Discours de François Fillon devant l'Assemblée des départements de France
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 85 %Attaque 10 %Défensif 5 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 88 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 9:00OuverteRéponse directe
Un quinquennat de François Fillon sera-t-il un quinquennat de décentralisation ?
- 12:00OuverteRéponse directe
Les départements sont dans une impasse financière : comment financer la RSA et la baisse des dotations ?
- 15:00FerméeRéponse directe
Souhaitez-vous conserver le mode de scrutin départemental ou l'évoluer ?
- 18:00RelanceRéponse directe
Comment concilier baisse des dotations et libre administration des collectivités ?
- 21:00OuverteRéponse directe
Pourquoi avoir abandonné l'idée de fusion des communes ?
- 24:00FerméeRéponse partielle
Les collectivités seront-elles impactées à 8% par la suppression des 500 000 postes ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:00François FillonChiffre
« 10 milliards de baisse de dotation en 3 ans »
- 7:00François FillonFait
« La baisse des dotations ne peut pas se poursuivre au rythme qu'un imposé François Hollande »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
merci monsieur le président mesdames et messieurs parmi les nombreuses échecs du quinquennat qui s'achève les réformes institutionnelles tiennent une place de choix l'absence de vision est toujours plus de complexité on caractérisé les laboration de la loi nôtre et la réforme des régions on peut y rajouter une recentralisation à rebours du processus de décentralisation dans lequel notre pays s'était inscrit depuis 5 ans des cures d'austérité sans précédentes étaient imposées aux collectivités territoriales les dotations de l'État ont été baissées brutalement et aveuglement 10 milliards de baisse de dotation en 3 ans et les départements ont été au coeur de cette baisse de ressources la réforme des régions a été bâclée elle a été faite sur un coin de table elle a été aussi brutale que dénué de sens et il ne pouvait pas en être autrement dès lors que les élus en ont été écartés la réforme des régions s'est traduite par d'immenses territoires dont on voit aujourd'hui les difficultés de gestion et dont on recherche toujours les économies qu'elle va susciter comme la loi nôtre les élus envoient tous les jours les limites et concernent constatent les lourdeurs qu'elle a entraîné vous le savez depuis longtemps je plaide pour une simplification de notre organisation du territoire autour de deux niveaux celui des communes et des communautés de communes celui des départements et des régions c'est dans cet esprit que d'être 2000 j'avais proposé la création du conseiller territorial je ne suis pas un théoricien de l'organisation territoriale Sablé-sur-Sarthe disposait d'un District Urbain dès le début des années 80 et président de la Région des Pays de la Loire j'avais eu l'audace de plaider pour le rapprochement avec la Bretagne je me souviens même d'avoir terminé mon discours au Parlement de Bretagne par une phrase en breton je suis convaincu que les exigences de simplification et les contraintes financières qui pèsent sur notre pays nous conduirons inéluctablement à cette réorganisation peut-on la conduire aujourd'hui dans le contexte que je viens d'évoquer avec les nouvelles régions avec l'exaspération des élus devant l'instabilité institutionnelle et financière qui fragilise toutes les politiques de long terme ma réponse est non d'autant que je fais le choix dans mon projet d'un choc de compétitivité qui mobilisera sans doute toutes les énergies au début du quinquennat je propose donc de changer de logique de ne plus imposer des réformes venues d'en haut mais de permettre aux territoires de s'organiser librement dans un cadre général je ne veux plus que les préfets fixes la carte des intercommunalités je ne veux plus qu'on fixe des montants des niveaux pour l'ensemble du territoire en ce qui concerne la taille de ces intercommunalités si les départements si des départements veulent fusionner pourquoi ne le font-ils pas si dans une région des élus veulent expérimenter le conseiller territorial et bien je proposerai qu'on leur donne la possibilité en réalité je souhaite faire vivre réellement la décentralisation ça ne devrait pas être une situation qui s'impose à l'acteur de terrain celui qui finance doit décider celui qui