Nicolas Dupont Aignan sur Radio J France 03/07/2022
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 33 %Attaque 50 %Défensif 17 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 81 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:21OuverteRéponse directe
Que faut-il attendre de cette séquence politique avec le début du second quinquennat Macron ?
- 0:40OuverteRéponse directe
Comment jugez-vous les débuts de cette 16e législature ?
- 1:43FerméeRéponse partielle
Est-ce que vous applaudissez l'élection de Yaël Braun-Pivet à la présidence de l'Assemblée ?
- 2:42OuverteRéponse directe
Qu'en pensez-vous de l'élection d'Éric Coquerel à la tête de la commission des finances ?
- 4:56OuverteRéponse directe
Éric Coquerel se défend face aux rumeurs sur son comportement envers les femmes. Vous a-t-il convaincu ?
- 7:36OuverteRéponse directe
Qu'est-ce que va changer pour le travail parlementaire le fait que la majorité d'Emmanuel Macron ne soit que relative ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:23Invité politiqueFait
« les Français ont élu un président, deux mois après, ils lui enlèvent la majorité. »
- 3:54Invité politiqueChiffre
« 67% ailleurs, donc j'en suis très heureux. »
- 4:00Invité politiqueChiffre
« C'est le sixième mandat, donc c'est beaucoup. »
- 11:08Invité politiqueChiffre
« Près de 30 millions de Français n'ont pas été votés. »
- 11:19Invité politiqueChiffre
« 12 députés NUPS, plus de 70% d'abstention. Ils ont eu 20% des inscrits. »
- 15:44Invité politiqueFait
« Les pensions de retraite n'ont pas été revalorisées pendant plusieurs années. Elles ont été depuis le 1er juillet. 4% plus 1%, on n'est qu'à 5%. »
- 15:52Invité politiqueFait
« l'essence, le gazoil, est à plus de 2 euros. »
- 22:31Invité politiqueChiffre
« 35 à 50 milliards. »
- 25:23Invité politiqueChiffre
« il y a 20 milliards de gaspillage sur les fausses cartes vitales. »
- 29:03Invité politiqueChiffre
« va nous coûter très cher »
- 29:16Invité politiqueFait
« j'ai toujours dit que le Donbass devait avoir un statut particulier »
- 29:22Invité politiqueFait
« si on m'avait écouté et on avait fait respecter les accords de Minsk, je remarque d'ailleurs que c'était la position de certains pays comme Israël »
- 29:30Invité politiqueFait
« je suis hostile à la livraison des armes »
- 31:23Invité politiqueFait
« l'Ukraine doit rester indépendante »
- 36:42Invité politiqueChiffre
« Je demande qu'on paye les infirmières, les aides-soignants. En Suisse, ils sont payés 2 à 3 fois plus »
- 36:59Invité politiqueFait
« le vaccin n'a pas marché pour éviter la transmission »
- 37:41Invité politiqueFait
« le vaccin n'empêche pas la transmission »
- 37:46Invité politiqueFait
« le vaccin, malheureusement, n'empêche pas les morts puisqu'il y a beaucoup de morts vaccinées, triple vaccinées, quadriple vaccinées »
Temps de parole
- Nicolas Dupont-Aignan71 %
- Présentateur18 %
- ?10 %
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Bonjour
et bienvenue au forum Radio J. Donc vous êtes l'invité Nicolas Dupont-Aignan. Bonjour. Bonjour Frédéric Azizal. Le second quinquennat d'Emmanuel Macron va donc commencer réellement la semaine prochaine avec, d'ici mardi, la constitution pour reprendre les termes du président d'un gouvernement d'action. Et mercredi, le discours de politique générale de la première ministre Elisabeth Borne. Alors que faut-il attendre de cette séquence ? Comment Macron doit-il répondre aux messages des Français ? Au-delà, comment s'opposer ? Quel rôle pour l'opposition dans un contexte de guerre en Ukraine ? D'interrogation quant à la situation économique non seulement française mais aussi mondiale.
Mais pour commencer Nicolas Dupont-Aignan, comment jugez-vous les débuts de cette 16e législature qui a commencé le 28 juin à l'Assemblée
? Écoutez,
moi ce que je constate, c'est que le pays a des situations extrêmement graves. Et je crois qu
'on
ne peut pas appréhender cette législature sans regarder en face
la
situation du pays sur un plan social,
sur
un plan économique,
sur
un plan sécuritaire
et
sans parler de
l
'éducation.
Et en
tout cas pour ma part,
j
'aimerais qu'on ne tombe pas dans les jeux politiciens de la 4ème République
et
qu'on soit très attentifs à ce que va proposer le gouvernement
et
ce qu'il a compris le message des urnes qui est sans précédent. Puisque les Français ont élu un président,
deux
mois après, ils lui enlèvent la majorité.
Alors
de tout ça,
on va parler... Donc ça veut
dire... C'est ça qui m'intéresse.
Alors les débuts de la
législature...
Alors justement,
de tout ça, on va parler... Qu'est-ce qu'il s'est passé ? Rien ! On va parler du foie. C'est des miettes, c'est de la poussière à côté du reste.
D
'abord,
début de la législature, une femme, en l'occurrence, il
y a
une bonne pivée, présidente de l'Assemblée. Et c'est une bonne chose, Nicolas Dupont-Aignan. Est-ce que vous applaudissez
cette élection ?
Ce serait insultant pour elle que de la regarder que comme femme. Je suis d'ailleurs très surpris de ce paternalisme, car pour moi l'égalité est un fait. Non, mais est-ce que c'est une bonne chose
? Oui, c'est bien qu'il y ait une femme qui soit
présidente, mais c'est pas parce qu'elle est femme qu'elle est présidente. Ou du moins, j'espère qu
'on
ne la réduit pas à ça. C'était
pas parce que la question. Est-ce
que c'est une bonne chose ou pas ? Mais c'est toujours bien qu'il y ait une femme, c'est la première. Mais pour autant, je n'aime pas la manière dont on la réduit à sa féminité. C'est une femme politique, qui a joué un rôle comme présidente de la commission des lois, qui a eu des débuts difficiles, puisqu'elle a couvert Emmanuel Macron dans l'affaire Benalla, ne l'oublions pas, assez maladroitement à l'époque. Elle a beaucoup progressé et beaucoup pris d'assurance.
On
la verra à l'œuvre.
Voilà. Alors autre chose, autre nomination, autre élection, puisque la semaine a été marquée par l'élection d'Éric Coquerel à la tête de la présidence de la commission des finances. Qu'est
-ce
que vous en pensez
?
Je pense qu'on a la droite la plus bête du monde. Pourquoi
?
Parce que si on additionnait RN, LR et les deux centristes, je pense qu'on pouvait avoir un président plutôt orienté à droite ou du moins plus raisonnable que M. Coquerel. Vous redoutez cette présidence Coquerel ? Je crois qu'on exagère.
Sur le président
Coquerel ? Non, je ne redoute pas trop. Parce que, vous savez, le président de la commission des finances, c'est quelqu'un qui
a
un rôle très important, mais il ne
faut
pas non plus le surestimer. Donc on verra à l'œuvre. Je pense que les institutions, heureusement, sont là. Simplement, je trouve ça dommage. Et ça prouve bien
que
subsiste toujours, chez notamment certains LR, et j'espère que ça va changer avec la nouvelle élection d'un nouveau président des LR, cette idée qu'il vaut mieux un insoumis qu'un RN ou quelqu'un d'autre. Je trouve ça désastreux. Vous savez, moi, je l'ai vécu dans ma circonscription. J'ai été réélu à la surprise de beaucoup.
