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InterviewTF1 (sur YouTube)· 3 novembre 2025 9 minComplaisantFond programmatiqueÉducation & rechercheBudget & impôts

"L'objectif c'est instruire et protéger" : Édouard Geffray

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 70 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 86 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:00FerméeRéponse partielle

    Est-ce que ce matin cette promesse est tenue à 100 % dans toutes les classes de France ?

  • 1:01OuverteRéponse directe

    Est-ce que garantir un professeur dans chaque classe est satisfaisant ?

  • 3:01OuverteRéponse directe

    Vous vous dites vacances d'automne ou vacances de la Toussaint ?

  • 5:01OuverteRéponse directe

    Est-ce que l'école donne suffisamment satisfaction pour qu'on réduise la voilure ?

  • 8:01OuverteRéponse partielle

    Est-ce que vous allez soutenir l'ensemble des amendements sur les violences scolaires ?

  • 12:01OuverteRéponse directe

    Est-ce que le harcèlement scolaire recule ou continue d'augmenter ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:01Édouard GeffrayFait
    « Il y a 2 ans, le chef de l'État avait promis un professeur devant chaque classe. »
  • 8:01Édouard GeffrayChiffre
    « On va créer cette année 300 postes d'infirmière, d'assistants sociaux et de psychologues. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Bonjour Adrien Gendre. Votre invité ce matin Édouard Jeffrey, le nouveau ministre de l'éducation nationale. Bonjour Édouard Gefrey.

Bonjour. C'est la rentrée des classes ce matin après les vacances de la Toussin. Il y a 2 ans, le chef de l'État avait promis un professeur devant chaque classe.

Est-ce que ce matin cette promesse est tenue à 100 % dans toutes les classes de France ? Alors, d'abord avant de vous répondre, peut-être juste pour souhaiter une bonne reprise parce qu'actuellement on a des 12 millions de d'enfants et de jeunes qui sont en train de prendre leur petit déjeuner, de prendre le chemin. Et puis aussi pour vous rappeler juste une petite merveille parce que c'est tellement banal qu'on y pense pas mais dans 1 heure un français sur 5 sera dans les murs de l'école et un actif sur 30 dédiera sa journée à faire progresser les enfants des autres.

Voilà, ça c'est l'école et dans 100 % des classes avec un professeur. Et alors, j'y viens. Alors, garantir que ce matin tous les tous les élèves de France auront à coup sûr dans chacune de leurs matières un professeur.

C'est objectivement ça serait ça serait vous mentir. Mais le très clairement depuis maintenant 2 ans, on a sensiblement amélioré le remplacement des professeurs qui sont absents pour raison de santé par exemple. Donc c'est pas encore parfait, c'est un chemin mais c'est un chemin sur lequel on s'améliorer énormément.

Je disais d'ailleurs vacances de la Toussin il y a quelques semaines le Conseil supérieur de l'éducation préconisait de les rebaptiser vacances d'automne. Vous vous dites vacances d'automne ou vacances de la Toussin ? Très honnêtement, je crois que la sémantique chez les Français est assez mixte.

Donc on peut dire l'un ou l'autre tout le monde comprend. C'est les 15 jours qui viennent de s'écouler et qui ont permis à nos élèves de se reposer. Mais le terme officiel le terme officiel ma connaissance reste encore vacances de la Toussin puisque pour ces vacances-ci c'était déjà programmé par les arrêter mais une fois encore c'est des questions sémantiques qui sont pas très graves.

Donc vous ne souhaitez pas que ça reste tout ça. Vous pensez que ça peut évoluer ? Je pense que honnêtement, je pense que les Français emploient l'une ou l'autre expression.

Mais vous en tant que ministre de l'éducation nationale, vous dites quoi ? Moi, je pense qu'il y a un certain nombre de repères sémantiques qui sont connus comme vacances tout ça, vacances no. Ça ça n'a absolument aucune signification pour les Français.

Enfin, ça pas de signification particulière pour les Français en fonction de leur de leur de leur conviction personnelle. C'est déjà long temporel. On peut dire vacances au toine.

Franchement, ça m'est complètement égal. C'est pas mon sujet. Mais le temps où vous serez au ministère, vous utiliserez quel terme vous ?

Bon, écoutez, il y a une discussion qui est actuellement en cours avec lesion syndicales dans le cadre du CSE. On va me faire remonter les textes. Je me prononcerai à ce moment-là.

