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InterviewRassemblement National (sur YouTube)· 3 décembre 2024 7 minAutoproduitActualité / polémiqueRetraitesÉconomie & entreprisesImmigration & asileInstitutions & élections

L'alliance Macron-extrême gauche a provoqué cette situation ! - Thomas Ménagé (LCI)

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 50 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:06OuverteRéponse directe

    Vous lui répondez quoi ?

  • 0:50RelanceRéponse partielle

    Nager, vous avez des lignes rouges avec le gouvernement, en avez-vous avec la gauche ?

  • 1:29FerméeÉludée

    Et ça, vous allez le signer en toute cohérence.

  • 2:25RelanceRéponse partielle

    Vous, les premiers, souvent, vous pointez du doigt le manque de cohérence en politique.

  • 2:50RelanceÉludée

    Ça n'interroge pas tout de même.

  • 4:11OuverteRéponse partielle

    Vous dites vouloir protéger les Français, est-ce que vous dites à tous ces Français, c'est pas grave, l'important c'est de faire tomber Michel Barnier ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:25Invité politiquePromesse
    « s'il y a une possibilité ferme, définitive et qui n'est pas de l'enfumage, de ne pas désindexer les retraites de nos aînés qui s'apprêtent à baisser si nous ne censurons pas ce gouvernement, nous sommes prêts à ne pas censurer. »
  • 0:34Invité politiqueFait
    « Nous n'avons pas changé de ligne, nous avons fixé des lignes rouges, il y en avait une qui était maintenue, qui était la désindexation, l'appauvrissement de nos retraités. »
  • 1:55Invité politiqueChiffre
    « qui augmente de 30 à 40 milliards les impôts, qui augmente les charges sur les entreprises, la fin des aides sur l'apprentissage, qui va augmenter tout un tas de taxes, les bouteilles d'eau sur les chaudières, une baisse du budget de l'agriculture. »
  • 3:23Invité politiqueChiffre
    « On a accepté de faire un pas vers lui, sur les exonérations de charges pour nos entreprises, il restait encore un milliard d'augmentation, on considérait que c'était beaucoup trop. »
  • 3:38Invité politiqueFait
    « comme la baisse de la TVA sur l'énergie, comme les augmentations de 10% sans charge des salaires. »
  • 5:04Invité politiqueFait
    « un certain nombre des éléments que vous avez cités, je vous le dis, de manière très calme, sont erronés. »
  • 5:10Invité politiqueFait
    « C'est justement en censurant le gouvernement qu'il n'y aura pas de désindexation des retraites, puisque l'indexation des retraites, elle est prévue par la loi, elle est automatique. »
  • 5:34Invité politiqueChiffre
    « c'est le budget de M. Bardier qui baisse de 13% la mission agriculture, qui va diminuer les investissements d'avenir. »

Temps de parole

  • Thomas Ménagé67 %
  • Présentateur22 %
  • Auditeur11 %

0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Bonjour Thomas Ménager, merci beaucoup d'être en direct avec nous depuis l'Assemblée Nationale, merci à Olivier Martin qui est derrière la caméra. Vous l'avez entendu Bruno Retailleau, il fait le pari que ça ne passera pas, vous lui répondez quoi ?

0:13
Thomas Ménagé

Aujourd'hui on ne voit pas comment, d'un point de vue constitutionnel, il pourrait ne pas y avoir de censure de ce gouvernement. Mais après, nous nous sommes clairs, transparents depuis le premier jour, s'il y a une possibilité ferme, définitive et qui n'est pas de l'enfumage, de ne pas désindexer les retraites de nos aînés qui s'apprêtent à baisser si nous ne censurons pas ce gouvernement, nous sommes prêts à ne pas censurer. Nous n'avons pas changé de ligne, nous avons fixé des lignes rouges, il y en avait une qui était maintenue, qui était la désindexation, l'appauvrissement de nos retraités.

S'ils ont la capacité technique, en technique de légistique et en constitutionnel, bien entendu, nous on ne change pas et on serait prêts à ne pas censurer.

