Direction générale de l’AFD : Christophe Lecourtier, candidat
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 65 %Attaque 20 %Défensif 15 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 98 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 2:00OuverteRéponse directe
Quels sont les atouts de votre parcours pour diriger l'AFD ?
- 5:00OuverteRéponse directe
Quels sont les trois grands défis de l'AFD selon vous ?
- 10:00RelanceRéponse directe
Comment comptez-vous clarifier la stratégie géopolitique de l'aide française ?
- 12:00RelanceRéponse directe
Comment comptez-vous améliorer la visibilité des projets de l'AFD ?
- 14:00OuverteRéponse directe
Quels sont les 48 opérations et 3 milliards d'euros d'aide au Maroc ?
- 16:00RelanceRéponse directe
Comment comptez-vous associer davantage le Parlement à la gouvernance de l'AFD ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 20:00Rachid Temal (rapporteur)Chiffre
« La baisse historique des crédits depuis 3 ans. »
- 24:00Stéphane RavierChiffre
« 51 % des appels d'offre de l'aide publique au développement bénéficient à des entreprises françaises. »
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à l'heure compte tenu de des contraintes horaires et de la nécessité pour monsieur l'ambassadeur d'être à l'Assemblée nationale à 11h, donc de partir de notre assemblée à 10h30. Euh je pense que les retardataires nous prendront en cours de route. Donc en mes chers collègues, en application de l'article 13 de la Constitution, nous entendons aujourd'hui Christophe Lecourtier, candidat proposé le 10 mars dernier par le président de la République pour succéder à Rémy Ryou en fonction de directeur général de l'Agence française de développement, l'AFD.
Cette nomination s'exerce dans le cadre du 5e alinéat de l'article 13 précité qui dispose qu'en raison de l'importance de cet emploi. Je cite "Pour garantie des droits et libertés ou la vie économique et sociale de la nation, le pouvoir de nomination du président de la République s'exerce après avis public de la commission permanente compétente de chaque assemblée. Le président de la République ne peut procéder à une nomination lorsque l'addition des votes négatifs dans chaque commission représente au moins 3/5è des suffrages exprimé au sein des deux commissions.
D'après les dispositions législatives prises en application de cet article, je vous rappelle que cette audition est publique et que nous nous prononcerons à l'issue de celle-ci par un vote à bulletin secret sans possibilité de dégation délégation de vote. La commission a désigné comme rapporteur Christian Cambon, rapporteur pour avis de la commission APD et Rachid Temal qui était avec Huxori rapporteur de la loi de programmation relative au développement solidaire et à la lutte contre les inégalités mondiales au 4 août du 4 août 2001. Monsieur le Courtier, votre proposition de nomination par le président de la République à l'une des plus passionnantes et exigeantes sans doute fonction de notre pays vous place au cœur d'une actualité brûlante avec des responsabilités écrasantes et malgré cela, des moyens en forte baisse.
En un mot, ce n'est pas un cadeau. Mais bien sûr, c'est un sans doute pour vous un défi et un défi redoutable. Les rapporteurs de la commission auront l'occasion de vous interroger plus en détail sur ce sujet.
Pour autant votre parcours que je vais rapidement ou brièvement en tout cas rappeler vous donne plusieurs atouts et j'y discerne deux lignes de force. D'un côté, la défense de nos intérêts économiques avec la fonction de directeur général du Bifrance entre 2008 et 2014 puis de Business France entre 2007 et 2018. De l'autre, la représentation de notre pays avec des postes d'ambassadeur en Australie, en Serbie et enfin au Maroc.
Ce qui ira évidemment droite au cœur de président du groupe d'amitié. Euh ces compétences vous seront certainement utiles pour affronter le gros temps qui vient. L'aide au développement dont l'AFD est l'une donne d'une certaine manière le bras armé pour notre pays mais aussi une référence internationale devrait se contracter euh à un niveau au niveau mondial de 10 % à 18 % d'ici à 2027.
Ce phénomène observé pas uniquement aux États-Unis traduit la montée à la fois d'un contexte géopolitique guerrier qui n'est pas de votre ressort, mais aussi et cela pourrait être votre premier défi d'une forme de découragement ou d'insatisfaction dans les pays contributeurs face à ce qui est perçu comme la persistance du sous-développement. Je crois également que l'AFD doit faire face à trois grands défis et qu'une partie importante de votre mandat sera consacrée. D'abord, clarifier la stratégie géopolitique de l'aide française avec un alignement plus fort sur les priorités de notre diplomatie.
Simplifier les procédures ensuite qui paraissent aujourd'hui lourdes et complexes. S'il y avait qu'à l'AFD, ce serait bien. Et enfin, renforcer la visibilité de notre aide.
Et je crois qu'on est tous les uns et les autres témoins lors de nos déplacements à l'étranger, du manque de visibilité cru. criant dont fait preuve dont font preuve les projets de la FD et donc le Parlement en tout cas demandera et demande et je crois que c'est quelques années qu'on le fait à ce que les projets que nous accompagnons soient visibles, ce qui n'est pas toujours le cas. Monsieur le Courtier, nous allons vous laisser le temps nécessaire pour vous présenter et partager votre vision de ces évolutions.
Je donnerai ensuite la parole au rapporteur Christian Cameron et Rachid Temmal avant de laisser la parole à nos collègues pour qu'ils puissent s'exprimer et je leur propose de s'inscrire dès maintenant. Je vous laisse la parole, monsieur l'ambassadeur et ensuite on procédera par les rapporteurs. Merci beaucoup.
Merci monsieur le président. Mesdames et messieurs les sénatrices et les sénateurs, c'est un honneur de revenir devant votre commission après avoir eu l'occasion de m'exprimer à diverses reprises de ventel par le passé et d'accueillir nombre d'entre vous dans dans mes fonctions d'ambassadeur. Dans dans chacun de mes postes diplomatiques, la la diplomatie parlementaire a joué un rôle essentiel. quand il s'agissait en Australie de forger une relation et quand il s'agissait au Maroc de la refonder.
Je mesure pleinement le rôle qui est le vôtre dans l'élaboration et le suivi de la politique française de développement et le contrôle de l'AFD. J'ai mûri mon projet en me nourrissant de de vos travaux. Euh je pense à ceux de monsieur Temal et Sori euh Jolie pardon rapporteur de la loi du 4 août 2021.
Sorry, sorry pardon vous êtes là. Oui, pardon. Je vous de de monsieur Temal et de monsieur Sori.
Je pense aux avis budgétaires éclairants de de monsieur Cambon, de monsieur Jolie et et de et de monsieur Temal également. Mais aussi à vos recommandations monsieur le président sur l'Indo- Pacifique ainsi qu'à un travail remarquable de madame Carlotti Messieur Bonau et le Gleu sur la fondation de notre partenariat en Afrique. Je veux vous dire très clairement et je veux vraiment que que vous me preniez au mot que j'entends établir avec votre commission une relation la plus étroite possible, exigeante, confiante pour ne pas dire nouvelle.
Il s'agit pour moi de faire bloc en quelque sorte de faire pâqu pour qu'on puisse vous l'avez dit monsieur le président agir dans le cadre du jeu de contrainte qui qui s'impose à la France et qui s'impose à l'agence. Ce sera mon projet. Je remercie bien sûr le le président de la République qui a retenu ma ma candidature ainsi que le premier ministre et les ministres Barreau, l'escur, Moutchu et Carois pour leur confiance.
J'ai la conviction que l'AFD est forte quand sa tutelle stratégique est forte et qu'elle est utile lorsqu'elle se met au service des priorité stratégique et diplomatique de la France. Ce sera le cœur de mon projet. J'éprouve et je veux le dire aussi un très grand sentiment de de responsabilité et une profonde estime à l'égard des des hommes et des femmes du groupe AFD. euh leur expertise unique, leur engagement sans faille, euh leur résilience face à au nombre de crises traversé.
Voilà pour moi le le vrai visage de l'agence, celui d'une France solidaire et ouverte, mais également soucieuse de de lier ses intérêts au reste du monde. Et c'est à leur travail dans le tumulte du siècle que l'on doit les résultats remarquables sur lequel je souhaite m'appuyer. Je je veux leur dire que je prendrai tout le temps de l'écoute et du dialogue, tout le temps qu'il faudra et il en faudra sans doute beaucoup pour que ce projet soit soit vraiment pleinement le leur.
Je veux aussi saluer Réy Riou qui avec Laurence Toubiana hier et Philippe Leerou aujourd'hui a guidé le groupe AFD ces 10 dernières années. Il a été pionnier pour l'intégration des des enjeux climatiques, visionnaire dans son effort de de fédération euh des banques publiques de développement et je me réjouis que ces grands enjeux puissent continuer à compter sur lui à l'avenir. Mesdames et messieurs, monsieur le président, euh j'ai 63 ans et depuis mes 19 ans, j'ai fait le choix qui fait aussi celui de mon père et de mes grands-pères de servir la France en servant l'État.
Et depuis toujours, je crois en son rôle avec ses opérateurs. C'est vrai pour ce qui concerne la diplomatie économique, également vrai pour le service aux entreprises, l'appui financier. Tous ces sujets majeurs, difficiles, évolutifs ont été au cœur des 35 dernières années de de ma vie professionnelle.
Mais si ce rôle de l'État est légitime, nous en avons parlé, il doit en permanence faire la preuve de son efficacité concrète. Ce qui implique de jouer au plus près du terrain et de ses réalités, de jouer collectif dans une logique pas si facile à construire d'équipe France et aussi d'être capable de mesurer et de communiquer sur l'impact. Euh ces principes sans trop m'étendre ont été au cœur de mon action à Ubifrance, à Business France en pleine coopération avec les collectivités et tous les autres acteurs.
Ils m'ont aussi guidé en Australie, monsieur Cambon, euh quand nous avions remporté au la main au la main en 2016 le contrat des sous-marins grâce à un travail formidable de l'équipe France et notamment parlementaire. Et au Maroc, lorsqu'il fallait tout changer pour sauver l'essentiel, nous avons su dessiner pas à pas et c'était difficile le profil d'une France qui était capable d'allier solidarité mais aussi intérêt diplomatique et investissement mutuellement bénéfique. Deux exemples, euh les tramouais à Casa Raba, le TGV, demain, les autobus en site propre ont été portés par une équipe France coordonnée, efficace. avec un rôle majeur pour la FD.
Dans un autre domaine, les moyens de la FD et d'Expertise France ont été conjugués à ceux de l'ambassade afin d'accompagner une réforme qui remet la langue française dans les cycles primaires et secondaires de l'école marocaine après plus de 40 ans d'arabisation. Donc à la au moment où la la France faisait face à des à des vents contraires dans tout le continent, nous avons évité la déchirure au Maroc. Nous avons repris pied en mobilisant tous les instruments de concert et la FD a été pleinement au rendez-vous.
Cette méthode, je voudrais en faire un un modèle à l'échelle du groupe AFD dans les fonctions auxquelles j'aspire aujourd'hui. Un aujourd'hui, vous l'avez dit monsieur le président, où le monde change de manière vertigineuse, révoquant les institutions, les pratiques qui depuis la fin de la guerre froide avaient fini par nous faire croire que l'histoire pouvait être harmonieuse et heureuse et que les grands défis partagés nous amenaient naturellement tous à plus de coopération. Par réalisme et vos travaux le documentent chaque jour, je constate que ce paradigme là ne tient plus.
