Aller au contenu
Tous les transcripts
Podcast / conversationDemocratia Assas· 29 mars 2025 80 minComplaisantFond programmatiqueSolidarités & familleInstitutions & électionsÉconomie & entreprisesEnvironnement & énergie

Conférence de Clémentine Autain : réinventer l'esprit public

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 73 %Attaque 20 %Défensif 7 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 91 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 2:56OuverteRéponse directe

    Quels sont les exemples les plus marquants de dégradation des services publics ?

  • 12:00OuverteRéponse directe

    Est-ce que la France seule peut revenir sur la logique capitaliste ou faut-il une action européenne ?

  • 14:06OuverteRéponse directe

    Pensez-vous que la fiscalité peut être un levier pour financer l'esprit public ?

  • 17:32OuverteRéponse partielle

    Comment éviter que le ticket climat ne soit perçu comme une contrainte punitive pour les classes populaires ?

  • 23:01FerméeRéponse directe

    Êtes-vous favorable à une taxe sur les billets d'avion ?

  • 25:13OuverteRéponse directe

    Comment mettre en place concrètement la sécurité sociale de l'alimentation ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 12:00Invité politiqueChiffre
    « la moyenne des Français paye 50 % d'impôt sur revenu de taxes type TVA et de cotisation sociale. C'est 50 %. »
  • 12:42Invité politiqueChiffre
    « Les hyper riches, à votre avis, combien il payent ? 27 Nous on paye 50 normalement ce qui la logique c'est la moyenne. »
  • 13:26Invité politiqueChiffre
    « taxer à 2 % le patrimoine de ceux qui possèdent plus de 100 millions d'euros. Vous avez bien entendu plus 100 millions d'euros. Ça va, ils sont tranquilles, on prend 2 % de leur patrimoine et on peut faire rentrer dans les caisses publiques entre 15 et 25 milliards d'euros. »
  • 16:51Invité politiqueFait
    « les aides aux entreprises, c'est depuis notamment le CICE sous François Hollande qui était une mesure qu'on appelle la politique de l'offre. Vous savez, on va donner de l'argent aux entreprises comme ça, ils vont embaucher, ils vont investir, ça va être super. »
  • 23:01Invité politiqueFait
    « la taxe stéréodè ça me paraît très important. »
  • 23:45Invité politiqueFait
    « l'idée c'est de créer une nouvelle branche de la sécurité sociale et vous iriez avec votre carte vital dans des chez des producteurs chez des des magasins qui sont fléchés par des collectifs locaux »
  • 29:16Invité politiqueFait
    « ce qui est possible c'est ce que un nombre suffisamment grand de gens demandent les congés payés à l'intérie de la bouche tellement c'était délirant »
  • 52:03Invité politiqueFait
    « on peut faire des allers-retour "Ah bah là, je me remets en sympathisant parce que je sais pas, je vais passer un repos ou je vais être enceinte ou vous voyez ce que je veux dire, qu'on puisse faire des allers-retours comme ça et avec des formes plus souples." »
  • 54:03Invité politiqueFait
    « les socialistes là, ils se sont plus quand même euh quelque chose sur la tête hein de fait très même pas pu se présenter. Ça ça a quand même fait réfléchir à certain nombre d'entre eux. »
  • 55:28Invité politiqueFait
    « il faut quand même quelque chose qui a un peu de un peu de coffre. Un peu de coffre. »
  • 56:12Invité politiqueFait
    « Je pense qu'on peut quand même peser. »
  • 56:53Invité politiqueFait
    « Mélenchon la France insoumise ont compris quelque chose de ça. Ils ont vu juste ils ont sauvé la gauche dans notre pays. »
  • 58:14Invité politiqueFait
    « le plus conséquent et cohérent, ça reste Olivier Fort qui lui a une stratégie d'union et je pense que s'il gagne, c'est la meilleure façon en tout cas de de garantir qu'ensuite on arrivera à se mettre d'accord. »
  • 58:58Invité politiqueFait
    « on a de plus en plus de priorités qui viennent par c'est la défense, la justice et l'éducation nationale et vraiment mais toutes ces toutes ces notions vraiment ça ça vient montrer que finalement il a aucune de tâche et que c'est prioritaire mais il y a plus rien qui prioritaire quelqu'un. »
  • 59:38Invité politiqueFait
    « Est-ce que finalement c'est pas le symptôme d'end politique qui est davantage entré sur la communication politique plus que sur le fond ? »
  • 1:01:51Invité politiqueFait
    « en fait le groupe de gauche essentiellement il votait pareil sur un nombre très important de de de de propositions et projets de loi à l'inverse de la droite même de la majorité en même majorité présidentielle et qui finalement en apparence il y a on met en avant les distensions de la gauche alors qu'en réalité elles sont uniques. »
  • 1:02:34Invité politiqueFait
    « au second tour il faudra parler du coup avec ces centristes ces personnes qui sont par exemple libérales mais qui vont avoir sur les enjeux sociétaux ou même sur les questions du racisme ben un discours qui peut être proche par exemple de la gauche. »
  • 1:03:18Invité politiqueFait
    « aujourd'hui quand on regarde, moi j'ai fait une position un peu puissante dans la vie, je suis socialiste mais voilà je trouve que la France de temps en temps a facilement l'antirépublicanisme en disant que le centre ne fait pas partie de l'arbre républicain. »

Temps de parole

  • clementine-autain100 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Locuteur

les services publics s'effondrent, les solidarités collectives, les toutes les protections s'amenuisent parce que il y a l'angoisse aussi pour la santé avec la crise écologique, la peur aussi de la fin de la planète et et je trouve que ça crée beaucoup de beaucoup de de peur et l'individu est souvent en fait laissé à lui-même. Or pour devenir un individu épanoui, on a besoin du collectif et ce nous là c'est celui qui dit on est chez nous. C'est le nous qui se définit par exclusion de l'autre. hein, donc de celui qui est plus dominé que soi ou euh de l'étranger, de l'extérieur. Le nous dont je parle moi est un nous au contraire solidaire.

C'est un nous euh qui est fondé sur la logique du partage de la mise en commun. Donc c'estes deux visions, c'est presque deux choix de civilisation. Et je trouve que depuis la victoire de Trump et tout ce qu'on voit à l'échelle internationale comme modèle illibéral de ce cette espèce de vague néofasciste qui qui traverse le monde hein. On l'a vu avec Jens, on le voit avec Ravel Miley en Argentine évidemment aussi avec Poutine. Bon, il y a une ambiance comme ça d'un parti prix qui est celui du chacun pour soi, de la loi du plus fort, de la défense des dominantes et pas des dominés. Euh en vrai, ça éclate encore plus, ça atomise, ça marchandis.

Et euh ce nouslà, il est euh pour moi aux antipodes du coup que je propose. Euh on va y revenir mais vous avez compris. Donc je pense que vraiment autour du nous, il y a quelque chose qui se qui se joue dans la confrontation avec l'extrême droite comme un choix de société mais maintenant je dirais même plus presque comme un choix de civilisation parce que je pense qu'on est en ce moment où c'est un choix de civilisation qui se joue. Finalement, le nom de l'extrême droite, ce serait plutôt selon vous de Il s'approcherait plus de l'individualisme du coup serait plus il est il est plus du côté de l'exclusion. Il en fait il se définit par exclusion.

D'utre chose, euh par exclusion euh en France, on le voit très bien, des étrangers hein, des immigrés qui sont la cause de tout, des musulmans qui sont devenus des bouquissaires, euh l'exclusion des fameux parasites. Vous voyez les parasites, c'est l'extrême droite, c'est ceux qui vivent des allocations, hein, c'est mal. Et quand et et ils essayent d'attiser en fait la différence entre par exemple quelqu'un qui va gagner peu d'argent qui est au SMIC euh qui dur va bosser et puis sur le même palier, il va y avoir un migré qui avec sa famille qui lui touche les allocations familiales et le RSA.

Et bien ce que fait l'extrême droite, c'est de valoriser euh le premier dont je parlais en lui disant bah celui qui t'en mett celui qui est sur ton palier l'autre parce que lui il a le RS c'est un parasite qui vi des allocations. Nous ce qu'on propose c'est pas du tout ça et c'est nous qu'on propose c'est de faire cause commune entre ces classes populaires et de dire bah en fait faut partager et pour partager faut commencer déjà à aller chercher plutôt dans le très près haut du panier là où il y a des gens qui qui ont tellement d'argent d'ailleurs que on se demande quel besoin ça peut venir satisfaire.

Ça n'a plus aucun sens et et donc cette mise en commun c'est c'est c'est une autre logique de celui-là qui n'est pas à l'exclusion d'eux mais qui est commun. C'est deux manières de voir le nom très différentes et je pense qu'il y en a une qui conduit à la guerre civile et il y en a une autre qui est pacificatrice. D'accord. Ensuite, vous évoquez la dégradation des services publiques comme un symptôme de cette crise justement. Euh à votre avis, quels sont les exemples les plus marquants qui illustrent cette perte de l'esp ?

Alors effectivement, je parle enfin je suis partie de de du constat sur les services publics aussi comme un délabrement que j'observe partout et comme un élément potentiellement fédérateur entre les villes et les campagnes.

Vous savez la question qu'on se pose aujourd'hui de forme d'opposition qu'on a vu à Crépol dit quelque chose de fulaire de Crépol qui était une espèce de manière de symboliser deux mondes qui seraient absolument opposés entre les jeunes issus d'immigration de quartier populaires et les jeunes de classe populaire des campagnes mais eux blancs et cette opposition elle me paraît terrible en fait et je suis pour qu'on n'aille pas dans cette opposition là là où l'extrême droite au contraire insiste sur cette opposition et je Je pense qu'il faut fédérer et quand on cherche qui fédère, on voit bien que moi je suis élu de Sevran dans le 93 à Saint et quand je suis allée, c'est un jour où ça m'a frappé, je suis allée à Pamier dans l'Ariège et on fait le tour avec un de mes anciens collègues de Pamier dans l'Ariège et alors de quoi on me parle de la poste qui a fermé, de l'hôpital où il y a des problèmes aux urgences, des commerces de proximité qui ont disparu, de la grande entreprise qui faisait que les gens travaillaient mais elle était là des industrialisations de l'école qui a fermé et en fait les problèmes tombent pas sont au fond très similaires au problème que je peux rencontrer à souvent parce que chez nous aussi on se bat pour que il y a un bureau de poste qui parte pas.

