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Discours / meetingUgo Bernalicis· 27 mai 2025 7 minAutoproduitActualité / polémiqueSécuritéInstitutions & électionsSolidarités & familleImmigration & asile

Musulmanes, musulmans : vous êtes ici chez vous ! Ugo Bernalicis

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 60 %Défensif 10 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:30Ugo BernalicisFait
    « Jamel Ben Jabala Adin Kerk, assassiné le 31 août dernier par un membre de la brigade française patriote, croupuscule, fasciste d'extrême droite »
  • 2:00Ugo BernalicisFait
    « il y a une islamophobie d'État. Bruno Rota en est l'exemple le plus frappant »
  • 4:00Ugo BernalicisFait
    « le racisme n'est pas une idée comme une autre. La xénophobie n'est pas une idée comme une autre »
  • 6:00Ugo BernalicisPromesse
    « vous êtes des Françaises et des Français à part entière. Vous êtes chez vous ici »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

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Ugo Bernalicis

Ravi qu'on soit mobilisé nombreuses aujourd'hui. Cette manifestation qui est à double titre. D'abord une manifestation en mémoire d'Abouakar Sissé, de sa famille, de ses proches, de l'odieux crime assassinat raciste islamophobe qui nous a fait dire que oui, l'islamophobie tue. Et je veux tout de suite dire que l'assassinat d'Abouakar Siss n'est pas un fait isolé. Ça a été dit avant moi. Mais je veux parler ici d'un autre exemple. que j'ai en tête, celui de Jamel Ben Jabala Adin Kerk, assassiné le 31 août dernier par un membre de la brigade française patriote, croupuscule, fasciste d'extrême droite dont nous avons demandé la dissolution.

Mais ce n'est pas cette dissolution dont vous avez entendu parler de la part de Bruno Retaillot. Et non. Et non. Ce n'est pas ça son objectif, son objet politique. Son objet politique, c'est de s'en prendre à la jeune garde, mouvement antifasciste et urgence palestine. Mouvement de solidarité nécessaire et indispensable de solidarité avec le peuple gazaoui martyre sous les bombes israéliennes. Alors, nous sommes très lucides de la situation à quoi sert l'islamophobie pour diviser le peuple français, diviser les classes populaires entre ceux qui seraient de la bonne couleur de peau, de la bonne religion et ceux qui ne l'auraient pas.

Parce que nous, insoumises et insoumis, sommes traités d'islamos de du matin au soir alors que notre seule fierté, c'est celle de défendre la liberté, de croire et de ne pas croire. liberté qui nous permet de toutes et tous vivre ensemble en harmonie, unis sur nos revendications essentielles de dignité humaine. Alors, il est de ma responsabilité politique en tant que parlementaire, en tant que député parce que ce n'est pas ce que fait la majorité des députés à l'Assemblée nationale. C'est de dire à nos compatriotes musulmanes et musulmans, vous êtes des Françaises et des Français à part entière. Vous êtes chez vous ici.

Et je veux dire aussi parce que dès que nous avons dit ça, vous avez vu le perfid de Retillot expliquer que Abouakar Sissé finalement n'était pas français et que donc même quand je pouvais dire c'est un compatriote, ben non, il est pas français. Donc bon, c'est pas pareil. Alors, j'en rajoute une couche à tout être humain, femme ou homme de confession musulmane dans ce pays, vous êtes ici chez vous et vous avez le droit à la protection de la déclaration des droits de l'homme et des citoyens qui donne des droits imprescriptifes, des droits naturels imprescriptibles à tout, un chacun, y compris le droit de croire et de ne pas croire. Oui, il y a une islamophobie d'État.

Bruno Rota en est l'exemple le plus frappant, la démonstration la plus singlante. Mais il n'est pas seul, il n'est pas arrivé de nulle part et ça n'a pas commencé avec lui. Mais lui quand même, il en tient une couche. Pour finir un meeting, rendez-vous compte en terminant par un slogan à le voile. Voilà ce qu'il a dit. comme si c'était finalement une idée comme une autre. Non, le racisme n'est pas une idée comme une autre. La xénophobie n'est pas une idée comme une autre et nous la combattrons. Nous les combattrons [Applaudissements] inlassablement. Ça a été évoqué tout à l'heure mais nous avons réclamé à l'Assemblée nationale qu'il y ait une minute de silence pour Abouakar Sissé.

Minute de silence qui a été dans un premier temps refusé. Et sous quel prétexte ? On nous a dit au-delà du fait que tout le monde n'était pas d'accord, bon ça c'est les arguments de façade mais surtout on nous a dit on ne fait pas des minutes de silence pour des cas individuels. Mais c'est ne rien comprendre à la signification de cet assassin là.

C'est ne rien comprendre à comment cela a été ressenti dans le pays par des millions de musulmanes et de musulmans et par de la même par des millions de gens qui se sont dit "Non, nous ne voulons pas de guerre civile, nous ne voulons pas de guerre de religion en France." Et le meilleur moyen de le dire, les initiés, c'est encore que la représentation nationale fasse cette minute de silence parce que oui, c'est politique. Oui, c'est politique de dire ça. Oui, c'est politique de manifester. Oui, c'est politique de lutter contre le racisme et la xénophobie. Et c'est notre responsabilité individuelle et collective. Voilà ce que nous disons aujourd'hui par cette manifestation.

Nous voulons vivre ensemble. Nous voulons l'émancipation humaine, nous voulons la dignité et cela passe inévitablement, nécessairement par la lutte antiraciste. Tous ceux qui pensent qu'en gommant ce sujet, qu'en parlant pas, on va pouvoir reconquérir je ne sais trop quel électorat populaire qui se serait perdu, se mettre le doigt dans l'œil. Il n'y a pas d'alternative à la lutte antiraciste. C'est ça la condition sinéquanon d'unir le peuple sur ses revendications sociales. Je force que comme vous le savez, je ne suis pas directement concerné par le racisme mais j'ai vu ce qu'on me racontait. J'ai vu ce qu'un certain nombre de camarades me disaient.

avoir peur, avoir peur de l'avenir certes, mais avoir peur du présent, de se balader dans la rue. J'ai vu à mon sans barol sur ma circonscription des pharmaciens agressés par des insultes racistes parce que perçu comme musulman ou à tout le moins comme arabe. C'est ça dont il s'agit. Et oui, ça gagne du terrain et vous l'avez vu vous aussi dans l'entre de tour des élections législatives, la libération pas juste de la parole mais des actes. Une agression raciste aussi. Je me souviens de cette dame en poussette avec ses enfants agressé parce que portant le voile. On parle pas au futur, on parle au présent.

C'est maintenant que ça se passe et vous êtes la gloire aujourd'hui d'être à l'avant-garde des droits humains, de la dignité humaine, de la solidarité entre toutes et tous et de la lutte antiraciste. Merci encore du fond du cœur. On lâche rien.