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InterviewBFM TV (sur YouTube)· 17 octobre 2026 8 minComplaisantActualité / polémiqueSécuritéInstitutions & électionsSolidarités & famille

Intrusion dans la mairie de Marseille: Benoît Payan assure qu'il s'agissait "de black blocs"

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Attaque 70 %Défensif 30 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:00Invité politiqueFait
    « destiné au 42 cannebièr là où il y a le commissariat de police municipale de commissariat central. J'avais demandé évidemment par écrit à la préfecture de police qu'il soit dès hier soir sécurisé parce qu'on savait parfaitement il y a pas besoin d'avoir fait l'école de guerre pour comprendre que c'est un point stratégique. »
  • 0:38Invité politiqueFait
    « C'était des black blocks, sont absolument pas des manifestants. Il y a eu un rideau de fumée puis ensuite, je ne sais pas ce qui s'est passé. »
  • 1:17Invité politiqueChiffre
    « une compagnie de CRS pour Marseille. Marseille c'est la deuxème ville de France. Marseille c'est cin fois Paris. C'est c fois Lyon, pardon, en surface, c'est deux fois et demi Paris. »
  • 1:52Invité politiqueFait
    « Certains sont retournés au 42 de Cannbire pour finir le travail, pour continuer de casser. »
  • 2:32Invité politiqueFait
    « Ce sont des gens qui sont les idiots utiles de l'extrême droite, qui sont les idiots utiles de la réaction de ceux qui veulent mettre dans la même NAS des manifestants qui ont de justes revendication, qui veulent simplement manifester avec des casseurs et ça c'est insupportable. »
  • 3:26Invité politiquePromesse
    « Je veux savoir combien ont été euh combien de casseurs ont été interpellés. Je veux savoir ce qui se passe. »
  • 4:01Invité politiqueFait
    « Est-ce que le risque il a été mal anticipé ? Est-ce qu'il a été sous-évalué ? »
  • 6:17Invité politiqueFait
    « Vous pensez qu'il y a un rapport entre quelqu'un qui met une cagoule, veut prendre une arme et qui tire et les manifestants qui revendiquent légitimement pour leurs condition de vie de lycéens et d'étudiants. »
  • 6:57Invité politiqueFait
    « Des lycéens qui demandent à ce qu'on supprime parcours sup, qui demandent à avoir des profs, qui demandent à avoir euh du temps euh pour pouvoir étudier différemment, qui demandent à ce qu'on aménage leur cours, qui demande à vivre dans des conditions dignes. »

Temps de parole

  • Benoît Payan100 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

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Benoît Payan

destiné au 42 cannebièr là où il y a le commissariat de police municipale de commissariat central. J'avais demandé évidemment par écrit à la préfecture de police qu'il soit dès hier soir sécurisé parce qu'on savait parfaitement il y a pas besoin d'avoir fait l'école de guerre pour comprendre que c'est un point stratégique. Donc j'avais demandé à ce qu'il soit sécurisé. Évidemment, il ne l'a pas été et il s'est passé ce qui devait se passer, c'est-à-dire que des casseurs, parce qu'on sait très bien qu' il y a des casseurs qui sont là pour en découdre, qui n'ont aucune revendication, sont entrés, ont massacré l'intégralité du commissariat central de police municipale.

Puis ensuite, ils se sont tranquillement déplacés. Ils sont venus devant la mairie. Là, il y avait un cordon de CRS qui a effectué un tir de de bombe lacrymogène euh sur euh des classeurs. C'était des black blocks, sont absolument pas des manifestants. Il y a eu un rideau de fumée puis ensuite, je ne sais pas ce qui s'est passé. Il y a eu un mouvement de la part des CRS et la porte de la mairie s'est retrouvée ben libre. Donc qu'est-ce qui se passe à ce moment-là ? On a les casseurs qui entrent dans la salle du bas qui est la salle qui est une salle qui n'est pas utilisée heureusement.

Il y a pas eu beaucoup de casses, quelques tables retournées, quelques vitres cassées, une marianne à terre. Mais c'est insupportable. Ça s'est passé de manière insupportable. D'abord un, ce que je veux dire, c'est que ce matin, il y avait une compagnie de CRS pour Marseille. Marseille c'est la deuxème ville de France. Marseille c'est cin fois Paris. C'est c fois Lyon, pardon, en surface, c'est deux fois et demi Paris. Une compagnie de CRS.

