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Conférence de presseLa France insoumise (sur YouTube)· 27 septembre 2022 100 minAutoproduitFond programmatiqueSolidarités & familleEurope & internationalInstitutions & électionsEnvironnement & énergie

Engagement associatif, engagement politique : quel avenir en commun ? - #AMFIS2022

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 72 %Attaque 21 %Défensif 7 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 96 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 50:00OuverteRéponse directe

    Vous avez évoqué la loi de 1901, mais comment faire pour mobiliser les associations locales aujourd'hui face à la précarité ?

  • 55:00OuverteRéponse directe

    Comment mobiliser les bénévoles associatifs qui craignent d'être récupérés politiquement ?

  • 1:00:00OuverteRéponse directe

    Quelle démarche concrète pour se rapprocher des associations locales en septembre ?

  • 1:05:00OuverteRéponse directe

    Comment réagir face à la décharge de l'État sur les associations dans le social ?

  • 1:10:00OuverteRéponse directe

    Les partis financent-ils des associations pour influencer les élections ?

  • 1:15:00OuverteRéponse directe

    Faut-il élargir le débat aux collectifs non associatifs ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 55:00Richard BeningerFait
    « nous nous sommes appuyés sur le travail les objectifs les pratiques qu'ont produit et proposé les associations de lutte contre la pauvreté »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

très heureux de de vous accueillir ici aux amphis sur cette conférence qui a un point d'honneur pour moi et et une très forte symbolique car je suis militant associatif depuis des années donc la conférence vous êtes ici présent et vous le savez c'est engagement associatif engagement politique quel avenir commun et c'est un honneur pour moi d'avoir en face de moi Gill Rouby qui était présent en en 2020 et qui a animé cette conférence avec Mathilde Panau donc aujourd'hui nous sommes avec euh pareil avec Gill Rouby Gill Rouby qui est de l'association h des citoyens ass collectif des associations citoyennes et on a madame langanglais Marianne Langlais qui est du même la même association elle est journaliste et ce qui m'a marqué sur sur sur votre CV c'est votre expérience en réussie mais c'est pas le le le sujet du jour mais voilà c'est est une journaliste aguérie et associative également donc elle pourra nous nous compter son expérience et et voir ce ce parallèle et c'est fort point commun entre l'engagement politique et et l'engagement associatif voilà la similitude il a le mot engagement qui est le même et c'est ce don de soi et ce temps qu'on apporte à à des perspectives à une mission à des aspirations qui font que nous sommes bénévoles parfois ou parfoisratif on peut aussi être salarié mais c'est un engagement qui part d'une aspiration et c'est pareil avec le parallèle avec la politique donc avec moi on a Richard beninger qui est intervenu également en 2020 et ce qui m'avait marqué c'était sur ta question en fin de conférence c'est d'avoir du recul pour pouvoir t'engager ensuite en en politique et je suis moi au niveau de de ma commune et de ma circonscription je suis député la 8è circonsption du valdoise c'est sarcelle vibelle garge et arnauville et bonuil on a des fédérations du Secours populaire qui sont aussi où j'agis et pareil on essaie d'avoir un recul par rapport à la politique pour ne pas affilier les les adhérents ou même les salari du populaire et les bénévoles trop dans le milieu politique il essayent à chaque fois d'avoir ce parallèle là d'avoir ce recul qui qui est important mais ils sont tout aussi impliqués et militants dans le monde politique donc tu étais également Richard candidat en sonois aux élections législatives et tu es conseiller d'opposition et je vais vous laisser vous présenter Marianne et Richard bonjour donc oui je suis Marianne Langlais du Collectif des associations citoyennes le Collectif des associations citoyennes c'est 2500 associations et 150 réseaux nationaux qui se reconnaissent dans une vision commune de l'association et qui défendent l'importance du fait associatif pour une démocratie pour une démocratie euh voilà peut-être je laisse d'abord Richard se présenter puis ensuite je ou bien je ou je CIS euh pour nous en fait l'association est politique euh ell jouent un rôle évidemment essentiel dans la vie politique du pays euh au sens où elles sont partie prenante de la vie de la cité pour nous l'association est politique quand elle est un lieu d'émancipation un lieu d'éducation populaire de débat de confrontation de partage euh de lutte collective de création de de droits parce que si on regarde l'histoire des des des droits des des droits en en général ça vient de lutte citoyenne à la base et lutte associative de savoir issu de l'expérience et à ce titre des lieux citoyens de création politique euh des creusets pour expérimenter des politiques public futur euh j'ai voulu prendre un exemple pour vous montrer à mon av un exemple parmi plein d'autres qu'on aurait pu prendre celui de la proposition de sécurité sociale de l'alimentation porté depuis plusieurs années par un collectif qui réunit des acteurs associatifs et des chercheurs c'est une proposition solide d'alternative à notre système d'aide alimentaire qui est non seulement très stigmatisant et avec des systèmes de contrôle souvent dégradant mais qui permet également au système agro-industriel d'écouler sa surproduction voire même de la rendre rentable puisque le surplus qu'elle donne à l'aide alimentaire lui permet défiscaliser à hauteur de 60 % de la valeur du don en quelque sorte ce système d'aide alimentaire actuel il freine une véritable remise en question du modèle agro-industriel actuel qui n'est pourtant vraiment plus du tout compatible avec les enjeux les enjeux de bifurcation écologique qu'on connaît euh c'est à partir de ce constat et la nécessité de faire respecter le droit à l'alimentation à une alimentation de qualité en France et pas juste le droit de mal se mal mal se nourrir que c'est construit cette proposition de sécurité sociale de l'alimentation vraiment issu d'un voilà d'un d'un creuset associatif chercheur et ça fait des années que que ça se construit elle permettrait à la fois de répondre aux enjeux d'accès à une alimentation de qualité de soutien à l'riculture paysane et de démocratie alimentaire ce ce modèle de sécurité sociale de l'alimentation il prend il prend appui sur celui qui a été construit au sortir de la Seconde Guerre mondiale sur trois grands principes le principe d'universalité c'est une question de d'accès à un droit pour tous et pas la création d'une pauvre politique pour les pauvres de conventionnement démocratique par des produits qui sont qui sont en fait c'est des c'est des c'est des un conventionnement de produits par des caisses locales basé sur des questions comme quels critèrees pour définir collectivement un produit comme bon quelle implication en terme de conditions de travail de rétribution des producteurs et de l'ensemble des agent de la chaîne quelles conséquen attendu au regard des enjeux de pollution des EAU du réchampement qui que de respect de la biodiversité bref des tas de questions qui impliquent aussi tout un travail d'éducation populaire et enfin le dernier dernier grand pilier de de de cette proposition une cotisation sociale sur la valeur ajoutée du travail qui permettrait la redistribution d'une somme évaluée aujourd'hui ça c'est ingénieur sans frontières qui a monté tout un l'association ingénieur sans frontières qui a monté tout un modèle évalué aujourd'hui à 150 € par mois et par personne voilà à notre avis typiquement le genre de mobilisation associative qui est aussi une mobilisation politique enfin on peut pas on peut pas dissocier les deux et qui demanderait aujourd'hui d'ailleurs un portage politique fort pour pour réussir à le faire advenir ce rôle politique des associations de contrepouvoir de proposition de revendication et de critique des systèmes en place et aujourd'hui enfin depuis plusieurs années attaqué par l'économie néolibérale euh qui finalement place l'État et les associations à travers lui comme des outils au service du néolibéralisme et finalement les prives de leur caractère politique en tout cas c'est c'est l'analyse que nous on porte au Collectif des associations citoyennne et on s'appuie notamment sur quelqu'un comme Jean-Louis Laville qui est professeur au knnam spécialiste de l'économie solidaire je vais le citer pour vous donner un peu sa pensée la dépolitisation et la technocratisation des associations sont au cœur du projet théorisé par l'économiste du libéralisme Fredrich ayek le désengagement de l'État doit être pour lui couplé avec un affaiblissement des collectifs contestataires et leur remplacement graduel par un tiers secteur composé d'association prenant en charge au au moindre coût et là il cite AEC beaucoup de choses que nous croyons actuellement devoir attendre du gouvernement dans ce contexte là l'association devient alors une simple exécutante des politiques publiques décidé sans elle cet affaiblissement des associations et avec elle du possible contrepouvoir et de creuset politique qu'elles peuvent représenter passe selon nous par trois axes la mise en la mise à mal des libertés associative l'instrumentalisation et la marchandisation et c'est ces trois axes que je vais essayer de vous vous présenter assez rapidement on porte avec d'autres associations l'Observatoire des liberté associative qui ces dernières années a recensé de nombreux cas de répression voire de dissolution d'association le premier rapport de l'observatoire qui s'intitulait une citoyenneté réprimée est sorti en 2020 il recensait une centaine de cas d'entrave et de répression contre des associations une situation qui pourrait demain s'accélérer via le nouveau contrat d'engagement républicain que porte la loi séparatisme qui est rentrée en vigueur il y a pas très longtemps si jusqu'à alors une partie des répressions recensé par l'Observatoire des liberté associative sortait du cadre légal enfin était pas voilà comme le pointait le rapport d'ailleurs le contrat d'engagement républicain qui vient d'être mis en place comble désormais ce vide juridique et pourrait désormais rendre légitime entre guillemets ces répressions cette loi elle oblige désormais toute association a signé un contrat où elle s'engage à respecter les principes de la République lorsqu'elle fait une demande d'agrément ou de tout type de soutien qu'il soit financier ou en nature une petite salle de de classe pour pour une chorale enfin n'importe quoi des des barrières pour un un événement associatif voilà tout ça exige maintenant la signature de ce de ce contrat on pense au collectif que les associations sont des espaces justement qui participent à faire vivre les valeurs de la République nul besoin de contrat pour l'firmer sauf à vouloir jeter un un climat de suspicion sur le monde associatif qui permet de le décrédibiliser et et qui offre aussi un nouvel outil de répression possible sur des association jugé trop dérangeante la mise en place de ce contrat renforce aussi à notre avis un climat de défiance entre le pouvoir en place et le monde associatif tout en accentuant une vision de l'association comme simple outil d'action sur le terrain qui doit être obéissante aux objectifs fixés par le pouvoir en place cette instrumentalisation des associations est accentuée par le modèle de financement qui de plus en plus privilégie la commande publique sur les subventions selon la dernière enquête sur le paysage associatif français mené par Viviane chernonog les subventions dans le monde dans dans les ressources associatives sont passées de 34 % en 2005 à 20 % en 2017 et ça continue de diminuer les ressources pr elle augmente ce qui fait dire d'ailleurs à la chercheuse que le monde associatif aujourd'hui le service associatif s'achète de plus en plus ce développement des appels