de notre argent. Nous comprenons qu'il faille contribuer... Il

10:19
Locuteur

faut que les autres

10:19
Invité

soient

10:20
Locuteur

d'accord. Oui, mais enfin, les

10:21
Invité

autres sont d'accord, mais ils ont fait

10:24
Locuteur

vivre... Pour l'instant, ils n'ont pas d'accord. Aucun

10:26
Invité

autre pays de l'Union Européenne ne sera d'accord. Si, monsieur, ils ont fait vivre un système... Pour que la France réduise d'un tiers sa contribution. Je vais vous expliquer. Ils ont d'abord, avant de parler même de la contribution, on va parler des rabais. Il y

10:35
Locuteur

a

10:35
Invité

un système qui s'appelle les rabais.

10:36
Locuteur

Et moi, j'ai regardé... Vous

10:37
Invité

demandez un rabais ? Nous commençons par ça. Ce système opaque qui permet...

10:43
Locuteur

4

10:43
Invité

milliards et demi d'euros, c'est ça ? Ce

10:44
Locuteur

qui

10:44
Invité

permet, en tous les cas, d'obtenir un certain nombre de rabais. À la hauteur, vous avez dit 4 milliards d'euros, c'est ça ?

10:50
Locuteur

En

10:50
Invité

tous les cas, l'Allemagne, c'est 3,6 milliards d'euros qu'ils ont. Et l'Allemagne est un État auquel on se compare souvent. Ce système des rabais n'a jamais été demandé par Emmanuel Macron.

11:00
Locuteur

C

11:00
Invité

'est un bras de fer, mais c'est un bras de fer...

11:02
Locuteur

Un

11:02
Invité

rabais et une baisse décidée

11:04
Locuteur

de manière générale de la contribution de la France obligée de l

11:06
Invité

'Union Européenne, c

11:07
Locuteur

'est pas du tout la même chose.

11:08
Invité

C'est pour ça que je vous dis... On va déjà commencer par obtenir des rabais. On va commencer par essayer de récupérer notre

11:13
Locuteur

avance. Et puis, effectivement... Est-ce qu'on

11:14
Présentateur

vous dit que le budget pour les agriculteurs, la PAC, baisse ?

11:18
Locuteur

Mais je

11:19
Invité

connais, je connais évidemment ce chantage qui dit tout de suite « Ah, mais alors vous aurez moins pour la PAC ?

11:23
Locuteur

»

11:23
Invité

Non, monsieur, nous allons vous demander et nous n'allons plus valider le fait que la Commission Européenne s'approprie des compétences coûteuses sans l'avis, l'autorisation des États, notamment fondateurs, qui la composent.

11:36
Locuteur

C

11:36
Invité

'est-à-dire que l'Union Européenne qui s'approprie des compétences ou qui continue, et ça coûte très cher, à négocier des traités de préadhésion. L'État français, qui est un des cofondateurs de l'Union Européenne, ne va pas être d'accord si c'est nous. Donc voyez-vous, il va falloir repenser les choses. Et c'est aussi un bras de fer qu'il faut mener. Mais tout est une question de bras de fer et de rapports de force. Dans la vie,

11:57
Locuteur

tout est une question

11:57
Invité

de rapports de force. Nous l'assumons au bénéfice des Français. Je vous le dis, les pays qui aujourd'hui bénéficient de rappel ne sont pas liés par les critères de Maastricht. Parfois, elles ne sont même pas dans la zone euro. Et donc, par conséquent, je ne vois pas pourquoi la France ne pourrait pas bénéficier de rabais ou de conditions positives pour son budget.

12:13
Présentateur

Sébastien Cheney, on va parler à présent, ça concerne toute l'Europe, c'est l'Ukraine et la Russie. D'abord, avec quelques questions des lecteurs qu'on ne vous a pas posées tout à l'heure. Stéphane Bernet. Des questions de deux lecteurs

12:23
Invité

différents. René de Dolle-de-Bretagne en Île-et-Vilaine et Jean-Yves de R220 dans le Morbihan. Donc, si le Rassemblement national prend le pouvoir, ferez-vous ami, ami avec la Russie ? Nous demandent René. Pouvez-vous être clair là-dessus ? Et Jean-Yves donc dit pourquoi soutenez-vous Poutine qui veut la fin de notre démocratie pour l'argent ? Demande-t-il. Bon, alors, le bon ne soutient pas Poutine et il n

12:45
Locuteur

'y

12:45
Invité

a pas d'amis dans les relations internationales.

