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Podcast / conversationMaxime Rivière· 11 octobre 2026 66 minComplaisantFond programmatiqueÉconomie & entreprisesRetraitesImmigration & asileLogement

La France est-elle au bord de la faillite ? Le ministre de l’Économie répond

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 63 %Attaque 17 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:00OuverteRéponse directe

    Est-ce que comme Jean-Luc Mélenchon, vous êtes d'accord de se dire finalement on peut effacer une partie de la dette ?

  • 0:39OuverteRéponse directe

    Pour ceux qui vous connaîtraient pas, est-ce que vous pourriez vous présenter ?

  • 2:49OuverteRéponse directe

    Est-ce que la France aujourd'hui vit au-dessus de ses moyens ?

  • 3:29OuverteRéponse directe

    Comment ça s'explique cette augmentation de la dette ?

  • 4:50OuverteRéponse directe

    À partir de quel moment la dette devient vraiment dangereuse ?

  • 6:52OuverteRéponse directe

    Est-ce qu'on arrive à emprunter ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 3:29Fait
    « La France est en déficit public systématique depuis plus de 30 ans, donc même plus 40. »
  • 5:33Chiffre
    « Entre 45 et 65, la France a fait plein de bébés, plus de trois bébés par femme. »
  • 6:52Fait
    « On a aucun problème pour emprunter. On trouve toujours des prêteurs pour nous prêter de l'argent. »
  • 8:11Chiffre
    « On est à peu près à 120 % du produit intérieur brut. »
  • 8:51Fait
    « Donner l'impression que on peut annuler une partie de la dette. On peut le faire hein. C'est illégal au sens des traités européens. »
  • 10:47Chiffre
    « 70 % des retraités qui sont propriétaires de leur appartement. »
  • 17:37Fait
    « On a un peu une France à deux vitesses on a des gens qui ont besoin de leur voiture pour rouler et des gens qu'on ont pas besoin qui l'utilisent pour leurs loisirs. »
  • 18:56Chiffre
    « 20 centimes de baisse de taxe sur l'essence c'est bon moi j'ai c'est 100 c'est plus de 10 milliards par an. »
  • 48:24Fait
    « quand vous êtes salarié aujourd'hui, vous pouvez vous former et contrairement à avant où en gros c'est votre patron qui choisissait, maintenant vous pouvez choisir. »
  • 48:32Fait
    « La formation c'est le nerf de la guerre pour les années qui viennent. Il faut qu'on éduque les Françaises et les Français au grand défi auquel on fait face. »
  • 54:24Chiffre
    « un véhicule électrique globalement celle-ci j'imagine qu'elle est aux alentours de 30000 à peu près. Au moins 7000 de bonus donc un peu plus de 20000 »
  • 55:00Chiffre
    « aujourd'hui un plein ça vous coûte plus de 100 € »
  • 55:37Chiffre
    « il y a 40 % des véhicules vendus en France qui sont électriques. C'est inédit. Il y a 3 ans, c'était 10 %. Il y a un an, c'était un peu près 20 %. »
  • 58:54Fait
    « On a cinq épisodes caniculaires cet été. Avant on en avait un tous les 3 ans. »
  • 59:35Fait
    « les 10 premiers véhicules électrique vendus en France qui sont ils sont faits en Europe. Vous avez moins de Bwiid à Paris qu'à Londres ou à Munique parce que on a décidé d'aider à l'achat de véhicule fait en Europe »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.

0:00

Bonjour monsieur le ministre, c'est vous leur Est-ce que comme Jean-Luc Mélenchon, vous êtes d'accord de se dire finalement on peut effacer une partie de la dette ? Bien sûr que non, ça c'est rêvé en couleur parce que c'est important. Moi, j'ai grandi ici. Ça accélère bien la R5 ? Oui, effectivement, [rires] je voulais je voulais juste une électrique. Donc l'avantage de l'électrique aussi, c'est que ça accélère bien. C'est vrai. Est-ce que pour réduire la dette, il faut couper les aides sociales ? Et est-ce qu'on doit s'attendre à une hausse d'impôts sur 2027 ? qu'en fait enfin si je peux me permettre, je pense qu'aujourd'hui les gens ont l'impression de travailler plus qu'à l'époque pour gagner moins. Monsieur le ministre, merci d'avoir acceptéci à vous cette invitation dans le format en

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voiture. Ça va être l'occasion de pouvoir aborder plusieurs sujets. Mais pour ceux qui vous connaîtraient pas, est-ce que vous pourriez vous vous présenter ? Ben je m'appelle Roland Inscur, j'ai bientôt 60 ans, je suis né à Paris dans le 11e. J'ai grandi à Montreuil d'ailleurs, on va peut-être y passer. Absolument. dans une cité HLM. Euh, j'ai fait presque toutes mes études en France, école primaire à Montreuil, collège lycée dans le 20e. Après, j'ai fait une classe prépa. J'ai été reçu à Polytechnique en 1987. D'accord. Ça nous rajunit pas. Et euh j'ai ensuite poursuivi mes études en économie, d'abord à l'ENSAE, une école française à droite et puis ensuite tiens le chat Bercy qui passe devant et euh j'ai terminé mes études à Londres.

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Après, j'ai commencé à travailler ici à Ber en septembre 92. D'accord. J'ai bossé 7 ans dans l'administration économique et financière. Après, j'ai travaillé dans le privé. D'accord. Une quinzaine d'années en France. Ensuite, une dizaine d'années, une dizaine d'années en France, une dizaine d'années au Canada. J'ai vécu à Montréal où je suis parti avec ma femme, trois enfants. J'ai trois enfants. Et puis en 2017 2016 en fait, j'ai décidé de me lancer en politique, de rejoindre Emmanuel Macron, de faire sa campagne à Montréal. D'accord. Après, j'ai été élu député des Français d'Amérique du Nord. OK. Euh, j'ai passé 5 ans à l'Assemblée comme président de la commission de l'affaire économique, nommé ministre de l'industrie après avoir été réélu en 2022. D'accord.

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Et puis euh ensuite 24, la dissolution, 1 an à l'assemblée et puis j'ai été nommé à nouveau ministre de l'économie et des finances en septembre 2025, donc il y a un an plus. OK. Début octobre en fait. Donc il y a un an, presque jour. OK. Alors, peut-être une anecdote intéressante, c'est que ma pas tout à fait ma première voiture, ce que j'ai d'abord eu ce que vous savez pas ce que c'est, une SIM Camille, non, que j'avais acheté d'occasion avec ma première pay d'été. Je travaillais d'cord pour la poste. Je serai cour dans les trains. On va prendre à gauche là-bas là vers vers Domény. Mais ma deuxième voiture, c'était une Renault 5. Une Renault 5 verte. Alors, c'était pas tout à fait le même vert que celle-là. Oui. Vous voyez des changements évidemment par rapport à à première R5.

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Moi, j'ai une R5 électrique parce que quand elle est sortie, euh je trouvais ça tellement bien que ce soit une voiture française faite en France électrique. Et donc, j'ai commandé, j'ai une des premières R5 électriques. Donc, elle est bleue. OK. Euh, je l'ai en province en fait dans le Sud-Ouest où j'ai une petite maison de campagne. D'accord. Mais euh donc je la connaissais déjà, donc je sais la conduire. Si jamais vous avez des questions, n'hésitez pas. Elle est faite en France à Dou et c'est une grande fierté. J'aimerais qu'on aborde plusieurs sujets dans cette interview. Euh le premier sujet concerne évidemment la dette euh le pouvoir d'achat euh et les dépenses publiques. Ouais. Euh est-ce que la France aujourd'hui vit au-dessus de ses moyens ? Bah en tout cas la France est en déficit

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public systématique depuis plus de 30 ans, donc même plus 40. Donc ce qui est vrai, c'est que tous les ans, on dépense un peu plus ou parfois même beaucoup plus que ce qu'on gagne. Donc ce qu'on gagne c'est les recettes, donc c'est la fiscalité, c'est les cotisations sociales à tout droit. OK. Et puis euh les dépenses, c'est toutes les dépenses publiques et sociales. Donc c'est les retraites, la santé, euh pay les fonctionnaires, on a investi dans la défense et donc l'écart entre la les dépenses et les recette, il est négatif. On dépense plus qu'on reçoit depuis des décennies et ça ça fait monter la dette progressivement. Alors la réalité, c'est qu'un état, il peut toujours dépenser un peu plus que ce qui gagne à condition qui croissent. C'estàd quand tu as de la cro quand vous

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avez de la croissance en France, hm hm. Ben votre euh ratio, et ça c'est un rapport qui est important qui est ce qu'on appelle le ratio de dette publique, c'est-à-dire ce que vous avez accumulé comme déficit, c'est la dette. C'est ce que vous devez à vos créanciers puisque vous produisez tous les ans, c'est ce qu'on appelle le produit intérieur brup, c'est la croissance. Et donc si le ratio de dette sur PIB, donc la dette divisée par le produit à l'intérieur brut n'augmente pas, se stabilise, il y a pas de problème. Le problème qu'on a depuis maintenant de nombreuses années, c'est que le ratio de dette sur PIB, il a tendance à augmenter. Donc non seulement on dépend plus que ce qu'on reçoit, mais on dépend plus que ce qu'on croit finalement, ce qu'on arrive à à croître tous les ans.

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Et donc ça fait que la dette augmente et ça faut ça faut que ça s'arrête. Et et comment ça s'explique cette augmentation de la dette ? Franchement, on a beaucoup de mal à réduire les déficits en France en partie parce que les Français aiment l'État, les Français aiment la dépense publique. Les Français sont attachés à leur modèle social. Typiquement un exemple très concret, c'est les retraites. Quand on a conçu le système de retraite, c'était juste après la guerre, on s'est dit bah c'est ceux qui travaillent qui vont payer par leur cotisation les retraites de ceux qui travaillent plus, les retraités. Donc chaque génération de retraités va payer des cotisations qui vont payer les retraites des anciens. Puis quand ils seront la retraite, ce sera leur tour de récupérer euh leur retraite

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et ce sont ceux qui travaillent qui payont. Le problème c'est qu'à l'époque on l'a fait, on avait beaucoup plus d'actifs que retraiter. C'est ce qu'on appelle le baby boom. Donc entre 45 et 65, la France a fait plein de bébés, plus de trois bébés par femme. Donc on était au-delà, on dit bébé par femme parce que c'est la manière de mesurer la natalité. D'accord ? Donc on faisait plus de bébés qu' avait de parents, trois bébés pour deux parents et donc on avait une population qui montait et donc la population active qui sont ceux qui payent, elle montait plus que la population de retraité. Depuis euh les années 70, on est passé à progressivement deux bébés par femme et on est même en dessous de bébés par femme maintenant. Donc on a plus de gens qui sont retraités. Hm hm.