Mais par expérience, nous l'avons vu au Maroc, je crois profondément que le fatalisme n'est pas une option et comme dit Bernanos, on ne subit pas l'avenir, on le fait. Je crois que nos pays a les moyens de défendre ses couleurs, c'est-à-dire nos valeurs et nos intérêts, ce qui n'est pas contradictoire si nous agissons avec réalisme, avec détermination et clarté. Depuis 25 ans, nos chefs de l'État, nos gouvernements, vos assemblées ont traduit la vocation de la France à à défendre des valeurs universelles et des intérêts mutuels dans un certain nombre de politiques publiques dont la politique de développement.
Je pense également à la mise en œuvre de l'accord de Paris dont nous pouvons être fiers. Nous l'avons tous été, nous le sommes encore. Et l'AFD a été le bras armé, hein, efficace et convaincu de ces politiques.
On ne peut que l'en féliciter. Il s'agit donc pas de de renier ce qui a été fait, mais en même temps de se garder de tout déni. Une nouvelle donne émerge.
La mondialisation vertueuse a fait place ces dernières années à une brutalisation des relations internationales, politiques, économique, commercial et constater cela sans y en tirer les conséquences, ce serait pire qu'une erreur. Ce serait vraiment une faute pour la FD. Si je la dirige, je vois rien de déshonorant au contraire à agir dans ce cadre de contrainte nouveau.
Le cadre international tel que nous l'avons connu, celui de la a fait long feu. Euh les objectifs de coopération font partout place à des objectifs d'influence mesurés à l'ône des intérêts nationaux. Et au niveau national, si les Français restent solidaires et ouverts sur le monde, ils souhaitent un équilibre plus tangible, plus mesurable dans les termes de l'échange entre ce que l'on propose et ce que l'on reçoit.
Comme l'écrit Céser l'internationalisme, c'est le rendez-vous du donner et du recevoir dans le monde tel qu'il est désormais. Pardon monsieur, poursuivez s'il vous plaît comme ça on aura l'occasion d'intervenir. Bon vous me retir dans le monde tel qu'il est désormais.
Ma conviction c'est que la FD est encore plus nécessaire donc pour pour traduire de manière concrète la stratégie internationale de la France. Il s'agit donc de faire du groupe AFD un instrument stratégique au service de la France et des Français. Et plutôt qu'une petite banque mondiale, la FD a vocation à être une grande agence française avec des moyens plus limités.
Elle devrait être intransigente sur leur impact et la cohérence des intérêts mutuels qui nous lient à nos partenaires. C'est le cap fixé par la ministre Carois et la commission d'évaluation de la qui prend son essort en sera également comptable. Souvent, de mon point de vue, mieux vaut ne pas faire que financer un partenaire qui fait appel à un concurrent stratégique.
Souvent, mieux vaut ne pas faire que de financer des secteurs où la France n'a pas ou n'a plus au de référence au risque de favoriser une expertise étrangère qui n'a surtout pas besoin de nous. Et donc par un politique, un pilotage politique fort, exigeant et constant, je pense que nous pourrons démontrer en quoi la FD rend notre pays plus prospère, plus influent. Sur le terrain, cette action devrait être visible, incarnée par nos par nos ambassadeurs et lorsqu'il est fait à très juste titre levier sur les moyens européens, elle devra être assumée sans diluer nos couleurs.
Je veux dire à ce stade avant de d'écouter, d'entendre vos questions que que j'aborde toutes ces convictions et ce projet avec humilité. Euh, il doit s'enrichir du dialogue qui s'engage dès aujourd'hui avec toutes les parties prenantes, le le parlement bien sûr, les tutelles politiques administratives, les équipes, les partenaires de l'agence. J'écouterai, je m'inspirerai, je reviendrai devant vous et je prendrai mes responsabilités pour garder la cohérence à ce projet.
Et comme j'ai confiance dans la capacité des agents de la FD à à nourrir les évolutions nécessaires, je donnerai une priorité absolue au dialogue interne, au dialogue social, comme je l'ai fait dans toutes les responsabilités qui ont les miennes. Le premier respect dû aux agents de cette grande maison avec l'écoute, c'est la franchise. J'irai un peu plus vite sur les quatre priorités qui sont à ce stade des intuitions que j'ai euh retrouvé dans les documents, dans les analyses que j'ai évoqué tout à l'heure euh mais je souhaitais vous les indiquer pour qu'on puisse en débattre ensuite.
Première priorité, un nouveau pacte de gouvernance, de management et de transparence qui garantira l'efficacité du pilotage politique de l'AFD au service des priorités de la France. Et donc ça se traduira en concertation par les tutelles, par quelque chose qui est demandé, je crois par votre assemblée, une meilleure association du conseil d'administration au choix stratégique, je dis bien stratégique pour les construire ensemble. et ensuite une concrétisation de l'équipe de France du développement avec tous les acteurs concernés sur tous les sujets pertinents.
Conclusion sur ce point, c'est que je ferai de la production d'un COM, vous l'avez cité monsieur le président, la priorité de mes 100 premiers jours. Et si la trajectoire budgétaire s'avérait trop incertaine, je proposerai d'aller vers un COP car il me semble absolument essentiel que nous disposions dans les meilleurs délais d'un cadrage de pilotage politique avec vous sous votre autorité et sous celle des tutelles. Ça c'est mon premier point.
Deuxième orientation, je l'ai évoqué, davantage de priorisation et de sélectivité pour davantage d'impact. Cela implique, vous l'avez indiqué, euh de clarifier euh l'empreinte géographique de l'AFD sur la base d'une évaluation objective de nos intérêts et des avantages comparatifs de l'agence dans chaque pays. Ça voudra dire sans doute moins de pays en préservant l'Afrique évidemment.
Autant que possible, je renforcerai la concentration des ressources budgétaires sur les pays les plus pauvres et les plus vulnérables. Ça impliquera aussi, sujet connu, de réévaluer notre positionnement dans les grands pays émergents et notamment en Chine. Je suis attentif à vos questionnements.
Dès les conclusions de notre revue, je n'hésiterai pas à amorcer un arrêt ordonné des financements de l'AFD vers la Chine. Parler de priorité géographiques, c'est aussi évoqué nos territoires d'outreem et je veux vous confirmer qu'ils resteront au cœur de mon projet. Ils sont confrontés à beaucoup de défis et sans imaginer de nouvelles orientations stratégiques, j'accélérerai la mise en œuvre.
Je simplifierai les procédures en cohérence avec les priorités des autorités locales et de maître mot efficacité et impact. Enfin, vous l'avez cité également, je me semble venu d'une priorisation sectorielle sur la base d'un nombre limité de secteurs dans chaque pays. Ce travail sera fait évidemment en pleine intelligence avec lequ d'Orset et Ébery afin de mieux articuler les concours bilatéraux et multilatéraux.
Mais je veux le dire d'emblé parce que c'est une question qui je pense viendra. Cette priorisation, si elle sera aussi une simplification, protégera les fondamentaux du développement de nos partenaire, l'éducation, la santé, l'agriculture et les infrastructures. Nous serons donc plus sélectif sur les partenariats et j'accélérerai ainsi le passage d'une logique de volume qui était justifiée ces dernières années à une logique de qualité pour concentrer nos interventions sur les pays et les secteurs prioritaires en essayant de travailler sur la base d'une logique groupe intégrée.
Prioriser, c'est aussi faire croître les activités dont l'impact est avéré et le coût budgétaire limité pour l'État compte tenu du contexte. C'est le cas de ces deux formidables entités que sont Proparco et Expertise France. Pour expertise France, son intégration au groupe, de mon point de vue est un acquis majeur et avec Jérémy Pet qui la dirige, je prioriserai la la consolidation de son modèle économique et le développement de l'activité car les coopérations humaines sont de mon point de vue le meilleur investissement budgétaire et diplomatique.
Proparco, vous la connaissez, joue quant à elle un rôle essentiel en soutien au secteur privé des pays sur lesquels nous intervenons. Et avec Françoise Lombard, je ferai en sorte d'amplifier la priorité donnée à la qualité des projets, à l'excellence des normes socio-environnementales et bien sûr bien sûr à l'impact. 3è et avant-dernière priorité, vous l'avez dit monsieur le président, je crois que le moment est venu d'un choc de simplification et d'efficacité opérationnelle pour répondre à l'exigence d'exemplarité.
Bien sûr, j'aurais un premier devoir, je je m'en passerai bien, mais j'assumerai ce devoir, qui sera de rendre l'organisation résiliente et et d'assumer la maîtrise des coûts. Je viens pas à cet égard avec un plan prêt à porter et à mettre en œuvre, mais je suivrai sur cette question de la maîtrise des coûts quelques grands principes. D'abord, vérité et transparence vis-à-vis des agents à travers un dialogue constant.
Euh je crois qu'encore une fois la la franchise est est la le premier des devoirs d'un dirigeant d'entreprise publique. Ensuite priorité absolu au seul actif irremplaçable de l'AFD que sont ces agents. Euh l'effort portera d'abord sur la réduction des charges externes.
Et enfin ce que j'ai appelé justice et équité, à savoir que les efforts devront porter sur les différents échelons de management et je veux dire notamment aux jeunes qui ces dernières années ont rejoint l'AFD qui ne seront écoutés et qu'ils ne seront jamais une variable d'ajustement dans le plan de maîtrise des coûts. Bien sûr, le renforcement du modèle économique passera aussi par des synergies entre trois les trois entités du groupe. J'arrive à ma conclusion.
Ça amènera aussi à une réflexion sur le réseau sur le terrain. Au Maroc qui est quand même le premier partenaire de l'AFD, j'ai pu mesurer la la légitimité des équipes, leur connaissance des acteurs et des sujets locaux, mais en même temps certaines redondances qu'il faudra regarder très précisément dans une logique de décentralisation. Et enfin, et enfin, monsieur le président, euh je sais que c'est un sujet que vous que vous connaissez bien.
Il est essentiel d'arriver très vite à être plus réactif et de simplifier euh le processus d'instruction des projets chaque fois que c'est possible. C'est une exigence des agents, c'est aussi une exigence des partenaires euh qui souvent voi euh arriver très tard, euh même trop tard, le projet dans sa concrétisation sur le terrain. On donnera la priorité à cet égard au système d'information recours à l'intelligence artificielle. 4e et dernière priorité, assumer le lien entre l'AFD et nos intérêts stratégiques sans renier les fondamentaux de l'agence.
Ici euh s'impose la nécessité de mieux articuler développement et diplomatie économique. Mais épargnons-nous les grands débats théoriques sur la nature de l'aide. Le fil conducteur doit être la recherche du résultat, l'impact au regard de nos intérêts et des intérêts de nos partenaires.
Je dis bien des intérêts des deux. Ça implique d'aller au bout de l'analyse secteur et géographie en fonction des des avantages comparatifs des entreprises françaises, notamment en Afrique où il faut bien le dire, la pétence a beaucoup diminué. Il est temps en quelque sorte de leur proposer une forme de carte du tendre sur ce que nous pouvons faire dans ces géographies.
