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Conférence de presseyoutube.com· 25 août 2025 59 minContradictoireFond programmatiqueBudget & impôtsInstitutions & électionsÉconomie & entreprisesEurope & international

Vote de confiance, budget 2026, 49.3... Le discours de rentrée du Premier ministre, François Bayrou

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 38 %Attaque 30 %Défensif 33 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 56 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 35:16FerméeÉludée

    Comment comptez-vous obtenir la confiance sans modifier votre copie budgétaire ? Êtes-vous prêt à renoncer à la suppression de deux jours fériés ?

  • 39:21RelanceRéponse partielle

    Si ce n'est pas le cas, vous partirez sans regret ?

  • 39:44RelanceRéponse partielle

    Vos ministres et vous parlez de chaos et de falaise si le gouvernement tombe : en convoquant cette session le 8 septembre, ne prenez-vous pas le risque d'avancer vous-même ce chaos ?

  • 47:08OuverteRéponse directe

    Le débat se cristallise-t-il autour de votre personne, pour ou contre François Bayrou ?

  • 48:48FerméeÉludée

    Prendrez-vous l'engagement de ne pas recourir au 49.3 pour faire adopter votre budget, afin de respecter le résultat des discussions ?

  • 49:59OuverteRéponse partielle

    Les 500 Français les plus riches ont vu leur fortune multipliée par 14 : comment comptez-vous mettre à contribution entreprises et grandes fortunes par justice fiscale ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 6:16François BayrouChiffre
    « 19% des jeunes au chômage. »
  • 6:28François BayrouChiffre
    « un jeune sur 5 au chômage »
  • 2:57François BayrouChiffre
    « Nous avons 450 millions d'habitants, »

Temps de parole

  • Présentateur92 %
  • Invité2 %

0,2 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle claude-sonnet-5 · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Madame et messieurs les ministres d'État, mesdames et messieurs les ministres, mesdames et messieurs, merci d'être venus nous rejoindre. J'ai souhaité cette communication de rentrée à un moment préoccupant et donc décisif de l'histoire de notre pays. C'est un moment d'hésitation et de trouble et je considère que ce moment impose une clarification. On connaît le contexte de cette rentrée. La planète ne tourne pas bien. La loi internationale qui, jusqu'à maintenant et depuis des décennies, imposait que soient respectés tous les pays du monde, quelle que soit leur taille, avec des droits égaux, cette loi est bafouée. Les grands empires ont choisi désormais d'imposer leurs lois par la force.

Force militaire, avec l'assaut jamais interrompu de la Russie contre l'Ukraine, héroïque. tragédie du Moyen-Orient, depuis le pogrom du 7 octobre jusqu'aux événements qui se sont déroulés, jusqu'au Liban, jusqu'à l'Iran et jusqu'à Gaza, épreuve de force commerciale, avec une concurrence déséquilibrée et déloyale sur des centaines de productions de la part de la puissante Chine. Domination avec les politiques de droit de douane unilatéralement imposées par les États-Unis de M. Trump. Et puis, épreuve de force monétaire, il y a des dévaluations qui se présentent comme des dépréciations, mais qui ont exactement le même effet, et qui faussent la concurrence.

Et je pourrais continuer comme ça les scénarios multiples des épreuves de force. Et tout cela dans une indifférence au réchauffement climatique et à ses conséquences, et à ses causes, industrielles et énergétiques en particulier. Et puis l'Europe, l'Europe ne tourne pas bien non plus. Elle devrait parler d'une seule voix. Or, elle est trop souvent divisée, chacun essayant de rechercher d'abord ses propres avantages. Nous avons 450 millions d'habitants, c'est un immense marché. Nous avons cru pendant longtemps que cet immense marché pouvait s'imposer de lui-même par son seul poids.

Une puissance scientifique, technologique, industrielle, mais en dépit de l'effort constant qui a été celui de la France et singulièrement du président de la République, une impuissance politique, Mario Draghi, cette fin de semaine, à Rimini, a prononcé une formule que je crois nous pouvons tous faire nôtre. Il a dit, cet été, le rêve d'une Europe qui compte dans le monde s'est évanoui.

Et puis il y a notre pays, la France, qui est dans un dangereux paradoxe, un pays incroyablement doué dans tout ce qui est au sommet de la pyramide de l'œuvre humaine, du savoir, des sciences, des mathématiques, de la chimie, de la génétique, de l'algorithmique, du quantique, et puis des technologies et production de pointe. Nous savons produire des lanceurs, des fusées, des satellites, de l'électricité nucléaire avec des centrales de première force.

Nous avons les armements, nous savons produire les armements les plus sophistiqués, les meilleurs avions du monde, les meilleurs hélicoptères du monde, des navires, des sous-marins, y compris nucléaires, des automobiles de qualité, pharmacie, chimie, la culture, le luxe, l'agriculture et l'agroalimentaire. Et cependant, quand on fait le bilan, un commerce extérieur en berne parce que nous sommes dépassés dans tout ce qui est la base de la pyramide, de la consommation. Paradoxe incroyable. Plus fort au sommet de la pyramide, plus faible à la base de la pyramide. Dans tout ce qui est l'équipement de la maison, l'électroménager, tout ce qui fait la vie de tous les jours.