d'offre au détriment de la subvention change le rapport de l'association au pouvoir public elle pousse l'association à devenir prestataire de service elle l'engage dans des appel qui oriente son action associative sur les besoins et les orientations des politiques fixées par le pou voir en place avec les moyens financiers qu'il lui accordde c'est particulièrement visible dans le champ du social par exemple dans le champ de la demande d'asile ou de la reconnaissance de la minorité pour les mineurs isolés étrangers l'accueil des demandeurs d'asile dans les centres d'accueil a ainsi vu le taux d'encadrement par des travailleurs sociaux qui permet toute l'accompagnement vers la demande d'asile qui est un parcours du combattant je rentre pas dans le détail baisser donc ce ce ce cette C accompagnement par les travailleurs sociaux a baissé au fil des années avec des exigences de contrôle de plus en plus fortes et pour l'accueil des mineurs isolés étranger le les prix de journée fixés par les appels d'offre sont bien en dessous de ce proposés dans le cadre habituel de la protection de l'enfance qui est déjà très très mal en point et pourtant ces enfants devraient relever de la protection de l'enfance comme tout enfant quo c'est c'est la loi qui le qui le spécifie dans ce contexte les travailleurs sociaux ne cessent de hurler qu'il n'arrivent plus à remplir leur mission qui est d'abord une mission d'émancipation et d'accès aux droits des personnes et les professionnels alertent sur leur malêtre au travail parce qu'ils doivent faire toujours plus avec moins mais aussi en raison de la perte de sens de leur métier il nous semble donc essentiel de revenir sur des principes de coconstruction qui guident l'action associative depuis toujours notamment avec les élus progressistes un point de vue que on défend collectif des associations citoyennes en tant que rédacteur de la mesure 30 du Pacte pour la transition qui propose je cite de construire avec tous les acteurs concernés une politique associative locale volontariste pour soutenir les initiatives associatives et citoyennes et protéger leur rôle critique et délibératif là encore des enjeux de de mobilisation associative et politique enfin moi je je je je sépare pas for je sépare pas les deux dans ce contexte il nous semble aussi essentiel de défendre ce qu'on appelle auocac un socle de sérénité qui permettrait de revenir à un financement de l'association pour ce qu'elle est et non pas pour ce qu'elle fait parce qu'aujourd'hui on est de plus en plus poussé à des types de financement qui se calquent sur les financements au résultats on peut dater de cette cette arrivée de la culture du résultat de la rentabilité de l'efficacité économique dans le monde associatif dans les années 80 avec l'entrée du New public management dans les politiques publiques ce nouveau management pousse de plus en plus les associations à suivre des logiques du marché à se calquer sur les modèles de fonctionnement des entreprises privées au Collectif des associations citoyennes un de nos axes de travail est la lutte contre cette marchandisation qui fait perdre à l'association pour nous son essence c'est-à-dire le principe de non lucrativité euh un principe qui signifie pas que l'association est hors économie c'est un acteur économique de taille elle produit de multipes richesse elle est mais elle s'inscrit pas à notre ENF c'est notre position dans une logique d'économie de marché libérale or ce principe est aujourd'hui fortement attaqué parce que le monde associatif d'ailleurs je devrais plutôt dire les mondes associatifs on est pas un monde homogène et heureusement on n'est pas tous d'accord donc ce monde est trava traversé aujourd'hui par le courant de l'entrepreneuriat social des associations qui se revendiquent comme des entreprises et mettent en place des des techniques de management du secteur privé elles s'inscrivent dans une volonté d'expansion de changement d'échelle d'efficacité entendu de rentabilité de mesure d'impact social ce courant de l'entrepreneuria sociale importe en France la notion d'investissement à impact social venu du monde anglosaxon qui pousse très loin la logique de marchandisation de l'action associative là encore il y a toute une bataille à mener pour lutter contre cette vision marchande de l'association qui va jusqu'à transformer l'action associative en produit d'investissement financier avec retour sur investissement derrière cette notion d'investissement à impact social que je pourrais développer peut-être dans le débat ensuite et d'entrepreneuriat social montre l'idée qu'il y aurait un capitalisme d'intérêt général où le marché résoudrait les problématiques sociales via des techniques financières l'investissement impact social est de celle-là euh il prévoit des mécanismes qui permettent à des investisseurs privés notamment des banques et des assurances de placer de l'argent dans des programmes sociaux et en fonction de de l'atteint d'objectifs fixés selon des mesures d'impact social ils récupèrent leur investissement avec des taux de retour qui peuvent aller de 4 à 6 % en France dans les contrats impact social qui sont déjà en place mais qui pourra demain atteindre parce que c'est fortement poussé par le gouvernement précédent et par enfin par Emmanuel Macron qui pourrait demain atteindre les niveaux déjà observés à l'étranger de 10 à 13 % de retour sur investissement euh face à cela on a construit au cac un observatoire de la marchandisation de l'action associative et de l'investissement impacte social c'est un espace qui peut également être un lieu de rencontre entre enfin un lieu de mobilisation commune association politique voilà un peu si si on pourra rentrer plus en détail peut-être dans le débat sur C cette question de marchandisation voilà un peu les trois axes qui à notre avis sont les vecteurs d'un affaiblissement du monde tif c'est à notre sens aussi un affaiblissement dans le même temps des espaces possibles de rencontrre entre les citoyens et la politique voilà j'espère que j'ai pas trop débordé c'est parfait merci vous m'entendez oui oui très bien bonjour à toutes et à tous euh alors débas je vais faire une mise au point en guise en guise d'introduction vous avez bien noté que j'étais ancien secrétaire national du du Secours populaire je l'ai été de 2013 à 2019 ça signifie que aujourd'hui je ne m'exprime pas au nom du Secours populaire je m'exprime à titre personnel pourquoi je fais cette précision parce que quand j'étais en activité secrétaire national du scours populaire nous avions en quelque sorte même si le terme était pas codifié ainsi une obligation de réserve c'est-à-dire que nous n'intervenions pas sur le champ politique en tant que responsables nationaux et donc pendant toute cette période je n'ai jamais eu la l'occasion même si je dois dire que j'ai participé quand même en 2017 et en 2019 j'étais notre ami me le rappelait tout à l'heure j'étais intervenu justement sur cette question mais je n'étais plus secrétaire national du scours populaire alors c'est c'est c'est en fait en guise d'introduction à are débat sur la question de l'indépendance des associations du mouvement politique mais bien entendu je vais y revenir alors euh déjà sur ce qui concerne le mouvement associatif et le champ politique je voudrais insister sur le le poids et le rôle des associations dans dans la vie démocratique et citoyenne en France et et dans le monde alors le terme est un peu général je vais je vais m'en tenir qu'à quelques points mais déjà une première aspect je crois qu'il est toujours important de le souligner c'est que l'émergence et le foisonnement des associations dans notre pays coïncide avec les grand grandes étapes de la démocratie évidemment il y a la Révolution française il y a eu également quelques temps après si je puis dire mais véritablement où le mouvement associatif s'est constitué dans sa dans sa globalité dans sa généralité 1830 1848 vous voyez ces périodes de de de d'aspiration révolutionnaire et et de lutte citoyenne ensuite bien pour revenir au au 20e siècle 36 le Front populaire alors le Front populaire c'est évidemment les les organisations syndicales mais à cette période là aussi beaucoup d'associations d'éducation populaire se mettent en place foisonnent dans ce pays et y compris la libération avec là aussi d'autres éléments qui voilà je je développe pas plus mais pour voir qu'on qu'on retrouve ce développement du mouvement associatif aux grandes étapes de de la vie démocratique dans notre pays et puis alors à noter aussi parce qu'on l'a tous en mémoire quand on est dans quand on veut créer une association et cetera le hein on fait une association loi 1901 hein la fameuse loi 1901 qui permet effectivement et qui continue de permettre évidemment de créer une association d'une certaine manière c'est une exception française dans la réalité de la vie associative même s'il y a d'autres formes qui existent dans d'autres pays et cetera mais c'est important de le souligner parce que c'est c'est c'est quelque chose qui n'a jamais été frontalement remis en cause mais je crois que c'est très important de le montrer parce que c'est c'est ce qui nous permet aujourd'hui encore très concrètement à trois personnes de pouvoir créer son association et cetera je développe pas davantage alors le tissu ass itif quand on en parle dans ce pays c'est 1 million et demi d'association il faut voir ce que ça représente alors bon France bénévola France bénévola qui est une qui est une association mais qui qui qui réfléchit sur ces questions estime à plus de 200 millions de bénévoles c'està-dire 38 % de la population qui si si je prends la définition qu'il donne donne gratuitement du temps pour les autres ou pour contribuer à une cause alors dans ces 200 millions il y en a 1 13 millions qui sont dans une association 13 millions pour avoir un ordre de grandeur il y il y en a 2 millions qui sont dans d'autres organisations par exemple syndical politique ou religieusees ça montre le poids l'importance alors naturellement euh ça veut dire que le bénévolat en association concerne un français sur quat euh la majorité de ces bénévoles vous le savez aussi bien que moi ils offrent dans des secteurs comme le sport la culture les loisirs et l'action sociale naturellement le la nature de ces engagements est est différente et ainsi que leur rapport à l'engagement politique bien entendu mais je crois que nous mesurons tous je crois dans nos quartiers dans nos communes la place le rôle de de de de l'engagement associatif dans la vie politique et citoyenne la deuxième chose que je veux dire mais là je seraai très bref parce que Marianne l'a l'a précisément développé le pouvoir capitaliste et l'idéologie néolibérale mett en cause la conception même de la vie associative et là je le prends sur le terrain que j'ai le plus pratiqué sur le terrain social l'objectif est clair et et on l'a vérifié y compris dans dans toute cette période y compris dans cette période de confinement la volonté c'est de faire des associations des supplétifs voir des substituts à l'absence de politique sociale et à l'aggravation de la précarité et de la pauvreté d'une partie croissante de la population on peut voir que ce modèle c'est un on peut dire le modèle anglo-saxon mais on voit bien comment dans dans toute une série de ces pays et bien directement exemple d'Angleterre par exemple on le voit dans certains films de kenlch où les associations sont directement les seuls qui appliquent une politique sociale qui est complètement inexistante d'un point de vue gouvernemental et les gouvernements d'ailleurs sont prêts à financer d'ailleurs largement les associations ENF largement à financer les association pour pour qu'elle joue ce rôle hein j'ai une caricature dans ma petite ville d'une commune de ma commune 8000 6000 habitants le maire l'ancien maire euh de droite ben lui avait décidé d'ailleurs que comme il y avait eu une antenne du scours populaire il avait décidé l'arrêt par le CCAS de la ville des des des bondes alimentaires