Ça implique évidemment de travailler dans des logiques d'offre intégré AFD, Proparco, expertise France avec une une utilisation, je le disais tout à l'heure, vraiment stratégique de l'expertise qui peut inciter sans liaison de l'aide, sans liaison de l'aide à la prescription de de solutions françaises. la G Z allemand s'est beaucoup réformé et excellent la matière et je m'en inspirerai. Ça implique aussi, sujet sensible, de se coordonner avec les outils de l'export comme cela a été fait ici et là notamment au Maroc en essayant de jouer un rôle d'arrangeur.
Chacun son mandat et chacun ses objectifs. L'AFD restera un outil au service du développement et de la solidarité, mais les outils et les équipes doivent se parler et travailler ensemble. Je me reconnais à cet égard pleinement dans la démarche de l'État efficace et cela implique enfin, vous l'avez dit monsieur le président, de faire savoir tout cela clairement aux entreprises, aux partenaires et aux Français.
Pour y avoir au Maroc, je veillerai à ce que la communication de l'AFD s'inscrive de manière beaucoup plus volontariste et systématique dans le concert de la marque France, y compris pour lutter contre la désinformation qui partout nous nous mort les molets. Voilà, je conclus. Toutes ces priorités évidemment ne seront pas mises en œuvre en un jour.
Je définirai rapidement un agenda de transformation dans le dialogue avec les équipes, les tuteles, le conseil d'administration et je reviendrai vers vous le plus tôt possible sur la base de ce projet et d'indicateurs précis et véritable et vérifiables pour que vous puissiez en suivre la mise en œuvre en transparence. Et avec les tutelles, je veillerai, comme je vous l'ai indiqué, à vous transmettre un com dans les meilleurs délais. Une fois encore, je veux redire ma conviction si je suis retenu pour ce poste que nous serons à travers vous redevable aux français en matière de lisibilité de visibilité de notre action et c'est à cette tô que j'entends que mon mandat soit jugé.
Merci beaucoup de votre attention. Merci monsieur l'ambassadeur. Donc comme convenu, je propose de donner d'abord la parole au rapporteur et je commencer donc par Christian Cambon et ensuite Rachel T.
Merci monsieur le président, monsieur l'ambassadeur. Merci tout d'abord de vos propos liminaires. Nous sommes évidemment tout à fait heureux de vous accueillir pour cet exercice qui somme tout est assez rare au sein de notre commission puisque en l'occurrence le parlement donne un avis sur la nomination d'une personnalité d'un poste particulièrement important.
Je suis évidemment dans une situation un peu paradoxale parce que nos chemins se croisent depuis longtemps et j'ai eu l'occasion à la fois de travailler avec vous. dès l'Australie, lorsque vous étiez notre ambassadeur et lorsque vous aviez avec un travail particulièrement utile réussi à convaincre les autorités australiennes de nous faire confiance. Malheureusement, les faits nous ont démenti par la suite, mais j'ai surtout pu longuement partager avec vous une mission qui était délicate, à savoir le rééquilibrage de la relation entre la France et le Maroc dont vous avez été l'artisan au combien discret mais particulièrement efficace.
Et je crois que à ces deux titres à la fois de diplomates et aussi de connaisseurs particulièrement avisés de la réalité de l'AFD, vous êtes tout à fait qualifié à prétendre à ce poste. Je rappelle à nos collègues que le Maroc est le premier destinataire de des actions de l'AFD puisque je crois que nous avons un peu moins de 50 opérations, 48 opérations et plus de 3 milliards 3 milliards d'euros d'aide et d'action à la fois éducation mais aussi solidarité, agriculture et cetera. On pourrait éventuellement le détailler.
Monsieur l'ambassadeur, vous arrivez à à un moment particulièrement délicat de la vie de la FD parce qu'en vérité euh la FD traverse plusieurs crises. La première est évidemment celle qui résulte de la contraction très sensible de ces crédits puisque je rappelle que vous nous avons perdu 36 % en l'espace de 3 ans. C'est ça de 3 ans. 36 % euh des crédits et euh c'est plutôt l'AFD et l'aide au développement d'une manière générale qui a fait les frais euh des contractions budgétaires qui sont intervenues pour le ministère des affaires étrangères.
On peut s'en satisfaire, on peut le regretter. Euh bien évidemment euh vous aurez aussi dans votre mission à convaincre au sein de nos assemblées mais aussi au sein de l'opinion publique comme vous l'avez dit de la nécessité de mettre en œuvre cette aide au développement parce que vous savez que la deuxième crise du reste que traverse l'AFD comme tous les grands services d'aide au développement du monde en fait des pays occidentaux il y a une remise en cause profonde que ce soit aux États-Unis en Grande-Bretagne en Allemagne un peu partout tout le monde s'interroge sur l'utilité, l'opportunité et l'efficacité de de l'aide au développement. Ces questions avaient même été posées ici même euh auprès des ONG je il y a encore quelques temps.
La deuxième crise que vous devez surmonter, c'est un jugement assez sévère qui résulte de la Cour des comptes et d'un rapport qui est actuellement qui va être rendu public prochainement et où effectivement un certain nombre de problématiques, pour ne pas dire de dérime mais de problématiques ont pu être pointé et bien évidemment la représentation nationale sera sensible à ces observations. La troisème crise, vous l'avez évoqué déjà, c'est la visibilité. C'estàd que cela l'AFD concentre sous son sous son autorité un une quantité de crédit tout à fait conséquente avec parfois une représentation politique au sein du gouvernement qui ne semblait pas aussi évidente que nous l'aurions souhaité. car nous devons pouvoir aussi euh dans les enceintes et dans le cadre des procédures parlementaires pouvoir interroger et aller plus loin vis-à-vis de l'utilisation de ces crédits. enfin crise vis-à-vis du parlement parce que vous le savez tant à l'Assemblée nationale qui avait qui avait émis du reste un rapport particulièrement critique sur la relation qu'on a que l'AFD avait avait le parlement, on a eu souvent le sentiment d'être un petit peu les la 5e roue du caros pour parler vulgairement.
Vous l'avez évoqué, le contrat d'objectif et de moyens qui vient à terme n'a jamais été présenté au Parlement dans l'étant imparti. ce qui est un un peu une ça a été une procédure un peu désinvolte de la même manière que la les grands objectifs de la loi d'orientation euh euh dont euh Rachid Temal, Olivier euh euh Sori ont porté euh le le texte et bien nous avons vu que ces objectifs ont été mis à mal par une réunion de février il y a 2 ans, une réunion du Sicide qui a annulé purement et simplement la définition des 19 pays les plus pauvres pour les remplacer par 55 pays susceptibles de recevoir notre aide, ce qui crée un flou et une difficulté majeure. Dernier dernier élément de manque de respect vis-à-vis du parlement, vous savez combien nous avons collectivement les uns et les autres euh nous nous sommes battus pour obtenir cette fameuse commission d'évaluation qui résultait de l'application de la loi du 4 octobre 2021.
Je rappelle que nous sommes en 2026 et qu'elle a dû tenir quoi ? Une réunion ou deux, je sais pas. enfin deux réunions de deux réunions ce qui est ce qui montre alors même que l'évaluation nous semble absolument essentielle dans toute politique d'aide d'aide au développement.
Alors, monsieur l'ambassadeur, face à ces différentes crises auxquelles je rajoute mais vous l'avez évoqué, une crise de gouvernance interne parce que lorsque l'on fréquente, comme nous le sommes un certain nombre le faire, les différents fonctionnaires à quelques niveaux, que ce soit enfin les différents agents plus exactement au sein de la FD, il y a un malaise de gouvernance euh sur lequel je ne veux pas revenir puisqueil y a des éléments de personnalisation euh qui sont peut-être inutiles à évoquer dans le cadre de ce débat. Moi, je retiens de votre de votre exposé une définition des priorités et parmi celle-ci, je voudrais revenir sur deux ou trois sujet. Tout d'abord, votre vision.
Votre vision, elle est très importante. Pourquoi ? parce que l'AFD porte depuis sa création une ambivalence qui parfois crée des difficultés de compréhension à savoir l'AFD est à la fois une banque de développement et c'est tout à fait utile que des pays occidentaux enfin des pays développés puissent avoir une banque de développement pour aider leurs entreprises et puis c'est de l'autre côté le bras séculier du gouvernement pour aider les pays les plus pauvres mais on a bien vu par le passé qu'il y avait qu'il y avait un un un choix volontaire d'aider plutôt les activités bancaires que l'aide au pays des plus pauvres.
Vous avez redéfini sur ce sujet un certain nombre de vos priorités. Donc vous aurez effectivement tout au long de ce mandat à nous dire comment vous redéployez les sommes contractées qui sont mis à votre disposition. vous nous euh vous nous préciserez euh votre euh les mesures que vous prendrez pour plus de visibilité, car je crois effectivement que c'est tout à fait important.
Le le contrat de d'objectif et de moyens et la commission d'évaluation, vous en vous les avez évoqués. Un problème se pose aussi des tutelles. Vous avez vous êtes sous la tutelle du ministère des affaires Sangères et du ministère euh des des finances et du reste au sein de au au sein du conseil d'administration, la représentation de ces ministères est plutôt minoritaires, ce qui crée parfois un certain nombre de de difficultés.
Moi personnellement, je souhaite surtout que vous ayez vis-à-vis du parlement une attitude beaucoup plus constructive et je suis persuadé pour vous connaître que vous êtes en mesure de mettre en œuvre cette priorité, faire en sorte que nous portions avec vous à la fois les objectifs et les moyens et et l'évaluation des de ces politiques de développement. Voilà, nous aurions, j'aurais beaucoup plus de choses à évoquer, mais on l'évoquera tout au long de ce de ces débats et dans les rendez-vous futurs que nous aurons. En tous les cas, moi, fort de la connaissance personnelle que j'ai de votre action, de ce que vous avez pu faire, je ne peux que conclure en tant que rapporteur un vote favorable en votre faveur de telle sorte que vous puissiez très vite très vite prendre la direction de cette maison qui a bien besoin d'un vrai patron.
Merci beaucoup pour cette conclusion. Je propose de laisser la parole à Rachid Temal. Merci monsieur le président.
Merci monsieur l'ambassadeur et candidat au mo nous nous parlons. Euh dire quelques mots. D'abord euh moi je n'ai pas eu connaissance du rapport ou je ne connais pas le rapport euh évoqué sur la par la Cour des CC.
Donc je vais déjà saluer parce que je crois que c'est ça qui vous l'avez fait monsieur le candidat ambassadeur le travail de monsieur Riou de ses équipes associé également les associations, les ONG coordination sud et d'autres parce que je crois que au quotidien ils font vivre l'action aussi de notre pays puisque la question qui nous est posée c'est celle finalement de la façon dont la France se place dans le monde et la France parle au monde. La difficulté que nous avons, mon second point, c'est que vous êtes candidat mais c'est difficile de, comme dirait l'autre, de séparer le candidat du de l'AFD parce que le sujet, il y a plusieurs questions dans la question. Le premier point qui va prendre une partie de ce que disait Christian Combo, mais quand même, je veux le rappeler ici, c'est euh le jeu, j'ai envie de dire malsin de l'État en la matière.
