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Interviewfranceinfo (sur YouTube)· 18 octobre 2026 22 minContradictoireActualité / polémiqueSécuritéTravail & emploiÉconomie & entreprisesÉducation & recherche

Bruno Retailleau sur les pillages : "Des groupes venus de banlieue pour faire leurs courses"

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 71 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:00OuverteRéponse directe

    Qu'attendez-vous du président de la République dans son allocution ce soir ?

  • 1:18RelanceRéponse directe

    Vous faites un lien direct entre les propos du président sur l'empathie et les scènes de pillage ?

  • 2:39RelanceRéponse partielle

    Sur quoi fondez-vous l'affirmation que des groupes de banlieue sont venus piller ?

  • 4:04RelanceRéponse directe

    Vous ne croyez pas à la phrase de Jean-Luc Mélenchon condamnant les pillages ?

  • 5:17RelanceÉludée

    Qu'est-ce qui vous permet de dire que des racailles de banlieue sont venues piller ?

  • 5:54OuverteRéponse directe

    Est-ce que l'État a perdu le contrôle de la situation ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:15Fait
    « ça suffit la chienlit. Il est président de la République, il est le garant de nos institutions et je lui demande de protéger la France des honnêtes gens. »
  • 1:00Fait
    « Pour la première fois de notre histoire, un syndicat de policiers a déposé plainte contre l'État. »
  • 2:15Fait
    « À partir du moment où vous introduisez un doute où le chef de l'État lui-même dit "Attention, il va falloir prendre des précautions, prendre des prudences." »
  • 4:44Fait
    « il y avait cette convergence, non pas la convergence des luttes, mais la convergence de l'extrême gauche très organisée depuis le matin, c'est ce qui a rendu d'ailleurs très difficile le maintien de l'ordre. »
  • 4:44Fait
    « ensuite des groupes venus de banlieue qui sont venus faire leurs courses en pillant les magasins. »
  • 6:32Fait
    « Monsieur Mélenchon "Abattez la citadelle." Rima Hassan "Il n'y a qu'une seule solution, c'est la désobéissance civile." »
  • 7:09Fait
    « Antoine Léaument "Les manifestations prennent la forme qu'elles veulent. On ne va pas jouer les pompiers." »
  • 8:29Fait
    « nos services de renseignement ont été sans doute pris à défaut parce que on n'a pas l'autorisation aujourd'hui d'aller chercher les informations là où elles se trouvent. Par exemple sur les messageries cryptées. »
  • 10:26Fait
    « j'avais demandé aux forces de l'ordre de se prépositionner pour empêcher. Et j'avais fait une conférence de presse devant des blindés de la gendarmerie. »
  • 12:21Promesse
    « J'assume de casser le collège unique pour donner une place à chacun. »
  • 18:21Fait
    « Je pense que le problème le premier problème de l'école aujourd'hui c'est pas un problème de moyens. »
  • 19:04Promesse
    « J'assume de sortir des 35 heures. J'assume de dire aux Français pour 30 minutes de plus de travail par jour, ce sera quasiment 2 mois nets par an de plus. »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.

0:00

Bruno Retailleau, les Français ont donc assisté hier à des scènes de violence débridée, des images spectaculaires de de pillage des lieux symboles des institutions attaquées, 1800 interpellations dans le même temps, 550000 manifestants selon le le ministère de l'Intérieur. On va prendre le temps de comprendre comment on a pu en arriver là. Mais d'abord, il y a quelques instants Bruno Retailleau, on a appris que le président de la République prendrait la parole ce soir à 20h à l'occasion d'une d'une allocution solennelle. Qu'est-ce que vous attendez du du chef de l'État du chef de l'État et au fond cette cette prise de parole, elle dit le la gravité du du moment et des scènes que l'on a pu voir ? Bah je j'ai qu'un mot à lui dire, ça suffit la chienlit. Il est président de

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la République, il est le garant de nos institutions et je lui demande de protéger la France des honnêtes gens. Quelque chose m'a beaucoup frappé, j'ai été ministre de l'Intérieur comme vous le savez pendant un peu plus d'un an. J'étais abasourdi lorsque je l'avais entendu mettre en accusation finalement les policiers pour leur demander d'avoir plus d'empathie. C'était mettre en accusation. Ils l'ont ressenti comme cela. Pour être très précis Bruno Retailleau, Laurent Nunez s'était effectivement fait le porte-voix de ce que le président avait dit dans l'enceinte du Conseil des ministres qui était de demander que les forces de l'ordre aient de l'empathie en ce qui concernait les mouvements lycéens. Voilà exactement ce qu'avait dit le chef de l'État. Depuis le départ, le mouvement lycéen

