David Ros : « Il y a une déception d’un électorat qui pense que la solution est l’extrême droite »
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Et puis on en parlera avec vous David Ross. Bonjour, merci d'être là sénateur socialiste de l'Essonne. Comment vous réagissez à ce retour de la guerre des courants au PS Olivier Faure peut-il se maintenir ?
Vous nous direz ce que vous en pensez dans quelques instants. Et puis à la une de nos régions justement, on ira faire le point sur les enseignements de ces municipales dans les Outre-mer. Et puis vous allez voir, les élections c'est pas tout à fait fini, place au troisième tour et on va aller à Lyon.
Le camp de Jean-Michel Aulas n'a pas gagné la ville mais a remporté la métropole hier. Véronique Sarcelli a été élue à sa tête. On ira justement voir ce qu'en pense le le sénateur LR François-Noël Buffet.
Voilà pour le programme, on est ensemble pendant une heure et demie. Bonjour chez vous. – Et on commence avec les repères de l'actualité.
Bonjour Stéphane Duguay. – Bonjour Auriane, bonjour à tous. – A la une de ce vendredi 27 mars, Donald Trump qui repousse l'ultimatum qu'il a posé à l'Iran. – Oui, un nouveau report de 10 jours, cette fois avant.
Menace-t-il de frapper le secteur énergétique iranien ? Le président américain assure que les discussions se passent très bien avec l'Iran, dit-il, mais que l'opération militaire avance et finira bientôt. On l écoute.
Nous estimons que cela prendrait environ 4 à 6 semaines pour accomplir notre mission, alors que nous en sommes déjà au 26e jour. Nous sommes donc extrêmement en avant sur le calendrier prévu. Le régime iranien reconnaît désormais qu'il a subi une défaite décisive.
Son chef de la diplomatie, Marco Rubio, est en France aujourd'hui pour une réunion avec ses homologues du G7. Réunion qui portera notamment sur la réouverture du détroit d'Hormuz. Et dans ce contexte, en France justement, le gouvernement mobilise pour l'effort de défense.
Oui alors que la guerre au Moyen-Orient dure maintenant depuis près d'un mois. Plusieurs ministres se sont réunis hier pour Pour examiner la capacité des industriels à y répondre, on fait le point avec Céline Schmitt. Quelle capacité la France a-t-elle pour répondre à l'augmentation des besoins en munitions et en drone dans le contexte de la guerre au Moyen-Orient.
C'est l'objet de La Réunion qui s'est tenue hier à Matignon avec plusieurs ministres et responsables militaires. L'industrie de la défense et les enjeux de souveraineté auxquels on fait face aujourd'hui, il nous qui nous concerne tous et toutes. On doit donc réfléchir différemment au financement de l'effort de défense, qui nous concerne tous et toutes et qui doit aussi nous profiter à tous et à toutes.
La France est le 2e exportateur mondial d'armes. Depuis le début de la guerre au Moyen-Orient, les entreprises françaises croulent sous les demandes. Avant même l'éclatement du conflit en 2024, les pays du Proche et du Moyen-Orient ont passé plus de 2 ,4 milliards d'euros de commandes à la France.
Alors, pour faire face à cette hausse, les ministres veulent se doter de nouveaux outils. C'est le sens, d'ailleurs, de ce qu'a annoncé le Premier ministre hier avec France Munition. France Munition, c'est cette capacité à développer un outil qui permette finalement de financer, de développer, de produire.
C'est cela. France Munition, une sorte de grossiste de munitions dont l'objet L'objectif est de répondre aux besoins des armées françaises, des pays alliés et des clients à l'export, a indiqué le Premier ministre. Sébastien Lecornu a aussi annoncé mercredi un investissement de 8 ,5 milliards d'euros supplémentaires de commandes entre 2026 et 2030.
Nous allons bien sûr continuer à mobiliser tous les instruments budgétaires nécessaires pour pouvoir donner à nos armées et à notre défense les les moyens de se développer, de réaliser les investissements nécessaires dans un monde dangereux. Ce sera le cas avec l'actualisation de la loi de programmation militaire. La loi de programmation militaire actualisée sera présentée en Conseil des ministres le 8 avril.
Le Parlement européen durcit la politique migratoire de l'Union Européenne. Oui, avec l'approbation du concept de hub de retour des centres pour renvoyer des migrants en dehors des frontières de l'Union Européenne. Une Une mesure approuvée à la majorité des États membres et par les eurodéputés de droite et d'extrême droite.