Chez nous aussi on a des problèmes de transport on a parlé aussi. Chez nous aussi on a un désert médical avec des urgences qui sont en difficulté. Chez nous aussi, les commerces de proximité s'en vont et on avait deux grosses entreprises qui ont disparu qui étaient des des grosses boîtes. On était une ville où dans les années 60, il y avait plus de gens qui venaient travailler à ce bran que de gens qui y vivaient et maintenant c'est une villetoire. Euh donc en fait c'est c'est des problèmes qui qui qui se posent pas. Après il y a des spécificités, il y a une singularité.

les violences policières qu'on vit à ce grand, c'est pas ce que ce qui se passe à Pavier pour la jeunesse, ça va être autre chose. même si les gilets jaunes puisque c'était les violences policières, mais voyez, il peut y avoir des sujets aussi typiquement plus parlants à à Pamier notamment sur l'agriculture, mais au fond, il y a quand même ces sujets qui ont voir qui ont à voir avec des services publics qui qui dépérissent, la promesse d'égalité qui n'est plus là, l'universalité des droits qui n'est plus là. Euh parce que d'un endroit ou à un autre, on dit "Mais pourquoi nous on n pas ? Pourquoi dans la grande ville, au cœur des métropoles, eux ils ont et nous on n pas ?

Et puis l'État stratège qui n'est pas là pour protéger, pour faire en sorte queon ait des usines à cet endroit-là, des commerces de proximité à cet endroit-là. Donc il n'utilise pas ces leviers pour permettre à égalité euh tout le monde de pouvoir accéder aux besoins fondamentaux dont tout individu euh euh enfin voilà qui qui sont ceux de tous de tous les individus hein. Pouvoir se déplacer, manger à sa fin, voir un toit sur la tête, pouvoir aller le soigner, avoir une école digne de ce nom. Bon, des choses assez assez basiques. Et donc, je suis partie de ce constat.

À partir des services publics, en fait, on tire la pelote et on se rend compte que le problème c'est la marchandisation de tout. C'est-à-dire depuis les années 80, on a décidé de déplacer les entreprises publiques de les donner au privés. Donc, par exemple, le rail de transport public, c'est très net.

Vous savez que en Angleterre, les premiers qui ont mené ces politiques néolibérales, ce sont notamment euh les anglo-saxon avec euh Margarette Tcher qui a privatisé le rail et après qu'elle est privatisée, il y a eu des problèmes de retard puis ensuite il y a eu des problèmes d'accident et c'est arrivé à un tel point que là très récemment, ils ont décidé de renationaliser le rail parce qu'en fait ça marche pas. Ça marche pas parce que vous pouvez pas avoir l'égalité, l'universalité et la logique du profit. La logique du profit, elle va dire bah cette guerre là, il y a pas assez de gens qui vont, je la ferme. Ça c'est pas rentable.

La logique de l'esprit public, elle est de dire le problème n'est pas la rentabilité, le problème est la solidarité pour que quand on habite à Pamier, quand on habite à Paris ou je sais pas quoi à Lyon et ben on a le droit tout autant à avoir tel tel service. C'est la logique par exemple de d'une lettre de la poste. Quand vous mettez un teint sur votre lettre, quel que soit le nombre de kilomètres que fait votre lettre, vous mettez le même prix. Mais si vous rentrez dans une logique de marché, bah ça va plus aller parce qu'on va vous dire bah non, on va le faire au kilomètres puis si vous vous envoyez plus loin, ben vous allez plus payer plus cher et cetera.

Et quand vous la vous le mettez à toutes les sauces comme l'a fait comme l'ont fait les gouvernements depuis 40 ans, c'est-à-dire que vous pensez que le marché va être vertueux, qui va permettre de de d'apporter la prospérité et l'abondance à tout le monde que il fait mieux que le public. ganger cet esprit public qui est la logique de la de que que les choses ne sont pas du marché mais que les choses doivent répondre à des objectifs qui sont des objectifs d'égalité, de justice sociale euh et de réponse aux besoins euh de toutes et tous, de chacune et chacun. Ben, vous voyez bien que là, il y a quelque chose qui marche pas.

Et donc, je suis partie de ce de ce problème et quand on remonte et ben on se rend compte que c'est pas simplement les services publics qui sont délabrés parce qu'on a fait des politiques de privatisation et d'austérité budgétaire. C'est l'ensemble de la société qui est en train de d'être complètement mise à terre par le fait que tout est devenu marchandise. Et dans un monde où tout est marchandise, où tout est loi du marché, il y a pas de russellement, il y a pas d'égalité, il y a pas de justice sociale et les gens vivent moins bien en réalité. Donc c'est une femme hein qu'on nous a raconté depuis les années 80 que tout ça allait super bien marcher. C'est pas que depuis les années 80.

En vrai, ça fait plus d'un siècle, mais je dirais ça s'est accéléré depuis les années 80. C'est la promesse d'un capitalisme vertueux qui a qui qui qui permet de produire produire produire à tel point que on va réussir à combler tous vos besoins. Et le résultat c'est que non seulement tout le monde n'a pas ses besoins essentiels minimum satisfaits, mais en plus le capitalisme peut créer toute une série de besoins qui sont artificiels et ça je pense que vous vous le vivez au quotidien.

C'est besoins artificiels, c'est vous voyez bien dès que vous avez acheté un truc quasiment, vous avez l'impression que le lendemain ou de mois après suivant les produits, vous avez déjà encore envie d'autre chose parce que vous avez des tonnes de pubs qui qui vous qui vous donnent à voir autre chose et qu'en fait c'est un puissant et que ça correspond pas toujours à ce dont vous avez véritablement besoin. C'est peut-être on y reviendra cette question mais c'est c'est très important et cette ce productivisme il a aussi un travers terrible c'est qu'il détruit la planète.

il détruit la planète parce que le consumérisme qui va avec le capital pour s'accroître, il a deux leviers des salaires qu'il faut baisser pour avoir plus de profil et il a un deuxième levé, c'est vous faire acheter tout et n'importe quoi. Euh de préférence des produits qui durent pas trop longtemps et comme ça ça fait des marges et ça permet aux entreprises de faire plus de profits. Et donc si on veut combattre cette logique, donc on voit bien qu'elle ne permet pas encore une fois d'apporter la prospérité pour tout le monde, et ben il faut que l'esprit public arrive à grignoter de l'espace sur ce qui est aujourd'hui sur ce qui est relève de la du marché.

Et je pourrais vous donner des exemples toute la soirée, hein. Par exemple, je vous en donne un autre qui est peut-être plus atypique, mais en 1993, on a privatisé le service funéraire, la mort.

Donc ça veut dire qu'à partir du moment où on a ouvert à la concurrence, on en a fait un marché et bien il y a pour mourir même à ce moment-là il y a ceux qui peuvent se payer des cavaux des voyez ce que je veux dire des cérémonies qui ont chacal et puis vous avez ceux bah qu' sous et et qui ont pas le choix par exemple il y a pas le choix on le on leur paye un petit morceau mais c'est ce caveau là c'est c'est je sais pas comment on appelle ça là les les poignées pour le le vous choisissez différentes choses. Donc c'est même dans des domaines comme ça, ça devient c'est glo en fait, c'est extrêmement gloque. Mais c'est la logique du marché. La logique du marché, elle est celle-là.

Et je pense qu'il faut l'éloigner et remettre de l'esprit public partout pour réussir à intervenir face à ce rouleau compresseur international qui est la logique capitaliste. Cette difficulté, je pas répondre. Est-ce que sel une volonté politique ou est-ce que c'est plus une question de moyen ? Euh c'est une question de volonté politique parce que si on a la volonté politique et qu'on remet l'esprit public, ben on va trouver des moyens parce que un des endroits où il faut vraiment remettre de l'esprit public, c'est par exemple dans la fiscalité.

Aujourd'hui, peut-être que vous l'avez entendu quelque part, mais tenez-vous bien, la moyenne des Français paye 50 % d'impôt sur revenu de taxes type TVA et de cotisation sociale. C'est 50 %. Vous par rapport à vos revenus, vous payez 50 %. Je mets tout ensemble hein. Impôt sur revenu, TVA, cotisation sociale. Les hyper riches, à votre avis, combien il payent ? 27 Nous on paye 50 normalement ce qui la logique c'est la moyenne. Donc la logique pour les hyper riches ça serait quoi ? Et c'est bien le ser mais pourquoi est-ce que les hyper riches hyper de soit moins d'impôts que nous que la moyenne des français ? Normalement l'impôt il est progressif.

Plus vous avez d'argent plus vous payez d'impôt. Ça c'est une logique d'esprit public si j'ose dire. Et ben nous c'est l'inverse dans le haut du panier en réalité on a une inversion. On a une inversion. Donc typiquement nous avons déposé une loi à l'Assemblée nationale avec une de mes collègues Evassas qui s'appelle une loi planchée pour sur le patrimoine des ultra riches et il s'agit de taxer à 2 % le patrimoine de ceux qui possèdent plus de 100 millions d'euros. Vous avez bien entendu plus 100 millions d'euros. Ça va, ils sont tranquilles, on prend 2 % de leur patrimoine et on peut faire rentrer dans les caisses publiques entre 15 et 25 milliards d'euros.

Je prends cet exemple là, on a on a réussi à le faire passer à l'Assemblée nationale. Ça passe au Sénat en juin, le gouvernement est contre. Euh mais je pense que c'est une bataille typiquement d'esprit public qui permet de faire rentrer de l'argent dans les caisses. Mais des propositions comme ça, on en a en il y en a plein dans mon livre mais on en a plein en fait. Donc l'argent, si on a l'esprit public, c'està-dire l'idée de la justice sociale et du partage en tête, l'argent on va le trouver juste aller chercher et cette lutte justement gestal qui est une priorité dans projet.

Pensez-vous que la France seule peut revenir ou c'est un combat qui nécessairement doit être à l'échelle européenne plus ? Ouais. Alors euh l'évasion fiscale, c'est un point parmi nous plein de points, mais c'est vrai que c'est un endroit sur lequel on peut particulièrement axer puisque des milliards, des centaines de milliards he s'évapore dans l'évasion fiscale chaque année. Euh alors déjà ça commence par un truc tout bête, c'est que il faut que on soit capable d'investir dans notre service public, c'està-dire dans les fonctionnaires qui vont traquer l'évasion fiscale. Alors, un des problèmes, c'est qu' on ne cesse de rabioter en fait ce service qui est un service public.

C'est des fonctionnaires qui sont là pour être face à des multinationales, à des hyper riches qui ont des femmes de l'avocat, qui ont cherché toutes les niches, toutes les manières d'évader, enfin pardon, de contrôner la loi, tout tous tout tous les et ils y arrivent. Et en fait, nous on n pas l'administration qui est capable de suivre, qui est en nombre suffisant pour faire ce travail là.

Déjà, en fait, il faudrait investir dans euh cette administration-là parce que en fait, elle est alors celle-là ultra rentable puisque ce sont ceux qui sont chargés de lutter contre la fraude fiscale et plutôt que d'emmerder euh pardonnez-moi de dire comme ça, mais euh celui qui aurait soit-disant fait de RSA, tout ça est ridicule, on il faut on aurait beaucoup plus d'argent et ce serait beaucoup plus utile socialement de commencer à aller chercher ceux qui sont les évadés fiscaux.

