Roland Lescure sur une baisse des taxes sur les carburants : "Ce n’est pas pour demain…"
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 40 %Attaque 10 %Défensif 50 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:01OuverteRéponse directe
Pensez-vous qu'Emmanuel Macron a rassuré les Français sur la situation des carburants ?
- 1:13OuverteRéponse directe
Vous attendez quoi pour une baisse des taxes sur les carburants ? Que ça arrive à 3 € le litre ?
- 1:49OuverteRéponse directe
Si le prix du gazole était à 3 € le litre, agiriez-vous pour baisser les taxes ?
- 2:26OuverteRéponse directe
Êtes-vous sûr que les pétroliers baisseraient les prix de l'essence si le pétrole se calme ?
- 2:56OuverteRéponse directe
Quand une baisse des taxes pourrait-elle intervenir ?
- 3:31OuverteRéponse directe
Les entreprises jouent-elles le jeu de la prime carburant ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:36Promesse
« La République n'exclut pas une baisse des taxes si les prix des carburants s'envolent. »
- 1:49Fait
« On a vu cet été que si ça se calme Armous, on peut avoir une très forte baisse du prix du pétrole. »
- 5:28Fait
« C'est un acte hostile contre la France. »
- 6:06Fait
« Il y a le recours des tribunaux internationaux à ce stade. »
Temps de parole
- ?100 %
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Bonjour Mis, bonjour à tous et bienvenue dans les CAD vérité. Mon invité est donc Roland Escur. Bonjour Rolandur. Merci d'être sur ce plateau ce matin. Emmanuel Macron est intervenu à la télévision hier soir. Il a parlé de la sitation internationale qui a des conséquences sur les prix des carburants. Pensez-vous qu'il a rassuré les Français ? Écoutez, quand on a deux conflits dans le monde dont une aux portes de l'Europe, c'est difficile d'être complètement rassuré. Mais je pense qu'il a fait deux choses et qu'il les a bien faites. Un, expliquer ce qui se passe dans le monde, notamment vous l'avez dit, le lien sur ce qui se passe dans le monde et près de la pompe et de montrer que la France agit pour apaiser les tensions à la fois en discutant avec les producteurs pour s'assurer qu'on ait
des approvisionnements. Je rappelle qu'il y a pas d'enjeu d'approvisionnement en France, puis aussi pour essayer de libérer le détroit d'ormous, de libérer les tensions en Arabie Saoudite. Donc on agit aujourd'hui. Être complètement rassuré, évidemment c'est pas possible. Reconnaissons-nole. Le monde est compliqué. La République n'exclut pas une baisse des taxes si les prix des carburants s'envolent. Ils sont déjà très hauts. Alors, vous attendez quoi ? Que ça arrive à 3 € le litre ? Non, mais d'abord un on en est pas là. Il l'a bien dit aujourd'hui. C'est pas pour demain donc la baisse des taxes. Ah non, c'est pas pour demain puisque demain 1er octobre, on a les nouvelles aides qui entrent en ligne et qui sont une aide importante pour les Françaises et les Françaises qui qui travaillent.
Le président de la République l'a bien dit hier, baisser les taxes, ça coûte très cher et donc ça doit être financé et ça aide tout le monde y compris ceux qu'on a pas besoin. Donc on cible quand il dit quand il dit on pourrait baisser les taxes si ça s'envole encore, c'est une promesse au cas où. C'est pas quelque chose de c'est pas quelque chose qui est planifié dans un agenda. Il est président de la République et donc il regarde le monde tel qu'il est. il en évalue les conséquences sur la France, nos concitoyens qui galèrent et dit voilà il faut rien s'interdire parce que je ne sais pas en tout cas moi je ne sais pas où on sera dans 3 mois je pense que vous non plus non bien sûr mais est-ce que est-ce que par exemple il y a des choses psychologiques imaginons que le prix du
gazol soit à 3 € le litre là à ce moment-là vous diriez il est peut-être temps d'agir et de baisser les taxes mais d'abord on y est pas bien sûr et non mais oui mais c'est important parce que j'entends beaucoup alors sur d'autres plateaux ça y est on y est on y va et cetera on a vu cet été que si ça se calme Armous, on peut avoir une très forte baisse du prix du pétrole. Vous êtes sûr de ça ? Si ça se calme ? Oui. Vous êtes sûr que les pétroliers jouent le jeu et baissent aussitôt les prix de l'essence ? Ah bah en tout cas, nous on met de la pression pour que ce soit le cas et on l'a vu cet été, il y a eu un début de baisse à la pompe. Le pétrole était à 70 dollars au mois de juillet, il est aujourd'hui à 110. Donc évidemment et on verra, je ne sais pas, je ne suis ni
Donald Trump, ni le patron des gardiens de la révolution. Mais ce que je veux dire pour revenir à la baisse des taxes, il y a pas il y a pas des critères particuliers qui diront "À partir de ce moment-là, on baissera les taxes". Non, mais le gouvernement c'est pas une intelligence artificielle. Donc, on n'est pas en train de rentrer des machines dans le bouton en disant "On y va, on évalue la situation." Typiquement, je peux vous dire que jusqu'à la dernière minute lundi, on a échangé avec le premier ministre sur la manière dont il fallait calibrer les aides pour octobre, novembre, décembre. On s'est posé une question très simple. Par exemple, est-ce qu'on fait 3 mois et qu'on donne de la visibilité jusqu'à la fin de l'année ou est-ce qu'on fait au moins le mois ? Le premier ministre a
souhaité qu'on ait de la visibilité, que les françaises et les français sachent que dans les 3 mois qui viennent, c'est 35 € par mois, c'est 100 €. Donc en clair, s'il devait y avoir une baisse des sacs, ce serait pas avant la fin de l'année. Bah là, on a déjà annoncé des aides qui je pense sont utiles vers l'année prochaine, mais vraiment plutôt l'année prochaine, ce sera plutôt l'année prochaine. Parmi les aides, il y a la prime carburant 2000 € que les entreprises peuvent verser à leur salariés pour les aider à faire le plein, aller au travail. C'était 600 auparavant qui sont c'était même 300 avant au tout début. Elles sont exonéré de cotisation sociale, d'impôts. Bref, c'est j'allais dire c'est gratuit pour les entreprises. Est-ce qu'elles jouent le jeu ?