12:46
Locuteur

C'est comme ça que vous

12:47
Invité

êtes perçu. Non, mais il

12:47
Locuteur

n'y a

12:47
Invité

pas d'amis dans les relations internationales. Je vous le dis, il y

12:49
Locuteur

a

12:49
Invité

des alliés. Les alliés peuvent parfois être des amis, peuvent parfois être des concurrents et peuvent parfois être dans un certain nombre de domaine des adversaires. Donc, il n'y a pas d'amis dans les relations internationales. Les États ont des relations entre elles, entre eux. C'était le général de Gaulle d'ailleurs qui l'avait formalisé ainsi. Donc, les États...

13:04
Présentateur

Mais parfois, il y

13:04
Locuteur

a

13:04
Présentateur

des décisions qui peuvent être favorables à des pays, qu'ils soient amis ou pas amis. Par exemple, quand vous dites que vous allez arrêter d'aider l'Ukraine, Marine Le Pen l'a confirmé dans une interview cette semaine. Elle a même dit qu'elle a précisé qu'elle appliquerait un délai de six mois. D'ailleurs, pourquoi ce délai ? Parce qu'on a

13:20
Invité

un budget à boucler. Parce que nous considérons qu'effectivement, la France qui a contribué jusqu'à présent à 27 milliards d'euros quand même d'argent français pour aider l'Ukraine a pris sa part.

13:33
Locuteur

Ce n'était pas

13:33
Invité

de l'argent direct, mais il y avait une partie d'emprunt européenne. D'accord. Mais vous avez des aides directes, vous avez des aides financières, vous avez aussi des aides matérielles, vous avez des prêts, vous avez effectivement... Enfin, tout ça, c'est de l'argent des Français. Nous avons pris notre part à peu près d'ailleurs au même niveau que d'autres pays. Je pense par exemple à l'Espagne.

13:46
Locuteur

Vladimir Zelensky a répondu à

13:47
Présentateur

Marine Le Pen dans le Financial Times. Il l'a dit, elle ne maîtrise pas bien certains détails. L'expérience de notre armée sur le plan technologique est très importante pour nos partenaires et l'industrie française ne peut qu'y gagner grâce à ces technologies, cette coopération et cette coproduction. Vous ignorez aussi cet aspect de la coopération avec l'Ukraine.

14:05
Locuteur

Est

14:05
Présentateur

-ce qu'elle peut nous apporter ou pas ? Non mais

14:06
Locuteur

l'Ukraine a

14:08
Invité

bénéficié de l'aide militaire de la France à travers des

14:11
Locuteur

dons

14:12
Invité

d'armes, à travers des ventes d'armes et à travers aussi du don de carburant.

14:17
Présentateur

Si demain on récupère l'expertise notamment en matière de drones pour se protéger, ce n

14:20
Locuteur

'est

14:20
Présentateur

pas intéressant ?

14:21
Locuteur

Non,

14:22
Invité

aujourd'hui la priorité n'est pas celle-ci. Je le dis parce qu'on le dit assez peu, en 2024, nous avons fait des dons de plus de 200 tonnes de carburant à l'Ukraine. Je pense que ça doit aussi être su par les Français. L'OCDE, je rappelle aussi, nous dit, et on doit y être attentifs, que l'Ukraine est un État très corrompu. Donc si vous voulez, moi

14:43
Locuteur

je veux bien que...

14:44
Invité

Est-ce que ça veut dire dans votre raisonnement qu'importe si l'Ukraine tombe ? Non, ça ne veut pas dire ça. Non, parce que je le redis avec beaucoup de force. La Russie est à l'État... Ça peut être une conséquence si on arrête de les aider. Mais je vais vous expliquer pourquoi. Parce qu'en fait, arrêter une aide financière à l'Ukraine, ce n

14:59
Locuteur

'est

14:59
Invité

pas ne rien faire. D'abord, la Russie est l'État agresseur. La Russie est l'État qui se comporte mal vis-à-vis de l'Ukraine depuis le premier jour. Je ne peux pas être plus clair que cela.