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est aussi gangrené, tout le monde le sait, par des casseurs. Tout le monde le sait. Il y a qu'à regarder les images que vous avez vous-même diffusées ici à France Télévision. Donc voilà, moi je pense qu'il y a une responsabilité énorme. Pour la première fois de notre histoire, un syndicat de policiers a déposé plainte contre l'État. Vous vous rendez compte ce que ça veut ? Je connais beaucoup de policiers et croyez-moi, on était au bord de la rupture. Donc ce que je demande au président de la République, c'est de changer de discours. Mais pour que d'assumer et c'est d'assumer l'ordre républicain. Mais pour que les choses soient claires Bruno Retailleau, vous considérez qu'il y a donc une responsabilité du président de la République quant aux scènes que

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l'on a pu voir hier puisque vous faites le lien entre ce qui a été dit à Laurent Nunez le ministre de l'Intérieur de faire preuve de davantage d'empathie là encore pour ce qui concernait le mouvement des lycéens et les scènes de pillage de violence qu'on a vu hier. Vous faites un lien direct. Je considère que lorsque vous avez une hyper violence, vous devez commander vos hommes et les femmes, c'est-à-dire les forces de l'ordre, c'est-à-dire les policiers, compagnie de CRS engagée, c'est-à-dire les gendarmes, gendarmes mobiles. Et dans des conditions extrêmes, ils ont besoin d'être commandés, c'est-à-dire d'avoir une clarté absolue des consignes. À partir du moment où vous introduisez un doute où le chef de l'État lui-même dit "Attention, il va falloir prendre des précautions, prendre des

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prudences." C'est-à-dire montrer de l'empathie. de l'empathie vis-à-vis des des des Français, y compris quand il y a des situations de est policier, quand on est policier, quand on est gendarme, on intervient et on empêche les racailles, on en on empêche les ultras de nuire au bien, aux personnes. La consigne, c'est l'ordre républicain. fait hier selon ? Ils ont fait du mieux qu'ils pouvaient, croyez-moi. Euh aujourd'hui, le dernier bilan du ministre de l'Intérieur à 11h, il fait état d'au moins 500 blessés, forces de l'ordre plus sapeurs-pompiers. J'ai vu sur des images hier ces individus, ces racailles s'interposer devant euh un camion de sapeurs-pompiers

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pour l'empêcher de d'avancer. J'en ai vu d'autres jeter des pavés sur des camions de sapeurs-pompiers. Aujourd'hui, c'est grave parce que je pense que la République est en danger. Les Françaises et les Français d'ailleurs ont vu ont eu un aperçu euh de la fameuse nouvelle France. La nouvelle France de Monsieur Mélenchon en réalité, c'est cette convergence entre l'extrême gauche et les racailles des banlieues euh sous le haut patronage de LFI. La nouvelle France La nouvelle France c'est cette France de la violence, des incendies, voilà et c'est Pardonnez-moi Bruno Retailleau mais là il y a beaucoup de choses dans ce que vous êtes en train de dire. D'abord, vous faites donc le lien direct entre ce concept avancé par Jean-Luc Mélenchon et les scènes que l'on a pu

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voir hier et vous dites des des racailles de banlieue, vous avez des des des informations chiffrées sur les profils de de celles et ceux que l'on a pu voir hier dans la dans la rue. Vous avez des informations que peut-être nous n'avons pas Bruno Retailleau. images euh et et aussi les témoignages des policiers et de nombreuses personnes qui étaient euh précisément sur les ces lieux-là. Il y avait cette convergence, non pas la convergence des luttes, mais la convergence de l'extrême gauche très organisée depuis le matin, c'est ce qui a rendu d'ailleurs très difficile le maintien de l'ordre. D'ailleurs, faut pas parler de maintien de l'ordre parce qu'on avait des scènes d'émeutes urbaines et ensuite des groupes venus de banlieue qui sont venus faire leurs courses en pillant les magasins. Je

