Édouard Geffray : "Il ne faut pas avoir peur d’un mouvement social et des attentes des lycéens"|LCI
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 60 %Attaque 20 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 97 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:00RelanceRéponse directe
Avez-vous peur des lycéens et du mouvement social ?
- 0:39OuverteRéponse directe
Les lycéens disent que les mesures sont insuffisantes. Qu'avez-vous à leur dire ?
- 1:47OuverteRéponse directe
Qui sera autour de la table cet après-midi et que direz-vous concrètement ?
- 2:21RelanceRéponse directe
Les lycéens disent que 4 milliards ne sont pas suffisants. Que répondez-vous ?
- 3:24OuverteRéponse directe
Sur le plafonnement des classes, allez-vous aller plus loin ?
- 3:57RelanceRéponse partielle
Pourquoi ne pas plafonner les classes à 24 élèves dès la rentrée ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:47Chiffre
« On a annulé toutes les suppressions de postes qu'on avait envisagé. On crée 500 postes de plus. »
Temps de parole
- ?100 %
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Bonjour. Bonjour à tous. Bonjour monsieur le ministre. Merci d'avoir accepté notre invitation. Avez-vous peur ? Avez-vous peur Édouard Gefrey ? Peur des lycéens des étudiants, peur de ce mouvement social ? Alors euh la réponse est clairement non. Je précise ma question pour vous permettre d'aller plus loin. Les étudiants en sortant de votre réunion à Matignan sont sortis en disant "Le gouvernement a peur et on va en profiter." Regardez, nous avons eu quelque chose déjà, on a la peur du gouvernement. Le gouvernement a peur. Le gouvernement a montré qu'il était clairement désorienté par tout ce qu'il se passait. Et il rajoute "On va s'engouffrer dans cette brèche". Vous avez peur ? Non. Euh j'ai pas j'ai l'impion va peur, c'est pas le problème. Il faut pas avoir
peur d'un mouvement social. Il faut pas avoir peur des attentes des lycéens. Il faut les entendre. C'est pas la même chose. Et ensuite, il faut y répondre. Et d'ailleurs ce qui enfin la meilleure preuve qu'on a pas eu peur c'est que on y a répondu de manière très structurée. On a pris le temps d'écouter d'abord on a consulté directement les lycéens aussi. On a écouté leurs associations, mais c'est des associations hein, pas des élus. Donc on a écouté des associations. On a aussi consulter directement les lycéens 100000 contributions sur notre plateforme et puis bah maintenant on répond point par point vous l'avez vu, à toutes leurs questions. Ils sont irresponsables ces jeunes ? Non, ils sont pas irresponsables mais mais ils sont à la tête d'association. Ils portent les revendications d'un
mouvement. Ils sont en discussion avec nous. On se revoit d'ailleurs cet après-midi avec les régions. Ça c'est une c'est une annonce que vous nous faites cette réunion cet après-midi. Alors pas que cet après-midi d'ailleurs mais il y a un processus si vous voulez. Il y a deux choses. La première chose c'est qu'on a répondu d'abord à un par un de décision à des attentes des lycéens. D'accord. Ils nous ont dit euh par exemple le bâti est très dégradé dans certains lycées. On met 4 milliards d'euros de près sur la table pour les régions. Ils nous ont dit les classes sont trop chargé. Je commence le plafonnement à 28 des classes de seconde dès la rentrée prochaine et et je vais également plafonner les groupes les plus importants en première en terminal. Ils nous ont dit [grognement]
on a besoin de plus de démocratie lycéenne. Je suis en train de refondre toute la démocratie lycée. Et puis par ailleurs, ils nous ont dit aussi il y a une pression scolaire avec le contrôle continu, avec parcours sup. on est en train de transformer en parcours su pour le remplaçant de 2028 et puis j'ouvre le chantier parce qu'il sont ouverts sur le contrôle continu et donc en réalité ce qui se passe là c'est pas du tout la fin d'un cycle, c'est le début d'un cycle de discussion. Alors que va-t-il se passer cet après-midi ? Qui sera autour de la table cet après-midi ? Et pour [raclement de gorge] dire quoi très concrètement ? Parce que ces lycéens, ils vous disent c'est insuffisant, on continue la mobilisation. Qu'avez-vous à leur dire de plus pour que les lignes bougent ?
