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Conférence de presseLCP (sur YouTube)· 29 octobre 2026 59 minContradictoireActualité / polémiqueÉconomie & entreprisesEnvironnement & énergieSolidarités & familleSécurité

TotalEnergies fait le plein de bénéfices | Chaque voix compte - 29/10/26

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 27 %Attaque 51 %Défensif 22 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 96 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 3:50OuverteRéponse directe

    D'où viennent ces bénéfices records de TotalEnergies ?

  • 4:32OuverteRéponse directe

    Jean-Louis Chilanski, d'où vient cet argent ? Du pétrole cher ou du raffinage ?

  • 5:59OuverteRéponse directe

    Total Energy est-il le grand gagnant de cette crise ?

  • 8:04OuverteRéponse partielle

    Quelle est la part des bénéfices liée à la géopolitique et celle liée aux activités de trading ?

  • 9:25OuverteRéponse directe

    Peut-on démêler la part des profits réalisés en France de ceux réalisés à l'étranger ?

  • 10:49OuverteRéponse directe

    Comment Total utilise-t-il ces bénéfices ? Dividendes, investissements ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:22non_speechChiffre
    « 7,45 milliards d'euros au 3e trimestre, le double de l'an passé. »
  • 3:07non_speechFait
    « Total a plafonné les prix dans ces 3000 stations services. »
  • 5:16Jean-Louis ChilanskiChiffre
    « Les marges de raffinage européennes sont passées de 13 dollars par baril à 33 dollars entre le 2e et le 3e trimestre. »
  • 10:49non_speechFait
    « Total n'a pas versé d'impôt sur les sociétés pendant 8 années tout en faisant des énormes profits à l'échelle mondiale. »
  • 15:28Aurélie TrouvéChiffre
    « Total a fait 10 milliards de profits supplémentaires depuis le début de l'année. »
  • 52:24non_speechFait
    « Est-ce que là pour le coup s'il y a des difficultés, ils peuvent pas verser un peu plus de bénéfices de leurs bénéfices, fuser dans leurs bénéfices. »
  • 54:31non_speechFait
    « Deux députés Eren Mathias Renault et Théo Bernard ont déposé des dizaines et des dizaines de sous-amendements sur le texte colère de l'insoumise Gabriel Catala. »
  • 55:13non_speechFait
    « Deux hommes qui appartiennent à un parti historiquement antiféministe, lgébiphobe, antisémite et raciste. »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0,2 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:24
Locuteur

Bonsoir à tous et bienvenue dans chaque voix compte sur LCP. Je suis très heureuse de vous retrouver pour une heure de décryptage de l'actualité et de débat en direct de l'Assemblée nationale avec pour m'accompagner ce soir Elsa Mondingava. Bonsoir Elsa. Bonsoir Adeline. Et Nicolas Domena [musique] qui est là. Bonsoir Nicolas. Bonsoir. C'est parti pour le sommaire avec à la une. 8 milliards 300 millions de dollars. C'est le bénéfice inédit de Total énergie au 3e trimestre de l'année. Plus 125 % en un an. Résultat [musique] dopé évidemment par l'envolé des cours depuis le début du conflit au Moyen-Orient. Qu'est-ce qui les a boosté ? ces bénéfices faut-il les taxer ?

Et nous, que va-t-on payer à la pompe à partir de la semaine prochaine ? Total énergie, le plein de bénéfices, ce sera la première partie de chaque voix compte ce soir. À suivre ensuite Nicolas Doménac Bo neuf. Ah ben [musique] on devrait retrouver Raphaël Luxman enfin et bien sans doute vendredi soir attrape si les insoumis veulent bien le laisser s'exprimer. Dans la deuxième partie de chaque voix compte placé à la question qui fâche. Les Français vont-ils devoir payer pour les casseurs ? Une taxe émeute pourrait faire son apparition dans les contrats d'assurance dès le 1er janvier prochain.

On en parlera tout à l'heure avec les députés et vous pouvez vous aussi interroger nos invités ou nous faire part de vos remarques. Vous allez flasher avec votre téléphone le QR code qui [musique] est là et c'est Elsa qui se charge de transmettre toutes vos questions à nos experts. Voilà pour le menu de ce soir. Installez-vous confortablement chaque voix compte. C'est parti. On s'y attendait un peu hein, mais ce sont des résultats bien au-delà de ce qu'on imaginait que Total Energie a donc présenté ce matin. Le géant français a engrangé 8,3 milliards de dollars de bénéfices entre les mois de juillet et septembre, soit plus du double de l'an dernier sur la même période.

Dans la foulée de la publication de ces résultats, le gouvernement a demandé à Total d'être exemplaire. Hélène Bonduel.

2:20
Non speech

[musique]

2:22
Locuteur

C'est un nouveau bénéfice record pour le pétrolier Total énergie. 7,45 milliards d'euros au 3e trimestre, le double de l'an passé. Un chiffre hors norme dopé par la situation internationale. La fermeture du D3 d'Ormous et les frappes sur les installations énergétique au Moyen-Orient et en Ukraine. Le pétrole qui se raréfie et les prix à la pompe qui explose. Vu le prix du litre, faut mieux rester à la maison, je pense. Niveau de prix, c'est incroyable. On narrive pas pour mon travail et tout, bah on est obligé mais c'est trop. Des résultats exceptionnels que le PDG de Total énergie assume.

Dans un environnement de prix élevé, marqué par des marges de raffinage à des niveaux historiques et un marché du gaz haussier, Total Ennergie tire une nouvelle fois pleinement partie de son modèle intégré et de sa diversification géographique. Depuis le mois de juillet, Total a plafonné les prix dans ces 3000 stations services. Mais le gouvernement lui demande aujourd'hui d'aller plus loin alors que la France va débloquer 10 millions de barils de gazol de ces stocks stratégiques. Nous, on demande à Total d'être exemplaire.

On demande à Total de répercuter encore une fois à la baisse l'avantage de la libération des barils qui se sont engagés à faire de poursuivre son plafonnement autant que nécessaire tant que cette crise perdure. Des bénéfices indécents aux yeux de plusieurs ONG comme attaque qui manifestaient aujourd'hui aux abords de l'Assemblée nationale et qui relance le sujet de la taxation des super profits. Et j'accueille sur le plateau de chaque voix compte Marie de Verges. Bonsoir, vous êtes journaliste au service économie du journal Le Monde. Merci d'être là au côté de Jean-Louis Chilanski. Bonsoir ancien président de l'Union française des industries pétrolières.

Merci d'avoir accepté notre invitation et bonsoir Alexandre Catb. Bonsoir. Économiste et fondateur de Multipolarity AI. Merci également d'être d'être avec nous ce soir. Je voudrais d'abord qu'on décrypte ces profits. Un peu comme on analyse la composition du prix d'un litre de gasoil. 8 milliards 300 millions de dollars de bénéfices. On le disait ça fait plus 125 % sur 1 an. Jean-Louis Chilanski, d'où vient cet argent ? Du pétrole cher ou du raffinage ? Il vient d'une circonstance exceptionnelle sur les marché et qu'on a probablement jamais connu. C'est-à-dire à la fois un prix du pétrole brut élevé, 110 dollars le baril aujourd'hui et des prix de produits encore plus élevés.

Ce qu'on appelle le produit pour vraiment essence gazol et une fois que le pétrole est raffiné. Une fois que le pétrole est raffiné, les les produits finis. Habituellement quand le prix du brut augmente, il y a un tassement des prix des produits raffinés parce que ça arrive pas à suivre. Et là, non seulement ça a suivi, mais ça a été plus vite que le prix du brut. Pour vous donner un exemple, l'écart entre le prix du gazol sur le marché international et le prix du brut, c'est deux fois. C'est jamais arrivé. Pourquoi ? Et ben c'est pourquoi ? pour deux raisons. La première raison, c'est que les raffineries du Moyen-Orient on étaient touchées et donc elles produisent plus de gasole.

Et donc il y a eu un manque et puis d'autre part le fait que l'Ukraine a frappé les raffineries russes et que les raffineries russes ne produisent pas non plus de gazol. Et ça ça a créé une une situation de tension exceptionnelle sur les marchés en particulier du gazol, un peu du slamplomb mais surtout du gazol. Et c'est ça qui a tiré les marges de raffinage vers le haut. Oui, c'est ça. Les marges de raffinage européennes sont passées de 13 dollars par baril à 33 dollars entre le 2e et le 3e trimestre. C'est ce que c'est ce que vous expliquiez.