Le budget à partir de ce matin 9h, on va revoir cette image d'un hémicycle fourmillant de propositions. C'est toujours la le volet recette qui est examiné pour l'éducation nationale, pour les dépenses, ça viendra normalement un petit peu plus tard avec notamment une hausse de 200 millions d'euros pour le budget de l'éducation avec également plus de 4000 suppressions de de postes qui sont prévus. Elle s'explique et vous les expliquez notamment par la baisse du nombre d'élèves chaque année. 21 élèves par classe, dites-vous dans le premier degré, c'est-à-dire les niveaux qui regroupent la maternelle et l'élémentaire.

Est-ce que c'est satisfaisant ? Est-ce que les élèves sont suffisamment encadrés aujourd'hui ? L'éducation nationale suffisamment performante pour se permettre de supprimer des postes ?

Alors, d'abord, il il faut qu'on soit bien d'accord sur l'état démographique euh du pays. Il y a une baisse du nombre d'élèves et Oui, mais qui n'est pas qui n'est pas petite euh qui est importante, qui s'accélère. On aura bientôt perdu 1 million d'élèves dans le premier degré, donc école élémentaire et primaire sur 6700000 élèves à la rentrée 2019, on en aura 5700000 à la rentrée Est-ce que l'école donne suffisamment satisfaction pour qu'on réduise la voilure ?

Alors, je je vous explique, mais simplement on perd un million d'élèves et quand on recrute des professeurs par définition, on les recrute pour 40 ans. Et donc tout l'enjeu pour nous, c'est de c'est de s'adapter à cette démographie parce qu'une fois encore, c'est des réalités territoriales qui sont très différentes. C'est pas une règle de 3.

Donc l'idée c'est de s'adapter à la démographie en fonction des territoires progressivement de baisser le nombre d'élèves. Vous savez que c'est un record à la rentrée 26, on aura effectivement 21 élèves en moyenne en moyenne par classe. Et donc l'idée c'est que d'un côté on baisse le nombre d'élèves par classe là où ils sont encore assez nombreux.

De l'autre, on limite la fermeture des classes et puis évidemment en parallèle bah on est obligé dans certains endroits de tenir compte de la chute démographique parce qu'elle est réelle et parce qu'elle est absolument considérable. Donc baisse justifié pour vous sur le budget un amendement enfin des propositions d'amendement très importantes également portées par deux députés a priori incompatibles qui sont Paul Vanier de la France insoumise et Violette Spelbout du parti Renaissance. à la suite de leur rapport sur les violences au milieu scolaire, ce qu'on avait appelé le rapport BRAM, il vous propose de créer un fond d'anemnisation des enfants victimes, de créer 240 postes d'inspecteurs, des postes en plus pour le coup, d'engager le recrutement de 5000 personnels médicaux-sociaux pour justement mieux suivre ses élèves, d'augmenter les subventions des associations et ainsi de suite.

Est-ce que vous allez soutenir l'ensemble de ces amendements dans le casadre de la discussion budgétaire ? Alors, les amendements, le propre des amendements, c'est qu'ils sont examinés dans l'hémicycle. Donc ça ça se verra dans l'émiss avec une position du gouvernement.

En revanche, en terme d'objectifs généraux, très clairement, on converge sur un certain nombre de nécessités. Euh et d'ailleurs, on a déjà commencé, les contrôles, les contrôles, c'est indispensable. On aura fait 1000 contrôles d'établissement privés sous contrat cette année. 40 % des établissements ont été contrôlés d'ici 2027.

Et on va encore créer dans la loi de finance que je porte pour la partie éducation nationale des postes dédiés à ces contrôles fait pour renforcer ces contrôle. La partie médico-sociale, vous savez que l'une de de mes priorités, c'est la santé physique et psychique des élèves. On va créer cette année 300 postes d'infirmière, d'assistants sociaux et de psychologues et ainsi de suite.

Donc il y a il y a il y a comme ça un nombre de mesures qui sont d'ors et déjà dedans. Il y aura d'autres moments, on va les examiner dans les hémicycles. Mais très clairement, l'objectif c'est une fois encore de marcher sur nos deux jambes, instruire et protéger.

Et protéger, ça veut dire contrôler. protégé. Ce sera également jeudi avec ce qui est la journée nationale de lutte contre le harcèlement qui est organisé chaque jeudi justement après les vacances de la Toussin.