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À la fois parce qu'on a plus de retraités, c'est très bien. Et en plus parce qu'ils vivent plus longtemps. Non bien sûr. Aujourd'hui l'espérance de vie c'est à peu près 80 ans, c'était 70 il y a il y a une trentaine d'années. Et à partir de de quel moment la dette devient vraiment dangereuse ? Là aujourd'hui, on n'est pas dans un état on n'est pas dans un état assez dangereux pour s'inquiéter du niveau de la dette. Bah je pense que si on continue comme ça, on va commencer à s'inquiéter. C'est pour ça que nous on pousse pour réduire le déficit public dès cette année. Même si on est en période prélectorale, même si on a une majorité difficile à l'Assemblée nationale parce qu'il y a un moment où ça s'arrête. Alors on sait jamais trop. La manière dont on mesure le moment où

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ça s'arrête d'abord c'est est-ce qu'on continue à pouvoir emprunter ? Donc régulièrement, il y a l'agence France Trésor qui est une agence de Persil qui émet des obligations. Ça veut dire quoi émet des obligations ? C'est emprunter de l'argent. Et donc c'est en général le jeudi, l'agence France Trésor dit bah aujourd'hui je vais emprunter 10 milliards d'euros et face à ça, il y a des gens qui vous prêtent et qui vous demandent un certain taux d'intérêt pour emprunter. Donc là pour rassurer un peu tout le monde, on a aucun problème pour emprunter. On trouve toujours des prêteurs pour nous prêter de l'argent. Et donc quand l'agence France Trésor vient sur le marché et met des obligations, elle trouve preneur. Le problème c'est que les taux d'intérêt montent et que on prend preneur certes,

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mais on paye de plus en plus cher pour euh pour euh pour le pour pour la dette qu'on aimait. Donc premier sujet, est-ce qu'on arrive à emprunter ? La réponse est oui. Ça, il y a pas de problème. D'accord. Le deuxième sujet, c'est la perception qu'à un moment ou un autre, on va frapper un mur parce que évidemment la dette, il y a un moment où elle s'arrête parce que justement les gens vont arrêter de nous prêter. Donc là, on est à peu près à 120 % du produit intérieur brut, hein, pour reprendre le ratio dont je parlais tout à l'heure. Euh, c'est beaucoup ou c'est beaucoup. Alors, il y a des pays qui sont au-delà de ça. Le Japon est à 200 %, l'Italie est à 130 ou 140. Mais malgré tout, on arrive sur des niveaux, alors là, on va prendre en face la balle, d'accord ?

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Euh, on arrive sur des niveaux où ça commence à peser, où les investisseurs commencent à nous dire "Attendez, qu'est-ce que vous faites pour réduire vos déficits Hm hm. Euh donc et est-ce que comme Jean-Luc Mélenchon, vous êtes d'accord de se dire finalement on peut effacer une partie de la dette ? Est-ce que c'est possible ça ? Bien sûr que non. Ça c'est rêvé en couleur. Donc donner l'impression que on peut annuler une partie de la dette. On peut le faire hein. C'est illégal au sens des traités européens, nos partenaires européens et ça n'a jamais été fait nulle part. Ça n'a jamais été fait sauf dans ce qu'on appelle des moments de restructuration de la dette. Donc typiquement le Venezuela, la Grèce. Oui. Euh d'autres pays ont dû ce qu'on appelle restructurer leur dettes. Qu'est-ce que

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ça veut dire restructurer leur dette ? C'est qu'on se retourne vers les cranciers, on dit "OK, je vais annuler une partie de la dette ou euh je vais pas vous rembourser tout de suite, on verra dans 10 ou 20 ans." Mais en échange de ça, pour rassurer tout le monde, je m'engage à faire des réformes. Et c'est des réformes très dures. Faut comprendre que en Grèce, par exemple, les retraites ont baissé. Là, on se demande si on va les augmenter un peu moins que l'inflation ou pas dans le budget 27. En Grèce, elles ont baissé de 10 à 15 % les salaires des fonctionnaires. Pareil là, on se dit bon bah cette année, on va pas augmenter tous les fonctionnaires de manière uniforme en 2027, ils vont continuer à progresser avec leur ancienneté, mais on va pas ajouter ce qu'on appelle une

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hache du point, une hache généralisé des des salaires des fonctionnaires tout droit ou à gauche. Euh, on va aller prendre, on va descendre tout droit là, tout droit. Les salaires des fonctionnaires en Grèce, ils ont baissé. Donc, d'un seul coup, on a dit aux infirmières, aux fonctionnaires, votre salaire, il va baisser. Donc c'est ce qui va se passer en France. Alors non, moi je fais tout pour éviter ça, mais ils vont pas augmenter pour autant. Alors c'est pas la même chose entre l'inflation est à 2 % et votre retraite elle va être maintenue et encore pour une partie des retraités seulement c'est quelque chose. Mais si demain on disait à tous les retraités votre retraite elle va baisser de 10 % vous imaginez bien que ce serait une autre affaire. Donc moi, je veux éviter ça. Aujourd'hui, ce

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risque n'existe pas au sens où je continue à pouvoir emprunter le body sur les marchés, je trouve encore prêteur. Mais il y a un moment où les marchés, les prêteurs se disent ça ne marche plus. C'était le cas avec la Grèce, ça a été le cas aussi à un moment avec l'Italie, le Portugal, l'Espagne, l'Irlande. Ça c'est pour l'Europe. Il y a plein de pays dans le monde qui ont dû restructurer leur dette. C'est très violent la restructuration de la dette. Donc monsieur Mechon, il est bien gentil mais si on fait si on administre la médecine qui veut nous administrer, ça va être une médecine très très difficile notamment pour ceux qu'il prétend défendre, c'est-à-dire les plus démunis parce que évidemment les riches, ils iront mettre leur argent ailleurs, ils pourront

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manger un peu leur capitale. Mais les retraités pour lesquels la seule richesse c'est souvent un appartement, il est probable que les appartements perdent en valeur. C'est 70 %. Alors, il y a aujourd'hui 70 % des retraités qui sont propriétaires de leur appartement. C'est la raison pour laquelle ça m'a été reproché. Donc, j'ai dit à 2000 € aujourd'hui, un retraité, il vit correctement. Propriétaire. Alors, à 2000 € en moyenne, un retraité, j'ai dit vit correctement. C'est pas un jugement de valeur, mais ce que je voulais dire par là, c'est que quand vous avez 2000 € de retraite seul évidemment parce qu'à deux il faut multiplier par 2, donc l'équivalent c'est 4000 € pour 2. Si vous êtes tout seul, que vous êtes retraité et que vous touchez 2000 € de retraite, vous touchez

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plus de retraite que 65 % des retraités. Donc il y a deux tri. Ça veut pas dire qu'ils sont riches pour autant. Ah surtout pas. Ils sont Moi, j'ai dit ils sont ni riches ni pauvres, ni aisés ni pauvres. Donc là, on prend à gauche. J'attends le Oui, oui, bien sûr. C'est juste pour [raclement de gorge] vous prévenir. Donc ça veut dire quoi ? Ça veut dire que en France, vous savez que le salaire de 50 % des Français qui travaillent dans le privé est inférieur à 2200 €. Donc si vous touchez une retraite de 2000 € vous touchez plus de retraite que 45 % des salariés du privé. Donc là encore, je fais pas de jugement de valeur. Moi, je préférais que les salaires soient plus élevés en France. Mais avec 2000 € vous êtes au-dessus de la moyenne des retraités et vous êtes dans la moyenne

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des salariés du privé. Et donc de dire bah on va demander des efforts à des retraités qui touchent plus que la moyenne des Français, ça me semble raisonnable. Et est-ce que les Français ils vont devoir accepter une baisse de leur niveau de vie ? Mais non, c'est que l'idée c'est de dire on va limiter les efforts au maximum. Donc, faudra sans doute par exemple puiser dans leur épargne. Je sais pas si vous rendez compte mais euh en France le taux d'épargne, c'est-à-dire que ce que les ménages épargnent de leur revenus, il est de 18 %. C'est que en France quand les gens gagnent 100, ils mettent 18 de côté. Oui. La réalité c'est tout le monde ne peut pas faire ça. Les petites retraites, les salariés au SMIC, ils n'épargnent pas. Mais il y a des gens qui épargnent beaucoup plus et notamment les

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retraités. Donc les retraités, ils ont un taux d'épargne beaucoup plus élevé que la moyenne. Et donc ce qu'on dit en gros, c'est on va pas augmenter les retraite pour une partie des retraités. En tout cas, c'est un sujet qui est dans l'atmosphère. On va en débattre. Vous savez qu'on va déposer un budget, on dépose un budget puis derrière discuter à l'assemblée. Donc nous, on va dire voilà, on propose que un certain nombre de retraites n'augmentent pas. Est-ce que ça veut dire que les retraités en question vont maintenir leur consommation épuiser un peu dans leur appareil ? peut-être mais ça a du sens pour contribuer à la stabilisation de la dette, donc pour arrêter d'endetter la France et puis pour la remettre sur les sur les rails de la croissance. Je pense que c'est un

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c'est un effort réel, c'est un effort mesuré à droite, pardon. On va aller tout droit. On tout droit comme ça. On va passer devant le lycée Hélène Boucher. D'accord. Qui est le lycée auquel dans lequel j'ai fait mes études secondaires. OK. Puis après, on montera vers la porte de Montreuil et puis on dans la rue de Paris. Ce que ce que vous demandez du coup, c'est euh éventuellement un effort au aux retraités au aux actifs. Pas seulement, en fait, on va demander des efforts à tout le monde. On va demander des efforts aux fonctionnaires, on va demander des efforts aux retraités, on va demander des efforts aux entreprises aussi. Est-ce est-ce que vous demandez pas un effort alors que au gouvernement l'État lui-même ne ne s'est pas réformé pour gérer ses ses dépenses ? Je parle pas de

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la crise lié lié au Covid ou ou les autres mesures qui ont été mises en place, mais est-ce que à un moment donné c'est pas aussi de la responsabilité de l'État de gérer son budget sûr ? Bien sûr. Et le vrai sujet aujourd'hui c'est pas l'État. On va on a déjà pas mal réduit la part des dépenses de l'état dans le dans le produit intérieur brut encore. C'est la manière de mesurer. Mais là on va serrer la ceinture comme on l'a jamais serré. Tout droit là-bas et puis là-bas au feu on prendra à gauche. OK. Donc ce qu'on a dit c'est les dépenses de l'État l'année prochaine elles vont pas augmenter alors qu'on sait par ailleurs qu'on va investir dans la défense. Donc si on investit dans la défense ça veut dire qu'ailleurs ça va baisser. Donc on va faire des efforts

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très importants pour l'État parce que là je vous rejoins, il faut que l'État soit exemplaire. Mais le vrai sujet aujourd'hui en France c'est ce qu'on appelle les dépenses sociales. Alors il y a les collectivités locales qui dépensent aussi qui vont devoir faire des efforts, les municipalités, les régions et mais elles sont obligées de voter un budget à l'équipe chaque année. Oui, mais malgré tout euh les dépenses elles-mêmes ont tendance à augmenter et il y a une bonne partie de ces dépenses qui sont payées par l'État. D'accord. Vas a des transferts. Donc infé, c'est quand même l'État qui paye une bonne partie. Donc là au deuxième feu on prendra à droite et le grand la grande bâtisse rose là c'est l'aline boucher où j'ai fait 6e terminal. D'accord. En quelle année ?