À 57% ? 57% ? 67
% ailleurs, donc j'en suis très heureux. Grande marque de confiance de mes administrés. Combien de mandats ? C'est le sixième mandat, donc c'est beaucoup. Vous ne savez pas trop ? Bon, écoutez, si les électeurs le souhaitent. C'est le dernier pour vous ? On ne dit jamais le dernier, parce que sinon, on verra. Probablement, mais ce n
'est
pas sûr, on verra. En tout cas, ce n
'est
pas le problème. Ce que j'ai compris, c'est qu'imaginer que j'étais face à une candidate NUPS au deuxième tour, complètement avec un programme délirant, mais délirant, et que les LR des maires LR
de
ma circonscription n'ont pas choisi, et ont préféré faire le jeu de NUPS. Ça interroge. Et je pense, et je m'adresse aux électeurs LR, et il
y
en a beaucoup d'ailleurs qui rejoignent debout la France, parce que ce n
'est
pas possible. Entre NUPS, et moi par exemple, entre NUPS et quelqu'un d'autre, il faut choisir les islamo-gauchistes. C'est un danger.
Alors
on poursuit, on poursuit. Éric Coquerel, qui se défend dans une tribune publiée aujourd'hui dans le JDD, face aux rumeurs quant à son comportement envers les femmes, est-ce qu'il vous a convaincu ? Vous avez lu cette tribune. Et est-ce que les arguments avancés par son camp, notamment par Jean-Luc Mélenchon, pour les défendre, et qui crient à la manipulation contre Coquerel,
vous ont convaincu
?
Moi écoutez, je ne fais pas de politique des rumeurs. Je trouve qu'il y
a
une dérive dans notre société. Autant j'ai toujours voulu lutter
très
fermement contre tout ce qui est agression sexuelle, harcèlement sexuel, et je pense que le mouvement MeToo est utile. Mais
s
'il passe
à
cette politique de la rumeur, eh bien on va dériver dans notre société, et ça va se retourner d'ailleurs.
On
va dériver ou on
a dérivé, on dérive
? J
'ai le sentiment qu'on dérive. C'est, en fait, si vous voulez, si on analyse objectivement les choses, il y a eu tellement de choses enfouies, cachées,
qu
'il y a les excès de la qualité de l'ouverture. Et en tout cas, moi je ne ferai jamais la politique des rumeurs. J'espère qu'il
y a
une justice. Je préférerais d'ailleurs que la justice soit beaucoup plus impitoyable. J'ai eu le cas à Évry tout récemment, un violeur,
un
violeur récidiviste,
qui
n'ira pas en prison parce que le tribunal l'a condamné à deux ans avec aménagement de peine, six ans ferme avec sursis, deux ans de prison ferme avec aménagement de peine. Il y
a
eu une vidéo bouleversante d'une jeune femme. Et donc, quelle est cette société où d'un côté on lance des rumeurs contre des gens sans preuve, et que de l'autre, quand il y a des preuves, on a une justice laxiste. Moi j'aimerais qu'on revienne aux fondamentaux de la République. S'il y a des accusations, il y a une justice. Quand il y a des faits prouvés, il y a des condamnations fortes. Mais en revanche, cette politique d'instrumentalisation des rumeurs à des fins politiciennes me paraît très
dangereuse. Ça veut dire
que la position d'Éric Ocrel à la tête de la commission des finances n'est pas fragilisée ? Aujourd'hui non.
Je ne comprends pas ce qui se passe. Et puis je vais vous dire, franchement...
Des rumeurs relancées par l'Eurocaya Dialog qui n
'est pas... Qui n'est
pas quand même peut-être exempt
de
reproches. Non mais qui est proche en
tout
cas
de
la France
Insoumise. Oui, écoutez. Les Français ne peuvent pas partir en vacances parce que le prix de l'essence est trop élevé. Jamais les retraités n'ont eu autant
d'atteintes à leur pouvoir d'achat. On va parler de
ça.
Non mais attendez, attendez. Le
niveau éducatif,
c
'est fondre
l'école. Mais oui, mais ces trucs de bac à sac, ça ne m'intéresse pas. Je
passe à un autre sujet.
Je vous fais de votre métier,
mais moi je vous dis que les Français souffrent comme jamais. Le pays est au bord du précipice et on nous casse les pieds avec des histoires qui n'ont aucun intérêt.
Alors
on poursuit justement. Il n
'y a
que la coquerelle, il y a aussi le fonctionnement du Parlement. Qu'est-ce que va changer pour le travail parlementaire, le fait que la majorité d'Emmanuel Macron ne soit que relative ?
C'est très important. Non, cela prouve d'abord que heureusement les Français ne lui ont pas donné les pleins pouvoirs. Et ça c'est une bonne chose et je m'en réjouis. Les Français en vérité, ils ont réélu Macron et puis se sont peut-être aperçus de leur bêtise ou du moins de leur erreur. Ou du moins ils se sont dit,
on
a élu Macron mais on ne veut pas lui donner les pleins pouvoirs parce qu'on veut l'avoir comme président mais on ne
veut
pas tout lui donner. Je crois que c'est heureux parce qu'il a fait tellement de mal pendant un quinquennat, je ne voudrais pas qu'il en fasse autant au deuxième.
Pour
autant, j'ai fini
ma phrase,
excusez-moi, cette
majorité relative l'empêche de détruire le pays, c'est une bonne chose. Mais est-ce que cette majorité relative
et
cette forte opposition va permettre de construire quelque chose ? Parce que c'est une chose d'empêcher Macron de détruire, mais c'en est une autre de ne pas perdre 5 ans quand le pays est face à des défis colossaux. Et moi ma boussole personnelle en tant que parlementaire,
ce
sera de me dire, certes le bon côté c'est qu'on empêche Macron de faire des réformes dangereuses, mais en revanche il ne
faut
pas que ce soit l'immobilisme.
Alors Emmanuel Macron, vous aviez expliqué dans un livre, c'était en 2019, qu'il était urgent de réagir tant le président actuel, donc Emmanuel Macron, est dangereux. Et il fait tout pour nous diviser, c'est ce que vous disiez en 2019.
Et
comment disiez-vous, il a pris l'Elysée, c'est une oligarchie qui nous vole. Est-ce que vous diriez la même chose aujourd'hui ?
Ah totalement, je l'ai combattu, j'étais candidat à la présidentielle. Avec pas beaucoup de succès. Non, j'ai eu 2% comme Madame Hidalgo, la moitié de Madame Pécresse, j'aurais aimé avoir plus aussi. Beaucoup moins
que Marie
-Le Pen ou que Jean-Luc Mélenchon.
Oui, d'ailleurs je voudrais revenir
sur cette présidentielle.
Il
y a eu une enquête intéressante qui a été faite, je ne
sais
plus où,
qui
disait que la moitié des Français
n
'avaient pas voté en fonction de leur choix de cœur,
mais
uniquement pour empêcher,
pour
éviter, voter contre. Et je pense, et je demande, et je ferai une proposition de loi pour qu'on interdise les sondages 15 jours avant, comme en Italie, car je crois qu'on ne peut pas avoir une élection
qui
ne se fait
que
contre. 50% des Français ont voté contre et pas pour.