15:12
Présentateur

On n'a pas d'ennemis mais on peut envoyer des signaux. Vous disiez, on n'a pas

15:14
Invité

d'ennemis. Oui,

15:15
Locuteur

mais

15:15
Invité

nous avons voté les sanctions à la Russie. Non, ce n

15:21
Locuteur

'est

15:21
Invité

pas vrai. Vous êtes abstenu sur la résolution de soutien à l'Ukraine l'année dernière.

15:24
Locuteur

Vous

15:24
Invité

êtes abstenu. Mais parce que quand elles ont des conséquences pour le budget français, c'est-à-dire pour les agriculteurs français, par exemple, on parlait tout à

15:30
Locuteur

l

15:30
Invité

'heure des agriculteurs, on ne

15:31
Locuteur

va

15:31
Invité

pas se tirer des balles dans le pied. En revanche, ne pas soutenir financièrement l'Ukraine ou ne plus la soutenir à terme financièrement, ça ne veut pas dire ne rien faire.

15:38
Locuteur

Alors, très concrètement,

15:39
Invité

il y

15:39
Locuteur

a

15:39
Invité

des choses très concrètes. Les avions Rafale qui doivent arriver en Ukraine, on les annule si vous arrivez au pouvoir ? Il y en a 16 qui doivent arriver en Ukraine.

15:48
Locuteur

Est

15:48
Invité

-ce que vous les annulez si

15:49
Locuteur

vous arrivez au pouvoir ? Marine Le Pen a

15:49
Invité

indiqué que les engagements de la France seraient tenus en ce qui concerne le matériel

15:53
Locuteur

militaire, l'aide

15:55
Invité

humanitaire. Le matériel militaire, l'aide humanitaire, Marine Le Pen l'a dit, sera tenue. Mais je dis simplement arrêter l'aide financière, ce n'est pas arrêter d'aider l'Ukraine. C

16:06
Locuteur

'est très

16:06
Invité

à l'écart des négociations. J'ai regardé la dernière fois que la France, il n'y a pas eu de convention trilatérale depuis très longtemps. La dernière fois que la France a regardé passer les trains sans intervenir, c'était cette année. Je crois que c'était à New York et puis c'était à Miami auparavant lorsque les États-Unis ont pris en main un certain nombre de négociations. Moi,

16:27
Locuteur

ce

16:27
Invité

que je souhaite, c'est que la France prenne des initiatives de paix. Parce qu'en fait, c'est toujours pareil. Cette guerre, où elle s'arrête parce qu'à un moment,

16:36
Locuteur

on

16:36
Invité

est capable de mettre les belligérants, les co-belligérants autour d'une table pour aller vers un accord de paix qui restera déterminé au bénéfice de l'Ukraine et par l'Ukraine. Ou alors, c'est la guerre de 100 ans et on n'en sortira jamais. Nous, on n

16:48
Locuteur

'a

16:48
Invité

pas les moyens de financer la guerre de 100 ans. C'est tout ce que nous disons. Et ne pas dire cela à M. Zelensky, c'est lui mentir, en réalité.

17:01
Locuteur

Je

17:02
Présentateur

vous donne juste une information qui vient de tomber avant de parler de l'élection présidentielle. Emmanuel Macron s'adressera ce soir aux Français à 20 heures après les violences et le chaos que nous avons décrit en début d'émission tout à l'heure. Une question sur la présidentielle à venir. Marine Le Pen veut modifier la Constitution par référendum, vous l'avez évoqué tout à l'heure, pour changer les règles sur l'immigration et notamment interdire le voile dans la rue. Richard Ferrand, le président du Conseil constitutionnel, a dit que ce n'était pas possible. Vouloir réformer la Constitution par l'article 11, cela n'existe pas. Est-ce que ça veut dire donc que vous passerez en force

17:39
Locuteur

? Je

17:40
Invité

dis d'abord à M. Ferrand de lire la Constitution. Ce serait bien pour le président du Conseil constitutionnel qu'il se réfère à l'article 3. Il explique que c'est assez simple,

17:47
Locuteur

que ce n'est pas très compliqué. C'est pas très compliqué. Je suis étonné que M.

17:51
Invité

Ferrand

17:52
Locuteur

ne le

17:53
Invité

comprenne pas. L'article 3, la souveraineté nationale appartient aux Français ou à ses représentants et à aucune autre fraction de ceux-ci. L'article 11, le peuple français peut réviser sa Constitution. Article 5, c'est le président de la République qui est garant de tout cela. Et donc, si nous

18:09
Locuteur

disons ça...