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Oh euh j'ai eu mon bac en 84 donc voyez 77 ou 18 dû rentrer en septembre 77 et sortir en juin 84. Jeunis pas. OK. Et vous vous imaginez devenir ministre de l'économie ? C'était quoi vos projets à cette époque ? Absolument pas. À l'époque je voulais être instituteur. J'adorais les enfants. Je faisais des colonies de vacances parmi mes jobs d'été. J'ai fait beaucoup de colos à la RATP parce que ma mère était D'accord. Dans quel coin ? Un peu partout en France. En fait, la RATP avait des colonies un peu partout en France. Donc beaucoup au centre de la France ou euh dans le 45. Alors dans le 45, dans le 36 euh dans le 07 en Ardèche. Donc là, on va prendre à droite ici là. Ouais. Euh un peu partout en France. D'accord.

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Euh j'ai fait aussi des colos pendant les vacances de ski. Enfin, j'ai j'ai fait pas mal de colos. J'adorais ça. J'adorais m'occuper des gamins. Bon, ça me permettait de payer la R5 et l'essence qu'allait avec qui était moins cher à l'époque, hein. Oui et non en fait parce que il y a il y a des études très sérieuses qui ont montré que euh ce qu'on appelle en terme réel, c'est-à-dire que si on prend le prix de l'essence de l'époque et puis qu'on ajoute toute l'inflation qu'on a eu depuis h dans les années 80 en fait l'essence il coûtait ce qu'on appelle en terme réel aussi cher qu'aujourd'hui. Ce qui est vrai en revanche, c'est qu'on conduit plus aujourd'hui. Alors pas partout. En ville, on conduit moins et les déplacements moyens, c'est souvent moins de 40 km en France.

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Donc on a parfois l'impression qu'on est des gros rouleurs par rapport aux États-Unis par exemple, je connais bien, c'est pas du tout la même histoire. Euh mais globalement en terme réel, l'essence il était plus cher à l'époque. En fait, moi j'ai grandi dans les années 60 70, je suis n en 66. En 74 75, il y a eu un premier choc pétrolier. 79 un deuxème choc pétrolier 75 c'est la construction de l'OPEP 79 c'est la révolution en Iran on y revient et à l'époque le prix de l'essence il a plus que doublé deux fois donc il avait beaucoup beaucoup augmenté et donc au début des années 80 l'essence il coûtait plus cher qu'aujourd'hui rapporté en tout cas au revenus moyens des gens mais ce qui est vrai aujourd'hui c'est que on a un peu une France à deux vitesses on a des gens qui

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ont besoin de leur voiture pour rouler et des gens qu'on ont pas besoin qui l'utilisent pour leurs loisirs, le leurs vacances et cetera. Donc c'est pour ça que nous dans nos dans nos aides, on a décidé d'aider ce qu'on appelle les gros rôleurs, c'est ceux qui travaillent, qui ont besoin de leur voiture pour travailler, les aides soignantes, des gens qui travaillent dans un supermarché et qui doivent faire 10 ou 15 km pour aller bosser et cetera. et et et plutôt que proposer ses aides via des formulaires, moi je me suis renseigné, je suis allé voir sur le sur le siteou euh et vous allez me dire et j'ai entendu la la locution du président qui euh euh qui qui nous informe qu'il faut d'abord baisser euh les prix avant de baisser les taxes, mais plutôt que de

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remplir des formulaires sur internet, est-ce qu'il y aurait pas la possibilité de simplement réduire quelques quelques taxes, notamment la TVA sur des taxes ? Ouais. problème. Non mais donc aujourd'hui hein euh c'est vrai que l'essence est fortement taxé. Euh il est fortement taxé pas pour P salaire du ministre des finances, il est fortement taxé parce que derrière on finance des services publics. On finance les routes, on finance les hôpitaux, on finance les écoles et cetera. Bon donc si on baisse les taxes sur l'essence, il faut avoir en tête que 20 20 centimes de baisse de taxe sur l'essence c'est bon moi j'ai c'est 100 c'est plus de 10 milliards par an. Président a dit un milliard par mois. Donc le calcul est juste effectivement. Donc ces minards,

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faut les trouver ailleurs. Mais surtout en faisant ça, vous aidez tout le monde y compris ce qu'on moins besoin. Des cadres supérieur qui bah partiront peut-être un peu moins en vacances ou prendront. Donc là, on prendra à gauche les boulevards des maréchaud. D'accord. Après le rond-point. Euh donc là, on est porte de Vincen. Voilà. Donc on n pas loin de Montreel. Très bien. Euh donc l'idée c'est de dire soit on arrose tout le monde y compris ce qu'on a moins besoin, soit on met en place des aides ciblées sur les gens qui sont en première ligne, ceux qui travaillent et qui utilisent leur voiture de manière importante. On avait fait l'inverse pendant la guerre en Ukraine. Je sais pas si on se souvient, mais on avait on avait limité la hausse des prix de

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l'énergie pour tout le monde. Ça avait coûté à l'époque près de 100 milliards d'euros, un peu plus de 80 milliards. L'inflation du coup en France était moins élevée qu'ailleurs. et ça nous a coûté très cher. Et une des raisons pour lesquelles on a les déficits et la dette qu'on a aujourd'hui, c'est du fait de ce qu'on appelait ce bouclier énergétique. Bon, est-ce qu'il aurait fallu faire autrement ? Je sais pas. En tout cas, aujourd'hui, on peut plus se permettre d'avoir une politique si dispendieuse. Donc, faut qu'on soit plus économe. Et là encore, je le fais pas pour me faire plaisir. Euh moi, ça fait 10 ans que je fais de la politique, je sais pas ce que je ferai après. Mais je considère que mon devoir en tant que ministre des finances pour l'année qui vient, c'est

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de tenir la caisse, c'est de faire voter un budget ambitieux, c'est de remettre la France sur les voies de la croissance. Au fond, moi si je dois résumer mes mois qui viennent, c'est un protéger les Français et le faire de manière efficace. de faire adopter un budget et trois c'est important aussi rassurer les marchés financiers ceux qui nous prêtent sur le fait qu'on va rester sérieux. Donc euh donc je le fais pour ça pour pardon pour pour réduire cette cette dette cette dette. Euh est-ce que est-ce qu'il faut réduire euh ou couper certaines euh dépenses ? C'est tout droit ou à gauche ? Non à gauche. Là faut faire le rond-point et ensuite prendre à gauche. Est-ce que P Ouais si c'est bon c'est bon. On prend à droite. Là ça a un peu changé la circulation de PQU là. Donc là, on va

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prendre à droite là. Ça marche. Est-ce que pour réduire la dette, il faut couper les aides sociales ou une partie des aides sociales ? Mais non, mais il faut éviter ça. C'est pour ça que quand on dit, on a parlé un moment d'année blanche, quand on dit on va pas indexer, ça veut dire que si l'inflation est à 2 %, il y a un certain nombre de prestations qui devrait augmenter de 2 % et on va les geler. Ça veut dire qu'au lieu de faire plus 2, on va faire zéro. Bon, faut quand même fixer les idées, hein. Ça veut dire que sur retraite par exemple de 2000 € c'est 40 € non pas par mois. Hm hm. Non pas en moins, mais c'est 40 € en plus qu'on aurait pas. Bon ben, c'est beaucoup d'argent 40 € mais c'est un effort beaucoup plus limité. En Grèce, un retraité de 2000 € il a perdu 200 €

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du fait de la crise. Donc pour éviter une crise, pour éviter des tensions, on demande des efforts à tout le monde. [raclement de gorge] Donc le premier ministre l'a déjà dit, évidemment, je vous le confirme, dans le budget, on va pas toucher les petites allocations, le revenu de solidarité active qui est le RSA, les retraites modestes. Donc on va limiter la nondexation, je le répète, on verra ensuite comment le débat parlementaire se fera pour voir ce qu'on adopte infin à des gens qui on considère peuvent se le permettre. Je vais pas vous dire que c'est facile. Moi, j'ai déjà échangé avec pas mal de retraités. J'en ai autour de moi puisque'à 60 ans on commence à être entouré par des retraités de la génération d'avant ou de la mienne euh qui comprennent que euh pour assurer

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la pérennité de la France, pour la remettre sur les voies de la croissance, pour investir dans les nouvelles technologies, si on va investir dans l'intelligence artificielle et cetera, ben il faut faire des efforts de manière à ce qu'on concentre la dépense publique là-dessus. C'est important d'investir dans l'avenir et et est-ce qu'on doit s'attendre à une hausse d'impôt sur sur 2027 pour justement l'objectif c'est d'éviter ça. On a alors franchement on aurait pu dire on augmente la TVA de 3 % ça concerne tout le monde on se pose pas de question c'était plus simple mais ça c'est un injuste et de ça fait de l'inflation parce que évidemment 3 % TVA ça veut dire que les prix du passe navigo des voitures des véb va augmenter donc donc plutôt de augmenter les impôts