Une décision saluée par Giorgia Meloni, la chef du gouvernement italien. Les obtèques de Lionel Jospin se sont déroulées hier. Hommage national rendu à l'ancien Premier ministre socialiste qui s'est éteint dimanche dernier à l'âge de 88 ans.
Emmanuel Macron a salué la mémoire d'un grand destin français. On l'écoute. Par-delà la mort, notre mémoire le hissera toujours à cette place singulière.
Un modèle pour certains, un adversaire pour quelques autres, pour tous à coup sûr. Un repère dans notre histoire et notre esprit. Et puis François Bayrou ne siègera pas au conseil municipal de Pau.
Eh oui, l'ancien premier ministre et désormais ancien maire de Pau a été battu au second tour des élections municipales la semaine dernière. Une défaite sur le fil à 344 voies près. François Bayrou ne siègera donc pas à son conseil municipal à la veille de l'installation des nouveaux élus.
Merci Stéphane. A tout de suite, vous allez nous parler du texte de David Ross dans quelques instants sur l'implantation des centres de données sur le territoire. Il est examiné cette semaine au Sénat.
Il y a des enjeux écologiques, des enjeux numériques. On va y venir dans quelques instants. On parlera évidemment également de la hausse des prix du carburant et des mesures du gouvernement.
Mais d'abord, on va regarder les unes de la presse régionale ce Ce matin, on a sélectionné trois titres. D'abord la une de la dépêche. Narcotrafic, comment la DZ mafia s'étend en 10 ans.
Cette organisation criminelle spécialisée dans le trafic de drogue a étendu son influence hors de Marseille, le gang Nous des Alliances est en rôle des jeunes trafiquants locaux pour conquérir de nouveaux points de deal. La deuxième une, c'est la Voix du Nord, davantage d'aides pour partir en colo. Les enfants qui partent en colonie de vacances notamment dans le Nord, dans le Pas-de-Calais auront des moyens renforcés via les CAF, les caisses d'allocations familiales et puis la dernière une c'est celle de Denis ce matin c'est Loana, l émotion et l'hommage à mes voisins anonymes témoignent après la mort de Loana à Nice, la chute accidentelle et privilégiée.
Quelle lune choisissez-vous, David Ross ? Écoutez, comme c'est votre dernière émission, je vais prendre une lune positive et Du vendredi ? Du vendredi, bien sûr.
Je vais prendre les colos, parce que quand j'avais 17 ans et que j'avais un job d'été, j'avais accompagné des enfants à Trouville sur une sortie à la mer et j'avais été très marqué par ces ces jeunes qui n'avaient jamais vu la mer. Et donc, c'est un souvenir du début de mon engagement associatif et politique. – Voilà, et on imagine que vous êtes satisfait du coup de ces aides et du fait que plus d'enfants puissent partir en vacances. – C'est important qu'il y ait un un petit peu leur territoire et qu'ils aient des rencontres dans ces moments-là, c'est privilégié.
On va en venir à l'actualité marquée par le conflit au Moyen-Orient et ses conséquences économiques en France. On l'a vu dans le journal, il y avait une réunion hier à Matignon sur l'économie de guerre, l'augmentation des moyens de la défense. Sébastien Lecornu qui, devant le Parlement mercredi, a annoncé une augmentation des moyens pour la production de munitions, elle est nécessaire cette économie de guerre, et est-ce qu'on est vraiment dans une économie de guerre ?
Alors oui, hélas, d'ailleurs c'est intéressant de voir que le président américain était intervenu au Venezuela pour des raisons sûrement liées au pétrole, et là avec ce qu'il fait en Iran, vous pouvez dire que c'était soit pour faire tomber le régime, finalement dans le plan d'accord de paix, ça ne fait plus partie du programme. On aurait pu se dire que c'est pour des raisons économiques et quand on voit la situation dans laquelle on est, on dit qu'il y a eu peut-être une impréparation. Donc tout ça pour dire que c'est important que la France puisse, en tant que pays, mais aussi avec l'Europe, puissent agir elles-mêmes sur des choses qu'elles considèrent justes sur la scène internationale.