D'abord, on a effectivement avec Cuxour de porté une loi adoptée par le Parlement et je rappelle que c'est assez regrettable que ces loi de programmation qui devait s'arrêter en décembre 2025 n'a pas de suite. Au moment où nous parlons, il n'y a plus de programmation de quoi que ce soit, ni sur les enjeux, ni sur les moins financiers, ni sur les objectifs, rien. Et j'ai envie de dire est une importance majeure puisque comme on l'a rappelé avant moi, la loi de programmation de 2021 a été saccagé non respecté non pas par le parlement mais par l'exécutif lui-même et que cela n'entraîne aucun débat au point que même sur la commission deation qui était quand même pas grand-chose on s'est retrouvé que Christian évoquait le délai mais pire encore le fait que l'État a refusé sa mise en place au point de v de vendre une PPEL bidon, j'ose le mot, pour qu'à la fin soit l'État, l'administration qui s'autoévalue.
C'est un sujet désaccord que nous avons en Christian Con parce que nous avé contre nous. Quand c'est l'État qui s'autoévalue, je suis pas certain que ça marche vraiment. Non pas parce que ce soit l'état, mais c'est toujours assez bizarre dans un sentier que la même personne sur value.
C'est un truc que me paraît bizarre. Troisème élément, le com il y en a plus de000 depuis 2022. Bon, en sachant que celui qu'on nous a proposé à l'époque était fait au lendemain de la loi qui n'intégrait pas du tout ce qui était prévu dans la loi.
Bon, ça c'est le premier volant, c'était volet, c'était le passé sur la suite. Moi, j'entends tous ceux qui viennent aujourd'hui dire plein de choses. Enfin, il y a ceux qui ont parce que j'entends la Macronie souvent nous expliquer que tout est historique.
Chaque fois quelque chose se fait, c'est historique. Je lui dis c'est aussi historique la baisse des crédits depuis 3 ans. surtout ça le fait majeur, la baisse historique des crédits depuis 3 ans, à tel point que dans notre assemblée, nous étions quelques-uns à devoir même batailler pour éviter d'y ajouter 200 millions de baisses cette année dans le budget.
Nous étions tous ensemble, mes mes chers amis, dans l'hémicycle pour nous battre ensemble, certains plus que d'autres, mais nous sommes battus. Donc nous sommes dans un truc un peu schizophrène. C'est à la fin troisème élément le modèle.
On vend quand même on vend quand même un sujet l'agence n'a de nom que le mot agence puisque le modèle économique c'est d'une banque et donc la baisse de l'argent public donné à l'Agence française développement. Je ne parle que la FD, on pourrait parler du reste de la bon fait que finalement on on baisse les dons, nous étions dans la loi pour un rééquilibrage 5050, bah on fait plutôt l'inverse. Et donc finalement, que restera-t-il de l'AFD ?
Une banque. Et une banque, comment qu'elle vit ? Bah par des prêts et le débat qu'on évoquait sur à qui on prête à des pays capables de rembourser.
Et ces qu pays-là sont une capacité plutôt élevée et non pas les pays les plus pauvres qu'on souhaite évoquer. Donc moi, j'entends tout et donc c'est pour ça que le sujet n'est pas vous-même monsieur l'ambassadeur, c'est qu'à la fin on vous met dans notre position inextricable puisque le système aujourd'hui fait que quand j'ai le CM l'État, le budget, l'exécutif fait que à la fin vous n'aurez pas d'autre choix que gérer la pénurie. Et le risque c'est vous soyez non plus directeur mais liquidateur progressif ou ou ou gestionnaire de syndic. du logique en fait.
C'est ça qui m'intéresse et donc ma question qui est posée parce que je ne vois on peut on peut avoir ce débat là, moi je suis presque on est ce débat différemment mais enfin c'est la pente naturelle et personne ne peut le contester en tout cas pour ceux qui connaissent. Une fois que j'ai dit ça, la question qui est posée c'est c'est pas votre rôle mais l'État va que va faire le gouvernement pas de loi de programmation pas nouveau com parce que personne imaginera un com dans le budgétaire là un an des à un an des un an des présidentiels. Donc est-ce que vous-même vous avez comme ambition de proposer un nouveau modèle économique ?
C'est une question qui est posée. Est-ce que vous avez aussi la possibilité notamment je pense à la question des financements innovants. Je suis président d'une mission mission d'information sur la diplomatie climatique à l'initiative du groupe RDPI.
Et donc la question qui est posée, c'est comment je rappelle que dans le la la question du climat 87 % des financements de la France en bilatéral hein est est porté par l'AFD. Est-ce que vous avez des choses à dire sur comment améliorer les les financements innovants ? Est-ce que finalement vous allez vous battre sur l'augmentation de la capacité d'intervention via le la taxe sur les transactions financières par exemple ?
Je rappelle c'est une taxe créée pour l'aide publique au développement et seulement à peine un/3 et va au au l' public développement. Tout le reste va au bé d' l'État. Peut-être qu'il faut revoir cette question-là.
Est-ce que c'est une ambition pour vous ? Euh parce que je rappelle que comme l'a dit Christian Cambon, la baisse d'intervenence aux États-Unis, c'est aussi est-ce qu'on a capacité d'intervenir ? Sinon, c'est d'autres pays qui interviennent et sur un centre nombre de territoires, ça s'appelle la Chine.
Donc en fait, finalement, comment vous imaginez développer ça ? Je me permet de dire aussi un mot quand même. Imaginez aujourd'hui en France que pour j'allais vous dire Bamo, mais je sais que c'était pas le bon exemple, mais quand même Bamako et Numea, c'est le même outil.
Je pense que ça doit nous interroger aussi sur une conception particulière notre rapport soit à l'international soit aux autres M. Mais avoir le même outil qui fait les deux, je crois que c'est aussi ça mérite qu'on se pose la question. C'est pas c'est pas être contre les salariés qui travaillent, c'est quand même nous interroger sur quand même la même chose et je crois sauf de ma part qu' à Nummer ou ailleurs comme dans le Poitou dans le valoise il y a des outils BPIs France ou ailleurs.
Donc je vois pas pourquoi il y a un sujet particulier sur l'association du parlement. Moi, je dis d'abord un message pour notre institution nous-même. Je pense monsieur le président qu'il serait temps que les les deux membres du Sénat qui siègent au conseil d'administration soit membre de notre commission puisque sinon ils sont des finances et ils ont une vision que financière.
Et donc s'il y a une dichotomie entre une conception de ce qu'est le développement et de l'autre côté d'une logique et je sais que c'est un sujet alors peut-être qu' en a un autre qui est resté mais à l'époque je vous rappelle qu'à l'époque on nous l'avait interdit à Uxsouri moi-même il serait bon que cette règle soit levée. Je je dis qu'à l'époque on nous avait interdit ici c'était forcément des gens ici la commission des finances donc si c'est changé pour une part je souhaite que ce soit fait pour les deux postes. Je pense c'est une bonne chose.
Autre élément c'est euh l'association du parlement. Il y a le C vous l' évoqué mais la question globalement même comment ça fonctionne puisque je l'ai dit n été voté et tout le monde s'est assis dessus donc vous m'avez pas convaincu à ce stade sur la question de comment comment on était associé la question du dialogue social je crois qu'effectivement c'est un sujet très important parce que de toute façon vous êtes dans une logique où de toute façon vous nz vous direz transformation on vous dira surtout plan social donc parce que parce que encore une fois vous l'avez dit vous enlevez les mais à la fin il y a la question de du dialogue social qui mon avis est plus qu'important à porter. Donc voilà moi des questions et je dois vous avouer que avec moi je suis très très je parle pas de vous encore une fois je n' pas la chance nous de nous connaître ni je me suis occupé d'Australie ni de du Maroc euh moi je suis président d'un groupe d'amitié d'un autre pays mais pas de ni d'Australie ni du Maroc mais et ça ne ça n'engage rien dans ce que je dis euh parce que je vous je vous je connais votre parcours de au fonctionnaire français et là-dessus il y a pas de sujet je vous dis que mon mon propos porte pas sur vous et on s'en est on l'a déjà dit c'est que c'est sur le système aujourd'hui qui est dans l'état où c'est et dans les moyens parce que voilà où ça va mener.
Donc je pense qu'il est important encore une fois que vous puissiez très rapidement rassurer leur pentonale sur finalement on va où et comment le valent parce que quand et je t'endrai par là quand le ministre des affaires étrangères dit en séance à au Sénat sur son budget qu'il a sauvé l'essentiel et donc tout l'effort a été porté l'essentiel étant bien sûr les ambassades et je grand respect pour les ambassades des consultes qui sont importants. J'en étais même le rapporteur à une époque du budgétaire mais mais finalement tous les fa aura été fait sur finalement l'oppement. C'est quoi le prochain budget ?
Donc moi je suis très inquiet sur la suite et la la capacité. Je le redis l'AFD c'est aussi la façon dont on parle au monde et je et vous l'avez dit mais je je oublié ce moment là je revenir dessus. Il faut sortir et j'en ai fini monsieur le président, il faut sortir effectivement du débat que certains voudraient nous nous mettre dedans sur il vaut mieux de l'argent pour la Corresse plutôt que l'Afrique parce que et je pense qu'il serait important comment voilà mais moi je dirai l'Afrique chacun ses lectures et mais je dis ça parce que il faudrait et je pense que c'est un sujet qui doit faire la FD c'est aussi de remettre en avant le fait qu'à chaque fois qu'on intervient c'est aussi de l'argent pour les entreprises françaises pour des interventions françaises.
C'est du soft power et c'est aussi quelque part par là un mécanisme vertueux, je crois qu'il faut le dire parce que c'est pas suffisamment dit concrètement et aussi ce qu'on fait dans ces pays là. Donc voilà, nous sommes très inquiets en tout cas sur la suite de l'AFD et sur la suite encore une fois de cette spélicité française qui va être vue à l'one qui est vue de avant à l'one uniquement budgétaire. Je vous remercie.
Merci beaucoup. Je propose de dérouler la liste parce que j'ai beaucoup de demandes de prise de parole et puis ensuite je vous laisserai la possibilité de répondre monsieur ambassadeur. Donc la parole est à Marie Arlet Carlotti.
Oui, merci président. Merci monsieur l'ambassadeur pour votre prestation. Je vous cache pas que puisque je parle au nom de mon groupe que mon groupe et moi-même nous sommes nous nous interrogeons sur la lettre de mission que vous a confié le le gouvernement.
Quelles sont les grandes orientations qu'on vous êtes demandé de mener ? Bref, vous avez une feuille de route et nous nous interrogeons de quelle est cette feuille de route pendant une période de restriction budgétaire extrêmement importante. À l'AFD, on va passer, vous le savez, vous l'avez dit vous-même, de 70 % de prêts à 30 % de dons.
Donc, on a déséquilibré qui était notre choix initial. Ça veut dire qu'on va intervenir davantage de plus en plus vers les pays émergents et de moins en moins vers les pays les plus pauvres. Et donc on est en train de continuer d'accélérer un modèle économique qui est en train de se modifier et qui n'est pas le même que celui qui a été prévalu à la création de l'agence.