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le premier dit on augmente pas les impôts. Ça veut pas dire qu'ici ou là donc on prendra à droite la balle au au feu qui passe à l'orange. Ça veut pas dire qu'ici ou là, on va pas supprimer des niches ou améliorer la lutte contre la fraude par exemple. Faut hop ! Euh donc évidemment, il va y avoir ici ou là des gens qui vont payer un peu plus d'impôts. Ceux qui payaient pas d'impôts parce qu'il fraudaient. Excusez-moi, mais oui, vous allez en payer plus. J'allais dire c'est bien fait pour vous. Donc on va on va travailler ici ou là sur mais mais on souhaite qu'il y ait pas de hausse d'impôts, qu'il y ait pas pour l'immense majorité des Français des gens qui se disent "Bon, comme vous disiez tout à l'heure, l'État est pas capable de se réformer et en plus il me fait payer

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plus et pour ça faut que tout le monde fasse des efforts." Est-ce que aujourd'hui vous considérez que les Français vivent moins bien qu'à 10 ans ? Alors objectivement, c'est faux. C'estàd que quand on regarde le pouvoir d'achat, il a augmenté. Quand on regarde les inégalités, contrairement à ce que disent certains, ne se sont pas accrus, on est un pays les un des pays les plus redistributifs du monde. Mais la réalité, c'est que il y a des dépenses incompressibles qui existaient pas il y a 10 ans, il y a 20 ans qui aujourd'hui sont sont très pregnantes. C'est vous pouvez pas aujourd'hui ne pas avoir un abonnement internet, une box wifi. Euh évidemment le loyer, ça existe à l'époque, ils ont eu tendance plutôt augmenter. Donc là, on fait le tour puis on va en face. Là, on est à porte de

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Montreuil. OK. Très bien. C'est ici qu'il y avait le radar. Alors, c'est ici qu' C'est ici aussi qu'il y a les puces de Montreuil tous les weekends. Euh c'est ici qu'il y a le siège de la CGT là-bas. Là, on voit ma mère était syndical. Là, faut suivre là. Ouais, pour suivre là là. Ouais, parce que on va pas prendre le périf, c'est un peu encrit. Non, non, ici c'est parfait. À droite, on risque de se retrouver à prendre le périf. Euh donc il y a des dépenses incompressibles euh qui prennent plus de place dans le dans le dans le dans le porte-monnaie des Français des Français. Puis évidemment bah il y a des gens qui vivent mieux puis il y a des gens qui vivent pas forcément mieux. La majorité des Français vivent moins bien. Ben objectivement c'est pas vrai.

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Maintenant il y a des gens qui peuvent le sentir et j'allais dire c'est leur droit. Mais typiquement aujourd'hui euh grâce d'ailleurs à un certain nombre de de réformes qu'on a mis en place en 2017 18 19, il y a plus de gens qui travaille que jamais en France. Il y a ce qu'on appelle le taux d'emploi. Donc quand vous rapportez le nombre de gens qui travaillent, au nombre de gens qui pourraient travailler, ce qu'on appelle la population active, on est au plus haut historique. Les jeunes notamment, les seniors aussi, c'est la réforme des retraites qui a permis ça, travaille plus en France qu' travaillait avant. Donc ben quelqu'un qui travaille qui travaillait pas il y a 10 ans, je suis à peu près convaincu qu'il a un meilleur niveau de vie qu'à l'époque. D'accord. Attends, je je

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Voilà, là on va pas se mettre sur la droite maintenant là et on va prendre à droite et on va aller passer entre le Carrefour et et la CGT. OK, très bien. En fait, enfin si je peux me permettre, je pense qu'aujourd'hui les gens ont l'impression de travailler plus qu' qu'à l'époque pour gagner moins. Ouais. Et je pense que c'est un sentiment partagé. Moi, j'ai parlé avant avant cette interview à à des membres de ma famille, à des amis, à des à des collègues euh qui m'ont dit qu'ils ils ont ce sentiment de de s'arracher au travail pour récupérer moins qu'à une époque. Euh et et c'est une boucle sans fin, bien sûr. Non, mais alors d'abord en moyenne, on travaille pas plus qu' a 20 ans puisqueil y a eu les 35 heures qui ont permis quand même à l'immense majorité

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des salariés français d'objectivement travailler moins. Je suis pas sûr qu'ils aient gagné plus hein, mais effectivement le risque c'est que on travaille moins et du coup on gagne moins. Mais ce qui est vrai aujourd'hui, c'est que parce qu'on doit financer le modèle social, les retraites, la santé et que aujourd'hui ce financement, il repose exclusivement sur le travail. Donc c'est ceux qui bossent qui financent la santé et la retraite pour simplifier. Du coup, quand vous êtes augmenté de 100 € vous envoyez entre 20 et 30 dans votre portefeuille parce que ça coûte, il faut payer les cotisation sociales. Donc ce sentiment de déclassement, ce sentiment de payer plus et de travailler autant et de gagner moins, il est réel au sens où, et ça c'est plus un sujet pour

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l'élection présidentielle que pour le budget à venir. Il faut qu'on repense le financement du monnaie social. Tout droit là, on va tout droit. Tout droit, on va traverser Paris, Montreuil, pardon, par la rue de Paris. On va laisser le livreur. Hop ! Le frigo, c'est aussi en vélo. Je vois pas le A si c'est vert pour eux. Ouais. Ouais. Là, on va se faire engueuler si on si on laisse pas les gens traverser. Est-ce que Est-ce qu'aujourd'hui on peut encore pour un jeune actif obtenir devenir propriétaire ? Est-ce que c'est possible ? Bah ça aussi c'est plus difficile et ça aussi c'est un défi, c'est qu'aujourd'hui il y a 70 % des retraités qui sont qui sont propriétaires et et évidemment c'est beaucoup plus difficile pour les jeunes d'y être. Donc faut qu'on arrive à faire

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circuler le capitale. C'est qu'il faut que ça circule. Et donc de dire bah les retraités qui sont dans une situation relative bien meilleure, peut-être qu'ils vont faire un peu plus d'efforts de manière à ce que les jeunes puissent le faire. Mais c'est tout nouveau de de d'aller chercher cet argent du côté des des retraités. Personne n'a voulu y toucher avant. Alors, c'est un peu un tabou, c'est vrai. Puis d'autre part, euh on parle pas assez de démographie en France, du fait de ce que je disais tout à l'heure, les baby boomers qui sont devenus ce qu'on appelle des papis boomers. Euh et on a aujourd'hui et on va parler d'immigration parce que c'est important. Moi, j'ai grandi ici. Ça accélère bien la R5 ? Oui, effectivement, je voulais je voulais juste une électrique. Donc

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l'avantage de l'électrique aussi, c'est que ça accélère bien. Bon, donc ça c'est la rue de Paris avec une diversité exceptionnelle. Moi, j'ai eu un petit petit studio étudiant ici quand j'étudiais. Euh moi, j'ai grandi dans ce monde très divers. Euh et quand je vois aujourd'hui des gens qui disent "Ouais, l'immigration, l'immigration, faut arrêter et cetera, on a un sujet d'intégration, il faut que ça se passe mieux. Mais quand moi je vois ici euh ce qu'il y a autour de nous, je trouve quand vous dites il y a un sujet de comment vous avez dit d'intégration d'intégration. Aujourd'hui, l'intégration a pas été faite suffisamment ou a pas [rires] été faite tout court. Moi, j'ai si elle a été faite mais beaucoup moins qu'ailleurs. Moi j'ai vécu au Canada pendant 10 ans.

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L'intégration y est meilleure. La deuxème génération d'immigré en général vit mieux que la première. La troisème est complètement intégrée. Et aujourd'hui c'est pas le cas en France. Et aujourd'hui, c'est pas le cas quand on regarde des données objectives comme le chômage des femmes par exemple. Souvent le regroupement familial fait que c'est souvent une conjointe qui [raclement de gorge] arrive pour rejoindre son conjoint. Elle travaille peu en fait. Et donc, il faut travailler à l'intégration des personnes immigrées de manière à ce que elles se sentent chez elle d'abord. Euh c'est pas en les montrant du doigt tous les jours que qu'on va réussir l'intégration, mais aussi qu'elle puisse se former, apprendre la langue, travailler. Et il y a un gros effort à faire là-dessus. Mais

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sinon, si on arrête l'immigration, j'ai entendu certains dire il faut arrêter l'immigration, moratoire et cetera. Ben la réalité c'est qu'aujourd'hui si on arrête l'immigration, la population en France, elle va baisser. Et si on laisse l'immigration où elle est aujourd'hui, h en 2070, on aura perdu 3 millions d'habitants et on aura perdu 9 millions de jeunes habitants et on aura gagné 6 millions de retraités. Ça marche pas, ça ne boucle pas. Donc évidemment, il faut continuer à faire appel à l'immigration. Évidemment, faut le faire de manière intelligente. Ça veut dire quoi ? Ça veut dire réfléchir aux jobs sur lesquels on a besoin de gens. On a de plus en plus de personnes âgées, on va avoir des épades de plus en plus fournies, on a besoin d'être soignant. Et ben, les aides soignantes

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aujourd'hui, c'est beaucoup des immigrés. Bien sûr. Et donc làdessus, faut qu'on change d'état d'esprit quoi. Faut qu'on arrête. J'entends j'entends ce que vous me dites sur sur le fait, il était là mon appart. Non, non, c'est pas grave. On va passer là où j'ai grandi. [grognement] Moi, j'entends ce que vous me dites sur sur le fait que si demain il y a il y a plus d'immigration, c'est 3 millions de de personnes en moins. Mais comment on fait pour pour se loger ? Je veux dire que ça soit les personnes immigrées, que ça soit même les Français, en sachant qu'aujourd'hui pour accéder au logement, ne serait-ce que quand quand on est locataire, on nous demande trois on nous demande trois trois fiches de paye des trois derniers mois. Trois fiches de pay, la garantie des

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parents. Moi, j'ai des jeunes qui me demandent une garantie, y compris des des enfants de copain. Ils ont 25 ans, ils ont un job et vous vous rendez compte ? Et et ça existait pas votre époque ça ? Alors ça existait quand même. C'était pas facile d'avoir un appart mais on y arrivait. Aujourd'hui c'est c'est devenu quasiment impossible. Qu'est-ce qu'il faut faire pour ça ? Tiens, on peut prendre là ? Ouais. Désolé. Pas de souci. Je suis désolé parce que là donc ça c'était le marché là. C'est toujours le marché d'ailleurs. On va prendre en face là-bas. D'cord. Très bien. Euh je je vous fais prendre un petit raccourci. Euh donc un euh en France, il y a une politique du logement très active, hein. Il y a euh plus de 20 milliards d'euros tous les ans qui sont

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sur les fameuses APL, on gauche droite. Ouais. Euh il y a presque 20 milliards d'aide au logement. Donc on aide beaucoup le logement mais de manière très inefficace. Le marché du logement aujourd'hui, il est très rigide en France. C'est très compliqué par exemple de faire une colocation. Euh moi, j'ai vécu au Canada, j'ai étudié à Londres il y a longtemps. Quand j'ai étudié à Londres, j'étais en colocation. Ça fait des années qu'à Londres, on peut louer un appart à trers du loyer, chacun a son tiers de garantie. S'il p pas le loyer, c'est lui qui se fait engueuler, pas son copain. Ça existe en France, c'est très compliqué de faire une colocation. Alors là, oui, donc là si ça c'est l'entrée de ma cité. Mais là, on peut pas rentrer par là. Donc on va prendre tout droit.