finance doit organiser comme il le souhaite le service dont il a la charge je souhaite donc mettre en place dès le début du quinquennat impact état territoire pour l'ensemble de la mandature et j'utilise un dessin le mot pacte car les relations entre l'État et les collectivités changeront de nature pour devenir partenariale ce pack doit révéler les deux principes fondamentaux de notre action la liberté et la responsabilité pour doter les collectivités de plus d'autonomie une clarification de leur rôle est indispensable et pour garantir à chaque collectivité la stabilité dont elle a besoin l'état s'engagera à travers une loi de financement pluriannuelle sur un contrat financier sur la durée du quinquennat et nous y ajouterons une forme d'article 40 pour empêcher que l'État ne puisse subrepticement ou pas surépticement d'ailleurs renvoyer de nouveau des dépenses sur les collectivités territoriales la baisse des dotations ne peut pas se poursuivre au rythme qu'un imposé François Hollande ce serait insupportable pour les collectivités quant à Emmanuel Macron sa proposition de quasi suppression de la taxe d'habitation serait catastrophique pour les finances locales nous proposons donc une baisse un rythme acceptable et négocié les collectivités doivent pouvoir être libres et responsables de décider au plus près du terrain ce qui est pertinent pour le citoyen elles doivent maîtriser les règles qui s'imposent à elle pour gérer dans le temps les mutualisations et engager les simplifications quel juge nécessaire au niveau local l'état de son côté doit s'engager à alléger fortement les contraintes qui pèsent sur les collectivités en réduisant les normes imposées ainsi que toutes les politiques transférées inutilement ou sans financement en mettant en place un système de rescrit sécurisant les élus locaux en laissant plus de liberté aux élus locaux dans la gestion de leur personnalité leur permettant d'en recruter en dehors du statut je propose enfin de revoir le dispositif de contrôle de l'égalité je veux que notre relation soit basée sur la confiance il s'agit il s'agit donc de mettre fin à la prérogative il ne s'agit pas de mettre fin à la prérogative du représentant de l'État qui doit naturellement pouvoir saisir la justice lorsque c'est nécessaire mais le rôle de l'État et le contrôle de l'égalité ne doit plus être un carcan nous devons passer d'une logique de défiance à une logique de confiance envers les élus un mot pour finir plus spécifiquement sur les départements ils sont à mes yeux plus que jamais au cœur des besoins des territoires et notamment des territoires ruraux c'est d'ailleurs la raison pour laquelle je propose qui est une grande liberté d'organisation du territoire si dans des zones très urbaines on veut fusionner des structures pourquoi pas chacun voit bien que dans les territoires ruraux l'existence des départements est absolument indispensable au maintien d'un lien social et au maintien d'une présence des services publics le département est une collectivité de proximité nécessaire garante de la cohésion du pays sa mission première est de porter des politiques social son rôle est d'aider les Français en difficulté et c'est l'échelon qui permet au territoire ruraux de ne pas être déserté par les services publics je propose dans le domaine social la mise en place d'une allocation sociale unique permettant tout à la fois la transparence et la lisibilité des aides attribuées à nos concitoyens et surtout une parfaite personnalisation et adaptation de ces aides au plus démunis cette allocation unique je souhaite évidemment que les départements en soi les gestionnaires confortant ainsi le cœur de leurs compétences et imagine qu'on aura l'occasion dans le débat d'en reparler voilà Mesdames et Messieurs ce que je voulais vous dire en introduction de ce débat je veux simplement terminer en disant qu'au fond on a essayé pendant 30 ans et avec un certain succès d'ailleurs de réorganiser le territoire par des réformes successives soit imposant des fusions des regroupements soit les incitants par des mécanismes financiers cette politique a abouti à des résultats il faut le reconnaître mais elle n'a pas été suffisamment loin parce qu'elle a généré une résistance des territoires des élus des populations et donc je pense qu'il faut maintenant inverser complètement la logique et partir de l'idée que ce sont les territoires