C'est ça évidemment. Mais il faudrait pas que votre nomination acte définitivement le changement de modèle qui déjà a été entamé euh avec une aussi forte baisse de crédit de l'AFD de la enregistrée depuis 2 ans dans les budgets. Comment pensez-vous, vous mais aussi l'agence assurer une offre française en faveur des pays les plus pauvres, notamment en direction de l'Afrique et je préciserai en direction de l'Afrique sub-saharienne.
Il est à noter que dans les résultats de la FD cette année, la part d'activité sur le continent africain ABAC est allé à 30 % alors qu'il était à 50 l'année dernière. Donc ça s'accélère énormément. C'est une zone d'influence qui est importante pour nous.
Vous en conviendrez. Donc on avait décidé d'ailleurs dans la loi de 2021 qui reste derrière nous, on sait plus que c'était 60. Vous avez dit tout à l'heure que vous allez préserver l'Afrique.
Il faut que vous nous précisiez comment vous pouvez préserver l'Afrique. Et sur les deux derniers budget de la euh qui semble la PDA semble avoir été conçue comme la variable des d'ajustement de la réduction budgétaire qu'il faut avoir. Alors vous allez me répondre mais le budget c'est pas moi.
Vous avez raison mais quand même on voudrait des clarifications et je voudrais compléter ce qu'a dit Rachid. Est-ce que vous pensez revenir à la lettre à l'esprit, même si elle a changé de la loi de 2021 en tenant compte bien entendu de la situation nouvelle, la situation de réduction budgétaire et il a été dit qu'il y avait plus de com depuis 2022. Vous avez dit que vous alliez en faire une priorité.
Pouvez-vous me préciser comment vous allez vous y prendre ? De Il n'y a plus de programmation de loi de programmation depuis 2025. En pensez-vous ?
Qu'allez-vous me dire là-dessus ? Euh voilà, moi je pense que c'est le moment de reposer l'aide publique au développement, d'y réfléchir et de voir ce qu'on peut faire. Est je voudrais ajouter aussi qu'il faut chercher de l'argent ailleurs et j'appuie ce qui a été dit sur qu'est-ce que vous pensez des financements innovants notamment sur la taxe des transactions financières dont a parlé Rachid Temal tout à l'heure.
Dernier petit message, quelle est la relation de l'agence ? On va encore l'appeler l'agence si vous le voulez bien en direction des associations et des ONG qui sont extrêmement actifs notamment dans les pays les plus actives. Je vous remercie.
Merci beaucoup. Euh Moui. Oui.
Alors non Christian, détends-toi monsieur le sénateur quand bon. Vous inquiétez pas, on est là. Ça se voit.
Merci monsieur le président. Euh monsieur le le candidat, moi je voudrais revenir un peu sur votre feuille de route parce que est-ce que vous avez effectivement c'était quoi la feuille de route que vous avez le président parce que ça nous intéresse aussi de l'entendre parce que vous savez pas parlé de cette feuille de route. Euh et d'ailleurs en même temps ça me permet pas d'entendre sur le pour votre point de vue sur la baisse des fonds euh comment vous évaluez, comment vous pouvez travailler avec ce cet élément-là.
L'autre je voudrais avoir aussi un peu votre regard sur l'action aujourd'hui de la FD et du vot de prédécesseur puisque on parlait de de gouvernance. C'est intéressant aussi d'avoir votre regard. Vous avez dû regarder en profondeur comment fonctionnait la FD et les améliorations potentielles que vous pourriez apporter.
Et puis l'autre euh justement vous avez parlé dans votre discours d'entreprise de partenariat mais c'est vrai que le mot association ONG était assez absent de votre discours et donc je m' je souscris à l'intervention de ma collègue Mariette Carlotti pour avoir votre point de vue comment vous allez travailler avec les ONG les associations et quels rôles peuvent-elles jouer dans votre plan d'action puisque nous avons beaucoup parlé entreprise et partenariat et très peu ONG association. Merci monsieur le candidat. Merci Stéphane Ravier.
Merci. Merci monsieur le président. Monsieur l'ambassadeur.
Le président de la République envisage donc votre nomination la tête de l'Agence française de développement dans un moment de grande tension budgétaire pour la France et les Français. L'État aggravé des finances publiques impose des changements structurels et l'avenir des agences de manière générale de l'AFD en particulier sont au centre des attentes populaires et du contrôle parlementaire. En effet, l'aide publique au développement coûte plus de 12 milliards d'euros par an au français qui se serrent la ceinture dans des proportions invivables pour certains.
À ce rythme, l'AFD finira un jour par aider au développement de la France métropolitaine. Euh cette cette situation qui ne cesse de s'aggraver exige une priorisation des dépenses vers la solidarité nationale et une justification renforcée des dépenses qui ne rentrent pas dans ce cadre. Dans ce but, il sera nécessaire de revoir profondément la philosophie et la gestion de la FD et les prises de position du président devant être beaucoup plus démocratique, pédagogique et transparente.
Tout d'abord, l'efficacité doit présider à tous les choix. Toute aide accordée doit être à mon avis conditionné. Tout d'abord, les efforts du contribuable français doivent bénéficier à nos entreprises françaises.
Cette évidence n'en est malheureusement pas une car selon le ministère des affaires étrangères, 51 % des appels d'offre de l'aide publique au développement bénéficient à des entreprises françaises. La moitié donc bénéficie à des entreprises étrangères. C'est un problème majeur que les Français financent des entreprises chinoises, turc, allemandes tout en creusant notre déficit commercial.
L'État bénéficiaire doit s'engager à prendre sa part dans la lutte contre l'immigration, récupérer ses OQTF ou empêcher les départs. Je pense notamment, pas seulement, mais notamment au Maroc bénéficiaire premier bénéficiaire de l'aide de la FD avec plus de 3 milliards d'euros par an. L'aide au développement a doublé au Comor depuis 2017 et l'immigration illégale explose à Mayotte.
Nous sommes donc les dindons de la farce, une farce qui nous coûte fort cher. Il faut cesser de financer des projets idéologiques. Un exemple quand même assez extravagant. verser 8 millions et demi d'euros au Burundi pour promouvoir une éducation sensible aux questions de genre d'inclusion et d'environnement dans un pays où un habitant sur 5 souffre de malnutrition semble par exemple totalement pour le moins irréfléchi.
Et enfin, si l'AFD est un outil d'influence française et cela doit en être un assurément, il faut que les populations aidées soient mieux informées de notre aide. Nous devons mettre plus en avant le drapeau français sur les supports affichés dans ces régions et y promouvoir notre architecture comme le font très bien et sans complexe les Chinois. En plus d'être efficace, votre nouvelle présidence va devoir, monsieur l'ambassadeur, justifier de sa bonne gestion de fonctionnement.
L'AFD a doublé de taille depuis 2015 et son nouveau siège parisien coûte au contribuable français 924 millions d'euros. Il vous faudra assumer ses choix et en tirer le meilleur. Par ailleurs, la dette de la FD augmente considérablement chaque année et un salarié sur trois de l'agence n'est pas français.
Nos concitoyens attendent de vous des explications sur cela et une bien meilleure maîtrise des coûts de gestion. Et bien que vous ayez rappelé, monsieur l'ambassadeur, des états de service qui démontrent que vous servez l'État assurément et avec efficacité, votre prédécesseur Réy Ryou, ancien directeur de cabinet du socialiste Pierre Moscovici, assumé d'être partial en se définissant comme un haut fonctionnaire de gauche. Comment réagissez-vous à ces propos et comment vous définiriez-vous ?
Pour finir, en tant que pilote de l'AFD et comptable du portefeuille des Français, quelles seront vos priorités géographiques et thématiques pour renforcer l'influence française et cesser le gaspillage de notre argent ? Car je ne vous cache pas, ce n'est un secret pour personne ici que j'ai pour ligne, pour conviction de devoir servir d'abord la corèse plutôt que le Zambaise. Merci monsieur l'ambassadeur.
Merci à Michel Gréum. Merci monsieur le président. Votre audition intervient dans un moment de rupture profonde pour la politique française de développement.
Le projet de loi de finance pour 2026 confirme une diminution historique des moyens consacrés à l'aide publique au développement. En 2 ans, plus de 2 milliards d'euros ont disparu. Cette trajectoire éloigne encore davantage la France de l'objectif de 0,7 % du revenu national brut. et marque l'abandon de l'ambition portée par la loi de programmation de 2021.
Monsieur le Courtier, monsieur l'ambassadeur, j'ai regardé votre feuille de route. Vous reconnaissez de manière très explicite que la réduction du du soutien budgétaire de l'État entraînera une transformation du profit de l'activité de l'agence. Vous expliquez que la baisse plus forte des subventions issues du programme 209 par rapport aux bonifications du programme 110 induit une évolution du ratio entre prêt et don au détriment de ces derniers.
Vous admettez aussi que les pays les plus pauvres et les pays à risque de surendettement dont les besoins ne peuvent être couverts correctement par des prêts seront les plus difficiles à soutenir à mesure que les ressources budgétaires se contractent. À l'inverse, les pays à revenus intermédiaire supérieur prendront mécaniquement une place croissante dans le plan d'affaires. Vous ajoutez que les secteurs rentables seront relativement préservés tandis que les secteurs sociaux comme l'éducation, la santé ou encore certaines priorités transversales comme l'égalité femme-homme, la biodiversité et l'adaptation au changement climatique seront davantage affectés.
Donc la baisse de la favorise les logiques de près, les opérations solvables, les pays et les secteurs où le retour financier ou stratégique est le plus visible au détriment des dons, des services publics, des pays les plus pauvres et des secteurs les plus essentiels à l'émancipation sociale. De plus, à moyen terme, vous annoncez un plan de transformation comportant recette et économie à l'horizon 2030, incluant réduction des charges externes, automatisation, intelligence artificielle et mutualisation accru au sein du groupe. Et enfin, vous défendez un nouveau paradigme de convergence entre partenariat et développement de développement et partenariat économique.
Vous souhaitez cibler l'activité de la FD vers des couples pays secteurs dans lequel le tissu économique français dispose d'avantage de comparatifs réels. Investir massivement dans l'expect dans l'expertise technique au sein des ministères et organes de passation des marchés dans les pays partenaires. afin de familiariser les cadres locaux avec les savoir-faires français et déployer des offres intégrées mélant expertise technique, finances souverain et investissement privés en coordination avec l'ensemble de l'équipe France économique.
Pour moi, la FD n'est pas simplement un opérateur de développement mais un outil d'articulation entre diplomatie économique, stratégique, industrielle et influence internationale. Vous avez une mission, je comprends, mais ce n'est pas ma vision de l'AFD. Pour ces raisons, je m'abstiendrai sur votre candidature.
Merci beaucoup. Il reste trois questions. J'aimerais que monsieur l'ambassadeur ait l'occasion de répondre.
Donc, j'appelle à la concision. Merci Olivier Cadic. Merci monsieur le président, monsieur l'ambassadeur.
Je vous connais comme plusieurs d'entre nous bien pour vous avoir vu agir des France. Apprécier votre engagement en Australie, ça a été rappelé. Vous avoir retrouvé à la direction de Business France et pour animer la Team France de l'export.
