Audiovisuel public audition de Hugo Clément et Samuel Étienne | La séance est ouverte ! - 24/02/2026
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 31 %Attaque 39 %Défensif 30 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 72 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 35:00OuverteRéponse directe
Comment expliquez-vous la polarisation du débat sur votre travail et vos émissions ?
- 45:00RelanceRéponse directe
Comment garantissez-vous le contradictoire dans vos reportages ?
- 55:00OuverteRéponse partielle
Quel regard portez-vous sur la hiérarchisation de l'information sur le service public ?
- 1:05:00OuverteRéponse directe
Pourquoi ne pas être resté salarié de France Télévision ?
- 1:15:00RelanceRéponse directe
Vos propos sur Twitch sont-ils compatibles avec vos obligations du service public ?
- 2:00RelanceRéponse partielle
Comment concilier les exigences du service public (neutralité, impartialité) avec les prises de position sur Twitch ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 10:00Hugo ClémentFait
« J'ai commencé ma carrière en 2012 en sortant d'école de journalisme à France I en en passant à un concours qui s'appelle la bourse Gendarc qui existe toujours aujourd'hui. »
- 20:00Hugo ClémentFait
« Nous n'avons jamais jamais jamais depuis l'existence de Surlefront jamais été condamné. Alors, on a eu beaucoup de lettres d'avocats euh qui nous ont menacé de procès. »
- 30:00Hugo ClémentFait
« On soumet nos émissions à des experts avant diffusion. On les fait visionner par des experts indépendants qui ne sont pas forcément partie prenantes de l'émission. »
- 40:00Samuel ÉtienneFait
« Une entreprise privée a d'abord le devoir de faire des bénéfices. C'est sa mission, c'est en quoi elle ferme. »
- 45:00Samuel ÉtienneFait
« Le secteur public lui se voit imposer un cahier des charges très contraignant par l'État et c'est bien normal puisqu'il est financé à 80 % par l'argent public. »
- 55:00Samuel ÉtienneFait
« L'audiovisuel public aujourd'hui, vous m'avez compris, il a pas besoin d'être affaibli, il a besoin d'être renforcé pour relever un défi parce que vous savez que les médias traditionnels sont confrontés à un défi qui est terrible. »
- 1:10:00Samuel ÉtienneFait
« Je ne crois pas au concept de neutralité. Vous vous m'appelez la neutralité. C'est un mirage, c'est c'est un attrape gogo. Je crois l'honnêteté en revanche. »
Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Bonjour à tous et bienvenue dans la séance est ouverte. Le mardi 24 février, les députés de la commission d'enquête sur la neutralité, le fonctionnement et le financement de l'audiovisuel public auditionnent les journalistes Samuel Étienne et Hugo Clément. Tous deux ont travaillé pour l'audiovisuel public et pour l'audiovisuel privé.
Regardez. Merci monsieur le président. Merci monsieur le rapporteur, merci mesdames et messieurs les députés.
Je suis ravi d'être ici aujourd'hui pour parler de ce sujet qui n tient beaucoup à cœur, l'audiovisuel public. J'ai pas écrit de propos priminaires parce que je voulais laisser le maximum de temps pour vos questions. Je suis là pour répondre à vos questions avant tout.
Simplement vous rappeler le le lien très fort qui munit à à l'audiovisuel public. Euh j'ai commencé ma carrière en 2012 en sortant d'école de journalisme à France I en en passant à un concours qui s'appelle la bourse Gendarc qui existe toujours aujourd'hui où tous les diplômés des écoles de journalisme euh passent ce concours et le le gagnant celui qui remporte la bourse euh intègre France Télévision en contrat à durée déterminée. Et donc j'ai j'ai gagné ce concours et je suis entré à à la rédaction de France 2, d'abord à Télématin, ensuite au service des informations générales euh qui produit des reportages pour le journal de 13h et le journal de de 20h.
Et j'y ai travaillé pendant 3 ans de 2012 à 2015. Ensuite, je suis parti, vous l'avez dit, monsieur le président, dans le privé, notamment au petit journal de Canal Plus euh avant de revenir bien des années plus tard pour produire des émissions de télé pour l'audiovisuel public. vous avez cité sur le front qui est notre émission d'investigation sur les questions environnementales dont on est très fier qui est à la fois un succès d'audience et un succès de fond puisqu'on révèle de nombreuses situations qui sont inconnues de nos concitoyens.
Je sais pas si vous avez vu le numéro qui est passé hier soir sur France 5 consacré au métaor rar et à la question de la souveraineté de la France sur la question des métaor notamment toutes les réserves de lithium qu'on a chez nous et qu'on pourrait exploiter pour réduire notre dépendance vis-à-vis de la Chine. Euh on produit également avec Winter Production qu'on a fondé avec mon associé Régie Slamanaroda l'émission Quelle éépoque présentée par Léa Salamé que vous avez reçu ici. On produit aussi des documentaires pour l'audiovisuel public notamment avec Stéphane Bern.
On a produit une émission récemment sur le patrimoine. Euh c'est un sujet qui nous est cher et qui je pense l'est aussi pour vous. Euh et euh je précise aussi parce que c'est important que contrairement à d'autres personnes qui ont été auditionnées ici devant votre commission, je ne suis pas salarié de France Télévision.
Euh je n'appartiens pas à France Télévision et donc je parle en mon nom évidemment propre, pas au nom de l'audiovisuel public. Je parle en mon nom et en celui de de ma société puisque nous produisons aussi beaucoup de contenu et de reportages pour des chaînes privées, des diffuseurs privés, des plateformes françaises ou étrangères. On produit aussi des formats numériques qu'on qu'on fabrique nous-même et qu'on diffuse nous-même.
Je présente notamment un podcast sur le sport d'endurance qui aujourd'hui le podcast leader sur ces questionsl qui s'appelle Safe Pace qui est diffusé toutes les semaines. Si vous courez ou vous faites de la natation, vous direz écoutez, ça vous intéressera. Euh ça évidemment c'est une production 100 % privée euh qui n'a aucun lien avec l'audiovisuel public.
On opère aussi euh avec mon associé euh le site qui est un site euh qui fonctionne uniquement sur fonds privés et grâce aux abonnements de euh des personnes qui qui nous soutiennent. Et puis on a aussi entre autres activités euh une agence destinée aux entreprises qui est une filiale de Winter Production qui s'appelle Première Saison avec laquelle on produit des contenus à vocation publicitaires institutionnelles en marque blanche qui donc là n'ont encore une fois aucun lien avec l'audiovisuel public. Voilà, c'était pour que vous ayez un peu le le panorama de de de des productions qu'on fait aujourd'hui.
Et je terminerai juste en disant ma fierté de travailler avec l'audiovisuel public. J'y ai commencé en tant que journaliste. Donc je sais la rigueur avec laquelle les journalistes du service public font leur travail.
Je sais la chance qu'on a nous producteurs privés de pouvoir proposer des émissions comme sur le Front qui est une émission d'investigation sur des questions environnementales. Je ne sais pas si cette émission pourrait exister aujourd'hui ailleurs que sur le service public. C'est peu probable.
Donc on est très fier, très heureux de travailler pour France Télévision, d'être le prestataire de France Télévision. Euh et on parlera, j'imagine plus en avant de de des détails des émissions, mais voilà, c'était pour planter un peu le le décor. Merci pour ce propre.
Et est-ce que monsieur Étienne vous voulez dire ? Oui, je m'en excuse. Euh comparé à mon confrère Hugo Clé, je vais être très scolaire parce que je trouve très intéressant l'exercice du propoliminaire.
Monsieur le président, vous avez rappelé la puissance des mots qui parfois peuvent être des armes tout à l'heure et et du coup, je voulais vous proposer un un message que j'ai chronométré à 5 minutes précisément pour dire deux choses. D'abord, je vous remercie monsieur le président, monsieur le rapporteur, euh mesdames et messieurs députés de cette invitation. C'est la première fois que je suis à à l'Assemblée nationale à mon grand âge et je suis un peu impressionné.
Euh on regarde les qualités des personnes auditionnées précédemment parce que j'ai regardé beaucoup de d'auditions. Euh je suis pas sûr de vous éclairer beaucoup pour vos travaux. Euh je vais faire de mon mieux en toute honnêteté avec riger et avec une grande liberté de parole puisque je ne suis plus salarié de France Tévision depuis près d'un an maintenant donc je parlerai également en mon nom.
J'ai écouté avec beaucoup d'attention plusieurs auditions menées par la commission et je voudrais saluer d'abord la qualité des échanges. Euh je trouve formidable que les citoyens puissent constater un site visu en direct ou en replay. euh le le travail des représentants de la nation avec le travail, la connaissances des sujets traités que cela implique à condition bien sûr d'écouter ces auditions dans la longueur et de pas se contenter parfois de quelques clips de quelques poignées de secondes posté sur les réseaux sociaux hors de tout contexte de toute contradiction qui ferait ça mais voilà je préfère conseiller de d'écouter les choses dans la longueur moi qui suis un observateur passionné c'est vraiment l'une de mes passions de de la vie politique de notre pays depuis plus de 30 ans.
Je peux vous assurer que cette recherche du buzz de la petite phrase de la polémique qui fait des vues sur internet au profit d'une notoriété numérique médiatique et ou politique est l'un des moteurs à mon sens les plus puissants du fossé grandissant entre les Français et le représentant. J'incite donc tout à chacun à écouter ces commissions mais à les écouter vraiment sauf quand la même question est posée quatre ou cin fois de suite malgré qu'une réponse a été apportée là parfois on peut on peut se permettre de zapper. Dans mon propos liminaires, je voudrais donc saluer le travail de cette commission et je voudrais dire deux choses précisément.
D'abord, souligner l'importance de la coexistence d'un secteur public de l'audiovisuel et d'un secteur privé. Moi, j'ai travaillé dans les deux univers donc je crois que je les connais un peu et puis je me permettrai de dire que pour l'heure, beaucoup des questions posées dans le cadre de cette commission me semblent passer peut-être à côté de l'essentiel. D'abord sur la coexistence d'un secteur privé et public de l'audiovisuel.
Alors, ils ont tous deux, ça a été rappelé d'ailleurs lors des auditions précédentes, deux missions extrêmement différentes. Une entreprise privée a d'abord le devoir de faire des bénéfices. C'est sa mission, c'est en quoi elle ferme.
Quiconque s'intéresse au monde de l'entreprise le sait. Elle doit donc faire un maximum d'audience pour vendre le plus cher possible les espaces publicitaires. Ce faisant, elle peut proposer des programmes de qualité.
D'ailleurs, cela arrive très souvent, mais ça n'est pas sa finalité première. Le secteur public lui se voit imposer un cahier des charges très contraignant par l'État et c'est bien normal puisqu'il est financé à 80 % par l'argent public. dans le cahier des charges de France Télévision que je suis allé consulter, on lui demande, j'en diraiis qu'une petite partie parce que la liste est immense, de s'engager en matière d'émission culturell, musicale, scientifique, en matière d'éducation au développement durable, de documentaires, de programmes pour la jeunesse, d'éducation aux médias, d'Europe, d'émissions religieuses, de lutte contre les discriminations, de représentation de la diversité à l'antenne, d'accès des programmes aux personnes handicapées, je pourrais continuer ainsi longtemps et le tout, s'il vous plaît en faisant de l'audience parce que c'est décrit noir sur blanc dans ce cahier des charges. que cette télévision doit aussi être populaire et toucher le plus grand nombre de téléspectateurs possibles.
On lui demande donc beaucoup de choses de remplir d'émissions que le privé n'a pas à remplir, de faire des émissions de qualité et de faire de l'audience et le plus fou c'est qu'elle y arrive et résout une forme de cadrature du cercle. D'où ma conviction aujourd'hui, après 30 ans d'évolution dans cet univers que ce système d'une coexistence entre un secteur public de l'audiovisuel et un secteur privé de l'audiovisuel est une bonne chose pour notre pays, notamment parce qu'il a même de tirer les programmes vers le haut. La deuxième et dernière chose que je voudrais dire, c'est que et je le dis avec beaucoup de respect pour cette commission et l'institution qui est l'Assemblée nationale, c'est que nous passons peut-être ici à côté de l'essentiel.
L'audiovisuel public aujourd'hui, vous m'avez compris, il a pas besoin d'être affaibli, il a besoin d'être renforcé pour relever un défi parce que vous savez que les médias traditionnels sont confrontés à un défi qui est terrible, la fuite massive des téléspectateurs, des auditeurs, des lecteurs. Moi, je suis un amoureux de la presse écrite pour le divertissement comme pour l'information vers les plateformes, vers les réseaux sociaux essentiellement contrôlés aujourd'hui par des pays étrangers, États-Unis et Chine pour ne pas les citer. l'eau du v aujourd'hui publique doit être renforcé.