En tout cas,
ils ont voté. Ils
ont voté, c'est un fait. Et
d'ailleurs, excusez-moi, s'il y a eu un résultat
différent,
deux mois après, ce qui pose quand même un problème institutionnel,
de
cohérence,
c
'est parce que justement, ils n'ont pas fait un choix d'adhésion, ils ont fait un choix pour empêcher. Et je crois que ça oblige
à
avoir une réflexion sur nos institutions. Si je peux me permettre, au deuxième tour de la présidentielle, ils ont voté contre Marine Le Pen. Et donc, ils ont élu Mme Macron. Au premier tour des législatives, paradoxalement, ils ont voté Nups, parce qu'ils ont voté contre Macron. Et au deuxième tour des législatives, les Français ont voté quoi ? Ils ont voté contre Nups, parce qu
'ils
se sont dit, on ne
peut
pas élire une majorité Mélenchoniste, ou Mélenchoniste, je ne sais pas comment on dit. Et donc, ça veut dire quoi ? Ça veut dire que sur les trois scrutins très importants
qu'il y a eu, les Français ont voté contre.
Et quelque part, ils ont aussi voté contre vous. Bien sûr. Mais
ce que je veux dire, c'est que la
pression au vote utile, cette trilogie infernale, aboutit à quoi
?
55% de Français qui n'ont pas été votés. Ça veut dire combien de personnes, M. Aziza
?
Ça veut dire plus de 25 millions ?
Près
de 30 millions de Français n'ont pas
été votés. C'est
gigantesque. Et vous savez, dernier point, et après, rassurez-vous, je me tais. Je lisais dans Seine-Saint-Denis, 12 députés NUPS, 12 députés NUPS,
C
'est 17% de participation. Attendez, 12 députés NUPS, plus de 70% d'abstention. Ils ont eu 20% des inscrits. 20% des inscrits.
Est
-ce qu'une démocratie peut fonctionner durablement, quand dans des circonscriptions, ce n
'est
pas 55% d'abstention, c'est 70% d'abstention ?
Ils sont rendus le vote obligatoire ? Ah, je le pense. Alors, on poursuit. On parlait d'Emmanuel Macron, sur ce que vous disiez en 2019, qu'il était urgent de réagir, tant le président actuel était dangereux, et ainsi de suite. Les Français l'ont réélu, je
m'accine.
Voilà, c
'est-à-dire d'ailleurs
qu'Emmanuel Macron s'est comporté plus en banquier, qu'il n'a été président de tous les Français, alors qu'il a été élu en 2017 et réélu en 2022. Écoutez, je ne vais pas
polémiquer. C'est le
procès qu'on lui avait fait,
mais quelque part, vous
avez dû lui faire aussi.
Oui, mais je continue. Je vais vous dire ce qui m'inquiète. Parce que, vous avez raison, quand on a des défaites, il faut toujours les méditer. Et j'ai beaucoup réfléchi. J'ai eu le combat législatif, mais ça m'a permis de prendre un peu de recul quand même, même si j'ai beaucoup travaillé sur le terrain. Du moins, vous êtes la première émission de ce fait depuis la présidentielle, quasiment. Longue émission.
J
'ai beaucoup réfléchi. Et en fait, ce que je vois, et ce que j'ai vu pendant ma campagne législative, encore plus que pendant la présidentielle, c'est l'état du pays, qui est dramatique. Mais vraiment.
Et
j'aimerais qu'on en parle. Parce que la seule chose qui m'intéresse, et Frédéric Aziza aujourd'hui,
c
'est
qu'on arrive à alerter sur les priorités absolues, et que, quel que soit le visage de l'Assemblée, quelques mesures fondamentales
d'urgence soient faites pour sauver
le pays. Mais sauver le pays, il y a des choses
qui peuvent être faites. On va en parler. Deux, trois questions avant de parler. Avec même le Parlement tel qu'il est. Alors
que vous a inspiré la fresque jugée, la fresque d'Avignon, représentait Emmanuel Macron en marionnette de Jacques Attali. Qu'est-ce que
vous
avez pensé de cette fresque ?
Oh,
c'est ridicule. Moi,
je ne suis plus là. Ce que je crois. Non, mais qu
'est
-ce que vous avez pensé de cette fresque ? Cette
fresque, elle est dans l'excès, voilà. Mais non, parce que Jacques Attali, qui a d'abord été indigné par cette fresque, qui reprend les codes de la propagande qui ont nourri l'antisémitisme au début du XXe siècle, déplore que de façon systématique, être de façon systématique la cible de cette sphère complotiste, et considère que cette image qui continue de circuler sur les réseaux sociaux, qui donne lieu à des réactions d'une ignominie incalculable, lui cause des torts considérables. Le soutenez-vous dans sa plainte pour provocation à la discrimination, à la haine, ou à la violence à l'égard d'une personne ou d'un groupe de personnes en
raison de leur origine, ou de leur appartenance à une religion ?
Toutes les amalgames,
toutes les violences. Est-ce que c'est une
fresque antisémite pour vous
?
Je n'ai pas vue, il
faut
que je la regarde, mais oui, sans doute, peut-être, je n'en sais rien.
Vous savez, Attali, qui marionnettise Emmanuel Macron. Ce qui
est sûr, c'est que je pense que ça surestime le rôle de Jacques Attali,
qui
écrit des éditoriaux qui sont toujours intéressants, même si je ne suis pas d'accord avec lui sur beaucoup de choses, donc je ne suis pas là-dedans. En revanche, je vous assure, excusez-moi Frédéric Aziza, il y a des millions de Français qui ne peuvent plus vivre. Alors on repoussuit. Excusez-moi, Emmanuel Macron se refuse, par exemple, à faire ce qu'a fait Boris Johnson, qui est un Premier ministre conservateur, en Grande-Bretagne, c'est-à-dire par exemple, à taxer les compagnies
pétrolières... Non, attendez, on y vient, mais laissez-moi suivre... Non, non, laissez-moi suivre le plan... C'est un lien, c'est un lien, ce que je vous dis là. Laissez-moi suivre le plan d'édition. Excusez-moi, non, mais le plan d
'édition, excusez-moi, je vous réponds ce que je veux. C'est un lien. S'il y a des Français qui pensent qu'Emmanuel Macron est la marionnette, pas de Jacques Attali, mais de puissance d'argent
et
de grandes entreprises qui sont en train de raqueter les Français, c'est parce qu'il ne prend pas des mesures, comprises des gouvernements plutôt de droite, libéraux, quand Boris Johnson taxe pour 5 milliards d'euros les compagnies pétrolières qui, à cause de la hausse des prix, engrange des bénéfices ahurissants, il fait son devoir
d'homme d'État.