Euh au fond, est-ce que Marie de Vergess, est-ce que Total Energy est pas le grand gagnant parce qu'il est présent tout au long de la chaîne, c'est-à-dire de l'extraction à la station service. Oui, alors ça effectivement c'est ce qu'on dit et depuis le début de la crise he c'est vrai qu'il est à la fois au niveau du puit et puis comme vous le dites en bout de chaîne à la station. Donc en fait il bénéficie de ce modèle hyper intégré. C'est ce que met avant Patrick Pouyané. Euh donc en gros quand le prix du baril monte, lui il continue à extraire au même prix.

Donc il empoche la marge et en plus maintenant euh comme l'explique monsieur Chilanski, il y a cette tension énorme sur les produits raffinés dont il bénéficier au niveau de ses raffineries. Ça c'est très nouveau parce que habituellement les raffineries sont des activités qui sont plutôt déficitaires. Ça l'était pas ça ça l'était pas au cas de en 2022 2023 quand il y a eu déjà une crise énergétique. Déjà à cette époque, ils ont profité de cette activité mais là c'est décuplé pour les raisons qui ont été expliquées et aussi parce que finalement en Europe on a de moins en moins de raffinerie.

Depuis 25 ans, elle ferme en grand nombre ce qui fait que on a ce déficit amplifié pour les raffineries qui restent. Ça fait un surcroix d'activité très profitable. Mais il y a des produits du pétrole raffiné qui arrivent à sortir du D3 d'Ormous aujourd'hui. Un peu un peu. Il est raffiné par qui ? Total à garder des raffineries. Raffainer par ils sont raffinés par les raffineries du Moyen-Orient. C'estàd celles qui sont en Arabie Saoudite au Kouit. Et il y en a une partie qui arrive à se faufiler au travers du D3 d'Ormous dans des conditions que je vous raconte pas.

c'està dire par des petits bateaux qui vont transborder vers des grands bateaux enfin quelque chose de très chérit d'autant absolument le prix du litre enfin le prix du baril absolument et donc le prix le prix de marché a a explosé à un niveau qu'on avait jamais connu les autres sociétés pétrolières ont fait des bénéfices aussi considérables je pense je reps ont présenté des résultats absolument historiques aujourd'hui on dira la fin de l'année mais je crois pas qu'il y ait jamais eu des des bénéfices de cette nature. Je vais vous donner un exemple. Regardez. Non non mais attendez, on les a sous les yeux. Chelle le britannique.

Absolument 12 milliards de dollars au 3è trimestre, ça fait 126 % de de hausse de bénéfice. Et Repsol l'Espagnol 2,8 milliards d'euros de bénéfices au 3è trimestre. Alors là c'est plus 400 % par rapport à la même période l'année dernière. Il y a il y a une chose dont on n pas parlé encore, c'est le trading. Alexandre Catb quand les routes du pétrole sont bouleversées, c'est aussi là que les négociants de de Total ont réussi à gagner beaucoup d'argent. [rires] Oui, en effet parce que on a connu non seulement une hausse très forte du prix du pétrole et des produits raffinés, mais également une hausse de la volatilité, c'est-à-dire de la variation de ces prix au quotidien.

Et les traders aiment bien la volatilité. C'est là qu'ils gagnent de l'argent, beaucoup d'argent parce qu'il ils peuvent faire des des transactions et se rémunérer sur ces transactions financières. Et donc effectivement, on constate non seulement pour total donc tous les pétroliers qui ont ces activités de trading ont gagné de l'argent, mais également les banques d'investissement qui sont impliquées sur ces activités pétrolières en et les et les sociétés de négo spécialisées ont également euh engrangé des profits records.

Et justement, est-ce qu'on arrive à savoir euh par rapport à ces bénéfices quelle est la part en fait qui est d à la situation voilà géopolitique et quelle est la part qui est d à ces activités un peu pas forcément de spéculation mais voilà est-ce qu'on sait combien total remporte juste parce que les cours voilà augmentent et combien il remporte parce que lui justement a intérêt à faire avec ses fluctuations justement jouer sur les marchés. En fait, on a beaucoup de mal à à à à démêler [raclement de gorge] un peu cette cet échevaux parce que euh on a des activités effectivement qui sont très intégré avec de multiples intermédiaires euh à tous les maillons euh de la chaîne.

Et c'est un marché de de gré à gré en quelque sorte puisque ce sont des gros blocs qui se nég négocie entre des traders à Genève, à Londres, à Singapour, à Shanghï et tout se fait entre professionnels qui se connaissent sur ce marché. Marie de Vergè, ce qu'on dit là depuis tout à l'heure, ce sont des profits qui se réalisent hors de France.

Alors pour l'activité des raffineries en l'occurrence une grande partie réalisée en France puisque Total a encore trois raffineries en France mais effectivement une grande partie de de son activité aujourd'hui enfir l'essentiel de son activité aujourd'hui est réalisé à l'étranger et c'est c'est bien pour ça que se pose la question de la taxation des impôts que régulièrement effectivement Patrick Puené explique que bah s'il ne paye pas d'impôts en France sur les sociétés très souvent c'est parce que son activité principale en France est déficit et il y a une question téléspectateur sur sur justement ce que Total fait de cet argent, je crois exactement la question d'Arnaud là, on s'est posé la question justement de comment venaient ces bénéfices.

Il vous demande comment Total utilise ces bénéfices Jean-Louis Filanski entre les dividendes, les investissements est-ce qu'on sait justement ce que Total fait de toute cet argent ? D'abord, je revenir je je pos je vais revenir sur votre question. Du point de vue de l'activité mondiale de Total, Total en France, c'est très peu de choses par rapport à Total Monde. Il y a pas de de de production de pétrole ni de gaz. Il y a trois raffineries sur 13 raffineries dans le monde et il y a 3000 stations services en France sur 13000 stations services dans le France. Donc la France c'est probablement 15 % des des profits totals au maximum les bonnes années comme cette année.

Et juste d'ailleurs pour rebondir Patrick Pouillané tout à l'heure dans sa conférence a indiqué aux investisseurs que Total n'était pas une entreprise française. Oui ça ça mais c'est juste de présenter les choses comme ça c'est terrible. Ça dépend à qui vous parlez. Ça dépend à qui vous parlez. En même temps. Le siège social de Total est en France. Le président de Total est français. Le comité exécutif de Total et largement français. C'est une entreprise française mais le vend comme un géant français dont certains disent qu'on doit être fier aussi. Mais le siège de Total pourrait très bien déménager. Je dis pas qu'ils vont le faire du tout mais ils pourraient très bien déménager.

Pour pour revenir à votre question d'Arnaud voilà sur ces bénéfices c'est des dividendes, c'est des investissements. J'ai pas les j'ai pas les chiffres en tête mais les mais les investissements sont considérables. Les investissements de total c'est de l'ordre de 15 à 20 milliards d'euros par an. Ensuite, il y a les dividendes qui sont probablement de l'ordre de 6 à 7 milliards d'euros et donc le cash flow dégagé par total par d'abord dans les investissements pour trouver une nouvelle source de pétrole dans les dividendes et puis dans dans les autres opérations.

Alors forcément 7 milliards et demi d'euros de bénéfices, je l'ai donné en dollar tout à l'heure, je vous le donne en euros 7 milliards et demi. Bon [raclement de gorge] ça donne des idées à certains. D'autant que toute la classe politique jusqu'au gouvernement s'est régulièrement interrogé sur sur ses profits. Exactement. Je vous ramène un petit peu en arrière. C'était en 2022. Donc c'était il y a pas très longtemps. Pour certains, ça peut paraître une éternité. Nous sommes à la REF, vous savez, c'est les universités du MEDEF et un certain ministre de l'économie est interrogé sur le sujet. Écoutez, vous avez bien sûr entendu parler de cette polémique aussi sur les super profits.

Non, vous n'étiez pas là cet été. Alors non mais je ne sais pas ce que c'est qu'un super profit. Donc non, je l'ai pas entendu. Je sais que les entreprises doivent être profitables. C'est tout ce que je sais. Bon, ça fait rire. Ça ferait peut-être moins rire aujourd'hui une telle déclaration. Alexandre Catab, est-ce qu'on est capable de dire objectivement qu'est-ce qu'un super profit ? Quelle est la part bah qui est pas voilà naturelle dans l'entreprise qui est d à cette crise géopolitique ? Justement, vous savez, il y a il y a il y a des indicateurs, on peut se battre sur les indicateurs, c'est jamais difficile mais en fait on a des normes de rentabilité tout secteur confondu.

