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Conférence de presseSud Radio (sur YouTube)· 19 octobre 2026 41 minContradictoireActualité / polémiqueSécuritéÉconomie & entreprisesInstitutions & électionsSolidarités & famille

Emmanuel Macron aurait-il dû instaurer l’état d’urgence et un couvre-feu ?

Au micro : Jacques Cardos Source d'origine 1 locuteur

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 10 %Attaque 60 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 63 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:43OuverteÉludée

    Emmanuel Macron aurait-il dû instaurer l'état d'urgence et un couvre-feu ?

  • 1:27OuverteRéponse partielle

    Les auditeurs ont répondu massivement sur les réseaux sociaux. Qu'en pensez-vous ?

  • 2:10OuverteRéponse partielle

    L'état d'urgence est-il nécessaire selon vous ?

  • 2:51RelanceÉludée

    Le couvre-feu serait-il efficace pour les mineurs ?

  • 3:35OuverteRéponse partielle

    Macron a parlé de 'factieux'. Que proposez-vous face à eux ?

  • 4:19RelanceÉludée

    Un couvre-feu généralisé est-il justifié ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:10Françoise DegouisFait
    « L'état d'urgence, on est quasiment en état d'urgence, vous savez, depuis les attentats terroristes de 2015. »
  • 2:51Françoise DegouisFait
    « Le problème c'est la submersion. On en parlait encore avec Nicolas Meer Rossignol. Lui c'est pareil. »
  • 5:36Françoise DegouisFait
    « Pourquoi ne pas imposer un couvre-feu à 18h ou à 17h lorsque vous avez parce que encore une fois la la manifestation c'est et vous avez raison de le dire extrêmement bien passé et que ce matin on ne parle plus que des pillages au détriment finalement des revendications et de ceux qui étaient là. »
  • 6:20Françoise DegouisFait
    « Je suis navré, non, j'ai beaucoup de mal à dire en terme de maintien de l'ordre, il y a un moment où il faut dire on siffle la fin de la récrée et après on rediscutera de vos revendications. »
  • 7:04Ellisabeth LévilleFait
    « Hier il a eu absolument raison de dire que les momes seraient reçus à Matignon. »
  • 7:41Ellisabeth LévilleFait
    « Je pense que les préfets, il l'a annoncé hier en autorisation d'interdire les manifestations. »
  • 8:23Ellisabeth LévilleFait
    « Le 5 novembre je paraît très très dangereux. »
  • 9:07Jacques CardosFait
    « C'est un vrai sujet. On peut atterrir sur la question du 5 novembre. »
  • 11:11Jacques CardosFait
    « Il faut la poser au syndicat. Est-ce que dans l'état d'épuisement des forces de l'ordre vraiment est-ce que il est sage de maintenir le 5 novembre ? »
  • 11:53Ellisabeth LévilleFait
    « Si vous voulez on sent que la situation n'est pas rétablie il faut l'interdire à mon avis. »
  • 12:38Ellisabeth LévilleFait
    « On en met des dizaines, des centaines, des milliers d'autres en danger. C'est-à-dire qu'on est tellement inhibé dans l'usage de la force qu'aujourd'hui dans les rues de nos villes, il y a on dirait qu'il y a des bandes rivales. »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0,2 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Locuteur

radio [musique] la vérité en face Jacques Cardos et on se retrouve avec Ellisabeth Léville et Françoise Degouis qui sont avec moi pour mon plus grand bonheur au sujet et bien avec deux sujets peut-être trois d'ailleurs en réalité vous le savez on est en édition spéciale et vous pouvez nous appeler au 0826 3003 300 autour de ces événements du weekend d'une façon générale et plus précisément avec vous Albin Texer on va poser les questions que nous posions ce matin dans le grand matin Sud Radio parce que les auditeurs ont répondu et ont sans doute des messages à nous faire part. Exactement. On vous demandait notamment cette question.

Emmanuel Macron aurait-il dû instaurer notamment l'état d'urgence et un couvre-feu ? Alors là, il y a beaucoup de débats notamment dans les commentaires à 59 % de nos auditeurs disent "Oui, il fallait mettre le l'état d'urgence en place contre 41 %, c'est très partagé dans les pourcentages, mais dans les commentaires et il y a quand même une dominance dans les commentaires. Par exemple, beaucoup mettent en avant bah qu'il aurait dû tout simplement démissionner, qu'il aurait tout simplement dû faire ça. Beaucoup pas la question posée mais ça revient beaucoup. D'autres disent beaucoup non parce qu'ils seraient capable de prétexter l'annulation élection présidentielle.

Donc il y a beaucoup de gens qui disent ça. Et sur le côté oui, il aurait fallu un un l'état d'urgence. Par exemple, Damien il dit à minima, il aurait fallu mettre un couvre-feu pour les jeunes puisqueon voit que c'est des jeunes qui vont tout piller. Donc ils disent à minima un couvre-feu voir l'état d'urgence à terme. Voilà en tous les cas le débat d'une question. avec d'une d'une part la privation la privation des libertés et d'autre part la question de d'un d'un de plus de répression pour essayer de faire face à ces phénomènes que l'on voit aujourd'hui.

Françoise Degouis euh bon [musique] pour vous c'est clair, il a déjà d'une certaine façon répondu, j'imagine en donnant la possibilité au préfet d'avoir la main en réalité sur de prochains rassemblements. Ouais, on n'est pas beaucoup de journalistes à penser qu'il a pas été si mauvais que ça. On doit être cin ou six, je pense. Éditorialiste. Je m'en je m'en je m'en honore parce que je pense que l'état d'urgence, le couvre-feu, tout ça n'a aucune importance. L'état d'urgence, on est quasiment en état d'urgence, vous savez, depuis les attentats terroristes de 2015, François Hollande après Charlie décrète l'état d'urgence.

Mais l'état d'urgence, c'est quelque chose avec lequel on vit en réalité depuis des années. Le couvre-feu non mais le couvre-feu pourquoi faire ? Vous avez très bien vu que c'est pas un problème si vous voulez de contrôler des mineurs. Le problème c'est la submersion. On en parlait encore avec Nicolas Meer Rossignol. Lui c'est pareil. Enfin Emmanuel Grégoire ce matin dans Libération dit "Les les pillards sont passés de magasin à magasin sans croiser un seul policier." Donc que vous mettiez un couvre-feu pour les momes de 16 ans que vous en mettiez pas, c'est pas le sujet. Le sujet c'est les moyens, la capacité de résister et de pas être submergé.