puisque maintenant le sour populaire s'en s'en occupère enfin bon c'est une petite caricature mais on voit bien que ça se peut se faire à grande échelle en Allemagne en Allemagne il y a assez peu de bénévoles parce que les gouvernements ou les lenders financent des salariés très massivement qui organise la vie associative dans ce pays-là et cetera voyez comment on on a assiste à ça et puis bon il y a tout ce que qu'à préciser je ne reviens pas ce que sur ce qu'a dit Marian sur la manière dont on bah en fait on on on on veut copier le modèle des entreprises hein comme on le fait pour l'école comme on le fait pour l'hôpital on veut le faire aussi pour les associations pour que ça soit on a la gestion des entreprises la loi du marché des start-ups pour les associations mais là je développe pas Marian a montré toutes les conséquences que ça avait alors les associations et et le mouvement politique je dirais que dans dans le dans le dans le champ du débat démocratique et des interventions citoyennes c'est deux mondes qui se complètent parfois s'ignor et même à quelques moments s'oppose je le dis un peu pour animer le débat si je puux dire mais d'une certaine manière on peut-être il y en a dans dans notre dans notre assemblée des historiens pourraient préciser mieux que moi rappeler comment à différentes périodes de notre histoire des deux derniers siècles les uns et les autres le secteur associatif le monde politique s'interrogeaent dans leur pratique les uns vis-à-vis des autres je vais citer un exemple qui est qui est connu qui est pas tout à fait au S strict stricto sensux associatif les les organisations syndicales mais le mouvement ouvrier avec les les syndicats qui pouvaient être conçus le terme est pas forcément plus approprié mais comme courroi de transmission ou non avec les partis alors d'ailleurs c'est le cas où ça l'a été de manière très officielle dans de nombreux pays par exemple le labor parti avec le tradeunion Angleterre c'est tout à fait évident c'est c'est vrai aussi d'une certaine manière en en Allemagne en Italie et en France on pourrait aussi citer des exemples même s'il y a la charte Damien alors Alexis Corbier dans un débat hier rappelait l'origine historique de la Charte Damien qui n'était pas seulement d'ailleurs une question de préserver l'indépendance il y avait aussi d'autres enjeux politiques mais bon c'est vrai que cette question là c'est c'est souvent posée et on avec un phénomène moins présent en France peut-être peut-être du fait d'une affirmation plus claire des principes de laïcité euh on constate une influence très importante euh en Europe et notamment en Europe du nord de l'église l'église qui structure à sa manière euh le mouvement associatif en fait euh donc on a un débat sans cesse renouvelé sur le rôle des associations souvent on dit voilà les associations sont très proches du terrain il prodiuent des actes concrets immédiats et puis celui des mouvements et des partis politiques bien eux ils sont pronisent des changements profonds globaux des choix de société avec dans ce cadre une double préoccupation qui peut sembler opposer la démarche associative et le champ politique la volonté des associations de préserver comme la prunelle de leurs yeux leur indépendance le respect de la diversité d'opinion des de leurs membres et en veillant donc à ne pas se faire instrumentaliser et puis la volonté des partis et des mouvements politiques d'utiliser le travail l'expertise les action des associations pour satisfaire leurs objectifs politiques alors faut que j'y Vienne quand même quel avenir en commun puisque c'est l'objet de notre débat entre engagement associatif et engagement politique alors le constat que je viens de dresser pourrait m'amener à un statut co prudent et se limiter à se satisfaire de quelques convergenence distilé à l'occasion de quelques grands moments électoraux par exemple et on pourrait en rester là je crois que ça serait une erreur profonde et un lourd handicap pour rire justement cet avenir en commun et puis je dois dire que c'est déjà plus le cas la réalité comme toujours d'ailleurs nous pousse à bousculer nos nos habitudes nos convictions parfois solidement installées nos pratiques parfois codifié dans nos règles de gestion associative je vais prendre quelques exemples que je veux livrer dans le débat alors le premier exemple je vais le prendre pour prendre notre programme l'avenir en commun là aussi avec des guillemets là dont on peut retrouver je crois que c'est faire un jure à personne de le constater les grandes lignes et mesures précises dans les 640 ou 50 propositions communes du programme de l'anupès pourquoi chacune de ces mesures recueille l'assentiment d'une très forte majorité de la population alors même si c'est pas toujours le cas du côté des électeurs mais ça il y a d'autres débats pour en parler aujourd'hui bah déjà parce qu'elles répondent dans leur contenu et leur cohérence aux besoins des gens c'est pas non plus le débat aujourd'hui mais aussi en amont et c'est là-dessus que je veux insister parce que que leur élaboration pendant plusieurs années et leur précision pour leur application jusqu'au derniers mois avant l'élection présidentielle ont été réalisé en puisant en se concertant en se confrontant à toutes les propositions actions des associations et syndicats dans les domaines concernés alors j'ai eu la chance et l'honneur de de participer en tant que membre du Parlement de l'Union Populaire j été désigné effectivement parce que j'avais eu des responsabilités à associative bon je me retrouve maintenant dans le Parlement de l' nuub dont on va don j'espère qu'il va se péréniser mais ça c'est aussi un autre débat qui a lieu demain j'ai participer donc à l'élaboration et à la présentation du plan d'éradication de la pauvreté et je pourrais vous montrer mais si on pourrait revenir si vous le souhaitez dans la discussion mais comment sur le fond mais aussi dans le détail de son application nous nous sommes appuyés sur le travail les objectifs les pratiques qu'ont produit et proposé les associations de lutte contre la pauvreté la précarité c'estàdire que par exemple je donne qu'un exemple pour pas être trop long quand on a réfléchi à la manière dont nous allions mettre en place parce que c'est ça l'intérêt de tous les plans qui sont qui existent toujours parce qu'on a bien attention un jour de gouverner ce pays mais mais c'était pas seulement de dire voilà les les généralités du programme mais on se retrouve au gouvernement voilà qu'est-ce qu'on fait concrètement pour le mettre en place et donc c'est ça le sens de ces plans et par exemple sur les questions de la pauvreté de la précarité la question se posait de savoir comment nous allions travailler avec les associations parce que on voulait pas se retrouver dans une même logique qui est celle d'aujourd'hui même si c'était pour des mesures qui étaient beaucoup plus positives mais mettre des associations en supplétif pour appliquer cette politique donc il y a toute une série de mesures qui sont dans ce plan qui permettent de montrer la je dirais la la notion je veux pas en rajouter par rapport à ce qu'a dit Marianne mais cette coconstruction ça suppose de mettre en place des mesures nouvelles des un type de relation nouveau avec les associations et ça voilà comment on peut concevoir c'est un exemple mais pour demain je vais revenir sur aujourd'hui mais pour demain comment doit concevoir le rôle de que peut jouer et le rôle c'est pas seulement pour faire plaisir voyez bien aux associations c'est parce que c'est décisif pour la vie citoyenne de ce pays et l'efficacité même des politiques qu'on veut mettre en avant le deuxième exemple dans la dans les campagnes électorales de la présidentielle et des législative de nombreuses associations se sont engagé dans le débat politique à leur manière et en tenant compte du contexte et dans le respect de leur indépendance prendre là aussi je vais prendre deux exemples pour pas être trop long chacun se souvient en janvier dernier du débat le grand oral qui avait renouvelé la fondation abé-pierre à partir de son rapport annuel qui a qui fait autorité sur le droit au logement avec les candidats à la présidentielle et bien bon alors là je vais faire un petitte aparté partisane pour ceux qui ont vu ce ce grand débat j'allais dire que Jean-Luc Mélenchon y était comme un poisson dans l'eau on peut pas dire la même chose pour quelques autres candidat à la présidentielle bien c'était une parenthèse deuxème exemple plutôt en novembre plutôt en novembre 2021 ce sont 64 associations d'une grande diversité qui ont rendu publi 90 propositions intitulé pacte pour le pouvoir de vivre et d'agir pour un nouveau modèle de société écologique social et démocratique et dont l'un des initiateur expliquit que ses propositions étaient je le cite réalistes ambitieuses et quelque part un peu radical j'avais écrit à l'époque un article sur le sujet que je m'étais permis de titrer l'Union Populaire c'est ça non avec un point d'interrogation c'était pour ouvrir le débat et je pense que le débat peut se poursuivre bien mais j'ai envie de dire aujourd'hui on peut pas en rester là je développe pas les urgences sociales écologiques démocratiques la richesse et la force du mouvement associatif aujourd'hui menacé Marianne l'a expliqué les ambitions et les objectifs de la nouvelle union populaire écologique et sociale sont telles que nous devons arriver chacun dans le respect de ce que nous sommes de ce que nous représentons de notre histoire et de nos à réfléchir agir et je l'espère gagner ensemble alors comment faire je va me permettre de proposer quelques pistes la première piste intéressons-nous alors là je m'adresse plutôt ici aux amphi à des militants politiques et donc qui sont qui sont engagés qui réfléchissent aujourd'hui sur ces questions politiques à l'occasion des diversités j'ai envie de d'envoyer ce message intéressons-nous davantage à ce que font les associations à l'échelle du quartier ou de la commune en quoi cela répond aux besoins les plus urgents les plus essentiels et avec quels moyens je l'ai dit tout à l'heure il y a des dizaines il y a des centaines de milliers de bénévoles 13 millions dans les associations nationales et locales vous les connaissez c'est les fédérations de parents d'élèves celle qui organise les associations qui organiseent l'accueil des migrants celles qui font des des des des associations pour la création de jardins partagés cell qui s'occupent de l'aide alimentaire les oubliés des vacances la défense des droits ENF vous connaissez la liste est très longue ces bénévoles sont aussi parfois des militants ou sympathisants la la France insoumise ou ou de laanupes et bien au-delà et vous l'avez constaté aussi beaucoup partagent avec nous les mêmes valeurs de solidarité de justice de partage des richesses et des bien commun d'une vie démocratique épanouie et bien discutons avec toutes et tous de leur activité dans leur association pas seulement pour les invité à la prochaine manif ou à la prochaine réunion mais pour prendre part à leur activité et réfléchir en semble à mobiliser sur les sujets qui les rassemblent alors on va voir on a des exemples concrets d'actualité hein la question de la rentrée scolaire et de la collecte des fournitures je développe pas mais chacun voit à quoi je fais référence la question de l'aide alimentaire sans rentrer dans le débat qu' qu' a posé Merien mais dans l'immédiat et dans l'urgence comme on l'a fait notamment pendant la période du confinement où on a effectivement mobilisé pour avoir des des aides alimentaires y compris d'ailleurs en réfléchissant comment les circuits courts pouvaient nous aider d'ailleurs à avoir une alimentation de qualité mais j'en pas le débat et et comment après on voit avec les associations c'est ce que j'ai fait dans ma commune avec les restos du cœur le scours populaire qui ell connaissent évidemment les personnes qui sont accompagnées vont nous il vont accepter évidemment de faire ce travail avec nous c'est aussi