18:09
Invité

Le président est garant de la

18:10
Locuteur

Constitution. Oui, le président veille au respect de la Constitution. Mais est-ce qu'il peut violer la

18:13
Présentateur

Constitution ?

18:13
Invité

Non, il veille à son respect. Donc il ne la viole pas,

18:15
Locuteur

il veille à son respect. Mais est-ce que c'est la respectée en utilisant un article qui ne prévoit pas la

18:18
Invité

réforme de la Constitution ? C'est ce qu'a fait le général de Gaulle. Et je suis étonné que M. Ferrand s'oppose, avant même d'avoir été saisi en tant que président du Conseil constitutionnel, à une proposition d'une candidate à l'élection présidentielle en donnant un avis. Je crois qu'il se met dans une fonction ou dans un rôle qui n'est pas le sien. Et en ce cas, il ne peut plus présider le Conseil constitutionnel. Parce qu'à partir du moment où il dit qu'il s'opposera à une

18:43
Locuteur

décision d'une

18:43
Invité

présidente qui serait élue... l'étude amovible, est-ce que vous pouvez appeler à

18:48
Locuteur

sa

18:48
Invité

démission ? Il s'opposerait donc à la décision d'une présidente élue qui est tout simplement qui appliquera la même jurisprudence que celle qu'avait utilisé

18:56
Locuteur

le général de

18:57
Invité

Gaulle par deux

18:57
Locuteur

fois.

18:58
Présentateur

Marine Le Pen avait déjà demandé la tête de Jean-Louis Debré, elle avait critiqué Laurent Fabius et maintenant la tête de Richard Ferrand. Est-ce que vous avez un problème avec le Conseil constitutionnel en soi, cette institution

19:08
Locuteur

?

19:08
Présentateur

Ces

19:09
Invité

présidents ont souvent été des gens extrêmement politisés, extrêmement hostiles au Rassemblement national et ils sont souvent sortis de leur rôle, c'était le cas de Jean-Louis Debré, très hostile au Rassemblement national qui est sorti de son rôle, mais ce qu'on a vu année après année, c'est un Conseil constitutionnel mais ça a depuis 1971 qui s'arroge un certain nombre, qui grignote un certain nombre de pouvoirs, de prébandes, la dernière étant l'une des dernières,

19:28
Locuteur

c'était en 2010. Ce qui veut dire qu

19:29
Invité

'une fois au pouvoir, qu'est-ce que vous faites du Conseil constitutionnel ? Mais nous le conservons, le Conseil constitutionnel est évidemment un des piliers de notre démocratie, mais nous appelons son président actuel à sortir de son rôle de militant socialiste pour être un vrai président de Conseil constitutionnel et tout simplement prendre acte qu'effectivement, les présidents de la République, on a cité le général De Gaulle par deux fois, ont utilisé l'article 11 pour réformer la Constitution et donc par conséquent, si l'un l'a fait, d'autres peuvent le faire. Il ne faut pas tordre la Constitution ou utiliser le Conseil constitutionnel pour mener des batailles partisanes.

C'est ce que Marine Le Pen dit à Richard Ferrand. Quand on est membre du Conseil constitutionnel, on n

20:10
Locuteur

'est

20:10
Invité

plus membre du Parti socialiste. Une

20:11
Présentateur

question sur le financement de la campagne présidentielle pour le Rassemblement national. Le président de la Commission nationale des comptes de campagne a confirmé sur RTL cette semaine que vous pouviez faire appel à des prêts de particuliers par l'intermédiaire du parti. Est-ce que ça veut dire que vous n'avez plus de problème de financement puisque c'est quelque

20:25
Locuteur

chose que vous avez déjà fait dans le passé ? J

20:26
Invité

'attendrais que tout ça soit

20:28
Locuteur

officialisé. Ça

20:29
Invité

veut dire qu'effectivement,

20:30
Locuteur

on

20:30
Invité

ne pourra, comme d'habitude, de toute façon,

20:32
Locuteur

ne compter plus sur

20:33
Invité

nous-mêmes pour financer notre campagne, ce que nous avons fait d'ailleurs longtemps. Mais le vrai problème, d'ailleurs, M. Ferrand devrait

20:40
Locuteur

s

20:42
Invité

'en émouvoir que dans une démocratie, le premier parti politique, le premier groupe parlementaire à l'Assemblée nationale, au Parlement européen, donné comme possiblement, comme l'un des vainqueurs possibles d'élections présidentielles, ne puisse pas financer sa campagne présidentielle, est un problème dans une démocratie. On attendait la fameuse banque de la démocratie. Le Rassemblement national étant le premier parti de France, c'est aussi le parti qui touche le plus d'argent public

21:05
Locuteur

par an. C'est

21:06
Invité

la démocratie, c'est encore... Mais tout à fait.

