Autoroutes : "L’augmentation des prix va rapporter 300 millions de plus aux concessionnaires"
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
merci d'être avec nous Vincent Delahaye et de nous accompagner pendant cette première demi-heure vous êtes sénateur centriste de l'Essonne vice-président du Sénat on va parler de l'augmentation du prix des péages des autoroutes dans quelques instants mais d'abord évidemment la réforme des retraites puisque c'est aujourd'hui le coup d'envoi des débats à l'Assemblée nationale et Elisabeth qui a déclaré hier dans le Journal du Dimanche qu'elle était prête à bouger elle a fait de nouvelles propositions notamment sur les carrières longues pour ceux qui ont commencé à travailler entre 20 et 21 ans qui pourront partir à 63 ans est-ce que dans l'état de ce que vous connaissez de ce texte et avant évidemment ce qui ne sortira de l'Assemblée c'est un texte que vous pourriez voter écoutez moi je pense d'abord qu'il faut une réforme des retraites ce qui disent qu'il n'en faut pas c'est des irresponsables donc il y en a quand même quelques-uns mais j'espère que ça sera pas une majorité parce que honnêtement il y a nécessité on peut pas continuer à avoir un système de retraite qui qui fait peser tout sur les jeunes générations et dont les anciens aujourd'hui profitent donc moi je pense qu'on a un bon système mais il faut quand même le réformer régulièrement on peut toujours il y en a beaucoup de réformes des retraites possibles il y a beaucoup de situations différentes il y a presque pas une situation identique entre deux Français tout le monde n'a pas cotisé la même chose personne n'a même carrière donc c'est c'est quand même très compliqué c'est un sujet très très compliqué donc on peut toujours trouver des défauts à tout et moi je retrouverai j'aurais pas forcément fait cette réforme là moi je trouve que le totem de l'âge même si je suis je suis pour un report de l'âge mais le totem de l'âge n'est pas forcément le bon critère parce que pour moi c'est la durée de cotisation qui devrait être le bon critère et on devrait pouvoir ajouter 8 trimestres si on veut rajouter deux ans on rajoute 8 trimestres mais ceux qui sont commencé à travailler tôt par Toto ceux qui ont commencé à travailler tard par plus tard ce qui me semble assez assez logique assez juste donc moi je tout le monde ou uniquement pour ceux qui ont commencé à travailler tôt le le les critères de la durée de la durée pour tout le monde moi pour moi ça serait pour tout le monde donc bon voilà et il y a certaines choses moi j'aurais sans doute de départ mais vous augmenterez encore une durée de cotisation j'aurais aussi sans doute sollicité les retraités actuels c'est-à-dire quand on fait une réforme des retraites pour moi même si c'est pas très populaire et politiquement c'est assez difficile mais il faut il faut faire des efforts sur les actifs il faut faire des efforts aussi sur les retraités donc on peut on peut faire une indexation qui soit un petit peu moins que l'inflation progressivement mais qui montre que tout le monde fait des efforts pour équilibrer le système parce que si le système est pas équilibré financièrement il est en sursis et en danger donc il faut il faut y faire attention juste parce que vous parlez d'augmenter la durée de cotisation vous parlez de 8 trimestre c'est-à-dire pour vous il faut aller jusqu'à 45 à unités vous gardez les 43 années 8 trimestre si on passe de 62 à 64 ans ça fait 8 trimestres ça fait en gardant les 43 minutes et voilà bah oui tout à fait pour vous il faut augmenter aussi le nombre d'annuités alors il faut augmenter moi je pense il faut augmenter le nombre d'années progressivement pas forcément brutalement mais progressivement et pas d'âge est-ce que il y a aussi des questions qui se sur le moment qui a choisi le gouvernement pour faire cette réforme est-ce que c'était le bon moment pour vous quand on est contre c'est jamais le bon moment quand on est pour ça vient jamais assez vite donc après moi je pense qu'on aurait pu le faire même pendant la période de pandémie donc je pense pas qu'il fallait reculer on peut gérer une pandémie en même temps réformer la réforme il faut la faire elle a été promise par le Président de la République en tout cas elle a été annoncé il y a pas de surprise on prend personne par surprise le gouvernement a négocié après bien sûr bien entendu qu'on peut trouver des choses à redire des des choses encore à négocier ce que ce que