dans la prochaine période les mesures concrètes contre la vie cher et cetera mais ça c'est on aura évidemment chacun a l'occasion de voir de quoi je parle deuxième piste alors là non plus je serai pas long parce que bah c'est nos élus à l'Assemblée nationale alors là Carlos évidemment çaura mieux que moi en parler je veux simplement dire mais nos élus à l'Assemblée nationale ils sont élus pas de leur circonscription seulement c'est ils sont élus de tout de tout le pays je dis ça évidemment parce que je suis d'une région la Bourgogne franchecomé où malheureusement on a pas beaucoup d'élus de la nuup il se compte sur même les les doigts de les deux doigts d'une main voyez donc évidemment on souhaite que mais pourquoi je pose cette question c'est que il faut qu'on fasse connaître leurs actions leurs propositions leurs votes y compris d'ailleurs le vote des autres hein euh aux associations parce que les associations ont été très nombreuses euh à nous solliciter comme candidats lors des législatives hein on a reçu un tas de chosees et cetera pour et bien et à nous de leur montrer maintenant comment nos élus à l'Assemblée et bien preuve en main on voilà ce qu'ils ont fait voilà ce qu'ils proposent et qu'on poursuivre à cette occasion cette relation avec les association et je crois que ça c'est un élément important parce que y compris ces associations pour elles c'est un point d'inf formation et d'appui dont elles ont besoin pour leur propre activité associative et là c'est l'occasion de les voir en dehors des campagnes électorales parce que elles comme nous si je peux enfin nous là je me place du côté du candidat on a on a trop tendance on le sait bien et les citoyens nous le reprochent souvent d'aller les voir qu'au moment des élections et bien là avec les associations je crois qu'il faut qu'on prolonge cette démarche mais je développe pas plus Carlos pour en dire beaucoup plus que moi troisème piste appuyons-nous dans nos écrits nos expressions publiques sur tout le travail d'analyse de propositions de plédoyers d'association nationale et local parfois international d'ailleurs toujours dans le strict respect de leur indépendance d'action et d'expression et il est souvent plus facile d'avoir ces débats ces échanges ces rencontres à l'échelon local pour travailler et agir ensemble voilà moi je vais citer un exemple d'actualité que je connais bien qui peut illustrer la traduction concrète de de ces pistes proposées à la rentrée de septembre depuis 15 ans le Secours populaire rend public son baromètre annuel de la pauvreté dont l'écho est toujours assez bien relayé par les médias j'ai eu la chance et le plaisir de de m'en occuper pendant 6 ans à l'occasion de la publication de ce baromètre dans quelques jours n'est-il pas opportun de saisir cette occasion pour les élus de la France à soumise et de l'anupes pour les animateurs des groupes d'action de rencontrer les responsables locaux ou départementaux du scours populaire pour que eux nous présentent ce baromètre d'autant que ces responsables ont souvent des éléments plus locaux sur la réalité de la pauvreté et de la PR de la précarité dans leur secteur d'intervention voyez on va pas les voir nous pour leur dire ce qu'on pense de la pauvreté on va déjà les voir pour qu'il nous explique et qu'il nous donne ses éléments et qu'on crée ce type de relation et évidemment nous on pourra faire la j'allais dire que de fait vous voyez ce baromètre qui va faire la pauvreté c'est une réponse de fait à la question de l'abondance de Macron vous voyez parce qu'on va voir la réalité je je connais pas les résultats là cette année je suis pas mais j'imagine malheureusement que ça va êre encore l'aggravation de la réalité de la pauvreté de la précarité dans cette année 2022 voilà l'exemple que je voulais donner est-ce que j'en ai fini non bah je vais conclure je vais conclure de manière un peu plus générale que pour dire que au-delà des des bonnes pratiques du respect de chacun l'avenir en commun entre engagement associatif et engagement politique est devenu une nécessité aujourd'hui parce que si un autre monde est possible c'est parce que la solidarité n'est plus une option je sais que certains hésitent à utiliser ce terme de solidarité parce qu'il a été tellement galvaudé et aussi instrumentalisé mais je crois qu'il reste au cœur de tout projet associatif Marianne l'a utilisé et en tout cas pour notre projet politique d'avenir en commun là je mets les les guillemets nous n'avons pas trouvé de meilleure définition comme vision du monde que celle de l'harmonie des êtres humains entre eux et avec la nature et bien Victor Hugo l'avait dit à sa manière je le cite il disait la fraternité n'est qu'une idée humaine la solidarité est une idée universel bien je crois que ces idées là très générales parlent au cœur des millions de bénévoles associatifs et qu'on doit aller avec eux sur le terrain les faire vivre et les partager merci merci Richard il y a des points très important sur lesquels je vais revenir surtout le point de Marianne avec l'indépendance des associations au niveau des des demandes de subvention et les différentes chartes qui sont aujourd'hui mises en place et euh moi mon mon ressenti et et aussi Richard entre le monde associatif et le monde politique ben parfois c'est les mêmes personne VO moi je suis je suis militant associatif depuis de 15 ans aujourd'hui j'ai j'ai 30 ans et je suis j'ai été élu député au mois de juin et mon action politique elle a toujours eu un un un lien fort avec mon action associative et là où je rejoins euh le constat du Collectif des associations citoyennes c'est qu'aujourd'hui je connais différents militant associatif et au travers des collectivités ça peut être au niveau de la municipalité ou au niveau du département de la région lorsqu'on est militant associatif et qu'on fait une demande de subvention ou qu'elle est traitée ou qu'on est amené à discuter avec les pouvoirs politiques en place c'est quand on va chercher à avoir un droit de regard ou à aiguiller l'association pour elle ait un un aspect et une vision qui ne soit pas en contradic avec le gouvernement en place et on le retrouve souvent dans les petites villes et dans les quartiers populaires et dans les villes populaires où les associations ont une place importante parce qu'elles viennent en en tampon parfois d'une absence de service public dans nos quartiers des associations qui se font financer sur des services qui existent qui sont existants par exemple sur la ville de de gargelgonnais c'est une association qui fait de l'aide à à l'emploi et on a un dispositif qui existe euh avec la mission locale ou même le plan d'emploi qui est en en difficulté en manque de moyens et parfois à titre de comparatif l'accompagnement qui est réalisé par la Communauté d'Agglomération ou par la municipalité pour l'association et d'avantage en aide à une association qui existe qu'à un service public qui est en en difficulté et à chaque fois c'est c'est le même constat et le constat dans ta commune du CCAS c'est pareil dans une autre commune où où j'ai j'ai été élu à vibelle le CCS envoie parfois directement des des habitants en difficulté vers une association une association également qui a des difficultés elle-même parce que elle n'a pas de salariés en place elle a juste des bénévoles qui vivent d'un engagement et qui sont pas là continuellement et il est là le problème aujourd'hui c'est qu'on a un gouvernement qui va financer certaines associations pour ensuite les museler au moment des élection nous quand on va vers des militants associatifs parfois ben ils sont d'accord avec nous sur tous les points mais ne peuvent pas s'afficher ne peuvent pas s'impliquer ou même ne veulent pas voter en notre direction parce que ils ont une subvention une demande de Sal euh et et toutes ces choses-là et aujourd'hui je pense qu'on on est un tournant social par rapport à la situation du pays qu'en fait qu'on peut ils ne peuvent plus aujourd'hui continuer à museler les différentes associations on a un tournant aussi écologique on a aussi un tournant générationnel parce que nous on la jeunesse française en on veut plus se laisser bayonner moi les militatif que que avec qui je travaille on s'est donné un point d'honneur on a dit ben stop si on a pas de subvention B on aura pas de subvention on va s'afficher on va faire la campagne on va faire la campagne de jeanluc Mélenchon et peu importe ce qui va arriver et adviendra ce qui aviendra dans nos communes on a aucun maire qui est partisan de la de la LFI on a plus ou moins des maires sociau-démocrates ou des maires de droite ben ils ont dû faire avec ils ont dû faire avec et nous on on a expliqué euh aux habitants et aux habitantes que voilà aujourd'hui on est militantciatif on est en face de vous on a toujours travaillé avec vous depuis des années mais aujourd'hui on on s'engage en politique et on sait que vous aussi vous avez été militant associatif vous êtes pas affiché politiquement parce que au travers de la mairie au travers de la collectivité par rapport aux subventions mais à un moment donné on est dans une crise sociale qui est tellement énorme qu'il faut voilà il faut sortir il faut sortir il faut le faire donc nous déjà en en 2000 on était en en en confrontation avec le maire en place après les pendant les élections municipales ça ça a fait son bout de chemin et on avait des des gros manquements au niveau social et ensuite avec le confinement on s'est retrouvé avec mon association les seuls présents dans les rues de la ville parce que la mairie avait fermé et les familles avaient des grosses difficultés à à joindre les debouts et on avait des gros soucis au niveau alimentaire on a pu faire des collectes et je pense que c'est cet engagement là qui qui qui a fait qu'aujourd'hui je je suis en face de vous parce que au travers cet engagement là j'ai pu renouer des contacts avec des habitants et avoir une légitimité au sein de vos communes quand vous êtes un militant associatif vous gagnez en légitimité de par vos actions on vous reconnaît de vos actions et de 2020 à 2022 on s'est pas arrêté parce que la crise du confinement et le coronavirus il y a eu un un effet ponctuel premier coup sur 2020 avec le confinement mais ensuite ça a continué jusqu'aujourd'hui on se rend compte que chacune de nos actions elles sont importantes et nous on s'est pas arrêté on a eu ensuite juste après 2020 on a eu en 2021 l'élection régionale où j'étais sur la liste avec Clément tinotin et pareil on a fait campagne et pareil aussi on était encore militant associatif euh dans la même phase donc de 2020 à 2022 on s'est pas arrêté et l'engagement associatif c'est ce qui a permis de nourrir euh mon ambition politique de pouvoir changer les choses parce que je me j'étais heé à chaque fois une impasse quand j'étais milit assoatif de pas pouvoir bouger d'être bloqué à chaque fois et je me suis dit non à un moment donné c'était les présidentielles ensuite les législatives et euh j'ai sauté le pas et on a fait une campagne magnifique avec avec euh les habitants de ma circonscription parce que j'ai retrouvé des militants associatifs qui ont fait la campagne également donc on s'est retrouvé avec énormément de monde dans dans les rues en porte à porte et sur les marchés et ça a été un un un mouvement magnifique et une victoire écrasante face à un député sortant de la majorité présidentielle qui avait tous les moyens enfin pour lui il était sur les plateaux C news il était surtous les plate télé et il avait voilà cette force là et la la force financière on a fait une campagne avec euh des moyens euh type associatif parce que on a on a on avait très peu très très peu de moyens financiers euh à titre de comparaison quand je discute avec d'autres collègues députés qui on qui ont été élus on est une des une des une des équipes qui a utiliser le moins de le moins d'argent et je pense c'est de par mon expérience associative de toujours chercher à avoir cet esprit bénévola c'est de s'entourer des personnes qui ont des aspirations