Donc je pense que moi honnêtement Macron a fait ce qu'il avait à faire. une des escalades. On attend de voir les effets alors c'est bien la seule chose sur laquelle je suis d'accord avec François, c'est que Macron a Emmanuel Macron, le président a effectivement joué la désescalade et ça c'est une catastrophe parce que face à la violence si vous voulez la désescalade comme ils disent c'est juste de la faiblesse. Ce n'est plus l'état nounou, c'est l'état carpette. Et je suis quand même assez frappé. Emmanuel Macron a dit qu'il y avait des faxieux, des faxieux.

J'ai été j'ai demandé à Gemini la définition de Fio il y a 5 minutes, copain Gini qui m'a dit que c'était des gens qui conspiraient contre l'État, qui s'opposaient à l'État, au gouvernement légitime par conspiration ou par la violence. Donc factieux, c'est quand même grave. Et face à ces factieux que nous dit Emmanuel Macron ? et ben qu'on va pas l'abrer, qu'on va organiser des débats que et si vous voulez en fait Emmanuel Macron, il a tellement peur qu'on ne l'aime plus sur France interre, il a tellement peur de passer pour un type répressif que là si vous voulez il est en train d'abdiquer de ce qui fait la France.

En France, je suis navré toute notre histoire est frappé marqué de ça et je ne souhaite pas qu'on tire dans la foule comme on l'a fait avec les viticulteurs en 1910. Je ne souhaite pas du tout cela.

Je pense qu'il suffirait dernier mot François sur le couvre-feu l'état d'urgence a une seule vertu c'est que ça donne des moyens juridique de poursuite que tu n'as pas sinon c'est-à-dire que s'il y a un couvre-feu et qu'un gamin sort au gamin ou pas gamin d'ailleurs je veux dire il est en infraction et tu peux le poursuivre et on pourrait faire le parallèle avec la période du covid hein lorsqu'il y avait des interdictions de circuler enfin bonz on peut quand même rester calme là et tranquille moi je suis très calme poser une Sérieusement des interdictions de circuler avec avec un parallèle avec le Covid.

Je dis que au moment du Covid, il y a eu des interdictions de circuler que donc ça n'a rien à voir avec une journée entière où on a cassé de 300 magasins. On est peut-être au début de quelque chose. Écoutez, ça vous a pas suffi ce qu'on a ce qu'on a vécu ce weekend. Écoutez, non, vous pouvez pas me parler comme ça en me disant ça m'a pas suffi sur ce tempon. Vous pensez que moi je me réjouis des violences et de et des magasins pillés. Je vous dis juste que ça sert à rien de faire des mesures complètement artificielles et par ailleurs et un couvre-feu ça permet une interdiction de circuler. Voilà. Couvre-feu pourquoi ?

pour les mien vous interdisez à toute la population française du tout jamais dit ça mais donc donc allez jusqu'au bout de votre alle jusqu'au peut être pour les moins de 18 ans par exemple Franç la population française qui a moins de 18 ans de circul mais attendez vous avez des jours de bout parce que ça ça m'intéresse c'est les gens qui vous avez des vous avez des jours de manifestation samedi dimanche pourquoi ne pas imposer un couvre-feu à 18h ou à 17h lorsque vous avez parce que encore une fois la la manifestation c'est et vous avez raison de le dire extrêmement bien passé et que ce matin on ne parle plus que des pillages au détriment finalement des revendications et de ceux qui étaient là.

Voilà. Oui donc oui je je je termine cette puisque Françoise m'interpelle, je termine. Oui je pense que vous pouvez à un moment donné le samedi et le dimanche imposer un couvre-feu à 17 ou à 18h. Ça la proposition des gens vous savez très bien. Vous savez en tout cas la proposition d'un couvre-feu dire votre débat. Est-ce que par exemple on a le droit d'interdire une manifestation si on pense qu'il y a des risques de trou à l'ordre public ce qui d'ailleurs devrait permettre d'interdire à peu près n'importe quelle manifestation à part la venue du pape aujourd'hui. [rires] Donc euh moi je suis étonné que euh j'en ai un peu assez.

Je comprends qu'il y a des gentils lycéens qui ont gentiment manifesté. Il n'empêche que si dans leur gentilles manifestation, si vous voulez, elles sont à chaque fois perturbées euh par des violences qui vont créer une puisque au début on avait que des violences, des poubelles qui brûlaient si je puis dire et puis à la fin et devant les lycées quand même et à la fin euh on a ce qu'on a eu. Donc et bien je suis navré, non, j'ai beaucoup de mal à dire en terme de maintien de l'ordre, il y a un moment où il faut dire on siffle la fin de la récrée et après on rediscutera de vos revendications. On ne discute pas dans ce climat. On ne débat pas dans ce climat. Moi je suis désolé.

Alors pour le coup Ellisabeth, moi j'entends ce que vous dites. Moi je pense que hier il a eu absolument raison de dire que les momes seraient reçus à Matignon parce que je je dis j'appuie là-dessus parce que pour le coup les les victimes à part les commerçants, les passants et cetera, les traumas des gens qui habitent dans les centres-villes et pas que les grandes villes, les petites villes aussi, c'est pas grave hein. Moi, je me suis pris des tirs d'artifice qu'à 23h rue Turbigo personne pouvait sortir de la maison. C'était vraiment le truc de guerre, hein. Donc bon euh dans le quartier des mais je veux dire par là que au-delà de ça, je pense qu'il a eu raison.

Je pense que les préfets, il l'a annoncé hier en autorisation d'interdire les manifestations et je vais sur votre peut-être je vais même plus loin que vous. Je pense moi par exemple que la grande manifestation du 5 novembre c'est la prochaine. Je pense que soit c'est vraiment déser avec les syndicat et que les syndicats ont ce qu'on appelle les SO les services d'ordre euh comme on a connu les services d'ordre de la CGT, vous aviez un pilier du SO de la CGT. Je peux vous dire le gars vous pouviez être 10 ou 15, le gars te disait vous passez pas. Personne ne passait hein, même si vous étiez 15.