Pourquoi ? Parce que si on ne l'aide pas à relever ce défi d'ici quelques années, ce ne sera plus nécessaire de débattre de la privatisation éventuelle de cet a visuel publique parce que il y aura plus rien à privatiser tant il sera affaibli comme le seront d'ailleurs beaucoup d'autres médias traditionnels. Un dirigeant d'une grande télévision française déclaré en juillet dernier la télé est en train de crever.
Il s'agit pas seulement d'emploi ou même d'investissement public sur des dizaines d'années dans le cas de de l'audovisel public, mais de savoir si demain nous voulons être informés et divertir essentiellement par des plateformes étrangères sans avoir à dire un mot sur la qualité des contenus. À mon sens, c'est surtout de cela dont on devrait parler d'une commission sur l'ivisuel public plutôt que de poser parfois parfois certaines questions en boucle audition après audition alors même que les réponses sont apportées sur tel numéro de tel magazine sur le salaire de tel ou tel sur les petits fours les voitures. Non pas que ces sujets ne sont pas importants puisqu'il s'agit de contrôler une dépense d'argent public mais une fois que des réponses ont été apportées on puisse peut-être passer à autre chose et se pencher sur l'essentiel.
Et j'en conclus avec ces mots. L'essentiel, ce sont ces défis que doivent relever les médias traditionnels menacés d'un affaiblissement d'une disparition par des plateformes et des réseaux sociaux américains ou chinois sur lesquels un état comme l'État français n'a que peu de moyens pour influer sur la qualité des programmes. Il s'agit donc de défendre cette exception culturelle dont nous devons être fiers et au final c'est une question de souveraineté et merci de votre attention.
Merci. Merci beaucoup. Ça me permet de rappeler que que effectivement le principe d'une commission d'enquête, c'est de mettre en lumière les dysfonctionnements et les manquements et que il y a d'autres instances à l'Assemblée nationale pour effectivement traiter la question des grands défis.
Il y a par exemple une proposition de loi qui est sur la table sur l'audiel public pour parler aussi de l'avenir de sa gouvernance, de sa stratégie et de sa vision, de sa mission et que c'est aussi le cas d'une commission d'enquête où on peut révéler des dysfonctionnements et des manquements. Je partage avec vous qu'effectivement l'identification des 54 voitures de fonction à France Télévision peut paraître insignifiant et pas être passé à côté du sujet. Je pense que quand même c'est le principe aussi d'une commission d'enquête de révéler certains manquements et certains dysfonctionnements, mais c'est aussi le rôle de ces auditions.
On est heureux de vous accueillir pour pouvoir vous poser des questions et notamment des questions sur le fond et notamment sur l'information puisque vous êtes tous les deux des acteurs aussi de de l'information sur le service public audiovisuel. J'aurais peut-être une une enfin j'aurais peut-être une question pour pour vous, monsieur Clément. Euh à chaque reportage euh que vous euh que vous produisez ou que vous présentez, on voit des polémiques poindres.
Euh certains vous qualifient de lanceur d'alerte, euh saluent votre travail, euh mettant en avant aussi euh la question environnementale, lui donnant de la visibilité sur les antennes du service public. D'autres euh vous critiquant en indiquant que vous participez de la des informations. Certains vous vous reprochent de relayer euh des fausses informations, des chiffres truqués.
Enfin, je cite ce que ce qui est dit à chacun de de vos reportages, peut-être pas à chaque fois mais en tout cas assez régulièrement. Et ma question, elle était assez assez simple. Comment expliquez-vous finalement queil y ait une telle polarisation du débat sur votre travail, sur les émissions que vous produisez, que vous présentez ?
Quelle est la déontologie que vous vous utilisez pour garantir justement une forme d'impartialité dans l'information scientifique ? Parce que cette commission d'enquête, elle traite de la neutralité, de l'impartialité de l'information. On l'a beaucoup traité sur la question de l'impartialité de la neutralité politique.
Vous êtes un acteur essentiel de l'information environnementale et là aussi les enjeux d'impartialité, de pluralisme euh sont importants. Moi, je crois pas beaucoup au mot de neutralité, mais je crois à l'impartialité et je crois et je crois au pluralisme et comment dans l'information environnementale vous garantissez ce pluralisme et cette impartialité ? Est-ce qu'il y a des moments où vous avez reconnu en voyant les réactions là d'un syndicat là d'une association de la presse scientifique ou de la formation scientifique que peut-être il y avait eu des erreurs ou une méthodologie qui avait pas été suffisamment appliquée et si c'est pas le cas voilà peut-être quelques éléments sur votre déontologie et la manière dont vous travaillez.
Merci monsieur le président. Écoutez, je serais ravi de répondre sur des frais précis ou des reproches précis. Si vous en avez, je serais ravi d'y répondre parce qu'on a évidemment euh réponse à tous les éléments qui nous sont reprochés.
Euh bienvenue dans le monde merveilleux de l'investigation, monsieur le président. Quand vous faites de l'investigation, vous faites des mécontents. Euh si personne ne réagit à votre enquête, personne ne la critique, s'il y a pas de polémique, c'est que vous avez mal fait votre travail et que vous tombez à côté.
Parce que le principe de l'investigation, c'est de révéler des choses que certains ne veulent pas révéler au grand public. Et c'est bien pour ça que les émissions d'investigation existent. C'est c'est rigolo parce que j'en ai un exemple sous le nez euh d'un des sujets qu'on a traité dans sur le front.
On a fait un une émission qui s'appelle euh carton la fausse bonne idée point d'interrogation. Et euh pendant cette émission, on enquêtait notamment sur ce petit gobelet que vous nous avez mis gentiment à disposition devant nous, la Air Cup. Euh et donc je suis je suis je suis ravi de la de la retrouver aujourd'hui euh puisque c'est un gobelet euh qui dit "Je suis un gobelet carton sans film plastique entièrement recyclable et compostable à domicile." Et bien figurez-vous que nous avons soumis ce gobelet euh de l'Assemblée nationale à des chimistes, à des experts, un laboratoire expert qui a analysé sous nos caméras ce gobelet et qu'il contient.
Alors, je ne sais pas si c'est encore le cas aujourd'hui. Peut-être que depuis notre reportage, il y a eu des changements, mais à l'époque du reportage, les chimistes nous ont appris qu'il contenaient du plastique, en l'occurrence du PVC et que euh la publicité qui en était faite comme d'un gobelet sans plastique était une publicité qui était un peu à côté de la réalité. Alors forcément, ça a fait des mécontents cette révélation.
Euh notamment l'entreprise qui fabrique ses ses gobelets n'était pas contente, nous a reproché euh de ne pas donner de bonnes informations. Il se trouve que euh nous n'avons jamais jamais jamais depuis l'existence de Surlefront jamais été condamné. Alors, on a eu beaucoup de lettres d'avocats euh qui nous ont menacé de procès.
On a eu quelques procès en diffamation. Nous n'en avons jamais perdu un seul. Voilà, depuis l'existence de sur le front, nous n'avons jamais perdu un seul procès sur le fond.
Euh et donc toutes nos enquêtes sont euh sourcées. Euh nos enquêtes, je vais vous expliquer rapidement comment ça se passe si vous le voulez bien. Euh d'abord, pendant plusieurs mois, on travaille avec des enquêteurs euh qui sont salariés de Winter Production, qui passent des coups de fil, qui lisent la documentation scientifique, qui recueillent les témoignages de lanceur d'alerte, de d'experts, d'ingénieurs et cetera afin de savoir s'il y a matière ou non à enquêter et à aller tourner.
Une fois que la phase d'enquête est terminée, nous nous allons sur le terrain sans idées préconçu et ça c'est important de le préciser, sans idées préconçu, on ne part pas avec une feuille de route en se disant on veut montrer ça. Non, on se part avec un questionnement et on essaie d'apporter des réponses à ce questionnement. Et une fois que la phase d'enquête de terrain est terminée, ça peut prendre plusieurs mois, parfois même plusieurs années.
Et je tiens à préciser qu'il y a beaucoup d'enquêtes qui débutent et qui ne sont jamais diffusées parce qu'on estime que soit il n'y a pas suffisamment de faits corrobor à l'antenne, soit parce que les difficultés d'enquête nous empêchent de tourner des séquences clés. Donc il y a parfois des enquêtes qui ne vont pas au bout, il y en a même beaucoup. Euh mais une fois que les enquêtes sont bouclées, on fait euh je pense que quasiment aucune émission ne fait, c'est qu'on fait comme les scientifiques euh on soumet nos émissions à des experts avant diffusion.
On les fait visionner par des experts indépendants qui ne sont pas forcément partie prenantes de l'émission d'ailleurs, qui ne sont pas forcément des experts qui vont conclure précisément à chaque fois la même chose que ce qu'on peut voir dans l'émission. On soumet ces émissions à des scientifiques, à des ingénieurs, à des experts, à des agriculteurs pour qu'ils puissent nous remonter en amont de la diffusion les éventuelles imprécision, les éventuelles erreurs. Et donc ça c'est un processus qu'on a mis en place et qui nous évite de dire des bêtises ou des fausses informations.
Et donc ça c'est très important. On le fait sans idées préconçues, on le fait évidemment sans agenda politique puisque c'est un peu le sens de votre question. Il y a des critiques qui nous sont faites comme quoi nous aurions un agenda politique derrière.
Euh vous savez, depuis que je fais ce métier, monsieur le président, j'ai l'habitude d'être mis dans des cases. Alors un peu toutes les cases, hein. Alors vous l'avez dit en introduction, parfois je suis un fachaot, parfois c'est l'inverse, je suis un bobo.
Bon, j'entends tout et n'importe quoi à mon sujet. Ça m'est un peu égal pour pour être honnête. Je laisse les politiciens nous mettre dans les cases qu'ils veulent.
Nous on fait notre travail, un travail d'enquête sérieux, sourcé de terrain. Un travail qui s'adresse à tous les citoyens, queles que soient leurs opinions politique, quel que soit leur lieu de résidence géographique, leur profession, on s'adresse à tout le monde. On est une émission grand public qui a pour vocation de mettre ces sujets environnementaux qui sont des sujets d'intérêt général au-dessus des clivages partisan, au-dessus de ce bouillon justement d'affrontement politique parce que ce sont des sujets d'intérêt général.
Donc voilà, je pourrais vous parler très longuement mais on n pas le temps aujourd'hui, mais de toutes les enquêtes et toutes les révélations que nous avons faites notamment sur la question des lentilles qui a fait beaucoup parler ces derniers mois pour le coup uniquement bien, j'ai pas vu beaucoup de critiques sur cette enquête mais peut-être que vous m'en m'en ferez part où nous avons montré que nos agriculteurs français qui respectent la réglementation française en matière de pesticides se retrouvent concurrencé dans le cadre d'accord de libre échange par les agriculteurs canadiens, les cult cultivateurs de l'entiladien qui eux ne respectent pas notre réglementation, utilisent des produits qui sont interdits chez nous et on continue dans le cadre de ces accords de libre échange à importer ces lentilles qui sont mises en concurrence avec nos lentilles françaises, ce qui est un cas typique non seulement de mise en danger des consommateurs, de destruction des écosystèmes au Canada et de concurrence des loyales pour nos agriculteurs. Des exemples comme ça, j'en ai 1000. On pourrait en parler pendant des jours entiers, mais voilà, tout ça pour vous dire que sur le fond des enquêtes euh nous n'avons jamais été remis en question euh sur la le caractère factuel de ce que nous révélons dans sur le front et surtout c'est une émission et je terminerai là-dessus, pardon, je suis un peu long.
C'est une émission où on donne la parole aux gens qui sont sur le terrain. Nous ne tournons aucune séquence dans des bureaux à sur le front. On ne fait pas d'interview dans les rues parisiennes avec des gens qui ne sont pas sur le terrain.
On est avec les agriculteurs sur leur exploitation. On est avec les ingénieurs. Par exemple, dans l'émission d'hier soir, nous avons suivi le bureau de recherche géologique et minière qui est un joyau français de recherche sur notre sous-sol.
Euh nous avons participé au grand inventaire que ces scientifiques font sur nos ressources minières. Voilà, nous sommes sur le terrain. Nous donnons la parole aux gens qui se battent pour l'environnement et nous nous en tenons au fait et rien qu'au fait.
Merci. Deux questions complémentairire puis je laisse la parole au rapporteur peut-être pour prendre pour des exemples et comprendre comment vous travaillez. Il y a un principe important dans dans le journalisme et c'est le contradictoire, c'est donner la parole effectivement à une vision opposée ou permettre aux personnes qui font l'objet d'une enquête de de se défendre.
On pense au fauteuil rouge de complément d'enquête par exemple qui à la fin d'un reportage permet de de garantir le respect du contradictoire. Euh encore une fois euh je je je me fais l'éch parfois des polémiques qui ont pu euh susciter pour justement que vous puissiez aussi vous expliquer. C'est je pense que c'est le but d'une commission d'enquête euh c'est de pouvoir s'expliquer euh devant les Français sur des polémiques.