Ensuite, il y a plein de méthodes aussi pour essayer de d'empêcher ce système là, c'est par exemple de faire en sorte que enfah qu'on ait des règles à l'échelle européenne et de se battre au moins pour qu'on ait ses règles à l'échelle européenne qui puissent pas y avoir à l'intérieur de l'Union européenne aussi des paradis fiscaux. Donc il y a des choses qu'on peut faire dans nos frontières et il y a des choses qu'il faut faire en collaboration avec d'autres pour l'évasion fiscale. Mais l'évasion fiscale n'est que un morceau par rapport à plein d'autres. Euh il y a aussi tout le bon en fiscalité.

Donc il faudrait revoir euh tout ce qui touche à l'héritage et genre beaucoup d'idées reçues sur l'héritage c'est épouvantable alors qu'en fait c'est vraiment un truc qui accroit les inégalités mais de manière absolument folle et les mécanismes que nous on propose ça touche pas l'écrasante majorité des Français. Il s'agit d'aller chercher ceux qui sont des héritiers à des sommes qui sont paruses en fait. Il s'agit pas de toucher le le commandantel. vous voyez qui qui a juste trimé toute sa vie pour avoir une petite maison et qui veut la transmettre. On parle pas de ça, on parle vraiment du très très haut du panier.

Et là, il y a eu ces dernières décennies plutôt euh des lois qui sont favorables à exonérer de fiscalité toujours plus en fait ces héritiers hyper riches. Donc ça, il y a a il y a des m là-dedans, il y a des m dans ce qui est pas de la fiscalité mais les aides aux entreprises puisque les aides aux entreprises, c'est depuis notamment le CICE sous François Hollande qui était une mesure qu'on appelle la politique de l'offre. Vous savez, on va donner de l'argent aux entreprises comme ça, ils vont embaucher, ils vont investir, ça va être super. Bon, en fait les courses, ils ont pris l'argent, ils ont déjà continué euh leur business as jou. S'il y a pas de critère, ils s'en fichent en fait.

Donc si on donne de l'argent public, il faut qu'il y ait des critères. Les critères sur les salaires, les critères sur euh le respect de normes environnementales par exemple. C'est pas le cas aujourd'hui et ce sont des dizaines et des dizaines de milliards qui partent en fumée chaque année par ces aides. Je prends encore un autre secteur. Il y en a tellement, je vous ai dit l'héritage un peu survenu mais en fait c'est pas forcément le plus important. Euh qu'est-ce que je peux vous prendre encore comme man ?

Bon, je vais m'arrêter là parce que après je vous assommer sur des mesures mais juste pour vous dire que en fait des possibilités de dégager les marches financières, il y en a un paquet vraiment un paquet. Ensuite, tout à l'heure revenir par rapport à ce que vous avez dit sur le fait que le capitalisme accroit ce consumérisme justement vous parlez dans votre livre d'un ticket climat pour encourager des comportements coresponsables. Finalement, peut-être une sorte de remède face à cela. Comment éviter que cela ne devienne une contrainte perçue comme punitive pour les classes les plus populaires ? Euh comment j'ai ru le ticket climat ? Ah oui, le ticket climat. Oui, pardon.

Comment faire en sorte ? Pardon ? Oui. Comment éviter que cela ne devienne contrainte perçue comme punitive pour des classes populaires ? Le ticket climat. Oui, le ticket climat pour encourager les comportements écesoresponsables. Ah non, c'est pas du tout ça le ticket climat. Euh enfin c'est pas du tout au contraire, ça va être super pour les classes populaires. L'idée du ticket climat, c'est d'abaisser euh le prix euh des transports qui sont des transports collectifs virtueux. Aujourd'hui, oui, pardon. Enfin, c'était par rapport aux impôts justement. Est-ce qu'il eux aussi serait touché parce que je pense que ça serait plutôt on revient, voilà, on revient au point d'avant.

En fait, si on arrive à aller chercher l'argent là là où où il est, c'est-à-dire chez les hyper riches, ça permet de faire le ticket climat. Ça permet de faire des choses qui vont être bénéfiques et universelles. Moi, je tiens beaucoup à ça. C'est-à-dire j'aime pas du tout logiques, vous savez, de chèque de ciblé. En fait, je trouve ça insupportable. C'est que les en gros les plus les plus défavorisés, ils doivent en permanence faire la démonstration que ils sont pauvres à chaque lichet, très pénible. et puis d'avoir euh des sortes de de voilà de de Ouais.

comme si on faisait la manche quoi et qu'on avait euh des plus on fait des droits universels, plus c'est inclusif, moins il y a une société à plusieurs vitesses. Et le type qui est climat c'est ça, c'est euh abaisser le coût des transports du quotidien, permettre donc la mobilité à des tarifs qui soient des tarifs plus bas et qui soient compétitifs par rapport à la voiture ou à l'ag puisque aujourd'hui c'est quand même incroyable. Il y a plein de destinations où c'est plus rentable de prendre l'avion que de prendre le train. On se demande où est l'état. Là, il y a pas d'état stratège. Donc développer le rail par exemple, c'est très important. Et les transports du quotidien.

Et donc le ticket climat en fait, il s'appelle ticket climat dans ce sens-là. C'est-à-dire c'est un ticket pas cher parce que il est bon pour le climat. C'est bon pour le climat que vous preniez pas vos canagoles et que vous puissiez prendre les transports du quotidien. Et encore faut-il que ce soit, moi je prends un exemple, je suis dans une famille nombreuse. Euh si je veux aller avec mes toute ma troupe familiale, euh on a quatre enfants, euh si je vais aller avec mes quatre enfants dans le sud euh en vacances, en fait, mais c'est beaucoup moins cher de prendre ma voiture pour le trajet, mais beaucoup que si je prends un ticket pour tout le monde pour de train en fait, c'est pas possible.

Donc je prends ma bagnole alors que je je me demande ça de de prendre le train pour certaines destinations. Et en fait c'est c'est même pour moi je suis députée et tout ça c'est c'est c'est déliant. C'est délirant. Ça n'a pas de sens en fait. Donc il faut pas que il faut pas que ce soit comme ça. Il faut que ce soit ce soit accessible. Vous êtes favorable à lancer au sujet des agents sur les compagnies aéré. Ah oui. Et euh la taxe stéréodè ça me paraît très important. Est-ce que du coup vous n'avez pas peur euh que justement euh elle se retire de certains aéroports ou qu'elle desserve que qui se retire que les compagnies du coup se se desserent pas. Non non, je crois pas.

Non non, ils vont juste être obligés de donner un petit peu plus. Donc voilà, ils vont pas s'arrêter de faire les vols. Ça c'est toujours là et c'est comme l'évasion fiscale. Ah mais si on taxe vous avez pas peur qu'il s'en aille. D'abord, il y en a certains s'ils sont bon pas de tourner, on va continuer à lire. Ils sont pas indispensables et puis en vrai, ça se vérifie pas quand on fait l'ISF, quand on fait des mesures de stipal sur la fortune et tout ça, c'est tout petit en fait.

Faut que ça touche parce que faut pas croire les milliardaires d'abord bon ils ont quand même beaucoup d'argent et puis ils ont aussi une vie sociale quand ils sont installés en France, ils vont pas déménager juste parce que ils payent un tout petit peu plus d'impro ça marche pas comme ça à la vie. C'est beaucoup plus complexe que ça. Donc en vrai, c'est un peu un épouvantail en permanence ah mais les capitaux vont s'en aller et cetera. Mais non donc pour pas ces niveaux-là évidemment si on dit là allez hop on prend tout. Oui, effectivement, on change de modèle et c'est autre chose, mais on propose pas une révolution de cette aujourd'hui.

Ça peut se discuter, on peut en rêver, on peut on peut on peut le vouloir. Mais on sait bien que dans la société telle qu'elle est, demain, si on prend le pouvoir, il y a pas une maturation euh révolution demain et on voilà et on prend tout. Mais serait derrière les barricades, il y a pas de souci. Mais on n'est pas dans ce moment-là. Et je pense qu'on peut en tout cas il faut inverser ce qu'on fait depuis 40 ans. Et depuis 40 ans, c'est la politique de l'offre. La politique de l'offre, c'est donner de l'argent aux entreprises, donner de l'argent aux riches pour pas qu'il partent. Parce que c'est le même argument hein. Pourquoi ils ont enlevé l'ISF ?

Ah mais il faut qu'il se sentent bien ici, il faut pas qu'il s'en aille, faut qu'il puisse investir. Enfin, tout ça, c'est des prétextes pour en fait continuer à gaver ceux qui ont déjà mal. pour parler d'autre chose. On en a un tout petit peu parlé tout à l'heure sur la sécurité sociale de l'alimentation justement. Comment faudrait-il la mettre en place concrètement selon avec les impôts donc les actions sont beaucoup plus riches je pense mais alors là c'est pas du tout comme ça en fait la sécurité sociale de l'alimentation parce que alors je sais pas si vous avez déjà entendu parler de cette préposition la sécurité sociale de l'alimentation.

Alors l'idée c'est de créer une nouvelle branche de la sécurité sociale et vous iriez avec votre carte vital dans des chez des producteurs chez des des magasins qui sont fléchés par des collectifs locaux qui auraient réfléchi à ces lieux là dédiés. Pourquoi ils auraient choisi cela ?

parce que c'est du circuit court, parce que la nourriturerie est plus saine, parce que bon ben écoutez et donc chacun aurait la même somme he c'està-dire qu'on aurait tous mettons allez une des bases des fois on dit 150 € donc 150 € par mois vous aurez pour votre carte et vous pouvez la dépenser uniquement dans ces endroitsl donc c'est vertueux parce que ça permet d'être plus près du producteur et d'éviter les intervières et donc d'aider les paysans à vivre.

Or, vous savez aujourd'hui qu'on a un problème avec nos agriculteurs, c'estàd ils sont particulièrement pauvres, que euh beaucoup vont partir à la retraite et queon on narrive pas à favoriser les agriculteurs qui sont ceux qui produisent la nourriture la plus saine hein dans notre pays. C'est le productivisme qui est encouragé aussi par la PAC. Donc, il y a un enjeu à faire vivre l'agriculture qui soit l'agriculture la plus saine, la plus bio, la plus voilà et la moins nocive pour pour les terres. Et de l'autre côté, c'est pas que les gens meurent de fin France, ça c'est fini. Mais par contre la malbouffe touche les catégories sociales les plus défavantes et les étudiants. Donc la malbouffe.

Donc c'est un moyen d'attraper les debouts de la chaîne. Si vous fléchez cette somme dans les endroits qui sont des endroits où il y a la bonne la bonne bouffe, vous êtes vous passez pardessus la tête de l'agroindustrie qui qui vous fait manger des trucs avec des sont pas bons du tout. Donc ça permet de faire tout ça et donc qui abonde puisque c'est une branche de la sécurité sociale, c'est plutôt prélevé en cotisation sociale. Les cotisation sociale c'est pas de l'impôt. Je sais pas si vous faites bien la la différence. Nos retraites, notre système de retraite, dès que vous travaillez, vous payez pour la retraite.