Puis à Rabat, vous avez su relever le défi. Vous y avez démontré avec humilité et constance votre capacité d'engagement dans un pays qui est aujourd'hui le premier bénéficiaire des actions de l'AFD. Comme l'a rappelé le président Cambon.
Je souhaite saluer votre esprit collaboratif qui constitue l'une de vos marques de fabrique. Votre volonté d'inscrire pleinement la FD dans le cadre des attentes exprimées par le Parlement est également rassurante. Je me réjouis à la perspective de travailler à vos côtés au conseil d'administration de l'AFD si et je ne ferai pas mystère de notre soutien au niveau du groupe union centriste à votre candidature.
Vous avez par ailleurs adressé devant nous un signal fort concernant la réévaluation de la position de l'AFD vis-à-vis de la Chine que nous étions plusieurs à attendre depuis longtemps. Alors, j'en viens à plusieurs questions. S'agissant de l'impact de l'AFD en matière de soutien aux entreprises françaises.
Les entreprises françaises participent à environ 60 % des appels d'offre internationaux de l'AFD avec un taux de réussite de 70 %, soit infé 42 % des marchés financiers des marchés financés par la FD. Considérez-vous ce résultat comme satisfaisant ? Quels objectifs vous fixez-vous pour l'améliorer ?
Par ailleurs, vous avez évoqué des priorités sectorielles. Alors, allons-nous continuer à financer des équipements tels que des éoliennes ou des panneaux solaires d'origine chinoise concernant la santé en Afrique, une agence africaine du médicament a été créée par l'Union africaine le siège est à Kigali. Son efficacité dépendra du renforcement, voire de la création d'Agence nationale africaine.
L'AFD pourrait-elle s'engager de ce dans ce chantier structurant pour le continent ? Enfin, dans le domaine de l'éducation, pourriez-vous envisager de soutenir le développement des écoles francophones ? Je remercie.
Merci beaucoup. projet carier. Monsieur le président, monsieur l'ambassadeur, bon moi je ne vais pas cacher que je vais naturellement voter en votre faveur, non pas parce que je suis le vice-président du groupe d'amitié France-Maroc, même si ça compte même si ça compte, mais parce que Chacal sa je n'étais pas un grand fanatique de l'AFD et en tout cas pas de la manière dont elle était gérée.
J'ai regardé, je vous convie d'ailleurs à le faire, il est encore sur tous les sites. Regardez l'organigramme de l'AFD qui est publié. L'armée mexicaine à côté est un modèle de rigueur.
Donc il y a des choses à faire incontestablement au-delà des choix. Il y a un problème de gouvernance, il y a un problème de maîtrise, il y a un problème de gestion. Mais je vous ai entendu, j'avais dénoncé au prix de monsieur Réi Riou un certain nombre de choses sur la Chine, sur la Turquie. sur les dérives parfois de la FD en France, en France auprès de certaines universités parce que je le vois pas très bien pourquoi les fonds de la FD devaient servir à des études, des colloques et tout, à l'université de Grenoble ou de Lille, c'est peut-être pas l'objectif non plus de l'aide au développement.
Donc effectivement, il y avait il y a eu des dérapages nombreux et votre discours de de rigueur tout en ayant des perspectives, une vision me paraisse beaucoup plus adaptée à ce que doit être l'aide au développement d'un grand pays comme la France. Donc je voterai en votre faveur. C'est un message de confiance, c'est pas vraiment une question.
Alors si j'ai qu'une question puisque nous avons reçu la semaine dernière ici Marie-Christine Saragos qui disait "Mais l'audiovisuel public extérieur devrait avoir plus de lien avec l'AFD, être intégré à à son système pour permettre quand même pour l'audiovisuel public extérieur français d'avoir plus de moyens. Est-ce que là-dessus vous êtes prêt et disposé à engager des discussions avec Marie-Christine Saros ? Merci beaucoup.
Et pour terminer, Alain Joyand. Oui, merci monsieur le président, monsieur l'ambassadeur. Merci pour vos propos.
Moi, je soutiendrai aussi votre candidature, même si je suis jugé parti puisque je suis cher ami Rachid, je suis je suis administrateur de l'AFD, mais fort heureusement, je suis pas membre de la commission des finances, ce qui me permet de d'avoir une vision peut-être moins financière et un peu plus diplomatique. Mais mais je voudrais revenir pour moi ce qui est l'essentiel quand même c'est où où est-ce que l'on va avec l'AFD parce que on peut très bien critiquer beaucoup l'AFD, ce qui a été fait depuis des années. Très bien.
Mais il faut quand même regarder où sont nos responsabilités. Est-ce que l'exécutif et le parlement sont pas dans une totale contradiction quand on demande à la FD d'être beaucoup plus une agence sociale et qu'on lui retire les fonds avec lequels elle finance le social ? Donc réponse de l'AFD, qu'est-ce qu'on fait ?
Et bien, on fait une banque internationale, la plus importante possible dans la liste dans le nombre de pays le plus grand possible, ce qui permet de faire un peu d'argent pour financer le social. Enfin, je sais pas mais n'importe quel chef d'entreprise si vous voulez quand il regarde ses recettes et ses dépenses se dit qu'est-ce que je fais pour assurer l'avenir ? Et donc du coup tout en découle parce que quand on est dans dans 120 pays au lieu dans dans 40, ben évidemment il faut pas x collaborateur, il faut 3x et cetera et cetera.
Donc monsieur l'ambassadeur effectivement je pense que vous avez accepté un sacré défi à relever parce que au fond on vous dit vous allez faire avec beaucoup moins d'argent. Mais vous allez faire plus de don mais on va pas vous donner d'argent et puis on va vous demander de plus aller en Chine parce que c'est pas bien et mais simplement les bénéfices que vous faites en Chine, bah vous allez devoir vous en priver aussi. Donc moi, j'ai pas compris si vous voulez.
Je je ne comprends toujours pas d'ailleurs en tant que chef d'entreprise moi-même même si je suis pas la commission des des finances quand vous dites à une entreprise ben vous allez avoir beaucoup moins de recettes et puis on vous demande de faire beaucoup plus de dépenses. Alors sauf aller chercher des financements extraordinaires, innovants, allons-y. Je sais pas où ils sont et dans quelle dans quelle quantité, mais si on si on s'en tient au critères que l'on que l'on donne au nouveau directeur de l'agence, il faut s'engager très très vite dans un plan de restructuration de la FD, diminuer la diminuer la voilure, diminuer le nombre de collaborateurs, revenir sur les mètres carrés de bureau euh et puis et puis espérer qu'éventuellement tout ça permette de revenir à des objectifs d'entend.
Voilà. Et je dis simplement pour l'histoire parce que j'ai suivi ce dossier depuis depuis des décennies. C'est nous qui avons demandé nous les quand je dis nous c'était l'exécutif les exécutifs successifs, les parlements successifs.
C'est nous qui avons demandé à la FD de faire du développement. Je m'en souviens très bien. Il y a 15 ans, la FD déployait 2 milliards par an et c'est nous qui avons fait qu'elle est passée de 12 à 14.
Puis après, on a vu que ça allait un peu trop vite. On lui a dit faut peut-être revenir vers faut peut-être revenir à 12. Chers collègues.
Euh ça coûte pas 12 milliards au français la FD. Quand vous allez quand même pas m'expliquer que quand la FD fait un prêt sur le marché internal fin sur le marché international financier pour financer des actions euh dans tel ou tel pays, ça coûte aux français, ça coûte zéro aux français. Il faut il faut enfin j'entends sur les plateaux de télévision des choses ahurissantes qui sont rectifiées par aucun journaliste.
J'en profite. Bon, il y a quelques milliards qui sont pris Non mais il y a quelques milliards qui sont pris sur le budget. Je je je dis juste les choses.
Je dis juste les choses. S'il vous plaît, s'il vous plaît. Ici, on n'est pas à l'Assemblée nationale et j'aimerais qu'on fasse un débat clair.
Donc c'est pas monsieur Joyandé a la parole et j'aimerais qu'on l'interrompe pas. Merci. Je je dis juste ça parce que comme je l'entends tellement souvent que ça coûte 12 milliards 15 milliards, j'ai même entendu 15 milliards.
Non, ce que ça coûte au budget de l'État, c'est la part que l'État apporte à LAFD en tant que subvention. Tout le reste, c'est 80 % de fonds que l'AFD va chercher sur le marché international pour financer ses actions. Voilà, c'est tout ce que c'est tout ce que je dis.
Hélas sur la partie que l'État consacrait à la FD pour les pour l'action sociale que vous demandez tous chers collègues, c'est là qu'on rogne. Donc je je ne vois pas si vous voulez comment on s'en sort sans avoir un plan de restructuration. Moi, je suis très attentif du de du projet que le nouveau directeur de l'agence, s'il est confirmé, ce que je souhaite pour ma part, euh bon courage, mais je lui fais totalement confiance parce que comme mes collègues, je j'ai eu à connaître monsieur l'ambassadeur euh et donc je sais très bien qu'il va mettre tout son toute son énergie pour trouver la solution.
Mais mes chers collègues, je pense qu'il faudra que nous soyons un peu indulgents, je le dis dès maintenant parce que je pense que les critères que l'on a mis en place depuis des années font qu'on est dans une espèce de d'équation introuvable pour redonner à l'AFD, sauf à revenir à il y a 30 ans et licencier quelques milliers de personnes. Merci beaucoup monsieur l'ambassadeur. On vous laisse une vingtaine de minutes pour répondre.
Je juste rebondir sur les propos d'Alain Joyanda qui suscite évidemment des des des réactions, mais euh l'idée n'a jamais été de dire et viennent au contraire et je crois que les propos qui ont été tenus par les les rapporteurs et par ceux à ceux qui se sont succédés ici n'a jamais été de dire qu'il fallait rien changer. Bien au contraire, bien au contraire. Mais c'est vrai qu'il y a un certain nombre de de contrevérités qui sont profées régulièrement sur le budget global de l'AFD.
Donc don dont beaucoup ne comprennent pas réellement comment il est constitué, de quelle manière il est composé. Et je trouve c'était bien de de pouvoir le rappeler. Effectivement, il y a beaucoup de Gabj, ça on en est persuadé.
Il y a des efforts à faire, il y a de la communication à mettre en œuvre. Il y a de la simplicité et de la de l'efficacité à à j'allais dire à à réintroduire dans les procédures. Euh mais tout n'est pas à jeter non plus.
Voilà, monsieur l'ambassadeur, vous avez 20 minutes pour répondre. commencer par la question que que vous avez posé qui a été posée par beaucoup d'autres de vos collègues sur la feuille de route, sur la vision à moyen terme. ma feuille de route à ce stade et il était donc très bienvenu que je vienne devant vous, c'est de d'écouter les uns et les autres toutes les parties prenantes et évidemment le parlement en est une très importante, les tutelles, les équipes de l'AFD et d'essayer de de forger un consensus qui constitue, le terme a été employé, une forme de clarification sur où on va et et où vont où on veut qu'on on aille euh je je partage tout à fait le sentiment parce que je l'ai prouve moi-même qu'il y a un certain nombre d'orientations qui sont subies et d'une certaine manière un peu orthogonale entre elles.