Euh et encore une fois, vous l'avez rappelé euh vos vos reportages à chaque fois euh il y a surtout une polarisation des gens qui vous remercient d'avoir mis en lumière des des sujets qui étaient mis sur le tapis et d'autres qui vous reprochent parfois de de contribuer ou en tout cas de ne pas permettre toujours le contradictoire. Je prends deux exemples pour comprendre très concrètement comment vous mettez en œuvre ce principe du contradictoire ou pour faire entendre aussi différentes visions d'un même sujet. un un reportage de sur le front sur les parcs naturels régionaux que vous avez qualifié de grande mascarad en expliquant effectivement que grande mascarade point d'interrogation monsieur le président je tiens à préciser parce que le point d'interrogation est important dans le titre et dans une autre audition en plus on avait on s'était penché effectivement sur cette question là où la sémantique est importante et et la ponctuation également en tout cas vous présenter ces parcs naturels, je crois qu'il y a une voix off au début je l'avais vu où on voit des courses de mot du glyphosate et des et des rejets des coups et le sujet est important vous expliquer que finalement ces parcs naturels ne sont pas toujours des des réserves naturelles ou des sanctuaires naturel mais qu'il donnent mieux effectivement là à des courses de moto ou à d'autres endroits à des rejets d'égû et vous le montrer dans votre dans votre reportage.
À l'issue de ce reportage, la la Fédération des parcs naturels régionaux s'était émue en vous accusant d'un manque de partialité, d'objectivité et encore une fois, je je la cite, elle regrettait elle regrettait la manière dont vous aviez évoqué cette question des parcs naturels régionaux. Euh il y a un autre alors c'est un éditorial sur France Inter, c'est différent toute subjectivité sur la 69, l'autoroute et cetera. Certains vous avez reproché de pas faire un éditorial mais d' d'avoir été dans une forme de réquisitoire et je cite la médiatrice de Radio France qui avait mis en ligne sur le site de Radio France des commentaires d'auditeurs de Radio France.
Comment vous comment vous prenez en compte cette difficile équation euh de mettre en lumière des sujets importants et donc de faire du journalisme d'investigation, de révéler ce qui apparaît pour vous comme des scandales environnementaux tout en garantissant en même temps le respect du contradictoire, c'est de donner la parole à des à des organisations, à des représentants qui ont une vision différente. Alors euh sur la question de précise des parcs régionaux, euh si vous avez des éléments plus précis, pareil, je pourrais y répondre. Le reproche général et qui se limite au fait de d'impartialité ou de manque d'objectivité, c'est compliqué d'y répondre puisque on ne parle pas de fait, on parle de sentiments.
Là encore une fois, quand vous faites une enquête qui montre par exemple que les égouts de Marseille se rejettent encore aujourd'hui dans le parc national des Calanqu de règles qui s'appliquent aux citoyens qui y vont mais par contre on continue à rejeter les égouts de la deuxième ville de France dans cet écosystème fragile. Évidemment que les gestionnaires du parc en question auraient préféré se passer de ce reportage. On peut les comprendre.
Ça met en cause l'image de leur parc. Donc qu'il n'apprécient pas ou qu'il une un manque d'impartialité libre à eux. Mais encore une fois sur les faits, rien ne nous a été reproché.
C'est-à-dire que personne n'a démontré que ce que nous montrions dans l'émission était faux. Ça c'est le plus important sur la question du contradictoire. Et vous avez raison, c'est un fondement de l'investigation.
Lorsque vous mettez en cause euh quelqu'un ou une entité, vous devez proposer à cette personne ou à cette entité euh un droit de réponse, une une possibilité de de répondre sur les éléments qui seront exposés dans l'enquête. Et évidemment, nous le faisons systématiquement. Nous le faisons systématiquement avec les entreprises, nous le faisons systématiquement avec les personnes.
Nous prenons des délais suffisamment larges pour permettre aux personnes qui figurent dans les enquêtes de nous répondre. Soit en acceptant une interview avec nous, soit en nous répondant des éléments par écrit, mais nous donnons systématiquement la position des personnes qui peuvent être mises en cause dans une enquête de sur le front à supposer que les personnes acceptent de nous répondre parce qu'il y a aussi des cas où malgré nos nombreuses tentatives pour joindre telle ou telle entreprise, nous n'avons soit aucune réponse, soit une réponse laconique de quelques mots. Donc voilà, mais évidemment nous respectons toujours le contradictoire et encore une fois si ce n'était pas le cas, les personnes qui se sentirait biais, comment dire qui se sentirait non respecté dans leur droit au contradictoire pourraient exiger un droit de réponse, pourrait intenter une procédure, ce qui n'a jamais été le cas.
Voilà, donc nous respectons bien évidemment le contradictoire. Bien sûr, merci de cette précision et de cette et cette réponse. L'idée n'était pas de me faire l'écho des reproches, mais plutôt de comprendre comme ça suscitait effectivement des réactions, comment vous l'intégriez en amont dans votre travail.
Ce principe du contradictoire et votre réponse permet de de mieux comprendre la manière dont vous travaillez. Je laisse maintenant le rapporteur vous interroger pour 45 minutes. Ensuite, il y aura, je vous l'indique, des questions des groupes politiques et des députés membres de ces différents groupes politique de 2 minutes avec des réponses de 2 minutes et puis le rapporteur reprendra la parole à l'issue des questions des députés.
Monsieur le rapporteur, je vous laisse la parole. Merci monsieur le président. Merci messieurs pour votre présence.
Merci pour vos propos liminaires, même si j'ai pu y voir quelques critiques sur la tenue de cette commission d'enquête, monsieur monsieur Étienne. C'est c'est là votre droit et j'aurai probablement aussi quelques questions sur votre vision de la neutralité de de l'audiovisuel public. Je vais essayer de vous poser des questions assez rapides si vous pouvez aussi faire des réponses les plus courtes possibles.
Je pense que ça donnera aussi l'occasion à l'ensemble des députés membres de cette commission et qui sont présents de de d'avoir un échange nourri avec vous. Ma première question s'adresse à vous, monsieur Étienne. Vous animez donc aujourd'hui sur YouTube une émission qui s'intitule "La matinée étienne." On lit les journaux ensemble sur Twitch. vous lors de votre revue de presse, effectivement c'est la chaîne Twitch, lors de votre revue de presse, vous commentez l'actualité pendant à peu près 3 he notamment de mails que vous envoi les internautes et à ce titre donc vous avez l'habitude de hiérarchiser les informations comme sur un journal télévisé.
J'aimerais donc avoir en première question votre regard sur la hiérarchisation de l'information qui a été opérée sur le service public. Vous êtes euh un ancien présentateur du 1213 de France 3. Vous avez présenté pendant longtemps la la matinale de France info.
Vous avez présenté le 6h info de France 2. Aujourd'hui, vous êtes aussi une figure du service public avec question pour un champion le le weekend. Euh je voudrais revenir sur le traitement de l'information par le service public du meurtre de Quentin.
Le 14 février, au lendemain de son agression, le JT de Trésor de France I n'a pas fait mention une seule fois de ce fait. Euh lors du JT de 20h qui a suivi, il y a eu 2 minutes seulement qui ont été consacrées à ce sujet en toute fin du journal télévisé alors même que le journal de 20h de TF1 ouvrait son journal sur ce sujet. Quel regard vous qui avez été quand même un expert de l'information sur le service public, quel regard est-ce que vous portez sur cette hiérarchisation de l'information sur le meurtre de Quentin qu'on a pu observer sur le service public ?
Merci monsieur Rapport pour cette question. Alors vraiment dans le de cœur de tout ce qui me passionne, la question de la hiérarchie de l'info. Vous m'avez demandé des réponses courte.
Alors j'avais envie de vous répondre ben dans la mesure où je peux répondre brièvement. Alors je pense que vous allez être content parce que je vais vous répondre très brièvement à celle-ci. Je ne suis pas Sarahé de France Télévision.
J'ai fait le choix euh de quitter le groupe dans lequel je travaillais pendant 17 ans il y a presque 1 an maintenant et je ne m'autorise pas à commenter le travail d'une entreprise et d'équipe où je ne travaille pas, où je ne travaille plus. Et puis alors j'ai un autre souci, c'est je ne regarde pas la télévision jamais. Alors c'est un peu paradoxal parce que j'y travaille.
Je je suis un journaliste de l'audiovisuel. J'ai fait de la radio et de la télévision, mais moi je suis en amoureux de la presse écrite et je ne vous réponds pas à côté hein, monsieur le rapporteur. Je vais vraiment vous expliquer.
Moi je suis un amoureux des la la presse quotidienne. Je trouve qu'on a une chance inouie d'avoir une presse écrite quotidienne de cette qualité en France. Je pense à la presse quotidienne nationale.
Et donc moi depuis 30 ans, je lis tous les journaux de presse écrite tous les matins. C'est mon plaisir. Et les revues de presse que vous avez évoqué quand je la faisais en radio et en télévision, c'était mon exercice préféré. paradoxe d'être un journaliste d'audel mais passionné de la presse écrite.
Et donc quand je suis arrivé sur Twitch, c'est pour ça que j'ai proposé ce rendez-vous de de revue de presse parce que je me suis dit puisque je fais ce que je veux maintenant on y va. Et cette revue de presse que je je présentais pendant 3 4 5 6 minutes du grand à l'époque où la revue de presse sur France Inter pouvait faire cette durée avec Yvan Levil par exemple et bien je la fais pendant 3h. Donc je réponds à votre question.
Je ne consomme pas la télévision, je ne regarde pas les journaux de 20h. Je ne regarde pas les chaînes d'infos en continue. Alors, j'y ai travaillé pendant des années parce que j'estime que la meilleure source d'information parce que juste parce que c'est un média qui prend le temps, qui n'est pas dans la course, dans la précipitation, euh hier matin, pendant ma revue de presse que vous évoquez, j'étais interpellé par des viewers qui disaient "Mais tu ne nous parles pas du Mexique, vous savez où il s'est passé des choses en lien avec les cartels et des violences." Si effectivement les journaux du matin n'avaient pas eu le temps de traiter cette information puisque alors que les médias audiovisuels notamment les chaînes d'affon continu son était emparé et moi je leur rappelé à ce moment-là ce que je rappelle toujours c'est que moi je suis quelqu'un qui freine qui a le pied sur le frein tout le temps sur l'info.
Je leur dis qu'est-ce qu'on a à perdre de perdre de 1h 2h 3h voire 24 heures pour traiter avec un minimum de recul l'information et le Mexique j'en ai parlé ce matin avec un article du Parisien qui était plutôt bien fait. Donc je pardon j'ai fait un pas de côté pour vous expliquer mais je ne peux pas répondre à votre question. Je ne consomme pas les médias audiovisuels et je ne travaille pas à France Télévision.
Je suis la dernière personne à qui vous pouvez poser cette question et vous proposer une réponse euh de qualité quoi. On regardait jamais question pour un champion. Alors quand quand j'ai accepté de présenter cette émission il y a 10 ans, j'ai regardé mes premières fois qui étaient pas formidables pour essayer de voir ce que je pouvais améliorer.
Et puis il y a un moment au bout d'un an et demi, j'ai à peu près trouvé mon et mon style et donc j'ai oui, j'ai arrêté de regarder. Je vous laisse reprendre. Pardon ?
Ouais, à chaque fois il faudra le Merci. Merci monsieur le président. Merci monsieur Étienne.
Si je vous pose la question, c'est parce que vous avez incarner l'information sur le service public pendant des années. Donc sur cette question qui est une question qui nous occupe nous dans cette commission d'enquête de la hiérarchisation de l'information, de la sélection aussi des informations à présenter au public. Je me permettais de vous présenter un un cas d'étude que j'ai pu d'ailleurs poser aussi à d'autres dirigeants de l'audiovisuel public. votre regard aurait été pertinent.
Si je vous pose aussi la question, c'est parce que sur Twitch lors de votre émission du 19 février 2026, donc il y a quelques jours à peine, vous avez déclaré au sujet de l'affaire de la mort de Quentin, je vous cite la droite, l'extrême droite, vous faites la même chose, vous instrumentalisez cette affaire de la même manière. Fin de la citation. Est-ce que vous trouvez vraiment quelques heures seulement, quelques jours seulement après la mort abominable de Quentin que le principal sujet ce soit une éventuelle instrumentalisation ou c'est pas au fond l'ultraviolence de certains mouvements politiques qui viennent à tuer des gens pour leur pensé et leur engagement politique.
Et donc c'est à peu près ça en revient à ma première question sur la hiérarchisation de l'information sur le service public. Euh est-ce que vous vous pouvez peut-être nous nous éclairer sur cette analyse ? Sûr en ma réponse en deux temps très court.