Donc je ne parle pas de la fraîche,
ce n'est pas la question. Ce n'est pas marionnette
des puissons
d'argent, c'est marionnette d'un juif. Mais bien évidemment, c'est scandaleux, et vous le savez,
je suis à total désaccord avec ça. Mais ce que je veux dire,
c
'est que quand il y
a
une crise sociale, aussi importante, qu'on a une inflation qui va atteindre les 6%, que les pensions de retraite n'ont pas été revalorisées pendant plusieurs années. Elles ont été depuis le 1er juillet. 4% plus 1%, on n'est qu'à 5%. Que ce n
'est
pas d'ailleurs systématique pour les prochaines années. Quand l'essence, le gazoil, est à plus de 2 euros, que des artisans, des artisans, vont faire faillite
et
qu'au même moment, Total, et je n
'ai
rien
contre Total, qui
est une belle entreprise
française, et,
excusez-moi, engrange des milliards d'euros. Si on veut qu'il
y ait
une réconciliation des classes sociales, si on veut que le pays s'apaise, il faut prendre des décisions.
Ce que refuse de faire le gouvernement. On va en reparler.
D'abord, une question. Les Français,
qui
selon les sondages, sont favorables à une sorte d'union nationale au sein du gouvernement. Est-ce que vous y êtes favorable
?
Mais ça veut dire quoi, union nationale au sein du gouvernement ? Si c'est
pour
qu'Emmanuel Macron continue la même politique avec des rustines et de légers infléchissements de formes, il n'en est pas question.
Si,
en revanche, je prends un exemple concret, soyons concrets, Mme Borne, dans son discours mercredi,
J'attends un
changement de cap. Je vais vous donner un exemple. Dire, voilà, dans l'hémicycle, un certain nombre d'entre vous, quasiment la totalité, volent une baisse du prix de l'essence. Il faut qu
'on
soit aux alentours d'un euro cinquante. J'ai décidé, Mme Borne dit, de taxer pour tant de milliards les compagnies, de baisser la TVA sur la... de supprimer la TVA sur la taxe, de faire un effort là-dessus et je gage cette dépense supplémentaire par de vraies économies sur la fraude à la carte vitale, sur les gaspillages qu'il y a dans l'État.
Mais,
elle a 80% de l
'hémicycle qui dira
bravo.
On va poursuivre là-dessus. Si, en revanche,
excusez-moi, Mme Borne nous fait le discours habituel qu'on entend depuis le second tour des législatives, c'est-à-dire, en gros, on ne change rien, on continue, il y
aura
un blocage. Je demande, moi, sur quelques points...
On va
revenir sur les points...
Essence, attendez,
essence,
sécurité,
arrêter le laxisme judiciaire, la délinquance explose en France. Sécurité, laxisme judiciaire, prix de l'essence, TVA à 0% sur les 100 premiers produits de nécessité, sur les 100 produits de première nécessité, ce sont des mesures fortes
qui
permettraient de réconcilier les Français et qui permettraient d'avancer.
Voilà, moi, j'attends ça.
On va parler de... Et ça, c'est commun au LR, au RN et à
la France insoumise. On va parler
de ces points très rapidement, d'abord. Et même à la majorité.
Est-ce qu'Elisabeth Borne doit soumettre son discours de politique générale à un vote de confiance ?
Elle devrait, mais
ce
serait malhonnête de ma part de lui demander puisqu'elle n'a pas la confiance aujourd'hui. Elle ne pourrait l'avoir que juste après son discours et encore... Donc, attendons quelques semaines. Attendons quelques semaines. Moi, je ne vais pas lui faire un procès
d'attention dès le départ.
Attendons quelques semaines. Ni des Français, ni de l'Assemblée.
Elle
doit conquérir cette confiance.
Elle
ne peut la conquérir que si elle entend le message des urnes des Français.
Je
ne lui demande pas de reprendre le programme des LR, du RN ou de la France insoumise. Ce serait excessif. En revanche...
Attendez...
En revanche, c'est fini ma part. Je lui demande
d'entendre des mesures qui seraient susceptibles de réconcilier l'ensemble de l'Assemblée pour sortir la France de l'impasse.
Alors, LFI va déposer une
motion de censure.
Est
-ce que vous pourriez la voter ? Non,
pas de prime abord. Parce que ce
serait... Ça veut
dire quoi ?
C'est
-à-dire que... Pas le 6
juillet. J'attends le discours
de
Mme Borne.
Oui, mais
elle sera déposée après
le discours.
Mais je vais l'écouter. Oui. Je vous dirai après avoir écouté le discours.
Mais écoutez,
comment peut-on dire...
Attendez, est-ce que c'est possible que vous, député de la droite de la droite, vous votiez une motion de censure... Peu probable. De l'extrême-gauche. Peu probable. Mais,
je vous le dis très clairement, si Mme Borne continue à nous enfumer comme disent les enfants ou les jeunes, c'est-à-dire à faire semblant
de
faire un pas alors qu'ils n'en font pas, cette motion de censure deviendra inéductable. C'est-à-dire
? Dans
les mois qui viennent.
Alors, autre chose. Vous disiez... Moi, je ne participerai...
Soyons clairs. Je ne participerai pas à de la surenchère politicienne contre Mme Borne, mais je n'accepterai pas
que
le gouvernement et le président de la République ne regardent pas en face la gravité de la situation du pays et les attentes de nos compatriotes.
Prix de
l'essence. Donc, prix de l'essence.
Alors,
laissez-moi poser... Prix des
produits
de première nécessité, aide à nos PME pour relocaliser, sécurité pour arrêter l'explosion de la délinquance et réforme éducative, c'est-à-dire changer de ministre de l'éducation pour apprendre à lire à nos enfants et à ne pas faire du wokisme et de la politique
à l'école. Pourquoi la ministre
de l'éducation, il ne
va
pas apprendre à lire à
nos enfants ? Écoutez,
j'ai lu... La seule chose qui l'intéresse maintenant, c'est de verdir les programmes. Mais il faudrait déjà apprendre à lire à nos enfants. Le niveau de l'éducation nationale est dramatique. C'est un des sujets les plus graves
du
pays. Si nos chefs d'entreprise ne trouvent pas aujourd'hui de main d'œuvre, si la main d'œuvre est mal formée, s'il y a tant de problèmes, c'est parce qu'on a laissé le laxisme à l'école pendant 20 ans, la dégradation du niveau. Nous sommes en dégringolade dans tous les classements internationaux. Je pense que la priorité, ce n
'est
pas de mettre un ministre qui fait de la politique politicienne, c'est de mettre un ministre qui apprend à lire à nos enfants.
Projet de loi sur le pouvoir d'achat qui va être donc adopté au Conseil des ministres dans les prochains jours, va proposer la prolongation du bouclier tarifaire qui bloque les prix du gaz à leur niveau d'octobre 2021 jusqu'à la fin de
l
'année, la prolongation aussi de la remise de 18 centimes par litre de carburant jusqu'à la fin du mois d'août, un gel des loyers qui ne pourront pas être augmentés de plus de 3,5% par an, une augmentation de 3,5% des APL, la prolongation aussi à l'identique des aides à l'embauche d'apprentis ou encore la hausse d'exonération pour la prime transport. Est-ce que vous pourriez voter en faveur de ces mesures ?
Sûrement pas un projet qui est un projet comment dire, nettement insuffisant qui en fait est un leurre. Parce que toutes ces mesures,
ce
n'est même pas la compensation de l'inflation. Donc c'est mensonger. Vous
parlez du prix de l'essence. Attendez, 1,50€ par litre.
Oui, c'est ce que revendiquent les
LR, les Républicains. 1,50€
par an.
Oui. C'est faisable ? C'est faisable, oui. Je vous renvoie au livre que j'ai écrit Où va le pognon. Je suis le seul pendant cette campagne présidentielle qui a osé parler des dépenses, des gaspillages. Je pense qu'il faut faire plus pour sauver le pouvoir d'achat des Français qui n'en peuvent plus. 35
à 50 milliards.