Donc soit il dit ça, soit effectivement il y a une mesure peut-être de sagesse des syndicats qui disent peut-être que cette manifestation dans le contexte il ne faut pas la faire. Je n'en sais rien. Je trouve que le 5 novembre je paraît très très dangereux. Pardon là-dessus, je voudrais juste vous dire un mot, c'est que vous idéalisez sans doute parce que nous avons le même passé, nous nous souvenons du la sagette et d'entendant. Euh aujourd'hui, je crains que face au Black Block qui eux sont très bien entraînés, hein.

Euh alors ce qui est bien c'est que maintenant il y a plein de vidéos, hein, c'est permanent donc qui sont quand même euh très mobiles par rapport euh euh aux polices et cetera, le SAO de la CGT. Donc si vous voulez, je suis bien sûr que ni les syndicats ni les lycéens euh n'ont intérêt, ni même les insoumis, ont pas intérêt à trop de bordel pour reprendre leur terme maintenant. Pardon, je suis trop longue. Jacquais vous poser une autre question voulait poser une question. C'est un vrai c'est un vrai sujet. On peut atterrir sur la question du 5 novembre. Moi, je me pose je me vraiment sur cette manifestation. Est-ce qu'elle est est-ce qu'elle est maintenable ?

Voyez, vous finalement vous allez vous allez vous allez en venir à peut-être effectivement comment manier cette journée du 5 novembre. Qu'est-ce qu'on peut autoriser ? Je voulais juste vous dire quand même que le couvre-feu a déjà été décidé en Franceoupe au Nouvelle-Calédonie au moment des émeutres 4 jours par exemple. Voyez ça été est-ce que est-ce que vous avez pas besoin d'aller chercher aussi loin 2005 ? Moi, j'ai couvert les émeutes. Non, non, mais si loin dans le temps. En 2005, Dominique de Villepin, premier ministre après la mort de Zadbouna fait, comment dirais-je ? Fait procède au couvre-feu à l'état d'urgence.

Oui, déjà un département, je le cherche et je poursuis avec une autre question puisque un certain nombre de commerçants disent face à ce qu'ils considèrent être comme un manque d'autorité de la police veulent s'armer. On entend un certain nombre de gens dire et même constater dire qu'ils ont vu des commerçants avec des barres de fer parce qu'ils craignaient pour leur propre commerce. C'est pour ça aussi que le C'est pour ça aussi que le couvre-feu si vous voulez c'est pas c'est pas une loi antigeunne le couvre-feu c'est aussi un un moment pour une loi martiale, il a déjà été mis le couvrefeu en place. Je rappelle les émeutes de banlieu c'était dingue.

Je rappelle aussi qu'on a même pas fait ça pour les gilets jaunes parce que on a quand même des mémoires de poissons rouges. Je vous rappelle que pendant 1 an et demi, tous les samedis, les gilets jaunes sont venus à Paris pour casser des trucs. Ça a commencé avec l'Arc de Triomphe et la préfecture du puit enlevelé qui brûle à moitié et tous les samedis, ça a été le rituel avec les commerces sacagés. Ça a duré 1 an et demi parce que la doctrine du maintien de l'ordre en France, c'est il ne faut pas de mort parce qu'il y a la le trauma de Malekusekin et donc on laisse plutôt casser que d'aller à la confrontation et au corps à corps. On peut l'entendre.

Moi je je me pose vraiment cette question vraiment presque philosophique, il faut la poser au syndicat. Est-ce que dans l'état d'épuisement des forces de l'ordre vraiment est-ce que il est sage de maintenir le 5 novembre ? C'est une vraie sujet. C'est une c'est une vraie question [raclement de gorge] surtout et c'est la question à laquelle Élisabeth Léevi répondra juste après la pause. À tout de suite. D'accord. Le grand matin Sud Radio, la vérité en face, Jacques Cardos Ellisabeth Léville et Françoise Degouis sont autour de moi, sont avec moi autour de cette table et vous posiez la question Françoise à l'instant juste avant la pause.

Ellisabeth, votre votre réponse sur ce 5 novembre finalement voilà le 5 novembre en ligne de mire, que faiton que doit-on faire ?

à vrai dire je bon je pense que si si vous voulez on sent que la situation n'est pas rétablie il faut l'interdire à mon avis je ne crois pas que les syndicats auront la sagesse qu'envisage François je n'y crois pas un instant et Mélenchon ne l'aura pas c'est sûr donc bon je peux me tromper mais si s'il y a encore un risque de revoir ça je pense qu'il faut pas il faut être préventif mais justement moi je voudrais en venir à la doctrine de maintien de l'ordre la fameuse doctrine Malikosekin c'est-à-dire que au prétexte enfin au prétex pour la pour la raison de ne de de d'épargner les vies humaines, ce qui est une noble cause.

On en met des dizaines, des centaines, des milliers d'autres en danger. C'est-à-dire qu'on est tellement inhibé dans l'usage de la force qu'aujourd'hui dans les rues de nos villes, il y a on dirait qu'il y a des bandes rivales. personne. Les voyou n'ont absolument pas conscience qu'ils n'ont pas le droit eux à la force mais que la police a le droit parce qu'on leur dit toute la journée la méchante police je suis navré le maintien de l'ordre. Moi, j'ai parlé à beaucoup de policiers aujourd'hui, hier, pardon, à des j'ai parlé à des gens de la préfectorale et disent "Je suis désolé, on ne peut pas faire de maintien. Nous ne sommes pas face à des gentils lycéens.

Arrêtez, on se fait caillasser du matin jusqu'au". En gros, ils vous disent, on a pas les moyens en réalité. Mais c'est pas les moyens, ni les moyens, ni la doctrine. C'est pas les moyens, c'est la doctrine. C'est-à-dire, ils veulent que l'emploi de la force ne soit pas, si vous voulez, pratiquement prohibé au dernier recours et cetera. l'emploi de la force. Alors pas avec il faut pas tirer dans le temps, il faut que les gens en face sachent qu'ils prennent un risque. Et moi je vous dis que c'est minable qui s'attaque à des gens en groupe euh qui font les malins parce qu'il y a personne en face d'eux. Le jour où il y aura quelqu'un en face d'eux, ils s'écraseront.