La première chose, c'est que vous faites ce que je reproche justement euh d'une manière générale aujourd'hui à notre société, c'est que donc vous m'avez cité, je n'ai aucun souvenir de cette phrase puisque mes lives durent 3h. Donc je vous crois sur parole. Euh donc sur des sur des mots que j'ai prononcé.
Alors, j'analyse tous les jours en direct sans notes, sans sans à brûle pour point d'actualité. Donc vous m'en voudrez pas de me rappeler précisément de de ces mots, mais c'est vrai que ça rejoint quelque chose quelque chose que j'ai dit effectivement, c'est que moi j'ai regretté que euh la classe politique, une partie importante de la classe politique, alors j'ai vu les déclarations de certains élus, ça ne veut pas dire toute la classe politique justement, mais j'ai regré que certains élus de tout bord d'ailleurs réagit très très vite à cette affaire, très vite alors que l'enquête était en cours, que le magistrat enfin que le procureur chargé de de l'enquête justement dans sa première conférence de presse était extrêmement prudent sur les informations et Je me suis dit c'est quand même dommage que que des représentants de la nation, je dis pas les représentants de nation mais que des représentants de la nation de tout bord politique aient déjà une lecture politique à nous apporter du sujet alors même que l'enquête est en cours et que les les premières arrestations n'avaient pas encore eu lieu. Je l'ai regretté parce que c'est effectivement ma vision de l'actualité.
Je pense que on va trop vite nous les médias et parfois aussi les politiques. Merci pour votre Merci pour votre réponse. Euh je je vous pose une question pour réagir aussi à vos propos liminaires.
Vous expliquz que vous n'êtes pas salarié de France Télévision. Bon, vous présentez encore question pour un champion qui diffusé le le weekend mais vous n'êtes pas salarié et je crois que vous avez dit dans votre proposiminaire que c'était un choix. Est-ce que vous pouvez nous nous en dire un peu plus sur ce choix ?
Pourquoi ne pas vouloir rester salarié de l'el public ? Est-ce que selon vous, il y a au fond une liberté supérieure à ne pas être salarié, être prestateur, à faire notamment vos émissions sur sur Twitch ? Quelle est la différence ?
Quel degré de liberté ça vous apporte aujourd'hui de ne plus être salarié de l'audiel public ? Je pour en parler pendant des heures, je vais essayer d'être court. Euh moi j'ai été salarié pendant 30 ans et c'est 30 ans de bonheure.
Enfant, je voulais être journaliste, c'était ce qu'on appelle une vocation et j'ai eu la chance de faire ce métier. Beaucoup de beaucoup de chance en radio, en télévision. J'ai adoré toutes les rédactions où j'ai travaillé.
Euh tout à l'heure, monsieur le président a rappelé quelques-unes des des rédactions je suis passé, mais il y en a d'autres parce que qui sont été importantes pour moi. Radio France Internationale, je travaillé 5 ans, Itél, l'ancêtre de C News, le groupe Canal Plus pourquel j'ai travaillé. Puis à France Télévision où je suis où je suis resté 17 ans, j'ai eu la chance de c'est un terrain de jeu formidable un groupe audiovisuel comme celui-ci comme TF1 peut l'être pareil ou encore Canal Plus qu'il y a plein de choses du reportage du documentaire des émissions politiques d'histoire et j'ai adoré tout ça mais j'ai découvert un peu par accident lors de la crise sanitaire cette plateforme Twitch et j'ai découvert cette liberté cette ivresse incroyable d'être de pouvoir enfin euh ben porter ces ces idées finalement ces idées de programmes.
Je vous parlais de cette revue de presse qui dure 3 4 minutes en radio ou en télé, bah elle là, elle dure 3 heures. J'ai toujours voulu faire ça. Cette liberté, elle est incroyable.
Je pense que je reviendrai jamais en arrière. Je pense que je ne redeviendrai jamais salarié d'une rédaction ou d'une chaîne. Donc oui, pour répondre à votre question, c'est c'est très c'est c'est très c'est très agréable.
Mais intellectuellement parlant, en gros en télévision, par exemple, dans des chaînes importantes, quand vous avez une idée, vous la pitchez, vous devez convaincre des des une direction, des équipes, ça dure parfois des semaines, des mois, puis souvent il se passe rien, hein, parce que les l'idée a pas été validée sur les plateformes, sur les réseaux sociaux qui sont bien critiquables par ailleurs sur d'autres aspects hein, notamment le le fait qu'elle soit contrôlée par des par des pays étrangers, j'en parlais tout à l'heure, vous avez une idée le matin, le soir elle est à l'antenne parce que les moyens techniques sont extrêmement légers et puis vous êtes le présent présentateur, mais vous êtes aussi le rédacteur en chef et le directeur. Et en général, quand le présentateur Samuel demande l'autorisation au directeur Samuel de faire une émission, bon la discussion est assez rapide, quoi. Donc oui et oui, je je trouve ça formidable mais c'est pas c'est pas c'est pas c'est pas parce que subitement j'ai une tribune.
Moi ce que je refais sur ma chaîne c'est que la neutralité n'existe pas. C'est un très joli mot. On aurait envie de d'accéder à une information neutre.
Souvent le les jeunes qui me rejoignent sur Twitch et qui sont pas des lecteurs de joint me disent "Mais Samuel, est-ce que tu peux nous conseiller le journal le plus neutre ?" Et je leur dis "Mais ça n'existe pas." Il y a des journaux qui sont engagés déjà.
Voilà. L'humanité, c'est un journal communiste qui l'affirme. Libération, c'est un journal qui ne cache pas être engagé à gauche.
Le Figaro a fêté ses 200 ans récemment et j'ai beaucoup discuté avec journalistes du Figaro à cette occasion et c'est journalistes qui reconnaissent que leur journal a une ligne éditoriale conservatrice et libérale sur un plan économique. L'opinion est un journal qui est assez proche des entreprises. La croix est portée par des valeurs chrétiennes et cetera.
Et je trouve ça formidable. C'estàd que il y a des biais parfois qui sont assumés et clairs, hein. Ils sont mis en avant.
Et puis il y a aussi tous ces biens inconscients selon l'endroit où on est né, la culture qu'on a reçu, les lectures, les rencontres, notre sensibilité à certains euh sujets. Et moi, je crois beaucoup plus au concept d'honnêteté que de neutralité. Et quand le matin, je discute de l'information et que parfois je donne mon avis parce que j'essaie de distinguer les deux, je dis voilà ce que dit rapportent les journaux puis je multiplie le regard.
Ce matin, ça fait 2 jours de suite que je parle beaucoup de l'Ukraine puisqu'on est hélas en train de rentrer dans la 5e année de conflit. Et donc il y a toute une série d'articles depuis 2 jours là qui sont passionnants sur le fond de de cette histoire. C'est mon principal titre depuis 2 jours.
Mais je propose le regard du Figaro, de l'humanité, de la croix, du parisien parce que les regards sont pas tout à fait différents. Donc je multiplie les regards en expliquant que ces regards sont un peu différents et de temps en temps, je donne mon j'ai la faiblesse de donner mon avis puisqu'on me le demande puisque je suis interpellé par ma communauté et je dis toujours ce n'est que mon avis et ça ne vaut que ça et ça ne vaut pas grand-chose finalement. Faites-vous vous votre propre avis par rapport aux infos que je vous donne et puis n'oubliez pas que moi aussi je suis plein de biais.
Donc je sais pas si je réponds bien à votre question monsieur le rapporteur mais en tout cas c'est ce que j'essaie de vivre au quotidien. Merci. Sachant que votre chaîne Twitch rentre pas dans le périmètre de cette commission d'enquête.
Je dis parce que on traite de la question de l'audiovisel public. C'est pas exactement pas exactement dans le champ de la commission d'enquête mais je laisse le rapporteur continuer. Merci monsieur le le président.
Effectivement peut-être une question mais qui va être un peu générale sur les liens entre une expression publique d'un animateur associé au service public parce que vous avez été une grande figure de l'information sur Radio France. Désormais vous êtes une grande figure du divertissement. sur le service public sur France Télévision.
Donc ma question va porter vraiment sur ces liens et notamment les respects le respect des obligations qui vous incombent de cette loi les hautard d'impartialité, d'honnêteté, de pluralisme encore plus de neutralité quand on est délégataire d'une mission de service public. Donc vous êtes une figure de la télévision publique. Pourtant sur votre chaîne Twitch, vous multipliez les prises de position qu'on peut qualifier de personnel.
Le 13 janvier 2026 par exemple, vous avez déclaré dans votre émission matinale, je vous cite, vous savez, je n'ai pas beaucoup de sympathie pour les idées du RN, fin de la citation. Dans cette même émission, en fait, vous référiez aux prises de position d'une streameuse Avamine qui avait des propos quand même très insultants pour le RN qui expliquer je la cite, j'emmerde toujours le Rassemblement national et c'est pas la première fois que vous tenez des propos ostensiblement hostiles à l'égard du Rassemblement national le 15 novembre dernier et je me suis arrêté à il y a quelques semaines, vous affirmiez aussi dans un live Twitch sur votre chaîne, je vous cite "Le rassemblement national comme le Front National est un parti qui met la préférence nationale et le rejet de la différence de l'autre au cœur de son programme ou encore le RN est un parti qui prône le rejet de la différence. Fin de vos citation.
Ma question en fait part sur quand on a une figure qui incarne une mission de service public qui incarne l'audiovisuel public, est-ce qu'on peut se permettre alors qu'on est soumis à un devoir de neutralité, d'honnêteté, de pluralisme, d'indépendance ? Est-ce qu'on peut sur une chaîne Twitch alors qu'on bénéficie aussi de sa notoriété et de ses contrats avec le service public, tenir de tels propos qui sont des propos éminemment militants et politiques. Qu'est-ce que vous pensez de de cette contradiction entre vos deux engagements ?
La question est longue, je vais essayer d'y répondre de façon brève. Il y a beaucoup de choses, je vous l'ai expliqué à l'instant, je ne crois pas au concept de neutralité. Vous vous m'appelez la neutralité.
C'est un mirage, c'est c'est un attrape gogo. Je crois l'honnêteté en revanche et je crois beaucoup plus intéressant de dire à un public attention à mes propres biaiss. Quand je dis par exemple quand je rappelle que le RN est à partie d'extrême droite.
Voilà, ça c'est c'est quelque chose que je peux exprimer assez régulièrement sur ma chaîne parce que la question m'est posée puisque je parle énormément de politique et donc le RN aujourd'hui a pris une place très importante dans notre paysage politique et élection après élection. Donc les viewers euh m'interrogent beaucoup sur le RN par exemple. Et c'est pas tellement un sujet sur lequel je vais mais comme on m'interroge, j'essaie de répondre avec honnêteté, avec rigueur mais pas avec neutralité.
Vous l'avez compris ? Parce que pour moi personne ne l'est. OK.
En revanche, je crois à l'honnêteté intellectuelle. Et votre question, elle dit est-ce que euh est-ce que c'est conciliable avec le fait que vous soyez encore une figure de France Télévision euh aujourd'hui à travers euh les deux questions pour un champion que je présente encore le samedi et le dimanche ? Et je et je je vais vous répondre, je ne suis pas salarié de France Télévision.
Euh moi j'ai j'ai été en CDI pendant 17 ans à France Télévision. Euh France Télévision, alors je parlais d'un choix tout à l'heure, c'est un choix contraint. France Télévision m'a m'a demandé de quitter le groupe pour dire les choses.
Donc il y a à peu près un an, enfin il y a 3 ans mais disons qu'on a mis 2 ans à se mettre d'accord. Donc ça a été effectif il y a un peu moins d'un an. Et donc à mon corps défendant, j'ai quitté le groupe et aujourd'hui quel est mon lien avec France Télévision ?
Et bien je à peu près 10 jours par an, un peu moins de 2 semaines par an actuellement, j'ai des sessions d'enregistrement pour Freemantel. Donc la société bien comprendre que c'est comme commission c'est important. Est-ce que vous nous dites que vous avez été licencié de France télévision ?
Ben disons que France Télévision il y a 3 ans m'a demandé de quitter le groupe après 17 ans d'ancienneté et le groupe c'est pas très juridique. Vous me permettrez en France il y a le licenciement enfin qui c'est là où on était pas d'accord. C'est-à-dire qu'en gros, je pense que eux m' me demandaient de démissionner et puis je leur ai dit "Écoutez, j'ai 17 ancienneté donc on va discuter un petit peu." Cette discussion, elle a duré 2 ans, c'était pas très agréable d'ailleurs mais c'est comme ça.