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Ah oui, effectivement. Oui, c'est une entrée de ma cité là. D'accord. Et on va rentrer par l'autre côté. Alors, j'espère que ça va être ouvert. Sinon, je vous la montrerai de loin et je on passera par un autre parking qui nous permet. OK. Vous avez plus le code, j'imagine. Bah non, parce qu'il y avait pas de barrière à l'entrée à l'époque. Mais voilà, en tout cas, c'est vert hein. Alors, il y a un peu de verre et puis il y a un peu de pierre quand même aussi. Donc, la colocation, c'est super compliqué en France et donc vous vous retrouvez avec un marché du coup très rigidifié. Euh donc il faut à la fois construire plus euh des HLN, des privées. On a mis en place un certain nombre de dispositifs, c'est Vincent Jean-Brin, le ministre du logement qui l'a fait voter dans le

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dernier budget pour conduire des gens. Là là, on prend à droite. De toute façon, on n'a pas le choix tout droit, c'est sens interdit. Donc, faut rendre le marché du logement plus flexible. Faut peut-être s'interroger sur l'efficacité des aides et puis il faut simplifier un certain nombre de procédures qui fait par exemple qu'aujourd'hui la coloque c'est super compliqué en France alors que c'est très simple à peu près partout ailleurs dans le monde. Donc là on continue. J'espère qu'on va passer entre la porte. Euh alors je m'aventurerai pas hein. Non parce que c'est Renault qui nous prête la voiture. Ouais ouais. Euh il va nous aider le monsieur. Il va il va sortir son colis et après il va passer. Je p Merci. Hop. Donc l'entrée après la poubelle, c'est l'entrée dans la cité. Donc on

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peut peut-être prendre à droite, mais je pense qu'il y a une barrière. On va être obligé de reculer après. On fera on fera un demi-tour et comme ça ça nous permettra de voir. Alors donc c'est ici que vous avez grandi de là j'ai grandi. Ah ben elle est ouverte. Très bien. L'immeuble où il y a les échafaudages là c'est là où j'ai grandi. D'accord. 4e étage. Alors c'est interdit mais bon on va quand même sortir. On va faire demi-tour ici. Voilà. Je vous enverrai le PV. Ouais c'est ça. Ouais. Euh OK. D'accord. Donc c'est ici. Alors voilà. Moi j'ai grandi là dans l'immeuble là où il y a les C'est marrant, ils sont en train de le ravaler. Je savais pas ça avec vos parents ? Ouais bien sûr mes parents, mon frère, on était quatre ici. On peut reculer là si vous voulez ou

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alors on peut aller peut-être faire demi-tour là-bas. Ouais, on va faire demi-tour là-bas. Donc donc ça c'était les endroits où on jouait. Il y avait un bac à sable là-bas. Là où on passait les soirées. Ma mère qui sortait sur le balcon en disant voilà le dîner est servi. Et qu'est-ce que vous on peut faire demi-tour. Ouais. Et vos parents ils faisaient quoi dans la vie ? Ma mère est bossé à l' RATP. D'accord. Je je On va on va passer par là à la RATP. Ma mère a bossé à la RATP. Euh quand on parlait tout à l'heure de euh du fait qu'on vivait mieux euh qu' enfin qu'il y avait des marges de progression à l'époque peut-être qu'ils sont qui sont encore un peu Maé comme sténotypiste à l' RATP. Je suis sûr que vous savez pas ce que c'est. Ah bah ça je vous confirme. Oui.

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Sténotypiste c'était entre guillemets encore moins que secrétaire. C'est celle qui prenait des notes. D'accord. en langage tenu qui est un langage d'écriture rapide euh et qui ensuite passait ça au secrétaire qui tapait ça sur les machines à écrire. Ma mère était militante de CGT, passé des concours internes à l' RATP et elle a fini ce qu'on appelait chef de division donc cadre cadre intermédiaire. Donc elle a commencé vraiment au bas de l'échelle et grâce à des concours, elle est montée et elle a fini ici. Elle a même fini au conseil d'administration de la RATP parce que elle était élue CGT donc syndicaliste et à l'époque dans les années 80 il y a ce qu'on appelle les lois rou qui ont été votées sous Mitéran qui ont permis de faire entrer des représentants du personnel dans les conseils

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d'administration. Maintenant c'est dans toutes les boîtes mais à l'époque ça existait pas. Et votre père parce que j'ai V père était journaliste à l'humain. D'accord. et et il était euh il était communiste. Alors mon père et ma mère d'ailleurs était communiste. Ma mère toujours. Mon père il a fait de la résistance pendant la guerre. Est-ce que vous avez vu de Gaulle ? J'ai Non, j'ai pas eu l'occasion mais mes parents sont allés le voir. Ils m'ont ils m'ont dit absolument d'aller Bon, je vais vous faire une confidence. Je l'ai jamais raconté publiquement, mais euh le début du premier épisode de Gaulle, il y a une manifestation d'étudiants sur la place de l'Étoile de donc c'est le 11 novembre 40, il manifeste contre l'occupant Asie. Euh mon père fait partie des trois jeunes

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étudiants qui ont organisé cette manif. D'accord. Et donc euh j'espère pouvoir rencontrer le réalisateur bientôt Florent Moderit pour en parler avec lui parce que ça m'a évidemment énormément ému quand j'ai vu ça. Mon père en parlait peu mais bon il a quand même été décoré pour ça donc ça se sait. Donc il a organisé cette manif puis il a été résistant et en 45 il est sorti de la guerre, il est rentré à l'humanité et il a passé toute sa vie à l'humanité. Il est mort un dimanche, il bossait encore le vendredi. D'accord. Et donc voilà. Donc là on est venu de la résistance. Très bien. Voilà. Et c'est ce que j'ai vu sur Google Maps. Voilà. Donc là, si on redescend, on va on va retrouver la Croix de Chavau qui est la place Jacques Ducl qui était la place et et dans quelle mesure vous ça ça vous

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a formé peut-être politiquement que que deux parents soient soient communistes. Aujourd'hui, vous vous situez où sur les chezqu j'ai toujours voté à gauche mais un peu plus au centre que mes parents. J'ai quasiment tout le temps voté socialiste. C'est vrai que Emmuel Macron est arrivé. Moi, j'ai eu envie de rejoindre ce mouvement de dépassement parce que je trouvais aussi souvent que la go gauche, la droit droite, ils font tous mal, on fait tout bien. Je trouvais ça un peu [gémissement] finalement un peu délétaire quoi. Donc je trouvais qu'il y avait peut-être du bien à les chercher des deux côtés afin de travailler ensemble. Et le bilan des demandats d'Emmanuel Macron, comment vous le alors premier mandat parce que j'oublie pas la question, je trouve très fort.

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D'accord. Euh des réformes en profondeur, un début de redressement des comptes publics, la COVID, des crises extrêmement dures qu'on a passé ensemble, euh une baisse du chômage historique. Moi, j'ai grandi dans les années 70 80, le chômage endémique. D'un seul coup, on se mettait à plus parler de chômage, ce qui était évidemment pour quelqu'un qui a connu ça toute sa vie. Deuxème mandat plus difficile, un parce que euh on n'a pas eu la majorité absolue et mon grand regret et je jette pas la pierre parce qu'au fond c'est sans un peu de la faute non avant même en fait le vrai sujet c'est qu'en 2022 Emmanuel Macron est élu il y a les législatives on n'a pas la majorité absolue et on est incapable de faire une coalition dans n'importe quel pays du monde on aurait signé un contrat de

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coalition avec les LR parce que nous plus les LR on avait la majorité et je vous l'ai dit moi je viens de la gauche donc j'avais pas spécialement envie de faire à faire avec les LR mais c'était la seule manière d'avoir une majorité. Donc on aurait dû faire un contrat de coalition. La culture politique était pas là, on l'a jamais fait. Du coup, pendant 2 ans, on a tourné en rond des 493 répétitions, des réformes difficiles, la réforme des retraites et cetera. Du coup, on dissous. Mais la dissolution, c'est aussi le résultat du fait que pendant 2 ans, on n'est pas réussi à travailler ensemble. 2024, la dissolution, on se retrouve avec une majorité encore pire. Et là, plus personne de la majorité. et deux trois gouvernements plus tard Michel Barnier, François Berou, Sébastien Lecorn numéro

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1. On rappelle quand même que j'ai été le ministre des finances le plus éphémère de la 5e République puisque j'ai été dans le gouvernement ministre des finances pendant 14 heures. Ah oui, d'accord. Là, on a un peu plus de stabilité depuis. Et donc cette instabilité politique, elle vient aussi d'une Ouais. On va à droite Paris là. Voilà, on va reprendre tout droit jusqu'à Paris. Elle vient aussi de cette cette incapacité à à travailler ensemble. Les Allemands, c'est pas parfait, mais euh on a des des des partis qui sont pas d'accord et qui presque à chaque élection sont capables de doner une coalition. Il y a un pays que je connais bien, c'est l'Irlande parce que ma femme est irlandaise. D'accord. Les deux pays, les deux partis, pardon, au pouvoir aujourd'hui, il y a 100 ans,

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littéralement, ils se tirait dessus. Il y avait une guerre civile en Irlande 1916 euh négociation avec le la couronne d'Angleterre. Finalement, la couronne d'Angleterre dit "OK, je vais donner l'indépendance, ce qu'on appelle la République d'Irlande, puis le nord de l'Irlande va rester attaché au Royaume-Uni, guerre civile, des milliers de morts." Finalement, on continuait à avancer comme ça et les deux parties issues de cette guerre civile, donc un qui était plutôt unioniste, qui voulait que la République d'Irlande soit unie, l'autre qui historiquement était prêt à diler, si je puis dire, que la République d'Irlande soit ce qu'elle est, 100 ans plus tard, ils gouvernent ensemble. C'estàd qu'on il y a 100 ans, il se tiré dessus. Pendant 80 ans, ils ont gouverné un peu comme la gauche et