et qui veulent faire changer les choses et on arrive à à à à bouger des montagnes et euh ce qui est important comme comme disait Richard c'est que en tant qu'acteur politique je ne sais pas qui j'ai en face de moi si j'ai des milits associatif ou des acteurs politiques mais vous devez être au plus près deeux ou même être les deux en un moi je je le suis et je le et même aujourd'hui à travers mon mandat de député je suis toujours militant assoatif je suis bénévole au Secours populaire de de dans ma dans ma commune et euh je ne m'arrêterai pas à chaque fois c'est c'est important et même après mon mon mandat de député si j'arrête je serai toujours militant associatif et c'est important d'avoir ce constat là et ce retour terrain parce que c'est ce retour terrain qui nous fait avoir la meilleure connexion et la meilleure écoute et cette approche assez qui va à contrario des fois des du pouvoir en place et la rentrée la rentrée de septembre il va y avoir énormément de mouvements sociaux il va y avoir énormément de difficulté dès les premières semaines et il va falloir être vraiment au plus près des associations et elle aussi les aider à à s'impliquer et faire faire front avec eux parce que aujourd'hui ils ne peuvent pas être muselés voilà peu importe le la collectivité ou le pouvoir en place c était très compliqué nous aussi au niveau de la la région île-de- France avec avec Valérie PCR euh parce que sa sa charte elle est un peu plus poussée euh et sa charte sur la laïcité la région Île-de-France nous on a on on ait fait des appels à projet sur le développement de la pratique du vélo dans ma commune et il faut aller au devant et je pense que c'est de par la façon d'être téméraire et et impliqué et d'aller au devant des contrad addiction euh qu'on peut y arriver mais ce n'est pas simple parce que voilà un bureau peut être constitué uniquement de trois personnes sitation peut re constuit uniquement de 10 bénévoles et 5 bénévoles et on peut très vite tomber la tête sous l'eau donc vraiment dans vos communes essayz vraiment de discuter avec différents collectifs même de créer des cohésions au sein de l'association de travailler voilà en coup connexion et euh je pense qu'on qu'on peut ouvrir des portes et on a besoin de vous et comme dit Richard c'est que derrière on veut gouvernver gouverner ce pays et euh il y a voilà on n est pas arrivé en 2022 là en avril 2022 donc on était pas au 2è tour pour les liste de gauche mais en juin 2022 on fait une entrée quand même avec 150 députés de laanup 75 la France insoumise et pour eux c'est plus compliqué pour eux c'est plus compliqué il SAV voilà en 2017 les députés de la majorité présidentielle euh étaient tellement nombreux qu'il pouvaient s'accorder et dire ben semaine a je viens pas semaine B je viens se aujourd'hui ces députés sont en face de nous jusqu'à 3h du matin 4h du matin et ils doivent nous entendre et nous on dépose des amendement on fait des rebonds et c'est ça aujourd'hui le changement il pas habitué ils étaient habitués à avoir 17 personnes en face d'eux aujourd'hui on est 75 et 150 et le combat est là et dans les rues on est 8 millions personnes à avoir voté euh pour Jean-Luc Mélenchon et je pense qu'il faut travailler dans cet angle là pour être sur un cycle être présent aux élections européennes je sais pas sous quelle configuration si la Nub va tenir mais il faut qu'on soit présent et être présent dans les futures gchances vous dans vos communes en 2026 également pour les municipalités et également pour les chciances 2027 ou après 2032 mais une chose est sûre ah mais oui il faut il faut y croire il faut y croire on a on a on est un tournant et et les récents événements climatiques aujourd'hui nous montrent que le gouvernement euh n'est pas prêt aujourd'hui n'est pas prêt et quel avenir on va laisser à la jeunesse et il faut qu'on soit prêt il faut qu'on qu'on puisse travailler euh sur ces axeslà mais je va pas je vais pas êre plus long que ça et je vais ouvrir le débat et et traverser pour vous donner le micro et proposer d'échanger avec vous et de répondre à vos questions donc jean- Thomas c'est Vladimir qui va donner le micro je te remercie moi ou vous ok bon alors je vais me lever je sais pas si vous m'entendez est-ce que vous m'entendez OK et là ok vous voulez que je me lève ou je reste comme ça d'accord euh alors moi je vais me présenter donc je m'appelle lunia je suis doctorante en sciences politiques donc je travaille sur les mouvements les mouvements féministe et je suis aussi historienne mais je pourrais pas vous aider parce que moi je suis historienne en égyptologie et archéologie donc ça va être compliqué euh oui donc c'est très très intéressant en fait moi j'avais alors juste je voulais vous dire quelque chose j'avais une question pour vous aussi euh vous avez parlé de la loi de 1891 quelque chose comme ça non euh non 1901 pardon oui VO et en fait je sais que moi j'ai des enfin par contre ça c'est le domaine universitaire j'ai des amis qui ont créé des des associations à deux personnes pas à trois et ça peut être possible oui oui si si faut juste un secrétaire général ou un président ou sinon un trésorier ou ouais voilà c'est ça donc oui donc donc ça peut être possible donc moi je suis membre associatif depuis alors sur clé je faisais partie de la société alors je suis clou je sais pas si vous voyez c'est exactement c'est ça et donc moi j'étais donc dans la société d'histoire donc je rédigais avec des personnes un peu plus âgées que moi donc je dirais pas du 3è âge mais bon enfin je suis désolée ça peut pe-être vexé je suis désolé ça question ah ok donc c'est pas grave je le dir je dirai un peu plus tard et qu'est-ce que vous allez faire à l'Assemblée nationale concernant les associations c'est juste ça je revra alors merci pour vos interventions qui sont très intéressantes merci aussi de Marianne pour ta proposition notamment concernant les assaations actuelles qui sont étranglées financièrement ma question faut-il attendre encore 5 ans voir plus pour pouvoir enfin permettre aux associations qui luttent au niveau local sans moyen ou très peu de moyens notamment quand on est proche des des gens précaires et des gens au chômage faut-il attendre encore 5 ans ou comment on peut dès aujourd'hui et ben préparer un mouvement social à ce niveau-là avec le avec le CAC avec les députés comment aujourd'hui on peut dès aujourd'hui se mobiliser sans attendre 5 ans mais si 5 ans ok mais on peut dès aujourd'hui préparer ce mobilisation sociale de manière à prévoir ce nouveau contrat voilà bonjour merci beaucoup pour vos interventions très intéressant donc moi je suis élue je suis militante et j'ai côtoyé beaucoup d'assaut enfin en fait souvent ce sont les mêmes qu'on retrouve tout le temps et moi ma question c'est notamment avec les assauts qui s'occupent des des migrants moi je suis je suis près de Renn et il y a beaucoup d'assaut qui qui gèrent des populations qui sont dans des camps enfin vraiment dans des conditions vraiment atroces et et en fait les militants les bénévoles effectivement ne ne font pas de politique et moi je suis allée plusieurs fois des âgés des réunions en disant mais qu'est-ce que vous attendez pour vous engager politiquement et en fait non ils ont pas envie ils ont peur d'être récupérer et cetera donc comment faire pour les mobiliser voilà bonjour reméy Je je suis dans le Sud Toulousain et je fais partie d'un groupe d'action et donc là la question concrète c'est vraiment de est-ce que là concrètement quand je rentre en septembre je vais voir le Secours populaire je vais voir les restos du cœur je vais voir qui sont dans dans ma commune et leur dire je suis fi on peut vous aider qu'est-ce qu'on peut faire voilà de voir concrètement pour se rapprocher de l'assaut voilà c'est quoi la démarche claire bonjour Merci pour tous les interventions euh je différencie les associations gestionnaires moi je suis essu au niveau professionnel du milieu social et l'État se décharge sur le milieu social pour et de plus en enfin moi je suis parti en retraite et on me dit Dominique heureusement que tu es parti parce que tu aurais pas supporté ce qui se passe au niveau des des des baisses des moyens des baisses de prises en charge des des baisses de la qualité donc le ST décharge sur les associations et demande de plus en plus à à payer moins cher les prix de journée et cetera et y compris le système marchand rentre plus ou moins dans le social où il faut être concurrentiel avec le service marchand au détriment de de de la qualité des des prises en charge donc ça c'est c'est un défaut enfin le tas d'effet sur sur les associations et ça c'est grave voilà il y aura d'autres questions mais je je au prochain merci je suis partie de l'association Amérique latine culture et liberté fondamentale ici dans la Drome et je voulais euh participer avec un petit aperçu de ce que des associations plusieurs pays d'Amérique latine et un exemple des assoations association au pé il y a des collective qui se forment pour un changement des des des constitutions une constitution qui a qui dure 30 ans et qui a été conçu avec un coup d'État le résultat un coup d'État et qui donne tous les prérogatives aux grandes entreprises multinationales néolibéralisme alors il y a les associations de de ce type a 100 euh plus de 150 conflits soci dans différentes parts du du pays mené par des associations justement pour ça et un est-ce que est-ce que on voit pas ici on parle pas c'est estce que les gouvernements et les partis qui sont financés justement pour tous ces tous ces capitaux forment aussi des associations c'est-à-dire que pour les élections par exemple les partis des droit ultra droite ils vont former l' association avec pour donner un petitsac de riz untitsac du sucre ils vont gagner des voies et des et des gens qui qui sont au Parlement il y a des quand la les paysans des communautés c'est font des collectives contre les mines qui les pulse de de le territoire les obligent à changer de lieu avec les appuis de de l'État ils vont se confrontter avec des associations qui sont financées par les mines avec des associations créées par le gouvernement et qui sont en lien direct avec la police l'armée et le système judiciaire au niveau légal ces associations ces militants associatifs sont aussi confronté à des convocations à des procès à des peines de prison et à des accusations pour chantage aux entreprises association des malfaiteurs accusé aussi des terrorism et des personnes qui qui en ce moment ils sont avec des peines de 15 10 et même 20 ans et des centaines de PE personnes qui sont qui qui qui sont en ce moment soumis à à ces accusations avec des faux procès avec des procès qui c'est une caricature de procès voilà ce que je voulais vous dire un moment que ces gros capitaux national et multinational profitent de la des grands espaces d'Agriculture des forestes l'Amazonie les mines et et puis à ce moment qu'il a pénurie des gaz d'électricité c'est ces entreprises qui ont monté les prix et presque doublé les prix dans les dernières 4 C mois voilà un petite aperçu de que sont des mouvements associatif merci oui bonjour je suis désolée je suis arrivée en retard il y avait un monde d'enfer sur les routes et du coup du coup j'ai pas complètement entendu la totalité de l'intervention de Marianne moi je suis plutôt sur sur des associations qui sont pas du tout marchandes donc c'est autre chose je voulais juste vous de vous dire que il faudrait élargir à la question des collectifs il y a une évolution assez nette aujourd'hui en particulier dans tout ce qui touche le domaine de la défense de l'environnement euh sur quelque chose de nouveau ce sont des collectifs enfin c'est c'est pas nouveau hein bien sûr mais c'est une forme d'engagement aujourd'hui qui est très prisée par les jeunes beaucoup mais aussi par des moins jeunes sur sur des sur des thèmes donc on vient on vient pas enfin bon c'est beaucoup plus souple qu'une association et en même temps je vois chez nous on a des soucis avec la CNL à recruter des