0:50
Présentateur

Nager, vous avez des lignes rouges avec le gouvernement, en avez-vous avec la gauche ? Parce qu'on a regardé attentivement tous la motion de censure de LFI que vous apprêtez à signer. Et pour certains, c'est carrément insultant en réalité pour votre parti. Je vais citer un extrait, regardez, on l'a sorti pour nos téléspectateurs. Le premier ministre a cédé aux plus viles obsessions de l'extrême droite avec une nouvelle loi immigration qui poursuivait la faillite morale et politique de l'année dernière. Les plus viles obsessions de l'extrême droite. Et une remise en cause de l'aide médicale d'État qui apporte humanité et dignité à ceux qui foulent notre sol.

C'est pourtant ce que vous souhaitez. Et ça, vous allez le signer en toute cohérence.

1:29
Thomas Ménagé

Non mais on ne le signe pas. On a déposé notre propre motion de censure. Par contre, on vote la censure du gouvernement. On ne vote pas un texte. Peu importe ce qu'il y a dans ce texte, c'est un peu comme un communiqué de presse pour dire on censure. Ça n'a absolument aucune force. Et c'est peut-être une volonté aussi de la gauche de pas au final censurer le gouvernement et de créer un piège. Nous, on ne rentre pas dans ce piège.

On censure le gouvernement qui est la seule solution pour bloquer le budget, qui augmente de 30 à 40 milliards les impôts, qui augmente les charges sur les entreprises, la fin des aides sur l'apprentissage, qui va augmenter tout un tas de taxes, les bouteilles d'eau sur les chaudières, une baisse du budget de l'agriculture. À un moment, il ne faut pas détourner. Il faut arrêter d'en fumer. Nos principaux opposants, c'est bien entendu aussi la France insoumise.

Mais je tiens à rappeler que ceux qui ont été élus grâce à la France insoumise, grâce au NFP, c'est le Bloc central, c'est les Républicains, c'est les Macronistes qui se sont alliés en juillet dernier, il n'y a pas si longtemps, pour prendre tous les postes à l'Assemblée nationale et pour éviter que nous ayons une majorité avec Jordan Bardella comme Premier ministre.

2:25
Présentateur

J'insiste, pardonnez-moi, mais alors que la gauche dénonce la politique austéritaire d'un gouvernement illégitime, le RN pointe l'absence de mesures visant l'immigration en l'Union Européenne. Pardon, c'est deux salles, deux ambiances, c'est deux univers complètement différents. Vous, les premiers, souvent, vous pointez du doigt le manque de cohérence en politique. Et là, en l'occurrence, on prend le temps de regarder dans le fond, le fond des choses, et vous nous dites que ça n'a pas d'importance. Ça n'interroge pas tout de même.

2:50
Thomas Ménagé

Non, Mme Carouer, ça n'a absolument pas de fond, c'est pas un texte, c'est pas un texte qui va changer quelque chose. C'est censure ou pas du gouvernement, on ne s'allie pas, il n'y a pas d'alliance, il n'y aura pas un gouvernement avec le NFP. Il faut arrêter, ça c'est les éléments de langage des macronistes. Nous ne varierons pas, la seule possibilité de bloquer ce budget qui est mauvais pour les classes populaires, les classes moyennes, nos entreprises, notre croissance, c'est ce budget. Après, c'est pas de notre responsabilité, si nous en sommes là aujourd'hui. Il suffit que Michel Barnier revienne sur la désindexation des retraites.

On a accepté de faire un pas vers lui, sur les exonérations de charges pour nos entreprises, il restait encore un milliard d'augmentation, on considérait que c'était beaucoup trop, mais on a accepté de faire un compromis. On a pris seulement 10% des mesures de notre contre-budget, qui ne sont même pas les mesures phares du Rassemblement national, comme la baisse de la TVA sur l'énergie, comme les augmentations de 10% sans charge des salaires. On a fait vraiment des compromis dès le début. 10% pour le premier parti de France, c'était pas énorme.

Et donc aujourd'hui, ceux qui devront assumer cette responsabilité, l'assumer l'alliance du Parti unique aux élections législatives, qui a empêché une majorité, qui a créé ces trois blocs, et cette France ingouvernable, ce sont les macronistes, c'est Emmanuel Macron, et ce sont les Républicains qui sont alliés depuis des années, des mois, avec les macronistes.