Et donc nous avions une large majorité soutenu cet effort d'une économie qui serait tournée davantage vers des capacités militaire indépendante. Les conséquences, elles sont énergétiques. Aussi, cette semaine, on a entendu Roland Lescour un temps évoquer un choc pétrolier avant de finalement revenir sur ses propos, est-ce que vous le redoutez ce choc pétrolier ?
Est-ce que vous vous comprenez ce revirement du ministre de l'économie ? Alors oui et non si j'ai envie de dire parce que en même temps il y aura un choc pétrolier en revanche c'est peut-être pas de même nature que le choc pétrolier qu'on a tous en tête de 1973 parce que l'économie notamment français n'est plus liée la même façon dépendante au pétrole qu'elle l'était en 73 il y a eu un mix énergétique qui permet d'y faire face ce qui est dommage c'est cette communication un peu en panique où on annonce des choses ensuite on repart dans l'autre sens et donc c'est important je pense d'être très clair et de donner beaucoup de critères de compréhension et d'évaluation dans ces périodes sensibles on va le voir dans quelques instants on va aller dans nos régions où la hausse des prix du carburant inquiète on a entendu hier matin le même Roland Lescure le ministre de l'économie promettre des mesures ciblées dans les prochains jours ça vous rassure ça vous convient alors la démarche est la bonne ce que c'est celle que nous avions demandé des aides ciblées et efficaces après il faut d'abord préciser est-ce que c'est pour certains professionnels est ce que c'est pour les ménages qui sont le plus en souffrance et donc il est important de là encore tout mettre sur la table de manière à pouvoir partager les décisions et les prioriser parce que vous parliez tout à l'heure d'économie de guerre, il va falloir dans les budgets faire des choix. Autant nous avions soutenu cet effort de guerre, il va falloir le mettre aussi en vis-à-vis de ce qui sera fait pour aider aussi l'économie au quotidien.
Et on va aller justement dans nos et on va aller à la rencontre des transporteurs routiers. Oui, bonjour. Notamment un transporteur à Guégnon, un gros transporteur de mille véhicules et qui nous dit effectivement en un mois son budget a été dépassé de 600 mille euros budget supplémentaire des transports scolaires aussi un gros transport scolaire sur feront sur saune 220 véhicules et nous ça se situe à quelques milliers d'euros par jour en supplément donc oui le délégué régional de la fédération nationale des transports nous dit aussi que deux entreprises sont à l'arrêt du côté du journal et de la Côte d'Or.
Donc, ils font le constat qu'ils sont dans le rouge et c'est d'un jour à l'autre que la facture grimpe. Emmanuel, on entend votre récit le constat. Vous avez une question pour le sénateur David Ross ?
La question c'est peut-être quoi qu'il en coûte, est-ce que l'État effectivement doit baisser sa part de taxes pour les carburants et comment aider les transporteurs routiers, bien qu'ils aient aussi un correcteur sur des factures par rapport à leurs fournisseurs. – David Ross. – C'est ce qu'on évoquait tout à l'heure, il y a différentes modalités entre les taxes, la TVA, les taxes flottantes.
Il y a aussi la capacité de mettre davantage de réserves sur le marché pour tenir les prix. Donc c'est des choses qui sont à l'étude. Ce qui est évident, c'est que dans les prochaines semaines, il y a des décisions qui doivent être prises pour permettre justement cette économie de fonctionner.
Et puis, il ne faut pas oublier que les décalages pour les ménages se fera aussi dans plusieurs mois puisque ceux qui sont chauffés au gaz, pour l'instant, ils ont des prix fixes. Ce ne sera pas le cas à la rentrée après l'été. Et donc, il va falloir aussi anticiper cela.
Donc, il y a des marges de manœuvre. Elles ne sont pas infinies. Et donc, il va falloir les cibler au regard de la durée aussi du conflit qui pourrait se révéler.
Mais qu'est-ce que vous attendez des mesures d'Europe Le Parti Socialiste demande un chèque énergie Compte tenu des marges budgétaires On a le moyen de faire des chèques énergie ? C'est à mettre en vis-à-vis avec l'effort de cette économie de guerre Nous on veut bien qu'il y ait cet effort là, mais il ne faut pas que ce soit au détriment de la situation d'urgence dans laquelle on est actuellement. Et donc, il faut...