Il a fallu que j'appelle le président de la République, le premier ministre et le ministre de l'intérieur, que je les ai au téléphone pour leur demander des renforts, ce qu'on a au moment où je vous parle, c'est-à-dire qu'il y a trois compagnies de CRS et deux compagnies de Centor. Mais ce que je veux aussi dire, c'est que certains vont profiter de ce qui se passe, que ces casseurs là, dont j'espère d'ailleurs qu'ils ont été arrêtés et que on les a pas simplement laissés dans la nature parce que s'ils sont dans la nature, ça veut dire qu'ils vont recommencer. Et d'ailleurs, ça ne s'est pas passé plus tard qu'il y a 10 minutes.

Certains sont retournés au 42 de Cannbire pour finir le travail, pour continuer de casser. Mais ceux qui cassent qui tapent des gens dans la rue, ceux qui cassent des commerces, ceux qui cassent des mairies, ceux qui cassent des commissariats, ceux qui cassent des camions de pompiers, ceux qui cassent des voitures de police, ce sont pas des manifestants, ce sont des casseurs. Ce sont des gens qui sont les idiots utiles de l'extrême droite, qui sont les idiots utiles de la réaction de ceux qui veulent mettre dans la même NAS des manifestants qui ont de justes revendication, qui veulent simplement manifester avec des casseurs et ça c'est insupportable. Je ne peux pas le supporter.

Je ne peux pas accepter que l'on puisse mélanger haïtien des revendications légitimes et des gens dont la place est devant un juge. Et il faut et je le demande d'ailleurs, la plus grande sévérité face à celles et ceux qui ne sont pas là pour manifester, qui n'ont aucune revendication mais qui ne veulent faire que le mal autour d'eux. Ce sont des abrutis, des imbéciles, des voyou. pas les gens qui pe pas se faire entendre. Ah bah de toute façon évidemment vous comprenez bien que ces gens-là quand je vous dis que ce sont les idiots utiles de ceux qui veulent que les manifestants se taisent c'est que ça fonctionne.

C'est que évidemment il y a des manifestants, il y a des jeunes qui ont 16 ans, 17 ans, qu'est-ce qui va se passer cet après-midi ? Ils vont prendre des grenades lacrymogènes dans la figure parce qu'il y a des casseurs au milieu des cortèges. Mais en fait, on peut pas assurer dans ce pays la sécurité des manifestations. C'est un droit constitutionnel de manifester. Et les manifestants sont pas des casseurs. Les casseurs par contre eux, je veux qu'ils soient en prison en fait. Je veux qu'ils soient traduits. Je veux savoir combien ont été euh combien de casseurs ont été interpellés. Je veux savoir ce qui se passe.

Je demande des comptes en fait parce que je ne vais pas laisser les choses en l'état. Je ne me terrai pas. Je veux savoir ce qui s'est passé. Je veux savoir pourquoi dans cette ville des gens ont pu impunément casser. Certains ont eu l'outre cuidance de me demander contre toutes les lois de ce pays et moi je suis pour l'état de droit que la police municipale mette des casques, prenne des matraques et des boucliers et aillent maintenir l'ordre. Mais on n'est pas dans un pays du tier monde, on est dans la 6e puissance du monde et on demande à une police municipale de faire le travail de la police nationale avec une compagnie de CRS pour la deuxième ville de France.

Donc heureusement que le ministre de l'intérieur, que le gouvernement, que le chef du gouvernement et le chef de l'État m'ont entendu. Donc j'espère que ça va calmer, que ça va faire retomber la pression et surtout qu'on va arrêter ces casseurs, ces black block. C'est trop tard ces renforts. Est-ce que le risque il a été mal anticipé ? Est-ce qu'il a été sous-évalué ? Le moment viendra où on fera Je vous l'ai dit, je vais demander des comptes. Vous savez, j'ai demandé des comptes à chaque fois que j'ai considéré. Moi, je prends toujours mes responsabilités. Euh quand on a fauté, on paye quand on a fauté, on renda des comptes, on verra ce qui s'est passé.

Donc pour l'instant, moi ce qui m'inquiète, c'est la manifestation de cet après-midi. Cet après-midi, il y a des jeunes, il y a des petits, il y a des lycéens, il y a des étudiants qui ont des revendications que plus personne n'écoute parce que des abrutis sont venus tout casser, parce que des abrutis sont là pour détruire. En fait, ils ne servent pas les jeunes. Ils pensent servir quoi en fait ? Une révolution, ils ne servent rien du tout. Ils ne servent que le chaos et que le désordre. On a le droit de manifester dans ce pays-ci. On a le droit d'avoir des revendications, on a le droit d'être en colère. Mais les manifestants, c'est pas des gens qui cassent en fait.