C'est-à-dire qu'on vous ponctionne une part de votre salaire et on le met dans une caisse qui permet de payer les retraites. Ben là, ça serait pareil. On prendrait une car sur ce qu'on produit, enfin notre notre activité et on la mettrait sur une carte brutale. Et donc tout le monde ne cotiserait pas de la même manière puisque chacun cotiserait en fonction de ce qui de de de ses moyens, de ce qu'il reçoit comme salaire. Mais tout le monde aurait la même somme, tout le monde aurait ses 150 €. Et ça permet aussi de faire de l'universel parce qu'encore une fois sur la bouffe, si vous donnez l'échec aux pauvres, il y a l'idée que bah les pauvres, ils vont aller dans des endroits particuliers.

C'est pas universalisant. Vous voyez, il y a les pauvres avec leur circuit cuit puis il y a le reste des gens. Euh bon ça ça ça c'est pas inclusif, c'est pas bon. Donc il faut quelque chose qui permet de de créer du commun, de créer du de justement et de mettre la question de l'algumentation au cœur aussi du débat politique. Moi, c'est ça qui m'intéresse dans cette proposition. Elle est très audacieuse, hein, parce que c'est très cher en fait. c'est beaucoup ça serait une pone. Si on veut mettre 150 € c'est une pon qui est très importante. On en est là je pense mais je trouve que cette proposition elle dit la société dans laquelle on a envie de vivre. C'est une nouvelle proposition.

Il y a du déjà là dans cette proposition puisque des caisses alimentaires existent. Il y en a à Paris d'ailleurs, il y en a à Montpellier, il y en a dans des petits bled quatre coins de la France qui existent déjà où c'est des collectifs de gens de milieux sociaux très différents qui eux-mêmes d'eux-mêmes mettent temps chaque mois et reçoivent le ticket. Et il y a des collectifs citoyens qui débattent des lieux qui sont les bons lieux et donc ils peuvent aller comme une monnaie en fait, c'est une sorte de monnaie locale. Vous pouvez aller la dépenser dans tel et tel endroit.

Et je trouve que c'est super parce que ça permet aussi de poser plein de questions sur bah c'est quoi une alimentation saine ? C'est quoi un ban circuit court ? Ça peut pas être exactement la même chose sur tel territoire ou sur tel autre parce que bah les capacités sont pas sont pas les mêmes. On produit pas la même chose partout mais on rapproche le producteur du consommateur et ça c'est très long. Très simple. Voilà il y a des propositions que que je lire.

Est-ce que vous pensez que justement ce cet aspect euh local de production serait un petit peu plus compliqué, on va dire pour les grandes villes quelques Paris, Lyon, comment ils pourraient s'approvisionner aussi eux de manière parce qu'ils sont un peu plus coupés des des vertes avec des productions. Ouais, mais déjà Ouais. Alors en fait euh euh si on arrêtait de faire la monoculture, même au niveau de France, il y a plein de zones hein où on peut on peut cultiver des choses. Euh donc euh il faut arrêter la monoculture. Déjà sortir de la monoculture. On peut pas avoir euh plein de blé à un endroit puis plein de je sais pas une pétale à un autre puis un tout autre endroit plein de machin.

Ça ça c'est c'est délirant. Il faut qu'on ait c'est pas bon pour l'ire en plus. Donc il faut qu'on ait de la police culture un peu partout et puis aussi des systèmes d'alimentation. Moi j'ai j'ai j'étais adjointe au maire de Paris quand ils ont pris cette décision entre laquelle j'étais et toute la ceinture verte. Vous voyez la petite ceinture autour de Paris qui est maintenant on appelle la ceinture verte. Avant il y avait des rails mais pour le transport de marchandise c'est bien mieux le rail. Donc on pourrait développer aussi des circuits de rail qui nous amènent dans des voyez ce que je veux dire dans des champs qui approvisionnent des cœurs de l'agglomération.

par du donc il faut réfléchir à à plein de à plein de de moyens de repenser notre agriculture et donc aussi alimentation. Vous souhaitez une position face aux résistances comment cette réponse serait acceptable et c'est une bonne question en fait moi j'ai pour principe de dire que ce qui est possible c'est ce que un nombre suffisamment grand de gens demandent les congés payés à l'intérie de la bouche tellement c'était délirant imaginez que on est des temps où on travaille pas et on est payé C'est fou comme idée partir en vacances tout en étant payé. Avant on était payé à la tâche.

On allait travailler, on faisait un temps de travail et puis voilà, on était payé, on était pas payé pendant qu'on travaillait pas. Cétait ça paraissait fou. Aujourd'hui, c'est c'est naturel de penser que on a des congés payés. Ça paraît évident et au moment où on s'est arraché, c'est parce qu'il y a des millions de gens dans l'argent. Et les millions de gens, ils disent ça suffit, on va que les salaires soient compterés et on veut des congés payés. Et ben d'un coup, ce qui était impossible devient possible. Donc pour moi, ce qui rend une proposition audacieuse possible, c'est le nombre de gens qui la demandent.

Donc maintenant, la question suivante, c'est comment on fait pour qu'il y a nombre suffisamment de gens qui le demandent ? Ça c'est la vraie question pour moi. Mais le le la dimension, qu'est-ce qui est réaliste ? On dit toujours qu'est-ce qui est crédible ? Qu'est-ce qui est réaliste ? En fait, ce qui est crédible et réaliste, c'est ce qu'on est. Alors évidemment, si on vous dit il y a des choses qui peuvent être réalistes, ça ça peut exister des choses qui peuvent concrètes, enfin c'est pas possible de faire mais la plupart des propositions qu'on fait, elles sont absolument réalistes à la condition que on soit une majorité à l'exiger et c'est là toute la difficulté de la tâche.

Mais pour un citoyen puisil a eu ce qui s'est passé avec les gilets jaunes, toutes les revendications qu'ils ont porté cette défense sur laquelle euh c'est vrai que c'est difficile de se dire tout simplement euh comment justement qu'on voit que les personnes se réunir face à la une colère question elle est terrible parce que je pense qu'elle est aussi très générationnelle C'est que vous votre expérience de manifester en fait vous avez l'impression qu'on est jamais entendu et que quand on sera des légion dans la rue de toute façon ils s'en foutent et ça c'est terrible parce que ça veut dire qu'ils ont mis à terre le minimum des démocraties. C'est c'est c'est flippant vraiment.

C'est plutôt à comprendre votre réaction et votre question et elle est justifiée. Nous quand on alors vous étiez mais en 2005 il nous ont demander en 2005 vous étiez vous aviez quel âge ? 2 ans. Voilà en 2005 ils nous ont fait voter par référendum pour compte le traité constitutionnel européen. C'était un traité dans lequel on sacralisait la procurence libre et non faussé. vraiment bienvenue le marché partout pour tout. Allez, on y va. Et euh au début il voulait nous vendre ça pour pour contre l'Europe. C'est ça le sujet. Comme ils avaient fait le prix déjà avec Masich qui était le précédent côté qu'ils avaient mis àendum, ils sont dit bah ça va encore marcher.

Et là ce couplà la gauche elle s'est beaucoup organisée. Elle a dit ben non c'est pas ça le sujet c'est pas pour l'Europe c'est pour ou cette Europe là avec la concurrence. On s'est mobilisé vous n'imaginez pas matin midi, soir la nuit on a fait une campagne incroyable et on a gagné. Le nom l'a remporté. Bah qu'est-ce qu'ils ont fait ? Bah, ils ont quand même appliqué le fait. Donc à partir de là, je je situe là le moment où ça a été une grande dégringolade qui arrive à gilets jaunes. C'est aussi la convention citoyenne que le président de la République met en place lui-même. Ils font des propositions, on dire "Ah bah c'est gentil, bah en fait non, on va les mettre à la poubelle.

Vous êtes mis d'accord, c'est bien, vous avez bossé, super. Ben non, ça m'intéresse plus." Bon, tout est comme ça. Vous avez voté en juillet, vous avez mis vos fronts populaire en tête et ben c'est pourquoi vous aurez le même gouvernement qu'avant. Je comprends que les jeunes générations se disent par quel on prend le truc quoi que il y a rien qui marche. Même quand on va voter ça marche pas, on manifeste ça marche pas. C'est c'est comment ? C'est comment ? Moi, c'est vrai que là où j'en arrive aujourd'hui soit il y a une révolution telle le pays est bloqué ça, ils sont obligés de réagir si vous bloquez le pays. En 68, c'est ce qui s'est passé hein. Augmentation des salaires 30 %.

P9 ils ont obtenu une augmentation de salaire de 30 % mais il y avait une grve générale et donc quand le pays est bloqué qu'il a une grve générale ah bah làement il est obligé de faire quelque chose il a pas le choix donc c'était à l'époque des accords de grand c'est 68 le pays bloqué les étudiants vous disait la jeunesse dans la rue mais on oublie souvent 68 c'est beaucoup associé aux étudiants mais en fait ce qui a quand même été super déterminant c'est la grève hier il y en avait beaucoup dans les années 60 et en 68 ça se cristallis c'est énorme et le pays est bloqué. Donc là, ils sont obligés de faire chose. Donc c'est il y a cette méthode là.

Voilà, décrète général ça se décrète pas, on peut tout voir mais ça se décrète pas. Et puis il y a la méthode aussi bah de de gagner les élections franchement ce qui malgré tout était pas le cas en juillet dernier puisque la majorité était pas était pas on n pas eu la majorité. On a été en tête mais on n pas eu la majorité des députés.

Donc là, moi pour l'instant à court terme ce que je vois c'est que on va avoir une confrontation avec l'extrême droite que le gouvernement actuel bloc central il est quand même très démitimé aussi pour les raisons indiquées de de rapport au gilet jaune à la démocratie et tout et donc ça va être avant soit de droite soit un projet de gauche je vois pas autre chose. Est-ce qu'on arrive à faire une majorité ? tout toute la question et c'est pourquoi moi je plaide pour qu'on ait l'union des gauches des écologistes parce que je pense que c'est comme il y a maintenant trois pôles, c'est plus un ou un c'est trois, il faut arriver à le contour puis on peut faire la majorité.

Si on y va son puzzle, bah on perd nos chances évidemment de gagner. Donc c'est pour moi l'enjeu il est là, c'est qu'à la prochaine élection, il faut qu'on soit en ordre de bataille et pouvoir la gagner.

Et du coup comment ça fait cette des partisans des idées de pas parce que on entend surtout sur les télés que souvent les personnes qui combats c'est un petit peu déçu sur on peut se dire que le leurs besoins serait plus répondu pour on se dirige tout de même vers le syn citoyens vers Euh bah c'est la question que je me pose tous les matins euh vraiment euh je pense que Trump est à la fois dangereux de ce point de vue et en même temps une leçon sur laquelle peut-être on peut s'appuyer parce que on voit les désastres la destruction de l'État enfin des mesures qui sont prises l'interdiction de certains mots dans la recherche enfin ça va très loin quand même entre mais je suis pas sûr que les français soient prêts à un truc de genre là à Marie va sans doute se donner un profil pour donner à voir qu'elle n'est pas en mais en même temps faut faut bien comprendre la nature du projet de de l'extrême droit.