On sait que la la marge brute doit être autour de 20 % on va dire voilà du du chiffre d'affaires. Au-delà, tout ce qui est au-delà, on peut dire que c'est des super profits ou des profits exceptionnels. Voilà, on peut dire ça comme ça. Maintenant, il y a des secteurs d'activité qui sont plus risqués que d'autres et des secteurs d'activité qui requèent beaucoup plus d'investissement que d'autres. Et il faut aussi prendre en compte cette réalité-là et ce mode de financement, ce mode de fonctionnement qui est très différent d'un secteur à l'autre et même d'une entreprise à l'autre.

Euh parfois, on est ici à l'Assemblée nationale et forcément le sujet a beaucoup occupé les couloirs euh et notamment aux quatre colonnes où nous sommes allés rencontrer les les députés ce matin pour les interroger sur ces bénéfices inédites de Total. Écoutez-les. Avoir démarges qui sont quasiment multiplié par de en un an, c'est inadmissible. C'est au détriment du pouvoir d'achat des Françaises et des Français qui n'ont pas d'autre choix que de faire appel aux deux ou trois grandes compagnies pétrolières pour faire le plein. Il faut donc que lesateurs qui représentent les intérêts de la population agissent et encadrent ses marges.

À un moment donné, il faut arrêter de nous raconter des histoires pour les enfants comme quoi ce seraiit des gens généreux. Ils ne le sont pas. Ils font de l'argent sur la crise, ce sont des profiteurs de guerre. C'est ça la question. Peut-on taxer des revenus qui réalisaient à l'étranger ? Si du moment nous on considère qu'on peut taxer des revenus à l'étranger, on se pourrait donc subir des taxations étrangères sur les revenus réalisés en France ? réjoui que une entreprise comme Totale puisse rivaliser avec d'autres champions internationaux.

Il n'empêche que nous sommes en France que si elle peut faire ses profits notamment souvent à l'extérieur, c'est qu'il y a eu des conditions françaises qui lui ont permis de réaliser ses profits. Elle doit participer à l'efforts national. Voilà, propos recueilli par Dario Borgognonnes. Vous vous dites tiens, on n pas entendu de députés insoumis. Bon, c'est normal, il y en a une avec nous ce soir. Bonsoir Aurélie Trouvé et merci d'être en direct avec nous ce soir député la France insoumise de Sandy. 7 milliards et demi d'euros de bénéfices. Combien voulez-vous en prendre ? D'abord, je veux dire que Total a fait 10 milliards de profits supplémentaires depuis le début de l'année.

Voilà ce que sont les super profits que manifestement les ministres de l'économie macronis ne connaissent pas. Et ça veut dire que pendant qu'il y a plein de gens qui ne peuvent plus aller travailler parce que le carburant le carburant est trop cher, et bien Total a doublé ses profits. Donc pendant que les les Français sont dans la crise, et bien pour Total et ses actionnaires, c'est plutôt la fête comme jamais. Voilà. 10 milliards de profits supplémentaires, c'est l'équivalent du budget du ministre de la du ministère de la justice, pardon, pour avoir une idée. Et ça c'est pas versé ni au salariés, ni au consommateurs de total, ni au contribunable.

Ça va profiter quasiment uniquement aux grands actionnaires. D'ailleurs, Total a annoncé 2 milliards et demi de rachat d'action. Mais vous ne répondez pas à ma question. 7 milliards et demi d'euros de bénéfices au 3e trimestre, combien voulez-vous en prendre ? Nous, on s'y prend pas comme ça. La France insoumise. Ce qu'on propose c'est un blocage des prix et des marges qui est la meilleure façon aujourd'hui euh et bien d'avoir un quelque chose qui juste total. Mais absolument pas. Mais non, c'est pas vrai. Il a plafonné. Bah ça dépend à quel niveau. Écoutez, ils l'ont ils l'ont plafonné à 1,99 € l'essence, 2,25 € le gazol.

C'est 30 centimes plus pour l'essence par rapport avant la guerre et c'est 60 centimes de plus par litre pour le gazol. D'accord. Et bien tout cela va dans les poches de total en super profit, en profit supplémentaire puisqu'il n'y a aucune raison, il y a pas de coût supplémentaire par rapport à au début de la guerre. Donc tout ça est reversé directement dans les poches de total et lui permet de faire des profits supplémentaires. Donc je n'appelle pas ça un plafonnement qui soit juste pour les Français et total en réalité pourrait se permettre beaucoup de de baisser beaucoup plus ses prix et en réalité c'est à l'état de lui demander.

D'ailleurs, c'est ce que l'Allemagne s'apprête à faire, un plafonnement des marges et des prix, c'est ce que beaucoup d'autres pays ont fait dans le monde. Mais je voilà ce gouvernement macroniste a manifestement une complaisance. On l'a vu avec Bruno Lemer d'ailleurs tout à l'heure dans son J'entends bien. Alors Bruno Lemer c'était c'est une anarchie il y a 4 ans aurait trouvé. Euh vous votre proposition elle est laquelle ? Mais vous croyez que monsieur Lescur le ministre de l'économie dans un un autre esprit il arrête pas de nous dire on va l'entendre tout à l'heure mais c'est vous que j'ai envie d'entendre pour le moment. Quel est votre projet ?

Mais notre projet est très cœur, je viens de vous le dire et nous sommes ça. Nous nous disons depuis 8 mois, il faut plafonner les prix et les marges. Mieux que ça, dès 2022, j'avais porté avec mon collègue Manuel Bompard une proposition de loi pour déjà plafonner les marges de total qui s'était déjà fait plein de profits supplémentaires. Donc je et et nous voulons d'ailleurs plafonner pour être très clair le prix au niveau d'avant la guerre, c'est-à-dire 1,70 € pour le litre d'essence, 1,80 € pour le litre de gazol. J'en profite pour dire que je vais sortir, je je suis en train d'être rapporteur d'une mission parlementaire sur le prix des carburants avec mon collègue Henry Alpandarier.

Nous sortirons ce rapport mardi et nous aurons un certain nombre de conclusions sans nous le déflorer sans nous le déflorer totalement. Est-ce que vous êtes arrivé à des conclusions qui vous ont surprises ? Oui, tout à fait mais je ne peux pas vous en dire plus. Je veux pas le déforer y compris par respect par rapport à mon collègue de deux deux groupes par vous pas entendu parler de la taxation des super profits. Vous avez vu que ce soir Total énergie s'emploie méthodiquement à répondre à chaque poste sur X des insoumis et notamment Aurélien Leco qui Oui. Le vôtre aussi.

Aurélien Lecoc trouvait anormal cet après-midi que Total ne paye pas d'impôts sur les sociétés en France alors que Total il réalise 25 % de son chiffre d'affaires. Bon euh l'impôt sur les sociétés Aurélie trouvé, vous pouvez pas expliquer à Aurélien Leco que c'est pas sur le chiffre d'affaires, mais sur les bénéfices ? Alors sur attendez d'abord sur l'impôt sur les sociétés en 10 ans Total n'a pas versé d'impôt sur les sociétés pendant 8 années tout en faisant des énormes profits à l'échelle mondiale.

Mais ce qui se passe c'est que à l'échelle Ben oui mais qu'est-ce qui se passe d'ailleurs je vais pas tout déflorer du rapport mais ce qui est très clair qui ressort de toutes les auditions c'est que Total fait d'énormes profits dans le trading qui est lié aux raffineries françaises. Et ces profits du trading, elles sont ils sont enregistrés en Suisse et donc évidemment pour la fiscalité suisse qui est un véritable paradis fiscal. Donc évidemment ça ne ça ne contribue pas à l'impôt sur les sociétés en France. Donc ça s'appelle de l'optimisation ou du voilà et et en réalité euh une forme d'évasion fiscale.

Euh merci d'avoir été avec nous en direct ce soir et on se reparlera sans doute mardi prochain à l'occasion de la présentation de votre de votre rapport sur les prix des des carburants. Les prix justement, on va en parler ensemble d'abord d'un mot. Est-ce que sur cette taxation qui a été beaucoup réclamée cet après-midi notamment par les députés de gauche, la taxation des profits, c'est juridiquement faisable ? Ah sur la sur la en France ? sans aucun doute, ça rapporterait de l'argent. En France, on peut taxer les profits qui sont faits en France. On peut pas taxer les profits qui sont fait en Arabie Saoudite parce qu'ils ont déjà payé la taxe.

