"La Dordogne n'est épargnée par aucun risque climatique", la préfecture teste le dispositif d'alerte aux populations
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 85 %Défensif 15 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:23OuverteRéponse directe
Pourquoi vous faites cet exercice ? Qu'est-ce que vous regardez ?
- 0:42OuverteRéponse directe
Ça apporte quoi de plus ce message d'alerte ? Quelles conséquences sur le terrain ?
- 1:07OuverteRéponse directe
Dans le cas de l'exercice ce matin, quels gestes donneriez-vous ?
- 1:39OuverteRéponse directe
C'est quoi les menaces principales en Dordogne de crise, notamment climatique ?
- 2:10OuverteRéponse directe
Est-ce que la préfecture, l'État, a plus de protocoles qu'avant pour faire face à ces crises ?
- 2:35OuverteRéponse directe
Vous avez des exemples de ces outils qui sont utilisés ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:51PrésentateurFait
« Nous l'avons vu cet été, on a aussi les épisodes caniculaires, les sécheresses. »
- 1:55PrésentateurFait
« Vous l'avez vu, je n'étais pas encore là, j'ai eu de la chance, mais vous l'avez vu au mois de février, les inondations. »
- 4:32PrésentateurChiffre
« Nous avons déplacé quasiment 200 000 personnes et que, dans ces opérations, il n'y a eu aucun blessé, aucun mort. »
Temps de parole
- Présentateur63 %
- Présentateur 230 %
- Présentateur 35 %
≈ 10,2 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Vous écoutez ICI Périgord, c'est ICI Matin jusqu'à 9h et un message qui apparaît sur les téléphones portables. C'est un exercice de sécurité civile tout à l'heure en Périgord Vert dans le cadre de la journée nationale de la résilience. Journée spéciale sur ICI Périgord. On en parle avec le directeur de cabinet de la préfecture qui est votre invité, Louis de Bergevin. Bonjour
Robin
Armand. Bonjour Louis. Donc les habitants de Brantome et Alentour vont recevoir ce message d'alerte sur leur téléphone. Pourquoi vous faites cet exercice ? Qu'est-ce que vous regardez
?
Le but c'est que dans le cadre de la gestion de crise, l'information précocement délivrée est clé. Aujourd'hui le dispositif FR Alert nous permet de livrer cette information au plus près des citoyens et de façon immédiate.
Et
ces quelques minutes sont très précieuses. Des épisodes de vent volant, on en a déjà vécu en Dordogne. Ça apporte quoi de plus ce message d'alerte ? Qu
'est
-ce que c'est les conséquences que vous voyez sur le terrain quand vous l'envoyez
? Alors
il n
'a
pas encore été utilisé
dans la situation réelle en Dordogne. Par contre, ce que
l'on anticipe dans la gestion de crise, c'est la diffusion de
l
'information. Donc on peut donner les premières consignes de gestes,
de
réflexes à suivre, les premiers comportements à adopter. Et ça nous permet de savoir aussi, de transmettre aussi à la population les premières actions que l'État met en place. Par exemple, dans le cas de l'exercice ce matin, ce serait quoi les gestes que vous donneriez ? Dans le cadre d'un épisode de vie en volant, par exemple, on va inviter les gens à rester chez eux. C'est un réflexe de base, mais qui peut sauver des vies et aider les gens. Typiquement, dans les vies en volant, on peut avoir des gens coincés sur les routes à cause de chutes d'arbres. Ce sont des gens que l'on doit sauver en plus de gérer l'épisode de vent violent. Et donc c'est quelque chose de très difficile.
Donc si on peut d'ores et déjà dire aux gens, abritez-vous, ne restez pas sous des arbres, restez dans votre voiture si vous êtes déjà dehors ou restez à l'intérieur, c'est quelque chose de très précieux. C'est quoi les menaces principales en Dordogne de crise, notamment climatique
? Aujourd
'hui, vous vous en doutez probablement, on est très exposé aux feux de forêt. C'est quelque chose qui va venir de plus en plus souvent. Nous l'avons vu cet été, on a aussi les épisodes caniculaires, les sécheresses. Vous l'avez vu, je n'étais pas encore là, j'ai eu de la chance, mais vous l'avez vu au mois de février, les inondations. Donc la Dordogne, en réalité, n
'est
épargnée par aucun risque climatique. Nous recouvrons l'ensemble du spercle climatique, sans compter tous les risques d'ordre technologique, d'ordre sismique, etc. Alors il y a ce dispositif FR Alert. Est-ce que la préfecture, l'État, a plus de protocoles qu'avant pour faire face à ces crises ? Bien sûr. Aujourd'hui, le système de sécurité civile français est rodé par des années d'expérience. Il fonctionne très bien. La préfecture, à ce titre, dispose de processus et d'outils de plus en plus performants. Aujourd'hui, l'État, face à la gestion de crise et à l'anticipation de la crise, est de plus en plus performant. Vous avez des exemples de ces outils qui sont utilisés
?