Moi je suis je je suis un peu surpris quand on dit c'est insuffisant sans regarder ce que ça veut dire. Il y a 4 milliards, ils n'ont pas regardé ce que ça voulait dire les ils n'ont pas pris la mesure. Techniquement pas compris. Quand on parle des 4 milliards d'euros qui sont qui sont euh mis à disposition des régions, je suis pas sûr que les gens réalisent ce que ça signifie. Au cours des dernières années, il y a eu 1,5 milliards de prêts qui ont été utilisés par les régions. Là, on en met 4 milliards. C'estd que c'est quasiment trois fois plus. Et donc cet après-midi, on réunit ensemble justement les régions et les associations lycéennes et les élus lycéens parce que pour le coup, c'est un sujet qui dépend pas de ma compétence. On les réunit ensemble. On
va partager ensemble les diagnostics et notamment toute la montée de la plateforme qui montrent que les aspirations, je dire sont très détaillées établissement par établissement et puis on va définir la méthode de travail entre les ICEN, les régions et nous pour faire en sorte que tout le monde justement est en tête ce que ça signifie en terme d'investissement de planification. Estimé que pour le moment ils n'ont pas pris pleine conscience de l'ampleur des mesures que vous mettez sur je dis juste quand on dit que 4 milliards c'est pas suffisant, je dire que tout le monde se rende compte ça veut dire 4 milliards en terme de soutien un investissement pour le bâtiment. En tout cas, dans la revendication, il n'y a pas que le bâti. Il y a par exemple, je voyais la la
l'association lycéen qui qui parle de des groupes 28 par classe en plafonnement. Il dit "C'est pas suffisant, c'est pas que quelques classes, c'est pas la seconde, c'est seconde première, on veut plus." Sur ces pointsl vous parlez à l'instant de plafonnement justement. Oui. Alors, est-ce que vous allez aller plus loin sur ce sujet-là ? Ce que je dis depuis le début, c'est deux choses. Un, on va plafonner les classes de seconde à 28 dans les 50 % d'établissement les moins favorisés à la rentrée 1027, dans les 50 % suivants à la rentrée 1028. Hm de on va limiter la taille des groupes les plus importants en premier terminal parce qu'en premier et terminal vous savez que il y a plus vraiment enfin il y a une classe mais en réalité vous êtes 70 % du temps vous êtes dans des groupes
différents et donc l'enjeu c'est qu'il y a des groupes à 9 élèves mais des groupes à 36 élèves. Donc évidemment pas plafonner les groupes à 9 élèves mais en revanche à 36 on va essayer de les faire diminuer. Donc ça c'est ça qu'il faut avoir à l'esprit. Ensuite il faut pas mentir aux gens. Si je dis à la rentrée prochaine il y aura 24 élèves en seconde je vais créer 20000 postes de professeur je ne pourrai pas les recruter. Je ne les trouverai pas. parce qu'il y a pas les compétences parce que de personnes qui sort parce que j'aurais pas 20000 professeurs dans les concours supplémentaires par rapport aux 15000 ou à 20000 que je recrute déjà pour pouvoir pour voir au besoin et donc on fait quelque chose qui est objectif et rationnel. On a annulé toutes les suppressions de postes qu'on avait
envisagé. On crée 500 postes de plus pour pour être sûr de pouvoir les recruter et pour que les élèves évidemment soient moins nombreux mais qu'ils aient aussi un professeur devant eux. On en revient, on en reviendra dans quelques instants à cette question de savoir pourquoi ce qui n'était pas possible hier aujourd'hui. Mais je voudrais, on va y revenir. Je voudrais qu'on revienne sur d'autres évolution. Parcours sup. Là encore, les lycéens vous disent insuffisant. C'est bien de refonder mais c'est pas tout à fait ce qu'on veut. On veut plus sur parcours sup. Est-ce que vous avez encore des éléments dans votre poche de ministre de l'éducation pour répondre à leur revendication ? et dans la poche du ministement supérieur surtout mais il y a parcours sup on est obligé de faire en
de temps parce que parcours sup est adossé à une loi ça nous on a tous déjà bien entendu les deux temps mais il vous demande d'aller plus loin plus vite plus fort est-ce que vous avez des éléments à mettre sur la table pour leur dire on vous entend et on va le faire alors il y a actuellement un groupe de réflexion sur parcours sup d'ailleurs participent deux des trois associations lycéennes ils sont coprésidents du du groupe de travail avec Philippe Baptiste mise en supérieure pour voir tout ce qui peut être transformé dès cette année, il y a la question de la lettre de motivation, il y a la question de explication systématique du refus, il y a la transparence des algorithmes locaux, c'est les algorithmes qui sont utilisés par des formation pour prétrier les élèves avant de les choisir et