qui vont proposer des solutions et quand je vois la rapidité avec laquelle se crée par exemple des communes nouvelles ce qui a 5 ans 10 ans ou 15 ans semblait pratiquement impossible je pense qu'en fait c'est en laissant la liberté au territoire qu'on pourra obtenir une vraie organisation et une vraie simplification merci beaucoup Monsieur le Premier Ministre cher François là la première question que je ne devais te poser au nom de la DF vous lui avez répondu de manière très claire sur la sur la stabilité du paysage institutionnel sur les modes de scrutin la répartition des compétences est-ce qu'un donc je la résume d'une manière différente est-ce qu'un quinquennat de François Fillon sera un quinquennat de décentralisation l'État se concentrant sur ces missions régaliennes et laissé assez librement les collectivités menaient l'émission quotidiennes c'est ce que j'ai essayé de dire il y a une minute en parlant d'un changement de logique la vérité c'est que j'aimerais aller plus loin j'aimerais vous proposer de franchir une nouvelle étape de la décentralisation d'affecter de revoir le financement des collectivités locales d'affecter des ressources plus stables aux collectivités locales mais j'ai fait un constat au début de mon propos on est en situation d'urgence pas seulement sur le plan de la sécurité sur le plan de la dette sur le plan de la situation économique sur le plan du chômage sur le plan de la pauvreté donc le constat le choix que je fais le choix que je propose aux Français c'est ce quinquennat on met le paquet sur le redémarrage de l'économie française on met le paquet sur l'objectif de pleine emploi on met le paquet sur l'amélioration de notre situation financière pour qu'on puisse de nouveau redresser la tête et en particulier participer à la conduite du renouveau européen qui est particulièrement aujourd'hui indispensable dans ce contexte là chaque fois qui sera possible de confier des responsabilités aux collectivités locales à condition qu'elle les accepte et que le financement soit assuré je le ferai la proposition que je fais de ne plus imposer de réforme d'en haut mais de bâtir un cadre légal qui permette aux collectivités locales de prendre des initiatives voilà il y a des départements qui veulent fusionner j'en connais au moins j'en vois je vois au moins deux présidents de Conseils départementaux en face de moi qui veulent fusionner qui le fasse si demain il y a une région qui veut essayer tester je le disais le conseiller territorial pourquoi pas dans le département du Rhône il y a des initiatives qui ont été prises un partage des responsabilités qui a été mise en oeuvre c'est très bien j'ai dit qu'on que je ne proposais pas de retoucher aux régions je considère que la manière dont elles ont été bâties est absurdes mais je pense qu'on peut pas sans arrêt changer les structures qu'on peut pas comme les Shadoks fermés des des des sièges de région les ouvriers modifier les les frontières bon maintenant si dans une région il y a une vraie volonté qui monte du terrain pour rediscuter on rediscute voilà ce que je veux c'est une relation de confiance de partenariat je veux qu'on passe des contrats ensemble des contrats équilibrés et je veux qu'on mette des règles de part et d'autre pour que personne enfin en gros pour que l'État ne puisse pas à travers ces contrats se décharger de ses responsabilités ce premier ministre les départements vous le savez sont ça a été aussi président de départements sont dans une impasse financière entre des dotations qui diminuent des charges qui augmentent et puis l'incapacité pour pas mal d'entre nous de payer convenablement le RSA la pas puisque l'État ne compense plus est-ce que dans un dans votre gouvernement qui souhaite faire des économies qui souhaitent rétablir les finances publiques est-ce que les collectivités le territoriales les départements ne sont pas mis en difficulté par de nouvelles baisses de financement et comment la location sociale unique que vous avez évoqué tout à l'heure comment peut-elle être financé comme peut-être la clé de répartition entre le financement de l'État et des collectivités alors d'abord je crois qu'il faut c'est pas agréable mais faut le dire d'entrer de jeu on doit retrouver l'équilibre des finances publiques c'est plus c'est plus un sujet c'est pas un sujet de débat théorique on est aujourd'hui pratiquement à 100% en approche