font les républicains l'Assemblée nationale ils ont raison ils ont raison c'est eux qui sont en position de faire la majorité c'est normal qu'ils essayent de pousser leur avantage entre guillemets et essayer d'obtenir un certain nombre de choses et montrer que par leur existence ils ont réussi à faire évoluer le projet si vous allez chercher à obtenir des modifications lesquels alors on n'a pas encore on n'a pas encore décidé parce que ça dépendra effectivement du texte qui va arriver de l'Assemblée nationale de ce qui aura déjà été voté à l'Assemblée nationale donc c'est encore un peu tôt pour pour vous dire lesquels on le modifiera forcément on a l'habitude de modifier les textes au Sénat on aimerait que nos amendements soient pris en compte un peu plus fréquemment mais en tout cas c'est quelque chose qu'on essaie de faire ici c'est d'essayer de bonifier les textes de rapporter des choses supplémentaires je crois que c'est c'est est-ce que c'est sur les carrières longues comme le font les républiques est-ce que vous êtes favorable à des sanctions alors est-ce que tu vas voir moi personnellement je non je vais pas vous donner mon point de vue personnel mais on en a pas encore vraiment discuté je préfère pas m'engager là dessus sur un dernier mot sur ce qui se passe à l'Assemblée puisque on l'a dit à un coup d'envoi des débats à 16h 18000 amendements étaient déposés juste par la nuque 18000 juste par la nuque alors 18000 par la nuque et 20000 en tout parce qu'il y a aussi des amendements de renaissance de la majorité et des républicains est-ce que la nuque avec ses 18000 amendements vous trouvez que c'est une bonne stratégie est-ce qu'elle a raison de se faire entendre la raison se faire entendre ça c'est vrai mais moi je suis pas pour la multiplication des amendements je pense que à un moment donné ça c'est c'est plus encondable que on se concentre sur un certain nombre d'amendement majeur que quand on souhaite faire passer là là c'est c'est l'obstruction la stratégie de l'obstruction c'est pas une bonne stratégie je pense pas pour un parlementaire il faut d'abord travailler sur le fond et à partir du moment on est d'accord sur le fond moi je c'est au Sénat je plaide pour ça aussi je plaide pour qu'il y ait moins d'amendements mais de meilleurs amendements qu'on est bien travaillé à l'avance et qu'il soit bien identifiable par les médias et puis par le public on va parler du prix des autoroutes et de l'augmentation des péages des autoroutes PC évidemment un sujet qui concerne et qui inquiète de nombreux Français 4,75% en moyenne en premier février et c'est pas sans susciter évidemment colère et contestation on fait le point d'abord avec Alex Moussa [Musique] bonjour Yann bonjour et Alex l'augmentation des tarifs des péages des autoroutes à partir du 1er février fait polémique effectivement une hausse de 4,75% à partir du 1er février en moyenne pour les péages d'autoroute c'est une hausse qui s'explique par l'inflation généralisée qui a 6% en moyenne et d'ailleurs le prix des péages est indexé sur le taux d'inflation le problème c'est que les sociétés privées qui gèrent ces autoroutes se portent très bien sur le plan financier en 2021 ces sociétés concessionnaires ont réalisé un bénéfice net de 3,9 milliards d'euros un bénéfice en hausse de plus 47% par rapport à 2020 qui était une année assez faible sur le trafic autoroutier mais par exemple par rapport à 2019 et bien c'est une hausse de 11% donc voilà une forte rentabilité pour ces sociétés et avec cette rentabilité hors norme elle avait été dénoncée en 2020 par la commission d'enquête du Sénat sur la privatisation des autoroutes mais oui une commission d'enquête du Sénat dont vous étiez le rapporteur Vincent delay vous aviez par exemple auditionné Dominique de qui était premier ministre au moment de la privatisation des autoroutes en 2006 ou encore Ségolène Royal auditionné au Sénat car en 2015 et bien elle avait sous le gouvernement de François Hollande elle avait négocié un accord de gel des tarifs d'autoroute et au final votre rapport le rapport de la commission d'enquête avait prévu une surentabilité une rentabilité de 40 milliards d'euros d'ici à 2036 date de la fin de ses concessions de ces sociétés d'autoroute et c'est méga profit des sociétés concessionnaires et bien ils ont été aussi récemment pointés du doigt par le gendarme des autoroutes l'Autorité de régulation des transports qui préconisent des mesures à prendre pour les futurs