cetera et cetera. Tout ça a été demandé par les élèves et d'ailleurs dans la plateforme ce sont des choses qui ressortent donc tout ça peut être traité. Après pour remplacer parcours sup, il faut passer par la loi. C'est pour ça dire qu'on a eu un premier débat hier à l'assemblée de moment assez intéressant sur le fait que beaucoup de gens voulaient abroger mais peu de gens savaient ce qu'il voulaient mettre à la place et ça ça passe par la loi. Mais est-ce que c'est possible avec ce gouvernement ? Voilà. Et dans ces conditions donc c'est pour 2028 en fait on est en train de préparer ce qu'il faut pour. Mais après en terme de réalisation et en terme d'adoption de la loi et en terme aussi de de mise en place de nouveau système Vous ne pouvez rien promettre à ce jour
monsieur le ministre puisque vous ne serez peut-être pas au pouvoir en 2028 pour pouvoir suivre ce dossier et assurer qu'il soit voté. On sait promettre déjà pour 2027 des transformations très profondes et on sait promettre aussi qu'on engage le remplacement de parcours sup pour l'année 2028. Après ça, si les gens qui arrivent en mai 2027 veulent tout euh jeter, ils pourront toujours tout jeter mais ça c'est vrai pour tout en fait, ils auront du mal. Et quoi qu'il arrive, la rentrée 1027, elle est préparée par elle pourra pas être modifiée et donc tout ce qu'on promet pour la rentrée 27 notamment au lycée trouvera bien à s'appliquer. D'accord. En revanche, vous avez des présidents d'université qui lèvent le dos en disant "Mais en fait c'est c'est pas possible, ça va être trop compliqué
de supprimer le parcours sub, de refonder comme vous le mettez sur la table." Vous dites, il faut expliquer aux élèves refuser pour une une formation pourquoi ils sont refusés. Euh mais logistiquement, est-ce que c'est jouable si vous avez 20000 demandes pour Sciences Po ? Et vous avez un patron d'université en particulier, le le patron de l'université Paris Cité qui vous dit "C'est impossible de répondre à chacun, je voudrais qu'on regarde ces mots." Il dit "J'ai 8000 places moi et plus de 500000 candidatures nous imposer d'expliquer à 492000 candidats pourquoi ils n'ont pas été retenus." C'est ridicule. C'est ridicule, vous disent ce patron d'une grande université. Je l'entends et puis il faudra qu'il en parle avec le ministre supérieur. Mais si vous voulez, il y a un moment où il
faut juste entendre aussi ce que les jeunes ont à nous dire. Les jeunes nous disent voilà moi j'ai candidaté dans 10 formations différentes euh dans celle où j'étais où j'avais vraiment le plus envie d'aller, j'étais refusé. Je sais même pas pourquoi. Faut quand même l'entendre ça. Et donc leur donner la possibilité d'avoir accès aux raisons parce que leur moyenne était de temps alors que la moyenne du dernier anem était de temps et cetera et cetera. C'est quand même c'est enfin c'est quand même pas déplacé. Donc on va y travailler avec tout le monde. Massement supérieur d'ailleurs pilote des groupes de travail qui associe aussi aussi l'université parce qu'il y a besoin de se mettre tout dans la table. C'est pour ça que les choses ne sont pas simples
d'ailleurs voyez c'est intéressant votre question parce que à 15 secondes d'intervalle vous me dites pourquoi c'est pas plus tout de suite et puis vous me dites mais c'est complètement impossible. Bah précisément en fait quand on est en responsabilité entre ceux qui vous disent je veux tout de suite et ceux qui vous disent c'est impossible bah il faut trouver un chemin et ce chemin c'est c'est le chemin en de temps qu'on fait ce parcours. Alors il y a pas que ça on va continuer avec les critiques. Va falloir en souffrir un tout petit peu encore quelques instants. Mais à ceux qui disent "Vous achetez la paix à coup de diplôme sans valeur et sans déboucher." à ceux qui disent "Vous vous êtes", je vais être direct hein, mais on l'a lu, on l'a vous êtes couché devant devant la