Donc moi je pense qu'il faut déjà rassembler notre rang à gauche et il y a beaucoup de monde en France et on l'a vu avec LFP tous les sondages disaient que l'extrême droite serait en tête. Nous sommes arrivés en tête. Donc je pense que c'est pas mort dans ce pays encore. Mais euh il faut que l'émetteur fasse envie. Et aujourd'hui quand vous allumez votre télé, désolé mais c'est la lime quoi. Dans les genoux de franchement le spectacle est assez pathétique. Donc ce spectacle est pathétique une des premières choses c'est déjà que les responsables politiques de gauche soient capable d'être un peu plus à nouveau et rassembler et envoyer un message cohérent.

Euh si on envoie des trucs qui ont rien à enfin c'est le bazar, ça fait ça c'est la première chose. Ensuite il faut aller chercher parce qu' il y a plusieurs temps dans une élection. Donc déjà rassembler ça. Tous ceux qui n'ont dans leur tête ces idées de partage, ces idées de solidarité qui ne veulent pas de ce monde de loi du plus fort de haine des dominés et c'est il y a plein de gens qui veulent pas de faut leur parler et pour moi c'est ça d'abord la cible.

ceux qui sont d'accord avec nous les mobiliser et euh et ensuite essayer de faire en sorte que on capte dans un deuxième tour tous ceux qui ne veulent pas de l'extrême droite, même s'ils sont pas totalement d'accord avec nous, mais de faire comprendre que c'est beaucoup plus grave d'extrême droite que si nous on arrive dans les hésitants, dans ceux qui sont au centre dans un deuxième temps. Donc il faut c'est ça c'est ça qui est important hein.

le premier tour bien mobiliser notre camp et au deuxième bien convaincre que sur des choses essentielles aucun auquel tiennent ceux qui votent par contre ils votent ça quand même si on leur dit qu'il peur des menac pour l'avortement qu' ils sont plus d'accord sont plus d'accord et vous pensez justement quel est le point de blocage vous avez parlé de dispute justement vous pensez quel est le point de blocage fondamental qui fait obstacle euh dans cette fautement expliquer que la droite arrive à se s'aner avec l'extrême droite alors qu'il y a une différence entre eux et que chez la gauche ça n'arrive pas. Euh bah je pense que la présidentielle fait beaucoup de mal.

Elle fait beaucoup de mal parce que je crois que déjà Jeanchon a décidé d'y aller et il fait rétro dans ce sens-là. Il comme je veux y aller, je peux pas être le candidat de l'Union. Donc il faut plus qu'il y ait d'union. Bon déjà, il y a un premier calcul, il y a des calculs comme ça euh qui euh qui sont très mauvais euh qui existent aussi au Parti socialistes où ils font le calcul euh s'il se débarrassent de Mélenchon avec un peu de chance, ils vont se refaire la la serise et pouvoir refaire comme avant derrière François Hollande. Voilà.

qu'il y a des compétitions un peu de cette nature mais qui ne paraissent pas du tout être à niveau de de de du tragique de l'histoire et de la nécessité d'union quoi. Donc je pense que c'est c'est des calculs qui peuvent être boutiqués, qui peuvent être des calculs personnels pour la présidentielle qui peut qui peuvent être aussi un un manque de de sens politique sur le le la période qu'on traverse et ça donne ça et ça donne ça. Mais je ne crois pas qu'il y ait aujourd'hui, je l'aurais pas toujours dit, moi je viens d'une gauche qui a combattu l'autre pendant longtemps, celle qui nous a tend déçu quand elle a été au pouvoir.

Mais je ne dirais pas qu'aujourd'hui, c'est pas possible de s'entendre sur des choses assez fortes avec l'ensemble du spectre. Je pense que les conditions sont réunies pour avoir un projet qui quand même conteste les normes néolibérales, qui apporte vraiment du progrès et qui arrive à emmener tout toutes les gauches et toutes les écologies. Je pense que c'est possible et ça n'a pas toujours été. Donc si on profite pas de ce moment-là et que reconstitue la guerre entre les deux gauches irréconciliable, ben pour moi c'est livrer le pays à le P. Et ça c'est pas une option. C'est pas une option.

Si vous deviez résumer le message principal de votre livre d'avenir, c'est de l'esprit public, lequel serait-il ? Euh bah c'est c'est vraiment cette idée simple que aujourd'hui ce qui fait tant de mal à la société et à la possibilité d'être des individus libres, c'est la place du marché, la marchandisation du tout et que pour la faire reculer, il faut de l'esprit public. Encore une fois, une économie du partage qui respecte la planète, un état stratège qui organise là aujourd'hui il peut pas tout laisser lapider parce que l'État s'est dépossédé de sa même capacité à agir et de la démocratie.

Euh dans un contexte de délocalisation, désindustrialisation et d'une tertiation de la société, on va dire il y a beaucoup plus de personnes du secteur tertiaire, de personnes même qui sont finalement cadres sans avoir de responsabilité ou des de personnes sur sous la subclination. Ces personnes ont moins la culture de la grève à l'inverse des opposés. Et est-ce que finalement cette baisse du rapport de force conduit finalement à éviter que les syndicats étaient en vrai pouvoir ? Et du coup, j'en a voilà et proposition.

Alors, je suis en master de droit social, donc je fais du droit du travail et euh et je me disais euh par exemple dans les dans les modèle nordique euh pour bénéficier des conventions collectives euh il faut adhérer ou être affilié à un syndicat à l'inverse de la France où bah finalement tout le monde bénéficie des conventions du secteur dans lequel on travaille.

Euh est-ce que finalement pour donner plus de pouvoir au syndicat et du coup leur plus d'adhérents, ils voudraient pas basculer vers ce type de modèle même si ça pourrait être moins privilégié pour les salariés mais finalement à aboutir à un rapport de force plus équilibré en fait que les obligés à syndiss pas forcément les obligés mais s'il veulent bénéficier des avantages par les syndicats il ou alors obligé à adhérer à un syndicat mais finalement c'est c'est pour redonner de la du pouvoir au syndicat et le pouvoir de négociation qui est plus puissant finalement non mais de toute façon la redonner croire au syndicat c'est sûr que c'est très important très important et il y a la difficulté de l'autorisation des lieux de travail aussi qui fait que ça devient un peu compliqué la précarité des statuts le Peut-être qu' beaucoup plus de mobilité, il y a plein de raisons he qui et puis la bête aussi la politisation globalement.

Enfin, c'est pas que les gens n'aiment pas la politique mais en tout cas de de l'engagement politique quelque chose de plus dont on voit moins le l'utilité. Euh tout ça se mêle en fait et crée une situation qui est difficile. J'ai pas de réponse à votre question mais je trouve que c'est une bonne question de savoir quel je suis pas sûre si on a l'obligation mais je je sais pas il faut enf en tout cas je questions très juste et je sais même pas ce que les syndicats demandent de se prendre du je pense qu'il y a des approches différentes. Ouais, c'est ça. Euh moi du coup, d'accord avec votre constat, je trouve que les gauches ont jamais été aussi proche.

Même quand on regarde l'union de la gauche qui a été faite en 74 entre marché et de terrant, il y avait beaucoup de dissension. Même tout à l'heure, vous avez parlé de 36. Je pense qu' Bloom et puis Duclo, il y avait plus de de fracture que aujourd'hui. Euh mais là, on arrive, on est en 2025 et les gauches se trouvent, c'est pas que je leur reproche, je comprends des sur l'Europe, sur certains sujets, elles ont quelques distensions mais je trouve qu'elles ne sont pas à la hauteur, notamment face à la montée de l'extrême droite. Comment arriver à réunir toutes les formations politiques de gauche aujourd'hui pour 2027 ?

Parce que comme vous l'avez dit, c'est ce qu'a dit si Jean-Mucchon il y a très longtemps, mais c'est entre eux et nous. Exactement. Et moi je partage complètement cette analyse de Jean-Luc depuis le début que moi j'ai soutenu à trois reprises he euh moi je que je pense complètement ça. Et donc comment on fait ? Alors, idéalement, il faudrait que ça pousse aussi d'en bas et peut-être que les enquêtes d'opinion vont vous aider quand ce sera testé. Est-ce que vous voulez une candidature ou non ? Là, ça va finir par être testé. Et moi, je pense que le peuple de gauche veut ça. Je suis convaincue qu'il y a cette cette ce clé.

Plus on va s'approcher du moment fatidique, euh plus ça va être compliqué d'expliquer. Non, moi je veux pas et pourquoi. Euh donc c'est pour ça aussi que Mélenchon, il tend, il fait des choses qui rend un peu irrémable. Alors que comme vous l'avez dit hein, en fait aujourd'hui je pense qu'il y a il y a des bases tout à fait possibles pour s'entendre. Et ben on se barre se bar et moi je souhaite que tous ceux qui veulent une candidature commune aujourd'hui c'est le cas d'Olivier fort PS dit faut une candidature commune Marine Tourelier elle m'a dit redit qu'elle a il faut une candidature commune. Moi avec mes camarades je le dis.

Bon bah ceux qui me disent, moi j'aimerais que on enclenche quelque chose et si la trans veut pas dans un premier temps, ben elle lui dit bah on y va et puis on vous attend, on garde une chaise là et on espère qu'on va et on va y arriver parce que ça va créer de la dynamique que vous vous allez venir et que ça va grandir rien dire que pas avoir d'autres choix à la fin que d'être dans le dans le cadre commun. Et du coup, est-ce que vous pourriez être cette porte-parole en année 27 qui pourrait fédérer l'avenir ? Le question, vous avez fait le constat qu'il y avait deux façons de de gagner, donc soit dans les urnes, si on avait la majorité absolue et aussi dans la rue.

C'est un constat que je partage tout à fait. Et moi ce qui me ce qui m'énerve ces derniers temps, enfin depuis plusieurs années mais je me suis politisé il y a quelques années, c'est que j'ai l'impression qu'en fait les réformes elles sont faites de manière à ce qu'il y ait pas trop de monde dans la rue au même moment. Et en fait j'ai l'impression que comme tout le monde regarde son nombrise, c'est-à-dire que pour les retraites, on avait beaucoup de travailleuses travailleurs pour la loi immigration, on avait beaucoup de sans papiers. Il y avait la réforme aussi par poursu on avait les étudiants. Il y a eu le meurtre de Na on avait les banlieux.

Mais en fait tout enfin chacun s'occupe de ses intérêts, ce qui fait que tout est fait pour que il y ait pas assez de monde au même moment dans la rue pour pouvoir avoir ce blocage qui nous permettrait aussi de basculer vers une meilleure conception de la démocratie et des réformes sociales certainement. Et et donc voilà, comment lutter contre ce phénomène de d'individualisation de de de des français des françaises. C'est très compliqué. Si on avait la recette, si les syndicats l'avaient, ils appelleraient demain matin une manifestation générale et voilà. Mais s'ils le font pas, c'est qu'ils savent que ça marcherait pas là tout de suite à l'instant.