la zone des 100% de du produit intérieur brut en dette c'est la zone rouge en réalité c'est la zone de l'Espagne c'est la zone du Portugal c'est la zone de l'Italie enfin toute proportion gardée cette situation n'a été supportable que parce que nous avons eu une politique extrêmement ambitieuse de la Banque centrale européenne avec des taux d'intérêt quasiment à zéro on sait bien que cette politique n'est pas éternelle on voit qu'elle commence à bouger on est absolument pas à l'abri d'une crise financière majeure et donc tous ceux qui vous disent qu'on peut éviter de réduire les dépenses publiques sont des illusionnistes ce qui vous disent qu'on peut le faire en sortant de l'euro de l'Europe et en fermant les frontières c'est pas des illusionnistes ce sont des apprentis sorciers 100 milliards grosso modo c'est la diminution de la dépense publique qui est nécessaire pour à la fin du quinquennat simplement rétablir l'équilibre des comptes et commencer seulement dans cinq ans à réduire la dette c'est une somme d'ailleurs un montant qui n'est pas si considérable quand on y réfléchit bien ramener au 1200 milliards de dépenses publiques dans vos collectivités dans n'importe quelle entreprise on est capable sur une durée de 5 ans ou un peu plus de conduire des politiques qui permettent de réduire la dépense pourquoi je vous dis ça c'est parce que 100 milliards c'est pas un chiffre absurde c'est pas un chiffre qui sort de d'une imagination d'un idéologue c'est simplement ce qu'il faut pour arriver a commencé à rembourser la dette dans cinq ans donc dans ce contexte là oui les dotations continueront de baisser ce que je propose c'est que la baisse soit moindre que celle que vous venez de connaître grosso modo autour de 7 milliards et demi sur 50 ça fait à peu près 1 milliard et demi par an et qu'elle soit négociées avec des contreparties la première des contreparties c'est la réduction des contraintes c'est la mise en la deuxième c'est la mise en place de cet article 40 qui permet d'éviter que l'État ne continue à vous transférer des charges je prends l'exemple des rythmes scolaires vous allez me dire ça vous concerne pas si ça vous concerne parce que vous avez des transports scolaires et que à travers les transports scolaires vous avez été impactés par cette réforme moi je veux la supprimer je veux laisser au collectivités locales la plus grande liberté de faire ou de ne pas faire dans ce domaine ensuite je propose et je sais que c'est difficile je ne propose pas que des choses faciles mais j'essaye d'être ambitieux pour l'avenir de mon pays je propose qu'on augmente le temps de travail dans le secteur privé par négociation et dans le secteur public l'augmentation du temps de travail est allée sur la durée négocier c'est la seule manière de mon point de vue de rétablir à long à moyen et long terme l'équilibre des finances publiques un peu moins de d'emploi public avec des fonctionnaires ou des contractuels qui travaillent grosso modo 39 heures c'est l'objectif que je me fixe pour la fin du quinquennat enfin je proposerai s'agissant de la location sociale unique qu'on ait une négociation avec les départements ou bien les départements prennent l'ensemble de la gestion et il faut qu'ils aient tous les outils permettant de le faire et en particulier qu'ils aient la possibilité d'avoir une forme d'autorité sur les caisses d'allocations familiales pour gérer cette nouvelle prestation je rappelle que cette nouvelle prestation c'est de l'addition de prestation existantes pour lesquelles évidemment les ressources correspondantes devront être affectées ou bien les départements estiment que c'est pas possible que c'est une situation qui est incompatible avec leur situation financière ou avec leurs objectifs c'est un débat qu'il faudra qu'on ait moi je pense que ce sont les départements qui sont les mieux placés pour gérer ses allocations cette allocation sociale unique pas pour des raisons financières mais pour des raisons de proximité pour des raisons de bon sens cette allocation je veux qu'elle soit personnalisée l'idée c'est que parce qu'elle est unique elle est personnalisée donc on peut vraiment l'adapter à la réalité des situations des personnes qu'on a en face de soi si elle est gérée trop loin si elle est gérée au niveau de l'État on sait qu'on tombera rapidement dans une forme de bureaucratie on tombera rapidement dans une