Moi, ma première étape, c'est que nous mettions clairement les éléments sur la table, en toute transparence, avec le Parlement, de manière à pouvoir prendre les bonnes décisions. Mais il faudra qu'il y ait un acte, il y aura un acte, mais il ne faut pas qu'il soit fait à la va-vite sans tenir compte de son efficacité dans la durée. Merci Emmanuel Boulon, merci beaucoup d'avoir été avec nous, Emmanuel, du journal de Saône et Loire.
On regarde la une, pris du carburant, des transporteurs dans le rouge. C'est à la une de votre journal. Il y a des mesures déjà qui ont été prises pour les agriculteurs, pour les pêcheurs.
Ça c'est bien de prendre ces mesures sectorielles David Ross ? C'était essentiel. C'était la première étape, tout à fait.
Et du coup ? Parce que ça a des retombées de toute façon sur le prix au quotidien. Si on ne les aidait pas, c'est finalement l'ensemble des ménages qui seraient impactés dans un effet domino.
Alors il y a les prix du carburant mais il y a les conséquences que peuvent entraîner effectivement le prolongement de cette guerre au Moyen-Orient. Est-ce que vous craignez des conséquences sur la croissance, sur le pouvoir d'achat des Français autrement que par les prix du carburant ? Oui, sur la croissance ça a été évoqué, on s'attend à 0 ,2 ou 0 ,3 d'impact sur la croissance, après tout dépend de la durée une fois encore de cette situation.
On a la chance d'avoir une inflation assez basse, on a la chance d'avoir finalement un mix énergétique par rapport à d'autres pays européens qui n'est pas exclusivement, on est à moins de 65 % au niveau du gaz dans notre mix énergétique, donc ça c'est des atouts mais il faut anticiper une fois encore les décisions et c'est vrai que quand on entend Roland Lescure qui dit c'est compliqué d'un point de vue administratif, il se dit c'est peut-être l'occasion justement de mettre ça sur la table et de simplifier. – Vous attendez un débat au Parlement là-dessus, est-ce qu'il faut que le Premier ministre vienne s'expliquer devant les parlementaires, vienne dire quelles sont ses pistes et que vous puissiez ensuite en débattre ? – Je crois que c'est essentiel et c'est même indispensable. – À quand ? – La semaine prochaine, la semaine d'après ? – Je pense le plus rapidement possible. – Le PS va le demander ? – Oui, il faut venir avec des éléments concrets.
Donc si la semaine prochaine c'est trop tôt, je sais qui était la commission des finances de l'Assemblée nationale, il a répondu à beaucoup de questions, c'est assez intéressant. On sent qu'il y a des pistes de réflexions, mais on sent que la position n'est pas encore tranchée. Donc c'est le moment aussi, évidemment, de venir au Sénat et qu'on ait ce débat-là.
On va parler justement de l'actualité du Sénat. Stéphane, le développement des data centers et des centres de données est était au cœur d'un texte examiné cette semaine dans l'hémicycle. – Oui, le vôtre David Ross que vous avez déposé en février 2025, ça remonte un peu, mais elle a été adoptée hier votre proposition de loi grâce à un compromis entre votre groupe, le groupe socialiste, la à droite, le centre et avec un avis favorable du gouvernement.
Ce texte a l'ambition de réguler l'implantation des centres de données, plus connus selon l'anglais de « data center », des mastodontes bien physiques qui permettent de stocker des données qu'on considère comme dématérialisées mais qui sont bien matérielles et qu'on voit bien dans nos paysages. Combien il y a de centres de données en France aujourd'hui Stéphane ? C'est une filière qui est en pleine croissance.
Il y a de plus en plus de centres de données en France. On en comptait 250 en 2022, mais on en compte aujourd'hui 322 répartis sur tout le territoire, mais on en est concentré surtout dans la région Île-de-France. Et s'il y en a de plus en plus, c'est surtout depuis l'annonce faite au sommet de l'intelligence artificielle par Emmanuel Macron.
C'était en février 2025, comme l'a rappelé au Sénat la ministre du Numérique. Écoutez. avec l'annonce de 109 milliards d'euros d'investissements privés, dont une part très significative dédiée aux infrastructures de calcul.
Il ne s'agit pas seulement d'annonces, il s'agit d'une véritable dynamique industrielle, structurée, assumée et pilotée. Et Stéphane, est-ce que la France accueille plus ou moins de datacenters que ses voisins ? Alors la France est le troisième pays européen en matière d'installation de centre de données on en compte donc 322 c'est moins que le royaume uni et l'allemagne qui dispose d'un peu plus de 500 data center sur leur territoire l'allemagne est en premier le royaume uni en deuxième mais l'europe reste très loin derrière des états unis qui qui compte sur son territoire 5400 centres de données.