gauche et l'extrême gauche. Vous répondez quoi ? Alors, d'abord, moi je me couche jamais devant personne et si on s'était couché devant les filles, vous savez ce qui serait passé très concrètement ? On aurait donc abrogé par cours, je sais plus ce qu'ils veulent dès cette année et les élèves auraient dû candy un par un envoyant des dossiers papiers dans les universités où ils voulaient aller. Ils auraient plus eu accès à l'information, ils auraient pas eu accès à l'université. Bon faire on a réussi à broger la camélique donc non non et à ceux qui vous disent vous êtes irresponsable parce qu'on a pas les moyens on n pas les moyens de ces annonces et vous achetez là en revanche la paix sociale à coût d'argent qu'on a pas vous répondez alors ça c'est l'autre côté c'est
formidable ben je réponds vous voyez que manifestement quand on est en responsabilité on essaie de trouver des solutions pour répondre au lycéen à la fin je vois juste quand même qu'on revienne au lycéen parce que plus personne n'en parle c'est devenu un débat quasiment d'élection présidentielle ce truccl enfin repartons des besoins des lycéens les lycéens une fois encore qu'on est interrogé et par leurs associations légitimes et par leurs élus légitime et directement, ce qui est aussi légitime, ils nous ont dit des choses très précises sur parcours sup, sur les classro chargé, sur le stress des horaires, sur le contrôle continu, sur le bâti qui est dégradé et cetera. On répond point par point. On a mis on a pris le temps de poser les mesures pour qu'elles soit justement
chiffré, documenté, crédible, tenable parce que le pire de la vie politique, c'est quand même quand on promet Mons et merveilles et contient rien. Alors, est-ce que on a vu Emmanuel Macron faire un mé à coupa sur la journée du 17 octobre ? Là, on parle bien du maintien de l'ordre. On l'a vu ces dernières heures ces dernières heures auprès du go des cryptes euh reconnaître que l'exécutif a trop tardé. Je vais le citer, je vais être honnête avec vous, dit le président de la République. Moi, je pense qu'on aurait dû aller plus vite, moi le premier. Est-ce que vous faites vous votre M à Coul sur ce point-là ? Mais pas que sur celui-là. Euh je moi je suis tout à fait enfin une fois encore quand vous êtes en responsabilité, vous prenez un moment les décisions qui vous
semblent justes et vous vous dites à postériori, j'aurais peut-être dû faire différemment. vous dites aujourd'hui j'aurais dû faire j'aurais on a enfin on aurait sûrement dû être plus rapide moi je pas je partage l'opinion du président après il y a aussi un enjeu qui est que d'abord on a voulu effectivement dialoguer je rappelle que la plateforme elle s elle a été clôturée vendredi dernier le 23 et que dès lundi on a on a on a pris un stamp de décision donc on a aussi vou voulu laisser du temps au dialogue parce que nos lycéens nous disent on a besoin d'être entendu, d'être écouté et que nos nos opinions, nos avis une suite. Bah, c'est la première fois qu'on leur a donné la possibilité non seulement de s'exprimer, mais que leur avis est une suite. Mais ils n'ont pas fini de s'exprimer.
Donc, ils vous le disent, c'est insuffisant. Et est-ce que vous le comprenez dans le fond ou est-ce qu'on est dans un moment d'incompréhension quand même à nouveau où vous dites "Moi, j'ai l'impression d'avoir tout donné, d'avoir fait vraiment tout ce que je pouvais avec un travail qui peut évoluer mais les bonnes bases et je comprends pas pourquoi ils y retournent." D'abord, je crois que les bases sont bonnes et personne n'a dit que les décisions qu'on avait pris étaient compement déplacé. Non, mais est-ce que vous êtes voilà, est-ce que vous êtes dans l'incompréhension face à cette réaction ? Non, je suis pas dans l'incompréhension parce que je pense que c'est une génération d'abord qui a des angoisse profonde et je pense qu'on est quand même dans un contexte qui par ailleurs
politiquement se prête à ce type de de de d'affirmation parce que on voit bien nos élèves en réalité, qu'est-ce qui se passe ? Ils sont entre guillemets à la porte d'une édition présidentielle dans un contexte qui est quand même extraordinement mouvement mouvant géopolitique, climatique et cetera. Ils ont des angoisses qui sont extrêmement profondes et jusqu'à présent la jeunesse n'est pas au cœur des débats et maintenant elle l'est. Et ça c'est peut-être une bonne chose et c'est quand même l'avenir. Ensuite, il y a débat sur est-ce que ceci est suffisant, est-ce que ce n'est pas ? C'est normal, c'est la démocratie, il faut y répondre. Et une fois encore euh ce qu'on ce que nous avons annoncé lundi, nous avons annoncé à la fin de décision parce que notamment il y a un