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la droite chez nous, chacun son tour. D'accord ? Et là, ils se retrouvent, aucun d'entre eux a la majorité, ils se mettent d'accord pour gouverner ensemble. À tel point que même ils disent "On va voir un premier ministre d'un parti pendant 2 ans et un autre d'un autre parti pendant 2 ans." Donc il partagent le pouvoir et ça veut pas dire qu'ils sont d'accord sur tout mais ça veut dire que face aux menaces du monde aujourd'hui, la guerre, euh les enjeux climatiques, euh les enjeux géopolitiques, parce que reconnaître, l'extrême droite grandit partout dans le monde. Il y a des partis qui sont capables de dire "Bah nous, on va voosser ensemble. et puis on va se mettre d'accord sur un minimum et puis pour le reste on va continuer à pas être d'accord. On on

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narrive pas à faire ça en France. C'est si j'ai un regret, c'est plus 2022 que 2024. La dissolution évidemment nous a amené là où on est mais c'est finalement en 2024 que 2022 pardon ça commenc il y a des chances en en 2027 que ça bouge un petit peu. Vous avez votre candidat pour 2027 ? Non, je je pour l'instant en tout cas le jeu reste très ouvert. Je fais partie du du Parti Renaissance de Gabriel Natal. Donc évidemment je le soutien j'allais dire aujourd'hui mais la réalité c'est queon sait bien que tout ça va bouger. Il sera peut-être candidat, peut-être d'autres. Mais en revanche, ce dont je suis intimement convaincu, c'est que si on n'est pas nous-même capable de nous mettre d'accord derrière un candidat, Hm hm. alors là, ça va être encore pire parce

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que je suis moi à peu près convaincu qu'en 2027, il faudra sans doute refaire une coalition, que personne n'aura la majorité absolue, si ce n'est pas tel d'extrême droite, ce contre quoi je me bas évidemment. Donc donc cette cette culture du compromis, cette culture de coalition qui est encore vraiment trop faible en France, je le vois tous les jours à l'Assemblée, il va falloir qu'elle infuse parce que je pense qu'on a'ura pas le choix. Euh je me suis engagé en politique parce que je voulais lutter contre l'extrême droite qui à l'époque déjà était en forte hausse. Euh aujourd'hui, elle est au porte du pouvoir et je pense que tous les hommes politiques et les femmes, quel qu'il soi ou quel qu'elle soit doivent avoir la conscience des enjeux auxquels on

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fait face. On est face à l'histoire au fond aujourd'hui, je peux pas faire des grands mots mais c'est le cas. Euh et je pense que chacun d'entre nous va se positionner face à cette histoire. Moi, pendant 3 mois, le budget, rien que le budget, tout le budget, mais à partir de l'année prochaine, si j'espère qu'on en a on vote un budget, je ferai partie des voix qui s'élèveront pour que pour qu'effectivement on fasse tout pour éviter que l'externe droite arrive au pouvoir en France et c'est loin d'être gagné. Parmi les euh les euh les candidats [raclement de gorge] euh à l'élection présidentielle de de 2027, il y en a certains qui parlent de la retraite par capitalisation. Ouais. Euh vous en tant que ministre de l'économie, qu'est-ce que vous pensez de de Alors, moi je suis pour. D'accord.

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D'abord parce que à Montréal, j'ai géré ce qu'on appelle la caisse de dépôt et placement du Québec qui gère par capitalisation, mais c'est une institution publique. Les retraites des Québécoises et des Québécois. Ça veut dire quoi ? Ça veut dire que les Québécoises et les Québécois tous les mois, ils mettent de l'argent de côté dans un con. qui est géré par la caisse et puis quand ils prennent leur retraite, bah c'est la caisse qui leur paye leur retraite. Et euh cet argent, il est investi donc qui permet d'investir notamment, pas seulement, mais notamment dans l'économie québécoise. Donc il y a beaucoup d'entreprises aujourd'hui au Québec qui sont en fait indirectement détenues par les Québécoises et les Québécoises. Une fierté. Par ailleurs, la Caisse est un des grands

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investisseurs internationaux, donc investi partout dans le monde en France, y compris. Kolis par exemple qui est une filiale de la SNCF est en partie détenue par la caisse. Et donc on a un système qui date de 1965 de mémoire dans lequel à la fois les retraites sont mieux équilibrées. On a des investissements dans le tissu économique local et en plus ça bénéficie à tout le monde. Le problème c'est que pour passer de l'un à l'autre système dit de répartition un système par capitalisation. Oui, faut perdre une génération qu'aujourd'hui vous payez la retraite de vos parents ou de vos grands-parents. Je sais pas si vos parents sont retraités. Non. Euh bon, vos grands-parents, si demain je dis vous allez en plus mettre de l'argent de côté pour votre retraite,

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vous allez payer deux fois pour vos grands-parents et pour vous. Et on peut pas faire un mix des deux. Et donc, il faut faire un mix des deux. Exactement. Donc moi, je suis pas candidat à l'élection présidentielle. Ça c'est un scoop. Oui. Aujourd'hui même temps, il y en avait un peu beaucoup. Voilà. Je pense qu'aujourd'hui c'est plus original de pas être candidat plutôt que que de l'être. Donc je ne suis pas candidat à la présidentielle mais je mets une idée dans l'atmosphère mesdames et messieurs les candidats, prenezla. On se met d'accord pour que pendant 5 10 15 ans, on sous-indexe les retraites. Donc effectivement les retraites sont un peu sous-indexées et donc les retraités toucheront un peu moins que l'inflation tous les ans en plus de leur retraite

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habituelle. Et ça on le verse dans un système de capitalisation. C'est-à-dire que plutôt que de euh cotiser moi pour ma retraite ou vous pour votre retraite, pardon, plutôt que de cotiser pour payer la retraite de vos grands-parents, il y a une partie qui sera mise de côté pour vous et donc progressivement, on augmente le poids de la retraite par capitalisation et on réduit le poids de la retraite de la par répartition et au bout d'une génération, vous avez fait la transition sans douleur, avec des efforts mais sans sans douleur. Et vous faites gérer ça par une institution publique. Moi je crois à l'action publique. La Caisse de dépôt et placement du Québec, c'est une institution publique qui gère les retraites. Et ben vous faites gérer ça par la Caisse des dépôts ou par la

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banque publique d'investissement et vous dites du coup on va investir, on va investir dans Mistralai, on va investir dans dans les grandes entreprises internationales françaises, on va investir dans les infrastructures, on va développer le tissu industriel français. Ça ça fera partie du budget alors 2027 non parce que clairement aujourd'hui on est sur un débat de société qui va bien au-delà des mois qui viennent. Donc on va pas euh introduire de la retraite par capitalisation aujourd'hui. Je pense que ça serait la bonne manière de de créer euh je dirais des débats intéressant mais sans doute pas productif à l'Assemblée. Mais ça doit faire partie des grands débats sur lequels les candidats doivent se prononcer pour l'année prochaine. Ça ça me semble évident parce que c'est pas en disant

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que Marine Le Pen, on va faire la retraite à 60 ans qu'on va équilibrer le système. Ça c'est la faillite assurée. C'est pas en annulant une partie de la dette publique, merci Jean-Mucélenchon, qu'on va faire avancer les Schmilbic. Ça c'est aussi la faillite assurée. Donc faut qu'on trouve autre chose et pour ça faut être créatif. Dans les questions que j'ai reçu de des internautes, des gens autour de moi, il y avait une question sur le CPF, cet argent qui sert à la formation. Personn de formation. Exactement. Certains voient ce un montant sur le compte CPF qui au bout d'un certain d'un certain montant plafonne. Cet argent, il est utilisé pour la formation mais dans un contexte où une

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grande majorité des des Français ont du mal à se loger, à acheter éventuellement leur résidence principale, à acheter une une voiture, peu importe. Est-ce que est-ce est-ce que est-ce qu'il serait possible de récupérer cet argent sous forme de sous forement, c'est uniquement dédié à la formation je suis très réservé là-dessus. Bon, on a euh grâce à Serge Papa annoncé qu'on allait libérer une partie de l'intéressement et de la participation. Donc, vous avez de l'intéressement, la participation, c'est géré par l'entreprise, c'est percé par l'entreprise, on va libérer une partie pour effectivement acheter un logement ou à l'occasion d'un mariage et cetera. Donc on va pouvoir récupérer une partie de une partie de l'intéressement et de la participation mais pas de la formation.

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Pourquoi ? Parce que aujourd'hui on fait face à un défi majeur qui est justement celui de la formation. Si on veut s'assurer que ceux qui sont aujourd'hui programmateurs hm hm codeurs dont on sait que leur job va disparaître parce que l'intelligence artificielle codera à votre place et il faut les former à autre chose. Et si on utilise pas le compte personnel de formation, je rappelle que c'est nous qui l'avons créé. Avant ça n'existait pas. Donc c'est en gros votre patron qui vous disait "Moi, j'ai envie que tu te formes à ça, tu vas te former à ça." On l'a individualisé. Donc Maxime, vous avez un compte personnel de formation, j'en ai un. Et on peut l'utiliser pour faire évoluer sa carrière. Mais pour l'utiliser maintenant, il faut débourser un minimum de 350 € de notre

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argent personnel alors que cet argent, on l'a déjà mis de côté. Pourquoi ? Pourquoi ça fonctionne ? Alors, ça dépend des formations. Il y en a une partie qui peut être prise en compte par le par l'employeur. Donc, c'est pas aussi simple que ça. Mais quand on est à son compte, je pour mon écoute. Ah oui. Alors, quand on est à son compte, c'est différent. Je je comprends bien que quand on a son compte, c'est plus compliqué. Mais quand vous êtes salarié aujourd'hui, vous pouvez vous former et contrairement à avant où en gros c'est votre patron qui choisissait, maintenant vous pouvez choisir. Donc c'est une liberté qu'on a créée. Mais c'est vrai que la formation c'est le nerf de la guerre pour les années qui viennent. Il faut qu'on éduque les Françaises et les Français au grand défi

