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Discours / meetingSans Filtre AN· 18 octobre 2026 4 minAutoproduitActualité / polémiqueBudget & impôtsÉducation & rechercheRetraitesSanté

8 milliards de déficit en plus : l'équivalent de 150 000 enseignants 😤

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 70 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:01Invité politiqueChiffre
    « la commission des finances à l'Assemblée nationale a dégradé le déficit public de 8 milliards d'euros. C'est l'équivalent de 150000 enseignants. »
  • 1:01Invité politiqueFait
    « Depuis 50 ans, 80 % de l'augmentation de la dépense publique n'est pas allée vers la jeunesse, elle n'est pas allée vers les investissements dans l'avenir, elle est allée vers la retraite et vers la santé. »
  • 2:28Invité politiqueFait
    « Dès l'année prochaine, la totalité de l'impôt sur le revenu ne servira plus qu'à payer la charge d'intérêt. »
  • 2:28Invité politiqueFait
    « Un jeune qui touchera son premier bulletin de paie, il faudra apprendre qu'à la ligne impôt prélevé à la source, on lira désormais virement au marché. »

Temps de parole

  • David Amiel100 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

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David Amiel

de cette pyramide de Ponzi politique. Nous empruntons désormais les plus chers de la zone euro. Je vous remercie monsieur le ministre, la parole est à monsieur David Amiel, ministre de l'action et des comptes publics. Bien, merci madame la présidente, monsieur le président de la commission des finances, monsieur le rapporteur général du budget, mesdames et messieurs les députés, monsieur le ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle, énergétique et numérique.

Dans une période aussi troublée, que ce soit sur le plan politique, que ce soit sur le plan économique, que ce soit sur le plan international, le minimum que nous devons aux Français, c'est de savoir ce que l'on veut. On ne peut pas soutenir la jeunesse à la télévision ou dans la rue et la trahir dans l'hémicycle. La soutenir par les mots et saborder son avenir par les votes. Et pourtant, depuis 10 jours, c'est à ce triste spectacle que nous avons assisté.

Mesdames et messieurs les députés, alors que le déficit public est au-delà de 5 % et que les taux d'intérêt sont à presque 5 % alors que les besoins d'investissement dans l'avenir, de la défense à la jeunesse, sont colossaux, S'il vous plaît. la commission des finances à l'Assemblée nationale a dégradé le déficit public de 8 milliards d'euros. C'est l'équivalent de 150000 enseignants. Cette machine infernale, nous la connaissons depuis longtemps, mais elle nous mène dans le mur. Depuis 50 ans, 80 % de l'augmentation de la dépense publique n'est pas allée vers la jeunesse, elle n'est pas allée vers les investissements dans l'avenir, elle est allée vers la retraite et vers la santé.

On sait pourquoi, mesdames et messieurs les députés. On l'a encore vu à l'occasion des débats concernant la contribution, même proportionnée, d'une partie des retraités. C'est au fond le secret le moins bien gardé de la vie politique. Les enfants et les adolescents ne votent pas. Les jeunes votent peu et ils passent toujours en dernier. Alors pour s'acheter du temps, la classe politique a choisi la dette. Elle a été multipliée par deux depuis que j'étais moi-même lycéen, dévorant tout, les marges de manœuvre de l'État et les possibilités d'investissement dans l'avenir. Mesdames et messieurs les députés, nous sommes au bout de cette pyramide de Ponzi politique.

Nous empruntons désormais les plus chers de la zone euro. Dès l'année prochaine, la totalité de l'impôt sur le revenu ne servira plus qu'à payer la charge d'intérêt. Dès aujourd'hui, si nous n'agissons pas, la hausse des taux va se répandre dans l'économie, du crédit immobilier au crédit à la consommation. Un jeune qui touchera son premier bulletin de paie, il faudra apprendre qu'à la ligne impôt prélevé à la source, on lira désormais virement au marché. Et quand il voudra acheter son premier logement, il risquera de trouver porte close parce que le 1 % d'augmentation des taux d'intérêt que l'on a connu depuis juillet, c'est 100 euros par mois pour un crédit de 200000 euros.

Voilà pourquoi, mesdames et messieurs les députés, nous proposons dans ce budget de réduire le déficit. Voilà pourquoi nous proposons dès le texte initial que l'éducation nationale soit le budget civil qui augmente le plus. Voilà pourquoi nous devons faire de la jeunesse le chantier prioritaire de nos débats et de nos compromis budgétaires. Mais on le voit, mesdames et messieurs,