calendrier budgétaire, mais nous avons aussi ouvert un chemin de discussion. Je les vois cet après-midi, on les revoit la semaine prochaine, on les revoit la semaine suivante. Il y a une quinzaine de réunions programmé pour les trois prochaines il y a d'autres réunions encore. Il y en a une avec Laurent Lunaise aujourd'hui avec les lycéens. C'est pourquoi c'est pour tenter de canaliser la colère samedi prochain parce qu'il y a une manifestation samedi prochain pas que des lycéens des étudiants mais une manifestation de colère sociale certains pourraient y venir. Il y a la rentrée scolaire. Vous la redoutez au gouvernement cette rentrée. Est-ce que vous avez une évaluation de l'ampleur des blocages qui pourrait subsister ? Alors euh on n pas on n' pas de d'évaluation particulière. Moi, vous
savez, pour cette rentrée, ma conviction profonde, c'est que nos jeunes, ils ont besoin quand même d'aller en cours. Moi, j'ai quand même 800000 lycéens qui passent le bac à la fin de l'année. J'en ai 800000 autres qui passent le bac de français, le bac de mathématiques ou des épreuves de voix professionnell et j'en ai à peu près 700000 autres qui sont en seconde. Bon, donc nos lycéens, je suis désolé de le dire mais notamment parce que il y a aussi beaucoup de personnalités extérieures qui invitent au blocage, mais nos lycéens, ils ont besoin de réussir leur année scolaire. Pourquoi LANS doit-il rencontrer les lycéens aujourd'hui ? Pour leur dire quoi ? Mais parce que vous avez quand même remarqué comme moi que la question de la du maintien de l'ordre avait été aussi
centrale pour ces lycéens et il faut ça aussi il faut l'entendre et je suis pas le plus compétent pour parler de matière d'ord mais c'est pour les responsabiliser c'est ça ? Non c'est pour échanger avec eux sur les conditions dans lesquelles le maintien de l'ordre a été assuré et peut être assuré dans ce type de circonstan tout simplement. Il y a [raclement de gorge] pas que ces journées-là, il y a aussi la journée du 5-M quand vous dites responsabiliser enfin depuis tout à l'heure plusieurs fois vous avez employé des mots qui laisseraaient penser qu'on les traite un peu de manière infantilisante. C'est pas le cas mais justement quand on discute quand vous discutez avec une une association une organisation vous discutez j'allais dire sur un plan horizontal quoi. Et la
question du maintien de l'ordre elle a fait partie des débats ces dernières semaines. C'est logique que le rendez reçoit simple pour en parler. Et il y a une journée qui est pour beaucoup de d'observateurs voire d'experts placés beaucoup plus à à haut risque c'est la journée du 5 novembre. Là, c'est une journée à l'appel des des syndicats avec potentiellement grève générale à la clé. Beaucoup disent que c'est massif et en terme de mobilisation et peut-être aussi en terme de de questions sécuritaire. Est-ce que vous vous attendez vous effectivement à une journée de mobilisation massive ? On parle aussi de la fonction publique hein sur cette journée. C'est c'est alors on peut jamais prévoir à l'avance et moi je je suis pas madame Nirma si vous voulez donc j'aime pas
mais vous avez vous avez des capteur et là vous êtes obligé de sentir un peu les choses la différence effectivement c'est que c'est une journée nationale d'action à laquelle une intersyndicale appelle et que donc la nature de la mobilisation est évidemment complètement complètement différente. Mais par ailleurs dans ces cas-là, on a aussi affaire à des organisations syndicales qui ont une expérience aussi de la manifestation, qui ont une culture démocratique extrêmement ancrée et qui sont aussi capes de faire en sorte que les manifestations se passent bien. Mais est-ce que vous là c'est pas au ministre de l'éducation que je m'adresse précisément, c'est à ce membre du gouvernement. Les colères elles s'additionnent, il y a pas que celles que vous gérez hein, les colères contre
la vie chère et cetera. Donc je le disais, la fonction publique. Est-ce que vous dites oui, il faut pousser pour des gestes ? On parle beaucoup du SMIC qui serait sur la table. Est-ce que vous dites qu'il faut pousser ce genre de geste ? Est-ce que vous les soutenez pour essayer d'apaiser les col ? Il y a il y a aujourd'hui d'abord un ce nombre de de mesures qui sont discutées par les uns et par les autres se du gouvernement. Moi, vous avez vu, j'ai pris un nom de décision sur les IC1. Ce qui a été fait sur le carburant qui va se voir dès ce weekend, 1er novembre va probablement avoir un effet immédiat. C'est pas probement va avoir un effet immédiat et vraiment sensible sur les prix à la pompe. Il y a probablement aussi d'autres mesures qui seront portées par les différents ministres