Et c'est ce paradoxe d'un pays à la pointe et à la traîne qui devrait mobiliser notre énergie et notre volonté de tous les jours pour préserver et conforter nos forces et pour corriger nos faiblesses. Et dans nos faiblesses, en dépit des efforts considérables, y compris de moyens qui ont été faits, l'éducation nationale, qui est dans les classements internationaux, à la place, nous ne voudrions pas le voir. et d'abord et surtout pour ce qui concerne les fondamentaux, la lecture, l'écrit, les mathématiques et la formation des jeunes. 19% des jeunes au chômage. Ce chiffre a progressé de 2% en une année.

Et cependant, paradoxe suprême, un jeune sur 5 au chômage et les entreprises ne trouvent pas de jeunes pour s'engager, pour progresser, pour prendre des responsabilités, pour construire des situations qui vont préparer, évidemment, l'installation dans la vie et ne serait-ce que pour prendre la succession des commerçants et des artisans qui s'en plaignent tous. Nous devrions tous nous battre avec acharnement pour la réindustrialisation du pays dans toutes les filières que nous avons ou que nous devrions avoir à portée de la main et autour desquelles nous devrions rassembler les pouvoirs publics et les grandes entreprises.

Alors je sais combien des efforts ont été déployés ces dernières années, on va dire le contraire, pour créer les conditions du redressement de tous ces secteurs, de l'école, de l'emploi, de la création d'activités avec des progrès notables mais insuffisants. Voilà ce qui devrait mobiliser notre volonté, la volonté de la nation protéger et cultiver nos incroyables atouts et corriger d'urgence nos faiblesses. On aurait tout pour cela. mais un danger immédiat pèse sur nous auquel nous devons faire face non pas demain ou après-demain mais aujourd'hui même sans retard d'aucune sorte sans quoi l'avenir nous sera interdit et le présent durement et lourdement aggravé.

Notre pays est en danger parce que nous sommes au risque du surendettement. Notre pays est en danger parce que nous sommes au bord du surendettement. Sur les deux dernières décennies, malgré la succession de gouvernements de tendances différentes, la dette de notre pays s'est accrue de 2 000 milliards d'euros. 1 000 milliards entre 2005 et 2015 et 1 000 milliards entre 2015 et 2025. Alors ce sont des chiffres qu'il est absolument impossible de se représenter sauf à avoir un ordinateur quantique à l'esprit.

Mais il y a une manière de les rendre plus compréhensibles depuis 20 ans, chaque heure de chaque jour et de chaque nuit, depuis 20 ans, chaque heure a augmenté la dette de 12 millions d'euros de dette supplémentaires. Chaque heure de chaque jour et de chaque nuit. est-ce qu'il n'y a pas de la dette supplémentaire ? Alors je sais très bien que nous avons eu des crises considérables à traverser et cet argument doit être pris en compte. On a eu les subprimes et la crise financière en 2008 et 2009. et puis on a eu les gilets jaunes et puis on a eu la terrible crise du Covid qui a paralysé la planète.

Et puis on a eu la guerre d'annexion déclenchée par la Russie et puis on a eu la crise énergétique qui s'en est suivie et puis on a eu l'inflation et puis on vient d'entrer dans l'orage des droits de douane déclenchée par M. Trump. Et il est bien sûr normal que quand on a une crise on essaie de passer cette crise par l'emprunt pour passer la vague. Mais ce qui est anormal c'est que ayant fait appel à cette disponibilité on ne soit jamais revenu en arrière.

La dépendance à la dette est devenue en France chronique et cet argent emprunté par centaines de milliards n'a pas été utilisé comme il aurait fallu que ce soit pour investir pour doter notre pays des meilleurs équipements pour construire des universités des hôpitaux des laboratoires pour nos chercheurs. Il a été utilisé pour les dépenses courantes. dépenses courantes qu'aucune famille pour elle-même n'envisagerait de laisser à la charge de ses enfants. De sorte que les sommes que nous devons rembourser chaque année ont augmenté année après année dans l'indifférence générale inexorablement. La charge de la dette va devenir cette année cette année le budget le plus important de la nation.

Les annuités que nous devons rembourser vont être plus lourdes que le budget de l'éducation nationale et que le budget des armées. Cette année et si on devait regarder à peu près ce que ça veut dire cette charge de la dette représentera à elle seule plus que l'addition des budgets de l'enseignement supérieur et de la recherche du logement et de la justice. Additionner et ça va croître tous les ans inexorablement si nous ne faisons rien.