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voudrais simplement avoir un mot non seulement pour les forces de l'ordre, ils ont été fabuleux comme d'habitude, mais aussi pour celles et ceux qui ont perdu leur outil de travail. Voilà. Certains vont être quasiment ruinés, d'autres seront au chômage technique. d'y revenir Bruno Retailleau. Quand on a été ministre de l'Intérieur, qu'on est candidat à l'élection présidentielle et que sur la base des images que vous venez de le faire, on dit c'était les racailles de banlieue qui sont allés faire leurs courses. Là encore, sur quoi est-ce que vous fondez pour dire ? Sur les ? Et peut-être que dans les jours qui viennent, les informations qu'on aura sur les comparutions immédiates permettront d'établir le profil de ceux qui s'en sont pris aux aux aux biens et

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aux personnes. Mais jusque-là, qu'est-ce qui vous permet de le ? Les images et les informations sur les images que l'on a vues ? et les informations dont j'ai à ma disposition Benjamin Duhamel. Alors ? Voilà. Eh ben, les informations. Simplement, il y en a marre. Tous les Français ont vu, vous savez. Aujourd'hui, vous faites la fine bouche ici euh Je fais pas la fine bouche, j'essaie de j'essaie d'être sur les faits. Si si, mais je vais vous dire Ouais, enfin vous aussi vous êtes tranquillement assis Bruno Retailleau hein. Parce que il y a une réalité qui s'impose. Hier, je vais vous dire hier soir, la conclusion qu'ils en tirent, c'est pour ça que c'est très grave. Il se demande aujourd'hui si l'État, si la République est encore en capacité de les protéger.

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Donc, il va falloir, on va en reparler, il y a des propositions, j'ai des solutions, il va falloir changer d'échelle, changer de braquer parce que sinon on sera submergé à court terme. Et et on va en parler bon d'ailleurs mais pour rester sur la mise en cause de Jean-Luc Mélenchon que vous avez fait il y a un instant, Jean-Luc Mélenchon hier soir écrit "Ceux qui partagent notre combat n'ont rien à faire dans le pillage, le le saccage." Et on a vu dans le même temps des élus insoumis de gauche manifester dans les dans les cortèges. Vous ne croyez pas à cette non à cette phrase de Jean-Luc ? Non non non ouais, je suis pas naïf. Je suis pas naïf. Quand j'entends monsieur Mélenchon mettre en cause le préfet de police pour dire que ou bien c'est un un provocateur aux ordres ou bien

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incompétent dangereux, quand on connaît le préfet de police qui est un homme remarquable, on en doute. Je vais vous donner un certain nombre de tweets de la France insoumise depuis ces derniers jours avant le 17 octobre. précise pour ceux qui nous écoutent sur France Inter que vous avez là votre téléphone à la main et que donc vous êtes Oui parce que oui parce que je les ai pas appris par cœur. Parce que ce que dit la France insoumise, c'est bizarre, ma mémoire a du mal à le retenir. Monsieur Mélenchon "Abattez la citadelle." Rima Hassan "Il n'y a qu'une seule solution, c'est la désobéissance civile." Monsieur Bali Bagayoko "La violence peut être légitime." Monsieur Madame Alma Dufour "La fin justifie les moyens." Antoine Léaument "Les manifestations prennent la forme

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qu'elles veulent. On ne va pas jouer les pompiers." Et cetera et cetera. Vous voyez bien qu'ils ont armé la violence avec leurs mots d'ordre. Donc, il y a une responsabilité directe de la France insoumise. Écoutez, je le dis depuis des mois bien sûr. Malgré le fait que Jean-Luc Mélenchon dise "Pas de pillage, pas de saccage." Mais vous vous voulez rire. Il vaporise en permanence, il brumise de la violence. Voilà. J'ai toujours considéré, je le dis depuis le départ, que il a manipulé le mouvement des lycéens pas seulement pour des quelques voix de plus mais surtout pour faire une sorte de répétition générale du 3e tour de l'élection présidentielle. On on on a exactement cette répétition générale sous nos yeux. Bruno Retailleau, il faut qu'on parle du du dispositif policier

