L'invité d'ICI Matin : Dorothée Pacaud, maire de Saint-Brévin-les-Pins
Audio original de l'émission.
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 80 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:04OuverteRéponse directe
Vous évoquiez ce premier salon des maires à Vertoux.
- 0:19OuverteRéponse directe
Vous allez parler de la gestion des crises. On sort d'un été assez fou.
- 1:02OuverteRéponse directe
Est-ce que ce genre d'expérience peut être l'objet de discussion et d'inspiration ?
- 1:45OuverteRéponse directe
Est-ce que par moment, un maire se sent seul face à ces crises ?
- 3:01OuverteRéponse directe
Peut-être faire un cahier des charges communes ou des repères, c'est un peu ça aussi l'idée ?
- 3:34OuverteRéponse directe
Les gérer, les discipliner, ces administrés, c'est un véritable défi.
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:27Invité politiqueFait
« Un été où tout le monde a pu le constater que ça a été les incendies, effectivement. Il y a une forte sécheresse. »
- 0:41Invité politiqueFait
« On a des plans communaux de sauvegarde qui étaient prévus pour des risques exceptionnels et qui risquent de devenir malheureusement beaucoup moins exceptionnels dans les années à venir. »
- 4:49Invité politiqueFait
« on a eu pas mal de départs de feu, heureusement maîtrisés. »
- 5:01Invité politiquePromesse
« assez vite, on a mis en place des formations pour ces nouveaux élus, pour que chacun se sente épaulé et soit capable de gérer dans cette situation. »
Temps de parole
- Dorothée Pacaud57 %
- Présentateur41 %
≈ 3,6 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
On vous retrouve Nicolas avec votre invité Dorothée Paco, la maire de Saint-Brévin-les-Pins.
Donc on a retrouvé au téléphone et ce sera plus simple pour vous entendre, Dorothée Paco, vous évoquiez, nous évoquions à l'instant ce premier salon des maires à Vertoux. Vous étiez en train de nous expliquer qu'en début de mandat, c'est l'occasion de réunir un maximum de collègues pour évoquer vos retours d'expérience. Parmi ces temps forts, il y a cette table ronde où vous allez parler de la gestion des crises. On sort d'un été assez fou quand même.
Oui, complètement. Un été où tout le monde a pu le constater que ça a été les incendies, effectivement. Il y a une forte sécheresse. Mais la gestion des crises, je pense que c'est un sujet qu'on aura toutes et tous de plus en plus à gérer. On a des plans communaux de sauvegarde qui étaient prévus pour des risques exceptionnels et qui risquent de devenir malheureusement beaucoup moins exceptionnels dans les années à venir.
À
7h dans le journal, on entendait votre collègue maire de Princhiot qui expliquait avoir tiré les leçons d'un grand incendie sur sa commune il y a 4 ans. Depuis, il a créé un groupe WhatsApp avec une possibilité d'alerter dès que quelqu'un voit un départ de feu quelque part sur la commune. Est-ce que ce genre d'expérience, de retour d'expérience, ça peut être l'objet de discussion et d'inspiration les uns les autres
? C
'est précisément l'objet sur ce salon. A l'occasion du salon, c'est une table ronde qui va être consacrée à la gestion des risques et des situations de crise avec des expériences de maire.
Et
puis également l'éclairage de la préfecture et des sapeurs-pompiers. Là, le point de départ, c'est effectivement les incendies. Mais on a de multiples situations de crise qui peuvent se présenter. Et l'expérience des autres, bien sûr, est enrichissante.
La possibilité d'ouvrir des fois des lieux de refuge climatisés quand il fait trop chaud.
Je
pense à ça. Je pense aussi à ce qui s'est passé 6 mois plus tôt, quand la moitié du département était sous l'eau, avec les crues historiques, notamment de la Loire et de tous les cours d'eau. Est-ce que par moment, un maire se sent seul face à ces crises
?
Disons qu'elles viennent parfois subitement. Et on a une équipe, on a des services pour nous entourer. Mais néanmoins, oui, on peut se sentir parfois dépassé, alors qu'en réalité, il y a toute une chaîne à mettre en œuvre et des partenaires. Et donc, c'est ça l'objet aussi, en début de mandat, c'est de donner aux maires des outils pour qu'ils comprennent que non, ils ne sont pas seuls face à la crise, mais qu'il y a des process à bien maîtriser. Et ce sera tout l'enjeu de cette table ronde aujourd'hui.