Le rapport sur votre texte souligne quand même que la France dispose de plusieurs atouts pour accueillir des data centers, des friches industrielles, une électricité bon marché et fiable avec le nucléaire, et c'est aussi une manière d'avoir des infrastructures de données souveraines sur le territoire, ces data centers en France. Encore faut-il que ces centres soient exploités par des entreprises françaises. – Alors il y a eu un débat en séance pour savoir si ces centres de données étaient écologiquement viables ou non ?
Oui, parce que ces centres sont très demandeurs en électricité, mais aussi en eau pour les refroidir. Et en écoutant la séance, les opinions des uns et des Les autres, en écoutant les opinions des uns et des autres, on avait le sentiment qu'il y avait deux réalités qui se confrontaient. D'un côté vous aviez les chiffres donnés par la ministre qui sont aussi ceux du rapporteur.
Les data centers représenteraient 0 ,02 % de la consommation d'eau totale en France et 10 % de la consommation d 'électricité, voilà pour les chiffres. Et de l'autre côté, voilà le témoignage du sénateur communiste Fabien Guay. – Au Bourget, dans mon département, s'implante un data center qui aura une consommation électrique équivalente voire supérieure à celle de toute la ville et entraînera mécaniquement des risques d'explosion des émissions de gaz à effet de serre dans un territoire où la pollution de l'air est déjà alarmante.
En août, les risques de pollution, notamment celles liées aux liquides, de refroidissement ou aux effets amplificateurs en cas de canicule n'ont pas été suffisamment pris en compte dans le projet soumis à concertation. Alors David Ross, en séance, les écologistes ont voté contre ce texte. Ils ont fait part de beaucoup de réserves, notamment sur la consommation électrique qui pourrait tripler d'ici 2035.
C'est ce qu'a dit Daniel Michel Salmon est l'eau qui, certes, est assez faible en proportion, mais qui est de l'eau exclusivement potable. Voilà ce qu'il a dit. Est-ce que vous comprenez les réticences des écologistes sur ces aspects-là ? – Je les comprends en partie, puisque ça faisait partie de l'article 2 qui visait à encadrer l'usage de l'eau et avoir une taxe spécifique, même si les centres de données en France sont plutôt vertueux en termes de consommation d'eau par rapport à ce qui se fait en Europe.
Il se trouve que cet article 2 dans le consensus pour faire voter la loi a été retiré, a eu un vote défavorable et donc c'est pour cela qu'ils ont voté contre. Mais le reste du texte permet justement d'encadrer et d'associer les élus et par rapport à ce que disait le sénateur Fabien Guay, ça permettra justement dans les documents d'urbanisme d'être extrêmement sensibles à l'endroit où ils vont être implantés et de regarder le stress qu'on peut avoir sur l'aspect énergétique ou le stress hydraulique. Justement vous parlez de ces aspects, ces articles qui ont été supprimés et qui étaient notamment des articles sur la fiscalité de ces datacenters, est-ce que c'est un manque qu'il va falloir combler à l'avenir ?
Alors tout dépendra de ce qu'il y aura dans l'avenir. C'est-à-dire si comme c'est le cas actuellement les centres de données sont de moins en moins consommateurs d'eau, ce qui veut dire qu'ils sont de plus en plus consommateurs d'électricité, parce que pour refroidir, c'est soit de l'eau ou soit de la climatisation. Et donc de l'effet de serre, comme disait Fabien Guay.
Donc si on continuait sur cette voie-là, avec du cooling un petit peu en circuit fermé, il n'y aura pas besoin forcément de légiférer sur l'eau. En revanche, effectivement, la question électrique se reposera peut-être d'ici 10 ou 15 ans. Mais l'avantage de ce texte, c'est que ça permet déjà d'avoir une première vision et un premier regard assez critique et assez surveillé par les élus.
Donc c'est un point de départ qui permettra de suivre ça dans la durée. – On l'entendait avec le témoignage de Fabien Gué, il y a des inquiétudes des élus locaux et des inquiétudes des parlementaires. Est-ce que vous vous diriez que l'implantation de ces centres de données en France, c'est une opportunité Alors d'abord, ils vont s'installer.