gouvernement par le premier ministre. Je crois qu'il faut que enfin c'est quand même important que tout le monde ait en tête que il y a des gens dans ce gouvernement on a un gouvernement de gens qui sont responsables. C'est qu'ils veulent pas emmener le pays dans le mur qui veulent pas faire des fausses promesses et qui veulent répondre aux Français. Ensuite il y a un mouvement social dans un contexte aussi que tout le monde connaît international et cetera. Le prix de l'essence par définition, c'est pas la France qui le détermine hein. La situation mouse y a contribué mais il y a une situation internationale dont il faut avoir avoir enfin qu' faut avoir l'esprit et par rapport à laquelle on fait en sorte d'amener le navire à bon port une fois encore en responsabilité et sans plus
passer les Français dans des situations qui seraient problématiques pour l'avenir. J'ai encore pas mal de de questions. Le le temps fil, mais est-ce que vous arrivez à à faire évoluer le bilan du coût des contestations dans les lycées de la casse par exemple des incendies ? Quelle est la facture et combien de d'établissements touchés à ce jour ? On a eu 87 établissements. Là, on a fait un bilan pendant les pendant les pendant la première semaine des vacances de tousin. On a eu 87 établissements et des dégradations lourdes euh donc on nécessitait parfois des fermetures et cetera et cetera. En revanche, sur le coût global des travaux, on n' pas encore le montant complet parce que c'est pas chez nous, hein, c'est les régions de France donc ils sont en train de faire des expertises et tout ça.
Euh au dernier pointage qu'on avait, les régions de France parlaient de 30 à 40 millions d'euros de dégâts, mais c'était juste avant le début des congés, donc avant les expertises. Donc ça va évidemment un peu long pour savoir, mais enfin en tout cas, ça se chiffre en dizaines de millions d'euros. Je voyais Valérie PCR, la présidente de la région Île-de-France, puisque vous parlez des régions qui a réitéré sa proposition. Les lycéens qui auront été exclus en conseil de discipline seront exclus des aides de la région. Vous vous soutenez à 200 % euh ces mesures. Bah moi je comprends que elles veulent en tout cas prendre des mes de cette nature. Ce qui être sûr c'est que euh autant si vous voulez il faut distinguer depuis le début ce que je fais depuis le début. H
autant vous avez une expression démocratique éventuellement virulente mais démocratique qu'il faut entendre. Il faut écouter cette jeunesse. C'est une jeunesse qui est belle et c'est une jeunesse qui en même temps est inquiète. Autant vous avez des individus qui ont profité de ce mouvement pour s'en prendre à l'institution scolaire. pour détruire des bâtiments et pour s'en prendre des personnels. Pardon mais quand vous voyez le lycée Mandela à Nant qui a été incendié par des individus cagoulés alors qu'il y avait 160 internes à l'intérieur, personne ne mesure ce qu' aurait pu se passer. Donc vis-à-vis de ces personnes-là, il y a à la fois des poursuites judiciaires, des poursuites disciplinaires et qu'ensuite les régions, si elles le souhaitent sur des dispositifs qui relèvent d'elles,
prennent des mesures, elles ont tout à fait le droit. Et dans dans les mesures qui sont sur la table et qui font quand même pas mal de débat, il y a la question des réseaux sociaux. la question de les brider vo les couper lors de de manifestation euh le gouvernement aurait échangé avec des opérateurs sur sur ce sujet-là. Quelle est votre position ? Sachant que les lycéens sont quand même très attachés au réseau, que pour beaucoup ce serait liberticine et que certains rappellent que suspendre les réseaux sociaux, bah c'est ce qui nous avait ému notamment lors des contestations en Iran. Est-ce que on pourrait soutenir en France ce type de nouvell il s'agit pas d'avoir des coupures universelles durables et cetera et cetera. Ça c'est c'est pas c'est pas le problème. Aujourd'hui, vous
avez certains réseaux très spécifiques qui sont utilisés par des casseurs pour ponctuellement et localement organiser la destruction systématique de biens ou l'atteinte à des lieux publics comme des mairies. Bon, que dans ce cadre là, il puisse y avoir des réflexions sur comment est-ce qu'on fait de manière extrêmement périmétrée dans le temps et dans l'espace pour éviter que ce genre de phénomène arrive. Euh c'est sont ce sont des des débats qu'on peut avoir mais c'est pas le problème enfin c'est pas c'est pas le c'est pas le sujet en espèce mais ce sera le cas euh samedi euh le 5 novembre c'est c'est pas le c'est pas le sujet en l'espèce et pour le coup et pour le coup c'est c'est ce qui compte surtout le 5 novembre comme samedi c'est que tous ceux qui veulent