Mais ça ne
veut
rien dire 35 à 50 milliards là. Puisque, n'oubliez pas que le gouvernement engrange grâce à l'inflation plus de 50 milliards. Donc en fait, c'est un jeu de passe-passe. C'est de la communication. Et les Français, elles savent bien. Les Français,
vous savez, ils font leur plein. Vous êtes en train de faire de la
communication
?
Non, ils font leur plein tous les jours.
Ils
ne peuvent plus vivre.
Il
y
a
des millions de Français qui ne vont pas partir en vacances parce qu'ils ne peuvent pas remplir le plein pour aller
sur leur lieu de vacances. Il y a
plus de Français qui partent en
vacances cette année que les années précédentes. Peut-être de ceux qui sont favorisés. Mais en attendant, moi je vois les classes populaires de ma circonscription et les gens qui bossent, ils n
'y
arrivent plus. Ils n'y arrivent plus. Et si les entreprises ont tant de difficultés à trouver de la main d'œuvre, c'est parce qu'il y a un moment, vous ne pouvez plus prendre votre voiture pour aller travailler. Quand vous habitez la Creuse et que vous avez 50 km à faire et que vous faites un plein par semaine et que vous êtes au SMIC, vous n'y arrivez plus. Donc, expliquez-moi pourquoi dans d'autres pays européens, l'essence est moins chère. Parce qu
'il
n
'y a
pas autant de
taxes. Elle n'est pas vraiment
moins chère.
Allez voir en Espagne. Quand
on regarde précisément ce qui
se passe, c'est pas vraiment moins cher.
Les taxes, les taxes, ce que gagne le gouvernement avec l'accroissement du prix de l'essence, il le rend avec les 18 centimes. C'est une opération quasi blanche. Donc, moi je vous le dis, les LR républicains, le Rassemblement national, la France insoumise, on est tous d'accord sur le fait qu'il faut, pas seulement pour faire plaisir aux Français,
mais
pour permettre à la machine économique de perdurer.
Ce
que vous répondez à le maire, il dit, nous ce qu
'on
va faire, parce que la mesure sera précisée dans les jours et les semaines qui viennent, on va favoriser, on va aider les gens qui vont travailler, qui ont besoin de leur voiture pour travailler. Et
vous savez comment il veut le faire
? Avec
le barème kilométrique sur les impôts. Mais M. le maire ne sait pas... Il n
'a pas
encore expliqué
comment
il veut le faire. Ça va être précisé. Et M. le
maire ne sait pas que la plupart des gens qui ne peuvent pas remplir leur voiture ne payent pas d'impôts. Vous savez combien il y a eu de députés RN dans le département de M. le maire
?
Tous, pratiquement. Voilà. Je sais.
Alors, est-ce qu'il y a
un moment
où ces gens... Y compris dans deux circonscriptions.
Oui. Est-ce qu'il
y a
un moment où ces gens qui nous gouvernent complètement déconnectés de toute réalité, qui vivent sur un nuage, vont redescendre sur Terre ? Ils ont eu un avertissement aux législatives. Alors, vous savez, moi je ne me réjouis pas du blocage, mais je dis très clairement que si c'est pour nous enfumer un peu plus avec de fausses mesures
qui
ne traitent pas les problèmes de la France... Ça se finira dans la rue
?
Ça se finira par un blocage. Soit une dissolution avec le même résultat et c
'est
le président qui devra partir.
C
'est déjà arrivé dans l'histoire. Donc, je pense que personne
n'y a intérêt.
Personne n'y
a
intérêt. Ni le président de la République,
ni le gouvernement,
ni le gouvernement, non, sous la Troisième République,
vous
vous souvenez, c
'est le
premier président, c'est Mac
Mahon, deuxi mois.
Oui, mais dans l'histoire,
c
'est la même chose. Est-ce que le gouvernement arrête de financer, arrête de faire de la com', arrête de faire semblant, change ses choix, il y a des économies à faire,
il
y a 20 milliards de gaspillage sur les fausses cartes vitales. Ce
chiffre a été démenti
par les experts. C'est complètement
faux.
J'ai tous les rapports.
Page 21 de mon livre, il y
a
le rapport de l'inspection des finances, de la Cour des comptes, du Sénat, de l'Assemblée, ça fait beaucoup. Entre 20 et 50 milliards, j'ai pris le chiffre le plus faible. Il y a le coût de l'immigration, il y a le coût de
l
'Union européenne,
il
y a beaucoup d'argent à récupérer pour le rendre à la France qui travaille. Je veux qu'on récompense la France qui travaille. Vous savez, si les entreprises ne trouvent pas de salariés,
c
'est parce que les impôts, les charges, sont trop élevés
et
la machine économique est en train de se bloquer.
Il
y a urgence à récompenser le travail. Et
arrêter de
faire semblant.
Le tout dans un contexte de guerre en Ukraine. Emmanuel Macron a parlé des profiteurs de la guerre, de cette guerre, que ce soit dans le domaine énergétique ou alimentaire.
Est
-ce qu'il faut les taxer et comment
?
Ce qu'il faut,
c
'est que quand il y a des très fortes augmentations, on le voit sur l'essence, le surplus de gains,
il
ne
s
'agit pas de léser des entreprises, d'ailleurs de belles entreprises comme Total. Total est une très belle entreprise et je n'ai rien contre Total. En revanche, il est normal qu'on écrète comme l'a fait Boris Johnson en Angleterre, au-delà d'un niveau de profit, il est normal que Total ait du profit pour investir. C'est une entreprise privée. Il ne s'agit pas dans mon esprit de casser Total. Je ne suis pas LFI. Il s'agit de trouver un juste milieu pour que le surplus de profit revienne au budget de l'État pour alléger la facture de
carburant. Tout le
surplus de
profit. Le surplus de
profit lié à la hausse du prix. Oui. C'est tout. Mais ça peut rapporter combien d'après vous ? 3, 4, 4,
5
milliards.
Il
faut voir les profits
totales. Et dans le domaine
alimentaire
? Dans
le domaine alimentaire, il faut regarder au cas par cas. Mais ça, c'est tout à fait jouable. Par exemple, ces mesures pourraient financer la proposition que j'ai faite, notamment proposition de loi. J'avais fait sur 20 produits de première nécessité, les couches, le dentifrice, des choses comme ça où je mettais une TVA à zéro qui permettait de soulager les Français les plus modestes.
On
n'a pas intérêt à avoir une cassure sociale.
Il
faut rassembler les Français, il faut aider les entreprises qui produisent en France, relocaliser, et puis il faut s'occuper de la sécurité et de l'école
et de l'hôpital. La guerre en Ukraine, qu'est-ce que vous proposez pour contrecarrer les effets de la guerre en Ukraine et des sanctions contre la Russie ? Écoutez,
ces sanctions, elles se retournent contre nous. Oui. C'est complètement aberrant.