21:08
Locuteur

C'est pas un cadeau.

21:08
Invité

Non, mais tout à fait. Au titre du financement public des partis, mais 15 millions, ça devrait vous permettre de pouvoir assumer une campagne présidentielle avec vos propres moyens. Mais un parti politique, c'est aussi la vie tout au long de l'année. C'est pas uniquement une campagne électorale. Donc nous, effectivement, nous allons compter sur nous-mêmes, sur nos propres forces.

Mais dans une démocratie, qu'un parti politique soit privé d'accès aux banques, au secteur bancaire, avec des pressions politiques souvent multiples et variées, d'ailleurs qui n'ont pas besoin parfois même d'être exprimées puisque tous ces gens-là sont copains entre eux et n'ont pas du tout envie de passer pour ceux qui donnent le coup de main au Rassemblement national. Alors que c'est pas un coup de main qu

21:45
Locuteur

'on

21:45
Invité

demande. C'est le même traitement qu'à tous les autres. Parce que tous les autres, ils ont aussi du financement public et ils ont accès aux prêts bancaires français.

21:53
Présentateur

Jordan Bardella s'est rendu au Salon de l'Auto vendredi. Il a été interpellé par quelques personnes qui lui ont dit qu'il était antisémite. Est-ce que vous craignez que ces accusations le poursuivent longtemps ?

22:03
Locuteur

Non,

22:03
Invité

je crois pas. Et d'ailleurs, je crois que Jordan Bardella a déposé des plaintes. Moi, je n'ai jamais cru une seconde à ses propos. J'ai toujours pensé qu'il y

22:12
Locuteur

avait

22:12
Invité

une espèce de

22:12
Locuteur

mystification. Je n'ai

22:14
Invité

même pas eu à lui demander. Je connais Jordan Bardella depuis assez longtemps maintenant. Je l

22:17
Locuteur

'ai

22:17
Invité

vu arriver avec Florian Philippot et je n'ai jamais ni douté, ni imaginé que tout ça puisse être vrai. Et d'ailleurs, je crois que ces mystifications, ces manipulations de Mediapart se retournent un peu contre

22:28
Locuteur

eux.

22:28
Invité

Sur

22:28
Locuteur

quoi

22:28
Invité

vous vous basez pour parler de mystification ? D'abord, sur... Vous

22:32
Locuteur

avez des preuves

22:32
Invité

de quelque chose ? Sur l'histoire de Mediapart. En

22:36
Locuteur

l'occurrence, en l'espèce.

22:36
Invité

Oui, d'accord. Mais enfin, rappelez-vous la fameuse lettre de Syrie dans le procès Sarkozy qui n

22:42
Locuteur

'a

22:42
Invité

jamais été réellement authentifiée. En l

22:44
Locuteur

'espèce, vous n'avez

22:45
Invité

aucune preuve. Voilà. Non, mais il

22:46
Locuteur

n

22:46
Invité

'y avait pas de preuve ni dans un sens ni dans un autre. Mais en tout cas, ça a été un élément à charge. Rappelez-vous, ça c'était avant Mediapart, Edoui Plenel qui avait mis en cause Dominique Baudis et qui avait ruiné sa carrière d'homme public alors qu'il n'était pas mis en cause dans l'affaire Allègre. Rappelez-vous la haine que nous porte Mediapart. Donc, je ne leur donne pas beaucoup de crédit. Merci

23:03
Locuteur

beaucoup,

23:04
Présentateur

Sébastien

23:05
Locuteur

Cheney,

23:05
Présentateur

invité de ce grand jury. Je vous rappelle l'information qui est tombée en cours de route. Le président Emmanuel Macron s'exprimera ce soir à 20h après les violences hier un peu partout en France.