Alors ça marche pas tout à fait comme ça parce que généralement ça fait des choses les Allemands ont pas du tout fait ça et c'est eux qui ont affronté les premiers les black puisque les black block sont nés en Allemagne de l'Est et après évidemment ont infesté complètement la vie sociale allemande. Les Allemands ont choisi tout à fait l'autre registre-à-dire une désescalade avec les organisations syndicales et y compris avec les manifestants pour pouvoir isoler justement les black parce que sans des escalades on les isole pas.

Je vraiment je vais terminer euh j'ai lu cette ce weekend dimanche un édito extraordinaire de Derh Spegle qui est tout sauf un journal bolchévique en Allemagne c'est le centre gauche centre droit qui vraiment fracasse la doctrine du maintien de l'ordre allemand français avec une phrase en disant le problème de tout pouvoir vertical politique français c'est-à-dire de la 5e République c'est qu'il y a toujours quelque chose ça c'est lié aussi à notre histoire révolutionnaire dès qu'il y a une foule il y a dans le subconscient, quelque chose qui se déclenche sur l'idée que cette foule devient forcément une ennemie. Et donc, il y a un durcissement.

Tous les spécialistes, même les gens de droite, je parle pas des des gens radicalisés, disent que nous avons un problème de radicalisation du main de l'ordre et en plus de ça de manque de moyens. Je pense que quand on quand on met 14 quand on met 14000 policiers pour le pape, OK, euh et qu'on en met 10000 pour 800000 personnes dans toute la France, on se trempe sur le calibre. La reconnu Oui. Oui. Oui. Mais sur le constat, d'accord. Mais est-ce qu'on peut appliquer la doctrine allemande qui est une doctrine qui implique de travailler avec les syndicats, de travailler avec ceux qui maintiennent l'ordre civil de la manifestation ? C'est tout le problème aujourd'hui en France. Pourquoi ?

Et vous pensez mais c'est pas vrai travaillez très bien avec la CFDT avec la CGT avec bien sûr mais ma question c'est est-ce que ça suffirait compte tenu de ce qui s'est passé puisque écoutez bien qu'il y a eu une deuxème excusez-moi mais le maintien de l'ordre c'est un rapport de force il faut arrêter quand même avec ces histoires si les gens en face de vous n'ont pas peur d'abord nous n'avons pas affaire qu'à des black block nous avons affaire à des pillards sans fo d'accord vous avez raison là vous avez raison François nous avons aussi affaire à eux et par ailleurs le maintien de l'ordre ça n'est pas un dîner de gala comme disait votre copain euh mais non euh vous connaissez euh qui disait ça la révolution n'est pas un dînet de gala.

Bref bref le maintien de l'ordre n'est pas non plus un dînet de gala et [raclement de gorge] euh il faut assumer. D'accord.

Et je crois moi pourquoi des gamins ou des gamins ou des individus disons parce que j'en ai marre de ce mot gamin qui est bien gentil des individus qui ici rentrent dans des magasins sont même se planqués euh font les marioles devant la police et cetera quand ils arrivent dans leur pays d'origine de celui de leurs parents souvent je dire alors là je peux vous dire ils se tiennent à carreau parce qu'ils ont la trouille de la police regardez là je non je vais donner un contreexemple à Elisabeth je vais vous dire une chose par exemple l'Italie que je connais très bien, le maintien de l'ordre est très dur, hein.

Les policiers italiens, c'est-à-dire que nous nos policiers, c'est des prix Nobel de la paix à côté de la façon dont les carabinerie gère les manifestations. Et bien, vous pensez quoi ? La force par la force, tout le weekend les magasins ont été pillés et il y a eu des émotes à Milan, à Turin, à Florence, à Rome. Contre la vie chère, ça part comme ça, contre la vie chère, contre le logement. Et pourtant, c'est un gouvernement d'extrême droite et Georgia Méloni n'arrive pas à faire respecter l'ordre non plus.

[rires] Non mais il se passe quel la force brute si vous voulez vous allez répondreab je vous laisse du temps la force brute par exemple de la police italienne qui est une force extrêmement comme le dit Ellisabeth qui recule pas et bien les pillards et surtout les émeutiers s'en fichent complètement enfin est-ce que vous vous rendez compte que chez la plupart des Français une vraiment y compris de gauche parce que les enquêtes montrent une inquiétude là-dessus on on a le sentiment d'un état qui est totalement tapotant Or, je vous rappelle que dans notre inconscient, d'accord, l'État en France, c'est le le cœur de notre appel et ça là-dessus, on va être d'accord.

Mais moi, je me désole un peu mais c'est et donc si l'État n'est pas capable de montrer ses muscles, d'accord, c'est la rue qui va gagner. C'est le Alors, à l'instant, le ministre de l'intérieur nous dit que l'état d'urgence est toujours une hypothèse, hein, c'est une des phrases fortes de la de la matinée. Donc, il n'exclut pas cette option. Et euh avec vous Albin Texer euh il y a également une déclaration qui a été faite par le ministre de la justice. Exactement. Donc là la question qu'on se pose, c'est l'État a-t-il failli ? C'est la question qu'on vous pose aussi ce matin sur nos réseaux sociaux. Vous nous répondez à 98 %.

Oui, l'État a failli et j'ai l'impression [rires] J'ai l'impression que c'est vrai que c'est intéressant de savoir qui sont les deux que ce matin tout le monde tout s'est bien passé. Ouais, tout le monde [rires] tout le monde est sur la même ligne et justement on l'a dit, Laurent Lunez a parlé ce matin chez nos confrères de France inter et on on vous propose juste de réécouter il l'a dit pourquoi il a présenté sa démission chez chez nos confrères de France Interre. J'ai remis ma démission parce que je suis responsable de tout ce qui se passe. Voilà, j'ai remis ma démission président de la République pour ces raisons.