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puisque la question que se posent peut-être ceux qui nous regardent et nous écoutent est de savoir si les les violences et le risque de violence a été sous-estimé. Quand on a des témoignages de policiers qui se disent totalement dépassés, quand on entend le maire de Marseille expliquer qu'il a manqué de moyens avec une seule compagnie de CRS, le maire de Limoges tenir à peu de choses près les mêmes propos, est-ce que vous dites oui le gouvernement, le ministre de l'Intérieur ont sous-estimé la menace et les risques de ? Il y a une sous-estimation certaine, certaine. Je suis pas sûr que à Paris on ait eu suffisamment d'ailleurs de forces mobiles. Il y en avait une trentaine de ce que je sais. Au pic des gilets jaunes, il y en avait 70. Mais ce que je veux dire c'est que

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nos services de renseignement ont été sans doute pris à défaut parce que on n'a pas l'autorisation aujourd'hui d'aller chercher les informations là où elles se trouvent. Par exemple sur les messageries cryptées. Comme ministre de l'Intérieur dans la loi narcotrafic, j'avais tenté de faire passer le dispositif et même le Rassemblement National s'était opposé à cause des libertés publiques. Mais aujourd'hui, qui en France en appelle aux libertés publiques quand il y a par exemple des interceptions sur les téléphones classiques, sur les téléphones ? Voilà. Donc il faut en fait l'État s'est désarmé, on a désarmé l'État et il va falloir le réarmer. du gouvernement, venez-vous de dire, est-ce que le gouvernement a perdu le contrôle de la ? Le contrôle était vraiment perdu. Mais

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au-delà du maintien d'ordre. Je je pense qu'il y a il y a trois éléments qui doivent s'emboîter. Je pense que il y a d'abord un changement de discours, un changement de climat aussi. Dans le changement de discours, j'en parlais avec les mots d'ordre notamment de l'extrême gauche et de LFI. Mais il faut accepter cette idée que il y a à l'intérieur de la République des anti-républicains, des ennemis de la République. Donc Mais c'est ça concrètement parce que pardon Bruno Retailleau mais ça euh ce sont des mots. Ça veut dire que vous auriez été c'est un Vous auriez été ministre de l'Intérieur, vous auriez été président de la République, qu'est-ce que vous auriez fait différemment pour que ces scènes-là euh n'arrivent pas dans les rues des grandes villes de ? Croyez-moi, jamais jamais je ne me

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serais dissocié des forces de sécurité, jamais j'aurais par exemple euh euh annulé l'emploi provisoire d'ailleurs parce qu'il y a eu un retournement, il y a eu un virage sur l'aile, euh des grenades des forces Parce que pour dire les choses très précisément sur les grenades assourdissantes, elles ont été temporairement euh interdites dans le cadre de la mobilisation des lycéens et Laurent Nunez est revenu dessus pour la pour les manifestations d'hier. Donc Donc manque de clarté, vous voyez bien. J'ai parlé du propos de du président de la République. J'étais ministre de l'Intérieur euh lorsque euh au mouvement "Bloquons tout", croyez-moi, j'avais même fait une conférence de presse tôt le matin, j'avais essayé d'anticiper dès 5 ou 6 heures du matin, j'avais demandé

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aux forces de l'ordre de se prépositionner pour empêcher. Et j'avais fait une conférence de presse devant des blindés de la gendarmerie. On n'en a pas vu beaucoup. Il n'y en avait pas suffisamment de mobilisés euh les fameux Centaurs. Il faut montrer la force, les canons à eau parce que Donc donc donc vous pensez Bruno Retailleau, attendez, c'est important ce que vous dites. Vous pensez que euh une conférence de presse de Laurent Nunez devant des Centaurs aurait empêché des manifestants de rentrer dans la mairie de Marseille, de mettre le feu à la mairie de ? je dis, c'est que la les forces et notamment les blindés, les canons à eau ont été très discrets, trop discrets. Et que il faut en même temps dissuader. Le maintien de l'ordre, c'est un équilibre des forces, c'est une proportion des

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forces. Et si vous apparaissez en faiblesse, malheureusement les les notamment euh les gendarmes ou les policiers avec les consignes quelques jours avant avaient été sans doute déstabilisés, mais surtout euh nos blindés en fait euh on les on les a cachés, ils étaient dans des rues adjacentes. Hmm. Euh pardon Bruno Retailleau, mais moi j'ai le souvenir de vous comme ministre de l'Intérieur euh subissant les violences après la victoire du PSG, c'était fin mai 2025. À l'époque, je rappelle le bilan, deux morts, des centaines de véhicules incendiés, plus de 500 interpellations. Est-ce que c'est pas un peu facile, voire démagogue, d'expliquer que si on avait été aux aux affaires, tout cela ne serait pas ? n'avaient rien à voir Non non, attendez, les les morts n'avaient rien à voir