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auquel on fait face. Donc si on dit bah vous le prenez, vous achetez une baraque, bah vous serez pas formé. Donc vous serez un programmateur au chômage, vous aurez peut-être un petit appartement mais vous aurez plus de job. Le le rôle de l'État, c'est quand même aussi de préparer les défis de l'avenir. Et c'est vrai que ces défis de l'avenir dans le dans la formation, ils sont absolument énormes. Une question qu'un élu m'a m'a posé euh en acceptant de devenir ministre, est-ce que vous pensiez avoir davantage de de liberté pour agir ? On en a beaucoup quand même. On est ce qu'on appelle exécutif. Donc à l'Assemblée, on parle beaucoup, on vote, on gère des dossiers mais on n'est pas capable de faire Bon évidemment il y a une hiérarchie au gouvernement parce que

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le premier ministre prend un certain nombre de décisions que vous pouvez pas prendre, le président prend un certain nombre de décisions que vous pouvez pas prendre. Mais globalement, vous avez quand même un périmètre ministériel. Moi, quand j'étais ministre de l'industrie, j'ai sauvé des boîtes Duralex. On a réussi à sauver Duralex. Évidemment, pas tout seul avec les salariés qui ont pris la boîte. Euh ça s'est pas bien passé d'ailleurs récemment. C'est difficile mais d'ailleurs faut continuer Sébastien Martin faites ça très bien à aider aider les entreprises qui qui ont de l'avenir parce que Duralex c'est quand même une marque qui est connue dans le monde entier à la cantine d'élè Bouché j'avais mon verre Duralex et je regardais quel âge j'avais à chaque fois que je déis

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donc c'est parti du patrimoine aussi voilà mais donc quand vous êtes ministre vous pouvez faire des choses euh vous assumez vos responsabilités vous avez heureusement une administration qui vous aide à prendre des décisions mais vous prenez quand même beaucoup de décision non moi c'est moi j'ai été grand dirigeant enfin dirigeant d'une de de très grandes entreprises dans ma carrière. Euh moi je me souviens quand j'ai commencé l'administration, je me disais j'ai parfois l'impression d'être un petit poisson dans une grande marrou mais au fond vous retirez RC pas grand-chose. C'est pour ça que je suis allé dans le privé. C'est vrai que dans le privé j'étais je dirais un gros poisson dans une petite mar que les décisions étaient pas aussi importantes que préparer l'euro comme je l'ai fait

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dans les années 90. Mais en revanche, j'avais un impact. Quand franchement quand vous êtes ministre des finances de la France, euh vous êtes quand même un gros pression dans une grande maridien qui peuvent avoir un impact dans le dans le quotidien de des Français des Français. Donc non, c'est c'est un c'est franchement c'est un très beau job. C'est dur ces temps-ci parce que on fait face à un choc difficile parce que les Français les Français galèrent parce que évidemment la situation politique est pas simple mais c'est un très biodium. Moi franchement je sais pas à me plaindre, j'ai beaucoup de chance. Et qu'est-ce qui vous a le plus euh déçu dans l'exercice du pouvoir ? Vous avez forcément eu euh des déceptions, j'imagine. Est-ce que vous pouvez nous en partager ? Euh

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bah d'abord euh quand vous êtes dans le privé euh vous avez des indicateurs de performance. J'imagine pour vous c'est le nombre de vues, le nombre d'abonnés. Vous êtes l'engagement. Bon quand vous êtes gestionnaire de de fonds de retraite comme je l'étais, bah c'est les rendements. Est-ce que vous avez gagné de l'argent ou perdu de l'argent pour les retraités québécois ? C'est beaucoup plus compliqué d'évaluer l'impact, le succès d'un d'un homme politique, surtout à l'Assemblée où tout ça est très évanescent. Euh par ailleurs dans un monde où les réseaux sociaux, l'actualité au quotidien ont beaucoup d'impact et donc c'est très difficile de garder l'œil sur le long terme. Quand vous voulez transformer la France, c'est plus avec 10 ans devant vous que 10 jours devant vous le faites.

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Et souvent vous êtes pris par une pression de très court terme qui fait que telle ou telle polémique vous amène à éventuellement devoir reculer ou pas avancer autant que vous voulez. Donc le court termisme, ça c'est un truc qui m'a beaucoup déçu. Et puis il faut reconnaître, je veux jeter la pierre à personne mais c'est un peu compliqué la politique parce que d'un seul coup c'est ce qu'on appelle le quart d'heure warolien. Vous avez l'impression d'être connu euh que les gens vous adorent parce qu'autour de vous souvent il y a des gens qui vous disent "Vous êtes très bien monsieur le ministre, continuez et cetera." Et donc ça, je veux dire, ça peut rendre un peu aveugle par rapport aux réalités des français. Exactement. et puis euh compris aveugle par rapport à soi h

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sans [raclement de gorge] doute mais en tout cas je suis conscient de ce risque. Donc c'est vrai que c'est tout bête mais moi le weekend j'essaie de vivre normalement euh de faire mes courses tout seul d'aller faire la cuisine d'aller voir des copains, faire du vélo. Enfin, je veux dire, j'ai pas la vie d'un français ou d'une française ordinaire évidemment, mais j'essaie au moins de rester en contact autant que possible que la réalité est-ce que c'est très difficile de perdre ce contact quand vous êtes politique et à forceurie quand vous êtes ministre ou à part aujourd'hui on est tous les deux dans la la Renault, moi j'ai toujours un officier de sécurité avec moi. Pourquoi depuis plusieurs années, depuis plusieurs dizaines d'années, on a laissé partir autant d'entreprises à l'étranger

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? Parce que moi quand j'ai commencé à Bercer dans les années 90, c'était une politique assumée. C'est qu'on se disait finalement le monde est plat, c'est la globalisation, le mur de Berlin était tombé, la Chine était entrée dans le dans le concert des nations et donc on se disait au fond qu'on fasse une voiture, une bouteille d'eau ou un téléphone ici ou ailleurs, c'est pas très grave. Essenti ça coûte pas très cher, on aura d'autres jobs chez nous et tout va bien se passer. Et euh c'est parti partie vrai, c'est-à-dire que on a créé beaucoup de richesses, on a sorti des gens de la pauvreté en Chine en année ailleurs. Mais la réalité c'est que ça s'est fait d'abord un au détriment de la planète. On a tiré sur la planète comme jamais auparavant. Donc euh réchauffement

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climatique, dérèglement, tempête et cetera, biodiversité. Donc ça c'est pas bien euh parce qu'évidemment il y a beaucoup plus de de marchandises qui circulent dans le monde. Il y a des pays qui produisent de manière beaucoup plus polante que nous et tout. Mais deux surtout des inégalités qu'il y a des territoires où vous le disiez tout à l'heure on s'est pas enrichi mais on a l'impression de vivre moins bien. Et donc on se dit on a créé des richesses dans le monde et nous on en a pas bénéficié. Quand vous regardez là où était voté le Brexit, là où était élu Donald Trump, là où Marine Le Pen a fait ses son miel pendant des années et avant elle son père, c'est justement dans ces territoires qu'on a désindustrialisé. Pour ça qu'on a voulu changer ça. Bah les les véhicules électriques sur le

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principe, je pense que tout le monde sur le principe tout le monde est court. Maintenant pour acquérir [raclement de gorge] un véhicule électrique, je je sais je n'ai aucune idée de combien coûte coûte ce véhicule. Mais ce qui dérange aujourd'hui, la raison pour laquelle par exemple moi je passe pas à à l'électrique déjà le prix bien sûr il y a il y a forcément le prix parce que un véhicule électrique globalement celle-ci j'imagine qu'elle est aux alentours de 30000 à peu près. Au moins 7000 de bonus donc un peu plus de 20000 c'est beaucoup d'argent pour un véhicule. pas un très grand véhicule, mais il faut comprendre que ça coûte beaucoup moins cher à l'utilisation. Aujourd'hui, un plein, ça vous coûte plus de 100 €. Euh, évidemment, on est en pleine crise, mais ça nous rappelle

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que des crises, malheureusement, il y en a tout le temps. Donc, d'abord un, ça coûte moins cher à l'achat à la l'utilisation, pardon. Deux, c'est pour ça qu'on a mis en place ce qu'on appelle le leasing social. C'est qu'on a mis en place un une politique publique qui fait et c'est financé avec les certificats d'économie d'énergie. Donc ne touchez pas au C2E contrairement à ce que beaucoup disent. Ça permet à des gens qui ont des faibles revenus d'avoir un véhicule électrique pour moins de 100 ou 200 € par mois suivant les modèles. Et donc c'est un leasing. Mais c'est déchargé en plus quoi qu'il arrive pour le français. Ah non mais ça coûte ça coûte rien. C'estàd que vous payez pas la voiture aujourd'hui pour acheter même une Renault 5 d'ailleurs vous allez voir

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votre concessionnaire il va vous faire une œufre de leasing. Alors soit vous êtes au leasing social et là vous ne payez rien d'autre que les 100 ou 200 € par mois. Mais les 100 ou 200 € par mois de votre véhicule électrique, ben c'est ça de moins que vous payez en essence quand même. Donc c'est intéressant d'un point de vue d'un point de vue financier. Aujourd'hui, mois d'août hein, les derniers chiffres même début septembre ça a continué, il y a 40 % des véhicules vendus en France qui sont électriques. C'est inédit. Il y a 3 ans, c'était 10 %. Il y a un an, c'était un peu près 20 %. On est passé à 40 %. Les Français Français, ils sont pas idiots. Ils comprennent bien que [raclement de gorge] face à ces crises et répétitions, il faut changer de braquet. C'est le cas de le dire. et et

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même même en province, même à la campagne, ça vaut le coup évidemment. B il y a pas des bandes partout hein. Bah en fait, il y a de plus en plus de bandes partout. Moi cet été, il s'avère que j'ai au 60 ans d'une copine en Bourgogne. Je suis parti du Pays-Bas, j'ai traversé vraiment ce qu'on appelle la diagonale du vide. Vous vous êtes arrêté combien de fois ? Alors c'est il faut je me suis arrêté trois quatre fois, faut le faire tranquillement. euh vous chargez à 80 %, ça dure 15 minutes sur une borne ultra rapide, donc ça prend pas beaucoup de temps. Vous vous arrêtez, vous buvez un café, vous papotez avec votre votre covoitureur si vous en avez un. Moi, j'en avais une. Et et franchement, c'est une autre manière de circuler. Mais je pense que c'est 80 ou 90 % des

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déplacements en France qui font moins de 40 km. Donc ça, aucun problème. Moi, j'ai rencontré des chauffeurs de taxi au Pays-Basque qui me dit "Je suis passé à l'électrique, je ne changerai plus jamais." Les évidemment les autonomies sont bien plus élevées qu'elles étaient. Donc c'est un investissement au départ. Je le dis pas, c'est cher l'électrique mais ça revient moins cher et et vraiment évidemment quelqu'un qui a acheté un diesel il y a 3 4 ans, il a pas envie de changer maintenant, je le comprends mais quand vous réfléchissez à changer de voiture, ça va peut-être vous arriver bientôt, ben pensez à l'électrique vu l'essence. Oui, je vous confirme que ça passé par la tête. C'est exactement ça. Et vous connaissez plein de gens qui disent "Ah, j'hésitais maintenant je vais y passer."