Moi, j'ai été haut fonctionnaire, j'ai un sens de l'intérêt général et vu les dégâts qu'il y a eu, il était normal que je remette ma démission. Maintenant, le sujet qui se pose, c'est que ça ne se reproduise pas. C'est ce que le président de la République a dit hier. Il faut être évidemment meilleur dans l'anticipation. Et puis évidemment face au ordes de casseur de pilleur qu'il y a eu de l'immobilisation importante du militant d'ultra gauche aussi partout dans de nombreuses villes qui ont sans doute été incité par les discours qui ont pu être nus dans les jours précéd implique sans doute que nous nous modifions aussi nos doctrines d'intervention.

Et dans la foulée forcément le ministre de la justice, Gérald Armana a décidé aussi de réagir au propos de Laurent Nunes. C'était du côté de France 2. Laurent Nunes, c'est un très grand professionnel et c'est très dur d'être ministre de l'intérieur et il a fait des choses formidables pour la sécurité des Français. Il a organisé les Jeux Olympiques avec moi lorsqu'il était mon profil de police à Paris. C'est un grand ministre de l'intérieur. Il y a un moment difficile. Nous avons failli incontestablement ce weekend. Il l'a reconnu lui-même. Donc voilà, on est assez stable du côté du gouvernement. Tout le monde le dit.

L'État a failli que ça soit du côté du ministre de l'intérieur comme du ministre de la justice. En tous les cas euh voilà l'information, l'une des informations de la matinée, l'état d'urgence reste une hypothèse seront selon Laurent Nouz, le ministre de l'intérieur. Merci Élisabeth Lévi, merci Françoise Deois et à très vite dans un instant. On va se retrouver dans cette dans cette matinée spéciale avec vous, vous qui nous appelez au 0826 300 euh et notamment avec des commerçants de Marseille et de Lyon qui ont payé un très lourd tribut aux événements et aux pillages qui se sont déroulés ce weekend. On se retrouve dans quelques secondes. À tout de suite. 9h10h, la vérité en face.

radio la vérité [musique] en face Jacques Cardose. Les propos et les mots sont durs. On parle de guerria urbaine pour ce weekend. On parle maintenant d'une hypothèse d'état d'urgence pour Laurent Nouz, le ministre de l'intérieur. Il y a désormais en perspective cette journée du 5 novembre, mais on est tous grogis,

20:41
Non speech

[musique]

20:41
Locuteur

on est tous abazourdi, on n plus les mots face à ce qui s'est passé ce weekend. On sent bien dans vos propos à quel point vous êtes choqué. Le maire de Limoge qui était en ligne avec nous à 7h20 nous disait à 15h15, à 15h15 avant l'incendie de sa mairie et bien euh les policiers n'avaient plus de munition. On parle de munition susceptible de pouvoir faire repousser les assaillants. On parle pas d'armes et de et de munition à balle réelle évidemment. Et bien, il [musique] n'avait plus de munition. On a fait le constat à 7h40 également de cette police qui a failli parce que les renseignements n'étaient pas au rendez-vous.

On a un ministre de l'intérieur qui reconnaît que l'État a failli et vous nous appelez dans ce contexte au 0826 300. J'en profite pour dire que toute la journée l'antenne de Sud Radio continuera d'être consacrée entièrement à ces événements et à ce qui s'est passé ce weekend et bien entendu ce soir à l'occasion des vraies voix où vous retrouverez Cécile de Minibus autour de Patrick Roger et de Philippe David. J'accueille Marie. Bonjour Marie. Bonjour Marie. Vous êtes commerçante euh et vous nous appelez de Marseille. Qu'est-ce que vous avez vu ce weekend ? Vous êtes encore, j'imagine choqué par ce que vous avez vu ce weekend.

Ce weekend, j'ai vu des gens qui s'étaient donné rendez-vous sur les réseaux sociaux depuis des jours et des semaines. Donc nous les commerçants, on a beaucoup de mal à croire que les renseignements généraux a pas été au courant. On att on attendait plus du service public, c'est-à-dire de nous dire attention, de nous mettre en garde le premier signau d'alerte est arrivé de de des institutions marseelles sur des WhatsApp, il devait être 15h30 ou 16h. Tout était déjà euh vraiment cassé euh alors que les les jeunes s'étaient donnés rendez-vous depuis début septembre he pour cette journée du 17 octobre. Je veux dire les les autorités elles ont pas anticipé.

Euh notre ministre de l'intérieur a posé sa démission ce matin à notre président, c'est la comédia de laarteté hein parce que sincèrement qui l'a refusé. Alors et pendant ce temps-là, les commerçants sont sacrifiés. On a on a été sacrifié en 2023. On a compris en 2023 que on avait été sacrifié parce qu'on avait peur des guerrias urbaines et tout. 3 ans après, moi je vous assure en 2023, j'étais là déjà, j'étais présidente de l'association des commerçants. C'est 3 ans après, j'ai échangé avec des commerçants que je connais bien puisque moi, je suis en plein centre he Marc Grignan et on se disait qu'en fait depuis 2023, il n'y avait eu aucune amélioration et derrière on a les politiques.

Alors, on a le ministre qui démissionne et qui démissionne pas. On a le maire de Marseille qui fait sa com en disant que lui il a demandé l'écart de CRS le matin Macron pour qu'on en ait plus. Mais en fait il est maire de Marseille, il a les renseignements généraux au téléphone une au moins une fois par jour. Il aurait lui demandé l'écart de CRS il y a 15 jours, les mettre à l'entrée des rues, il aurait la situation. Il porte il porte une part de responsabilité euh le le maire de Marseille, monsieur Pant. Alors écoutez, tous les gens qui se sont présentés, qui ont été élus à un poste où ils peuvent décider de quelque chose porte une part de responsabilité.

Les commerçants eux, ils en portent aucune. Ils payent la TVA. Les commerçants sont les pigeons en fait hein. Ils payent la TVA. Voilà, ils ouvrent leur rideau pour que la rue soit propre. Parce que quand il y a des commerçants dans une rue, c'est éclairé, c'est nettoyé, ça fait vivre un noyau villageois, ça coûte pas à la ville. sont les commerçants qui font vivre la ville, le centre-ville. Donc eux, ils portent aucune responsabilité, ils ont dégusté. Il y a des commerçants, sont des indépendants, ils ont tout perdu. Hier, ils étaient en larme toute la journée en train de se demander comment ils allaient payer leur collection qu'ils n'ont pas vendu, qui sont fait voler.