manifester puissent le faire puissent le faire en sécurité puissent faire dans le calme. on est un pays démocratique et qu'il ne soit pas victime de gens qui en fait utilisent chaque mouvement social pour mais qui utilise là j'ai une dernière question avant de passer aux questions de français est-ce que vous pensez que les puissances étrangères utilisent le mouvement social utilisent les lycéens est-ce que vous imaginez que Donald Trump ou encore Poutine qui se sont exprimés sur le sujet qui l'ont récupéré à coup de clip et et de déclaration est-ce que vous estimez que des puissances étrangères utilisent les lycéens d'une manière ou d'une autre via les algorithmes pour pousser le moment je parlais je parlais par des mouvements notamment d'ultra gauche ultraviolent
qui infiltrent les manifestations c'est une question supplémentaire. Est-ce que on a beaucoup parlé de la possibilité de l'ingérence de puissance étrangère dans le mouvement social français actuel ? Est-ce que vous y croyez ? Je je je pense que certains cherchent à récupérer en terme d'image ensuite les événements. Je crois pas qu'il soi à l'origine de ceci. Alors on passe aux questions de de français que je vais découvrir avec vous monsieur le ministre comme comme chaque matin. Donc on va se tourner vers cet écran. Timéo, bonjour à vous. Vous êtes de Sainte-Marie de la mer. Pouvez-vous nous garantir qu'il y aura un prof devant chaque élève ce lundi pour la rentrée ? Alors euh il y a deux choses différentes. Moi ce que je veux garantir c'est que enfin ce que je suis en mesure
de garantir c'est que les lycées qui étaient confrontés à un taux d'absence non remplacé élevé ce que j'ai appelé lycée rouge entre guillemets, ces lycées nous trouvons des solutions pour tous ces lycées. Donc ça c'est sûr. En revanche si ééo sa professeure de mathématiques est malin lundi matin ça je vais pas lui garantir que si si elle tombe malade lundi matin je vais pas pirin à 10h il aura une professeur mathématique. serait lui mentir. Mais en revanche, si Tim n'a pas de professeur de mathématiques depuis 15 jours ou 3 semaines dans son établissement, et bien on est en train de faire en sorte justement qu'il en ait une à la rentrée. Alors on découvre une autre une autre question. Allez, on prend la direction cette fois de Ivri sur scène. Bonjour à Dominique qui pose une question.
Allez-vous revaloriser le salaire des profs et des personnels ? Alors euh moi je souhaite notamment pour les professeurs en milieu de carrière, je l'ai dit d'ailleurs dès la publication du projet de la finance, euh il y a une il y a une mesure que nous portons euh et qu'on va qu'on va qu'on travaille de revalorisation de ce qu'on appelle les milieux de carrière. Ça vous savez que les professeurs avancent régulièrement dans la carrière, ce qu'on appelle des échelons et ces gestions sont quand même assez assez plat entre guillemets en milieu de carrière et donc l'idée c'est de reconstituer un escalier. Donc oui en partie. Et donc on a une question encore, elle est on la découvre de Benoît qui est à Lyon. Pensez-vous que c'est l'interdiction du portable qui a
enflammé les lycétiens et d'ailleurs avez-vous prêt un mouvement sur ce sujet ? Alors je suis pas sûr que le je suis pas sûr que le portable ait enflammé les le mouvement. Enfin, je suis pas sûr que ce soit le l'élément déterminant parce qu'en fait une fois encore, il y a énormément d'angoiser tout ça. En revanche, il y a de certains et d'ailleurs on le voit dans et d'ailleurs dans les contributions des sur la plateforme, il y a à peine 10 % des élèves qui parlent de l'interdiction du téléphone portable. Il y a moins de 10 %, ils sont 9 % à parler. C'est pas central. En revanche, je pense que le l'interaction du téléphone portable par endroit, c'est en fonction des dérogations qui ont été apportées par chef établissement a pu rendre plus insupportable les employés du temps à