4:05
Présentateur

Thomas Ménage, je ne suis pas du tout seule en plateau, vous le savez. Valérie Nataf, vous voulez vous poser une question, je crois, c'est ça, hein, Valérie ?

4:11
Auditeur

Absolument. Bonjour Monsieur, je voudrais savoir ce que vous dites à ceux qui disent qu'avec la motion de censure et donc le non-vote du budget, 2000 recrutements d'assistants d'éducation pour les enfants en situation de handicap seront donc annulés, que 380 000 nouveaux contribuables rentreront dans l'impôt, qu'il n'y aura pas de contribution exceptionnelle des grandes entreprises et des très hauts revenus, qu'il n'y aura pas de pacte enseignant, c'est-à-dire une meilleure rémunération pour plus de missions, et je pourrais continuer la liste.

Vous dites vouloir protéger les Français, les quelques exemples que je viens de donner, sans oublier les agriculteurs, et il n'y aura pas de nouveau mode de calcul des retraites. Est-ce que vous dites à tous ces Français, c'est pas grave, l'important c'est de faire tomber Michel Barnier ?

5:00
Thomas Ménagé

Alors Madame Nataf, vous êtes une journaliste sérieuse, et un certain nombre des éléments que vous avez cités, je vous le dis, de manière très calme, sont erronés. C'est justement en censurant le gouvernement qu'il n'y aura pas de désindexation des retraites, puisque l'indexation des retraites, elle est prévue par la loi, elle est automatique, dès lors qu'il y aura cette loi spéciale.

De la même manière, la loi spéciale permettra d'indexer le barème de l'impôt sur le revenu, ça a été vérifié, confirmé par les services de l'Assemblée nationale, donc nous pourrons indexer et éviter cette situation qui ferait, comme vous le dites, entrer un certain nombre de personnes dans l'impôt sur le revenu, parce que ça peut être indexé dans la loi spéciale. Encore sur un autre sujet, sur les agriculteurs, c'est le budget de M. Bardier qui baisse de 13% la mission agriculture, qui va diminuer les investissements d'avenir.

Donc bien entendu qu'il y a des mesures qui pourraient être gardées et qui devront être gardées dans le budget que nous voterons au mois de janvier, mais ce n'est pas parce qu'il y a quelques petites bonnes mesures que globalement l'économie de ce budget n'est pas néfaste pour les classes populaires, les classes moyennes, les retraités et nos entreprises. Donc on peut essayer de faire pleurer dans les chaumières sur quelques mesures, et je peux l'entendre, et nous les reprendrons, nous les défendrons, nous les avons soutenus.

6:03
Présentateur

Thomas Ménager, ce n'est pas de faire pleurer dans les chaumières. C'est d'essayer de prendre l'effet et de vous interroger sur des questions qui intéressent les Français, c'est-à-dire effectivement les salariés, les retraités, les agriculteurs, qu'est-ce qui va leur arriver ? Ce sont des questions qui sont légitimes. Mais je vous ai répondu.

6:15
Thomas Ménagé

Non, mais je vous ai répondu, mais on peut prendre une mesure en essayant de vouloir jouer sur du pathos, en nous tenant responsables de telle ou telle non-évolution, mais à un moment, ces mesures, nous les reprendrons, nous les défendrons dans le budget de ce nouveau gouvernement. Il suffisait à Michel Barnier d'accepter les demandes très raisonnables que nous lui avions proposées.

À un moment, ceux qui sont responsables de l'absence d'écoute des 11 millions de Français qui ont voté pour le Rassemblement national et des propositions que nous avons mises sur la table, et nous le disons jusqu'au vote de la motion de censure, si Michel Barnier revient sur l'ultime ligne rouge sur lequel nous sommes intransigeants, qui est celui de ne pas appauvrir nos retraités, nous ne censurons pas, parce que nous ne censurons pas par plaisir, nous ne sommes pas le NFP qui avait dit qu'il censurait par principe. On a laissé une chance à ce gouvernement et on lui laisse une chance jusqu'au bout.

7:06
Présentateur

Merci beaucoup Thomas Ménager d'avoir été avec nous.