Et sinon, je pense que ils os enf ils le feraient comme ça. Après quand il y a les thèmes, ça permet parfois aussi de de fédérer. On a la même femme puis la même retraite puis la même et après si ça me bien allez on dit maintenant tout le monde devant la rue. Donc des fois les thèmes peuvent aider à mobiliser des secteurs et puis monter en puissance et après on se retrouve tous.

Là pour l'instant euh voilà c'est très éclaté et et et je pense en effet que toute la stratégie néolibérale d'atomisation de tout stratégie du choc aussi vous passez d'un sujet à l'autre vous mettre une claque à un endroit puis 3 jours après un autre puis encore 3 jours après un autre vous avez à peine le temps de de brûler on vous dit nous sommes en guerre ça c'est Emmanuel Macron ça y est tout est comme ça là et puis 3 jours après de l'air de rien pairou qui explique que la retraite à 62 Il comptez pas dans le fond clave. C'est ça qu'ils sont en train de faire. C'est ça la stratégie du choc.

C'est de vous mettre dans un truc où vous êtes comme ça là et après il vous font il vous enfourne toute leur toute leur régression et vous avez même pas le temps. Vous avez même pas le temps de vous retourner d'organiser quoi que ce soit. Vous êtes complètement sidéré enfin par la situation. Donc c'est pas facile. C'est pas facile et on n pas on n pas la recette là tout de suite pour faire ça. Euh mais les choses peuvent s'accélérer.

Moi, je suis pas totalement pessimiste parce que parfois ça se retourne tant qu'on le bah il y a des moments à chaque fois qu'il y a eu des grandes mobilisations même je me souviens en novembre-décembre 95 quand ça a été pendant 2 mois blindé dans la rue on a fait reculer la réforme jupé sur les retraites mais là aussi donc JP général euh personne l'avait trop vu venir au mois de septembre octobre je pense que personne se disait qu'on allait pas avoir de métro pendant des semaines dans Paris et marcher dans la neige des heures. personne avec mo ça. Donc on sait pas comment ça va ça va se passer mais il faut souhaiter que ça converge. Merci superant.

Et euh est-ce que vous pensez que un des enjeux majeurs pour voilà fédérer et arriver à justement obtenir une modernisation qui soit le plus générale possible, ça se joue beaucoup dans les modes dans les méthodes d'action politique militante. Est-ce qu'il faut innover ? Enfin, moi je me dis toujours genre comment est-ce qu'il peut faire pour que le plus de gens possible ils trouvent un intérêt qui les intéresse pour le coup à échauel. Et je trouve que parfois quand on se met à limiter dans les parties, on peut très être complexé, se poser plein de questions, se dire "Mais j'ai pas les codes, qu'est-ce qu'on peut faire pour que ce soit plus fun, plus attractif ?

Et pour aussi, je me pose beaucoup la question de ça c'est annexe, mais de d'arrêter de séparer l'écologie et le reste parce que c'est pas l'environnement, c'est l'homme, c'est la souvie de l'homme, c'est pas la planète, c'est luttire. Est-ce que vous vous dites que voilà ça joue dans la méthode ou plutôt plus dans bah continuer comme on fait déjà quoi ? Bah non continuer comme on fait déjà forcément toujours se remettre en question si améliorer les formes d'engagement formes d'engagement dans les parties. Il y a beaucoup de réflexions autour de ça sur comment ça marche aussi votre génération différent par exemple de la mienne. Votre génération elle aime bien quand euh il y a de l'action.

vous êtes hyper activiste, donc vous avez besoin euh pas comme blabl pendant des heures mais d'aller faire des trucs concrets, ce qui est pas du tout le cas dans ma génération, passer des heures en réunion. Donc vous vous avez un autre rapport ce que la France insoumise d'ailleurs avait bien capté hein dans dans partie de la parction et cetera. Il y avait quelque chose qui était bien capté. Bon, mais ça aussi des limites euh les activistes peut-être qui tous ceux qu'on fait dans l'écologie en a plein de euh rénovation et cetera.

ces mouvements chez les féministes qui sont des mouvements très ancrés dans la jeunesse d'activistes qui sont politiques aussi mais qui sont activiste sur les sur les sur les secteurs et qui inent dans les formes même si toujours aussi sur les innovations les acting tout ça on descend en fait déjà il y a un siècle mais on a fait nouvelles qu' réseaux sociaux qui avait pas les autres donc euh comment inventer le parti du 21e siècle pour moi c'est c'est aujourd'hui je pense qu'il y a un dosage entre les deux entre la dimension activiste, ludique, tourner ce que je veux dire pour faire des choses qui impactent, mais aussi de reprendre avec les jeunes générations une discussion politique stratégique digne de soin et je pense qu'on peut pas faire l'impasse, on peut pas déléguer que au sommet le soin de réfléchir aux questions que vous posez qui sont des questions stratégiques en fait.

Et je suis pas d'accord pour pour dire que ces questions-là ne peuvent pas être débattues dans les cas et ça remonte et vous voyez ce que je veux dire. Donc il faut qu'on trouve des nouvelles méthodes et moi je suis assez pour un partie nous on est en réflexion dans l'après on a lancé un mouvement quand on est sorti de la France insoumise qui s'appelle l'après. On va se se constituer sans doute en partie formelle avec les des nouveaux cadres et statut à la à l'automne prochain. Mais j'ai moi je me dis que il faudrait quelque chose de souple en fait. Il faudrait qu'on ait des militants dans le parti et tout un volet de sympathisant et qu'on puisse aller et venir en fait.

C'est-à-dire que on puisse dire bah moi je rentre mais je suis juste sympathisant, je veux voir, je m'engage pas plus que ça. Et que en revanche ceux qui sont militants sont ceux qui vont réfléchir à la stratégie et cetera et on peut faire des allers-retour "Ah bah là, je me remets en sympathisant parce que je sais pas, je vais passer un repos ou je vais être enceinte ou vous voyez ce que je veux dire, qu'on puisse faire des allers-retours comme ça et avec des formes plus souples." Alors que là aujourd'hui, c'était dedans, on était pas dedans différents statut d'adhésion. Voilà.

différence statut d'adhésion qui permettent de faire un voyez ce que je veux dire comme un continuum plus sou il y a 50 de qui sont parfois souvent c'est ror qui il faut rester très radical sur mais plutôt modéré sur la forme justement pour capter de nouveaux lecteur et en fait retirer cette logique conflictuelle de bah de Mélenchon qui n'est pas la meilleure manière d'exercé. Vous êtes d'accord avec ? Je suis assez d'accord avec ça. Je je suis plutôt d'accord avec ça. Je pense que je pense que déjà on a un projet politique qui est un un projet qui porte des ruptures par rapport à ce qui existe. C'est un peu envoissant de dire on va tout changer et cetera.

Je pense qu'on est pas obligé d'accompagner ça de bruit et de fureur. Je pense que ça va. Est-ce que le fait d'avoir écouté la la France, vous pensez que ça vous déplace dans les chiqu ? Est-ce que vous pensez que que pour l'union de la gauche, il faut aussi une forme d'élargissement ? Il faut il faut enfin vous pensez qu'il faut aller chercher vers le centre. Quand vous dites qu'il y a plus de gauches irréconciliables alors que vous avez vu que vous étiez beaucoup battu contre cette autre gauche, vous pensez aujourd'hui que vraiment sur le compte face aux urgences que auxquelles on est affronté, il y a plus ces deux gauches ou alors il faut prendre sur soi euh et à assouplir les formes ?

Comment enfin, je sais pas comment l'expliquer. Si si c'est clair en fait, si c'est clair tout euh bah moi je pense que quand même il y a eu des bougé. Je pense quand même que les socialistes là, ils se sont plus quand même euh quelque chose sur la tête hein de fait très même pas pu se présenter. Ça ça a quand même fait réfléchir à certain nombre d'entre eux. Ils se sont épondrés. Aago elle a fait euh même pas fait de 2 % enfin c'est incroyable pour le parti socialiste. Incroyable. Donc moi ce que j'observe en discutant avec eux c'est quand même ils ont bougé. Voilà. Moi je pense qu'ils ont bougé.

Après dire que j'ai une confiance aveugle, que je leur donne les clés du camion et que tout va bien se passer, non. que si non donc faut faire avec eux mais je pense qu'il faut amener le tout à être sur un curseur qui soit un curseur de transformation profonde. et et c'est en ça que ça m'inquiète, c'est que si on lâche les amars avec la France insoumise parce qu'ils veulent plus rien faire, qu'ils ont décidé d'être tout seul dans leur monde et que ça leur va, que du coup on fait un nouveau tour avec ce qui reste, moi je suis très inquiète et très inquiète au sens de soucieuse euh que tout ça se déporte pas à un endroit qui ne dynamise plus le vote des catégories populaires.

Parce que c'est ça le risque, c'est pas simplement par rapport à mes convictions, c'est par rapport à la capacité d'emmener avec nous la base électorale fondamentale que sont les classes populaires. Et si on veut les emmener, on va pas les avoir avec des trucs tout déjeun hein. Euh ou sans arrêt pour un oui pour un non et c'est trop compliqué. Ah non pas jusque là. Oh attention frayons pasois. Voyez c'est pas possible. Donc il faut quand même quelque chose qui a un peu de un peu de coffre. Un peu de coffre. Donc c'est c'est une bataille.

Et on est en ce moment aussi hein de de la bataille par et on voit en ce moment avec les différents congrès des parties et le fait que vous ayez quitter votre partie, vous pensez que le fait de pas avoir une arme derrière vous parce que les partis on se rend compte avec ces congrès au PS par exemple, il y a quand même des gens qui sont réellement différents sur le fond euh et vous pensez que le fait de de d'avoir créé votre votre association et de pas par exemple avoir rejoint un autre parti pour essayer de d'insuffler quelque chose. Vous pensez qu'avec une structure qui n'a pas la taille d'un partie, le nombre d'adhérents, ça sera enfin vous pensez que vous pourriez faire quelque chose ?

Je pense qu'on peut quand même peser. Oui oui oui, je pense qu'on peut peser. Par ailleurs, je rappelle puisquon on fait les références historiques, mais il y en a une qui m'amuse de ce point de vue-là. Quand Lutheron a été désigné candidat, dans un cadre du nom de la gauche, il faisait partie du plus petit machin qui s'appelait la FGBS. C'était tout petit. pour voilà ça. Donc c'est pas je je je sais que les parties ça compte et que il faut avoir des mais après les choses peuvent être euh pe peuvent se jouer de manière pour plein d'autres raisons. Voilà parce qu'il faut trouver des équilibres entre les différentes forces pour mettre tout le monde d'accord.