Est-ce un phénomène qui recule ou qui continue d'augmenter ? Vos prédécesseurs se sont beaucoup mobilisés. Est-ce que ça a eu un effet ?

Alors euh c'est un phénomène qui qui est par déficition pas évident appréhendé mais dans nos études lorsqu'on a faire des questionnaires aux élèves et cetera, ces deux dernières années, il est resté stable. La semaine dernière, vous avez peut-être vu qu'il y avait une association et en France qui gère le numéro 308 qui a fait une nouvelle étude qui montre que le phénomène continue en tout cas, j'allais dire malheureusement à prospérer notamment à cause des réseaux sociaux. Ce qui est intéressant en revanche, c'est que la réponse a changé.

Vous savez peut-être qu'il y a eu une loi dit balan il y a 2 ans qui a permis en 2022 qui a pénalisé le délit de harcèlement scolaire qui crée un délit de harcèlement scolaire jusqu'à 10 ans de prison. Exactement. Et avec quel résultat ?

Et avec quel résultat ? Et ben écoutez, c'est assez intéressant puisque fin 2024, on avait eu plus de 600 poursuites engagées. On n pas encore les chiffres sur les condamnations, mais plus de 600 poursuites engagé et plus de 4200 mesures pénales alternatives.

Qu'est-ce que ça recouvre ? Donc les mesures alternatives, ça peut être ça peut être par exemple des interdictions de fréquentation de certains lieux ou de certaines personnes. Ça peut être simplement des rappels à enfin il y a toute la gamme si vous voulez qui permet aussi de s'adapter à l'âge des mineurs.

Mais ça veut dire qu'aujourd'hui on a une réponse y compris pénale qui est extrêmement forte. Et puis dans les établissements, on a aussi une réponse très forte. 100 % aujourd'hui des écoles établissement ont mis en place ce qu'on appelle le programme phare qui est un programme à faute de prévention et de détection.

Donc on n jamais été aussi armé très clairement pour faire face. Maintenant l'école peut pas tout faire toute seule. Il faut être très clair, c'estàd que c'est un env ça nous dépasse, ça dépasse nos murs, ça passe par les réseaux notamment les réseaux sociaux et donc il faut que collectivement on se mobilise pour protéger nos jeunes.

Mais la loi balanante telle qu'elle a été rédigée en 2022 pour vous suffit et permet de répondre, d'apporter la réponse notamment judiciaire sur le plan pénal à mon sens oui mais la réponse elle peut pas être que pénale. On parle de de jeunes parfois de très jeune. Ça commence dès l'école primaire.

Donc la réponse, elle est globale. Il faut prévenir, il faut en parler en famille, il faut détecter, il faut témoigner quand on voit des événements, il faut traiter, il faut agir, il faut sanctionner. Est-ce que vous avez aussi des chiffres d'exclusion ?

Alors, on a on est en train de consolider les chiffres d'exclusion puisque vous savez que notamment le premier degré maintenant, on peut sortir un élève, enfin changer un élève d'école. A priori, depuis le l'intervention de la mesure qui avait été prise par Gabriel Atal, on a prob a priori on a déjà plusieurs centaines d'élèves qui ont été qui ont été sortis de leur école initiale. J'aurai les chiffres d'ici d'ici la fin de la semaine.

Un petit mot rapidement, il y a quelques jours, vous avez conseédé chez nos confrères de BFM TV que vous aviez des enfants qui avaient été scolarisés dans le public et dans le privé. Ça vous a attiré certaines critiques, mais laissons de côté la partie polémique de manière très simple, quel avantage ou quel intérêt il y a pour vous, il y a pour les parents concernés de votre point de vue à scolariser des enfants dans le privé ? Qu'est-ce que le privé apporte aujourd'hui en France que le public n'apporte pas ?

Pour moi, il y a pas d'avantage enfin moi je suis jamais rentré dans une logique différentielle. Il y a pas d'avantage différentiel. On n'est pas meilleur dans le public ou dans le privé.

Les professeurs sont mieux remplacés dans le public ou dans le privé. Il y a des circonstances, j'allais dire éminemment personnelles et d'ailleurs protégé par la vie privée mais éminemment personnelle qui conduisent des parents à un moment ou un autre par rapport à ce que sont leurs enfants à faire tel choix ou tel autre et c'est tout. En tout cas, moi ça n'a jamais été autre chose.

Merci beaucoupard Gey.