Je pense que d'autres salariés connaissent le sujet et donc ça s'est fini par une comment on dit une négociation une rupture une rupture conventionnelle voilà où il y avait ben le minimum le minimum de lien à mon ancienneté plus si on rentre un petit peu dans les choses techniques le paiement de mes congés payés mes arrièés de salaires et mon CET m'ont compté par une temp donc ça ça a été soldé il y a à peu près un an mais c'est pas une discussion que j'ai initié vous l'avez bien compris donc et du coup pardon juste une précision c'est important parce que dans le travail que fait le rapporteur il y a aussi cette question de comprendre les les alertaux entre les salariés de l'audiel public, des sociétés de production. Oui. Oui.
Ce qui était qualifié de pantouflage. Comment ce qui a été qualifié de pantouflage, c'est ça ? Enfin, c'est-à-dire que ce que c'est c'est des allers-retours effectivement entre effectivement c'estàd entre des sociétés publiques et des sociétés privées.
Donc c'est pas nous qui l'avons qualifié. C'est il y aura il y aura pas d'aller retour parce que je ne compte pas revenir. Non.
Alors ma question, pardon, je j'essaie de répondre à vos questions. Oui, mais je l'ai pas posé encore. Si vous voulez, je vais vous la poser.
Vous allez y répondre. Ma ma question c'est que parfois euh ça nous a été remonté que quand France et vision licencie des des salariés euh on leur dit dans le corbeil du divorce si vous me permettez cette expression euh on va vous maintenir euh euh deux trois émissions de de trois émissions. Donc euh soit vous créez votre société de production, soit vous allez travailler dans une société de production et on vous licenci aurez deux trois émissions.
Est-ce que ça s'est passé comme ça pour vous avec question pour un champion dans votre discussion ? Et est-ce que dans votre discussion, on vous a licencié mais on vous a dit en revanche vous pourrez garder quelques quelques émissions de questions pour un champion et vous serez donc salarié du producteur qui produit français qui produit question pour un champion ? Non non non.
Puis de toute façon moi j'étais j'étais je réponds à votre question monsieur le président. Moi j'étais j'étais pas j'étais opposé hein cette décision de quitter le groupe hein. Je l'ai les discussion on dirait de 2 ans parce que j'étais pas d'accord avec cette proposition de France Vision de de quitter le groupe.
Euh il se trouve qu'après cette rupture conventionnelle le producteur Freemant qui lui avait toujours un contrat avec France Télévision pour produire cette émission m'a proposé de poursuivre euh alors avec beaucoup moins d'émissions parce que quelques semaines après mon départ j'ai appris que question pour un champion passait en disparaissait de de la semaine et ne passait qu'en weekend. Donc le nombre d'enregistrements s'est réduit fortement et donc Freemant me propose à pour être encore plus précis à chaque session d'enregistrement, donc à chaque semaine de travail un contrat d'une semaine, voilà que j'accepte ou j'accepte pas jusqu'à ce jour je l'ai accepté pour continuer à à porter ce jeu que j'adore puisque je m'en suis déjà exprimé dans la presse même si j'ai beaucoup d'estime pour l'audiovisuel public, vous l'avez compris dans mon propinaire et pour France Télévision, bah parfois les directions prennent des mauvaises décisions. Ce fut une mauvaise décision hein de de passer question pour un champion uniquement en weekend parce que c'est un jeu dont je pourrais parler pendant des heures qui est extraordinaire et qui est justement très service public.
Et donc voilà, j'ai un contrat euh d'accord session par session. Le prochain est en est en mars, j'ai une semaine de travail. Voilà.
Merci pour cette pression. Je laisse la parole au rapportur. Mais est-ce que vous pouvez vous pouvez comprendre vous que ça ça peut choquer qu'une entreprise publique licencie ses salariés, donc avec des indemnités de licenciement, des négociations euh tout en maintenant à travers une société de production qui travaille avec France Télévision des contrats ?
Oui, c'est bah moi je c'est pas moi qui a un contrat avec France Vision, je suis désolé mais là vous Oui. Non mais est-ce que vous est-ce que vous trouvez alors si les questions m'est posé pour un autre cas, moi je veux pas répondre à je sais que vous avez interrogé certaines personnes notamment Nathalie d'Argrand de question mais moi je ne suis moi je n'ai pas de contrat avec France Télévision euh qu'on soit clair Freemant vendrait question pour un champion à M6 TF1 Canal Plus pour une question pour un champion vous faisz vous le faisiez avant comme salarié de France Télévision oui enfin est-ce que vous pouvez comprendre quand même que ça pose question c'estàd que vous vous animez France juste 2 secondes et après je laisse ça par le rapporteur monsieur Vous vous présentez question pour un champion comme salarié de France Télévision. France Télévision vous licenciez, vous donne des indemnités de licenciement et ensuite vous présentez Question pour un champion plus comme salarié de France Dévision qui vous a licencié mais comme salarié une soutier de production.
Bah personnellement je voulais rester au sein du groupe. Donc si si la question qui m' posé c'est est-ce que vous vous souhaitiez rester dans votre régime qui a été celui d'être salé de français pendant 17 ans ? réponse est oui.C c'est ce que j'ai souhaité et c'est pour ça que nos discussions ont à choper pendant 2 ans.
Ben merci pour cette transparence monsieur rapporteur. Je vous laisse pas. Oui, merci monsieur le président.
Mais c'est là où je a une sorte de flow parce que vous expliquez que les propos que vous tenez dans le casre de votre chaîne Twitch n'impliquent pas France Télévision alors que vous êtes lié à France Télévision en étant une figure animatrice encore de question pour un champion. Euh dans le même temps, je je vous pose la question parce queon a reçu une des représentantes, une des figures de France TV/ash qui n'était pas salarié de France Télévision, elle était prestataire comme vous. Euh elle percevait des indemnités parce qu'elle présentait une émission du service public.
Elle n'était pas salariée du de de France Télévision et pourtant elle a tenu des propos sur ses chaînes privées choquants notamment de de décomplexant totalement le le racisme antiblanc. Elle expliquait aussi que tous les policiers étaient des bâtards, que la policier était que que la police était un ramassiste fasciste, de raciste, d'antisémite et de misogyne. Bon, c'est quelques propos qu'elle a tenu sur ses comptes de réseaux sociaux personnels.
Donc encore une fois, et ce sera ma dernière question sur le sujet, quand on est une figure de l'audel public, quand on est rémunéré par le service public, quand on a des contrats, vous êtes rémunéré par une entreprise de production, je vois faire nom, mais vous êtes rémunéré par une entreprise, une société de production qui a un contrat avec France Télévision et vous êtes une figure de question pour un champion sur la neutralité qui pourtant est un objectif à valeur constitutionnelle, d'honnêteté, d'indépendance, de pluralisme, quelle est la limite qu'on se met ? parce que le fait de ne pas être salarié officiellement du service public mais d'être rémunéré par le service public vous permet d'avoir une posture militante sur vos réseaux sociaux privés. Voilà, c'est toute ma question et on a déjà évoqué cette question dans le cadre de la commission d'enquête avec notamment la représentante de France TV/ash.
En fait, le souci dans votre question, c'est que vous parlez de position militante. En fait, ce que vous m'avez reproché tout à l'heure, c'est de quand la question m'est posée de qualifier le RN de partie d'extrême droite. C'est la qualification que donne le ministère de l'intérieur.
C'est la définition que donne le Conseil d'État, c'est la définition que donnent de nombreux hommes de droite comme Xavier Bertrand par exemple pour ne citer que lui. Si la question est Samuel Étienne, vous avez une position militante parce que quand la réponse vous est posée, vous qualifiez le RM de parti d'extrême droite comme le Conseil d'État, le ministère de l'intérieur, Xavier Bertrand et d'autres. Je ne vois je ne vois pas très bien.
Ou alors vous qualifiez cette qualification du ministère de l'intérieur du Conseil d'État de militante pour peut-être, pardon, j'essaie de presser la question du rapporteur. En fait, pour les Français qui nous écoutent qui comprennent peut-être pas tout, l'audioviel public n'a pas les mêmes règles que les réseaux sociaux. C'est-à-dire qu'en terme d'inform et pas et pas les mêmes rais que la presse écrite en terme de pluralisme, d'indépendance et d'impartialité de l'information.
Je pense que la question du rapporteur c'est de dire sur l'autre public, pardon mais dans mes journaux sur France info et sur France 3 où j'ai travaillé pendant des années, dans tous mes journaux le RN le RN et le FN était un parti d'extrême droite. Non, je parle je parle pas du pardon, je parle pas du moi je je parle pas du RN ou de je parle pas de ça du Oui, mais la question ne porte que sur le RN. Non, mais je je me permet Non, je pense que la question qui vous a posé avant du rapporteur c'était de dire il y a un cadre euh la loi de 86 le rapporteur céit la loi de 86 sur l'indépendance, l'impartialité qui encadre l'au duel public.
Twitch c'est autre chose. C'est un réseau social où là il y a pas de pluraliste, il y a pas d'indépendance, il y a pas d'impartialité. Et je crois que la question du rapporteur, je me permet de la reposer, c'est de dire comment on concilie d'un côté les exigences sur le duel public où là il y a l'impartialité l'indépendance, l'honnêteté de l'information, c'est la loi de 86 et de l'autre Twitch où là on fait ce qu'on veut. par exemple sur Twitch, il y a une liberté totale.
C'est pas du tout les mêmes règles en terme d'information. Et donc je crois que c'était va je comment on concilie les deux ? C'était alors je réponds très clairement, je les concilie d'autant plus facilement que je m'abstiens à la même rigueur.
C'est-à-dire que le journaliste que j'ai été notamment pour le service public, c'est le même sur Twitch. Alors évidemment l'expression est un peu différente parce qu'elle est totalement libre. On aime troller, on aime rigoler.
Mais moi ce matin, pendant des heures, j'ai parlé de de de l'Ukraine, de l'Iran avec les étudiants qui commencent à se soulever de nouveau avec un courage incroyable au vu de la répression qui s'est passée. Enfin, euh donc c'est je je et je n'ai pas changé si vous voulez et je reviens sur le RN puisque la question ciblait quand même beaucoup ce parti. Je monsieur le rapporteur, j'ai l'impression que ce parti est important à vos yeux.
Bah dans mes journaux sur France 3, pardon bah je pour contextualiser puisqueil y a des Français qui nous regardent, vous êtes faites partie d'un groupe d'un parti qui s'appelle l'UDR qui all au RN. Donc à un moment il faut contextualiser. Moi aussi je peux contextualiser.
Donc je réponds à votre question. Quand j'étais promateur sur France info sur France 3, dans mes journaux, le FN puis le RN était qualifié de de de partie d'extrême droite, comme c'est le cas dans de beaucoup de médias, comme c'est le cas pour le Conseil d'État, comme c'est le cas pour le ministère de l'intérieur, comme c'est le cas de beaucoup de responsabilités de droite. À aucun moment vous m'avez interpellé ou quiconque pour dire que j'étais un jour militant à l'époque.
Pourquoi le serais-je aussi ? À moins que vous ayez d'autres propos à me reprocher, mais dans ce cas-là, il faut les citer. Je vois que vous vous appréciez revenir toujours au même sujet politique et et partisan.
Mon point était sur mon point était assez clair. Comment en étant une figure qui incarne le service public, on peut se permettre et bien de prendre des positions politiques et partisanes assez personnelles même sur une chaîne Twitch. Donc je vais changer de sujet.
Est-ce que votre chaîne Twitch a eu d'une quelconque façon une collaboration ou un partenariat ou un contrat avec France Télévision, même au démarrage de cette chaîne-elà ? Est-ce que c'était une chaîne 100 % privée ou est-ce que vous avez eu un contrat avec Fran Villon et auquel cas vous conviendrez que la mission neutralité d'évolu était plus importante que celle que vous n'assumez pas aujourd'hui parce que vous avez nombre de commentaires politiques et partisans qui peuvent relever d'une appréciation personnelle qui ne sont pas soumises d'ailleurs à la loi mais qu'il va falloir citer monsieur le rapporteur parce que vous parlez de rapport militant de pardon de propos militant à un moment je vais vous demander de les de les citer même si comme tout citoyens d'ailleurs j'ai effectivement de des des convictions et quand parfois je je les évoque sur des sujets nationaux internationaux, je dis toujours à ma communauté ça n'engage que moi et ça ne vaut pas grand-chose. Pour répondre à votre question, oui, j'ai eu un contrat au début de ma chaîne Twitch où France Télévision est apparu comme un sponsor, je les chiffre si vous le souhaitez, sur une émission qui s'appelait l'Ebdo et Tien parce que tous mes noms d'émission sont des jeux de mots assez hasardeux avec mon nom de famille.
Donc le vendredi soir où quatre invités, je mélangeais des journalistes traditionnels et des créateurs de contenu venaient débattre de l'actualité et sur un certain nombre de numéros que je peux vous donner si vous voulez pour un prix que je peux vous donner si vous le souhaitez aussi, France Télévision a été, on va dire le sponsor de cette émission. C'était pour une façon d'explorer Twitch. Vous savez que l'un des défis des médias traditionnels, c'est de comprendre comment fonctionne YouTube, Twitch, TikTok, Instagram pour s'y projeter parce qu'ils ont bien compris que les publics étaient en train de s'y déplacer.