Donc il y a ça va pas c'est pas celui qui aura le plus de troubles qui qui l'emportera. Ça va être un petit peu plus compliqué que ça cette affaire. Mais je crois que c'est surtout c'est la la poussée dans c'est la poussée dans le pays qui compte. C'est c'est aussi de sentir où est où est l'énergie. Et moi je pense que Mélenchon la France insoumise ont compris quelque chose de ça. Ils ont vu juste ils ont sauvé la gauche dans notre pays.

Mélanchon il a sauvé la gauche à un moment donné où elle se favoyait au gouvernement dans des politiques d'accompagnement de l'ordre existant qui ont totalement déçu et heureusement Mélenchon et nous on était pas avec eux et qu'on a dit mais non pas cette voix là nous on trace un autre chemin. Donc on est héritier de cette histoire et moi de ce point de vue je me sens très héritière de cette histoire. C'est aussi c'est mon histoire. pour mais s'ils viennent pas avec nous ça fragilise. Donc c'est pour ça aussi que j'aimerais bien qu'il viennent avec nous. C'est c'est pour que le curseur il soit au bon endroit et on fait pas boire un an qui n'a pas soir.

Donc je peux pas dire bah tant qu'il viennent pas avec nous bah on attend qu'il viennent avec nous. On attend. Bon bah non on peut pas faire ça. Donc il faut faire avec ceux qui sont là. Et pour ce qui est du PS à la fois oui je vois il y a des différences entre eux. C'est sur François Hollande, c'est pas je sais pas qui fort ou je ne sais qui. Néanmoins, si on enlève fort, enfin si on enlève par comment s'appelle Hollande le reste, le débat du congré, moi je je trouve qu'il se joue surtout sur la ligne stratégique en fait qui dit des choses sur le fond.

Mais euh le plus conséquent et cohérent, ça reste Olivier Fort qui lui a une stratégie d'union et je pense que s'il gagne, c'est la meilleure façon en tout cas de de garantir qu'ensuite on arrivera à se mettre d'accord. Voilà.

Après, c'est leurs histoires et je sais pas moi qui vais me m dans affaires internes mais j'ai pas eu envie d'aller né au PS ni chez mes épaules en tout on reste avec les camarades sur notre identité politique et je pense qu'il y a plein de gens qui sont pour une gauche bien à gauche mais qui souhaitent que cette gauche bien à gauche elle soit démocratique en fait c'est ça qu'on a dit essentiellement et qu'elle soit aussi ouverte et dans une recherche d'union face au RN c'est les deux raisons pour lesquelles on a été viré c'est parce qu'on a dit il faut de la démochate en interne ans et parce qu'on a dit faut l'union mais il faut la culture de l'union avec les autres faut pas être hégémonique, faut pas leur écraser la tête, faut faire aussi avec des partenaires et les partenaires, ils sont pas comme nous donc faut les respecter.

C'est les deux raisons pour lesquelles on a été mis dehors. Donc moi, j'ai été mis pas pour des raisons de programme, pas pour des raisons. Voilà, c'est c'est vraiment pour des raisons de de de démocratie interne et de stratégie. Une autre question, c'est sur la notion de priorités. euh on a de plus en plus de priorités qui viennent par c'est la défense, la justice et l'éducation nationale et vraiment mais toutes ces toutes ces notions vraiment ça ça vient montrer que finalement il a aucune de tâche et que c'est prioritaire mais il y a plus rien qui prioritaire quelqu'un.

Donc est-ce que vraiment ça a un sens et si on en met une vraiment l'appuyer ou est-ce qu'il faut totalement abandonner cette électrité ? Et ça ouvre sur une question plus large. Est-ce que finalement c'est pas le symptôme d'end politique qui est davantage entré sur la communication politique plus que sur le fond ?

communication qui ne pas vraiment une et qui contribue finalement à briser la confiance de la société dans sa classe politique et confiance qui est d'ailleurs fait référence à une autre conférence alors qu'on a pas organisé mais que j'ai vu de Pierre Rosanvallon qui parle de la confiance comme une institution invisible qui reste essentielle pour le bon fonctionnement de la démocratie. Ouais. Euh les priorités si il faut faire des priorités absolument d'ailleurs c'était un programme fait puisqu'il y avait 600 propositions mais se mettre d'accord sur les propositions part essentiel et se mettre d'accord sur le récit. Les propositions thématiques propositions euh des un récit.

Je pense qu'il faut un récit et des propositions farmes. Il y en avoir aussi concrètement le récit. Et si on pouvait avoir des choses un peu plus innovantes que l'augmentation de salaires, c'est bien même s'il faut augmenter des salaires, il y a des choses qui qui font un peu plus envie qui disent un peu plus la société dans laquelle on a envie de vivre. Il faut qu'on fasse ce travail là. Pour l'instant, il est pas fait entre les gauches, mais on n'est pas au travail. C'est pour ça que je suis folle d'orage, c'est que il y a le RN qui avance, la V tr pist elle est là et puis nous euh on en taillance les uns dans leur congrès euh les autres à raconter n'importe quoi. Enfin, je quoi.

Nessie pas aussi essayer de montrer le réel parce que je me souviens dans les statistiques montr qu'en fait le groupe de gauche essentiellement il votait pareil sur un nombre très important de de de de propositions et projets de loi à l'inverse de la droite même de la majorité en même majorité présidentielle et qui finalement en apparence il y a on met en avant les distensions de la gauche alors qu'en réalité elles sont uniques. sur les filles mais tout de même alors que les dissensions au sein de la préfendu majorité même au sein de la droite sont beaucoup plus important au sein de ces parties mais qu'on les met pas en avant. Oui. Oui. Oui. Que nous on a l'art de montrer une vision Oui.

Oui. Ça peut être d'ailleurs un truc très de gauche d'esprit critique mais là il faut rabattre un peu. On est d'accord. C'est bien qu'il y a de la diversité. Moi c'est sur la question tout à l'heure vous avez parlé, je trouve ça intéressant parce que venez du coup de la France mais vous avez dit qu'au second tour il faudra parler du coup avec ces centristes ces personnes qui sont par exemple libérales mais qui vont avoir sur les enjeux sociétaux ou même sur les questions du racisme ben un discours qui peut être proche par exemple de la gauche.

Aujourd'hui quand on regarde, moi j'ai fait une position un peu puissante dans la vie, je suis socialiste mais voilà je trouve que la France de temps en temps a facilement l'antirépublicanisme en disant que le centre ne fait pas partie de l'arbre républicain. Et les macronistes disent la même chose de d'une partie de l'extrême gauche comme il l'appelle qui est plutôt une gauche radicale.

retrouver une certaine forme de frépin qu'on a réussi un peu et qui nous a fait nous a nové au fond à la victoire au second tour qui a préservé la minorité présidentielle mais qui nous a aussi fait remporter comment recréer un petit peu ce tissu qu'avait par exemple je sais pas les communistes et même les gaulistes au fond durant tout le début de cette voà aujourd'hui je trouve c'est quand même le gouvernement mar qui empêche quand même he je veux dire quand on a retaillou qui nous parle de subversion migratoire qui met en cause l'état de droit.

Il y a tellement de sorties et d'actes qui sont posés dans les qui sont proposés de rupture justement avec ce qu'on peut estimer avec le pacte républicain que c'est eux qui aujourd'hui fracassent en fait la possibilité vraiment c'est chez eux. Après côté mélang sûr que il y a aussi des des éléments que je trouve problématique mais mais pour faire ce front là c'est aujourd'hui c'est ce qu'on pouvoir et qui lamine euh la République de manière très concrète très très concrète. La démocratie la République c'est dur.

Mais après chez les électeurs, je pense qu' je pense qu'il reste des électeurs qui sont pas d'accord avec ça, qui sont libéraux sur le plan économique mais qui peuvent quand même penser que l'extrait de droite c'est quand même plus grave que nous. En tout cas, c'est ça qu'il va falloir aussi aller chercher dans un deuxième tour parce que pour l'instant la gauche, elle est à 30. Donc alors il y a deux stratégies. Il y a le côté ben on va aller chercher ceux qui sont à l'extrême droite, on fait notre camp et puis après on va chercher ceux qui sont électron mais là enfin trouver un peu de sociologie électorale, on sait que les électeurs en général ils se déplacent comme ça comme ça ou comme ça.

Ouais, il faut pas comme ça. Non non en général il faut comme ça par par capillarité mais dans dans ce sens-là. En vérité, dans un deuxième tour, ce sera plus facile d'aller chercher un électorat plus centriste, non, que d'aller chercher l'électorat du R. Euh, je parlais de la lectora. On peut toujours voir qui se sont trompés, qu'on peut réattraper, qui sont pas très politisés, pas très convaincus dans leur vote. Et puis finalement, ils se disent "Ah bah oui, il y a sur ça, je me suis trompée." Mais bon, essayons d'abord d'aller attraper les nôtres. Voyez ce que je viens de mobiliser, de leur donner envie. Quand je dis les notes, c'est pas simplement le ceux qui se reconnaissent de gauche.

Vous m'entendez bien ? C'est pas ceux qui sont politisés qui se disent de gauche. Quand je dis les notes, c'est qu'il y a aussi plein de gens qui partagent nos valeurs mais qui voilà sont dans l'absenstion, sont écur de la politique, ça oui, je pense qu'il y a un bivet important et c'est le premier le premier vivier rassembler les mobiliser ensuite aller chercher ce qui pensent en fait comme nous mais qui sont écurés de la politique ou qu' ne raccordent pas leur vision du monde avec la nôtre.

Et puis ensuite, je pense que dans un deuxième tour, c'est du côté du centre qu'il faudra montrer que on est moins dangereux que l'extrême droite pour des choses est-ce qui leur sont essentielles dans leur quotidien ? Et voilà. Et avec ça, PF une majorité, ça veut pas dire de pas enfin moi je je crois pas tellement en fait que maintenant on va s'intéresser à l'électorat qui vote RN, on va aller les décrocher. Ça paraît quand même au prend par le par la face nord. On peut pourquoi pas en qui arrive par la face nord mais ça me paraî vraiment prendre du truc par la face nord.

Moi, j'ai une autre question concernant les juifs qui sont profondément de gauche, euh vous pensez pas que il y a une sorte de réelle cassure et que comment on peut leur expliquer queon a besoin aussi des insoumis pour pour faire l'union de la gauche ou est-ce que il faudrait mieux par exemple une gauche avec les les autres parties et et enfin oui enfin voilà quoi. Hm h euh on a une difficulté, je je pas on a une vraie difficulté. Euh on a une vraie difficulté, je pense que on sait que c'est surmontable. Enfin ben il faut espérer que c'est sur mon table.

En plus ça c'est fou je insoumis quand il site la direction a retiré l'affiche donc que que toute la enfin tous les insoumis toute la gauche pay le prix de des propos de Jean-Luc Mélenchon parce que c'est c'est surtout ça le problème he c'est les propos de Jean-Luc Mélenchon et aussi cette espèce d'ambiance où comme on dit pas du mal du chef même si les gens ils sont pour beaucoup dans la direction par les dirigeants assouis ou les militants parce qu'il y en a quand même beaucoup qui n'ont pas du tout apprécié ce euh mais que ils peuvent pas l'exprimer parce que c'est parti dès qu'on dit un truc pas avec le chef. Donc ça c'est mauvais en fait pour le pour le tout.