L'an dernier c'était 60 milliards cette année ce sera 66 milliards l'année prochaine en 2026 au mieux 75 milliards et si nous ne corrigeons pas la trajectoire en 2029 dit la cour des comptes 107 milliards 107 fois 1000 millions d'euros et notre pays pour voir la dimension de tout ça notre pays au rythme de croissance qui est le sien c'est à dire croissance et inflation de l'ordre de 2% par an notre pays crée chaque année environ 50 milliards de richesses nouvelles sur 3000 milliards on produit chaque année plus que l'année précédente c'est déjà par rien de l'ordre de 50 milliards et sur ces 50 milliards créés par les français 10 milliards supplémentaires chaque année sont captés par les intérêts de la dette ça veut dire que c'est 20% du progrès de la France qui est capté par cette charge et cette menace qui est confisquée chaque année et c'est exactement la situation que trop de familles trop d'entreprises et trop d'associations connaissent bien c'est terrible de devoir aller chaque mois à la banque pour emprunter de quoi rembourser les mensualités des emprunts précédents c'est terrible et beaucoup de français le le savent très bien et comme vous êtes de moins en moins solvable vous empruntez de plus en plus cher c'est ça le cercle vicieux et il n'y a aucun moyen de s'en sortir si on ne prend pas conscience de la gravité de ce risque et de cette fatalité alors je sais bien qu'il est beaucoup plus facile d'ignorer tout ça de faire comme si on pouvait continuer sans rien changer et sans rien changer en particulier à nos habitudes mais si le chemin que nous choisissons est de faire semblant de feindre que le problème n'existe pas alors je vous le dis comme je le pense du plus profond de moi-même nous ne nous en sortirons pas nous France tous ensemble nous n'en sortirons pas comme Etat et comme société parce que c'est notre liberté qui est en jeu c'est notre souveraineté et notre indépendance car si l'on est toutes les familles le savent si vous êtes dépendant financièrement pour un Etat c'est comme si vous êtes soumis militairement c'est la même chose dépendre des prêteurs pour une famille dépendre de la banque parce que vous êtes menacé de saisie pour une entreprise parce que vous êtes menacé de redressement judiciaire ceci n'est pas une situation qui vous permet de vous épanouir et d'être heureux et autant que je le pourrais je ne laisserai pas notre pays s'enfoncer dans ce risque parce que c'est notre liberté qui est en jeu alors je ne referai pas devant vous je l'ai déjà fait la liste des pays qui nous entourent qui ont été rattrapés par ce cauchemar et des sacrifices qu'ils ont dû consentir le Canada des grands pays le Canada la Suède dans les années 90 la Grèce l'Italie l'Espagne le Portugal dans les années 2000 et on sait bien ce qui se passe on coupe dans les retraites 30% de moins dans certains pays on coupe dans les salaires de la fonction publique 15% de moins dans certains pays on licencie des fonctionnaires et on augmente massivement les impôts dans le pays la France qui paye déjà le plus d'impôts c'est ça la fatalité c'est ça ce qui nous menace et ce sont des menaces auxquelles personne ne peut échapper mais non seulement ça mais la puissance du rapport de force avec les prêteurs ceux qui vous prêtent l'argent dont vous avez besoin cette puissance des rapports de force il y a 3 ans à peine au Royaume-Uni nos voisins britanniques un gouvernement pourtant conservateur dirigé par Lise Trousse ce gouvernement a sauté en 42 jours 6 semaines parce que les marchés c'est-à-dire les prêteurs ont considéré que les décisions que le gouvernement avait prises décisions de baisse d'impôts et de recours massifs à l'endettement n'étaient financièrement pas viables la Grande-Bretagne un des plus influents des grands pays du monde membres comme nous du Conseil de sécurité des Nations Unies et de surcroît pour les initiés la place forte des banques des financiers et des boursiers renversés en 6 semaines la France ne peut pas ignorer ce danger elle ne peut pas ne rien faire elle court à l'accident si elle ne prend pas les décisions courageuses mais encore possible et supportables qui s'imposent et que nous débattons alors j'entends très bien ceux nombreux parmi nos compatriotes qui disent mais il n'y a aucune raison que ce soit à nous qu'on demande des efforts c'est pas notre faute c'est la faute des gouvernements et donc c'est aux gouvernements qui se sont succédés qu'il faut demander des comptes pas à nous alors il se trouve quelques-uns d'entre vous le savent que pendant ces 20 dernières années je me suis battu presque toujours tout seul pour convaincre de ce risque politique les décideurs et nos concitoyens qui tous je dois l'avouer s'en moquer comme de leur premier biberon mais cela me permet de rappeler à tout le monde que la dette ce ne sont pas les gouvernements qui la consomment cette dette colossale elle a été année après année consommée en dépenses courantes et en protection de nos concitoyens il suffit de penser au Covid je dis ça devant Elisabeth Borne aux retraités pour quelques 600 milliards Catherine et Astrid 600 milliards sur les dernières années aux consommateurs en TVA réduite aux fonctionnaires en salaire aux assurés sociaux massivement aux entreprises c'est-à-dire aux salariés en baisse de charge parce que les baisses de charge c'est pour que ceux qui n'auraient pas eu accès à l'emploi puissent trouver leur engagement dans l'entreprise sans que ça déséquilibre et la vérité c'est que la dette c'est chacun d'entre nous et si je m'en réfère aux interventions dans les débats parlementaires aux interventions des parlementaires de tous bords pendant la crise pendant les discussions budgétaires l'immense majorité des interventions elle était cette majorité pour demander non pas moins de dépenses mais davantage de dépenses chacun pour le secteur qui le concerne et je vois les têtes des membres du gouvernement hochées parce que nous vivons tous cela pendant les débats et je dis ça pardon de répéter une entienne alors qu'il aurait pu y avoir une dette utile alors que les conditions de prêt avec des taux extrêmement bas permettaient d'imaginer qu'on puisse mobiliser ces moyens pour investir mais ce n'est pas le choix qui a été fait nous avons choisi non pas l'investissement sauf ces dernières années à l'initiative du président de la république avec France 2030 mais pour l'essentiel pendant des décennies pour les dépenses courantes et donc comme on dit depuis longtemps comme les économistes savent ça très bien la mauvaise dette chasse la bonne et donc la menace est là l'explosion des taux d'intérêt pas seulement pour l'état mais pour chacun d'entre nous et ça signifie très simplement qu'il devient trop cher de construire qu'il devient trop cher d'acheter un appartement que le secteur du bâtiment est bloqué avec des centaines de milliers d'emplois qu'il est impossible d'acquérir des voitures ou d'équiper la maison c'est ça la conséquence directe familiale en dehors des menaces qui pèsent sur l'état menace directe et familiale pour les français avec une loi qu'on connaît tous très bien les taux modérés c'est de l'oxygène pour l'économie et l'explosion des taux c'est l'asphyxie générale de l'économie et donc je me battrai bec et ongle et le gouvernement se battra en prenant tous les risques pour que ce danger soit évité par le seul moyen disponible qui est à mes yeux la prise de conscience des français or ce débat qui est vital pour notre pays depuis des semaines a sombré dans la confusion et c'est pourquoi il faut une clarification le débat devrait être centré autour de la nécessité je le répète vitale de dépenser moins et de produire plus pour placer le pays dans la trajectoire nécessaire pour retrouver l'équilibre de la dette trajectoire en 4 années jusqu'en 2029 et ce débat a été je le dis comme je le pense dévoyé et déplacer il n'a plus été question de l'impérieuse nécessité d'agir impérieuse nécessité à laquelle nous devons répondre mais seulement des mesures prises une par une par exemple les jours fériés mesures dont j'ai annoncé qu'elles étaient toutes discutables amendables améliorables avec les partenaires sociaux et avec les parlementaires au moment du débat budgétaire parce que c'est la mission du parlement ne débattre que des mesures c'est oublier la nécessité du plan d'ensemble or c'est le plan d'ensemble sa nécessité et son urgence qui est la vraie question tous les débats exacerbés passionnés sur les mesures en fait on sait bien les débats conduisent à ne rien faire à renoncer et ils sont une impasse pour le pays j'ajoute que ces derniers jours sur ce débat s'est greffé un mouvement de contestation radicale dont LFI et M.