C'est sûr que les banques vont être au rendez-vous, ils vont proposer des presses, il va y avoir de l'aide. Mais le traumatisme moral quand ça vous est arrivé il y a 3 ans déjà et qui s'est rien passé et que derrière les politiques il font les photos, ils se retrouvent pour se parler c'est ce sont eux les responsables. Ils avaient les informations puisque les minot de 17 ans, ils avaient les informations qui fallent la question que j'allais vous poser, c'est que il y a une surveillance numérique en théorie et on a l'impression que évidemment entre jeudi et vendredi, ils ont revu leur chiffre à la hausse mais c'est bien tard.

Marseille les CRS, je veux dire c'est pas c'est pas samedi c'est pas samedi matin quand la pagaille commence qu'il fallait faut les demander et dire après oui j'ai demandé les quarts et j'attends de voir les responsables mais mais vous êtes responsable vous auriez dû demander des carts de CR il y a 15 jours à l'entrée des rues. On a vu des commerces de luxe. Ils se sont fait éventrer pendant 3h. Oui. Vous restez avec nous Marie et on instaure un dialogue entre Marseille et Lyon puisque j'accueille Fabrice. Bonjour Fabrice. Bonjour. Vous êtes restaurateur à Lyon mais également représentant des commerçants de votre quartier. Comment avez-vous vécu cette journée ?

Alors je pense que c'est à l'identique de Marseille. J'ai rejoint complètement les propos de Marie parce que nous avons vécu exactement la même chose euh face à des scènes inédites, franchement inédites. Vous avez pu voir dans les médias les photos. Il n'y a pas une vitrine en centre-ville de Lyon qui a été épargnée et comme le dit Marie, encore le commerce, encore le commerce qui est touché. Euh aujourd'hui, nous avons depuis des mois des trésoreries fragilisées par la conjoncture, on va se on va se l'avouer. Et euh pour certains, ils ne savent pas encore comment ils vont pouvoir euh faire face euh aux dégâts.

Moi, j'étais place belle cour euh pour constater bien évidemment l'ampleur du du sinistre au niveau de de notre office du tourisme. Beaucoup de commerçants ampleur étaient là et ça je l'ai vécu. Je me dis on peut pas on peut pas être témoin de ces scènes-là et de ne pas avoir de réponse à donner. Ouais. Alors euh Fabrice, quand vous entendez aussi ce que nous dit Marie au sujet des alertes des mairies parce que les mairies elles peuvent pas non plus se défausser totalement sur le ministère de l'intérieur, est-ce qu'elles est-ce que elles n'ont pas une part de responsabilité aussi dans euh le les renseignements territoriaux ? Elles ont accès au renseignements également.

Est-ce qu'elle demande suffisamment tôt euh des compagnies de CRS et des renforts et est-ce que toutes les mesures sont prises ? Alors euh je pense bien évidemment que les mairies ont leur lourde part de responsabilité parce que sont ce sont eux qui doivent gérer et assurer la sécurité non seulement des commerçants mais des riverins également. On s'est senti démuni, on s'est senti seul. Je pense que il y avait pas et je remercie les forces de police qui étaient qui étaient présentes sur le terrain parce qu'ils ont fait un travail remarquable mais bien évidemment qu'il manquait de il manquait des hommes.

D'ailleurs, le maire de Marseille l'a signalé, Lyon est exactement dans la même situation que Marseille. Ouais mais bien sûr qu'ils ont leur part de responsabilité et je demande des comptes aujourd'hui et je demande des comptes au maire de Lyon. Euh j'espère qu'il va me recevoir dans la journée justement pour euh pour qu'on puisse euh échanger là-dessus parce que moi les commerçants aujourd'hui veulent un retour et veulent savoir euh euh quoi faire, comment euh comment euh s'adapter, comment essayer de trouver des solutions pour euh peut-être et je n'espère pas le coup d'après. Marie, vous aussi vous demandez euh des comptes au maire de Marseille, à la municipalité.

Nous, vous savez euh alors je rebondis sur ce qu'a dit monsieur. Merci aux forces de police qui en fait sont très très courageuse mais sont pas assez nombreux mais on va demander des comptes. Mais surtout ce qui va démarrer aujourd'hui c'est une pression morale qui va être impressionnante. Il va falloir se déblayer avec tout le mille feuille administratif. Le commerçant, il va se démerder tout seul, hein, à reporter ses charges. Alors, il va être aidé par les syndicats patronaux, l'UPE 13. À Marseille, on est quand même bien encadré, mais euh il va se faire tout seul de voir son banquier, d'appeler ses fournisseurs. Le maire, il va pas lui servir à ça.

Le maire, on va dem on va le voir, on arrive après la bataille. Le maire, il va raconter ce qu'il raconte toujours. Ah bah, on avait pas mesuré que ça serait si gros. Ben, on avait pas ceci. Vous savez, moi [raclement de gorge] aussi j'ai demandé, j'ai pas été aidé. Tatati tatata. Moi ce que je demande, c'est que au pouvoir public et aux institutions, c'est-à-dire à l'URSAF, à la TVA, il faudrait que Emmanuel Macron, parce que nous, commerçants, on pourrait très bien se lever ce matin et dire "Bon ben voilà, nous on en a marre de trinquer, on est d'un don de la farce à chaque fois, on va arrêter de payer la TVA." Ça va faire des trous hein h dans les finances de l'État.

Alors voilà, moi j'appelle ce matin Emmanuel Macron à revoir pour tous les sinistrés, les étalements de TVA, à aider le maximum pour tout ce qui est report de charge à à [raclement de gorge] demander aux banques des prêts à taux zéro pour pouvoir payer les fournisseurs. Les commerçants, il va falloir qu'ils se relèvent. Rendre des comptes, c'est génial hein, mais ça va pas les aider ni avec la trésorerie. Et puis surtout surtout j'en appelle aux Marseillais, les centre-ville là, ils vont être désertés parce qu'ils sont pas beaux, parce qu'ils sont tout cassés, ils vont être tout ils sont ils sont vidés et c'est triste à mourir hein, il faut voir hein, c'est dramatique ce qui s'est passé.