concessions autoroutières selon ce rapport et bien il faudra mettre un terme à l'indexation des tarifs de PA sur l'inflation il faudra également raccourcir à 15 ans maximum la durée des concessions accordées par l'État et puis aussi rétrécir le périmètre géographique de ces concessions autoroutières impérimée qui est très étendu actuellement également Vincent Delahaye d'abord sur cette hausse actuelle des péages plus virgule plus 4,75%, c'est excessif selon vous écoutez vous avez dit que elles étaient en bonne santé ces sociétés qu'elles avaient une surentabilité l'augmentation de 4,75% va leur rapporter 500 millions d'euros de chiffre d'affaires supplémentaires par an jusqu'à la fin des contrats et on peut penser que l'inflation qui joue sur les dépenses d'exploitation de ces sociétés va leur coûter 200 millions donc entre 500 et 200 millions il y a 300 millions 300 millions de marches supplémentaires alors qu'on dit qu'elles sont déjà en bonne santé qu'elles ont sur rentabilité donc on va leur donner 300 millions supplémentaires par an jusqu'à la fin des contrats je trouve que c'est très excessif c'est très très excessif alors bien entendu on va on va dire sceller contrats on les applique depuis le début le problème c'est les contrats quand vous faites une concession il faut avoir un bon contrat il faut avoir un bon suivi au départ on a une ni l'un ni l'autre alors maintenant on a un meilleur suivi mais on a toujours des mauvais contrats ils ont été mal négociés non c'est qu'ils ont été négociés par l'État avec lui-même à l'origine donc quand on veut négocier un contrat avec soi-même on le fait surtout pour la forme en réalité il aurait fallu les modifier avant l'ouverture privée c'est Jospin qui a commencé en 2002 à ouvrir au privé 20 % de des Autoroutes du Sud de la France et ensuite Dominique de Villepin qui a fait le reste et c'est vrai que c'est à ce moment-là qu'il aurait fallu modifier ses contrats mais il n'est pas trop tard il n'est pas trop tard pour le faire s'il y a une vraie volonté on peut les modifier simplement on sent pas la volonté de la part du gouvernement de s'emparer vraiment de ce sujet moi je pense que c'est un sujet majeur d'intérêt pour les automobiles automobilistes et aussi pour l'intérêt général de l'État donc on peut renégocier ces contrats sans attendre la fin des concessions en 2036 vous savez quand on est accrocédant on a toujours des relations avec les concessionnaires qui sont les sociétés le Conseil dense et l'État et l'État peut être assez fort pour dire venez autour de la table et on va discuter parce que on peut pas continuer comme cela simplement il faut avoir la volonté si on n'a pas la volonté et si les sociétés ne sont pas cette volonté forte il ne se passe rien et aujourd'hui aujourd'hui les sociétés disent à vous toucher une virgule vous touchez l'équilibre du contrat ça va pas on leur baisse le taux de d'impôt sur les sociétés pacael c'est une façon générale on a baissé de 33 25% elles vont quand même encaisser 7 milliards d'euros grâce à cela d'ici la fin des contrats 7 milliards d'euros et il s'est rien passé et le contrat et là ils sont en train de contester auprès auprès de la justice le fait qu'on ait indexé sur l'inflation les taxes d'aménagement rendez compte elle touche d'un côté 7 milliards et de l'autre côté on dit on va indexer des des petites taxes d'aménagement sur l'inflation et elles vont devant le tribunal moi je trouve ça scandaleux honnêtement je serai le ministre des Transports je peux vous dire je les convocerai tout de suite et ça se passerait pas comme cela pourquoi pourquoi il le fait pas parce qu'il y a pas la volonté je pense qu'il y a comme je j'ai l'habitude de le dire quand il y a la volonté il y a un chemin et là en fait on sent pas de volonté du tout de la part du gouvernement bon ils ont ils ont d'autres sujets on parlait des retraites à l'instant mais c'est pas parce qu'on a un ou deux sujets autres qu'il faut pas traiter aussi des sujets comme celui-là c'est un manque de volontaire c'est un manque de courage politique il faut aussi avoir du courage politique et puis mettre autour de la table des partenaires comme on l'a demandé au Sénat nous ce que l'on a obtenu au Sénat quand même la commission d'enquête il faut le redire il faut le redire à tous ceux qui nous écoutent c'est qu'on a obtenu qu'il n'y ait plus de prorogation de ces mauvais contrats parce que c'est mauvais contrats ils étaient projetés vous avez parlé