Donc soit ils s'installent en Europe, soit ils s'installent en France. Il faut savoir que plus de 60 % des calculs des usages des Français sont faits en dehors de la France. Donc ça pose la question de la souveraineté.
Est-ce qu'il ne vaut mieux pas que ces calculs soient faits sur notre propre territoire, avec des opérateurs avec qui on est en confiance, notamment sur le stockage des données. Donc ça déjà c'est pour moi une nécessité. Et l'autre élément, c'est effectivement, il faut regarder sur l'aménagement du territoire, pour qu'il n'y ait pas, comme vous le disiez, cette cette concentration quasi exclusivement en Ile-de-France, qu'elle puisse aussi s'aimer sur l'ensemble du territoire national et donc d'être vigilant sur la façon dont il s'installe. – Mais qu'est-ce que ça pourrait apporter au territoire Qu'est-ce que ça apporte au territoire ?
Alors, c'est une bonne question parce que vous avez deux types de centres de données. Vous avez les hyperscale, donc les très très grands, ce qu'on appelle data center. Et puis, vous avez ce qu'on appelle les centres de données de proximité.
Des entreprises, des collectivités locales, du monde de la recherche, d'avoir à disposition un outil de calcul qui leur permet finalement d'avoir une souveraineté numérique sur leur activité. Et sur les territoires, ça apporte quoi ? Ça apporte aussi des emplois ?
Ça apporte du développement économique ? Qu'est-ce que ça apporte ? Ça soutient le développement économique.
En termes d'objet lui-même, ce n'est pas pourvoyeur d'énormément d'emplois, il faut être honnête, mais ça permet de stabiliser une activité économique autour de ce centre de proximité. Une dernière question parce qu'il y avait des inquiétudes sur les entreprises qui exploitent ces centres de données. Est-ce qu'elles sont françaises, est-ce qu'elles sont européennes, est-ce qu'elles sont américaines ou voire étrangères ?
Comment on fait pour attirer des entreprises françaises ? Est-ce que c'est souhaitable ou est-ce que finalement il faut laisser s'installer n'importe quelle entreprise dans ces centres de Alors dans la loi on ne peut pas donner la préférence nationale ou l'exclusivité, mais c'était bien l'objet effectivement de l'article 4 sur les questions de souveraineté nationale. Il y a beaucoup d'acteurs français qui sont tout à fait compétents.
Il faut s'assurer qu'ils ne soient pas pénalisé lorsque vous avez un acteur français qui choisit de venir s'installer sur une friche industrielle donc qu'il fait l'effort il faut pas que les normes administratives le frein ou le pénalisent par rapport à notre acteur outre atlantique qui lui utilise un terrain vierge et qui qui donc va plus vite. On va terminer par l'actualité politique et les suites de ces municipales qui se sont donc terminées dimanche dernier, mais on a vu toute la semaine des répliques sismiques, notamment du Avant de parler de votre parti, hier Emmanuel Macron, c'est une info du Figaro, a condamné les heurts dans les mairies LFI. On a vu lors de l'élection de nouveaux maires des maires sortants qui étaient qui étaient insultés.
Pas que dans des mairies, la France insoumise d'ailleurs. Emmanuel Macron dit « il n'y a pas de sédition possible dans les communes de la République ». Est-ce que vous dites la même chose ? – Complètement, c'est insupportable.
Surtout lorsqu'on s'est engagé, je pense à Hélène Lufroy, quand on s'est engagé pendant des années pour sa ville, qu'il y a un choix démocratique et qu'en plus de manière tout à fait fière, on l'accepte. On ne peut pas être traité comme elle a été traitée. – Ça dit quoi de la manière dont on traité nos élus de la société ? – Ça dit qu'il y a une réalité, on le voit même quand on est maire.
Il y a une violence et il y a une non-retenue de plus en plus des citoyens. Et donc, il y a une cocotte minute à retardement. Mais ça, on le sens tous les jours dans la société.