Mélenchon ont maintenant pris la tête qui vise selon leurs propres termes à bloquer tout et à la grève générale il y a quelques années M.

Mélenchon avait défini sa stratégie pour obtenir à terme la révolution il fallait tout conflictualiser entre guillemets conflictualiser c'est de faire de tous les sujets une guerre un affrontement parce que le conflit systématique mène au désordre et que le désordre abat la société il a revendiqué cette semaine devant ses troupes cette phrase qui a été rapportée nous sommes des spécialistes dans l'organisation du bordel sans jamais s'interroger sur le mal que va faire aux entreprises et aux familles cette organisation du désordre qu'il revendique au pluriel pour le 10 septembre et donc il n'est pas étonnant qu'ils aient été rejoints par cette parlementaire qui a prononcé cette phrase publiquement une des phrases les plus scandaleuses de l'été Mme Sandrine Rousseau qui a dit la rentabilité de l'agriculture je n'en ai rien à péter phrase qui a été prise comme un crachat au visage par tous les agriculteurs tous les paysans et tous ceux qui les respectent et qui les aiment et considèrent qu'ils sont ceux-là par leur travail quotidien et par leur courage une élite de la nation n'avoir rien à faire de ceux qui vont trinquer tout pour abattre ceux qui essaient de s'en sortir et de surcroît l'enfermement dans le communautarisme voilà où ces mouvements veulent conduire notre pays et cela je le dis avec certitude en tout cas avec ce que j'ai de conviction et de plus profond d'authenticité cela ce n'est pas la France la France ce n'est pas ceux qui veulent l'abattre par le désordre c'est ceux qui veulent la construire par le courage et la générosité c'est pourquoi il faut dès cette rentrée une clarification il faut que les choses soient clarifiées y a-t-il ou pas urgence nationale à rééquilibrer nos comptes publics et à échapper parce que c'est encore possible à la malédiction du surendettement qui concerne tous ceux qui nous regardent toutes les françaises et tous les français toutes les familles et cela en choisissant une trajectoire de retour à la maîtrise de la dette en 4 ans d'ici à 2029 en dépensant moins et en produisant plus voilà la question centrale la discussion sur les mesures sur chacune des mesures c'est autre chose c'est une étape différente qu'on peut aborder différemment cette discussion elle ne peut venir qu'après avec les partenaires sociaux et pendant les débats budgétaires à l'Assemblée nationale et au Sénat se recentrer sur la question essentielle voilà la clarification et cette clarification pour moi elle est urgente et il y a un lieu pour cette clarification une institution c'est le Parlement dans un débat ordonné suivi d'un vote et non pas dans le désordre des affrontements de rue et des injures c'est la raison pour laquelle j'ai demandé au président de la République qu'il a accepté de convoquer le Parlement en session extraordinaire le lundi 8 septembre dans 15 jours j'engagerai ce jour-là la responsabilité du gouvernement sur une déclaration de politique générale conformément à l'article 49 alinéa 1er de notre Constitution cette déclaration de politique générale aura pour objet de poser explicitement la question centrale savoir s'il y a bien gravité du danger pour la nation s'il y a urgence ou pas et choisir la route qui permettra d'échapper à cette malédiction en retrouvant la maîtrise de nos finances et donc en choisissant de réduire nos déficits et en produisant plus ce choix consacrera la dimension de l'effort celui-là seul effort qui ne peut pas être écarté et qui ne peut pas être éludé si nous voulons trouver la trajectoire de la libération de notre indépendance c'est-à-dire quelques 44 milliards de réduction du déficit 44 milliards sur une prévision de dépense de 1 700 20 milliards donc 2% d'effort ce choix confirmera aussi les principes que nous avons énoncé très peu nombreux le principe de justice dans la répartition de l'effort tout le monde participe l'état le premier tout le monde participera et les plus favorisés seront appelés à prendre leur juste part de l'effort national et la discussion sur chacune de ces décisions sur chacune des mesures de ce plan d'urgence cette discussion aura lieu ensuite aura lieu ensuite en pleine lumière sous le regard des français au cours de la négociation avec les partenaires sociaux et au sein des deux chambres du parlement je crois profondément j'ai la conviction inarrachable que les français auront conscience prendront conscience de la gravité de la situation j'ai la conviction qu'ils accepteront de participer à l'effort pourvu que l'effort soit juste mesdames