Donc France Télévision m'a demandé si je pouvais être un petit peu leur leur explorateur. Je les ai beaucoup conseillé probono sur beaucoup de leurs projets sur Twitch. J'ai beaucoup j'ai présenté certains lives sur la chaîne Twitch de France Télévision pendant la crise sanitaire lors de la dernière présidentielle aussi des débats politiques, enfin des interviews politique sur leur chaîne Twitch Probono.
C'était une façon de leur envoyer l'ascenseur parce qu'il nous laissaiit une certaine liberté, c'est d'avoir euh créé ma chaîne. C'était un peu le deal si vous voulez monsieur le rapporteur. C'est-à-dire que il m'avait laissé il m'avait autorisé à créer cette chaîne Twitch parce que j'ai demandé l'autorisation de le faire.
On fait pas n'importe quoi quand on est salarié. Il m'avait donné cette autorisation mais en me disant bien si tu pouvais nous accompagner parallèlement sur nos propres projets développement numériques. Euh voilà et ce que j'ai fait et puis effectivement ça s'est caractérisé notamment par cet accompagnement pendant 32 émissions de mémoire mais je peux vous le préciser pour un budget que je peux vous préciser qui visait à mettre en avant la marque France Télévision sur Twitch via ce sponsoring.
Si vous voulez plus d'informations, je peux vous les donner. Donc on est d'accord que c'est pas une chaîne privée et personnelle. Ça a été mandaté par France Télévision.
Il y a eu un contrat sur cette chaîne Twitch. France Télévision vous a demandé et d'un command accord, vous l'avez fait avec eux. Ce qui légitime d'autant plus les questions que je vous pose sur ces ruptures vis-à-vis de d'obligations de de neutralité.
Pour être parfaitement clair, l'année où vous avez créé cette chaîne Twitch, ça a été une demande coordonnée de France Télévision pour mettre en avant aussi leur marque. Est-ce que vous pouvez nous détailler peut-être les conditions contractuelles ? Est-ce que ça été une demande de France Télévision ?
Est-ce que France Télévision produisait cette émission sur Twitch ? Est-ce que vous avez été rémunéré ? Parce que c'est aussi cette chaîne qui a eu une grande notoriété assez rapidement.
Quel a été le rôle de France Tision sur cette chaîne ? En fait, j'ai j'ai je crois que j'ai pas été assez clair. Euh au moment où je découvre l'univers Twitch et l'outil, je décide de créer ma chaîne parce que je je trouve ça fascinant de de pouvoir permettre aux citoyens euh d'interpeller le présentateur euh euh l'émetteur d'information et de divertissement.
C'estàdire que moi pendant 30 ans, j'ai fait du vertical. J'ai parlé des téléspectateurs et des auditeurs qui pouvaient pas m'interpeller. Alors oui, de temps en temps une lettre, un mail, un téléphone sonne à la radio, mais euh globalement euh le citoyen est absent quoi.
Et donc on raconte nos trucs un peu comme on veut. et le et les citoyens ne réagissent pas. Subitement quand vous proposez du contenu, le citoyen, le viewer, lui il interpelle, il pose des questions, parfois il vous maltraite.
Moi sur ma chaîne justement, monsieur Allon, pour revenir à à ce que vous parlez tout à l'heure à propos militant, sur ma chaîne et ça m reproché, il y a des gens de toute obédience, il y a des gens de toute sensibilité, il y a des gens très à gauche, il y a des gens qui se qui se revendiquent électeur du du RN. et je et j'ai un espace un peu particulier où je donne la parole à tous et je dis on peut on peut ne pas être d'accord mais on peut réussir à en parler ensemble. Je crois que la question c lien avec France Télévision.
Je donne le contexte pardon monsieur le rapporteur je réponds à votre question. Donc je crée ma chaîne avec l' faut je demande l'autorisation à France Télévision parce que quand c'est c'est normal, je suis salarié, cette autorisation m'est donnée. Et dans le même temps, on dit "OK, on te laisse explorer cet univers qui par ailleurs nous intéresse beaucoup voilà comme mais euh tu vas nous aider de temps en temps, tu vas nous renvoyer l'ascenseur en euh nous accompagnant sur nos propres programmes sur Twitch." effectivement, je vais animer toute une série de live probono gratuitement dans le cadre de de ce deal amical quoi.
Et puis à un moment, moi je vais un créateur de contenu, tous les streamers, les youtubeurs vont vous l'expliquer. Ils ont besoin de moyens financiers pour produire leurs émissions et c'est là où il se rapproche de marques, de sponsors comme il peut y avoir de la publicité à la télévision par exemple pour pour avoir les moyens. Et à un moment France Télévision dans une autre discussion parce que je leur ai proposé m'a apporté un budget pour m'accompagner sur 32 émissions de l'Ebdo et Étienne.
Voilà. C'est un c'est un deal de sponsoring euh et c'est ça pourrait être ça aurait pu être Bon duel Renault ou euh voilà. L'idée c'était de mettre la marque France Télévision en avant qui était elle il y avait un logo à chaque fois que j'annonçais les invités.
Le logo était présent sur les visuels euh sur après l'émission partait sur YouTube de la même façon, il y avait des des remerciements à France bien comprendre juste. Vous étiez salarié France Vision et en même temps il sponsorisait vos émissions sur Twitch, juste pour bien comprendre. Oui, bien sûr.
Donc il y a un évident. Pardon monsieur reporteur. Donc vous vous convenez parce queon partait d'une initiative personnelle qui vous laissait plus d'indépendance parce que vous n'étiez plus vous n'étiez plus salarié de France Télévision.
Un lien évident entre votre chaîne Twitch et France Télévision. qui a sponsorisé des contenus, qui vous en a fait la demande, vous avez rendu l'ascenseur. Donc il y a un lien, il y a eu un lien en tout cas aux prémises entre votre chaîne Twitch où vous êtes quand même assez indépendant et France Télévision comme avec tous les sponsors qui sponsorisent ma chaîne.
Et vous étiez salarié à plein temps de France Vision ? Oui. Et vous comprenez nous une commission d'enquête, on n'est pas là, c'est pas votre procès, mais on est là pour essayer de comprendre avec le rapporteur des des manquements et des dysfonctionnements.
Mais je suis tout à fait transparent avec ça. Sur le problème, c'est que euh une un groupe audiovisuel aujourd'hui les les les médias traditionnels notamment les télévisions et les radios ne comprennent pas ces univers et ont mobilisé beaucoup de moyens de temps de de temps et de d'argent pour investir ces univers. Pour l'instant la réussite est assez moyenne et donc l'idée c'était que comme moi j'explorais Twitch et j'ai eu la chance avec un certain succès, c'était de leur permettre d'explorer à travers moi cet univers.
C'était le sens de ce partenariat. Vous étiez salarié à pleintemps, il pouvait très bien dans votre contrat de travail vous dire "Monsieur Étienne, vous êtes salarié à pleintemps de France Tévision. On souhaite que vous consacriez 50 % de votre contrat de travail à explorer Twitch." Ouais.
Je accepte. J'aurais adoré cette proposition. Ouais.
Ouais. J'aurais adoré qu'on me propose de de d'accompagner Fran en tant que salarié. Ça aurait été une aventure formidable.
Elle m'a pas été proposée. J'ai fait beaucoup de propositions à France Télévision pour développer leur propre chaîne Twitch. J'ai devisé des émissions, j'ai fait des projets, aucun n'a été retenu.
Et c'est aussi comme ça progressivement que ben j'ai fini par aujourd'hui dans la situation dans laquelle je suis, mais j'ai fait énormément de propositions à France Télévision pour effectivement œuvrer en ce sens. Oui. On vous pose des questions non pas pour vous mettre en difficulté, on va rééditionner madame, on a besoin de comprendre.
Je reviens juste tout sur une seconde sur votre contrat de travail, votre licenciement et ensuite le fait que vous continuez à travailler. Vous savez que dans le droit et peut-être que le rapporteur ou moi-même feront des articles 40, ça peut être requalifié comme un licenciement abusif. C'est pour ça que c'est pas de votre fait puisque c'est France Tévision, mais le fait que vous nous indiquiez aujourd'hui que vous étiez salarié de Francevision qui pour présenter une émission, vous avez été licencié ou vous avez eu une rupture conventionnelle que vous qu'ensuite vous travaillez pour la même émédition dans une société de production.
Ça peut être considéré comme une prise de main d'œuvre illicite voire même comme du salariat déguisé. Donc c'est des choses graves qui peuvent donner lieu le cas échéant de ma part ou du rapporteur à un article 40. C'est pour ça que et encore une fois c'est pas vous qui avez fait ça.
C'est ce que France Télévision vous a proposé. Donc c'est pour ça que nous on découvre ça dans cette commission d'enquête et c'est pour ça qu'on va au bout des questions hein. Et encore une fois c'est pas votre décision j'imagine d'avoir été licencié et ensuite d'avoir été salarié une socié de production.
Mais il se trouve que dans le droit français, ce que vous nous avez indiqué peut s'apparenter à un prêt de main d'œuv illicite, un licenciement abusif même un salariat déguisé. C'est des des faits péaux, c'est des délits pénaux. Pas pour vous, mais pour Je l'entends, j'ai au début de cette commission, je vous ai promis de de vous dire tout la plus grande sincérité, je vous décris effectivement mes relations avec le le groupe France télévision tel qu'ils ont pu se passer. et je vous remercie de votre transparence et je laisse la parole au rapporteur.
Donc vous voyez qu'il y a une légitimité aux questions qu'on pose, quel que soit votre proposiminaire et les critiques que vous adresser à cette commission d'enquête, je pense que nul n'est au-dessus de la loi et les questions qu'une commission d'enquête pose sont légitimes et ne méritent pas d'être attaqué encore plus vis-à-vis de personnes qui viennent de rendre des comptes parce que aussi dépositaires de de mission du service public. Bon, vous vous expliquez que les propos que vous tenez sur votre chaîne Twitch n'ont pas grand-chose à voir avec des missions de service public et des obligations de neutralité. Je pense qu'on a vu les liens qui euh euh lient euh pardon pour la totologie votre euh chaîne Twitch et France Télévision.
Euh dernière question sur cette exigence de de neutralité et de pluralisme. Vous expliquez donc dans dans votre émission sur les chaînes Twitch, le RN pour X raison est un parti d'extrême droite. Voilà, vous avez la moitié des Français en gros qui sont d'accord 44 % que c'est un parti xénophobe et 40 % qui pensent à l'inverse.
Bon, vous avez oublié de citer dans ce sondage variant parce que vous expliquez aussi que cette commission d'enquête est assez partiale, qu'elle ne cite que certaines parties de de sujet mais pas l'intégralité. Mais dans ce même sondage euh on voit que 42 % des Français sont en accord avec les idées du du RN. Une hausse de 13 points en 2 ans.
C'est énorme. 13 points en 2 ans. Il y a 70 % des Français qui considèrent que Jean-Luc Mélenchon est un danger pour la démocratie. 56 % qui considèrent que que Emmanuel Macron est un danger pour la démocratie.
Au contraire, Marine Le Pen et Jordan Bardella ne sont pas les des dangers pour la démocratie. C'est un cas très précis. Vous critiquez notre partialité sur l'exposition des faits.
Pourquoi lorsque vous citez le sondage variant du monde et vous expliquez que en fait le RN représente une menace, pourquoi ne pas dire que pour les Français, 70 % des Français considèrent que Jean-Luc Mélenchon est une menace ? Pourquoi ne faire ne pas faire preuve dans une revue de presse qui dure 3h d'une totale exhaustivité alors que vous nous reprochez à nous membres de la commission d'enquête de pas être exhaustif dans les faits qu'on rapporte ? Voilà, c'est c'est juste aussi sur cette approche entre militantisme et journalisme que j'aimerais interroger.
Je suis pas sûr que tous les membres de la commission se retrouvent se retrouvent dans le nous. Je moi je je j'ai dans mon propos liminair, je je je ne visais pas la commission quand parfois il me semblait que était mis en avant sur les réseaux sociaux pour reprendre mon raisonnement. Des petites capsules, je sais pas si était fait en direct aujourd'hui euh sur Twitter, euh sur X, Instagram ou TikTok.
Euh donc là, je pense qu'on s'éloigne un petit peu, mais peu importe. Euh je pense que vous n'avez pas écouté mes lives et mes revues de presse. Euh je ne suis pas aveugle.