Quand je prends le RER, on voit des situations où les gens montent en tour très vite et il y a de moins en moins ce vivre-ensemble et ce lien social. Vous craignez pour l'engagement des élus quand vous dites qu'au code minute à retardement, ça peut freiner certaines personnes dans l'engagement local. C'est-à-dire que les gens n'auront plus envie d'être maires vu ce qui se passe ? – Je vous rappelle que vous avez tout à fait raison, que sur le mandat précédent, à la moitié du mandat, il y avait déjà autant de démission de maire que sur tout le mandat précédent et c'est pour ça que moi je dis aussi aux présidents de la république lorsqu'on se bat pour avoir des financements pour les collectivités locales c'est pas pour avoir de l'argent c'est pour pouvoir garder ce lien social et cette efficacité sur le terrain et c'est primordial pour notre démocratie alors c'est municipal pour votre partie elles ont été marquées par un entre deux tours assez flou des alliances politiques avec la france insoumise dans plusieurs communes malgré ce qu'avait martelé la direction du parti socialiste il n'y aura plus d'alliance avec la france insoumise est ce que ça a été des erreurs politiques ou pas la vraie erreur c'est le fait de ne pas avoir fait c'est ce qui a été reproché au fameux bureau national finalement de réunions d'entre de tour, parce qu'une stratégie collective, on est une grande famille, nous démocratiques, donc vous le savez, il y a des débats animés, comme dans les familles, mais pour que on puisse bien avancer ensemble, c'est qu'il faut qu'il y ait ces débats régulièrement, sinon, effectivement, il y a des non-dits, il y a des sous-entendus et après, forcément, il y a des tensions. – Mais là c'est quoi ?
C'est Olivier Faure qui a été dépassé par ses élus locaux ou Olivier Faure qui a cautionné ces accords parce que la priorité c'était de sauver des mairies socialistes quitte à faire fi de ce qui est des engagements qui avaient été pris ? – Alors vous savez, un entre-deux tours c'est très compliqué puisque la date, le temps pour fusionner c'est quasiment… – C'est un jour et demi. – C'est un jour et demi, donc pour que ce soit efficace, c'est un jour en gros entre le le moment où vous avez le résultat du premier tour et le démarrage du second.
Et donc ça va très, très vite. C'est pour ça que c'est important d'avoir une ligne de conduite et de s'y tenir, parce que sinon ça part dans tous les sens et ensuite vous êtes juste spectateur, ce qui a été un peu le cas d'Olivier François. – Mais là on avait l'impression qu'il y en avait une, elle n'était pas si claire que Elle était claire, il n'y avait pas d'accord national avec la fille.
Alors localement, quand vous avez des petites villes, les gens se connaissent, il y a souvent des cas particuliers. Ce qui a posé problème là, c'est qu'on a eu des grandes villes. Or les grandes villes, elles sont gérées par le national, les villes de plus de 20 000 habitants à chaque fois qu'il y a des accords politiques et donc le fait qu'une ville comme Nantes pour ne pas la citer avec la numéro 2 du Parti socialiste ait fait le choix de cette fusion ça a donné finalement un relant national comme s'il y avait eu un accord politique alors que c n'était pas le cas.
Et tout le dilemme vient de là avec, et vous l'avez très bien expliqué dans votre reportage, avec Antoine Lefond l'élection présidentielle. Mais est-ce que du coup ça a été une erreur ? Est-ce que Johanna Roland a fait une erreur ?
Est-ce que François Briançon à Toulouse a fait une erreur Est-ce qu'il ne fallait pas faire ces accords ? – Alors, Joana Rolour était première. Elle a été mère sortante première. – Elle n'aurait pas dû salir à quelle fille ? – Moi je ne l'aurais pas fait.
Après, Toulouse est un peu différent parce qu'on était 3e. Donc la question c'est de savoir si on se – Et c'était une ville de conquête. – C'était une ville de conquête, donc la situation n'est pas à la main mais les gens se connaissaient de longue date alors qu'à Nantes, elle avait face à elle des gens qui ont fait la guerre à sa politique et qui en plus vont siéger dans son opposition, si j'ai bien compris si la fusion technique donc je connaissais pas parce qu'il ya les fusions techniques à les fusions technologiques et les fusions stratosphériques et les fusions antibiotiques on met à chaque fois un adjectif et pour moi il ya fusion ou pas fusion sur le cas de toulouse précisément, j'y étais pour le second tour des municipales la gauche fait son meilleur score en total de voix depuis qu'elle se présente à ses élections municipales c'est loin d'avoir suffi Jean-Luc Moudin qui est arrivé très loin devant et lui aussi fait son record de voix comment vous comprenez ce surplus de participation déjà qu'il y a eu à Toulouse et ce surplus de voix pour Jean-Luc Moudinck alors que la gauche était unie et que mathématiquement ça devait passer alors d'abord c'est le point positif parce qu'on l'a pas dit mais le premier première défaite c'est le taux de participation qui est très très bas donc le fait que sur un deuxième tour il y ait plus d'électeurs qui viennent voter ça veut dire finalement on met au débat cette fameuse question de qu'est-ce qu'on veut pour nos villes demain et quel type d'alliance et quel type de fonctionnement.