et messieurs cette clarification est la condition même du ressaisissement de notre pays si nous arrivons à conclure cette clarification la France échappera aux deux écueils qui sont mortels pour notre pays l'impuissance à retrouver l'équilibre et le désordre qui détruit tout c'est l'essentiel qui se joue et je voudrais vous dire que cet essentiel là il se joue pour ceux dont on ne parle jamais ceux qu'on oublie tout au long de ces débats et ceux en fait au nom de qui nous devons nous exprimer aujourd'hui c'est à dire les enfants je ne veux pas que nous leur laissions un monde écrasé de dette un monde dans lequel ils se trouveraient découragés parce qu'ils seraient décourageants je voudrais vous dire ça simplement c'est en pensant à eux que nous devons prendre ces décisions eux qui peuvent pas s'exprimer eux qui ne votent pas encore dans le débat mais qui sont ceux-là même pour qui nous devons réfléchir et délibérer et choisir le chemin et je suis persuadé que nous devons y arriver en adultes responsables et pardonnez-moi de ce mot en adultes responsables et affectueux parce que les enfants c'est le plus important pour construire l'avenir chacun désormais va être placé devant ses responsabilités le gouvernement prend les siennes pour clarifier les choses le parlement aura le 8 septembre la décision entre ses mains et chacun s'engage devant les français et c'est là au fond que la démocratie prend tout son sens je vous remercie est-ce que vous avez des questions en vous présentant chaque fois

35:15
Invité

tout à fait bonjour monsieur le Premier ministre Léonard Attal pour TF1 et LCI comment comptez-vous tout simplement obtenir la confiance de la représentation nationale sans modifier si on l'a bien compris votre copie budgétaire que vous avez présentée le 15 juillet est-ce que par exemple vous êtes prête d'ici le 8 septembre à faire un geste à la fois à destination des oppositions mais aussi des français en par exemple renonçant à la suppression de deux jours fériés c'est à la fois pour les oppositions et pour les français visiblement la mesure la plus impopulaire je vous remercie

35:43
Présentateur

peut-être vous ne m'avez pas bien écouté je pense que la situation aujourd'hui elle nous impose d'agir en deux étapes la première étape pour clarifier les choses c'est qu'on se mette d'accord sur la gravité de la situation et sur l'urgence je vous le dis du fond de ce que je vois s'il n'y a pas cet accord minimal ça ne sert à rien on n'y arrivera pas il y a des moments où on a besoin de voir la situation quand la maison brûle ou quand on est sur le point de subir un naufrage il faut accepter de voir la situation il y a un grand nombre d'intervenants dans le débat qui s'exprime comme s'il n'y avait pas de problème il y a un problème majeur la question est de savoir si nous sommes d'accord pour accepter la définition de cette question et après il y a les mesures et les mesures elles ne sont pas imposées jamais les mesures elles sont proposées discutées et adoptées dans une double délibération partenaires sociaux pour les mesures sociales et parlementaires Assemblée nationale et Sénat personne n'impose des décisions toutes faites ni à l'Assemblée nationale ni au Sénat j'ai dit que toutes les mesures étaient discutables je l'ai dit dès le 15 juillet toutes les mesures sont discutables toutes sont amendables après le gouvernement prend ses responsabilités il dit oui on peut avancer ou bien je considère qu'on ne peut pas avancer auquel cas la discussion parlementaire prend le pas mais la question principale c'est de savoir si oui ou non nous sommes d'accord pour dire qu'il se passe quelque chose de grave pour la France auquel toutes les majorités ont participé sur ces 20 dernières années et ce quelque chose de grave il impose que les décideurs gouvernants parlementaires et citoyens au fond prennent les décisions sans sans intermoiement en tout cas c'est comme ça que je vois les choses et s'il n'y a pas d'accord possible alors je considère que l'action est impossible c'est c'est inatteignable comme on le voit ces dernières semaines les débats sur toutes les mesures celles que vous évoquez et d'autres ces débats ils se déroulent comme si nous avions le choix de ne rien faire et beaucoup de français pensent que en effet c'est pas si grave que ça moi je dis avec vous et devant vous il est impossible d'écarter cette question sauf à trahir notre pays et ça se paiera très vite et très cher et donc première étape est-ce que nous sommes d'accord pour considérer que nous avons devant nous un problème d'urgence vitale et moi je pense que la lucidité peut l'emporter j'ai pas entendu