Je constate élection après élection la progression du vote en France et moi je ne confonds pas euh ce parti avec ces électeurs. Et euh je moi j'aimerais que vous me citiez les propos militants que vous évoquez depuis tout à l'heure. Le seul propos militant que vous finalement vous avez mis dans ma bouche, c'est celui de rappeler comme le ministère de l'intérieur, comme le Conseil d'État le fait que aujourd'hui le RN est considéré comme un parti d'extrême droite.
Si vous vous estimez que c'est un propos militant cela c'est votre position. Euh je je l'entends hein, c'est des échanges que nous avons au quotidien sur ma chaîne sur euh ces sujets. Je ne pas que c'est un propos euh militant.
D'ailleurs, beaucoup de citoyens qui portent cette sensibilité euh qui proche de ce parti sont dans mes lives, sont sur ma chaîne pour échanger sur mes sujets parce qu'ils estiment justement que je ne suis pas militant, que j'ai évidemment des convictions que je ne cache pas parfois sur des sujets, mais que ce qui est important c'est la discussion. Donc monsieur le rapporteur, je vous demande de citer ces propos militants que vous évoquez et des et je vous invite à écouter mes lives et vous verrez que c'est un c'est un c'est un endroit euh très ouvert à discussion et a toutes les sensibilités. C'est ce n'est pas une chaîne militante le rapporteur rebondit.
Après serait bien qu'on avance que je précise que votre chaîne Twitch euh n'est pas dans le périmètre de la commission d'enquête puisque c'est pas dans le cadre de duel public. De ce fait avec France de ce fait c'est ce qu'on apprend c'est que au début vous nous expliquez que c'était une chaîne totalement indépendante de France Tévision. à mesure des questions, on a appris qu'en fait il y avait une sorte de de contractualisation avec euh France Télévision sur cette chaîne qui a un élément intéressant avec des sponsorisations notamment une monétisation grâce à France Télévision et à l'argent public.
Le rapporteur a raison, ils sont toujours partenaires aujourd'hui. Non non, je je vais vous donner le pour être précis le les deux contrats de sponsoring de France sur ma chaîne Twitch. Le premier contrat all est de janvier 2023 à juin 2023 et le 2e de septembre à décembre 2023.
D'accord. D'accord. 32 émissions, je peux vous donner les budgets, c'est des budgets très réduits.
C'est bien internê euh c'est un c'est un sponsor comme j'en ai beaucoup d'autres d'ailleurs ce qui pose une question beaucoup intéressante mais c'est pas le sujet de la commission, c'est comment garder son indépendance quand on accepte du sponsoring sur une chaîne notamment qui parle d'information. C'est un sujet passionnant mais c'est pas le sujet de la commission. Et pour vous répondre, monsieur Étienne, je je ne crois pas que des propos quel tels que vous savez, je n'ai pas beaucoup de sympathie pour les idées du Rassemblant national ou encore le Rassemblement national ou le Front National est un parti qui met le rejet de la différence de l'autre au cœur de son programme.
Je ne crois pas que ce soi des propos journalistiques objectifs et qui respectent des obligations de neutralité. C'est c'est voilà, ça reste un mais parce que vous me demandiez vous me demandiez de citer un certain nombre de propos qui pourraient s'éloigner d'une obligation de de journalisme. C'est les propos que je vous cite, que vous avez tenu mais on va s'éloigner de de ce de ce sujet à moins que vous vouliez rebondir peut-être là-dessus parce que j'ai l'impression que vous vouliez Non, puis on a aussi monsieur Clément avec nous.
Donc on va peut-être aussi auditionner monsieur all boire un café si vous voulez hein. Non non non mais si on vous a fait venir tous les deux, c'est aussi pour vous auditionner tous les deux et je pense que le rapporteur aussi des questions pour vous monsieur Clément. Mais mais je redis monsieur Ten, je pense que si on insiste, c'est parce que vous étiez salarié de public et nous on essaie de comprendre les règles qui s'appliquent au salari deel public qui ont par ailleurs des chaînes individuelles.
C'est pas du tout les mêmes règles en terme d'information. Même si vous nous expliquez que vous avez la même déontologie, la même éthique, il se trouve que c'est pas exactement les mêmes règles en terme de pluralisme, d'impartiualité. Nous, on essaie de comprendre effectivement euh la manière dont France Tévision encadre ses salariés en CDI à pleintemps qui par ailleurs peuvent avoir des chaînes dont on apprend qu'ils sont des sponsors.
Vous nous l'indiquez, ça peut poser question hein, pardon, je je euh voilà, ça ça peut interpeller, je ne qualifie pas, je ne porte pas de jugement, ça peut interpeller. on apprend qu'il vous licencie et que vous continuez ensuite de de d'être salarié d'une société de production avec laquelle ils sont partenaires. C'est tout ça qu'on essaie de mieux comprendre pour le moment venu aussi faire des propositions euh très concrètes de réforme de mesures pour essayer aussi d'encadrer ça.
C'est le rôle du législateur le cas échéant et puis Delphin nous l'a dit assez régulièrement que c'était le rôle aussi des législateurs d'encadrer tout ça. Monsieur le rapporteur aussi est-ce que vous avez perçu des indemnités de licenciement de la part de France Télévision ? Oui oui effectivement c'est que donc à l'essu de ces 2 ans de négociation pour arriver à la rupture conventionnelle rupture conventionnelle donc pardon c'est pas quelque chose de très agréable d'ailleurs hein.
Donc c'est pour ça que je pense que les mots ne sont pas très très inscrits dans ma mémoire. Euh donc m'ont été versé le le minimum lié à mon ancienneté et le paiement des congés payés euh CET et salaire en retard. Voilà.
Donc c'était en Vous voulez voulez que je vous donne la date précise de la rupture conventionnelle ? Euh vas-y. Non, si vous pouvez nous donner la la date et le montant des indemnités de licenciement.
Je l'ai pas je l'ai pas depuis octobre que je demande ce document. B On demandera mars 2025. Mars 2025.
Voilà. Euh donc je peux effectivement vous transmettre ces euh ce document par écrit si vous le souhaitez, je peux vous l'envoyer. Euh mais par contre ce que je peux vous assurer sousement, c'est effectivement que ça recouvre euh les indemnités euh minimales légales li à mon ancienneté, donc 17 ans en France Télévision et puis euh voilà.
Et votre avocat vous a pas indiqué qu'il y avait un risque de J'imagine vous aviez un avocat. Oui. Un conseil qui m'a accompagné.
En ça il vous a pas indiqué qu'il y avait potentiellement un risque en continuant d'animer une la même émission et cette fois-ci en tant que prestataire de d'une société de production de France Télévision sur le montage, il y a pas eu de d'alerte sur le fait que vous vous pouviez être requalifié comme salarié de France Télévision. C'est c'est pas un sujet qui a été évoqué. D'accord.
Non mais c'est OK. C'est pas un sujet qui a été évoqué. dans le dans le départ, il y a pas ni à l'oral ni à l'écrit cette promesse que France Télévision via Freemant allait continuer à m'employer quoi.
Ah oui. Non non, c'est c'est pas la promesse qui qui peut engendrer la requalification, c'est l'état de fête après. Non, c'est pas c'est pas un sujet qui m'a qui m'a été remonté.
Monsieur Rapport. Donc dernière question sur le sujet mais monsieur Samtian, donc vous animiez question pour un champion en tant que salarié de France Télévision. Vous êtes licencié de France Télévision et vous négociez avec eux.
Vous percevez des indemnités de licenciement. Vous refusez aujourd'hui nous communiquer le montant des indemnités de licenciement et quelques mois après, vous continuez à animer question pour un champion mais sous un autre format contractuel via une société de production. Cela d'un point de vue déontologique en ayant perçu des indemnités de licenciement qui sont probablement de plusieurs centaines de milliers d'euros, ça ne vous pose aucun problème déontologiquement.
Je comprends pas la question. Francion m'a demandé de sortir du groupe. Oui.
Non mais euh j'ai fini par accepter contre Mongré et puis à l'issue de cette sortie du groupe, Freemant m'a proposé de continuer une télévision. Le rapport de la question là, c'est France Télévision. Euh s'il y a eu un délit, j'en sais rien mais enfin si effectivement ce ce licenciement peut être qualifié, il faudra qu'on s'en explique avec votre employeur.
En l'occurrence vous avez été licencié donc je pense que je crois je suis transparent par rapport à la manière donur mais je ne refuse pas de vous transmettre le le montant. Je vous je vous le je moi j'ai j'ai demandé à vos équipes qui m'avaient parlé d'un questionnaire à plusieurs reprises que le questionnaire soit envoyé et j'aurais été prêt par exemple à envoyer ces documents. Ce questionnaire n'a jamais été envoyé.
Hugo Clément, je sais pas si vous avez reçu le questionnaire, il m'a été promis par deux fois, je l'ai jamais reçu. J'aurais été ravi de vous envoyer ces pièces et je peux vous les envoyer sans souci. On les demandera et puis on interrogera France Télévision sur effectivement c'est eux qui vous ont proposé ce montage.
Donc c'est c'est vous avez j'allais dire la vous nous en faites aujourd'hui la transparence et je vous en remercie très sincèrement et maintenant c'est à votre employeur votre ancien employeur pardon le cas échéant de s'expliquer de ce montage qui vous a été proposé. Bon mais même si sur le sur le montant vous voulez pas répondre à la question mais euh c'est probablement des indemnités de licenciement de plusieurs centaines de milliers d'euros. D'un point de vue déontologique, vous continuez à présenter questions pour un champion.
Pourtant, vous bénéficiez entre-temps d'indemnité de licenciement payé par le d'un point de vue déontologique, monsieur le président, si vous voulez éviter de d'un point de vue déontologique, ça ne vous pose pas de problème. Vous ne vous dites pas même en ayant perçu un indemnité de licenciement, ma situation est la même vis-à-vis de France Télévision, je vais les rembourser où ça n'aurait pas dû avoir lieu. Comment vous le percevez d'un point de vue déontologique si vous voulez pas nous nous révéler les montants d'indemnités de licenciement que vous avez perçu.
Monsieur, on va pour avancer, monsieur monsieur le rapporteur, monsieur Étienne Oui, mais monsieur Étienne nous a indiqué qu'il aurait préféré rester salarié de Français. Non mais c'est une réponse importante qu'il faut qu'on entende. C'est mieux d'être pas salarié une peut-être.
Est-ce que alors reformul alors il faut être je veux qu'on fasse très attention parce qu'effectivement derrière ça tout ça va être repris, peut être déformé, instrumentalisé. Je je je dis encore une fois que sur ce que vous nous révélez, je pense qu'il y a des il y a un vrai sujet et avec le rapporteur, comptez sur nous pour faire la lumière, la transparence avec France Télévision pour comprendre comment tout ce montage est possible céder il y a plein temps. Enfin, je vais pas répéter mais voilà, je pense qu'il y a quand même des questions qui se posent en terme déontologique mais je pense que c'est votre employeur.
Est-ce que vous nous confirmez que vous auriez préféré vous rester salarié de France Télévision et et d'animer question pour un champion comme salarié ? Comme ça le rapporteur entendra la Oui, bien sûr. J'ai des j'ai des mails en ce sens écrit à France Télévision qui clairement depuis le début ne comprend pas qu'on me propose de sortir du groupe puisque pour être encore plus précis au moment au moment où on me propose cela donc je suis à la fois le présentateur enfin j'ai été présentateur de la matinale de France à info en même temps question pour un champion mais avant d'accepter la matinale de France info que j'ai animé pendant 6 ans, j'étais en CDI à Francevision pour le seul question pour un champion et donc en en j'ai arrêté la matinale de France parce queau bout de 6 ans de matinale j'ai souhaité arrêter pour des raisons de de fatigue et donc je suis revenu à ma situation antérieure qui était de salarié CDI France Télévision question pour un champion.
Merci. Je propose qu'on avance. Je crois que le rapporteur a des questions pour vous monsieur Hugo Clément.
Merci monsieur Étienne. Merci monsieur Étienne. Effectivement monsieur Clément merci pour votre patience.
J'ai bien des questions à vous poser et je sais qu'à un moment le président donnera aussi la parole aux autres députés. On a auditionné monsieur Engacha qui vous le savez est directeur des unités de programme à la direction des antennes et des programmes de France Télévision. Il l'a déclaré lors de son audition, c'était le 11 février dernier, au sujet du choix de la société pour produire l'émission Urgence océan à Nice le 1025, je le cite.
Nous avons choisi Winter Production parce qu'il se trouve que c'est une boîte de production dans laquelle travaille Hugo Clément et que Hugo Clément est un référent en matière d'environnement. Fin de la citation. En substance, monsieur Engacha nous nous indique que il vous a choisi pour produire cette émission parce que les dirigeants de France Lévision vous ont référencé.
Quelles sont vos vos relations avec France Lévision ? Est-ce que vous pouvez nous en dire un peu plus ? Ça nous intéressera sur les processus d'attribution d'un contrat, comment s'est passé l'attribution du contrat notamment pour cette émission spécifique, s'il vous plaît.