Par contre, en France, est-ce qu'on arrive à évaluer la part des profits réalisés par Total sur le sol national ? Maral Total va payer un impôt sur les sociétés cette année he du fait des profits qu'il a réalisé. Je crois d'ailleurs que Patrick Pouyan en a parlé euh par ailleurs, un impôt sur les surprit comme on les appelle euh ça a été mis en place pendant la dernière crise énergétique. Ça n'avait le produit de cette taxe n'avait pas été très important. Ouais. Et hier, on rappelle que les députés ont rejeté les amendements qui visaient à taxer les profits fossiles dans le projet de loi de financement 2027. Donc bon bah mettre les choses à leur place quand même.

La France en France les grandes sociétés ont un taux d'imposition de 35 % à cause de la taxe exceptionnelle sur les grands groupes et ça c'est le taux d'imposition le plus élevé en Europe. Alors on peut on peut on peut continuer mais à un moment donné vous dites quoi ? Il faut se féliciter que Total reste encore en France en fait c'est ça que vous dites. Vous se féliciter surtout que Total énergie soit pour l'instant resté en France. l'énergie était pas en France, les prix ne seraient pas plafonnés à 1,99 et à 225 pour le gazol. Donc, il faut aussi tenir compte du fait qu'ils ont fait un effort sur les prix des carburants.

Alors, puisque vous en parlez, [toux] les prix à la pompe sont amenés à évoluer prochainement [raclement de gorge] puisque vont arriver la semaine prochaine, si tout va bien, les 100 millions de barils de gazoile à l'issue des stocks stratégiques. Donc, ça ne concernera pas le SPL 95, ça va concerner les véhicules diesel. Pardon mais euh Alexandre Catb, il y a pas un peu de cafouillage sur la date de la baisse des prix ? Euh en fait il y a un cafouillage sur l'ensemble de cette opération. C'est présenté comme une véritable, on va dire un effort incroyable de l'État.

Mais en réalité ces 100 ces 10 millions de barils correspondent à ce que l'État français aurait dû euh on va dire livrer sur le marché dans le cadre de l'opération qui va qui avait été conclue en avril dernier des fameux 400 millions de de voilà de baril à l'échelle des pays de l'OCDE. Et donc euh on voit que c'est quelque chose qui avait déjà été planifié euh et c'est ils ont ils ont juste accéléré la mise sur le marché de ces stocks. On parle d'une baisse de 12 à 18 centimes. Oui. Ce que ce que vous dites est juste, sauf que ils le mettent sur le marché à un prix qui n'est pas celui de du marché mais parce que c'est du gasoile acheté avant le début de la guerre.

Parce que c'était Exactement. Donc ils mettent sur le marché du gazoile au quart du prix de marché. demande insistement de répercuter. Est-ce qu'on est sûr que les distributeurs vont répercuter ces prixlà ? Et ils vont le contrôler. Donc il y a tout un système qui est en place pour libérer comme ils disent les stocks stratégiques en fait les vendre à un prix un très inférieur au prix de marché et donc les distributeurs vont effectivement avoir un coûte plus bas et le gouvernement insiste et contrôle que ce coûte plus bas. Français, ils sont à 24 heures près pour faire leur plein. Il était question du 1er novembre.

Marie, est-ce que le 1er novembre, bon c'est pas de bol, ça tombe un dimanche, bon pardon, on est en France le dimanche c'est pas gagné mais est-ce que à partir de dimanche les prix à la pompe, on va voir, on va les voir baisser de 18 centimes ? Alors, de ce que je comprends, ça va être un peu variable selon les stations. Euh chez Total, a priori, il est quand même décidé d'essayer de mettre ça en œuvre dès le 1er novembre. Donc Total va aant rajouter la baisse à son à son blocage des prix.

Voilà ce qu' ils disent qu'effectivement eux la baisse répercutée sera moins importante du fait du blocage et puis pour par une un calcul de part de marché en fait il récolte un peu moins de de gazol que ce que représente leur part de marché. Donc chez Total, on sera autour de 2,10 €. On sera ils disent qu' il y aura une baisse d'environ 10 centimes par rapport au prix mais ça peut varier un petit peu une station à l'autre. par exemple sur autoroute où le prix est beaucoup plus cher normalement c'està dire qu'ils font un effort plus important sur le plafonnement peut-être que la baisse sera un peu moins importante.

Donc on sera à 2 € autour de 2,15 € le lit de gasoile chez Total et autour de 2 € dans les autres stations. Ça va peut-être aussi soulager la pression sur les stations totales qui sont quand même prises d'assaut les weekends. Il y a des fils d'attente incommensurable devant chaque station totale. Je je veux pas être pessimiste là, mais ça m'étonnerait beaucoup que ce soit instantané parce que si vous êtes distributeur, vous avez vos contrats, vous avez vos approvisionnements, du jour au lendemain, vous pouvez pas dire 20 % euh de mes ventes. Euh Oui. C'est-à-dire queil faut écouler euh l'essence qui est en ce moment dans les cuves. Oui. Oui.

Donc ça va prendre ça va prendre un peu de temps, ils vont le faire, c'est certain, mais ça ne va pas être instantané. Mais vous dites quoi ? Vous dites que peut-être ce sera pas avant le 10 novembre. Ouais. Oui. Ouais. Oui. Oui. Oui. Ça ça va être progressif dans le courant du mois de novembre tel que je le vois. Et on peut pas substituer 20 % de l'approvisionnement du jour au lendemain. En plus c'est un produit différent, c'est un produit à un autre coûte. Donc ça va être progressif. Combien ça va être la semaine prochaine ? J'en sais rien. Peut-être 3 4 5 mais pas pas beaucoup plus. À l'arrivée, c'est une baisse qui va permettre d'économiser 10 € par plein pour ceux qui roulent au diesel.

Il y a encore des véhicules essence. Mais ce qu'on voit surtout, c'est que la consommation de carburant semble [raclement de gorge] s'être effondrée en octobre. On va attendre les données consolidées d'ici lundi prochain. Mais le patron de coopérative U, Dominique Chelcher disait hier que lui note une baisse de 40 % de la consommation d'essence dans ces stations. Jusqu'à présent, on avait plutôt eu des baisses de l'ordre de 10 % au mois d'août 15 %. Est-ce que c'est quelque chose que vous arrivez à mesurer ? Est-ce que c'est crédible cet effondrement de 40 % de la consommation d'essence ? Non, c'est pas 40 % de la consommation d'essence. C'est pas possible.

Ce que dit Chelle Cher, c'est que dans certains de ces magasins, il y a des chutes considérables et ça c'est tout à fait possible s'il est à côté d'une station totale ou dans des circonstances particulières. La baisse de la consommation de carburant depuis le début de l'année, c'est 4 %. Depuis le début de l'année. Depuis le début de l'année dont 7 et demi pour le gazol. Ce qui est considérable, c'est déjà beaucoup. La la baisse de 7,5 % sur le gasol, ça veut dire que les gens se serrent la ceinture. Il vraiment ils sont euh ils ne roulent pas quoi. Et ça ou ils font plus que se serrer la ceinture. Ils ont laissé la voiture au garage. Pardon ? Pardon ?

Ils ont laissé la voiture au garage pour Exactement. Il est contrairement peut-être à ce que dit le ministre de l'économie euh ça ça devrait empêcher de dormir hein. Hm. C'est peut-être un signe de difficulté économique. Ah oui, il a dit ça en effet Elsa Mondingava hier à l'Assemblée nationale et ça fait beaucoup de bruit depuis hier. Exactement. Roland l'Escur, le ministre de l'économie, vous savez, on discute du budget ici à l'Assemblée et les oppositions, ce qu'elle propose donc à la fiblo des prix, d'autres c'est jouer sur les taxes dans le prix de l'essence. Il y a plusieurs taxes, la TVA, l'ancienne TICPE et puis d'autres taxes. Jouer avec, certains le proposent.

Roland l'escur n'est pas d'accord. Quand vous dites les prix du pétrole sont trop trop élevés en France, la raison essentielle pour laquelle les prix du pétrole en France sont plus élevés qu'ailleurs, c'est qu'on taxe plus qu'ailleurs. Moi, c'est pas une taxe qui m'empêche de dormir. Je sais que ça n'empêche d'endormir d'autres, mais moi, ça ne m'empêche pas de dormir. Ça permet de financer plein d'infrastructure. C'est très bien. Avant votre analyse, Alexandre Catb, rien que sur le moment, c'est une maladresse, une imprudence du ministre de l'économie.

maladresse, c'est on pourrait même dire c'est un peu une déconnexion par rapport au quotidien que vivent les les Français et à la place que tient que tiennent les carburants dans leur budget. Et vous comprenez pourquoi le gouvernement refuse absolument de jouer sur ces taxes ? Alors vous parliez de la baisse de la consommation, le gouvernement utilise beaucoup cet argument pour dire attention il y a pas de cagnotte. C'est pas parce que le prix de l'essence a augmenté et que dedans l'État prend un certain chiffre que il s'est enrichi, mais est-ce que vous comprenez pourquoi on ne touche pas aux taxes ? La cagnotte, elle est structurelle si vous voulez.