On voit très clairement et c'est le sujet nous qu'on a avec Jean-Luc Mélenchon c'est pas on n'est pas anti-mélenchon sur le principe d'anti-mélenchon ou parce qu'il a des comportements qui montrent qu'il y a un comportement antisémite notamment c'est parce qu'il y a un plafond de verre c'est à dire qu'actuellement on le voit d'ailleurs c'est une expérience c'est que sur un second tour de l'élection présidentielle si Jean-Luc Mélenchon est candidat face à l'extrême droite on sait que c'est l'extrême droite qui va gagner et moi mon engagement politique depuis tout le temps c'est ne pas voir l'extrême droite arriver au pouvoir donc il y a aussi une question de finalement de démonstration aussi de ce fameux plafond vert sauf que là l'extrême droite le rassemblement national a fait une percée dans des bastions qui étaient des bastions socialistes notamment dans le bassin minier dans le grand est est-ce que quelque part il y a une responsabilité de la gauche est-ce que c'est aussi un échec de votre part ah ben c'est sûr que lorsqu'on perd il ya un échec qu'il faut en tirer toutes les conclusions c'est un mouvement qu'on voit y arriver c'est pas il n'est pas juste récent sur ses élections municipales il ya une déception d'un électorat qui se radicalisent et qui pensent que la solution c'est l'extrême droite, c'est à nous de démontrer que ce n'est pas le cas. Sur la suite, la présidentielle, vous l'avez dit, un bureau national assez agité, mardi soir au Parti Socialiste, est-ce qu'Olivier Faure Il peut encore rester à la tête du PS ? Pour l'instant il est issu d'un congrès où il a été élu donc il n'y a qu'un congrès qui peut lui retirer Mais il doit reconvoquer un congrès ?
Sauf s'il décide de démissionner Je ne pense pas que ce soit utile pour les Français d'assister à un nouveau congrès du Parti socialiste en revanche ce que le bureau national demande c'est qu'un changement de méthode la manière de fonctionner et notamment qui est des réunions de famille plus souvent comme ça on pourra s'engueuler ou se faire des bisous condition d'être écouté parce que quand vous demandez des votes, visiblement, ce n'est pas forcément...
Oui, mais quand on se voit plus souvent, c'est plus facile de se faire écouter que quand c'est une seule fois et que ça dure six heures. Sur la présidentielle, est-ce qu'Olivier Faure, il peut encore être votre candidat à la primaire ? Et est-ce qu'il peut encore y avoir une primaire – Alors d'abord, qu'est-ce qu'on appelle primaire ?
Parce que là encore, quand on voit, on parlait de fusion et d'alliance. Mais quand on voit un candidat, Jean-Luc Mélenchon, qui dit « Quoi qu'il se passe, il sera candidat », déjà, il n'y a pas cet effort de travail collectif. Donc ça pose la question du travail des autres, et pour moi il peut y avoir une primaire, mais si elle englobe tout le monde.
Si d'un côté vous avez Jean-Luc Mélenchon, Raphaël Glucksmann, Fabien Roussel pour le Partir Communiste, et qu'en plus il y a une autre primaire à côté, ça n'a pas de – Mais là vous n'avez pas l'impression que le PS s'est un peu décrédibilisé, est-ce que les électeurs de gauche vont encore vous croire quand vous dites pas d'alliance avec la France insoumise ? – Il faudra en tout cas être très clair et expliquer ce qui s'est passé là, s'il y a eu des scories comme on dit, des cas particulier, ce ne sera pas la tendance au niveau national. – Mais on est au-delà de la scorie, quand Olivier Faure va au 20h dire « moi je comprends ces accords », quelque part il les cautionne ? – Je ne sais pas s'il les cautionne, mais en tout cas c'est des propos qui ne donnent pas effectivement à penser qu'on n'était pas pour un accord avec LFI, donc c'est un peu dommage.
Merci David Ross, merci beaucoup d'avoir été notre invité pendant cette première demi-heure.
David Ros