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interviewLCP (sur YouTube)· 21 juillet 2026 3 min

Colère des députés de gauche après l'autorisation sous dérogation de deux pesticides controversés

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Des sénateurs ont pris en otage cette loi agricole pour faire rentrer au forcepseps la réautorisation de pesticides dangereux pour le cerveau des enfants. L'interdiction de l'achétamipride et de la flupiradiflurone demeure inchangé. Il ajuste uniquement le délai d'instruction de l'ANCS en le portant de 2 à 6 mois lorsqu'elle est saisie d'une demande de dérogation.

Toute décision de dérogation repose sur une expertise scientifique indépendante et non sur une décision politique. Ici, on comprend bien qu'il y a une forme de petit arrangement entre amis, entre un rapporteur au Sénat, monsieur Duplom, avec quelques dirigeants de certains représentants du monde agricole et on comprend bien ici que l'ANSES ne joue pas le rôle d'autorité scientifique complètement et strictement indépendante. Ici, l'ANES, elle va pouvoir permettre d'organiser la dérogation.

C'est ça la nuance et c'est là qu' le piège et c'est là qui est l'incompréhension et c'est là que vous trompez aujourd'hui, madame la ministre, un grand nombre de parlementaires en expliquant la science rien que la science. Je rappelle que vous avez des accents de vertu farouché alors même que alors même que nous mettons en œuvre ce que vous avez demandé. ce que vous avez demandé, ce que monsieur Potier a demandé, à savoir que ce soit l'ANES qui soit le juge de paix, la CMP La CMP a décidé de donner droit à votre demande.

Il donne droit à votre demande. [acclamation] Voilà, c'est incroyable. Vous signez là, vous signez là une mauvaise foi que vous ne cherchez même pas à dissimuler.

Cette séance est quelque part pourri par une forme d'incompréhension. Ce qui est en cause et ce qui crée l'incompréhension, c'est les déclarations de Matignon de cet après-midi qui ont dit que ces amendements pourraient être mis en discussion et que l'Assemblée nationale pourrait tranchée. Et ce soir, sans qu'il y ait d'explication du gouvernement, on apprend finalement que ça n'est pas le cas.

Je pense qu'on est en droit d'avoir une explication sur ce sujet-là. Monsieur Atal a posé une question importante au gouvernement qui est au banc et je crois que ce serait quand même la moindre des choses de répondre à cette question pour qu'on puisse avoir un débat qui soit un débat éclairé. Vous pouvez pas comme ça mépriser l'ensemble de la représentation nationale qui demande à pouvoir voter sur un sujet qui l'année dernière a fait une pétition qui a été signé par plus de 2 millions de personnes et aujourd'hui vous voulez minuit 26 balayer ça d'un revers de la main sans y compris répondre aux questions qui sont posées par vos propres parlementaires.

Même à eux, vous leur répondez pas mais vous allez pas pouvoir passer en force comme ça tout le temps.