Et donc il va falloir que les clients des commerçants ils soient au rendez-vous, qu'ils aillent pas faire leurs courses de Noël ailleurs, qu'ils fassent pas leur courses de Noël sur internet. Voyez, tout ça va se mettre en place un gros travail qui est important sur lequel il faut communiquer parce qu'il va falloir que les centres villes se relèvent pas qu'à Marseille partout ailleurs. Comment vous voyez le le 5 novembre ? Est-ce que vous demandez des interdictions des interdictions de manifester ? Est-ce que vous demandez un couvre-feu ? Est-ce que vous demandez puisque là on entend ici ou là moi mais moi je me suis pas présenté aux élections.

Je suis pas ministre, je suis pas maire, je ne suis pas président, j'ai pas été élu pour changer les choses et me poser comme quelqu'un qui fait mieux les choses que les citoyens. On a vu des citoyens piller des magasins, des citoyens qui sont de mauvais citoyens. On va pas se raconter d'histoire. Les citoyens qui ont pillé les magasins sont des citoyens qui n'amènent absolument rien à la société. Alors, dans ces conditions, il y a des mesures à prendre qui seront difficiles, qui seront dures à prendre mais il faut les prendre. Je pense que il faut soutenir la police le maximum. C'est un métier qui est difficile et il devient de plus en plus dangereux. Il faut les soutenir.

Le 5 novembre, c'est pas à moi de demander. Moi, je peux pas faire une liste comme une liste au Père Noël. Oui, oui, mais je dé faire élire pour gouverner. C'est très sage ce que vous dites Marie. C'est très sage et c'est très responsable. Je trouve que on a effectivement toujours tendance à demander tout à tout le monde. Or c'est très sage de votre part en tant que commerçante à Marseille de dire voilà je n'ai pas été élu pour cela, c'est aux élus de trouver des solutions. Merci à tous les deux Marie et et Fabrice, on était à à Lyon avec Fabrice.

Bah d'ailleurs, j'en profite pour rappeler ou préciser que ce soir dans les dans les vraies voies, Philippe David sera à Lyon précisément pour une émission en duplexe avec les commerçants de de Lyon et et des autres villes bien entendu dans l'émission de Cécile de Ménibus et et Patrick Roger. Donc les vrais les vraies voix ce soir. On se retrouve dans quelques secondes. On se retrouve dans quelques secondes et vous continuez de nous appeler au 0826 300 au sujet de ce qui s'est passé ce weekend. à tout de suite. Matin Sud Radio, [musique] la vérité en face, Jacques Cardose. Et on se retrouve pour poursuivre la discussion autour des événement.

Édition spéciale ce matin évidemment consacrée au aux événements de ce weekend. On est avec Antoine Jumel qui est conseiller modème du 10e arrondissement de Paris. Bonjour Antoine Jumel. Bonjour. Bonjour. Vous vous avez été témoin vous aussi de de violence ce weekend notamment dans le 10e arrondissement. Une oui, tout à fait. Une tsunami de violence s'est abattu sur Paris, particulièrement dans le 10e arrondissement dans lequel dans lequel je suis élu. Sur la soirée de samedi soir, on était à 855 interpellations en comparaison pour que vos auditeurs puissent puissent quand même se rendre compte quand on était à l'acte 3 des gilets jaunes.

Donc en octobre euh en en octobre, on était déjà en dessous de ce seuil là. Euh le point le plus fort sur les gilets jaunes, c'était en décembre 2018 et là on était à 1000 interpellations. Donc pas très loin de de des seuils que que l'on a connu hier soir et dans le 10e c'était absolument catastrophique. Moi, j'ai quand même été confiné dans la passé. Qu'est-ce qui s'est passé ? Moi, je vais vous parler de de ce que j'ai vécu. J'ai organisé un défilé de mode caritatif à l'intérieur de la mairie du 10e arrondissement samedi. Donc, j'avais des designers, des créateurs, des mannequins mais 200 invités. Et la mairie a été prise d'assaut à 17h quand notre événement touchait touchait à sa fin.

Donc, on a été confiné pendant 4 heures dans la mairie avec des assaillants en bas qui euh euh tapai dans la porte, qui cassait qui cassait les vitres de la mairie pour euh pour essayer de de rentrer. Et donc, on allait se se cacher au dernier étage de la mairie, il faut imaginer 200 personnes dans le noir, des gens apeurés, qui qui pleuraient, qui tremblaient, qui se disaient "Mais qu'est-ce qui va se passer si les casseurs arrivent à rentrer ?" Et ça, je n'ose même pas l'imaginer.

Euh je je veux quand même saluer le l'intervention décisive des forces de l'ordre parce qu'on a été après 4 heures de confinement exfiltré par des CRS et sans eux, je pense que on aurait [grognement] peut-être passé la nuit dans la mairie du 10e arrondissement. Ouais. Et euh cette violence, j'ai envie de dire ce niveau de violence, est-ce qu'il vous a fait peur ? Il m'a fait peur. Moi, j'étais comme je vous dis, j'étais dans la mairie avec 200 invités. Donc là là, j'ai directement pensé à à notre intégrité. Je me suis dit si les personnes arrivent en face de nous avec des pieds de biche, là ça peut ça peut aller très mal.