Non, alors c'est pas gratuit. Ça leur coûte ça leur coûte la prime. Ce que je peux vous dire c'est que l'année dernière donc avant la crise, il y avait à peu près salariés qui ont bénéficié de cette prime. Vous l'avez dit, c'était plafonné à 300 €. L'été dernier, on l'a déplafonné jusqu'à 600 et là, on vient d'annoncer qu'on peut aller jusqu'à 1000. C'est évidemment pas une obligation pour les entreprises. J'ai entendu Patrick Martin qui ronchonnait un peu. Il rchonne pas. dit c'est l'État est gonflé de nous faire porter la facture. D'abord c'est on en paye une partie puisque vous l'avez dit c'est défiscalisé des donc qu'est-ce que vous attendez des entreprises c'est un outil qui est disponible pour les entreprises en fonction de leur situation il y a des entreprises qui
s'en sont saisies je veux vous dire une chose c'est à la demande d'entreprise qu'on a mis en œuvre il y a des entrepreneurs qui nous ont dit cet été c'est un outil utile. Moi, je suis au taquet, j'ai déjà aidé mes salariés à 300. Je préférais pouvoir continuer à le faire. Et il y a eu des reportages y compris sur sur vos sur vos écrans. Les gens s'en saisissent. Ça veut dire quoi ? Vous demandez aussi aux entreprises aujourd'hui d'accélérer. Non, mais on voit bien aujourd'hui que face à une crise qui nous arrive, qu'on a pas choisi de l'extérieur, on doit tous serrer les coudes. Moi NG a annoncé ce matin qu'il faisait une aide pour les consommateurs qui sont au chèque énergie. 700000 d'entre eux avec une je crois que c'est 54 € pour total on parle beaucoup de total plafon les prix à la
pompe. Nous on fait des aides. Les entreprises peuvent aider leurs salariés peuvent mais traînent des pieds on est bien d'accord non c'est pas vrai. Écoutez on aura les chiffres on verra. Je peux vous dire qu'il y en avait 1200000 salariés l'année dernière il y en a jusqu'à 15 millions qui peuvent en bénéficier. On verra cette année si elles ont traîné les pieds ou si non seulement elles ont joué le jeu mais surtout elles ont joué le jeu de la solidarité. Emmanuel Macron a évoqué les menaces venant de Russie. Il se trouve qu'il y a quelques jours, la Russie a fait main basse sur le roi Merlin Décathlon Renault dont les actifs ont été mis placés dans une entreprise russe. Quels sont maintenant les recours de la France ? Bon, alors d'abord, vous l'avez dit, ils ont fait main basse. C'est un
vocabulaire un peu particulier euh que vous reprenez. Ça sonne un peu comme une histoire de gangster. Vous reprenez ce mot ? Moi, je reprends le fait que c'est un acte hostile alors que vous le savez, la France n'est pas en guerre contre la Russie. On soutient l'Ukraine évidemment sans conditions, sans limites. Donc c'est un acte hostile contre la France. C'est un acte hostile contre la France, contre des entreprises françaises euh qui n'étaient pas dans les secteurs qui étaient concernés par les sanctions. On va voir comment ça évolue. Mais clairement un, on condamne de on souhaite que ce soit annulé, remise en cause et on va voir comment c'est quel recours vous avez concrètement pour dire à Vladimir Poutine maintenant faut nous rendre ses entreprises. Il y a le recours des tribunaux
internationaux à ce stade. Évidemment ça peut faire sourire mais évidemment on y aura accès. les entreprises auront accès et puis surtout ça ne nous n'empêchera en aucun cas de continuer à mettre la pression. Il y a un 22e ou 23e paquet de sanction qui est en réflexion aujourd'hui au niveau européen sur la Russie. Ce type de chantage économique qui concerne aussi d'ailleurs essentiellement des salariés russes qui étaient employés par ces entreprises qui aujourd'hui sont inquiet ne nous empêchera pas de continuer à être très ferme sur cette agression russe en Ukraine inacceptable qui doit cesser. Un dernier mot sur la visite du pape. Il y a des retombées économiques attendues. Vous les évaluez à combien ? Alors Serge Paper vient de l'annoncer. On sera plusieurs centaines de millions
d'euros. difficile à dire de manière précise. C'est de l'ordre de grandeur aussi de l'impact de Céindion avec ses le pape et Cédion il rapporte il y a match il y a match alors c'est égalité presque. Bah on parle de pas loin d'un milliard d'euros pour Céline Dion et sans doute plusieurs centaines de millions d'euros pour le pape. Alors on verra s'il atteint le milliard du coup. Voilà on verra. Mais ce qui est intéressant si vous voulez les J la coupe du monde de rugby évidemment Paris attire Paris brille et ça participe au rayonnement de la France. On a une très grande ville et un pays touristique parce qu'il sera aussi au Mess et à Lourde. C'est une bonne nouvelle pour la France et pour Paris. Merci Roland d'é sur notre plateau des cas de vérité aujourd'hui où vous avez
dit qu'il fallait que les entreprises accélèrent sur les primes carburants que l'État subventionne. Merci à vous Mélanie. Yeah.
Roland Lescure