forme de d'automaticité qui ne permet pas de prendre en compte les réalités donc je souhaite que ce soit les départements j'ai pas toutes les réponses ça sera un travail de négociation à conduire ensemble mais je pense qu'on peut y trouver beaucoup d'avantages et pour les départements sur le plan financier et surtout pour les personnes les plus démunies merci beaucoup pour le groupe droite en train indépendance c'est son président a mis sénateur Benoît hurric qui vous interroge et ensuite pour le groupe de gauche ce sera Matthieu Klein qui se prépare Benoît chère François vous avez entendu avec beaucoup d'attention le mode de désignation des élus départementaux a fait l'objet de nombreux débats vous avez apporté un certain nombre d'explications très concrètement et dans les délais que vous avez mis en avant souhaitez-vous conserver ce mode scrutin ou éventuellement le faire évoluer avec différentes modalités dont celle du conseiller territorial je vous ai répondu je propose qu'on ne touche à rien pendant les 5 ans qui viennent merci de l'Europe ça veut pas dire qu'il y a pas des réformes et je le propose à la fois pour les collectivités et pour les grandes réformes institutionnelles je ne dis pas qu'il y a pas des problèmes institutionnels qui se posent dans notre pays et qui ne serait pas nécessaire de revoir un certain nombre d'équilibres je dis simplement qu'on peut pas faire en même temps les efforts et les réformes nécessaires pour faire redémarrer l'économie pour nous remettre à niveau pour atteindre le plein emploi ce qui est la priorité ce qui doit être notre priorité et en même temps conduire des réformes institutionnelles je nous connais si on fait des réformes institutionnelles ça va nous passionner nous les responsables politiques et les élus et pendant qu'on fera des réformes institutionnelles on s'occupera pas du reste voilà en plus le reste c'est difficile ça demande beaucoup de persuasion ça demande beaucoup de négociations ça demande beaucoup d'efforts donc voilà je fais un choix pragmatique ce quinquennat pour moi c'est un quinquennat de redressement économique c'est un quinquennat ou on remet les choses à leur place l'autorité de l'État le rôle des collectivités territoriales et ce sera pour mon successeur la réforme des collectivités territoriales merci Mathieu Klein est donc président du département de la Meurthe-et-Moselle il est aussi vice-président du groupe de gauche et dans les instances dirigeantes de la DF Mathieu merci Dominique monsieur Fillon bonjour vous avez rappelé à l'instant que vous en organisiez une diminution des dotations collectivités de l'ordre de 7 milliards d'euros sur les 5 prochaines années vous avez également dans votre projet prévu la diminution de 500 000 du nombre de fonctionnaires vous avez également précisé que vous n'entendiez pas revenir sur la libre administration des collectivités territoriales mais que celle-ci serait les collectivités territoires concernées au premier chef par les enjeux de ressources humaines donc la question que je veux vous poser la suivante comment rendre compatible à la fois ces exigences de diminution importante que vous évoquez avec la libre administration des collectivités et enfin je voudrais vous interroger sur la question de l'autonomie de la fiscalité des collectivités les régions bénéficient depuis quelques mois et enfin bénéficieront bientôt d'une part de TVA ce qui permet de garantir dans un point de vue la livre administration des collectivités dans une logique de décentralisation entendez-vous par exemple procédé de la même en libérant pour les conseils départementaux une part d'autonomie fiscale plus importante et en tout cas qui ne soit pas uniquement indexé sur les dotations de l'État merci sur le premier sujet 500 000 emplois publics sur grosso modo 5 millions 600 000 il y a 5 millions 600 000 emplois publics en France c'est un petit peu plus que nos voisins allemands qui ont 15 millions d'habitants de plus est-ce que nous sommes beaucoup plus heureux et beaucoup mieux gérer beaucoup mieux administrés que nos voisins j'en suis pas sûr et en tout cas je vous dis que on ne réduira pas la dépense publique sans une réduction des effectifs des fonctions publiques si on avait si on n'était pas en situation de déficit s'il y en avait pas 2200 milliards de dettes la question se poserait pas aujourd'hui elle se pose 500 000 c'est 8%.