C'est c'est des dizaines de de milliards d'euros entre la TVA et les assises pétrolières he l'ancienne TICPE hein. Et c'est tout le problème et c'est c'est en fait [grognement] l'idée de faire de mettre en place une taxe flottante, ça a été déjà proposé et même je crois sous le gouvernement Jospin il y a la TIPP flottante. ça a été expérimenté et je pense effectivement que c'est une bonne solution parce que l'idée c'est pas que l'État finalement tire une rente de ces situations ou des super profils lui-même de situation depuis le début le gouvernement ni toute rente pétrolière.

Certains gouvernements en Europe ont mis en place ce type de dispositif hein de l'Espagne à l'Italie et et d'autres pays pour essayer de minimiser en fait l'impact de la variation des prix à la pompe tout en soutenant la transition énergétique. Et on peut faire les deux, c'est-à-dire qu'on peut garder les prix dans un certain corridor qui permet de financer cette transition énergétique mais tout en évitant ces envolet brutales qui là déstabilisent totalement l'économie. En même temps, essayez de répondre à votre question sur les taxes. 10 centimes c'est 5 milliards. C'est ça.

Extrêmement cher et à la fin c'est quelques centimes sur le plein que les gens ne c'est imperceptible pour le consommateur. C'est un trou les 5 milliards ou les ou les 10 milliards. Une question des finances qui soul pas que dans le climat social actuel avec les manifestations annoncées pour ces weekends dire ce ces profits paramineux hein de total ça ça contribue à une explosion quoi. Alors, je je c'est marrant parce que le choc, ça c'est c'est au moment où la France est en crise, il y a une perception émotionnelle ou de ces profits totals qui semblent hors de hors de proportion. Mais est-ce vraiment le cas quand on voit les fils d'attente chez Total ? Oui.

Dit les gens en fait, ils vont chez Total. Pourquoi ? Parce que c'est les moins chers. Bien sûr. Écoutez ce qu'and le patron de Total, Patrick Pouyané qui a accordé une rare interview à nos amis de public Sénat. Ce sera diffusé demain dans l'émission Masterclass sur la 8. Il a révélé pour la première fois ce que lui avait coûté ce blocage des prix depuis le depuis qu'il l'a instauré. Écoutez ce qu'il en dit. Aujourd'hui, c'est un coût, on doit être à peu près à 500 millions d'euros. Donc, on peut me dire que c'est pas beaucoup d'argent, c'est quand même beaucoup. Donc, c'est un choix délibéré. Mais vous avez gagné des parts de marché au passage.

Non, mais on gagne des parts de marché mais chaque part de marché me coûte un centime de litre. Enfin, je aujourd'hui, je vends moins cher l'essence que ce que je devrais faire. H voilà. Après, voilà. Donc par de marché, oui, on est mais parce qu'on est populaire. Donc j'adore cette l'entreprise devient populaire. Moi, je trouve ça super pour une entreprise qui est on est en train de réconcilier les français avec le capitalisme, une entreprise qui gagne beaucoup d'argent et qui est populaire vu d'en bas. Donc en haut, on nous critique en bas aujourd'hui, on est populaire, il y a la queue partout, ils veulent tous aller chez nous.

Alors, j'ai quand même l'impression qu'on a un problème de perception. [rires] Oui oui, quand je vous écoute et quand j'entends Patrick Poyané et en même temps quand je vois ces fils d'attente chez Total, tout le monde se dit "Bon bah heureusement qu'il y a ce blocage des prix parce que sinon ce serait encore pire." Oui. Patrick Pouyané dit "On va devenir l'entreprise la plus populaire de France." Pour l'instant, c'est action le roi Merlin et Décathlon hein. Vous y croyez Marie ? En tout cas, c'est un argument qui le met souvent en avant.

Je pense que c'est quand même un argument très difficile à vérifier et par ailleurs euh je pense qu'il aura quand même du mal à se détacher de cette image d'entreprise qui surf un peu sur le chaos géopolitique queles que soient les opérations qu'il fait à la pompe. Mais vous croyez pas que les Français ont quand même une forme de petite reconnaissance ? Ah ben en tout cas ils ont ils ont vu où était leur intérêt au niveau du plein, ça c'est certain. De là à se transformer en amour pour l'entreprise, je pense qu'il y a quand même une c'est c'est ce que c'est ce que semble dire Patrick Pouyané. Il va y avoir du chemin à faire. Il va y avoir du chemin à faire.

Vous pensez aussi Jean-Lou Chil l'image l'image du de la grande société pétrolière qui gagne beaucoup d'ar philanthrope. Ça reste ça reste une image difficile à à changer. Merci à tous les trois d'être venus en tout cas en parler ce soir sur le plateau de chaque voix compte. Dans un instant, on va encore parler d'argent. On va parler de la taxe émeute qui semble pointer le bout de son nez dans nos contrats d'assurance au 1er janvier 2027. On en parle avec nos députés tout de suite mais d'abord d'abord Nicolas Domenac Quad. Mais où est passé Raphaël Gluxman ? Et bien si vous voulez le revoir, ce sera demain.

C'est à Trappe [rires] puisqu'il a prévu de se rendre demain soir à l'hommage qui sera rendu au aux victimes de l'attentat terroriste raciste de de vendredi dernier. Si toutefois les insoumis lui fichent la paix. Oui, la décision a pas été facile à prendre hein quand même parce que la pression est rude sur Raphaël Luxman depuis son rendez-vous depuis son rendez-vous pardon depuis son succès à la primaire. Il dénonce d'ailleurs une campagne de harcèlement dont il serait victime. C'était sur téléphone.

Écoutez, regardez, il y a une campagne de harcèlement de la France insoumise euh contre moi et que tous les événements qu'on organise sont troublés par des militants de la France insoumise et qu'il y a pas un pas que je puisse faire sans rencontrer une hostilité. Donc ça c'est organisé. C'est vrai qu'ils l'ont pas lâché hein depuis cette primaire là.

Vous vous souvenez sans doute du soir de ce succès hein quand il était il a reçu du riz d'abord de la part d'une militante et les filles puis après il a été aspergé de farine on ne sait pas exactement par qui et puis il y a eu un déchaînement quand même hein de de d'agressivité contre lui de sur les réseaux sociaux où il a été traité de pentin de représentant de l'extrême droite ou de la gauche caviare selon Denis Bali selon Bali Bakayoko le maire de Saint-Denis. Bon euh c'était vraiment rude comme pression et ça s'est manifesté tout particulièrement place àingrade à Paris lundi soir hein où il y avait une cérémonie en l'honneur des victimes du l'attentat raciste de Trap.

Euh c'était organisé par les socialistes en grande partie, les maires de gauche et il y a eu Emmanuel Grégoire notamment qui a pris la parole et ben sous l'écrit de Tout le monde déteste les PS et donc Gluxman en particulier. Mais euh il est habitué en fait euh on se souvient de la campagne des européennes où il avait déjà eu plusieurs offensives contre lui, Raphaël Guxman. Ah, les insoumis affirment qu'il n'en étaient pas à l'origine, mais pendant cette bataille électorale, il s'en était vivement pris à Raphaël Duxman, c'est vrai, qui était le concurrent et surtout le social traître. On l'accusait déjà d'être un droitier.

Et il s'est produit une scène qui a beaucoup marqué un peu tout le monde mais enfin surtout les socialistes, hein. C'était à Saint-Étienne le 1er mai 2024 et le candidat socialiste a dû être exfiltré. Vous vous en souvenez peut-être, c'était sous des cris hostiles. Alors, c'était sans doute des militants communistes. D'autres disent qu'ils étaient proches de LFI. En tout cas, ça avait été ça avait fait beaucoup de mal ce moment. Oui. Reparti avec sa capuche exfiltré. Pourquoi vous dites que ces images l'ont fait mal ? Parce que un futur candidat à l'élection présidentielle qui bat en retraite, je veux dire, c'est un spectacle auquel on n'est pas habitué.