adhérents et bien au niveau collectif vu queil y a pas de de droit d'entrée on paye pas il y a pas de montant d'adhésion euh c'est plus facile aussi à rassembler des gens et donc je pense que on peut élargir l'engagement enfin le titre là engagement associatif engagement politique à tout ce qui est aussi les des collectifs c'est une forme relativement neuve jeune en quelque sorte euh sur je voulais moi dans ce que j'ai entendu je vois deux niveaux il y a l'engagement personnel par rapport à votre titre l'engagement personnel associatif ou politique et l'engagement des association et du milieu politique sur le plan personnel je rejoindrai complètement ce qui a été largement préconisé par par par par Richard sur sur le terrain en quelque sorte d'être présent localement euh moi je suis dans un ga évidemment ce qui m'empêche pas d'être dans plusieurs collectifs d'habitants avec des parents d'élèves faut savoir aussi que par exemple le milieu parents d'élèves que je connais pas trop mal il y a plein de gens qui sont plus à la FCPE qui sont pas dans des associations et qui se mettent dans des collectifs donc c'est des c'est des c'est important dans de de les prendre aussi en compte ils ont des mêmes revendications sauf qu'ils ont plus envie de se retrouver dans des grosses institution donc nous on est localement en tant que LFI mais en tant aussi qu'individu sur dans plein de collectif ce qui fait qu'au moment des élections on est reconnu comme étant un militant politique alors que pendant 4 ans 5 ans enfin bon entre deux élections c'est du quotidien qu'on fait c'est c'est c'est autre chose quoi on défend la poste on défend le bus on défend l'école mais on est LFI et nous on a été frappé chez nous c'est une un quartier de cité à Saint-Denis on a été frappé de voir que la campagne elle s'est faite sur le nom de Mélenchon et pas trop finalement sur les les propositions les gens étaient immédiatement confiants parce que nous on portait des propositions qui étaient relayé par par Mélenchon donc je trouvais que c'était important de de vous le dire et on a aussi l'intention et c'est c'est important les trois choses choses qui ont été relevé tout à l'heure dans notres différentes nos différents engagements euh je pense que il faut qu'on développe des relations de terrain avec nos députés c'est vraiment essentiel ça à la fois pour les nourrir d'accord mais à la fois aussi pour que enfin nous on a envie de faire des ateliers des lois par exemple hein et donc on y fera venir les associations les collectifs évidemment ils ont toutes leur place là-dedans donc l'idée c'est peut-être aussi pour nous dans le casre de ce de ce titre quel avenir en commun de démultiplier avec beaucoup de souplesse d'ouverture de de diversification finalement des contacts de multiplier tout ce qui peut éventuellement faire des prises de conscience aujourd'hui nous on considère que les gens ils sont largement écrabouillés par plein de trucs et il faut trouver le l'endroit le le sujet sur lesquels ça va faire tilt et qui va changer un petit peu de ce qu'ils écoutent toute la journée à la télé à la radio et cetera euh voilà merci on va commencer par répondre à une première série de première série de questions donc dernière ok dernière bon euh voilà je suis Andrea 15 ans je suis donc militant la France ins soumise et je comptais m'engager dans le dans le syndicalisme lycéen l'année prochaine et vous j'ai j'ai j'ai entendu la question de Monsieur tout à l'heure qui est demandé comment collaborer pratiquement là dès la rentrée entre les associations de de type des associations de type social c'està-dire ce que j'appelle social Secours populaire je ne sais pas vous voyez ce que je veux dire mais alors comment faire la même chose avec les syndicats qu' soit des syndicats professionnels des syndicats étudiants des syndicats lycéens comment est-ce que les les pouvoirs publics et les militants peuvent collaborer avec ces syndicats question oui bonjour Merci à tous euh ma question elle est vraiment courte c'est vrai qu'on a bien soulevé le problème du bayonnage de l'association par rapport aux dotations euh comment trouver un système est-ce que l'anupes que France a soumise peut être une solution pour aider les associations à trouver des subventions autrement qu'en allant voir la mairie justement je je reprends ce que tu disais quand une association on leur donne une subvention bah ils vont se taire ils ont la subvention ils ont la salle ils préfèrent se taire donc comment passer ce cas merci bonjour Merci beaucoup euh ça c'est en lien avec les questions qui ont déjà été posées comme beaucoup d'entre nous je constate que les associations pie effectivement comme vous l'avez dit au services publics qui qui ne font pas ou qui ne peuvent pas faire ce qu'ils sont censés faire et effectivement la question que je me pose c'est est-ce qu'on peut ensemble c'est-à-dire mouvement associatif élu militant politique soutenir la création de collectif qui vise effectivement à défendre l'accès à des biens communs ou à des biens de à des biens publics qu'on on est en droit de revendique merci donc on a eu la camarade première question c'était sur l'action politique à l'Assemblée récemment juste on a défendu par rapport à au sur de la santé des associations dans le médicosocial qui n'ont pas bénéficié du segéure par exemple et nous on s'est battu au mois de juillet pour que la revalisation aussi prenne en compte les associations qui ont été présentes également pendant pendant le sigure bon ça a été retoqué malheureusement par par le gouvernement et la majorité la minorité présidentielle mais voilà minorité minorité présidentielle en lien avec malheureusement ils font des ils sont en totale connexion avec les députés RN donc c'est parfois et très souvent très très compliqué donc ça aussi sur cet aspect là il faut il faut ça n'a rien à voir avec engagementatif mais il faut être présent je compte sur vous militant desga pour bien alimenter faire comprendre sur le terrain que les députés Ren sont total connexion avec la minorité présidentielle sur les questions sociales et sur les questions économiques sur les questions financières donc voilà c'est c'est nous on va se battre pour les associations après on a pas encore de de de proposition de loi de ce sujet là mais c'est clair qu'il y a il y a un levier à faire et il y a une aide à apporter il faut que travailler le sujet oui alors je je vais prendre des petits bouts sur la question des collectifs je trouve ça très intéressant parce que que je viens aussi du du social médico-social et et c'est vrai que dans le social et médico-social il y a plein de collectifs qui se constituent justement qui alie je sais plus qui posait cette question syndicat non syndiqué associatif non associatif enfin c'est dans ces collectifs se r se rendcre tout tout tout ce monde là et mais je pense qu'il faut pas s'en satisfaire c'est-à-dire que c'estes collectifs elle nous signal aussi l'infablissement des associations parce que les associations sont peut-être devenu justement trop gestion ire trop soumise de par leur mode de financement et je pense que je crois que c'est le monsieur qui posait la question des modes de financement dans notre livre qu'on a sorti quel monde associatif demain on s'interroge justement sur quel autre mode de financement on peut trouver pour le monde associatif on parlait d'un socle de sérénité mais on peut prendre aussi exemple sur le modèle belge où il y a un système de subvention alors qui a été issu d'une d'une lutte hein un système de subvention qui permet justement une subvention euh pérenne pour les associations pour ce qu'ell font euh pour ce qu'elles sont et justement qui défendent la notion aussi de critique possible parce que je je on n pas on doit pas être tous d'accord et cetera enfin l'association c'est aussi un lieu de débat et de confrontation et et et on est on est voilà on peut aussi porter des propositions et et être enfin il faut revendiquer notre force de proposition faut pas être tout le temps en demande et en en un peu honte d'être association et et est-ce qu'on peut avoir un peu de sous s'il vous plaît ou bien bon on va essayer de recruter des bénol non il faut un peu ass enfin défendre ce ce ce rôle là et je pense que voilà c'est c'est c'est aussi là qu'on reprendra du politique par ce biaislà et je pense qu'il faut justement défendre une une une politique associative très forte euh pour permettre de de faire revivre tous ces réseaux de de de de du micro quartier au plus ha national quoi c'est je pense important et et peut-être qu'on peut effectivement trouver des des exemples sur des modèles belges ou ailleurs voilà voilà je crois oui sur juste sur l'histoire de des des des des associations où les gens ne sont plus militants je sais plus qui posait cette question euh ben il faut voir que par exemple sur la question des personnes exilées il y a toutes les il y a toute la dès que enfin il y a eu toutes les débats autour des délit solidarité qui a quand même bien écrasé la possibilité de de revendication politique euh et et là aussi enfin il y a il y a tout un un système quand même de un peu pour étouffer tout tout tous ces tous ces mouvements là euh voilà je crois que c'est tout merci oui ben pour apporter quelques éléments de réponse il y a beaucoup de questions je suis pas sûr simplement alors déjà peut-être non pas pour dégager en touche mais mais pour au contraire sur la question faut-il encore attendre 5 ans j'ai envie de dire que ça c'est on aurait pu mettre la banderole c'est c'est c'est c'est la question qui nous est posé à tous à ces enfil là dans tous les domaines et évidemment par rapport et je comprends je dis ça c'est pas du tout par dérision he je je comprends bien que cette question là elle est d'autant plus urgente que quand on est jeallis dire dans le concret du quotidien avec la gravité et cetera je pas pas besoin d'y en rajouter mais je dirais que cette interpellation elle nous est posée j'ai le sentiment que les réponses qu'on apporte chacun notre manière et je pense que les réponses globales qui vont être apporté à enfin à la clôture de ces amphis va nous aider beaucoup à répondre de manière très concrète à ça évidemment qu'on ne peut on va pas rester 5 ans à attendre mais une fois qu'on s'est dit ça très concrètement ça veut dire qu'est-ce qu'on fait la semaine prochaine le jour de la rentrée scolaire qu'est-ce qu'on fait et cetera et cetera voilà je ve pas en dire plus parce que je pense que cette question là elle nous est elle nous interpelle tous et on est en train de construire les réponses dans ces amphis sur les autres questions plus plus plus plus précise ou concrète alors la question qu'est-ce que je fais concrètement la question de notre lycéen la question de de poser voilà je suis militant et fille je vais voir l'association on va vous aider qu'est-ce qu'on peut faire où je veux être au syndicat des lycéen moi comment je crois que là enfin je vais pas revenir sur ce que tout à l'heure mais évidemment que le problème qui est posé pour quand on quand on on veut associer enfin on veut s'intéresser à une association on veut voir comment l'aider c'est déjà auprès de ces militants associatifs respecter ce qui'est la réalité de leur association leurs objectifs et la nature de cette association je crois que c'est c'est très important et pas pour pas pour comment dirais-je pas pour pas ne pas faire de politique mais partir déjà des préoccupations qui sont celle de cette association de ces objectifs quand je posais le problème tout à l'heure euh de ce que nous avons fait pendant le confinement par exemple sur les questions de l'aide alimentaire ou quand ce que nous allons faire par rapport à la rentrée scolaire sur les fournitures scolaires euh la question c'est effectivement de dire quand on va aller chez quand on va aller récupérer des fournitures scolaires sous les formes les plus diverses au nom de la fi et on le fera on peut le faire véidemment au nom de la fi et ensuite on va aller s'adresser à à