39:21
Invité

si ce n'est pas le cas vous partirez sans regret

39:23
Présentateur

c'est pas partir sans regret la constitution est extrêmement simple déclaration de politique générale vote si vous avez une majorité le gouvernement est confirmé si vous n'avez pas de majorité le gouvernement tombe

39:42
Invité

Monsieur le Premier ministre bonjour Thomas Soulier pour le Parisien aujourd'hui en France depuis quelques jours on entend vos ministres dire si on tombe au mois d'octobre ça sera le chaos financier économique peut-être social et vous même vous parlez de falaise ou d'Himalalia depuis des mois maintenant en convoquant cette session extraordinaire et en l'invention au 8 septembre est-ce que vous ne prenez pas le risque d'avancer ce chaos de déstabiliser les marchés financiers de déstabiliser le monde politique et finalement d'avoir plutôt que prévu les effets néfastes d'une censure du gouvernement merci

40:19
Présentateur

Monsieur c'est simple le risque c'est la seule condition pour que les français prennent conscience on a réfléchi beaucoup pendant le courant de l'été j'ai réfléchi beaucoup le président de la république on a réfléchi beaucoup et vous avez vu pendant tout le courant de l'été s'effacer la question de la gravité de la situation pour n'avoir plus que des discussions sur les mesures est-ce que c'est un risque oui c'est un risque mais le risque supérieur le risque suprême c'est de ne rien faire le risque suprême c'est de laisser se décomposer le débat public la situation de voir des affrontements des gens qui disent on va tout bloquer et au fond des gens qui pensent que que c'est pas si grave que ça Monsieur c'est grave je peux pas le dire mieux et je vous signale que j'ai depuis des mois dit publiquement si quelqu'un pense que c'est pas grave qu'il vienne défendre cette position je n'ai vu personne défendre cette position personne aucun expert aucun il y a des gens qui ont dit on va pas assez loin on voit la difficulté il y a des gens qui ont dit peut-être on va trop loin mais personne a dit la situation n'est pas grave est-ce que les français en ont pris conscience jusqu'à maintenant à mon avis pas tout à fait encore plus exactement il considère que peut-être c'est grave mais c'est pour les autres pour les étrangers dit un courant d'opinion pour les riches dit un autre courant d'opinion or je ne crois à aucune de ces solutions simplistes je pense qu'il faut la justice il faut travailler cet équilibre de justice je pense qu'il faut que tout le monde sache que tout le monde va participer et c'est mon engagement mais rien faire choisir de ne rien faire c'est une condamnation et c'est cela que je ne laisse pas faire en prenant des risques parce que c'est le moyen que les français comprennent que c'est grave

42:58
Invité

bonjour monsieur le premier ministre Hugo Capelli pour BFM TV on a bien entendu que vous avez votre feuille de route que le 8 septembre vous l'aviez évoqué avec le président de la république avant de faire cette annonce comment est-ce que d'ici le 8 septembre vous comptez convaincre les autres formations politiques est-ce que vous comptez donc sur les voies par exemple du rassemblement national et de Marine Le Pen pour rester à votre poste est-ce que vous allez recevoir Marine Le Pen ou encore Olivier Faure et le parti socialiste votre survie dépend d'eux aussi aujourd'hui

43:33
Présentateur

notre survie dépend de chacun des parlementaires français notre survie ne dépend pas d'étiquette elle dépend du vote de chacun des parlementaires français et j'ai toujours refusé on me l'a reproché de faire des différences entre les parlementaires je pense que ils sont d'une égale dignité et je suis persuadé que tout le monde va réfléchir en tout cas c'est fait pour ça et s'il faut recevoir tous les groupes parlementaires je suis évidemment prêt à les recevoir mais je ne suis pas prêt à abandonner la logique la cohérence et l'efficacité de ce que nous avons proposé devant les français parce que c'est une question de survie de notre état de l'image de notre nation et de chacune des familles

44:44
Invité

bonjour Audrey Tison France Info la radio est-ce que vous pouvez d'abord nous faire un point de procédure est-ce que vous activez bien le 49.1 de la constitution et autre question toujours sur ce que vous allez proposer le 8 septembre est-ce que vous recherchez un moment Mendes France est-ce que c'est il n'y a pas un côté un petit peu kamikaze je vais au devant je demande tout de suite la confiance pour pouvoir être tranquille cet automne