Je veux dire, c'est c'est un moment dire qui est fondateur de quelque chose qu'on voudrait bien effacer. C'est pour ça et bien qui va se rendre à trappe déjà demain. C'est qu'il ne veut pas avoir l'air de se défiler. Il entend être présent sur le terrain au moment où il talonne Édouard Philippe hein. Vous vous avez vu les sondages 14 à 15 hein grâce au succès au primaire. Maintenant, son défi va bien au-delà hein de sa présence sur le terrain. Demain, je veux dire, il faut trouver bah il faut qu'il trouve enfin ce moment de grâce qui il l'a toujours pas eu le le la victoire à la primaire. C'est un moment de grâce pour lui. Non.

Oui, mais ça pas c'était pour les socialistes à parler au socialistes et cetera mais ça c'est pas ce moment qui fait qu'un candidat je veux dire vous avez actuellement Marine Le Pen, vous avez Jean-Luc Mélenchon qui ont trouvé leur style. lui Hollande il l'avait trouvé d'une seule phrase. Souvenez-vous cet adversaire c'est le monde de la finance. Voilà, c'est court, c'est trouve sa punche. C'est ça. C'est sa punchline auelà ça signe vraiment une mutation. Vous faites beaucoup sourire Hugo Bernalicis [rires] vi nous rejoindre sur ce plateau pas que sourire. Merci Nicolas.

Bah on passe à la question qui fâche tout de suite [grognement] et on est là pour parler de la facture des dégâts après les violences des 17 et 24 octobre qui dépasse déjà le milliard d'euros. Qui va payer ? et bien peut-être les assurer via une taxe émeute qui serait ajoutée au contrat d'assurance auto et habitation à partir du 1er janvier prochain et on en parle ce soir avec vous Olga Gvernet. Bonsoir. Bonsoir. Député ensemble pour la République de l'in et bonsoir Hugo Bernalis. Bonsoir député la France insoumise du nord. Et nous sommes aussi en direct avec Stéphanie Durafour d'Asurlande. Bonsoir et merci d'être avec nous.

C'est Maité Fréon qui d'abord vous pose la question qui fâche à tous les trois. Dans la question qui fâche un pourcentage 0,8 % c'est ce que vous vous retrouverez peut-être à payer en plus sur vos contrats d'assurance automobile et habitation dès l'année prochaine. Alors qu'en pensez-vous que ça va me hérisser le poil ? m'a fait penser quand j'ai entendu ça. Bah vous savez quand on punit une classe entière alors qu'il y en a qu'un qui a fait une bêtise en fait voilà bah je trouve qu'on n'est pas du tout dans la justice là. Les caisses de l'État sont vides donc ils cherchent de l'argent partout et ça c'est quelque chose qu'ils ont pas envie de payer tout simplement.

C'est un malaise on le résoudra pas avoir une nouvelle taxe. Cette taxe émeut fonctionnerait sur le modèle des catastrophes naturelles. Ce dispositif ne date pas du 17 octobre. Il a été imaginé à la suite des violences de juin 2023 après la mort de Naël. Avec cette taxe, l'objectif serait d'abonder un fond d'indemnisation à hauteur de 400 millions d'euros par an. Cette somme serait réservée aux assureurs pour indemniser des commerçants sinistrés après des émeutes. Johann est directeur d'un magasin d'optique saccagé à Paris. Il attend des réponses rapides. On ne sait même pas quand on va pouvoir réouvrir. Donc qui dit pas de réouverture, pas de chiffre d'affaires.

On sait pas à quel niveau on sera aidé par nos par nos assurants sur la perte financière de chiffres. Alors la question qui fâche ce soir, la voici. Devons-nous tous mettre la main au portefeuille ? Et avant de vous entendre répondre à cette question, je voudrais d'abord m'adresser à Stéphanie Durafour d'Assurland. D'abord, est-ce que c'est fait ? Parce que il y a un doute, le Conseil d'État a été saisi. Est-ce que le 1er janvier cette taxe émeute va apparaître sur les assurances auto et habitation des assurés ? Alors, bonsoir. Effectivement, ce cette [raclement de gorge] ce projet de loi avait été intégré au projet de loi de finance 2026.

On était dans l'attente hein d'une validation de la Commission européenne. Ça a été chose faite fin juillet de cette année et donc l'État français a 1 an à partir de juillet pour mettre en place et publier les décrets euh ce qui n'a pas encore été le cas. Donc non sauf erreur de ma part pour le moment rien n'est ta acté pour le 1er janvier prochain. C'est un projet il peut-être publié mais ce n'a pas encore été le cas. 0,8 %, ça représente combien d'euros pour une famille qui assure un logement et deux voitures ? Alors, en gros, ce qu'il faut peut-être rappeler, c'est que cette taxe, elle ne sera pas prélevée directement sur les contrats d'assurance des assurés.

Ce sont les assureurs qui verseront 0,8 % des cotisations qu'ils reçoivent sur ce fond. Par contre, effectivement, il est fort probable que euh les assureurs répercutent euh cette ce pourcentage sur les contrats. Donc aujourd'hui, sur un contrat d'assurance habitation, ça représente à peu près 2,40 € par an par contrat. 2,40 € par mois, par an, pardon, et par contrat d'assurance. tous les assurés, même ceux qui vivent dans des dans des villages reculés où il y a jamais eu une émeute. Alors, l'idée effectivement de ce fond, c'est de mutualiser euh les coûts et donc de faire appel euh à la solidarité nationale.

Les assureurs pourront effectivement répercuter cette facture sur tous les assurés qu'ils vivent effectivement dans des zones reculées et moins exposées aux violences urbaines. Merci pour ces pour ces précisions précieuses. Stéphanie Durafour, Olga Gvernet, c'est normal de faire payer tous les Français pour les actes des casseurs.

Je crois que on l'a encore vu pendant pendant les weekends lorsque les commerçants sont attaqués, que leur boutiques sont attaquées, leur leur entreprise le le et bien ils sont assurés effectivement, mais je suis pas sûr, d'abord ça prend du temps et ensuite bah ça reste quand même très marqué et marquant et je crois que les Français d'abord en ont marre de voir ces images. On voudrait marre de payer aussi peut-être. On on voudrait plutôt des manifestations qui se passent bien et qu'à la fin s'il y a quelques détrituus à ramasser, ça serait bien tout ce qui pourrait être espéré. Et donc et donc de pouvoir faire jouer cette solidarité sur la partie des assureurs.

Comme on le disait, c'est les assureurs qui doivent payer mais effectivement ça peut être élargi aux assurés qui eux-mêmes devront devront payer. La question en fait c'est est-ce que la police d'assurance finalement ne couvre suffisamment pas les les commerçants ? C'est un point à à soulever et pas que les commerçants puisque on sait qu'avec tous les enjeux notamment écologiques et autres, les assureurs ont de plus en plus de mal à assurer l'ensemble des risques. On parlait tout à l'heure d'une hausse également pour les risques natur. Je crois que d'ailleurs c'est ce que dit un téléspectateur qui qui nous regarde.

Ça, je vous pose la question de Jamila qui dit "Je veux bien payer un peu plus mes assurances car le climat change donc c'est les catastrophes naturelles et cela impacte forcément nos conditions de vie." En revanche, pourquoi je devrais payer pour la case provoquée par des gamins dont je ne suis pas responsable ? Selon elle, c'est aux parents de ces gamins de payer. Hugo Bernalis, qu'est-ce que vous lui répondez ? Et ben [raclement de gorge] moi je réponds que là dans la circonstance, je pense qu'on va pas laisser les commerçants comme ça. Je suis sûr que cette dame n'est pas pour qu'on laisse les commerçants comme ça avec leur vitre brisé et qu'il puissent plus redémarrer.

Donc on a des personne personne ne veut ça. Bah oui. Bah d'accord. Donc après comment on fait ? C'est ça la question. Bah comment vous voulez faire ? J'y viens, j'y viens une seconde. Euh vous allez pas retrouver 100 % des gens qui ont cassé les vitrines pour leur faire payer. D'ailleurs, c'est pour ça que les macronistes propose un texte pour faire payer ceux qui ont pas cassé. Voilà, pour faire payer ceux qu'on pas cassé dans la manif et les Français aussi qui on pas cassé la casseur payeur. Mais restons sur dire à cette dame que c'est effectivement visiblement pour le les Macronistes, il y a pas un problème de ne pas gérer le climat.