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avec des faits de violence dans la rue. Première chose. Vous saviez combien il y avait eu de magasins ? Il y en avait eu un ou deux. Aujourd'hui, on est à quelques centaines, voire à quelques milliers. Hier soir, le maire du 2e arrondissement de Lyon me disait que pour son seul arrondissement, c'est des sans doute 200 magasins pillés. On a changé totalement d'échelle. Et croyez-moi, j'en avais tiré les conclusions et pour les mouvements "Bloquons tout", et j'avais demandé aussi aux forces de l'ordre d'être très réactives, d'être très mobiles. Et je leur avais dit "Je vous couvre. Ne supportez pas les violences. Ne supportez pas les dégradations. Dès que vous pouvez, vous allez au contact." Avant de poser avant de de poser aussi la question des revendications des

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manifestants, deux questions rapides. Vous débattrez dans quelques instants avec Marine Tondelier qui demande la démission de Laurent Nunez, du ministre de l'Intérieur. Est-ce que la question se pose de savoir s'il peut rester en ? J'ai j'ai une ligne. Je m'en suis jamais départi. Je ne demande jamais démission. Je pense aujourd'hui que le responsable, c'est le chef de l'État lui-même. Lui-même. Par ses propos, il a déstabilisé le maintien de l'ordre. Mais je pense qu'il faut aller beaucoup beaucoup plus loin. Il y a la question de reconnaître, d'ouvrir les yeux, arrêter l'angélisme. Il y a la question du maintien de l'ordre qui doit obéir à des une doctrine très claire. Et il faut revoir, y compris en révisant la Constitution, notre arsenal, parce qu'on

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a désarmé l'État. Il va falloir réarmer l'État. Et et 2e question, Bruno Retailleau, il y a Eric Brunet qui avait dit "Il faut une commission d'enquête parlementaire pour savoir ce qui s'est passé en terme de maintien de l'ordre, en terme de dispositif." Est-ce que ça vous y êtes ? Très bien. Je pense que le Parlement contrôle le gouvernement devant des actes aussi graves. Voilà, c'est c'est parfait. Sauf que aujourd'hui, on doit agir et agir très vite. Parce que ce qui s'est passé hier soir, c'est simplement une leçon. Et l'extrême gauche mais aussi euh ceux qui ont pillé les racailles, ce que j'appelais les barbares, ils reviendront parce que ils ont vu que l'État était faible. Et donc il va falloir réarmer l'État très rapidement. Retailleau, et là encore les mots sont

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importants. Quand quand vous utilisez le mot de barbare, barbare ça veut dire étranger. Ça implique l'idée que c'est quelqu'un qui vient d'ailleurs. Non, barbare barbare pour moi c'est quelqu'un qui est décivilisé. Qui est décivilisé. C'est ça la définition de barbare. Maintenant ce que je veux dire c'est que je pense que très très vite il faut appeler toutes les forces politiques à voter par exemple la loi anti-casseurs. Pour rendre coresponsables, responsables collectivement sur le plan pénal comme sur le plan civil, ceux qui se trouvent dans un attroupement qui dégrade ou qui va qui vont commettre des violences. Il faut aussi avoir, j'avais proposé un texte contre les black blocks, le Conseil constitutionnel l'avait à l'époque censuré parce que le gouvernement avait si j'ose dire

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brouillé un petit peu les choses. Je pense qu'il faut remettre les interdictions administratives de manifester. Quelqu'un qui est pris dans une manifestation, eh bien le préfet doit pouvoir lui interdire de manifester ensuite. Pareil, il y a d'autres choses qu'il va falloir évidemment mettre en place. La justice est mineure. Regardez, juste un mot, le laxisme, franchement le laxisme. Il y a eu il y a eu 8000 gardes à vue, 2700 poursuites, il y a eu 26 ou 27 simplement détentions provisoires. 26 détentions provisoires sur 8000 je je suis on entend vos propositions. Moi je suis frappé de quelque chose depuis le début de cette émission, c'est et je rappelais ce chiffre en début de d'entretien, il y a 550000 personnes qui ont manifesté dans la rue pour l'immense majorité