de 2015 c'était Ségolène Royal et Emmanuel Macron les deux qui ont signé un protocole d'accord avec les saucisses d'autoroutes et ça avait déjà été fait auparavant où on leur demande des travaux supplémentaires donc leur demander 4 milliards de travaux supplémentaires et on disait vous allez avoir entre deux et quatre ans de plus de contrats mais deux et quatre ans de plus de contrat ça leur rapporte beaucoup plus que les 4 milliards qui vont dépenser en travaux donc il y a un moment donné il faut arrêter cette logique là cette ce cycle infernal de prorogation et donc c'est ce qu'on a obtenu grâce à notre rapport au Sénat parce qu'il y avait il y avait encore des projets dans les tiroirs du ministère et depuis vous avez vu qu'il s'est rien passé et je pense qu'il se passera rien sur le terme de la prorogation maintenant ce qu'il faut obtenir c'est la modification de ces contrats donc il faut pouvoir se mettre autour de la table ce qu'on a demandé et moi ce que je vais redemander au gouvernement et il faut continuer à mettre de la pression c'est-à-dire que les médias comme vous vous participez aussi à cette pression et nous les parlementaires on a intérêt aussi à continuer à en parler et à faire en sorte que ce sujet là ne soit pas enterré et en cas d'échec de renégociation de ces contrats on peut envisager une taxe sur ses profits autoroutiers c'est compliqué parce que sur le plan constitutionnel on va avoir du mal à cibler uniquement certaines sociétés certains en plus qui ont des contrats avec les tasses c'est c'est quand même assez compliqué je pense que ça serait pas acceptable donc moi je pense que c'est une renégociation d'ensemble qu'il faut obtenir à défaut faudra peut-être aller plus loin donc moi je suis en train de réfléchir à des mesures plus plus coercitives je suis en train de y réfléchir donc mais je j'aurai l'occasion d'en faire de faire des propositions au printemps je pense d'abord on va regarder les résultats de cette année parce que vous avez parlé de 2021 à 3,9 milliards mais on va avoir le 9 février les résultats de Vinci et puis sans doute vers le 20 février les résultats des phages donc j'aurai l'occasion de remettre à jour nos prévisions ce qu'on avait on avait fait des prévisions et si on écoutait les sociétés d'autoroute on en parlera jamais parce que à chaque fois qu'il vous donne une information c'est couvert par le secret des affaires donc c'est quand même assez assez ahurissant qu'un sujet aussi intéressant pour le public puisse être systématiquement en dehors de la transparence et autres alors il y a aussi une solution toute simple et qui serait assez forte et qui était proposée pendant la dernière campagne présidentielle ce serait de renationaliser ses autoroutes ça peut être la bonne solution peut selon vous si vous me trouvez un service de l'État qui est bien géré ou des infrastructures qui sont bien gérées par l'état des équipements vous me le dites l'État ne serait pas à même de gérer les autoroutes l'État est mauvais gestionnaire si vous regardez les hôpitaux vous allez pas me dire que les hôpitaux sont super bien gérés donc on a un état qui malheureusement n'est pas un bon gestionnaire donc il est pas question pour moi en tout cas il est pas souhaitable que l'on renationalise les autoroutes par contre le système de la concession est un bon système pour moi puisque on peut avoir des sociétés qui sont très compétentes et elles sont compétentes on a des bonnes autoroutes elles sont en bon état il y a des niveaux de service qui est très satisfaisant par rapport à ce qui peut se passer à l'étranger donc il y a pas de raison de perdre ce niveau de service par contre par contre il faut effectivement les serrer de près serré de près au niveau du contrat et dans le suivi régulier c'est à dire qu'on a des clauses de revoyure quand on a des contrats un peu long il faut avoir des clauses de revoyure régulière où on se remet autour de la table on dit est-ce que vous avez gagné plus moi comment ça se passe et on regarde tout ça donc c'est c'est tout cela qui a pas été fait et c'est ça qu'il faut faire juste parce que la relation vous dit de moyen un problème de l'État gestionnaire Clément bon il dit c'est aussi un problème de finance 50 milliards alors ça ça peut être on n'en sait rien en fait on n'en sait rien parce que il y a moyen de négocier l'équilibre économique et financier de ces contrats n'a jamais été défini donc nous on demande à ce qu'il soit défini parce que