Alors, on n pas encore voté donc vous savez pas qui c'est qui va voter. J'étais avec un sénateur Macron ce matin sur public sénat. Donc franchement, je suis au courant de hier matin pardon pour de qui de qui a voté quoi et c'est proposé par le gouvernement qui me semble-t-il vous le soutenez encore cette tax là. Ce qui nous intéresse ce soir, c'est cette taxe vousz comprendre quelle est votre position sur cette taxe. Et ben moi, je pense que c'est une bêtise de faire payer tout le monde parce que en fait, il faut en réalité faire en sorte que ce soit la solidarité nationale directement, c'est par le budget de l'État et pas par par les assurances.

Là, c'est une manière détournée de faire passer ça discrètement dans les contrats d'assurance pour que ce soit moins visible et moins moins de parce que c'est la responsabilité. Re de l'État, c'est quand même de la fiscalité, des taxes. Donc la question est-ce qu'elle s'applique ? Le budget de l'État, attendez, le budget de l'État, les recettes, c'est pas que les gens, c'est aussi les entreprises. C'est un ensemble global de taxes et d'impôts. Non, mais c'est une vraie solidarité nationale. Alors que les contrats d'assurance, c'est que les gens. Voilà, c'est quand même un peu c'est que les assurés.

Bahçon, c'est que les assureurs qui ont même assurland.com nous dit ce soir sur des entreprises. Oui, les assur ils vont généreusement chercher dans le budget. Très bien. Vous vous le prenez où ? Vous prenez où ? 400 millions d'euros pour abonder ce fond. Est-ce qu'on aurait pu éviter ça ? C'est ça la question. Non, allez-y au bout de climatique et autre. Est-ce qu'on pourrait faire éviter les dégâts, résoudre le problème par la à la cause, à la racine ? Et pour ça, il faut en fait mieux gérer le pays politiquement parce que c'est pas un problème de climat climatique au sens des règlements climatiques. Là, c'est le climat social qui est en cause hein. Voilà. Climat social chaud.

Pourquoi le climat social est chaud ? parce que ce gouvernement a mis le pays sans dessussous l'a endetté comme c'est pas permis, a cassé l'école publique, a cassé l'hôpital public, a cassé un certain nombre de de grands de grands services dans ce dans ce dans ce pays et à la fin tout le monde paye. Pas que Nicolas d'ailleurs, tout le monde paye. Bon et et j'ai envie de dire que effectivement il faudrait mieux gérer le pays. C'est ce qu'on s'apprête à faire en 2027 avec Jean-Luc Mélenchon et c'est pour ça d'ailleurs que Laurent Lunes a dit qu'il était le seul responsable de tout ça. On pourrait même dire que ça doit être Laurent Nunes qui paye finalement très directement.

Il a pas les moyens simplement quand même pour réagir par rapport à ce qui est ce qui est dit. D'abord, j'ai jamais entendu la France insoumise à appeler au calme et à appeler à justement ne plus avoir les événements que nous avons restons sur notre temps. Donc il faut attend quand même évoqué les macronistes et la la gestion du pays de manière générale. Donc effectivement, je vais je vais pouvoir y répondre également. Donc la question euh plus centrée des événements euh dernièrement, effectivement euh il y a des manifestations, il y a des revendications, il faut que le gouvernement puisse les adresser.

Effectivement, ils il était trop tard à l'allumage à la rentrée pour pouvoir euh bah empêcher ce qui a pu se passer ensuite. Et moi, euh je le reconnais euh bien volontiers. Maintenant, je j'en appelle à une responsabilité de la classe politique plutôt que d'aller euh pointer du doigt les responsabilités, d'en appeler euh au calme, d'en appeler justement à manifester paisiblement et de travailler dans le débat pour euh pour faire ça.

Donc euh donc quand lorsque la France insoumise disent c'est à cause des macronistes et euh c'est à cause du budget, bah moi je trouve que dans la période en préparation de la présidentielle, ça ne donne pas confiance aux Français de se dire on va être capable de travailler ensemble pour pouvoir apporter des solutions. Et personne ne rectifie là sur le fait qu'on aurait appelé à la violence plutôt qu'au calme. J'ai pas appelé, j'ai pas dit que vous aviez appelé à la violence, j'ai dit que vous n'avez pas appelé au calme. Mais justement personne n'a rien à rectifier sur le sujet. Mais vous êtes là pour en débattre avec Olga G.

C'est pas un débat là, c'est une rectification journalistique que vous pourriez faire en rappelant que Jean-Luc Mélenchon absolument toutes les semaines toutes les semaines a rappelé que notre méthode de mobilisation, elle était pacifique et que ça dessert la mobilisation que de fonctionner de la sorte. Donc moi, je veux bien qu'on fasse semblant de pas entendre he et de pas comprendre mais ça suffit en fait ces procès d'intention qui sont juste scandaleux parce que qui est sur le terrain pour que ça se passe bien et que ça dégénère pas ? Vous ? Non pas vous. C'est nous qui sommes sur le terrain.

C'est nous qui sommes sur le terrain pour faire en sorte que ça ne dégénère pas dans les manifestations devant les lycées et cetera et personne d'autre. Moi je je enfin j'entends vous débattez. OK, mais le départ c'est cette taxe émeute. Le départ c'est des commerçants, c'est le milliard d'euros de dégâts évalué pour le moment des violences des 17 et 24 octobre. Je ne comprends toujours pas si les assurés qui nous regardent comprennent que le 1er janvier, ils vont payer ou pas les dégâts des 17 et 24 octobre. Bah ils vont ils vont pas ils vont pas aimer les gens de devoir payer ça. Mais personne n'aimerait avoir à payer ça.

Moi je vous dis juste que c'est la solidarité nationale la plus immédiate. C'estàd le budget de l'État qui devrait y contribuer et pas par le biais d'une taxe sur les émeutes parce que c'est la responsabilité de ceux qui gouvernent et qui dirigent l'état actuellement. Voilà, ça me semble plus clair et plus limpide mais encore une fois les les les dirigeants politiques que nous avons aujourd'hui n'assument plus leur responsabilité. Il y a que le con Laurent qui a fait ça là au détour d'il y a de semaines d'une interview en remettant sa démission que personne n'a voulu. Visiblement, c'est bien dommage.

Euh euh mais euh mais franchement euh s'il y a bien des irresponsables, ils s'appellent ils sont au gouvernement et à la tête et à la tête de l'État à savoir le président de la République qui se lave les mains d' près tout. Ça aurait pas forcément ça aurait pas forcément répondu au aux problématiques puisque maintenant il faut pouvoir apporter des solutions et notamment financières. Attendez, je vous ai je vous ai écouté monsieur Bern, je vous ai écouté simplement au niveau des assureurs qui vont à partir du 1er janvier contribuer à hauteur de cette taxe.

Encore une fois, c'est les assureurs, ils ont deux possibilités réellement en fait, c'est de soit le reporter dans le prix de la police d'assurance des assurés, soit effectivement de d'amoindrir le la couverture d'assurance pour justement avoir ils vont devoir trouver un équilibre financier, ça c'est ça c'est sûr. Est-ce qu'on veut en fait moins bien assurer les Français pour que les assureurs puissent payer cette taxe ? Je suis pas sûr que ce soit la bonne solution non plus. Donc il y a un vrai équilibre sur l'ensemble des polices d'assurance et qui est dans l'ensemble des risques à à travailler.

Et la question aujourd'hui qui est faite par rapport aux commerçants, je crois que lorsque on sait où va l'argent et et en l'occurrence cette cette taxe, elle doit être affixée, elle doit être affectée puisque c'est un fond mais non, c'est un fond. Donc le fond la taxe la taxe est affectée. Vous dites normalement ça doit être le budget de l'État le budget de l'État effet de recette de taxes et d'impôts. Donc on la boucle est bouclé. Stéphanie Durafour en réalité combien les assureurs récupèrent-ils auprès d'un casseur condamné ? Alors déjà il faut identifier euh ce casseur et donc c'est là la difficulté. Euh c'est difficile de chiffrer ce montant.

Ce qui est sûr, c'est que par rapport à cette taxe émeute, en fait le vrai sujet, c'est que la garantie émeute, elle est pas acquise dans les contrats aujourd'hui. Les assureurs, on on la trouve dans la quasi totalité des contrats, mais suite aux événements de ces dernières années, les assureurs se disaient "Attention, aujourd'hui ça nous coûte trop cher ces émeutes." Et donc le risque pour les commerçants, les professionnels, les collectivités, les particuliers, c'était que les assureurs retirent cette garantie émeute ou alors imposent des des franchises plus élevées euh pratique plus d'exclusion.