Donc moi ça me fend le cœur et encore là la manifestation antiraciste, j'ai été très ému parce qu'il y a des jeunes du golem qui sont venus me voir et président des autres étudiants juifs de France qui voulait me dire merci et moi j'ai dit mais je pas dire je suis tellement désolé enfin je ça tellement terrible que le raccordement soit pas possible c'est c'est toute l'histoire de la loge qui est à terrein nous on vient de la faire c'est notre histoire en fait Donc pour il faut absolument qu'on remonte cette pente et il faut il faut penser les pl et pour ça il faudrait qu'il trouve les mots.

Nous on peut pas les trouver alors à la base de soumise mais il faut il faut que eux trouvent les mots. C'est pas une fois deux fois trois fois 5 fois 10 fois ça suffit quoi en fait des formulations blessent et pas d'excuses et pas de mots trouvés pour penser la les plai à un moment donné c'est pas possible. Bon après à l'axe, il y a aussi une diabolisation qui est très grande de la France insoumise, une instrumentalisation très forte de nos adversaires politiques, une exagération et puis euh euh des choses qui enfin je veux dire hier, on me posait la question là sur LCT, c'était hallucinant.

Elle me dit euh "Ah, comme vous voyez monsieur Bardélac est en Israël, vous dites pas que il est en train vraiment de se dédiaboliser." Je dis "Vous rent Non, pour moi, il se diabolise. Il est là en train de venir tes mains fortes qui est en train de massacrer le peuple palestinien. C'est ça se dédiabolisé que c'est quoi cette histoire de voir que on parle quoi." Non, c'est pas diabolisé. Mais ce que je Mais du coup, ça passe sous les radars. C'estàdire qu'il peut soutenir, ils peuvent soutenir Israël. Ça ça c'est pas un problème, ça ça passe crème.

Donc méfions-nous aussi du de la façon dont le débat général est aussi occupé et donc après ça fait la forteresse assiégée côté insoumis puisque ils se prennent des ordes puis ça devient délirant disproportionné délirant. Du coup bah du coup il se referme et du coup il dit "Ah bah vous voyez bien c'est pas la peine de s'excuser de toute façon ils veulent notre pause c'est de l'instrumentalisation il voit partout si elle a pas si c'est Ah ben il y a un problème il problème parce qu'en fait à la limite qui est un responsable qui est validé cette cette affiche et qui n'est pas ça peut arriver un jeune qui a cette culture politique voit pas et valide et ça passe.

Bon, on la retient ça c'est ce qui a fait la direction de l'infos mais de on la qualifie et trois on se met en situation ça ne se remprovise plus on forme les cadres. Vous voyez ce que je veux dire ? C'est c'est et le problème il est là il est il est il est dans bon il est dans le fait que Jeanlu Mélenchon n'est pas reconnu que c'était une affiche problématique qui avait une voilà une qui reprenait l'iconographie antisénique chaud des années 30. Il faut le reconnaître, il faut poser les mots et et un leader comme Jean-Luc Mélenchon, il a une responsabilité parce que sa parole, elle porte elle porte auprès des jeunes générations.

Donc dire moi je sais pas ce que c'est que ces affiches, c'est hyper étrange. C'est c'est une invitation à dire bon ben on s'en fout de ces affiches. Si même lui il sait pas ce que c'est, c'est que c'est pas si important. Non, lui il doit dire l'inverse, il doit dire on ne peut pas faire ça. Il y a eu une erreur, on la reconnaît et on fera plus. Et d'ailleurs, on va vous former et on va vous montrer c'est quoi cette histoire-là et en quoi elle est grave. inacceptable. Euh je sais, j'étais pas là, je sais pas s'ils ont spécialement, si c'est bien compétence, je veux croire que c'est l'intercompétence. Je veux croire que quand ils ont fait cette affiche, ils ont pas pensé à ça.

Mais moi je vais plus non seulement c'est une aaffiche, mais je pense qu'il y a un autre problème. Moi, je n'aime pas, c'est pas tellement la gauche de déformer les visages des gens. même de mes adversaires politiques, je n'aime pas cette manière. J'aime pas de l'antisémitisme possible, c'est le fait de vent catégoris. Moi je suis pas fan dans les images comme ça de faire après on l'a fait ça existe à gauche on a des adversaires frants. Bon ça se fait ça se fait dans les manip ça se fait mais pour un parti politique moi je suis pas très fi de ça je pense qu'il y a plein d'autres manières d'exprimer nos idées qui nous relèvent pas comme ça de de très forme.

Et le plus important là, c'est sur l'antisémitisme, être capable de de poser les mots et de former les jeunes générations. Enfin et et de dire aussi, je veux dire, il y a explosion des actes antisémites depuis le 7 octobre, c'est une réalité. On est là pour le dire. On est là pour pour nous aussi être en empathie avec ceux qui le subissent. Et et combien de juifs qui disent "Je vais quitter la France, je supporte plus. J'ai peur que mes nomes soient agressés à l'école." Pas possible ça. Nous on est notre histoire nous porte à être à leur côté dans cette douleur, dans cette difficulté et être à côté.

On va pas créer une compétition par rapport aux musulmans à chaque fois qu'on parle de ça de dire "Ah oui mais les musulmans aussi oui les musulmans aussi moi je me bat depuis très longtemps contre le rejet des musulmans, contre le racisme contre les arabes dans ce pays qui est insupportable mais il y a pas de récurrence entre les deux. On doit être aux deux rendez-vous trois barres.

C'est ça c'est c'est il y a il y a il y a on va pas faire ben on est de l'un on est de enfin c'est horrible ça c'est la guerre des identités c'est ce que veulent euh les extrêmes de droite en l'extrême à droite enin les droites l'extrême qui est les droites l'extrême droite et la droite classique qui est de plus en plus en c'est la guerre des Moi je pense que c'est une erreur de ne pas aussi être Nous on a dans les éléments qui ont fait qu'elle a été viré il y a le fait qu'on était allé François fin l'exportière à Strasbourg manifestait dans la seule manif qui était vraiment plus à l'appel des organes gauches après le 7 octobre contre l'antisémitisme.

Mais pour nous c'était on est allé jusque l'arabe parce que pour nous c'était important de dire ça. Bon, on a été vilé en je pense que c'est une erreur. Je pense queon pouvait tout à fait critiquer la politique de Netheram et être dans une manifestation en communion avec ceux qui disent bah c'est nous qui se parce que c'est c'est faut tenir les debouts. Il y a aucune raison de pas tenir les debout pour moi hein.

Moi j'ai une question enfin aussi ça m'a un peu recentré sur votre livre euh c'était de savoir comment on fait pour lutter contre le néolibéralisme tout en restant dans l'Union européenne actuelle parce que je ça c'est une question non mais j'ai jamais réussi vraiment trop à me positionner par rapport à l'Union européenne tant que personne me considère plutôt de de coach quand même assez radical mais comment on fait que on voit en plus que d'un autre côté quand on a cette et qu'on a besoin quand même de d'avoir l'Union européenne à nos côtés en cas de guerre avec aussi. Donc comment on fait aussi pour voilà le déclencher ce mouement de anticapitaliste, antilibéral euh l'intérieur ?

D'abord si on arrive au pouvoir en France, moi je suis pour qu'on applique une mesure et si ça déplaî à uneure européenne, bah ça dép à l'un s'ils veulent qu'on ouvre la concurrence tel secteur et que nous ça suffit la concurrence et le livre marché dans tel secteur ben je suis pour que on fasse jouer la souveraineté française contre le le les directives européennes. Voilà et c'est un bras de faire c'est un bras de faire. Ça n'empêche pas la coopération nécessaire en ce moment face à la Russie sur les enjeux euh militaires qui qui est indispensable surtout si enfin on se débarrasse de l'OTAN et des des anciens Ais entre guillemets américains.

Euh je pense que les deux sont pas forcément contradictoires. Pour moi, c'est pas forcément contradictoire. On n pas obligé de c'est pas blanc noir, c'est pas soit on sort de l'Union européenne et on peut faire notre politique, soit on reste dans l'Union européenne et on peut rien cher. Moi je pense que il faut mener un bras de fake et qui est rendu compliqué parce qu'il y a quand même la vague brune en Europe. Donc il y aie Mélonie, en Italie, il y a plein d'endroits. On a vu la FP qui a passé en Allemagne. Euh voilà, c'est c'est grave danger. Enfin, je veux dire la protection européenne même de ce produit là, on sait pas combien de temps ça va durer.

Donc il faut essayer de nouer des liens et puis après ben ce sera un bras et la France ça pèse en Europe c'est bien. Sinon, on réservent pas nous faire tout à fait enfin on a des moyens torsion qui sont qui sont plus grand mais ce serait un bras. Mais ça c'est bras de faire au sein de l'Union européenne.

Et en soit le fait de dire qu'on fait pour prioriser les mesures françaises sur le droit européen, ça conduit quand même au professionnel à vouloir un peu altérer la séparation de pouvoir parce que finalement c'est les juges à la fin en tout cas en cas de contentieux qui prennent des décisions et bon je pense notamment j'ai plusieurs exemples notamment sur les cours GP la cours de cassation sur la non prise en compte des des arrêts non professionnels pour en fait c'est acquérir les projets publiés chaque année disait on On prend pas en compte, on prend pas en compte mais n'oubliez pas, il y a la directive qui doit s'appliquer depuis 2009 et puis au final ils ont dit bon ben tant pis, on interprète à la lumière de active et tant pis qui est droit français et du coup c'est quand même eux qui ont pris la décision finale.

la nationale en gouvernement projet et cetera mais elle n'empêche que finalement la loi française est passée dessous avec le temps par rapport aux décisions de à la diagnostique de l'Union européenne donc comment ça bien mais ça va être très compliqué voilà c'est ça donc parce que entre la lutte entre France et l'Union européenne oui mais du coup ceux qui prennent la décision final c'est les juges compte donc c'est un peu contest Ouais, enfin c'est des juges européens non c'est qui applique Ah oui qui applique le droit européen comme supérieur oui oui d'accord ça d'accord sera une bataille mais je m'entends côté audessus des juges jug c'est sur un droit européen ça sur la base du droit européen du droit français je sais parler dans quel euh on va être confronté par rapport aux décisions qu'on prendrait.

J'ai pas la liste de tous les cas et je vais voir comment on s'en sort sur chaque cas. Mais je pense que je pense que on peut pendant un temps les obillir et ensuite mener une confrontation enfin avec les tout faire sans sortir pas tout faire enfin sans que ça amène à la flash mais on peut pas présupposer exactement de où ça va nous apparence je pense c'est compliqué et merci Je pense que vous

1:19:40
Non speech

[Applaudissements]