8% sur 5 ans c'est en gros 1,6 ou 1,7% par an ils sont pas des chiffres absurdes sont pas des chiffres je sais qu'on les présente de façon apocalyptique on va supprimer les infirmières les policiers naturellement tous les fonctionnaires sont policiers et infirmières il y a pas de bureaucratie dans notre pays il y a pas de doublon il y a pas de problème de modernisation de l'administration à travers la numérisation les banques vont fermer leur guichet parce qu'on va gérer nos comptes sur nos portables mais ça ne concerne évidemment pas la sphère publique on voit bien que tout ça est absur qu'il faut aller dans cette direction je ne reviens pas sur l'autonomie des collectivités locales ça n'aurait aucun sens c'est totalement contraire au projet que je viens de défendre donc qu'est-ce que je vous propose je vous propose de passer des contrats ensemble de succès des objectifs de moduler les dotations en fonction aussi des efforts que les uns et les autres feront pour baisser la dépense publique de vous donner à travers la possibilité de recruter vos personnels de façon plus directe plus libre et Or de statut très contraignants de vous donner une liberté de gestion plus grande donc au fond il s'agit pas de d'agir de manière comme un caporal en disant aux collectivités locales voilà le contingent de baisse d'effectifs publics que vous devez faire et je vais vous l'imposer il s'agit d'essayer de construire ensemble un projet pour redresser notre pays et il me semble que les responsables des collectivités locales sont au premier chef concernés par l'avenir du pays et ne peuvent pas se désintéresser de la crise financière qui est en train de se profiler donc voilà c'est dans ce sens là qu'on fera ce travail et évidemment l'augmentation du temps de travail j'y reviens c'est pour moi la clé c'est la clé qui permet la diminution sur le long terme négocier c'est la clé qui permet la diminution des effectifs des effectifs publics la deuxième question je peux malheureusement pas y répondre de façon positive aujourd'hui dans l'état des finances publiques ce qui vous promet de vous affecter une recette fiscale propre et stable vous raconte des histoires ou alors ils vont s'engager dans un processus de creusement du déficit qui va conduire à une crise majeure oui il faudrait le faire oui il faudra le faire mais la priorité aujourd'hui c'est de réduire le déficit et de remettre notre pays à flot et dans ce contexte là ce serait totalement démagogique et illusoire de vous dire que je suis en mesure de vous proposer une solution dès 2017 qui permet d'affecter une fiscalité propre au département où aux autres collectivités c'est pas facile de vous répondre ça mais moi j'essaye de dire la vérité voilà et je pense que c'est mieux merci beaucoup Jean-Baptiste Fauré pour la dépêche des communes la Gazette au gouvernement on parle plus de dépêche en haut de Gazette voilà je répète la Gazette des communes des départements et des régions voilà notre hebdomadaire des collectivités territoriales monsieur Fillon vous aviez dans une interview à L'Express le 24 juin 2014 évoqué la fusion absorption des communes dans les communautés de communes vous aviez dit on passe de 36000 communes à 6000 ou 7000 communes il me semble que c'est une idée que vous avez aujourd'hui abandonnée pourquoi et j'ai une deuxième question toujours sur la fonction publique pour prolonger la question de de Monsieur Klein dans quelle mesure les collectivités seront impactés par la suppression des 500 000 postes est-ce qu'elles sont impactés à hauteur de 8% comme vous le comme vous l'évoquiez et dernière question enfin c'est toujours sur la fonction publique sur le retour au 39 heures est-ce que c'est 39 heures seront payées 37 38 39 alors la première question on voit que vous l'aviez préparé avant de m'avoir écouté puisque je vous ai répondu je vous ai répondu oui j'ai toujours défendu l'idée qu'il fallait aller vers de niveau peut être d'accord ou pas d'accord je vous dis simplement que je considère qu'aujourd'hui compte tenu des réformes qui ont été faites les grandes régions compte tenues de l'exaspération des élus devant la multiplication des changements institutionnels et compte tenu de mes priorités économiques et sociales cette réforme n'est pas possible donc je le dis avec la plus grande franchise et donc président de la République je n'engagerai pas de réforme dans ce sens et je propose de changer la logique et de laisser les territoires s'organisés et ma conviction ça prendra peut-être un peu plus de temps mais ma conviction c'est que les territoires vont s'organiser et qui aura plus de fusion de communes qu'on le croit et qui aura plus de d'expérimentation en termes d'associations de départements de fusion de départements