c'est c'est l'élément central sont un contrat c'est c'est l'équilibre du contrat et eux ils disent dès qu'on met une virgule en question en on supprime on met en cause l'équilibre moi je pense que il faut qu'on se mette autour de la table pour définir cet équilibre là et si on définit cette équilibre on va s'apercevoir que contrairement à ce que dit la RT parce que je suis pas tout à fait d'accord avec les l'Autorité de régulation des transports qui calcule à une rentabilité sur le projet moi je calcule une rentabilité pour l'actionnaire l'actionner les actionnaires sont arrivés à un moment donné ils ont mis tant d'argent sur la table qu'est-ce que ça leur apporte et quel taux de rentabilité et aujourd'hui le taux de rentabilité de 8% qui est quand même un gros taux un taux important en tout cas va être atteint en 2023 ou 2024 donc c'est d'ailleurs plus de 10 ans avant la fin des contrats donc c'est là où on dit tout ce qui est après c'est l'assurantalité ça va au-delà des 8% j'espère avoir découvert oui mais surtout on va continuer à en parler Alexa tout à l'heure ce sera à suivre on continue à parler des autoroutes on va aller dans votre département on va à Ris-Orangis on retrouve tes divoris bonjour Teddy merci beaucoup d'être avec nous rédacteur en chef du Républicain de l'Essonne vous souhaitez vous aussi revenir sur cette question des autoroutes avec une augmentation des prix qui impacte particulièrement les automobilistes de l'Essonne dites-nous pourquoi effectivement les autoroutes A10 et à 11 dans leur tronçons périurbains sont également payants en Île-de-France et donc en Essonne et effectivement le tarif pour Vinci puisque c'est le concessionnaire pour ces deux axes va augmenter le plus de 5%. alors heureusement les concessionnaires sont très généreux et la petite histoire pour les usagers quotidiens l'axe augmenter de 10 % malheureusement ça semble quand même un peu faible par rapport aux chiffres de la rentabilité que vous aviez évoqué plutôt et qui sont valables également pour ainsi et donc la question qu'on peut se poser pour lesquelles notamment l'association à 10-28 c'est est-ce que les trous sont pour urbains des autres gratuits en plus que ça n'apporterait pas de manière majeure l’équilibre financiers du concessionnaire qu'en pensez-vous monsieur le sénateur bonjour Ted nous on est tout à fait d'accord et moi j'étais d'accord on l'a repris dans notre rapport de commission d'enquête c'est vrai que le sur la 10 le pH est un effectivement à des rares péages urbains qu'on ne connaît pas beaucoup d'autres en France et il est contesté depuis longtemps en fait il reporte le trafic notamment une partie du trafic poids lourd sur la N20 et la N20 était sur encombrée de cette là donc je pense que c'est quelque chose qui rapporte à peu près 40 millions de chiffre d'affaires par an ce péage et que il y a matière à négocier quand on regarde les 40 milliards qui ont été évoqués tout à l'heure de surentabilité il y a moyen de trouver dans ces 40 milliards 40 millions qui puissent alors c'est 40 millions par an donc ça ça il faudrait les multiplier par 10 ça fait quand même un petit peu plus mais en tout cas il y a moyen de trouver un accord pour pour ce péage qui est géré par Vinci depuis très longtemps et sans doute l'une des plus rentables des autoroutes les plus rentables avec les Autoroutes du Sud de la France le tronçon au kilomètre le plus cher de France si je me souviens bien et alors moi ce qui me marque c'est que le gouvernement dit toujours j'ai beaucoup négocié quoi le ministre il dit j'ai beaucoup négocié avec Vinci j'ai obtenu le fait que sur des parcours de courte distance on n'est pas d'augmentation mais en fait on ne sait même pas ce que ça représente j'ai dit tout à l'heure que l'augmentation de 4,75% ça faisait pour les sociétés d'autoroute 300 millions de marge supplémentaires de marge supplémentaire qu'est-ce que représente leur gestes par rapport à ces 300 millions on sait même pas on sait même pas si ça représente 30 millions c'est même pas 10% de cette marge on ne sait pas il y a pas de transparence du tout donc on a besoin sur le sujet d'avoir de la transparence et de continuer les combats pour la gratuité de la 10 on va parler d'un autre sujet on va parler des sénatoriales puisque s'approche et oui c'est en septembre votre département est renouvelable et on va faire un point que vous êtes dit effectivement c'est au mois de septembre c'est encore loin je sais qu'il y