tel ou l' association je veux pas citer que le scours populaire il y en a d'autres qui vont le faire également parfois on va le faire en direct on a pas besoin de passer ou parfois on va le faire mais je dirai un mot sur les collectif c'est important mais on va le faire auprès de cette association mais effectivement en respectant quelles sont les règles de cette association ou dans cette association il a des gens qui qui ont il y a une diversité diversité politique diversité sociale et cetera et cetera il faut bien avoir le souci de respecter cette diversité parce que je crois que sinon on tombe à plat quoi c'està-dire que en tant que fi on arrive voilà en tant que fille qu'est-ce qu'on peut faire en disant bah les filles eux c'est le ils font ce qu'ils ont à faire et nous on fait ce qu'on a à faire en tant qu'association on on l'a déjà tous entendu ça donc il faut qu'on faut qu'on mais comme le disaient plusieurs d'entre vous quand on est déjà un militant associatif quand quand Carlos nous dit moi je continue d'être bénévole du scours populaire il y a pas un copain du scours populaire de son secteur qui va lui reprocher quelque chose sur le fait que parce qu'il est dans il est sur le terrain il a les mains donc c'est c'est pas un problème mais on est toujours confronté à ça et comment on peut avancer là-dessus alors ça m'amène à dire autre chose qui en généralisant un peu mais je crois que ça répond en partie à des questions bon Carlos disait il est venu de l'associatif au politique moi j'ai envie de dire j'ai fait le contraire alors bon c'est c'est j'allais dire c'est le privilège de l'âge effectivement moi moi à 15 ans j'ai j'ai mais j'ai pas du tout fait de l'associative j'ai plongé dans la politique à fond comme bon mais vous voyez c'était les années j'ose pas dire vous dire quand mais mais et donc j'ai plongé dans la politique toute ma vie toute l'essentiel en tout cas et et et je me suis retrouvé donc vous verrez très bien après comment je me suis retrouvé directeur général du journal l'Humanité voyez donc voilà j'étais donc professionnellement et politiquement complètement dans la politique jusqu'au coup bon et puis après et puis après j'ai arrêté et pendant pendant pendant un bout de temps pendant 10 ans j'ai arrêté complètement non pas mon mes idées politiques j'ai gardé les mêmes idées les mêmes profond mais j'ai j'ai je me j'ai arrêté de de de m'intéresser à la politique et et pour et je me suis réintéressé par l'associatif et je me suis retrouvé au Secours populaire et au Secours populaire avec les indications que je vous donnais tout à l'heure pas d'engagement politique publi et cetera j'ai fait tout ça et et et et au sein du scours populaire et ça rejoint aussi la grande différence avec Carlos dont j'ai déjà parlé c'est l'âge au scours populaire les copains les l'essentiel des bénévoles de beaucoup d'associations c'est des retraités hein vous le savez tous sans doute pour c'est des retraités et souvent d'ailleurs j'ai plein de copains qui me disent attends moi je suis dès que je suis à la retraite je vais être bénévole pour une association et cetera entre parenthèses d'ailleurs l'enjeu les les l'enjeu de la retraite à 60 ans c'est aussi parce queil y a des gens vont continuer à pouvoir être bénévoles et jouer un rôle social et citoyens considérable bien cela étant dit la question qui se posait au scours populaire mais elle se pose dans beaucoup d'associations les jeunes moi ce que j'ai constaté que j'ai expliqué longuement pendant des années à nos amis du du Secours populaire les jeunes qui venaient au Secours populaire ils y it sur un projet concret il venait pas pour le Secours populaire il y avait un projet précis un projet au bout de la rue ou au bout du monde et ce projet là ils allaient se passionner ils allaient se mobiliser il s'organiser là puis après ils allaient passer à autre chose he projet était fini on pensait et on pensait peut-être à une autre association ou à un autre collectif ou à quelque chose et et je trouve que cette cette alors je fais un rapprochement peut-être un peu mécanique mais cette question des collectif faut qu'on s'interroge d'ailleurs ces collectifs qui fleurissent c'est aussi parce que ces collectifs se construisent autour d'un projet ou autour d'un objectif très précis et qui n'est pas for où il ne retrouve pas forcément dans des associations institutionnel euh des des des des des des possibilités de répondre à cela euh alors après petite parenthèse beaucoup de collectifs se posent quand même la question de se constituer en association tout simplement parce qu'avec la loi 1901 comme le disait notre ami tout à l'heure avec de tris on va ça va nous faciliter les choses pour pouvoir ne serait-ce que pouvoir avoir une salle et cetera enfin bon je passe je passe dans les détails mais mais donc je j'opposerai pas de ce point de vue-là la collectif par contre ce qui m'intéresse dans cette notion collectif c'est cette démarche qui me semble importante et du coup je reviens à la politique c'est que je me demande si en fait et c'est ça que j'ai appris de de l'associatif ça m'a j'ai finalement je suis retombé dans la politique mais j suis retombé d'une autre façon alors d'abord la France insoumise mais justement parce que je trouve que ça nous a amené à réfléchir en disant la politique c'est pas avant tout ça veut pas dire qu' faut pas faire d'idéologie ça veut pas dire pas sur tout faut pas réfléchir de sur des grandes questions théoriques et des des ambitions d'ensemble mais je disais moi au gens du discours populaire voyez notre responsabilité c'est à travers le projet qui est concret précis notre responsabilité c'est de faire vivre à travers ce projet ce qui en sont les valeurs profondes de solidarité d'élargissement et de et bien je crois qu'en politique maintenant c'est notre la conception qu'on doit avoir c'est-à-dire que c'est à travers les questions les plus concrètes les questions alors je pas faire du mauvais discours politique général mais à travers C ces objectifs là comment on fait vivre les grandes questions politiques du moment comment on comment on redonne du goût et du sens à la politique à partir du quotidien à partir des questions al on peut prendre un tas d'exemples pour ça pour le démontrer et bien je crois que en direction de la jeunesse et ça bon je me tourne vers les plus jeunes mais mais je trouve que c'est notre responsabilité et on doit trouver justement la possibilité il est pas il est assez significatif que dans la jeunesse quand on voit entre nous soit dit ma première réaction au premier tour des présidentielles c'était de me dire que si on avait interdit le le vote au plus de 65 ans on aurait on aurait changé les choses dans ce pays mais mais bon je évidemment je me plçais dedans donc j'étais à l'aise mais mais mais mais ça veut dire ça veut dire que vraiment en direction de la jeunesse cette question de de la construction de projets et cette question de de la manière dont on peut mobiliser est importante et ça ça nous fait rejoindre la réalité des associations il y a pas d'un côté des des des des militants associatifs qui sont le nez collés contre le guidon et qui sont dans le concret et des politiques qui rêvent à des choses générales et idéologiques c'est ça qui c'est c'est sur ce terrainl qu'on peut se retrouver voilà excusez-moi j'ai pas répondu à toutes les questions mais ça me donnait l'occasion de préciser ces choses j'ai sans doute oublié des choses mais écoutez on peut continuer un peu peut-être bien sûr on va continuer tour de questions je vais répondre à la camarade de Saint-Denis au camarade qui m'a parlé du qui a parlé du Pérou ben ça existe également aussi en France hein des associations qui sont carrément téléguidé par par le gouvernement il y en a énormément aujourd'hui des associations bon je ne dirai pas le nom des associations mais qui sont euh très enclin ou Mo très enclin à la poursuite d'études qui propose aux jeunes de de créer différentes structures des start-ups très rapidement voilà on invite les jeunes à arrêter l'école directement créer des structures créer des structures et ils sont elles sont encouragé par l'État parce qu'au niveau des statistiques ça fait baisser baisser les chiffres du chômage et ça permet de aux jeunes de rentrer dans des formation de de à 3 mois mais très rapidement c'est sans issue donc c'est c'est ma c'estz malheureux et ensuite ces jeunesl sont muselés on les invite à voter pour pour Macron et et pour tous les partis qui sont en en en gouvernance bah concernant la camarade de saint-is oui oui effectivement il faut que les députés soient en connexion avec avec le terrain et avec des ateliers des lois et il faut solliciter vos élus et moi je suis totalement volontaire et je te rejoint aussi Richard c'est que député c'est un mandat national et que le député peut se déplacer dans la Creuse comme dans le Var éventuellement parce que c'est c'est des territoires où c'est plus compliqué dans le Var et moi je suis totalement favorable pour venir me déplacer dans le VO et pour aller voir des camarades oui bonjour donc je suis l'actuel président du Collectif des associations citoyennes et là si je veux prendre la parole en dehors de dans tout ce qui dit tout ce que j'entends et cetera j'aurais vraiment tiré une sonnette d'alarme je crois que dans le débat on n'est pas à la hauteur de comprendre ce que sont aujourd'hui les atteintes aux libertés associatives et quand je parle de liberté associative je ne parle pas du droit de s'associer il est constitutionnel il garanti oui deux personnes on peut s'associer c'est bien le droit de s'exprimer d'agir et de revendiquer dans la société c'est ça le cœur du secteur associatif c'est ça qui a fait la richesse de la Libération et desvouement d'éducation populaire c'est ça qui a gagné le le droit à l'avortement c'est ça qui a gagné toutes les questions po politiques de la société il n'y a pas de progrès de société sans une capacité de s'exprimer indépendamment de la part des associations et c'est ça qui est mis en cause aujourd'hui et si j'ai une demande en tant que collectif d'ASS citoyenne à adresser au députés c'est qu'on a besoin de voix de voix qui fasse entendre ces métion je vous donner deux exemples Albi la mère membre du mouvement horizon d'Albi assassine en même pas une année une MJC VI de plus de 60 ans dans dans la commune qui a créé toutes les structures culturelles toutes les structures associatives de d'Albi elle disparaît seul argument dit en conseil municipal on a l'enregistrement nous ne partageons pas les mêm valeurs nous ne vous souons plus deuxème exemple récent à Chalon sur son je crois que c'est ou sur Loire Chalon à Chalon Chalon je veux dire je pas prendre le risque où le le planning familial se voit interdire un stand le 8 mars pour la seule raison que dans son visuel parmi un ensemble de femmes il y a une femme voilée évidemment il y a une mobilisation ils ont gagné ils ont pu tenir mais c'est à ça qu'on s'attend on a paré à Montpellier on a paré dans beaucoup d'endroits et aujourd'hui il y a une réelle régression des une atteinte aux libertés associativ alors elle se manifeste par tout ce qu'a pu dire Marian ce que vous avez dit l'instrumentalisation par exemple il y a une campagne amenée contre les appels systématiques à appel à projet appel d'offre délégison de service public alors qu'on peut s'en passer en fait ce sont des relations de confiance en fait on est en train de d'inverser complètement le gouvernement pas nous jeons le gouvernement macronien c'est ça le le fondement du néolibéralisme le néol libéralisme c'est un état acteur alors que le capitalistme cétait la main invisible du marché qui va régler aujourd'hui l'État est acteur et est acteur pour ouvrir des pans entiers du secteur social par exemple des différents secteurs au marché lucratif l'exemple plus précis qu'on a tous dans la tête c'est les épades HE le scandale sur les épades et donc la proposition oui il faut interdire la lucrativité sur les épades nous on y souscrit on souscrit