Alors déjà, c'est pas la première émission que je présentais avec Léa Salamé puisqu'on avait déjà présenté deux prime précédemment consacrés aux questions environnementales que nous ne produisions pas qui étaient produite par d'autres d'autres sociétés. Euh là, il se trouve que les océans, c'est vraiment ma ma spécialité en tant que journaliste. J'ai beaucoup travaillé sur le sujet.
Euh il s'agissait d'un sommet très important à Nice sur l'avenir des océans. Donc effectivement, ça faisait euh sens que ce soit notre société qui produisait ce qui produise ce documentaire puisque euh on a non seulement une énorme banque d'images euh sur les questions environnementales et sur les questions liées à l'océan, on a tourné euh des centaines et des centaines d'heures de rush au au cours de au cours des années sur la la question des océans. Vous êtes pas sans savoir que c'est des tournages qui sont extrêmement compliqués, extrêmement délicats, extrêmement coûteux du point de vue financier.
Les tournages qui concerne les océans et notamment les tournages sous-marins. Donc on avait déjà beaucoup de d'images à disposition, ce qui a dû aussi jouer, j'imagine, euh dans le choix de France Télévision de nous confier ce contrat. Mais je tiens quand même à vous dire que euh comme toutes les sociétés privées euh qui travaillent en faisant des contenus pour l'audiovisuel public, mais c'est le cas pour toutes les sociétés privées qui travaillent à un moment ou à un autre pour la commande publique ou pour l'État, euh ce n'est pas nous qui décidons si nous remportons ou pas les contrats.
J'aimerais bien que ce soit comme ça, mais c'est pas comme ça que ça fonctionne. On propose énormément de projets chaque année à France Télévision, mais aussi à nos clients privés. La plupart ne voit pas le jour.
Ça c'est quand même important de de le dire. beaucoup de projets sont développés par nous, sont proposés aux chaînes et ne sont jamais mis à l'antenne. Donc c'est pour ça que les sociétés privées ont cette capacité de création parce que nous pouvons investir sur des projets, nous pouvons proposer des idées en acceptant le risque, y compris le risque financier, que ces idées ne soient jamais mises à l'antenne.
Sur cette question des océans, honnêtement euh nous étions légitimes pour faire cette émission et d'ailleurs l'émission a a été un succès à la fois sur le fond et sur la forme. On a quand même reçu le président de la République pendant plus de 2 heures pour parler uniquement des océans, de la question de la préservation des océans. C'était une première, ça s'était jamais fait dans l'histoire de la télé, qu'un président de la République s'exprime en primetime entièrement sur le sujet de l'environnement.
Donc c'est une émission dont dont on est très fier euh et qu'on était tout à fait légitime pour pour produire. Merci pour votre réponse. Une autre question notamment sur le le statut des journalistes qui présente et qui anime certaines émissions.
Je voudrais avoir votre regard. Donc on connaît votre carrière, le président l'a rappelé. Vous avez été sur Canal Plus, sur TMC.
À l'époque, vos obligations s'arrêtaient à à la loi lesard de 1986. au principe aussi de la charte de Munich, un Tes de 1971 qui fixe les obligations de déontologiques des journalistes. Aujourd'hui, vous produisez, vous animez aussi des émissions de du service public.
Vous bénéficiez aussi d'une chronique sur Radio France. Vous vous animez plus cette chronique en tout en toute subjectivité, vous l'animez plus ? Non, c'est fini, monsieur le rapporteur, depuis juin dernier.
Je l'ai fait pendant 3 ans et c'est plus le cas aujourd'hui. Merci. D'accord.
Donc sur Radio France, vous étiez encore journaliste jusqu'en juin dernier. Sur France Télévision, vous avez encore plusieurs émissions comme comme animateur et comme producteur. Euh quand on va alors je dis pas du tout que c'est une référence, hein, page Wikipédia, honnêtement, il y a beaucoup de choses fausses qui peuvent être écrites donc je vais pas vous accabler pour votre page Wikipédia, mais vous êtes présenté sur cette page Wikipédia comme un comme un militant.
Comment est-ce que vous conciliez à la fois votre exigence professionnelle d'information, votre stature de journaliste que je ne vous enlève pas et en même temps peut-être cette connotation de militantisme qui peut apparaître même sur votre page Wikipédia. Comment est-ce qu'on arrive à concilier ça quand on est perçu comme un journaliste encore plus du service public de l'audiovisuel ? Écoutez, on le concilie en ne s'en préoccupant pas parce que malheureusement on ne maîtrise pas les cases dans lesquelles les personnes vous mettent.
On me qualifie, vous l'avez dit en introduction, parfois d'un côté de l'échiquier politique, parfois à l'autre extrême, parfois au milieu, on me prête 1 et une intention. Euh je vous avoue que j'y fais pas très attention. Ce c'est pas important pour moi ce que certains peuvent euh me la de la manière dont certains peuvent me qualifier.
Moi, je fais mon travail. Je me concentre sur la production des émissions, l'enquête journalistique, euh le développement de ma société aussi puisque je suis journaliste certes, mais je suis aussi entrepreneur aujourd'hui. On est avec Winter Production, une société avec une soixantaine de salariés permanents et on en est très fier.
On fait entre 200 et 300 fiches de paye par mois si on prend en compte les intermittents. Donc on participe à l'économie de ce pays, on crée de la valeur, on crée des formats avec les équipes qui sont à mon sens des formats qualitatifs. Donc je vous avoue que les cases dans lesquelles on peut me mettre, que ce soit militant, que ce soit tel mot ou tel mot me m'importe peu et j'essaie de pas trop m'en préoccuper.
Ce que je peux vous dire, c'est que dans le travail journalistique qu'on fait, c'est un travail factuel, comme je le disais en introduction, basé sur des faits. Et si certains ont des choses à nous reprocher sur le fond, je suis prêt à y répondre. Mais jusqu'à présent, nous n'avons jamais eu à nous dédire sur ce que nous avons dit sur le fond des des émissions.
Il y a une araignée qui me monte dessus, mais comme je suis un défenseur des animaux, je ne la tuerai pas. la mettez pas dans le gobelet non plus. Merci monsieur.
Merci monsieur Clément. Euh j'ai pu voir que dans un certain nombre de de d'émissions et de prises de position, vous dénonciez régulièrement les l'élevage intensif de de poulet. Le 14 avril 2019, vous travaillez alors pour Combine.
Vous avez passé la nuit dans un poulailler géant. Vous en avez d'ailleurs fait un reportage sur contre l'élevage intensif. En février 2024, vous avez exposé avec Nagi des cadavres de poulet sur l'esplanade du Trocadero à Paris pour dénoncer les pratiques d'élevage intensif.
Le 19 juin 2024 sur France Interre, vous utilisez votre chronique en pleine campagne des élections législatives et c'est votre droit pour dénoncer un décret passé pour simplifier la construction de poulailler. Je pense qu'ici personne ne n'y a l'importance de maintenir des conditions d'élevage de qualité aussi bien pour des questions de bien-être animal que pour la qualité aussi des produits qui nourrissent les Français. Personne ne le ni.
Je pense que même les agriculteurs quand on les interroge sur le sujet seront d'accord avec nous sur le sujet. Par contre, je pense que vous le convi en conviendrez. Ces exigences doivent être conciliées avec un certain nombre de réalités économiques, celles du monde agricole et aussi celle des consommateurs.
Et on a pu voir, on a pu découvrir, c'était le 15 janvier dernier un article de la tribune qui expliquait, c'était son titre, pénurie d'œuf, pourquoi les rayons des supermarchés sont souvent vides. On apprend notamment que la France a besoin d'un million de poules en plus chaque année, ce qui nécessite de construire 300 poulaillers d'ici 2030. On voit que notre pays demeure très en retard aussi du fait de de la grande sensibilité à ces sujets-là.
Est-ce que par votre mise en lumière de ces sujets, par une forme peut-être d'activisme militant et écologiste, vous n'avez pas l'impression de tirer une forme de responsabilité sur cette pénuie qui est en train de se découvrir à l'échelle nationale ? Est-ce que je suis responsable de la pénuerie d'œuf en France ? Non, plus sérieusement pour répondre sur le fond de la de la question, je pense que si vous veniez avec moi, monsieur le rapporteur, dans un élevage intensif, vous tiendrez exactement la même position que celle que je tiens, à savoir que ce n'est pas acceptable et supportable d'élever des animaux dans ces conditions-là.
Euh moi, vous savez, je suis un défenseur de l'agriculture traditionnelle euh et de la paysannerie française. On a fait notamment des émissions dans sur le front euh sur le la question du fromage et du terroir. Je reviendrai à la question des poulets, j'y répondrai mais euh pour expliquer comment les races notamment de vaches hollandaises et américaines viennent progressivement remplacer nos races traditionnelles françaises, nos modes de production traditionnelle français qui disparaissent face au rouleau compresseur de l'agriculture industrielle qui détruit à la fois la nature, qui maltraite les animaux mais qui détruit aussi les paysans.
Et les paysans aujourd'hui, c'est les premières victimes de ce système industriel parce que il y a des dizaines d'intermédiaires qui se servent sur leur dos de la grande distribution aux coopératives, aux fabricants d'engrais et cetera et que tout le monde gagne de l'argent sur l'agriculture sauf les agriculteurs. Et c'est ça qu'on met en lumière dans nos émissions. Et si c'est être militant que de dire que l'élevage intensif n'apporte ni qualitatifs, ni rémunération pour les agriculteurs, ni respect de l'environnement.
Alors oui, on peut me qualifier de militant sur cette question, mais je pense que c'est simplement la position de quelqu'un qui est allé dans ses élevages, qui est allé voir le le sujet que vous que vous parlez sur les poulets, c'était un sujet de d'élevage un élevage industriel destiné à McDonald's. C'était des des poulets qui étaient destinés à McDonald's. 21 entre 21 et 22 poulets par mètre carré, ça fait un poulet par feuille à 4.
C'estàd qu'il y a moins d'un élevage, il y a moins d'un d'une feuille à 4 par poulet. C'est une race de poulet qui a été modifiée de génération en génération pour produire toujours plus de viande en un temps toujours plus court. Ce qui provoque chez ces poulets euh des problèmes de croissance au niveau des pâtes.
Donc ils sont handicapés, ils sont incapables de marcher au bout de quelques temps et ils sont abattus avant 40 jours. Euh oui, je regrette l'élevage traditionnel de poulet fermier français. Oui, je le regrette.
Oui, je trouve que les banques et les grosses institutions qui encouragent les paysans à s'endetter toujours plus pour des élevages toujours plus gros qui leur dégage toujours moins d'argent, oui, je pense que c'est une politique criminelle pour le monde paysan et euh je suis fier de défendre les agriculteurs artisanaux, les agriculteurs bio qui proposent une autre manière de de faire des œufs. Alors, pour vous répondre sur la pénurie des œufs, on n'est pas obligé de faire des élevages intensifs pour produire des œufs. Il y a plein d'autres modes de production qui fonctionnent très bien.
Euh le seul problème aujourd'hui, c'est les subventions publiques qui à travers la politique agricole commune sont majoritairement dirigées vers les grosses exploitations. Euh plus c'est gros, plus c'est subventionné et pas vers les éleveurs et les paysans qui essayent de faire les choses bien. Et c'est ça qu'on met en lumière dans nos émissions.
On donne la parole à ces paysans qu'on entend trop peu, qu'on entend en tout cas beaucoup moins que certains représentants du monde industriel. Et je me tiendrai toujours à côté de de ces paysans qui en France nourrissent les Français avec des produits de qualité. Il y a aussi une question de mode de consommation.
Est-ce qu'on peut aujourd'hui manger 86 kg de viande par an et par personne en France ? Si on veut manger cette quantité de viande, il faut des élevages intensifs. Et c'est là que vous avez raison, c'est que c'est une question de société en fait.
Qu'est-ce qu'on veut ? Est-ce qu'on veut de la viande produite chez nous par des éleveurs français dans des conditions qui respectent les animaux, qui respectent les sols, qui respecte euh les ha, qui respecte la qualité des produits peut-être en en mangeant un peu moins ? Où est-ce qu'on veut de la viande importée de l'autre bout du monde qui ne respecte aucune de nos règles, aucune de nos normes, qui rend les gens malades et qui détruit les agriculteurs français ?
On a perdu un nombre incalculable d'exploitations parce qu'on a voulu concentrer ces exploitations. Moins d'agriculteurs, beaucoup moins dans des exploitations toujours plus grosse. Et ça, on peut faire d'autres choix politiques, mais ça c'est votre travail, vous les responsables politiques qui pouvez légiférer pour inverser la tendance et sauver la paysannerie française de la ruine et les animaux de la souffrance.
Voilà pour ce numéro de la séance est ouverte. À très bientôt pour un nouveau numéro sur LCP.