Je
l'ai toujours dit. Les sanctions contre les oligarques, oui, financières, bien sûr. Les sanctions qui se retournent contre l'Europe,
qui
font qu'on achète du gaz, du gaz aux États-Unis, beaucoup plus cher, qui fait sauter la planète en termes environnemental, ou du haut cathare qui ne paraît pas un modèle des droits de l'homme. Je ne vois pas l'intérêt. On se prépare un hiver explosif parce qu'on n'a rien vu sur l'augmentation du prix du gaz. On nous dit, on le plafonne. Vous oubliez une chose fondamentale. Ce n
'est
pas pour les copropriétés. Donc moi, j'ai dans ma ville toutes les copropriétés, les HLM, qui vont voir une explosion effrayante du prix du gaz. Tout ça parce qu'on n'a pas pu régler de manière diplomatique un conflit ancien. Je connais par cœur ce conflit. Je suis membre de la commission des affaires étrangères depuis dix ans. Les accords de Minsk n'ont pas été respectés, autant par l'Ukraine que par la Russie.
Et
je dis, et je maintiens, et je persiste, et je signe que la politique folle
des
États-Unis, suivie par Mme von der Leyen, est en train de ruiner l'Europe. va nous coûter très cher, alors je suis persuadé qu'il y a une voie de paix possible.
Est-ce que vous faites partie de ceux qui disent, et qui pensent que Poutine prenne l'Ukraine et qu
'on
en finisse ?
Je n
'ai
jamais dit ça. Non, mais c'est une question que je vous pose. En revanche, j'ai toujours dit que le Donbass devait avoir un statut particulier. Et si on m'avait écouté et on avait fait respecter les accords de Minsk, je remarque d'ailleurs que c'était la position de certains pays comme Israël, je suis absolument certain qu'on pouvait éviter cela. Et en tout cas, je suis hostile à la livraison des
armes. Je
suis
très
hostile à cette politique de surenchère qui va nous coûter une fortune. Et je vais vous dire une chose.
Le
vrai défi,
il
est au Moyen-Orient avec Daesh
qui
reprend du poil de la bête.
Le
vrai défi, il est au Sahel où les djihadistes sont en train de s'emparer de l'Afrique avec la Chine d'ailleurs et la Russie qui va apparaître comme le rempart.
Et
dans cette affaire, géopolitiquement, nous sommes en train, l'Occident, de se mettre en minorité,
de
pousser dans les bras de la Chine la Russie et l'Afrique. L'Europe est en train de s'affaiblir
et
je pense que c'est une très grave erreur géopolitique. Alors,
vous
dites l'Europe... Alors, je vous le dis, je le dis aux auditeurs,
on
se trompe de combat. Vous
dites
l'Europe
est en train de s'affaiblir.
Durablement.
Est-ce que cette guerre ne marque pas pourtant la naissance d'une nation de la nation européenne ? Rien du tout. Et d'une Europe
de la défense ? Non, rien du tout. La défense américaine, oui. La Magne qui achète des avions américains et la fin, au contraire, d'une idée de l'Europe de la défense. C'est une vassalisation de l'Union européenne extrêmement dangereuse.
par
la Russie par
la Russie ou
les États-Unis ? Par les États-Unis. C'est une folie géopolitique pour les États-Unis aussi qui sont en train de basculer, faire basculer l'ensemble des pays hors Occident vers la Chine.
Et
si on prend, on regarde avec un peu plus de recul ce qui se passe, c'est extrêmement dangereux. Alors, je ne dis pas qu'il faut tous aider à Poutine, loin de là. Je dis qu'il faut, au contraire, maintenant, offrir une porte de sortie à Poutine diplomatique. c'est-à-dire demander le plan de paix que j'avais proposé dès le départ qui était autonomie constitutionnelle du Donbass avec un statut d'autonomie, neutralité militaire de l'Ukraine, s'engager pour que l'Ukraine n'appartienne jamais à l'OTAN
et
retrait des troupes russes. Je pense que Poutine est très affaibli aussi parce qu'il a commis une très grave erreur, une faute. Laquelle ? La faute d'envahir l'Ukraine. Alors,
il y
a cette
grave
erreur. qui est le responsable. Il
y a cette grave erreur. Il
y a aussi le fait que l'armée russe martyrisse, massacre, viole des civils. Est-ce que Poutine ne se comporte pas en barbare,
Nicolas
Dupont-Aignot ? Je ne dirais pas ça parce
que la
division Azov avec des croix gammées de l'Ukraine, ce n
'est
pas ma tasse de thé.
Je vous parle
très bien, je comprends ce que
vous dites. Mais
est-ce que Poutine ne se comporte pas en barbare ? Qu
'il y ait des atrocités, des deux côtés,
il
y en a. Mais qu'on arrête de faire croire qu
'il y a que la russe... Alors,
attendez, vous dites entre l'armée ukrainienne et l'armée russe, c'est pareil
? Blanc-bonnet, bonnet blanc, c'est pareil ? Les Ukrainiens massacrent des russes, des civils russes ? Vous
savez, une guerre quasi-civile. Non,
c
'est une guerre civile d'un côté,
l'armée russe attaque les civils,
mais pas de l'autre côté.
C'est
une guerre quasi
-civile. Qu
'est-ce que vous
entendez par là
?
La guerre d'Espagne a été atroce.
Non, mais là, on parle de l
'Ukraine.
Mais
je vous dis que l'Ukraine était une province russe pendant trois siècles, une partie de l'Ukraine.
Que
l'Ukraine est devenue indépendante récemment.
Que
l'Ukraine doit rester indépendante. Pour autant, il y
a
un conflit territorial sur le Donbass. On est en train
de
ruiner l'Europe,
de
créer une crise de famine mondiale qui aura des conséquences extravagantes
si
l'Afrique du Nord ne peut plus se nourrir sur
l
'immigration en France. Quand vous dites « on », c'est qui ? Les dirigeants actuels. M. Biden, M. Macron, Mme von der Leyen,
M. Poutine, M.
Poutine aussi. Mais je n'enlève rien de la responsabilité de M. Poutine.
Je dis simplement que les dirigeants occidentaux ont les mêmes
responsabilités que Poutine.
Non. L'agresseur, c'est Poutine. Mais les dirigeants occidentaux tombent dans un piège mortel pour l'Europe. Et je vous le dis, les dirigeants d'aujourd'hui paieront très cher parce que c'est le peuple français qui va le payer.
Il
va le payer en perte de pouvoir d'achat, en crise économique et peut-être en crise alimentaire et migratoire. Et moi, je n'ai pas envie de voir une crise migratoire dramatique venir d'Afrique du Nord. Je n'ai pas envie de voir le Moyen-Orient à feu et à sang. Je n'ai pas envie de voir l'Afrique partir du côté russe ou chinois. Et dans la vie, M. Aziza, ce qu'on attend d'un homme d'État, c'est de ne pas réagir en fonction de la télévision et de l'émotion, c'est de réagir en regardant un peu plus loin que le bout de son nez. Je ne dis pas que Poutine a eu raison. Je dis qu'il faut offrir une porte de sortie diplomatique au plus vite.
Car nous aurons besoin de la Russie si nous voulons peser dans le monde face à la Chine, face à l'Afrique et face aux États-Unis. Et
je
sais que ça ne plaît pas ce que je dis, mais je demande à ceux qui m'écoutent d'y réfléchir.
Alors j'ai retrouvé une déclaration que vous avez faite le 6 février 2017. C'était sur RFI. Il n
'y
a qu'un chef d'État dans le monde, c'est Vladimir Poutine. Oui,
je l'ai dit à l'époque. Ne le retirez pas de son contexte, cette déclaration.