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pacifiquement et qui peut-être en vous écoutant ou en vous regardant sur France Inter et sur France 2 se disent mais euh au fond Bruno Retailleau il se moque parfaitement des revendications contre la vie chère, pour le pouvoir d'achat, pour la mobilisation des lycéens. Tout ça ça ne vous intéresse pas, ça n'existe pas. Vous voulez vous voulez rire. Non, je ris pas. Mais vous voulez rire. Mais si c'est une blague. Non non, c'est pas une blague. Franchement, votre question n'est pas une ? Je vous ai pas entendu depuis le début de cet entretien sur ceux qui ont marché pacifiquement et qui avaient des revendications. que se doivent se poser c'est les manifestants. Pourquoi leur discours, pourquoi leur mot d'ordre sont ? Mais à cause de ces individus. La République c'est la protection d'un

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droit constitutionnel qui est le droit de manifester. Pardon. Est-ce que vous entendez quand même leur Est-ce que vous entendez leur mot d'ordre Bruno ? Bien sûr, mais chacun mais précisément, il ne peut pas y avoir de mot d'ordre qui puisse être audible de manifestation paisible dans cette guerre civile, dans cette insurrection, dans ces émeutes. C'est ça qu'il faut comprendre. C'est ça que je leur dis. Non pas que je néglige Et donc ça veut dire ? Ça veut dire que ça veut dire que maintenant il y a au fond il y a une sorte de fatalité à ce que quand on fait une manifestation, y compris quand on est un manifestant pacifique, on prend le risque de se retrouver nassé, pris dans les gaz lacrymogènes même si on est dans une manifestation déclarée et parfaitement pacifique.

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Benjamin Duhamel, c'est ce que je veux briser parce que là c'est pire que le respect du droit constitutionnel de manifester. On en est plus là, voyez. On en est à une République qui est en train de vaciller. On en est à un État qui ne parvient plus à protéger les biens et les personnes. Et donc un, il y a un discours à changer. Il y en a marre de ceux qui propagent la haine anti-flic. Reconnaître que la République a des ennemis. Deux, il y a une doctrine de maintien de l'ordre à clarifier. Avec une main qui doit être intraitable. Et enfin, une révision constitutionnelle pour faire en sorte que par exemple la majorité pénale des mineurs ce soit 15 ans. Pour faire en sorte qu'on mette des peines minimales. Pour faire en sorte que ceux qui font cela, ils aient la certitude que la sanction

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va tomber, que la prison sera au rendez-vous. Pardon d'insister Bruno Retailleau, mais si on prend l'exemple des lycéens, moi j'ai entendu vos prises de parole ces derniers jours et ces dernières semaines. Je vous ai entendu dire qu'il y avait aucun problème de moyens, que le sujet c'était l'héritage de mai 68 et l'autorité du professeur. Mais il s'avère que vous publiez un livre avec des lettres à aux Français. Il y a une des lettres qui est lettre à ceux qui pensent que je suis réac. Est-ce que en pointant du doigt mai 68, vous ne au fond vous n'alimentez pas ce Vous auriez dû ce discours et c'est peut-être ce que vous considérez comme étant des procès d'intention. Vous auriez dû lire une lettre juste après que j'ai intitulée lettre pour que pour les parents qui ont des

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enfants en difficulté l'école. Oui, je je je réitère. Je pense que le problème le premier problème de l'école aujourd'hui c'est pas un problème de moyens. D'ailleurs, vous savez dans nos services publics, on n'a jamais autant dépensé d'argent public en France. On n'a jamais eu des services publics autant à la peine. Voilà, vous le savez parfaitement. Donc, je pense moi que ce que je veux, c'est briser le collège unique. Parce que les enfants sont pas dans le même lot. quand on vous parle des professeurs qui manquent des 20 millions d'heures, qui manquent de lycées qui sont en état de décrépitude, ça c'est des sujets qui vous paraissent secondaires. Ce qui est principal, c'est d'abord c'est l'autorité. J'assume par exemple pour des élèves violents qui passent