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Donc et moi je l'ai vu cet été. Bah c'est vrai que enfin si on parle des voitures électriques parce que le sujet des des véhicules, moi moi j'apprécie la bagnole comme dirait notre président le principe c'est c'est en voiture. C'est la première fois que je tourne en en électrique pour pour C'est ultra agréable. Enfin, je veux dire cette voiture est est très sympa. Simplement simplement ça amène à des contraintes et c'est pas du ressort de de l'État mais ça ce soit des collectivités, des communes qui poussent justement. il y a eu les affeux euh à les zones à faible émission. Donc on contraint quand même euh imaginons, je prends le cas d'un travailleur dans le 91 qui vient travailler sur sur Paris euh qui se retrouve oblig qui qui doit être

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obligatoirement doté d'une d'un véhicule électrique pour rentrer dans certains endroits. Alors c'est pas tout à fait les véhicules hybrides fonctionnent aussi. Ça dépend des périodes mais regardez euh Ah non mais c'est c'est plaisant. Je je sais pas. Ah mais un c'est plaisant de à Paris quand il y a la pollution de l'air, on dit bah voilà il y a un véhicule sur deux qui peut qui peut circuler sauf quand vous avez la vignette. La réalité c'est que moi je préférais que la planète soit dans un meilleur état mais aujourd'hui là encore c'est qu'est-ce qu'on laisse à nos enfants ou à nos petits enfants quoi. Aujourd'hui on fait face à une contrainte physique. On a cinq épisodes caniculaires cet été. Avant on en avait un tous les 3 ans. On a des tempêtes, on a des inondations,

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des incendies. Donc je dis pas que c'est facile, mais que chacun se pose la question est-ce que je peux faire quelque chose pour ça ? Si en plus c'est pas inintéressant économiquement, si en plus ça change euh la qualité de la conduite, franchement, c'est agréable à conduire une voiture électrique. C'est moins bruyant, c'est moins polluant, ça sent rien. Enfin, c'est même pas polluant du tout. Donc franchement, ça vaut le coup. Donc moi je donne de leçons à personne mais je dis que cette crise là elle nous rappelait une fois de plus que dépendre de l'extérieur c'est jamais une bonne idée. Et il s'avère que aujourd'hui grâce à la politique publique he les les bonus dont je parlais tout à l'heure 6 ou 7000 € ils sont réservés au véhicules européens ben vous avez

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les 10 premiers véhicules électrique vendus en France qui sont ils sont faits en Europe. Vous avez moins de Bwiid à Paris qu'à Londres ou à Munique parce que on a décidé d'aider à l'achat de véhicule fait en Europe et la première c'est celle-là. La première voiture fa vendue en France électrique, c'est la Renault 5. Elle est faite à dou. Renault est en train d'augmenter ses capacités de production. On est en fait en train de faire exactement l'inverse. Don on parlait tout à l'heure. On a désindustrialisé. Maintenant on industrialise et c'est tant mieux. Il faut qu'on crée des jobs derrière ça. Il faut davantage protéger les les entreprises françaises face à à justement la concurrence chinoise. Bien sûr. Alors faut pas protéger pour protéger. Il faut protéger dans les

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secteurs qui sont en train de démarrer et qui sont injustement subventionnés là-bas. Là-bas, on n'hésite pas à subventionner par exemple la voiture électrique. Il y a beaucoup de d'entreprises qui ont été largement subventionnées au début et donc qui se retrouvent aujourd'hui très compétitif et de qualité, hein. Les véhicules chinois sont sont très bons et donc qu'on puisse protéger une partie de nos industries à un moment où à décolle. Euh soit parce que c'est des enjeux de protection, de souveraineté, l'intelligence artificielle, les datas et cetera, soit parce que c'est des enjeux d'indépendance industrielle, bien sûr qu'il faut le faire. Alors faut le faire en européen. Hm hm. C'est pour ça qu'on pousse beaucoup. le président de la République le fait depuis 10 ans et on est en train de

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gagner le combat là-dessus culturel pour pour protéger des secteurs comme la chimie comme comme la Syrie, comme la métallurgie parce que c'est des secteurs qui euh qui qui créent en fait un peu la colonne vertébrale industrielle de la France. Puis derrière si vous avez une chimie française ou européenne, vous pouvez avoir une pharmacie française ou européenne, avoir des batteries françaises ou européennes. Euh donc oui, il faut le faire. Il faut le faire en européen. Et vous alors qu'est-ce que vous voyez en fait dans les différentes réunions que vous avez comme ça dans votre voiture avec les uns les autres ? Quels sont les sujets qui montent maintenant ? Je retourne un peu la table là. C'est vrai que son tour C'est vrai. Bah je vais vous répondre si je prends

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le cas avec Valérie PCRES par exemple que j'ai interviewé il y a quelques mois. C'est vrai qu'on a beaucoup parlé du coup de la région Île-de-France et et particulièrement de l'essones, de l'agriculture euh de de tous les moyens qui sont mis à disposition par la région pour se lancer dans certaines activités, par exemple le milieu agricole. Mais avec des élus, ce que j'entends, c'est que les collectivités ont quand même un peu de mal à à s'en sortir euh parce que leur budget est quand même un peu restreint. Euh bien que ça soit pas simple. Bienvenue au club. Et oui, parce que moi je veux je veux surtout pas euh que notre budget euh oppose les uns aux autres parce que si on commence à dire c'est les retraité, c'est pas les jeunes, c'est les fonctionnaires, c'est

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pas le privé, c'est lesco en fait on fait face à une montagne clairement et euh soit on la gravie ensemble, soit on la gravit séparément et on sait bien que si on la gravie ensemble, on ira plus vite, on ira plus loin. Donc il faut vraiment que chacun se se change un peu d'état d'esprit. Ce qui est compliqué en politique en fait, vous me demandez tout à l'heure ce qui me surprend le plus en politique et encore je vais pas donner leçon à tout le monde mais en théorie l'homme ou la femme politique c'est la quintessence de l'intérêt général. Vous devez tous les jours vous poser la question qu'est-ce que je peux faire pour aider la France ? Bien sûr. Et malheureusement souvent ah ben, on a l'impression que c'est pas vraiment le cas, que c'est des intérêts un peu court

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termistes, voir même un peu personnel. Le long terme est l'intérêt général. Moi quand je me lève le matin, franchement il y a que ça qui me fait kiffer et j'allais dire c'est normal, ça devrait être le cas de tout le monde. Et parfois du fait des médias, du fait des réseaux sociaux, du fait aussi de la nature humaine hein qui est un peu telle qu'elle est, on a parfois tendance à se retrouver à courte vue un peu en se demandant ce que ça va moi m'apporter alors qu'au fond on est là pour travailler pour tout le monde. Donc voilà, moi c'est vraiment un truc, je ferai pas de la politique toute ma vie et un des un des on fera quoi après ? J'en ai aucune idée et au fond, c'est un côté un peu enthousiasmant de se dire bah on verra, je ferai ce que j'ai jamais fait,

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c'est-à-dire prendre un ou de mois off pour réfléchir à la suite. Mais euh là on sort. Mais mais ça aussi c'est quelque chose qu'on portait en 2016-27. La politique c'est pas une carrière, c'est une expérience. Par exemple, vous faites ça toute votre vie, vous retrouvez un peu au tage d'un truc. Ah bah si je suis pas élu, j'ai plus de job, je vais être au chômage, donc faut que je sois élu. Donc pour que je sois avec lui, il faut peut-être que je raconte des trucs auquel je crois pas vraiment et tout et tout ça les gens le sentent. Euh moi j'ai plein de défauts et on me le rappelle régulièrement et compris tout tout près de chez moi. Mais les gens disent quand même quand on vous entend, on a l'impression que vous êtes à peu près sincère que ce que vous dites

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c'est vraiment ce que vous pensez mais c'est parce que je suis libre. C'est parce que je sais que je ferai pas ça toute ma vie. C'est parce que je sais qu'il y a un moment et ce sera peut-être dès l'année prochaine, je diraiis bon basta, la place aux jeunes, la place aux autres. J'ai donné 10 ans à la France et puis au suivant et ça là encore c'est c'est une singularité française parce que il y a il y a beaucoup de pays où les gens passent par la politique et surtout quand ils échouent ils passent à autre chose. Oui. En France c'est pas du tout le cas. On a plein d'exemples, on cite passo je citerai personne mais mais des gens qui euh qui ont euh qui ont qui ont carrière des postes de responsabilité et qui ont du mal à décrocher et j'en ai autour de moi, je peux vous en citer une dizaine,

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donc je le ferai pas. Je vous remercie sincèrement pour cette interview. J'espère que les gens ont pu apprendre certaines choses concernant voilà le fonctionnement de votre ministère sur les les projets, sur la manière dont dont vous imaginez aussi la suite. Donc merci à vous. Merci à vous. Bonne continuation parce que c'est un exercice intéressant. Vous savez que on dit souvent que les gens parlent plus facilement dans les bars. Oui. Et certains disent c'est pas ce qui picole. Mais en fait la réalité c'est que quand on parle dans un bar, on n'est pas face à face. On regarde tous les deux dans la même direction. Et c'est un peu je m'attendais pas à ça mais c'est un peu la même chose dans la bagnole. On se regarde pas du coup. On parle pour rien vous cacher. Moi moi à la base je viens

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pas du tout du milieu des médias. Des fois, on m'a on m'a déjà posé la question. Euh mais c'est vrai que il y a cette 15 premières minutes, c'est toujours un petit peu un rodé quoi. Exactement comme la comme la voiture. Euh et c'est vrai que ça permet ça permet d'avoir un d'avoir un échange assez libre. J'ai trouvé que c'était plutôt plutôt intéressant et j'espère que les gens le ressentiront aussi. Et généralement, ça se passe comme ça avec avec chaque personnalité politique que j'ai reçu. Ouais, c'est là que j'ai reçu.