Ensuite, moi le lendemain, je suis allé sur le terrain à la rencontre des commerçants. Euh voilà, certains ils ont tout perdu. On a calciné le restaurant, on les a agressé physiquement jusqu'avec Aline, vous savez la la patronne de la Barique qui est une institution dans le 10e à deux pas de la place de la République, elle elle a carrément été agressée et ouverte voilà du du haut de la tête jusqu'au milieu du front. Euh c'est quand même des violences qui sont extrêmement préoccupantes. Extrêmement préoccupantes. Est-ce que vous réclamez plus de protection ? Et comment peut-on faire ? Vous seriez sur quelle ligne vous ?

parce que ben beaucoup d'observateurs hein nous disent que il y a pas de raison que ça s'arrête. On a vu que on aurait imaginé que peut-être il y aurait une pause hier soir, il y en a pas eu puisqueil y a eu encore des débordements dans la nuit avec un certain nombre d'interventions de la de la de la police. Et là, on voit bien maintenant qu'il y a deux termes qui sont assez utilisés. Il y a le terme de couvre-feu et le terme d'état d'urgence qui reste des options qui ne sont pas écartées l'une par un ministre de l'intérieur et l'autre par notre ministre que nous avions ce matin sur Sud Radio. Monsieur Jean-Brin, vous vous êtes sur quelle ligne ?

Mais hier soir pour remettre quand même les chiffres, c'était 108 108 interpellations sur la journée et dans la soirée c'était 66. Donc on a quand même réussi à à nettement baisser par rapport à ce qui s'est passé samedi soir. Ensuite voilà, le président de la République a a pris a pris ses responsabilités, a fait des annonces hier. Je pense que voilà, il prévoit une réponse graduée. Vous avez évoqué la possibilité de faire un couvre-feu d'un état d'urgence. Là, je pense que ça pourrait peut-être arriver après. En tout cas, il ne l'a pas annoncé.

Ce qui a été attendu en tout cas nous dans le 10e arrondissement pour les commerçants, c'était des annonces sur comment ils vont être sécurisés, comment les ils vont aider sur les assurances parce qu' y a il y a un enjeu avec les assurances et comment ils vont pouvoir se projeter dans l'avenir et et organiser leur réouverture. Voilà et sur ça il y a eu des annonces qui ont été faites. Moi, je vais continuer à aller les voir sur le terrain pour recueillir leurs paroles et voilà, je pourrais vous vous en dire plus à ce moment-là.

Mais au-delà de ça, sur le terrain, en dehors de la réponse politique qui pourrait venir du gouvernement, est-ce que sur le terrain de la de la de la de la protection des personnes, il y a des choses à faire ? Par exemple, je ne sais pas un couvre-feu comme ça a pu se faire et se décider notamment en Nouvelle-Calédonie lors des événements. Moi je suis moi je suis je suis là, je suis conseiller municipal donc j'ai je vais pas outrepasser mes mes compétences. Moi, je suis allé sur le terrain, j'ai vu la la police municipale qui le lendemain donc dimanche matin était déployé, rassurer la population, aller au contact des commerçants touchés.

les commerçants, eux, ils ont aussi fait appel à à des agents de sécurité privé pour essayer de de se relever et de sécuriser leur boutique parce que vous avez des des vautours qui eux continuent à aller dans les les boutiques éventrées pour aller grapiller ce qui reste encore à voler. Donc voilà, j'ai l'impression que ils essayent de se relever doucement mais ils sont encore ils sont encore debout quoi. Antoine Jumel, conseiller moderne du 10e arrondissement et donc témoin de cette prise d'assaut de la mairie par des casseurs ce samedi soir à l'occasion d'un événement pourtant euh caritatif. Est-ce que vous euh craignez euh pour les les jours prochains ?

Et là notamment, je parle plus de la réponse civile, c'est-à-dire d'un certain nombre de commerçants. On a entendu que certains avaient l'intention et avait déjà des barres de fer avec eux et avait l'intention s'il y avait des à nouveau des attaques, de répondre par eux-mêmes, ce qui fait évidemment craindre puisque là ça veut dire que c'est une forme de déstabilisation et une forme de guerre civile. Je pas employer de mots trop fort mais quand même ça fait penser à cela. Est-ce que vous craignez cela vous au vu de ce que vous avez vu ce weekend ? Voilà, ce que ce que vous décrivez, c'est c'est un scénario où voilà, des milices se montent pour euh pour défendre les commerces.

Moi, je je j'en ai certains euh voilà, qui sont descendus euh dans la soirée, barre de fer effectivement, bal de bat de baseball également pour défendre leur leur enseigne. Voilà, donc euh ça c'est quand même assez assez préoccupant. Moi, je je fais un appel au calme. Il faut vraiment que les manifestations puissent ne pas déborder, que les gens qui eux ont des revendications ne soient pas mêlé avec ces casseursl et voilà, il faut que les forces de l'ordre puissent continuer à faire leur travail. Et moi, j'appelle les autres responsables politiques à minima à ne pas souffler sur les brèches de ce qui se passe parce que on est dans un climat hautement inflammable.

Oui, dans la continuité de ce que a dit le président de la République hier he qui appelle chacun des partis a clairement appelé au calme. Merci à vous Antoine Jumel. On accueille Stéphanie de Muru qui va prendre la suite et le micro dans quelques secondes. Bonjour Stéphanie. Bonjour Jacques. Alors quel weekend effectivement quel weekend terrible. On a quand même tous en mémoire ces images qui ne sont pas prêtes de nous quitter. J'imagine que journée spéciale donc vous consacrez votre émission. Évidemment, on poursuit on poursuit Jacques l'édition spéciale. Évidemment, beaucoup de questions, peu de réponses quand même ce matin, il faut bien le dire.

Des commandes et pourquoi beaucoup d'inquiétude, beaucoup de peur chez les Français. Ça a touché quasiment toutes les les villes de France. D'ailleurs, on sera avec le maire de Barentin, président de de l'association des petites villes de France qui ont peur d'être oublié parce que eux aussi ont vu leur commerce être saccagé. Qui va payer la facture ? Qui porte la responsabilité dans ce chaos ? Et puis surtout comment éviter que ça se reproduise parce qu'on a vu qu'il y a eu encore des scènes de pillage cette nuit [musique] à Paris. Donc beaucoup d'inquiétude. Vous surtout venez nous dire ce que vous en pensez. 0826 300 300.

Beaucoup de questions qui se posent et vous avez donc rendez-vous avec Stéphanie Demuru et toute son équipe entre 10h et mid. C'est à vous de le dire. Merci à Juliette Roufo Joseph Ruis pour la préparation de ce grand matin. Anthony était à la réalisation et Emmanuel Galasso au standard et à l'accueil de vous. vous euh qui nous appelez au 0826 [musique] 300.