Qu'est-ce qui va se passer cet après-midi ? Qu'est-ce qu'on va demander ? Comment est-ce qu'on va utiliser nos forces de police ? C'est-à-dire qu'il va y avoir de la chair à canon des deux côtés, chez les lycéens et chez les policiers. Ça n'est pas ma conception de la République. La force doit rester à la loi. Le la loi, c'est l'état de droit. L'état de droit, c'est pouvoir manifester et dire ce qu'on pense dans ce pays. C'est pas libre cours au casseur. Ça n'existe pas pour moi. Il a aussi des casseurs parce qu'il y a pas de réponse aux manifestants. Les manifestations lycéennes elles ont commencé depuis. Je sais pas, peut-être que vous arrivez vous à justifier les casseurs.

Moi j'arrive pas à justifier ça. Mais je comprends un petit peu pourquoi le mouvement des mois en fait. Vous comprenez pas pourquoi depuis un mois les manifest pardonnez-moi, vous allez pas faire de maillotique avec moi et encore moins de jésisme avec moi. Donc vous allez pas confondre parce que je vois venir le truc. Je ne confonds pas les casseurs et les manifestants. En effet, les manifestants ne sont pas entendus. Il se trouve que je suis le seul à avoir reçu et c'était pas mon travail hein, c'est pas mon job.

Je suis pas ministre de l'éducation nationale, je suis pas recteur, je suis pas préfet, je suis le seul à avoir, je suis pas président de région, je suis le seul à avoir reçu les lycéens. Vous trouvez ça normal que dans ce pays, alors que des gens manifestent depuis des mois pour des revendications légitimes, personne ne les écoute et personne ne les entend. Pour autant, vous pensez qu'il faut parce que euh un gouvernement ne serait pas capable de les entendre légitimer ceux qui mettent des cagoules veulent entrer dans une armurerie parce que c'est ce qui s'est passé en fait.

Vous pensez qu'il y a un rapport entre quelqu'un qui met une cagoule, veut prendre une arme et qui tire et les manifestants qui revendiquent légitimement pour leurs condition de vie de lycéens et d'étudiants. Moi, je fais la différence et je ne laisserai personne, ni un journaliste, ni un politique, ni qui que ce soit salir le mouvement des étudiants. Voilà. Est-ce qu'on peut revenir ce qui s'est passé à la mairie ? Parce que c'est quand même assez symbolique. Une marium qui se fait c'est insupportable. Il peut pas y avoir de mots de toute façon. Entrer dans une mairie pour essayer de la casser, pour essayer de la détruire sans la moindre revendication.

Qu'est-ce que c'est la revendication en fait ? Qu'est-ce que c'est leur revendication ? Vous avez vu une seule revendication concernant les lycéens ? Vous les avez entendu parler euh de des conditions de vie des lycéens. Des lycéens qui demandent à ce qu'on supprime parcours sup, qui demandent à avoir des profs, qui demandent à avoir euh du temps euh pour pouvoir étudier différemment, qui demandent à ce qu'on aménage leur cours, qui demande à vivre dans des conditions dignes. Mais c'est légitime de demander ça en fait. Mais je ne les confonds pas avec ceux qui défensent des portes pour venir tout casser. Non, je ne veux pas les confondre et je ne les confondrai jamais.

Et c'est pour ça que je continuerai de dire que ceux qui font ça, ce sont les idiots utiles de la réaction. Est-ce que vous savez combien ils étaient ? Combien de temps ils sont plusieurs centaines. Non, ils sont restés quelques quelques peut-être 2 minutes dans dans le dans la pièce qui est juste en dessous de nous. Ils ont juste eu le temps de casser deux trois vitres et de retourner des tables. Ils n'ont pas eu le temps de faire autre chose. Il y avait personne, pas de blessé, pas de personnel de la Non, il y avait pas de person, il y avait des CRS devant qui à un moment donné, on verra pourquoi, se sont déplacés et ont laissé la porte libre.

Et les manifestants, enfin les manifestants, pardonnez-moi, je viens de faire un lapsus que je n'aurais pas dû faire. Les casseurs sont entrés et ont cassé. Merci beaucoup. Merci. Alors, merci beaucoup.