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d'établissement en établissement, qui font des violences sur leurs camarades de créer des internats disciplinaires. Je l'assume. voyez bien que c'est pas ça fait pas partie des revendications des lycéens ça. Non, mais écoutez, c'est pas parce que ils ont des revendications qu'il faut leur donner raison. D'accord. Simplement, j'assume de casser le collège unique pour donner une place à chacun. J'assume de faire de l'apprentissage et de la formation professionnelle une filière d'excellence. Vous savez, euh le pire de tout, ça a été je pense euh le fameux le fameux mot d'ordre 80 % d'une classe d'âge au bac. Non, ça c'est c'est ça envoyé des jeunes à l'échec. Je pense qu'il faut 100 % d'une classe d'âge euh précisément qualifiée. On a dévalué en France les métiers manuels, voyez, ceux

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qui ont l'intelligence de la main. Bien moi je veux réhabiliter cette filière. Je la confierai non pas à l'éducation nationale, mais aux régions, aux entreprises. Concrètement, comme en Allemagne. Voilà, on aura beaucoup moins de jeunes qui seront au chômage. Juste avant euh d'accueillir Marine Tondelier et de poursuivre ce ce débat intéressant hein sur la la doctrine de maintien de l'ordre. Euh un mot politique euh puisque si l'on regarde les sondages, vous n'êtes pas franchement dynamiques, c'est le moins qu'on puisse dire. Vous êtes à la fois derrière Édouard Philippe et Gabriel Attal. Euh il y a un sondage qui a donné David Lisnard, le maire de Cannes, euh devant vous même si un autre a montré un un écart différent. Euh à quel moment vous vous direz "Là,

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j'arrête les frais, ma candidature elle ne sert plus à ? Alors c'est ce extraordinaire parce que le sondage que vous montrez ouais que vous montrez, c'est un sondage qui a plusieurs jours. Oui, absolument. Et depuis il y a eu plusieurs sondages qui ont contredit ce sondage. Et vous reconnaissez Bruno Retailleau que je viens de le dire dans ma question. Ouais oui, non mais c'est drôle, c'est c'est extraordinaire. Harris Interactive qui est effectivement celui où David Lisnard est devant vous. aux téléspectateurs, je le dis aux téléspectateurs, ça découle d'un choix éditorial. éditorial Bruno Retailleau, je viens de citer les autres sondages où David Lisnard était devant. Mais c'est une façon habile de ne pas répondre à ma question. Non, je vous Non non non non non. À quel

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moment est-ce que vous direz "J'arrête les frais, au fond ma candidature elle ne sert à ? Je porte un projet qui est un projet de rupture. Et je pense que les gens et depuis hier soir, ils veulent à la fois une radicalité, je veux renverser la table. Ce ne sont pas les anciens qui marchent pas. est-ce que ça Pourquoi est-ce que ça ne prend ? ça a pas commencé et ça commencera très tard, très très tard la campagne pour que les gens s'en saisissent. Ils Vous savez aujourd'hui, c'est la vie chère, c'est l'angoisse et euh ils sont sidérés de ce qu'ils ont vu hier soir. Je porte à la fois un projet radical, je veux renverser la table et c'est pas les deux Premiers ministres de Monsieur Macron qui portent si j'ose dire son héritage qui pourront le faire. Et la crédibilité

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et ça Madame Le Pen ne porte aucun projet de crédibilité. Mais si Bruno Retailleau David Lisnard passe devant vous euh est-ce qu'à ce moment-là vous direz puisque vous le qualifiez d'ami "Bah écoutez mon ami, euh je me retire et je me rallie à à ta candidature puisque j'imagine que vous le ? Nous nous verrons, oui, on se tutoie depuis très longtemps, ça fait des années des années. Mais euh j'ai la certitude que mon projet est singulier et je veux j'ai la certitude que mon projet est le bon projet pour relever la France. C'est un projet qui donnera plus de pouvoir d'achat quasiment 2 mois J'assume de sortir des 35 heures. J'assume de dire aux Français pour 30 minutes de plus de travail par jour, ce sera quasiment 2 mois nets par an de plus. Voilà. allez vous retirer pour David ?

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Non, je porte Je suis en train Ça fait trois fois vous me posez la même question. fait trois fois que vous répondez pas. que je m'exprime en espagnol, en italien, en anglais, en ? Euh toute langue que je maîtrise pas nécessairement très bien. Euh mais je vous ai répondu. Je pense que ce projet-là, il est singulier et au en terme d'économie, de pouvoir d'achat et d'ordre public. y aura un bulletin Bruno Retailleau le 18 avril 2027. aura Chacun pourra effectivement voter dans l'urne Bruno Retailleau.