Donc cette taxe émeute, en fait l'idée c'est de rendre obligatoire la garantie émeute dans les contrats avec cet abondement des assureurs et derrière la garantie de l'État. C'est un petit peu ça le le vrai sujet, c'est d'offrir une garantie obligatoire aux commerçants pour les émeutes plutôt que on est des assureurs qui retirent cette taxe ou qui durcissent les contrats. Vous savez que d'ailleurs c'est une galère quand on est parlementaire pour faire assurer sa permanence parlementaire depuis 3 4 ans avec l'augmentation des dégradations. C'est il y a plein d'assureurs qui refusent d'assurer les permanences parlementaires.

C'est un vrai sujet de C'est pour ça que moi je vous dis la solidarité nationale au moins elle on peut compter dessus. Voilà, je c'est il y a une question de Jean-Louis justement euh qui nous dit "Les compagnies d'assurance, elles génèrent des bénéfices depuis des décennies." Tout à fait. Où est cet argent pour indemniser les commerçants ? Stéphanie Durafour, est-ce que c'est vrai que finalement euh ils sont voilà quand on paye une assurance, on paye beaucoup, on n' pas grand-chose ? Est-ce que là pour le coup s'il y a des difficultés, ils peuvent pas verser un peu plus de bénéfices de leurs bénéfices, fuser dans leurs bénéfices.

Tout dépend un petit peu hein, les les assureurs déjà vous avez plein de typologies d'assuran différentes. Vous avez effectivement des assureurs côté en bourse, vous avez aussi des mutualistes et vous avez également des assureurs qui sont plus exposés au risque. Donc les tous les assureurs ne ne font pas de bénéfice. Certains en font effectivement. et certains ne sont pas du tout positionnés sur le marché des professionnels. Donc c'est difficile de répondre à cette question parce qu'il y a trop de typologie d'assurance, trop de trop de secteurs de produits différents.

H mais je crois que en fait sur la question des assurances, va falloir être très attentif à ce que ça ne devienne pas impossible pour les assurer en lesous pour les assurés dans des zones inondes. dit que cette taxe elle sert parce que maintenant on veut plus assurer certains commerces quand il y a eu des émeutes plusieurs années des lieux ici notamment la difficulté quand on a un refus d'un assureur d'assurance que ce soit pour des commerçants des entrepreneurs ou même également pour des collectivités territoriales ça pose quand même beaucoup de questions sur notre système de solidarité nationale.

Donc là, il y a un travail à faire de manière plus globale et la question de la couverture des risques encore une fois versus le modèle économique qui est proposé doit doit pouvoir être soutenable. C'est-à-dire que l'État par exemple lui n'a pas d'assureur. L'État est son propre assureur. C'est le principe de fonctionnement le classique et je pense que du coup on pourrait en conclure que comme l'État a été responsable dans les circonstances, il doit lui-même assurer la le pays en tant que tel. Mais ça pose effectivement la question. Enfin, je veux dire le le je crois que les les assureurs expliquent que ils ne savent pas assurer un pays un un pays à une planète à plus à plus de degrés.

Euh voilà, les projections qui sont faites, c'est que c'est pas assurable, c'est pas viable en fait économiquement de toute façon. Donc le problème, il est sur la table devant nous et pas très loin. Et avec l'État, l'État qui est effectivement garanti fait des prêts garanties par l'État. Donc on connaît quand il fait ce fond-là, c'est aussi des garanties qui sont données. Donc à un moment donné, l'État ne va pas non plus pouvoir garantir tous les risques. Il va falloir aussi travailler avec le prix fait à à trouver un équilibre. Et bien merci à tous les trois d'avoir accepté d'en parler ce soir dans chaque voix compte.

Tout de suite le journal de l'Assemblée nationale Bourbon Express, c'est avec Marco Pomier. Bonsoir Marco. Bonsoir dans Bonourbon Express. Ce soir la la niche parlementaire de la France insoumise, c'est la journée d'initiative par parlementaire d'FI avec un texte qui a qui a viré au bras de fer avec le Rassemblement national. Oui. À propos d'une proposition loi pour créer un parcours de soins pris en charge à 100 % par la sécurité sociale pour les victimes de violence sexiste et sexuelle. Sauf que deux députés Eren Mathias Renault et Théo Bernard ont déposé des dizaines et des dizaines de sous-amendements sur le texte colère de l'insoumise Gabriel Catala.

Je vais retirer mes quatre amendements comme ça les services n'auront pas de travail inutile à faire sur les amendements de deux hommes qui obstruent mon texte et qui empêche 80 % de victimes de violence sexuelle d'avoir un nouveau droit. Deux hommes qui appartiennent à un parti historiquement antiféministe, lgébiphobe, antisémite et raciste. Mis en cause, le député Eren Théo Bernard a répondu aux insoumis écoutés. Votre texte n'allait pas assez loin. C'est pour ça qu'il a fallu qu'on le sous-amende. Évidemment, il fallait qu'on le sous-amende pour avoir des choses plus précises. Vous vous fichez du droit des femmes. Vous vous fichez des victimes de violence sexuelle et sexistes.

Vous l'avez prouvé par vos votes. Vous n'avez pas voté pour la loi intégrale. Arrêtez de nous donner des leçons. Voilà, Théo Bernard qui fait euh référence à l'abstention des insoumis sur la loi intégrale contre les violences sexistes et sexuelles. C'était il y a 2 semaines. Au total, aujourd'hui 3 heures de débat entre sous-amendement et suspension de séance. Et au milieu de ce bras de fer, le bloc central euh qui a parlé du texte des insoumis comme un texte impossible à financer. Christophe Weisberg s'en est pris à Lfi et au Eren. Plus sérieusement, les victifs n'ont que faire de nos joutes et le spectacle que nous avons montré aujourd'hui était vraiment indigne.

Des deux des deux côtés de ces bancs, elles attendent une loi intégrale financée, déployée, appliquée. C'est là que nous mettrons nous au groupe PR notre énergie. Voilà, on a entendu Christopher Weisberg et juste avant 18h et bien les députés sont enfin passés au vote. Résultat 152 voix pour, 5 contre, toute la gauche a voté en faveur du texte et finalement le RN s'est abstenu. Le texte est donc adopté. Tout ça pour ça. Tout ça pour ça.

[grognement] Euh on parle aussi, on a beaucoup parlé des super profits de Total énergie dans les couloirs de l'Assemblée nationale et puis on a aussi parlé de Gabriel Atal qui veut donc organiser une grande primaire des démocrates pour départager les candidats du bloc central pour la présidentielle. Oui, à la peine dans les sondages testés à 5 % dans la dernière enquête ifop, le patron du groupe ensemble pour la République à l'Assemblée a fait cette proposition hier soir. Alors pourquoi maintenant ? Et bien parce que son rival Édouard Philippe recule aussi dans les intentions de vote. À droite Bruno Rotaillot et David Lissenard ne décollent pas.

D'où l'idée de cette primaire, je crois qu'il est temps d'être tous responsables et d'organiser le rassemblement auquel des millions de Français aspirent à travers une grande primaire qui devrait être une une primaire qui redonne de l'espoir à tant de Français qui aujourd'hui doutent et ne croient plus qu'il soit possible d'empêcher un deuxième tour dans notre pays ne se relèverait pas entre la France insoumise et le Rassemblement national. Oui mais voilà l'idée de Gabriel Atal a été froidement accueillie. Merci mais non merci. C'est un peu le message des entourages d'Édouard Philippe et de Bruno Rotaillot.

Une seule chose est claire, ce n'est pas ce en même temps aussi cafouilleux casardeux qui permettra d'éviter un second tour mortifère entre Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon. Le projet de primaire d'Atal est morné parce qu'il ne borne pas clairement le champ de la primaire et n'exclut pas Raphaël Gluxman. Seule réaction positive, celle de David Lisnard. Il y en a quand même une réaction positive. Le maire de Cann milite pour cette primaire et tacle au passage et bien ceux qui la refusent. Il va falloir que ceux qui continuent de s'y opposer donne un seul argument valable. Mais il faut se dépêcher car bientôt il sera trop tard.

Bon, vous l'avez compris he l'heure n'est pas au rassemblement même si Gabriel Atalin aimerait faire de la devise de la Belgique celle du bloc central. L'Union fait la force, on en est loin. Merci beaucoup Marco. Merci à tous les deux d'être venus ce soir dans chaque voix compte. Merci à Elsa et et Nicolas et merci à vous de nous avoir suivi. Chaque voix compte revient demain à 19h30. Je vous souhaite une excellente soirée sur la 8. À demain.