Vous
savez quand je l'ai dit
? Ça paraît comme une fascination vis-à-vis de Poutine. Est-ce que vous
l'assumez
toujours ?
J'assume cette phrase que j'ai dit dans un contexte. Reprenez la bande entière. Vous savez de quoi il s'agissait ? Allez-y. C'est quand les Occidentaux ne combattaient pas Daesh. Ils préféraient combattre Assad que Daesh. Et qui a tué sur les trottoirs de Paris ? Le Bataclan. C'était Daesh. Et qu'est-ce que j'ai dit à l'époque ? J'ai dit juste que Poutine était un chef d'État parce que c'est le seul qui est allé combattre Daesh. Et aujourd'hui,
vous
dites quoi de
lui
? Mais je ne dis pas ça, bien sûr. Mais ne retirez pas les phrases des contextes. Et je peux vous dire que s'il n
'y
avait pas eu Poutine au Moyen-Orient, nous aurions peut-être Daesh qui arrive aux portes d'Israël et partout. Alors, attention au schéma simpliste. La politique étrangère, c'est une affaire trop sérieuse pour être laissée à l'émotion, à la télévision, aux simplifications abusives.
Alors, on revient en France avec l'autre texte qui sera au menu de la session extraordinaire, c'est-à-dire le projet de loi sanitaire permettant le maintien de mesures de freinage face au Covid. Un projet de loi qui va être examiné à l'Assemblée à partir du 11 juillet dans un contexte de nouvelles vagues éventuelles de l'épidémie. Cette fois-ci, est-ce que vous allez écouter les médecins qui considèrent qu'il est nécessaire d'en passer par là pour inviter un nouveau rebond de l'épidémie et donc de nouveaux morts dans les semaines et les mois qui viennent
? Alors,
je vais vous dire très clairement. Avant les élections, il n'y
a
pas de vagues. Après les élections, il y en a. C'est très curieux. Pourquoi c'est fabriqué par le pouvoir ? Ce n'est pas fabriqué. Je remarque qu'il y a des vagues successives comme je l'ai toujours dit. Ce n
'est
pas le pouvoir qui fait la médecine
ou qui fait
la
crise sanitaire ? Il
faut qu'on arrête. Là, je crois que les Français ne vont pas supporter... Parce
que ce n'est
pas
seulement en France, c'est partout dans le monde.
Mais bien sûr, la grande manipulation est à l'œuvre.
C'est-à-dire... C'est-à-dire
en France,
dans
les pays européens... Vous savez, des rhumes,
des virus, il y
en
a toujours eu. Ils sont par vagues, ils vont, ils viennent. Les vagues, d'ailleurs, diminuent d'intensité, heureusement, au fur et à mesure. C'est médical.
Vous
pouvez
interroger tous les médecins. C'est-à-dire quoi, la grande manipulation
est à l'œuvre ?
Ça veut dire que quand il n
'y a
pas d'élection, on ne dit pas qu'il y
a
un virus.
Et qu'après l'élection... Non, mais c'est les scientifiques
qui constatent les choses. Les scientifiques constatent qu'il y a, oui, il y a comme une virus grippale. Il y
a
des grippes, il y a des virus,
il
y
a
des rhumes. Ça passe, ça va, ça vient. Il y en a successivement. Je crois que face à cela, il faudrait s'interroger sur ce qui a été fait et améliorer ce qui doit être fait. Qu'est-ce que je demande, concrètement
? Je
demande qu'on arrête de supprimer des lits dans les hôpitaux. Emmanuel Macron en a supprimé 17 300. Je demande qu'on paye les infirmières, les aides-soignants. En Suisse, ils sont payés 2 à 3 fois plus et il y a des aides-soignantes et des infirmières. Pour ça, il faut faire des économies
sur les fausses-carts vitales. Il y a des nouveaux cas de
Covid. Bien sûr, mais je ne le nie pas. Mais il faut soigner les gens. Je demande que l'on reconnaisse
que
le vaccin n'a pas marché pour éviter la transmission. Sinon,
on
ne serait pas la 7ème
vague. Mais là,
il a marché pour éviter les morts.
On a jamais dit qui marchait pour éviter la transmission.
Le 12 juillet 2021, Emmanuel Macron est venu à la télévision en nous disant qu
'il
ne
faut
pas se vacciner pour soi, il faut se vacciner pour les autres. 12 fois plus
de transmission. Pour l'idée qu'il meurt.
Non, il faut se vacciner pour les autres, pour ne pas transmettre. C'est d'ailleurs le principe du pass sanitaire. Puisqu'on nous a expliqué que M. Véran nous disait que vous pouvez prendre le train vacciné sans masque
et
si vous n'êtes pas vacciné, vous n'avez pas le droit de prendre le train.
Vous savez que les données scientifiques évoluent avec le temps. On le savait déjà, M. le professeur
Delfessi
du
gouvernement l'avait dit dès le mois d'août.
Moi,
je lis ce qu
'il
écrit. Bon, donc ça veut dire quoi
?
Ça veut dire que le vaccin n'empêche pas la transmission. Deuxièmement, le vaccin, malheureusement, n'empêche pas les morts puisqu'il y a beaucoup de morts vaccinées, triple vaccinées, quadriple vaccinées. Ça veut dire quoi ?
Je
vous laisse le
dire, mais ce n'est
pas le cas. Ça veut dire qu'il faut 1. Arrêter avec les passes en tout genre qui ne servent à rien,
qu
'il faut laisser circuler le virus et qu'il faut protéger les gens fragiles, notamment par des masques FFP2 quand on a une faible défense immunitaire, qu'on est âgé, car il faut tout faire pour éviter des morts, qu'ils soient vaccinés ou pas vaccinés. Il faut supprimer le pass sanitaire à l'entrée des hôpitaux qui empêchent les gens d'aller à l'hôpital et qui évitent les soins. Il faut arrêter de vacciner les jeunes qui ne meurent pas du Covid et qui ont des effets secondaires.
Et il faut surtout soigner les gens malades du Covid, non pas au doliprane, mais avec des médicaments qui ont fait leur preuve comme l'Ivermectine, 76 études, le site Ivermectine sur Internet, des études les plus sérieuses en double
aveugle. Ce
qui est dénoncé par les médecins.
Par les médecins
qui
sont... Les médecins
disent que vous avez tort en disant
ça. Les médecins,
lesquels
?
Ceux
qui
sont payés par les laboratoires pharmaceutiques. Que
c'est du complotisme.
Eh bien, regardez leur conflit d'intérêt
et vous comprendrez tout. Et
hier, d'ailleurs, vous avez participé à la fin de la manifestation de Florian Philippot.
J
'ai fait un discours avec des propositions.
Florian
Philippot, anti-mesures sanitaires, anti-vax, considéré comme complotiste. Pourquoi c'est un traitement anti-sciences
?
Mais ce n
'est
pas du tout anti-sciences.
Les plus grands scientifiques mondiaux aujourd
'hui,
les plus grands scientifiques mondiaux sont pour certains d'une idée, d'autres de l
'autre.