C'est la raison pour laquelle pour moi la la première étape, c'est de traduire le le un consensus de base en un en un document, un com, hein, qui à la fois précisera un certain nombre d'objectifs avec les indicateurs qui vont avec pour que tout ça soit mesurable. et ensuite euh un certain nombre d'engagements. Alors, on verra jusqu'où on peut aller sur les moyens parce que il est évident qu'on peut construire aucun projet si les moyens budgétaires, un peu comme les glaciers au pôle nord sont condamnés à disparaître.
C'est au gouvernement qu'il appartient de déterminer ça. Mais c'est à moi dans les fonctions qui m'ont été proposées de de poser la question de confiance et et sur ses bases le plus tôt possible, monsieur le président, revenir devant vous avec un texte à discuter, avec un com à discuter. Ce ce com que on attend et qu'on qu'on cherche depuis depuis maintenant des des années.
C'est c'est ça la méthode qui m'a été fixée. écouter, essayer de forger un consensus sur la base de ce que j'ai entendu et puis construire un pilotage politique si le document qui exprimera ce consensus, même s'il est plus succin que les différentes versions que vous avez pu voir ces dernières années, euh voilà le le soumettre à à votre à votre à vos analyses, à vos discussions. Je pense que si j'arrive à faire ça euh au moins on on aura clarifié un peu la question de là où on va.
Et pourquoi faire parmi toutes les idées qui circulent, y compris dans dans cette salle ? Parmi ces idées, monsieur Cadic Olivier, il y aura évidemment, je je l'ai dit dans mon intervention liminaire, des clarifications sur les secteurs. Il est évidemment absurde et je pense que beaucoup d'agents de l'AFD y conviennent que l'on soit condamné parce que souvent c'est comme ça, on finance un développeur et ce développeur a recours à des à des panneaux solaires et des éoliennes chinoises parce que ils ont quasi monopole aujourd'hui de ces fabrications.
Donc il faut qu'on arrive à trouver le moyen de se redéployer dans des secteurs où on évite encore une fois d'alimenter une industrie chinoise qui n'a pas besoin de la FD ni de Proparco pour le faire. Ça, je pense qu'il faut être extrêmement clair. Est-ce qu'on est capable pour autant de gagner quelques points en sans aide lié ?
Après, il y a un débat aussi sur un instrument d'aide lié, vous savez, Prisme qui est en train d'être élaboré, mais l'essentiel de l'activité de la FD restera dans son mandat. Je pense qu'on peut arriver à améliorer un peu dans le choix des projets décidés avec nos partenaires parce que au Maroc par exemple rien n'a été fait sans la discussion avec les partenaires. on n'est plus autant ou et et on sera encore moins où on impose aux partenaires nos nos projets, nos entreprises, mais on doit pouvoir dans dans un jeu de dialogue arriver à améliorer le choix de projet, le choix de secteur où on est certain que les entreprises françaises peuvent répondre.
Après euh évidemment euh il faut aussi qu'elles y mettent l'énergie qu'elles n'y mettent pas toujours qu'elles n'y mettent pas toujours, hein. Il y a une liberté aussi de l'entreprise, il a des arbitrages mais je pense que la dans la clarification ça ira forcément dans dans ce sens-là. Les sujets de santé et de médicaments sont essentiels sans tomber dans la caricature de la manière dont les Américains là viennent de de relancer leur coopération. si on peut appeler ça une coopération en matière de santé parce qu'elle est totalement inique, enfin elle est totalement unilatérale.
Je je pense qu'on peut arriver à à aider à à structurer ce domaine-là qui est évidemment essentiel et j'ai parlé tout à l'heure dans les domaines du développement des pays notamment les plus vulnérables, la priorité qui doit s'attacher à la santé. Donc c'est à regarder dans le détail mais je pense qu'évidemment ça ça va dans le sens de ce qu'on peut avoir à l'esprit. Et l'éducation, vous l'avez dit, j'ai cité l'exemple du Maroc, euh c'est pas les écoles francophones, mais on a soutenu une décision marocaine.
C'est c'est eux qui l'ont souhaité. On aucun les moyens de leur tordre le bras en disant "Remettez le français." Ils ont choisi de remettre le français les langues étrangères en général mais français pas.
Et on soutient ce projet ce qui fait qu'on on promeut la francophonie dans des régions du Maroc qui l'ont jamais été en quelque sorte hein dans les provinces. Voilà. Euh madame euh madame la sénatrice, euh j'ai j'ai bien noté euh ce que vous nous dites.
Le la madame Carlotti le disait aussi, euh les l'évolution, certains disent la distorsion du portefeuille, c'est évidemment euh quelque chose qu'on constate euh et qu'on subit à certains égards en raison des décisions budgétaires qui ont été prises ces deux dernières années. Pour moi, la question et ça renvoie ce que je disais sur le sur le com c'est la stratégie élémentaire que l'on peut arriver à figer, à vous proposer et à discuter avec toutes les parties prenantes, elle vise à à éviter que que cette distorsion finisse en partant de 5050 finisse par être 99. Euh parce que là pour le coup le le modèle économique peut supporter une certaine distorsion par rapport au 5050 mais mais mais au-delà d'une certaine limite d'une on change complètement de de mandat.
Totalement. Là le mandat évolue. Mais entre une évolution et et une rupture radicale, il y a il y a il y a deux choses.
Sur sur les questions de solidarité. La la le sujet a été aussi posé par d'autres de vous. Moi, je n'ai pas euh enfin je ne suis pas un financier, rien dans ma carrière.
Voilà, j'aime pas si j'ai jamais eu la tentation d'aller travailler euh dans des fonds d'investissement, dans des banques. C'est pas du tout mon karma, si je puis dire. Euh je sur le terrain au Maroc, vous pouvez demander à l'agence, j'ai fait beaucoup de travail avec les ONG et notamment sur les questions euh euh de d'autonomisation des femmes, de budgétisation sensible au genre et cetera qui sont des programmes importants.
Et euh on je je sais je connais l'activité et je la respecte de coordination sud au conseil d'administration de de l'AFD. Je connais euh l'initiative OSC. Je je pense que c'est une question euh intéressante à discuter également avec le ministère des affaires étrangères et la DGM he qui a aussi, je le vois bien dans mes équipes, beaucoup de programmes vis-à-vis des ONG parce que il peut y avoir certaines redondances.
Donc cette question n'est ni tabou euh ni euh sacrifiée, mais mais elle doit être appréciée euh sans doute de manière plus fine compte tenu des contraintes d'ensemble entre ce que fait la DGM des affaires étrangères et les et les scaqs sur place, les services d'action culturelle et de coopération et et ce que fait et ce que fait le l'AFD. Mais il n'y a il n'y a il y a ni tabou ni sacrifice a priori. Il faudra juste euh trouver la bonne manière de de poursuivre ce dialogue euh voilà dans les conditions de contrainte d'ensemble qui qui sont les qui sont les nôtres.
Euh sur la question que vous avez posé madame qui est très très juste et de la de la solidarité. Moi, je je confirme que encore une fois, l'objectif sera de concentrer les dons, ce qui ce qui reste des dons sur une géographie qui sera sans doute moins importante parce qu'il s'agit pas non plus de de saupoudrer pour se faire plaisir et avoir une liste interminable de pays. et que ces dons, monsieur Ravier, ils doivent être non seulement mesurés sur la base de leur impact, à quoi ça sert réellement, mais rien n'interdit que à partir du moment où on est certain de l'impact d'une intervention française, bah elle ne fasse pas l'objet d'une discussion avec le pays considéré sur l'intérêt mutuel que l'on peut avoir quit à ce que ce soit dans dans un autre dans un autre domaine.
Je vois et d'ailleurs je je reviens au Maroc demain parce qu'il y a des programmes très intéressants qui sont cofinancés avec l'Union européenne sur la manière de réguler les migrants saisonniers qui viennent y compris dans votre région sur la demande expresse, pressente quotidienne des exploitants agricoles. Alors, de deux choses l'une, soit on laisse faire les choses effectivement c'est un chemin pour l'immigration illégale. Soit on arrive à encadrer, c'est ce que nous avons entrepris, moi j'ai passé beaucoup de temps sur ce sujet pour des raisons évidentes de redevabilité vis-à-vis des Français. on arrive à l'encadrer et à faire en sorte que le les personnes qui sont sélectionnées euh correspondent à des profils, qu'il soient formé euh de dans les bonnes dans les bons termes, de manière à ce que ça s'inscrive réellement dans une migration temporaire et saisonnière euh pour aller faire les récoltes, pour aller faire les vendanges et revenir chez eux parce que c'est là où ils ont leur famille, leurs enfants, leurs intérêts.
Et et si ces programmes là sont gérés de manière rigoureuse, on échappe à évidemment ce qui est une difficulté pour le pays, c'est-à-dire l'immigration illégale, mais en même temps, on contribue à la possibilité pour les exploitants agricoles de faire leur récolte. Et je pense que c'est un sujet qui euh mérite d'être traité de manière technique, mais avec là aussi une redevabilité, une capacité à démontrer l'impact des projets que l'on que l'on développe. Pardon.
Euh vous avez parlé aussi euh monsieur Ravier, bon les 12 milliards, on en a parlé. L'efficacité, le siège de l'AFD. Bon, c'est un sujet, je pense, qui a fait écouler pas mal d'ancre ou de salive.
Je dois rectifier quelque chose, si vous me le permettez, à savoir que ça n'a ça n'a pas été financé. sur la base des des concours budgétaires, soit du programme 110, soit du programme 209. C'est c'est quelque chose qui a été financé par la FD sur ses ressources propres et qui va permettre quand même de faire des économies parce qu'aujourd'hui elle est je crois sur une demi-douzaine de sites différents, la FD, Proparco et et Expertise France.
Et puis euh je vérifierai quand je serai dans la place, si vous m'y envoyez, euh dans la mesure dans laquelle les mètres carrés qui sont pas occupés par les équipes du groupe pourront être effectivement loués euh à des institutions, à des à des entreprises, à des à des ONG, enfin à celui qui voudra. Mais mais je je pense que c'est un peu caricaturé ou même tout à fait les choses que que de dire que c'est l'argent du contribuable. Euh voilà.
Euh, permettez-moi juste de de le dire. Et là où j'adhère, je l'ai dit dans mon proposiminaire, je je suis il y a vraiment pour moi, alors vous me jugerez sur place, c'est pour ça que je reviendrai vers vous, mais les mantras c'est vraiment impact, impact impact. Il faut qu'on soit capable de démontrer ce que chaque projet apporte au partenaires et à la France et si possible dans une logique d'intérêt mutuel.
Et surtout surtout aussi à partir du moment où il y a un impact mesuré la communication qu'on doit en faire parce que ce soit de l'argent du contribuable directement ou que ce soit autre chose, je suis effectivement parfois surpris de ce qu'on a un peu tendance à une forme de pudeur ou d'excès de pudeur pour afficher nos couleurs. On l'a pas du tout fait au Maroc. L'AFD a joué un rôle formidable lorsque le drapeau tricolore en 2022 23 a été totalement banni par les Marocains.