Agir vite avec une certaine souplesse aussi, parce que le risque, la crise, ça peut être n'importe quoi. J
'ai
le souvenir de votre collègue de Saint-Hilaire de Chaléon, il
y a
quelques semaines, qui était sous la menace du clocher qui allait s'effondrer, par exemple. Ça aussi,
c
'est totalement imprévu. Exactement.
C'est vrai qu'on pense souvent les inondations, les feux, mais il peut y avoir des crises qui sont multiples et des situations qui peuvent parfois nous surprendre. C'est là où on peut, par moment, se sentir désarçonné, mais ça ne doit durer que quelques secondes, puisque très très vite, il y a toute une chaîne de choses à mettre en place.
Je
pense que les communes, effectivement, ont un plan communal de sauvegarde, mais il va falloir quand même envisager des phénomènes qui ne vont plus être exceptionnels. Et c'est dans ce sens-là où on a besoin également de formation et de s'inspirer les uns les autres et des expériences vécues.
Peut-être faire un cahier des charges communes ou des repères, c'est un peu ça aussi l'idée
? Oui,
tout à fait. D'avoir
des
réflexes, on va dire. Et puis, je pense aussi une acculturation de nos populations, puisque ça, même à l'échelle nationale, la population française n'a pas été exposée aux risques comme dans d'autres pays, par exemple. Et on a une acculturation réellement à faire de nos concitoyens, parce que quand il
y a
une gestion de crise, c'est l'action collective qui compte.
Et donc, respecter par exemple les consignes, ne pas s'aventurer en cas d'inondation sur une route qui est fermée. On le répète à chaque fois, mais on voit qu'il y a cet effort de pédagogie à faire. Vous êtes souvent en lien direct, tout le temps d'ailleurs, avec vos administrés, encore plus en tant que crise. Les gérer, les discipliner, ces administrés, c'est un véritable défi, parce qu'eux savent vous trouver quand ils ont un problème, mais pas forcément respecter les consignes
?
Oui, on parle là toujours d'une minorité, mais c'est vrai que c'est une minorité qui peut mettre en danger des forces de secours et qui peut faire perdre du temps dans des moments où on a besoin de se concentrer sur la gestion collective, et notamment la protection des plus fragiles. Donc c'est vrai que plus les gens seront acculturés et respecteront les consignes et les bons gestes, et mieux on résoudra ces crises qui sont amenées, je le répète, à se multiplier, parce que les phénomènes météorologiques s'intensifient, et donc tout le monde peut être frappé un jour par cette situation.
Dorothée Pacou, vous êtes maire de Saint-Brévin,
vous,
depuis quelques années, vous avez pris la suite de Yannick Moraise en cours du mandat précédent. Vous avez rencontré, j'imagine, là,
des
tout nouveaux élus. Est-ce que, comme baptême du feu, ils auraient pu certainement avoir un été plus calme ? Est-ce que vous sentez les nouveaux maires inquiets, angoissés, stressés ?
En tout cas, j'ai eu des nouveaux élus qui ont pris à bras-le-corps leur mandat, et qui ont effectivement été pas mal sur le qui-vive, notamment parce que quand on voit des incendies qui se déclarent partout autour, et sur notre commune aussi, on a eu pas mal de départs de feu, heureusement maîtrisés. Forcément, ça met de la vigilance, et tout le monde se demande si ça tombe, je suis d'astreinte en pleine nuit, comment je réagis, quelle est la chaîne à mettre en place ? Donc, assez vite, on a mis en place des formations pour ces nouveaux élus, pour que chacun se sente épaulé et soit capable de gérer dans cette situation.
Et cette gestion de crise, ce sera le sujet d'une des tables rondes de votre Salon des maires, première édition, qui se tient à Vertoux aujourd'hui. Je crois même que c'est ouvert au public, je dis pas de bêtises. Oui,
alors
principalement aux élus et aux agents des collectivités à partir de 8h30.
Merci beaucoup Dorothée Paco, maire de Saint-Brévin, les pains, d'être venus en direct ce matin à nous en parler sur ICI Loire-Océan.
Merci à vous.