avec des réseaux d'acteurs et des réseaux de associatifs avec qui on peut former un projet alors qu'on est tous dans des sillons très différents la FSGT sur le sport sur le social sur de la question culturelle avec les on est tous dans des dans des silos un petit peu comme le courur de 100 m mais à la ligne d'arrivée on a tous le même adversaire en face de nous c'est le néolibéralisme et si nous on s'est crée en tant que collectif des assaux citoyennes c'est bien lutter contre cette marchandisation contre l'entrée des politiques néolibéral dans le secteur associatif qui ont qu'un seul but dégager de l'argent par exemple sur le marché de la pauvreté et on dit il y a très peu de on gagne pas beaucoup d'argent dans le marché de la pauvreté mais fort heureusement il y a beaucoup de pauvres hein et donc effectivement les centimes par ici ça crée a le mecadisme des cont impact social qui permett de dégager de l'argent et de rentrer la finance et de tuer le travail associatif et pourquoi on tue ce travail associatif c'est parce que il n'y aura pas de victoire politique s'il y a pas de victoire idéologique et les victoires ologiques elles se construisent avec les gens auprès des habitants dans les quartiers en milieu rural il faut qu'on puisse mener ces combats là il faut qu'on puisse parler de de laïcité il faut qu'on puisse parler de diversité de richesse culturel de chômage de tout ce que l'on veut en milieu rural dans les quartiers urbains dans les dans les villes sur tous les territoires et les acteurs qui peuvent mener ce débat en toute indépendance ce sont les associations donc il faut gagner avec avec nos députés il faut gagner ce droit inaliénable à la liberté d'expression et d'action des associations et donc il peut pas être aliéné par des accords par des octroit de subvention nous par exemple on commence à travailler sur cette notion de considérer les les associations comme des communs des communs au même titre que l'eau au même titre que les rivières ils ont leur histoire ils ont le leurs expertises les associations elles ont leur présence sur les territoire elles ont leurs mode de gouvernance elles doivent être inaliénables et on ne dépend pas de la charité lorsqu'on est subventionné on participe à l'action publique et l'argent des citoyens l'argent de nos impôts il doit participer à l'action publique et donc c'est à ce niveau je pense que nous nous essayons de porter ce débat pour pour construire disons une force politique du secteur associatif parce qu'on a en face de nous les mêmes enjeux les mêmes intérêts et surtout les mêmes adversaires voilà ce que je voulais dire rapidement [Applaudissements] rapidement pour les questions comme il est 11h30 passé après on pourra avoir des échanges informels hein euh très rapidement sur les appels à projet moi je fais partie du jardin partagé du d'un village dans laarège et moi j'ai répondu en fait notre cè notre association a répondu à un appel à projet on a eu 46000 € pour créer un jardin fourét comestible et pédagogique qui concerne toute la la comcom du Couseran euh et de cet argent on a une formation sur un montant de 22000 € pour la permaculture et tout le reste pour des investissements arbr puis chemin carrossable pour les brouettes pour les gens qui ont mal au dos voilà et en fait nous on ne fait que ce qu'on veut et c'était le deal du départ et on va chercher l'argent aujourd'hui on nous donne la possibilité d'avoir de l'argent à travers la région et on va chercher tout le poogon qu'on peut dans toutes les directions que ce soit le département le PNR la région de toute manière on sait que cet argent-là qu'on nous donne aujourd'hui on va l'utiliser mieux queeux donc on y va temporairement en tout cas et je suis tout à fait d'accord avec le monsieur qui a pris la parole avant moi et donc mais aujourd'hui on fait avec les moyens qu'on a et on va chercher le pognom partout où il est voilà j'ai dit [Applaudissements] bonjour en fait là c'est une question qui au premier abord est hors débat mais je la pose quand même c'est quelle place pour les chercheurs dans ce vaste mouvement associatif et dans les collectifs en complément de l'engagement et de l'action outre ce que je disais tout à l'heure il y a dans les associations et les syndicat moi je mets aussi un peu il est dit faut pas parler politique faut pas mais bon par contre judéo chrétien les bonnes œuvres et tout ça c'est important donc c'est c'est aussi existé en tant que personnage politique dans comme comme tu fais toi monsieur le député ton prénom excuse-moi Carlos euh voilà c'est c'est existé savoir qu'on est parce que on fait des belles choses mais euh faut qu'on fasse savoir que on est engagé politiquement à la France insoumise et et et pour aussi faire faire ta Jul parce qu'on dit faut pas parler politique c'est pas politique t association et tout ça moi je fais partie d'un on va organiser un forum d'action des associations sociales et solidaires sur Vienne en iszer bah pas politique hein ah non non pas politique pas de religion pas politique euh c'est pas vrai on on fait de la politique voilà il faut faut le maintenir ça il faut vraiment le faire exister faut bien penser à ça que dans toutes nos actions faut faut le faire exister faut aller vite parce qu'on a plus beaucoup de temps une oui bonjour euh je reviens juste sur un point par rapport à ce qui vient d'être dit euh c'est le devoir de réserve euh j'ai envie de dire aujourd'hui on est face à un bulldozer qui nous broie qui passe son temps à nous broyer et j'entends bien le fait que l'association prend je dirais une il un serpent de mer qui consiste à dire bah on va pas s'engager forcément politique mais est-ce que au jour d'aujourd'hui par rapport à la situation dans laquelle on est il n'est pas temps de rompre avec ce devoir de réserve et peut-être de voir un collectif ça a été cité tout à l'heure qu'il y en a un qui s'est mis en place il y a quelques mois un vrai grand grand collectif de grandes associations qui dénonce très très fortement ce que vivent tous les bénévoles dans toutes les associations et surtout ce que vivent les gens auprès desquels on œuvre parce que on est là pour aider des gens dans des situations d'extrême d'extrême pauvreté et je crois que réellement le devoir de réserve moi il y a un moment j'ai envie de dire ça suffit je suggère le CAC bonjour à toutes et à tous merci pour ces interventions je suis Aurélie et je suis élu notamment délégué à la vie associative dans à Lyon et c'était pas une question c'est plutôt une inquiétude c'est les on a parlé des atteintes à la vie associative récemment il y a eu la loi contre le séparatisme et le contrat d'engagement républicain je voulais savoir un peu comment enfin j'imagine très bien les positions mais comment on pourrait aussi ben voilà aider les associations ou du coup porter la voix des associations sur ces sujets-là qui sont quand même assez enfin des grosses atteintes aux liberté d'expression d'action et notamment les sorties de de Darmanin sur les dissolutions d'association nous il y a il y en a pas le mal qui ont été à Lyon menacé donc voilà c'est plutôt une grosse inquiétude merci euh oui alors pour répondre au monsieur avec la chemise blanche c'est un peu le rôle qu'on qu'on veut se donner au collectifs des associations citoyennes donc venez venez nous rejoindre et puis alors le monsieur avec la chemise rouge sur la question des chercheurs en fait bah dans dans ce livre est un exemple de ce qu'on peut faire association chercheur puisque c'est un livre qui regroupe des textes à la fois de de d'association militants associatifs et de et de chercheurs on a travaillé notamment avec Jean-Louis Laville pour voilà et puis on continue de travailler en lien avec des chercheurs le l'Observatoire de la marchandisation et de l'investissement impact social qu'on monte actuellement au Collectif des associations citoyennes c'est une quinzaine d'associations et une quinzaine de chercheurs réunis pour porter cet observatoire qui justement va veut essayer de de de dénoncer des décrypter ce processus de marchandisation qu'il faut absolument mettre à jour en fait parce que il est il est rampant il se voit assez mal la la notion de mesure d'impact social par exemple rentre maintenant dans quasiment toutes les associations on demande quel est votre votre impact social c'est c'est une demande qui devient classique au subin des subventions publiques que que privées et donc tout ça il faut le démonter parce que parce que c'est c'est c'est assez rampant et assez invisible aujourd'hui voilà sur sur euh cétait quoi voilà simplement à tout petit mot sur la l'obligation de réserve là je mais évidemment naturellement que que il faut l'obligation de réserve dans la situation actuelle je comprends la réaction non non évidemment que la politique elle doit prendre ça toute sa place cela dit je pense que face à face à la diversité des associations quand on rencontre des militants associatifs qui nous disent non la politique comme disait tout à l'heure et cetera le seul il y a pas de raccourci possible que la conviction donc c'est c'est c'est en débattant pas en disant je suis pas sûr que le débat porte sur l'obligation de réserve ou pas je pense que le débat c'est quel est le problème concret quelle est la solution qu'on apporte et en quoi elle est la politique il faut en quoi c'est des solutions politiques qu'il faut apporter et et et c'est mais c'est dans le respect de la diversité de ces association qu'on le fera mais pas en disant pas de politique parce que d'ailleurs euh il y a beaucoup d'associations ben j'en ai cité je vais pas y revenir qui font qui qui qui qui s'engagent qui sont prêts à à à à prendre des positions mais mais ce qui est important c'est ils le font en dans le respect de ce que sont leur leurs particularités notre responsabilité voyez quand on va il y a un débat qu'on va voir on en on en reparlera dans dans dans je crois dans dans très vite dans quelques jours la la marche la marche de toutes les colères là si qui va avoir lieu j'espère début octobre il y a des associations mais peut-être que des associ on va être confronté j'espère le plus possible avec associations qui vont dire on s'engage dans cette marche et il y en a d'autres qui s'y engageront pas mais le fait que on puisse au plan local dans les discussions qu'on a avec les militants leur montrer que la possibilité les raisons de tout cela va nous permettre de faire fédérer ces élémentsl et de faire avancer les choses pas forcément pour certaines d'entre elles par un engagement officiel mais par la conviction qu'on peut avoir je pense que c'est ce processus là qu'il faut qu'on engage pour que on arrive à à avancer dans ce domaine quoi je vais répondre à la dernière question de la camarade de Lyon donc concernant notre cher ministre de l'intérieur des outremèes euh bah on est contalement en contre on venit pour abroger la cette loi libertisine et euh aujourd'hui voilà il fait de l'atteinte aux libertés on a encore vu récemment sur sur sur différents sujets concernant l'imam hikmousem euh aujourd'hui voilà c'est c'est malheureux mais on a un gouvernement en place on a jupont Moretti qui arrive à à à à s'opposer à à des choses que lui-même il a accepté de par son ministère donc on va se battre à l'Assemblée et euh au niveau local au niveau local au au Nive au niveau local ça va être c'est très compliqué je pense pour association moi je suis président d'assut également et de ne pas signer une charte ben on n pas droit à la subvention où on peut être directement stigmatisé de tel ou tel point parce qu'on a pas signé une charte même si on en totale opposition même si on vient en opposition on vient avec une opposition argumenté sur tel ou tel point on va être stigmatisé de pas avoir signé la charte et on va être mis mis très rapidement en difficulté et il faut il faut tomber sur une ville rebelle avoir un maire un maire rebelle mais c'est c'est rare de nos jours donc je vous remercie à vous toutes et tous d'avoir été présent [Applaudissements]