a encore beaucoup de travail parlementaire à mener mais dans nos colonnes la semaine dernière leçon évoquait la nécessité pour les élus sortants de la droite et du centre de créer les conditions d'une union qui permettrait de garantir trois sièges même dans les espérer un quatrième lors du scrutin éviter que la droite et le centre ne redevienne minoritaire en Essonne alors est-ce que c'est une analyse que vous partagez monsieur de l'AS nécessitait de créer une liste de numéros écoutez c'est compliqué de créer une union parce que il y a toujours des des personnes qui souhaitent se présenter vous savez au sénatorial il y a toujours moi ça va être ma quatrième campagne il y a toujours pas mal de liste et il y a des surprises toujours des gens qui auraient bien été sur une liste et qui finalement n'y sont pas et décide d'y aller donc c'est un petit peu compliqué la dernière fois il y avait pas d'union il y avait deux listes qui ont permis de faire quatre sénateur sur 5 donc il y a pas de il y a pas de système parfait pour pour garantir une un nombre de sièges moi je pense que sur le département la gauche a regagné quelques positions au moment des municipales notamment au détriment de LR des républicains donc voilà moi je suis ouvert à toutes les discussions donc je suis pas du tout fermé je pense pas qu'il y ait une solution idéale pour faire le maximum de siège en tout cas pour ma part je vais essayer de le faire je pense avoir bien travaillé on forme une bonne équipe avec Jocelyne guidez donc je moi je resterai fidèle à Jocelyne guidez parce que certains me disent ah bah Jocelyne tu pourras peut-être laisser ben non moi je suis pour l'amitié la fidélité elle m'a suivi depuis 2011 j'ai envie de continuer avec elle donc ce qui me ce qui me conseillent ou qui me demandent d'éventuellement de la laisser ne pas repartir ou repartir un peu loin sur la liste moi je ne suis pas d'accord le message est passé c'est clair on a bien compris que vous êtes candidat à votre succession du coup Teddy c'est bon une autre question ou c'est clair c'est clair il faut dire merci beaucoup Teddy là de l'Essonne cette semaine un nouveau visage pour le lycée de ris c'est à la Une de votre journal merci beaucoup Teddy d'avoir été bonne journée on va parler d'un autre sujet on parle beaucoup de l'inflation des normes l'inflation des lois et vous vous travaillez justement sur ce sujet dans le cadre d'une mission balai on va dire ça comme ça en quoi ça consiste un acronyme bureau d'abongation des lois anciennes inutiles donc j'ai trouvé ça donc je suis devenu le roi du balai et non j'avais proposé quand j'étais justement candidat au sénatorial de je trouve qu'il y a trop de textes en France on sait même pas combien il y en a en fait il y en a plus de 10000 10 11000 on sait pas très bien donc j'avais souhaité que on [Musique] ça veut dire que les textes du 19e siècle on abordait partie de 1820 à peu près et à l'époque les lois c'était une demi-page c'était une demi-page parfois une page et aujourd'hui vous avez parfois 350 pages de loi donc vous voyez un peu l'inflation l'inflation des textes donc on a on a supprimé cela alors ce qu'on a supprimé c'est des choses faciles c'est par exemple la création de la taxe professionnelle la taxe professionnelle a été supprimée mais en fait le texte correspondant n'a pas été supprimé donc il faut le nettoyer la conscription pour la guerre d'Algérie il y a pas mal il y a pas mal de choses qui sont des des vieux textes qui ne sont plus usités par contre il faudrait continuer maintenant alors là je continue parce que je vais en déposer balai trois au printemps mais mon souhait c'est qu'on aille plus loin qu'on aille aussi dans le travail de cohérence des textes les uns avec les autres puisque vous savez que les textes de loi sont répartis ensuite dans des codes code civils code pénal le code des collectivités territoriales et parfois les mêmes textes sont dans plusieurs codes et ils sont pas forcément cohérents donc on a un travail de cohérence et de lisibilité de la loi qui est très importante et ce sera au printemps voilà vous reviendrez nous en parler merci merci de m'avoir invité merci beaucoup d'avoir été avec nous dans 20 minutes dans le club des territoires évidemment on reparlera de la réforme des retraites puisque le débat commence aujourd'hui dans l'hémicycle de l'Assemblée nationale et on va en parler avec notre prochaine invité c'est Claude malurey qui nous rejoint
Vincent Delahaye