trou. C'estd que les heures de permanence où auparavant les élèves pouvaient aussi aller un peu sur les réseaux et tout ça. Bah là où les chefs établissement ont dit bah maintenant il y a plus de téléphone pendant un geste sur ce point. Ça probablement renforcé. Vous êtes prêts un geste sur ce point ? De toute façon depuis le début il a toujours été dit qu'il y avait des dérogations possibles dans l'établissement. La plupart des établissements par exemple dérogent dans la cour, disent dans la cour c'est possible, pas dans les bâtiments. Vous encouragez à Et donc je pense que mais comme d'ailleurs de depuis toujours, j'ai toujours dit euh c'est un point d'équilibre, il faut un peu de souplesse parce que nos élèves euh j'allais dire vivent tout simplement et puis il faut
aussi leur permettre d'apprendre et de par le cerveau brassé par leurs réseaux sociaux toute la journée. C'est l'heure de d'être face à Nicolas Dose. Bonjour à vous Nicolas. On [raclement de gorge] va parler de budget des annonces. Je reviens sur les annonces que que vous avez exprimé auprès des lycéens dont les 5 milliards prévus pour la rénovation du bâti des écoles et des universités. J'ai fait j'ai essayé de calculer en 2027 combien réellement de crédit ça suppose. En plus pour financer ce que vous avez annoncé, j'arrive à moins de 500 millions d'euros. Un chiffre qui est partagé par pas mal de mes confrères de la presse économique. Est-ce que vous me confirmez qu'en fait en vraiment crédit neuf, on sera en dessous de 500 millions d'euros 2027 ? Alors, c'est un tout
petit peu difficile de vous dire ça comme ça parce que sur les 4 milliards d'euros en fait, ce sont des lignes de crédit, des prêts accordés par la banque des territoires au collectivité qui en feront la demande région. Exactement. Exactement. Et donc par définition, c'est pas de l'argent décaissé par le budget. Non, mais par définition, c'est un droit, c'est c'est un droit de tirage qui ouvert région et donc après tout dépend de la vitesse à laquelle les régions le le Oui. Oui. Ça n'est pas dans le ça ne change pas la loi de finance. Ah ben ces 4 milliards là, ces 4 milliards là, ils sont côté banque des territoires au passage d'ailleurs ça permet aussi d'expliquer aux gens que c'est important que ça ne dépend pas du budget pour être engagé. On est d'accord,
je le dis parce que donc c'est 4 milliards qui sont mis à disposition des régions et ensuite mais l'objectif c'est que quand même des régions qui nous disent c'est un peu compliqué en ce moment de trouver des prêts parce que les taux d'intérêt sont très élevés. C'est des prêts intérêt ce qu'on appelle bonifiés c'est qu'en fait c'est prêts dont les taux d'intérêt sont extrêmement faibles. D'accord. Mais je reviens à ma question. 10 milliards d'euros brandissent de manière un petit peu symbolique les les étudiants, les lycéens depuis le début. En réalité, en 2027, on va ajouter à la loi de finance un peu moins de 500 millions d'euros. C'est bien ça, on est d'accord. Je pas le chiffrage exact euh scolaire plus supérieur, mais on aura mais à ceci s'ajoute quand même juste je
maintiens les 4 milliards de de prêts accordés par la cause des dépôts au aux régions qui en feront la demande. Mais ce ne sont pas des crédits en plus. Voilà. Non mais c'est fondamental parce qu'on a l'impression quand on entend 5 milliards pour le bâti, il ils mettent 5 milliards l'an prochain. Vous savez c'est assez intéressant parce que non mais c'est pour que ce soit très évident et très clair. C'est très évident. La question c'est de combien d'argent disposez-vous ? C'est pas la question de savoir si vous passez par la boî de finance ou par d'autres lignes budgétaires. La question c'est de combien d'argent disposez-vous. Tout le monde pense au boî de finance. Quand on fait un prêt, c'est pas le finance mais à la fin vous avez bien effectivement cumulé 5 milliards d'euros sur le bâti
qui ont été dégagés. Nicolas, bon effectivement pas mettre ça dans le lo de finance, mais ça fait de l'argent disponible sous forme de prêt. Malgré tout, il y aura un petit effort supplémentaire à fournir l'an prochain. On parle de renforcer les dispositifs anti-optimisation vers les plus aisés. Est-ce que c'est une piste que vous me confirmez ? Écoutez, alors là, très honnêtement, je je vous invite à vous tourner vers Dam Damiel qui est le meilleur, le ministre des comptes publics. Voilà. Merci. Voilà. [rires] Merci beaucoup Nicolas Dose, merci beaucoup monsieur le ministre d'avoir été avec nous ce matin, d'avoir accepté l'invitation. Donc je rappelle, vous nous annoncez une réunion, une nouvelle réunion avec lycéen, recteur, région, tous autour d'une même table. C'est la
première fois hein, tous réunion. Donc cet après-midi, on attendra les suites et l'issue. Merci. Yeah.
Édouard Geffray