Évidemment. Sans parler des outils de planification sur lesquels nous sommes aujourd'hui, sur un plan communal de sauvegarde et un plan intercommunal de sauvegarde en l'occurrence. L'État dispose de moyens d'accompagnement, dispose de moyens de transmission de l'alerte. On parle de SAIP, qui est complémentaire de FR Alert. SAIP, c 'est quoi ? SAIP,
c
'est un système d'information, l'ancêtre si je puis dire, toujours complémentaire de FR Alert, qui permet, grâce à une plateforme, de diffuser l'information assez largement et de façon assez localisée aussi, à travers des SMS, la presse, puisque nous sommes conventionnés avec ICI Périgord au niveau de l'État, de Radio France. Mais donc,
on
a un système de diffusion de l'alerte qui marche très bien. En effet, ICI Périgord peut être un relais. Vous pouvez, j'allais dire, faire appel à l'antenne d'ICI Périgord pour diffuser de
l
'information en cas de crise ? Comment ça se passe, ça ? Alors, généralement, nous venons vers vous avec les messages clés et vous répondez souvent présents. J'ai par ailleurs eu l'occasion de déjà faire des matinales ici. On a eu l'occasion avec les canicules de cet été où j'ai plusieurs fois été présent sur votre antenne. Ça nous permet de diffuser de l'information. Alors là, je l'ai fait en personne, mais très souvent, c'est des messages que nous vous passons et que vous relayez directement auprès de vos auditeurs. On est prêt aujourd'hui en Dordogne à faire face à des grosses crises, j'allais dire, qui sortiraient de l'ordinaire au-delà de ce qu'on a vécu ces dernières années
? Oui,
je pense. On n'est jamais totalement prêt face à l'année attendue. C'est le principe de l'anticipation. Mais aujourd'hui, l'État a déposé tous les outils et toutes les bonnes âmes, si je puis dire, pour gérer les crises en Dordogne. Aujourd'hui,
nous
avons, cette année typiquement,
nous
avons eu des crises très bien gérées, je pense, tant au niveau des inondations que de la canicule, que des feux de forêt. Justement, sur les
feux
de forêt, ce qu'on a vu en Gironde cet été, avec des évacuations de population sur la seule route qui restait au nord du bassin d'Arcachon, par exemple, on a eu l'impression parfois que l'État était un peu dépassé par ce qui se passait. Qu'est-ce qu'on en a retenu ? On en a retenu des choses de ça ? Moi, j'en retiens une seule chose, c'est que nous avons déplacé quasiment 200 000 personnes et que, dans ces opérations, il n'y a eu aucun blessé, aucun mort. Alors, effectivement, il y
a
des dégâts. C'est un incendie à méga-feu que nous avons connu. Mais je crois que l'État, s'il a pu paraître parfois déstabilisé, ne l'a pas été des masses. Dans toutes les crises qu'on a connues en Dordogne récemment, il n
'y a
pas eu non plus chez nous de morts, pas de blessés ou de... Enfin, en tout cas, pas de morts, pas de dégâts trop importants au niveau humain. Ça a pu être le cas dans d'autres départements, sur des tempêtes. C'est parce qu'on a eu de la chance ou c'est parce qu'on avait mis en place ce qu'il fallait ? Le facteur chance joue toujours. Il y a trois facteurs.
Il
y a le facteur chance.
Il
y
a
le facteur préparation. C'est le rôle du service de l'interministériel de défense, de la protection civile et de moi, du coup, à la préfecture, sous l'autorité de madame la préfète. Et la résilience des populations. Aujourd'hui, la population de Dordogne fait preuve d'une certaine résilience sur certains sujets, sur certains risques. Il y
a
encore beaucoup de travail sur d'autres. C'est pour ça que nous faisons ce genre d'exercice, aujourd'hui, à Dronébel, pour diffuser la culture du risque en Dordogne, qui est encore lacunaire sur certains sujets, mais déjà effectif sur d'autres. Et donc, ce message FR Alert qui va être envoyé autour de Brantome, pour les gens qui habitent autour de Brantome, ce matin à 9h. C'est un exercice. Merci beaucoup, Robin Armand. Vous êtes donc directeur de cabinet de la préfecture de la Dordogne. Bonne journée.