C'est la FD effectivement qui a maintenu la flamme et à partir du moment où on a pu ressortir et ben c'est vraiment le drapeau de la France et j'ai été moi-même je l'ai moi-même porté avec les collègues de l'AFD qui partout a montré ce qu'on avait fait dans les temps où on était dans l'obscurité, ce qu'on avait planté et ce qui sortait à ce moment-là. Et franchement, je sais pas si vous aurez l'occasion les uns et les autres d'y aller. On peut on peut qu'être fier de la manière dont la FD à l'époque, j'avais aucunement l'intention de de candidater à la succession de Remy Riou que je connais depuis très longtemps et dont je respecte le travail euh dont la FD a a été moteur dans dans dans la notre capacité à à à effectuer cette fameuse remontada comme on l'a comme on l'a appelé.
Madame Carlotti, j'ai répondu à une partie des des questions que vous aviez posées. Ma lettre de mission effectivement, je pense qu'elle sera la résultante des discussions que nous avons ce matin en partie. Elle se traduira encore une fois dans un com qui sera la première matrice de du projet que je mène, en tout cas la première transcription.
Et je reviendrai vers vous. Je m'y engage, monsieur le président, vous me convoquerez, je l'espère, pour en discuter et vous verrez à ce moment-là ce qui vous semble aller dans le bon sens, ce qui pêche par absence ou par excès de excès d'ambition. Mais sur les pays pauvres, je vous le redis, je garantirai la concentration non seulement sur ces pays mais monsieur Cambon, sur les secteurs particulièrement importants pour le développement.
On a parlé de la santé, on a parlé de l'agriculture, on a parlé des infrastructures et ça me permet de dire quelque chose qui est important. La la vocation de la FD de mon point de vue bien entendu, c'est de c'est de rester de continuer à s'intéresser sur aux questions climatiques. Ça serait là aussi puisque l'objectif est de voir le monde tel qu'il est.
Si si on y est les les le la pression du changement climatique, là encore, on repartirait dans une planète extérieur au système solaire. Mais en revanche, on peut avoir une vision des enjeux de la de la politique climatique qui soit davantage tourné vers l'adaptation l'adaptation des pays à la contrainte de changement climatique. Ce qu'on a fait au Maroc, c'est-à-dire l'électrification, c'est-à-dire les aider à investir dans les dans les mobilités durables. par exemple ce qu'on a fait avec les tramouet, c'est-à-dire les investir, les aider à investir dans la gestion raisonnée de de l'eau.
On va bien bien dans quelques jours approuver un projet où la FDE, la coopération allemande, la coopération italienne et et et l'Union européenne mobilise des grandes ressources justement au profit d'une gestion raisonnée des bassins hydriques et et de la et de la gestion de toutes sortes de de d'eau industrielle ou bon voilà. Et tout ça c'est c'est c'est en lien avec le changement climatique mais plutôt dans dans l'adaptation. Euh les ONG, j'ai répondu euh monsieur le monsieur Tal sénateur euh voilà, j'ai j'ai bien compris vos questions et et je dois dire que je suis sans doute celui euh parmi vous euh auquel, si je puis dire, enfin le le le triangle des contraintes, enfin celui sur lequel elle s'exerce si vous me m'envoyez à l'AFD avec votre Kitus. le plus et donc j'aurais à la fois mauvaise grâce de les nier mais mais en même temps je pense qu'on doit pouvoir progressivement y résoudre.
Je suis pas certain qu'on puisse avoir une loi de programmation dans la situation politique enfin en tout cas actuelle. Ça serait ça serait une promesse de de Gascon. des des gascons ici, pardonnez-moi.
Mais mais en même temps, je pense qu'on doit et et et et je le demanderais vraiment comme quelque chose qui est un peu la la la l'accompagnement un peu céquanon de de ma de la mission qui m'est confiée par le gouvernement. euh que l'on ait encore une fois ce ce comme et que ce comme puisse être discuté avec vous pour qu'on puisse en juger des des tenants et des aboutissants qu'on regarde là où ça pêche et qu'on le regarde là où ça peut répondre à à certaines de vos de vos questions. Le modèle économique, on en a parlé euh aussi euh le les financements innovants.
J'avais beaucoup travaillé par le passé sur les questions de la taxe sur les billets d'avion. J'avais vu avec plaisir à l'époque du président Sarkozy la taxe sur les transactions financières. On voit bien et on sait bien pour quelle raison le produit de ces taxes qui a plutôt augmenté d'ailleurs a tombé pour l'essentiel dans le budget national.
J'ai pas de de commentaires à faire mais je pense que ça fait partie des des questions que je que je poserai. Je préjuge pas tellement de la réponse qui me sera apportée. En revanche, il y a il y a d'autres d'autres modalités de financement innovant qui sont à envisager.
D'abord le l'agrégation de l'offre groupe entre Proparco et et AFD voire expertise France. On peut arriver, on est arrivé sur certaines géographies à des choses qui étaient vraiment innovantes. Ensuite, l'articulation dans le respect du mandat de chacun euh de euh d'outils de l'export, de soutien à l'export et euh des financements de de l'AFD.
Il y a des choses intéressantes qui ont été faites par exemple en Égypte. Euh et puis euh il y a déjà des choses qui ont été proposées par Rémy Ryou euh au trésor notamment dans la perspective du G7. Euh la capacité alors c'est à l'étude à mobiliser euh davantage de garanties euh pour pouvoir euh produire des effets de levier euh sur euh les bénéficiaires finaux et aussi sur les institutions françaises qui prêteraient.
Euh je crois que tout ça euh la période actuelle une fois si si le com arrive à à stabiliser un petit peu euh l'environnement dans lequel euh l'AFD va avancer et on y est on en est pas encore là mais c'est ça va être mon premier travail. Je sais pas si je suis Hercule mais enfin en tout cas la première tâche que je vais m'assigner. Euh je pense qu'on aura à la fois dans les esprits des parties prenantes et des et des équipes des agents euh on créera les conditions pour pouvoir euh être être en en situation de de réfléchir, de proposer euh dans ce cadre-là des des financements innovants et peut-être de d'apporter ainsi des ressources complémentaires.
Voilà, monsieur monsieur Cambon, je sais pas si j'ai répondu à toutes vos vos questions à travers les réponses précédente mais voilà les on a parlé évaluation évaluation de l'impact visibilité visibilité tricolore tricolore des actions de de l'agence un travail avec les tutelles qui doit permettre de prendre ou d'offrir à chacun ce qui l'intéresse le plus pour le ministère des affaires étrangères et c'est bien naturel, c'est la réaffirmation, je l'ai dit, que l'AFD n'a pas d'autre vocation que d'être une grande agence française au service des intérêts diplomatiques et des intérêts économiques de la France. Quand je dis diplomatique, je l'ai dit hein, solidarité, enfin valeur et intérêt n'est pas contradictoire. Euh quand on a investi dans l'éducation au Maroc, il y a pas un retour économique mais il y a un enjeu de de valeur.
L'école est au centre des valeurs de la République depuis au moins Jules Ferry et aider le système marocain à se réformer en mettant au passage le français comme un de ses piliers. Je pense que ça va dans le sens de nos de nos valeurs mais aussi de nos intérêts. Euh voilà.
Euh voilà ce que je voulais vous dire. Mon mon souci, je l'ai dit en conclusion, c'est véritablement que euh cette cette réunion ne soit pas juste un un quitus que vous me donnez euh pour que je passe à autre chose, mais que ce soit vraiment l'amorce d'un dialogue exigeant. Euh j'ai besoin, monsieur le président, euh d'être en quelque sorte sous la sous la la surveillance euh au meilleur sens du terme euh de euh du parlement euh pour que à chaque étape euh je puisse euh essayer de de construire ce consensus entre les représentants du peuple français, entre les ministères qui ont la responsabilité de ces politiques publiques et j'ai le le plus grand de respect pour mes tuteles. et puis avec les équipes de l'FD.
Si on arrive à faire ce consensus, comme je le disais en préambule, à faire bloc, à faire pack en dépit du tumulte du monde et des difficultés que nous pouvons avoir sur le plan français, on retrouvera une ligne claire. On avancera vers quelque chose qui qui emportera à la fois ceux qui travaillent, mais aussi nos compatriotes qui retrouveront un peu le sens de l'action de cette agence et nous arriverons à faire marquer des points à la France au sens global du terme, ce qui est l'objectif de de ma vie, mais aussi évidemment le sens de votre engagement à vous. Merci beaucoup monsieur l'ambassadeur.
Merci pour vos propos. Merci à mes collègues pour les nombreuses questions qui vous ont été adressées. Je crois que finalement le en vous entendant et en en ayant largement je crois échangé sur les objectifs qui sont les votes, je pense qu'on est relativement bien aligné en tout cas sur les objectifs, les priorités et sur les les intérêts que vous allez avoir à défendre.
Vous l'avez dit, le Sénat euh et le Parlement en général, mais le Sénat en particulier, pour ce qui nous concerne, reste extrêmement attentif euh au devenir de de l'AFD. Je crois que les les rapporteurs et les membres du conseil d'administration qui je rappelle sont pour partie membre de la commission pour le titulaire Joyand suppléant Olivier Cadic, euh tout le monde reste très attentif à à l'évolution en tout cas que vous que vous donnerez à l'AFD, mais nous avons évidemment j'espère en tout cas confiance et je vous souhaite à titre personnel en tout cas de réussir dans cette tâche parce qu'elle est importante. Il y a beaucoup de désinformations aussi autour de la FD.
Il va falloir faire beaucoup de communication sur la manière dont elle fonctionne, sur la manière dont elle elle travaille à l'étranger parce que évidemment c'est toujours facile d'expliquer que l'argent est dépensé à tort et à travers. Mais il faut aussi expliquer comment fonctionne ce budget, de quelle manière il est composé surtout. Euh ça me pas ça me paraît important pour mettre en tout cas les choses au clair.
Donc nous vous souhaitons le meilleur en tout cas t personnel je le dis et puis nous allons procéder à à l'élection. Donc on a mes chers collègues procédé à l'audition de Christophe Lecourtier candidat proposé par le président de la République pour exercer les fonctions de directeur général de l'AFD. Nous allons donc maintenant procéder au vote sera sur cette proposition.
Le vote se déroulera à bulletin secret comme le prévoit l'article 19 bis du règlement en application de l'article 1er de l'ordonnance de numéro 58 1066 du 7 novembre 58 portant loi organique autorisant exceptionnellement les parlementaires à déléguer leur droits de vote. Les délégations de vote ne sont pas autorisées. Nous procéderons au dépouillement une fois que la commission des affaires étrangères de l'Assemblée nationale se sera exprimée de manière simultanée vers 13h puisque monsieur l'ambassadeur va nous quitter dans quelques instants pour se rendre à l'assemblée et je vous rappelle que le président de la République ne pourrait pas procéder à cette nomination si l'addition des votes négatifs des commissions de l'Assemblée nationale et du Sénat représentait au moins 3/5e des suffrages exprimés dans les deux commissions.
Voilà, on va procéder au vote. Monsieur l'ambassadeur, je vous laisse partir. Bonne audition à l'Assemblée nationale et puis nous nous retrouverons j'imagine dans quelques temps.
En tout cas, merci pour cette audition.