Je lis
en tout cas. Globalement, les plus grands scientifiques considèrent
que les vaccins ont joué un rôle tout
à fait
positif. Eh bien,
moi... Évitez,
vous avez vu les
chiffres de la semaine dernière, 20 millions
de
morts en moins. Et pourquoi pas 50 ? Monsieur Delfraissy, Delfraissy, président du conseil scientifique du gouvernement,
a
dit récemment ce n'est pas un vaccin. Parce que quand vous êtes obligés de faire quatre doses, et si on suit la propagande du gouvernement à la télévision complètement mensongère, puisque ce sont des vaccins qui sont sur l'ancienne souche, d'ailleurs, il faudrait que les personnes de plus de 80 ans fassent un rappel, comme ils disent, tous les quatre mois... Toujours pas vaccinés pour vous ? Sûrement pas. Et encore moins. Et je demande aux Français de
ne pas se vacciner. Surtout pas. Pourquoi ? Surtout
les jeunes de moins
de plus. C'est ce
qui a conduit, d'ailleurs, puisque vous dites... Surtout pas. Je demande aux Français de ne pas se vacciner. C'est ce qui avait conduit à Robert Ménard de dire ici, même si je crois que c'était en janvier
2022, que vous
aviez des morts sur la conscience.
Eh bien, ce sont ceux qui vaccinent à outrance qui auront des morts sur la conscience. Ah bon ? Oui, parce que ça enlève la défense immunitaire. Et quand vous allez faire des injections tous les quatre mois ?
Et
alors ? Et alors ? Vous avez vu les effets secondaires sur les sites officiels à NSM, le site européen,
le site américain ? Quel
effet secondaire ? Les effets secondaires, notamment sur les jeunes, les myocardites, très importantes, des jeunes qui ne meurent pas du Covid. Donc, le
vaccin... Il faut réserver le vaccin,
la liberté vaccinale, pour les gens très fragiles qui estiment qu'il faut le faire. Je ne suis pas contre. Bien évidemment, je demande la liberté.
Et je
demande qu'on soigne les gens malades en
amont, de manière précoce. Et je
demande qu'il
y ait
des hôpitaux avec des médecins, des aides-soignantes. Et je demande qu'on renforce la recherche contre ces maladies. D'accord.
Au passage, plusieurs candidats issus
des... Et
ne
me faites pas passer pour pas raisonnable, je suis très raisonnable. D'accord. J'étais d'ailleurs le premier à mettre le masque à l'Assemblée quand il s'était nécessaire.
Au
passage,
plusieurs candidats, parce que vous n'étiez pas vacciné justement, plusieurs candidats issus des sphères complotistes...
Vous savez,
excusez-moi, c'est que le masque chirurgical ne sert pas à se protéger soi. Il
ne
sert à rien.
Il sert à
éviter d'envoyer... Et vous savez que si vous voulez vous protéger,
vous,
et c'est ce que j'ai demandé. Parce que ce qui est paradoxal, c'est qu'on m'accuse, monsieur Aziza, on m'accuse d'inconscience, je suis le plus prudent. C'est que je dis à une personne âgée, une personne fragile, parce que vous avez des morts aujourd'hui, quadruple vaccinés dans les hôpitaux. Oui, en faible immunité. Et ceux-là, il faut
les
protéger. Et je leur dis, mettez un masque FFPD.
On arrive
à la fin de l'émission, trois
questions. Ce que font les Italiens, très bien. Au
passage, puisque vous parlez...
Vous voyez, ce n'est pas si blanc et noir. Au
passage, plusieurs candidats issus des sphères complotistes anti
-vaccins
avaient tenté leur chance aux élections législatives. Il s'agissait notamment de Martin Vaughner, de Florian Philippot. Laissez-moi finir la question de Francis Lalland ou encore du gilet jaune Olive Olive. Tous ont échoué à passer la barre des 6%.
En clair, on peut obtenir...
Attendez, on peut obtenir des milliers, des dizaines de milliers, des centaines de milliers de lacs sur Twitter et être totalement au décalage avec le sentiment des Français. Mais écoutez,
chacun est libre. Moi, j'ai ma position qui est une position prudente qui veut arrêter
ce
qui a échoué. Sinon,
on
ne serait pas à la septième vague.
Il n'y aurait
pas des morts encore.
C'est tout.
Et j'ai été réélu, vous
voyez.
Alors justement, vous avez été le seul élu debout de la France aux législatives après avoir échoué à la présidentielle. Vous le rappelez avec 2%, un peu plus de 2% au premier tour. Vous
savez,
à la
présidentielle, il y a 11 personnes
qui ont échoué sur
12. Oui, bien sûr. Alors que le Rassemblement national a obtenu 89 députés, dont un certain nombre de vos anciens collaborateurs. Très bien pour
eux.
En clair, vous ne serez plus à rien
?
Mais pourquoi ? Mais je défends mes idées. Vous savez, quand on est député de la nation, ça veut dire qu'on est là par la voix du peuple. Voilà. Et je suis par la voix du peuple. Ce n
'est
pas au poids, les idées, heureusement.
Vos relations avec Marie-Le Pen, elles sont totalement bloquées. Vous trouvez toujours votre allié
naturel.
pour les mois et les années à venir.
Mais
ni l'un ni l'autre. Nous avons de bonnes relations. Je me suis réjoui qu'elle ait un groupe important. Et je travaillerai avec elle comme je travaillerai aussi avec les LR qui sont clairs face à Macron. Je suis convaincu, Frédéric Aziza, que le temps viendra où il faudra rassembler tout le monde.
J
'étais un des précurseurs.
Tout le monde à droite,
vous voulez dire ? Pas à droite. Ce n
'est
pas que la droite. C'est les amoureux de la France. J'avais inventé cette expression.
Vous
savez, le pays est en grand danger. Et je me réjouis qu'il y
ait
un groupe RN. Je me réjouis que les LR anti-Macron reprennent du poil de la bête. Je suis convaincu que l'Union viendra et qu'on gouvernera le pays
le plus vite possible. Ce qui incarne
le mieux l'opposition aujourd'hui, c'est LR, c'est le Rassemblement National ou c'est la NUPES ?
Écoutez, il y a trois oppositions différentes. On verra. En attendant, moi, la seule chose qui m'importe,
c
'est de proposer aux Français un moyen rapide de sauver le pays,
de
prendre conscience de la gravité de la situation.
On
n
'a
pas parlé sécurité. Paris devient coupe-gorge et les grandes villes françaises. Il y
a
des mesures urgentes à prendre. Voilà. L'éducation, la sécurité, le pouvoir d'achat, les PME...
C'est ce que vous dites depuis au moins 20 ans et ça ne marche pas. Vous n'êtes pas entendus par les Français. Eh bien, qu
'est
-ce que vous en
savez
?
Vous savez, on progresse
et
il
y
a un moment
où
la vérité va venir et vous savez, il y a cette jeune femme là qui était un peu gauchiste, violoniste ou musicienne qui a été agressée à Paris et qui quitte la France. Vous savez, les gens vont ouvrir les yeux malheureusement. Ce qui est tragique, je veux vous dire, Frédéric Aziza, c'est qu'il faut qu
'on
soit dans la difficulté pour qu'on ouvre les yeux dans notre pays.
Voilà.
Moi, je fais mon devoir. Je propose, les Français disposent.
Merci Nicolas Dupont-Yon d'avoir répondu.
Merci à vous m'avoir invité.
Bonne fin d'après-midi
sur
Radio-J et à dimanche prochain. Merci.
Sous
-titrage ST' 501 Merci.
Nicolas Dupont-Aignan