45:14
Présentateur

madame vous avez sur vos antennes pendant des mois expliqué que mon but était de ne rien faire et que le seul but qui était le mien était de durer précisément sur votre antenne et sur les autres aussi je vous rassure mais comme je vous ai écouté que j'étais là pour pour durer pour rester envers et contre tout sans rien faire vous vous souvenez d'avoir défendu cette cette thèse oui j'écoute je suis un auditeur et donc vous avez défendu ça alors aujourd'hui vous dites mais vous prenez un risque est-ce que c'est pas imprudent l'image que vous présentiez il y a quelques semaines est contradictoire avec l'idée d'un risque qui serait imprudent je crois qu'il y a des moments dans la vie seule une prise de risque réfléchie peut vous permettre d'échapper au plus grave puis vous dites Mendes France moi je trouve que Mendes France a été pour notre pays quelqu'un qui a honoré le débat public et la conscience civique donc c'est pas un si mauvais exemple pardon

46:46
Invité

oui ça veut dire

46:48
Présentateur

que j'ai duré plus longtemps

46:49
Invité

oui bien sûr

46:52
Présentateur

c'est le 49

46:53
Invité

bonjour monsieur le premier ministre Martin Baumer France Info France Télévisions vous répétez que le débat doit se faire autour de la gravité de la situation et uniquement autour de la gravité de cette situation ne craignez-vous pas avec ce vote de confiance que le débat ne tourne qu'autour de votre personne pour ou contre François Bayrou

47:11
Présentateur

qu'est-ce que vous voulez que je fasse que je m'efface bon je vais vous dire quand vous êtes engagé quand vous êtes un citoyen engagé et quand vous êtes un homme public vous êtes là pour prendre vos responsabilités pas pour vous échapper pas pour dire c'est pas moi c'est les autres vous êtes là pour vous adressant à vos compatriotes vous êtes là pour dire voilà ce que je crois de plus profond et c'est peut-être parce que depuis trop de décennies on a essayé d'échapper aux responsabilités en choisissant les accommodements les intermoiements les compromis excessifs et en fuyant la vérité qu'on se trouve dans la situation où on est aujourd'hui et encore une fois ce que je dis là je le dis depuis 20 ans Est-ce qu'il n'y a pas d'issue à cette situation si nous ne sommes pas courageux et depuis le premier jour de mon engagement j'ai essayé que les français soient assurés qu'on ne s'échapperait pas

48:48
Invité

Olivier Boest RTL Monsieur le Premier ministre vous demandez un vote de confiance à l'Assemblée nationale pour qu'ensuite des discussions s'engagent sur les mesures et vous dites que toutes ces mesures sont amendables Prendrez-vous l'engagement de ne pas recourir pour faire adopter ensuite votre budget au 49,3 c'est-à-dire quelque part pour respecter le résultat des discussions

49:13
Présentateur

Je pense que ce n'est pas une idée absurde c'est très difficile il est tout à fait possible que ce soit une idée qui n'est pas soutenable dans le débat mais au fond de moi il y a en effet depuis longtemps l'idée que les preuves de vérité du débat on pourrait le développer 149,3 il y a des moments où on ne peut pas y échapper mais c'est en tout cas oui une idée qui ne met pas étrangère

49:54
Invité

ça vous embouche un coin Bonjour monsieur le premier ministre Anthony Cortez à l'Humanité le mouvement bloquant tout tout comme l'intersyndicale revendique davantage de justice sociale et fiscale avant l'été un rapport sénatorial a chiffré le versement des aides aux entreprises à 211 milliards d'euros par an en trois décennies les 500 français les plus riches ont vu leur fortune être multipliées par 14 vous avez parlé vous même d'une juste contribution des plus privilégiés alors ma question est simple comment comptez-vous mettre à contribution les entreprises et dans un souci de justice fiscale les plus fortunés

50:36
Présentateur

alors j'ai lu attentivement le rapport du Sénat quand j'avais des élèves autrefois je disais il ne faut pas additionner les carottes et les sèche-cheveux il y a beaucoup d'additions de choses totalement étrangères les unes aux autres par exemple on additionne des aides directes et des prêts et ce n'est pas la même chose mais j'ai dit dès le 15 juillet ces 211 milliards c'est beaucoup d'argent je sais pourquoi il a été donné souvent aux entreprises j'ai cité tout à l'heure comme exemple la baisse des charges sociales pour les salariés les moins qualifiés les moins près de l'emploi et ces aides là elles ont permis que des centaines de milliers de salariés entrent dans l'entreprise et dans l'emploi mais je suis persuadé qu'il y a en effet des réglages à faire en baissant ces sommes et en donnant en contrepartie plus de simplification et on a lancé ça plus de plus de possibilités d'action je pense que très souvent les subventions elles viennent compenser des charges que les simplifications apportent vous avez vu comme moi le rapport de ce grand institut européen qui dit les normes en France le poids des normes alors qu'il représente dans tous les pays qui nous entourent entre 0,5 et 0,8% de freinage entre guillemets de l'économie en France c'est 4% il y a quelque chose qui ne va pas je préfère reprendre des aides et donner plus de simplicité et plus de facilité d'action pour les entreprises ça c'est c'est une piste quant à la contribution des plus favorisés c'est une question que j'ai posée le 15 juillet et que je veux traiter avec les commissions parlementaires lorsque le débat sera ouvert