ou dans certains cas peut-être de de fusion absorption de départements dans des régions j'en sais rien en tout cas ce que je propose c'est donner la liberté au territoire sur la deuxième question j'ai d'une certaine façon répondu en répondant à votre question je proposerai des objectifs et dans la discussion que nous aurons pour bâtir un contrat de mandature ces objectifs figurants mais c'est à vous c'est au collectivités locales de conduire leur propre politique et de voir à travers les ressources dont elles dispose si elles peuvent vraiment se passer de toute réduction d'effectifs ou si elle ne le peuvent pas et ma conviction c'est évidemment quels sont contraintes de le faire et d'ailleurs beaucoup le font en réalité et beaucoup de collectivités y compris sans doute celles qui sont représentées ici ont déjà fait des baisses défectives de l'ordre de ce que je propose dans la durée d'un mandat ce qui montre d'ailleurs que c'est absolument pas impossible la clé c'est l'augmentation du temps de travail d'ailleurs je pense que chacun devrait comprendre que pour sortir un pays qui est en grande difficulté avec 2200 milliards de dettes qui va tout droit vers la crise financière il n'y a pas d'autres solutions à un moment donné que dire allez on se retrouve un peu les manches on fait un tout petit effort supplémentaire et on va sortir le pays des difficultés j'ajoute que on n'est pas seul au milieu de l'océan on vit dans un continent européen ou nous sommes les seuls à avoir adopté la politique de baisse du temps de travail autoritaire en tout cas qui est la nôtre alors vous me dites 39 heures payées combien c'est la négociation qui sera conduite avec les personnels il y a aujourd'hui des questions qui se posent en termes de perspective de carrière il y a des questions qui se posent en termes d'organisation du travail qu'est-ce que j'allais dire vous proposer ou nous proposons aux fonctionnaires de notre pays aujourd'hui 0 augmentation de salaire pour les 10 ans qui viennent voilà c'est ça la vérité c'est ça le la politique qui est conduite en ce moment c'est la politique que j'ai conduite c'est la politique que conduit le gouvernement à cause des difficultés économiques et financières qui sont les nôtres vous pensez qu'on peut continuer longtemps à gérer presque 6 millions de personnes en leur disant vous aurez zéro augmentation de salaire et vous aurez pas de perspective de carrière si on veut sortir de cet impasse et ben il faut accepter de se mettre autour d'une table de discuter de discuter d'augmentation de temps de travail de discuter de perspective de carrière de discuter d'augmentation de salaire et on arrivera bien à trouver un accord en tout cas c'est l'objectif que je me suis fixé ce premier ministre vous avez été rapide dans vos réponses donc ça vous donne droit à un temps de parole supplémentaire je pense que ça ferait plaisir à nos amis ultramarins d'avoir votre regard sur les collectivités d'outre-mer ou les avaient connues à visiter quel est votre regard dans dans la France du XXIe siècle sur l'organisation ultramarine j'étais à la Réunion il y a quelques semaines je salue la présidente du conseil départemental et j'ai indiqué que s'il y avait des territoires qui avaient encore plus besoin de stabilité que les autres c'est bien cela et donc je ne propose pas de Big Bang de l'organisation territoriale outre-mer j'ai même pris un engagement qui va totalement contre l'ensemble du projet que je propose puisque j'ai dit qu'on ne toucherait pas au niche fiscale outre-mer c'est d'ailleurs la raison pour laquelle je vais arrêter de voyager pour ne pas promettre de maintien d'autres niches fiscales parce que je pense qu'on devrait supprimer les niches fiscales mais l'outre-mer est dans une situation de telle tension de telle précarité que tout changement brutaux notamment sur ces questions là déstabiliserait complètement l'outre-mer la deuxième chose que je propose c'est que l'outre-mer soit inscrit dans une autre perspective et soit associée à une politique maritime à une politique de de comment dirais-je de pas seulement une politique maritime en termes de transport je parle là au plus grand spécialiste de transport que je connaisse et Dominique Bussereau mais à une politique de gestion de la ressource que représente la zone économique de notre pays on est la deuxième on a la deuxième zone économique du monde grâce à nos départements à nos à nos à nos territoires ultramarins mon objectif ce serait dans une seule structure gouvernementale d'associer cette économie bleue et la gestion des territoires ultramarins merci beaucoup Monsieur le Premier Ministre merci cher François de ces réponses nous allons vous raccompagner en vous remerciant beaucoup [Applaudissements]