52:48
Invité

bonjour monsieur le premier ministre Jacques Paquet du journal du Grand Paris ne pensez-vous pas dans le tableau que vous décrivez qu'il y a aussi une urgence que vous n'avez pas citée qui est la réforme de l'Etat et puis celle des collectivités territoriales dans une région que je couvre l'Ile-de-France qui bat le record de Strat et dans laquelle l'Etat ne s'est pas désengagé je sais que c'est un sujet qui vous suivez et puis une petite question que vous avez évoquée d'une phrase c'est la situation du logement pas tant celle des promoteurs mais celle du logement vous avez cité nos enfants qui demain ne trouveront pas qui déjà ne trouvent pas de logement pour vivre et pour étudier

53:23
Présentateur

alors vous avez complètement raison sur cette deuxième question la ministre du logement était retenue dans son département d'origine pour une manifestation je suis absolument certain que nous avons à renouveler la politique du logement et elle aussi et c'est un engagement que je prends bien sûr quant à la première question la réforme de l'Etat nous avons commencé avec la réorganisation de l'Etat local où toutes les structures qui portent l'action de l'Etat vont être soumis à un coordinateur pour donner de la cohérence et de la clarté qui est le préfet et ça ça a été décidé ça traînait depuis 10 ans nous l'avons décidé le ministre de l'Intérieur est là nous l'avons décidé nous avons pris le décret et les aménagements législatifs législatifs nécessaires vont être examinés à l'automne quant aux collectivités locales à la complexité alors la complexité que vous décrivez en Ile-de-France je suis prêt à signer en bas de la page c'est pas si on sera d'accord sur les solutions mais le labyrinthe et le dédale des structures imbriquées les unes dans les autres en forme de poupées russes je suis d'accord absolument avec vous je pense que ça nuit à l'efficacité ça nuit à la lisibilité et ça coûte très cher mais vous observerez que nous avons déjà pris une décision importante qui est désormais à Paris, Lyon et Marseille les électeurs pourront élire leur maire ce qui n'est pas ce qui n'est pas un petit changement n'est-ce pas et je rappelle simplement que tout le monde pensait que nous n'y arriverions pas qu'il n'y est arrivé Monsieur le Premier ministre Frédéric Aziza Radio-J en cas de censure le 8 septembre vous l'avez c'est pas une censure si votre gouvernement en cas de vote négatif tombera on a du mal à penser qu'un nouveau Premier ministre issu du socle commun puisse présenter un budget différent du vôtre alors la logique est-ce qu'elle serait que celui qui vous succède soit issu des oppositions ou d'aller vers de nouvelles élections vers une dissolution c'est une décision c'est une décision qui appartient au Président de la République j'ai cru entendre dire comme ça par par des bruits qui me paraissent fondés que le Président de la République a dit que la dissolution il avait déjà essayé et qu'il en concluait que ça ne clarifie pas nécessairement les choses si vous voulez me faire dire que nous avons en effet des progrès à faire par exemple du point de vue du mode de scrutin je vous donne pleinement raison est-ce que j'aperçois une réforme du mode de scrutin possible à court terme ma réponse c'est oui il faut convaincre encore une partie des responsables politiques et des mouvements politiques mais j'ai déjà évoqué l'idée que après tout le référendum pourrait permettre de trancher cette question sans que les forces politiques soient en explosion ce que je souhaite éviter de toutes mes forces je ne sais pas si vous avez bien compris ce que j'ai dit bonjour monsieur le premier ministre d'Ounia Tengour journaliste politique pour CNews ce vote de confiance intervient le 8 septembre vous avez parlé de cette mobilisation du 10 septembre est-ce qu'il y a une crainte puisque la gauche parle de victoire est-ce qu'il y avait une crainte de votre part de cette mobilisation pas du tout je ne vous m'accorderez que ces questions je les développe je les traite depuis très longtemps je les ai développées au mois d'avril je les ai développées au mois de juillet et je ne me laisse pas distraire par telle ou telle mobilisation où les français ont le droit de manifester mais nous nous avons le devoir d'avancer et donc c'est cette avancée là qui est intéressante j'ai cru comprendre qu'il y avait des responsables politiques qui demandaient à corps et à cri une session extraordinaire j'ai cru comprendre ça vous voyez que même entre gens qui ne pensent pas du tout la même chose on peut arriver à des conclusions semblables je pense qu'il est capital de montrer aux français que nous sommes capables de dépasser les antagonismes qui perpétuellement nous rendent impuissants pour se mettre d'accord au moins sur un diagnostic et sans cet accord minimal la réussite est impossible voilà ce que je crois c'est fini et bien je suis très content qu'on ait passé ce moment ensemble merci beaucoup merci

59:06
Locuteur

merci merci merci merci merci

Vote de confiance, budget 2026, 49.3... Le discours de rentrée du Premier ministre, François Bayrou · Pourquijevote