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InterviewBFM TV (sur Dailymotion)· 10 octobre 2026 26 minContradictoireActualité / polémiqueÉducation & rechercheSécuritéTravail & emploiInstitutions & élections

David Lisnard invité de BFMTV - 10/10

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 45 %Attaque 35 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 91 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 2:23OuverteRéponse directe

    Des menaces de mort ? Un bâtiment qui va fermer jusqu'en début d'année prochaine ?

  • 4:37OuverteRéponse directe

    Est-ce que vous dites qu'il faut faire payer les casseurs, ce qui est déjà théoriquement le cas dans la loi, mais aussi leurs parents s'il le faut ?

  • 5:43RelanceRéponse partielle

    Ceux-là aussi, il faut les punir ?

  • 6:58OuverteRéponse directe

    Est-ce que ça veut dire que dans votre ville de Cannes, il n'y a pas eu de blocage de lycée ou qu'il y a eu des blocages, mais que, par anticipation peut-être, en voyant le mouvement qui était en train de naître, vous aviez discuté avec les chefs d'établissement et que vous avez demandé aux chefs d'établissement de faire débloquer tout de suite ?

  • 9:13OuverteRéponse directe

    Cette image, David Lissnard, que beaucoup de manifestants ont vue et relaient en ce moment sur les réseaux sociaux, est-ce que vous diriez que ce coup de genou dans la tête est-ce que c'est une image qui fait mal à la police ?

  • 12:57OuverteRéponse directe

    Est-ce que vous considérez qu'il fait le job, qu'il fait bien son travail aujourd'hui ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:51Invité politiqueFait
    « Ils vont payer de la TVA, ils vont payer de la fiscalité pour réparer des actes d'abrutis destructeurs. »
  • 3:24Invité politiqueFait
    « Parce que, finalement, tous ces gens-là, ils récoltent ce qu'ils ont semé, c'est-à-dire la chandille. »
  • 3:38Invité politiqueFait
    « On a le droit de manifester, on a le droit de revendiquer. On n'a pas le droit d'empêcher les autres d'étudier. »
  • 4:53Invité politiqueFait
    « il y a longtemps que je le dis parce que je ne crois qu'à la responsabilité individuelle. »
  • 5:24Invité politiquePromesse
    « Et soit les parents assument pour leurs enfants. Et ensuite, soit les parents sont solvables, et dans ce cas-là, ils payent, soit ils ne sont pas solvables, et on déduit des aides sociales, les réparations. »
  • 7:41Invité politiqueFait
    « Après, tout dépend des rapports de force. Et justement, il faut que le rapport de force soit beaucoup plus favorable à la police. »
  • 14:57Invité politiqueChiffre
    « L'affectation de 3 000 professeurs en urgence devrait occuper tous nos débats. »
  • 15:49Invité politiqueChiffre
    « On dépense 40% de plus dans l'éducation qu'il y a 25 ans. »
  • 21:41Invité politiqueFait
    « la primaire est encore organisable, et je crois qu'elle est souhaitable, parce qu'elle permet d'éviter deux choses. Elle permet d'éviter la division qui peut faire perdre, et elle permet d'éviter aussi les compromissions et les arrangements de notables. »
  • 23:29Invité politiqueFait
    « l'antisémitisme débridé qu'il y a dans ces mouvements-là, je dis qu'il y a des dérives, oui, néofascistes, et je pense qu'il voit des fascistes partout, il traite tout le monde de fasciste, mais il ne voit pas le premier des fascistes qui est Jean-Luc Mélenchon. »

Temps de parole

  • David Lisnard64 %
  • Présentateur13 %
  • Invité12 %
  • Invité 24 %
  • ?3 %
  • Invité 32 %

≈ 5,3 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Dans un instant, c'est un candidat, un autre candidat à

0:01
Locuteur

l

0:01
Présentateur

'élection présidentielle qui sera avec nous, David Lysnard, maire de Cannes, candidat déclaré à

0:07
Locuteur

l

0:07
Présentateur

'élection présidentielle. Je le salue, bonsoir, M. Lysnard. On va vous demander vos solutions dans un instant face à la colère des lycéens, mais d'abord les images du jour. Avec Hélène Lecomte, ces images, elles nous viennent de Nantes. Hélène, je vous laisse le temps, évidemment, de nous rejoindre. Nantes, où l'université a été saccagée par des personnes qui bloquaient les lieux depuis plusieurs jours. Les dégâts sont considérables.

0:29
Locuteur

Oui,

0:30
Invité

à l'université de Nantes, une université qui était occupée depuis mercredi, donc depuis plusieurs jours. Et c'est la présidente de l'université qui, au bout de plusieurs jours, a sollicité le préfet pour lui demander que les forces de l'ordre interviennent pour débloquer ce bâtiment. Et les forces de l'ordre sont donc intervenues ce matin. Et d'ailleurs, il y

0:50
Locuteur

a

0:50
Invité

eu quatre interpellations. C'est ce que dit également la préfecture. On voit ces images, mais la préfecture a posté un certain nombre de photos aussi lorsqu'elle a annoncé ces interpellations. Et on voit en effet que les murs ont été tagués, que des ordinateurs ont été dégradés. Il y avait un couloir rempli, par exemple, de tas de pavés. Des bureaux ont été renversés. Il y avait des déchets. Et la présidente de l'université dit « J'ai demandé cette intervention des forces de l'ordre au préfet parce que la situation, dit-elle, s'était dégradée. »

1:19
Locuteur

Et

1:19
Invité

qu'elle a considérée qu'elle devenait inquiétante.

1:21
Présentateur

Je vous propose qu

1:22
Locuteur

'on

1:22
Présentateur

l'écoute puisqu'elle a parlé aujourd'hui au micro de BFM.

1:27
Locuteur

Il

1:27
Invité

faut vraiment dissocier ce qui s'est passé dans ce bâtiment du mouvement de la jeunesse sur des revendications, me semble-t-il, qui peuvent être légitimes à bien des égards. Mais là, ce qu'on a vécu, c'est autre chose. Il faut prendre la mesure quand même de ce qui s'est passé. Il y a un étudiant, par exemple, un élu étudiant qui a été menacé de mort avec un couteau. On a eu des comportements à risque. Les secours ont dû venir. Des collègues ont dû venir sur les lieux pour voir ce qui se passait. Moi, j'étais extrêmement inquiète. Un bâtiment, en fait, qui est sur plusieurs étages, par sa configuration, il pouvait y avoir des chutes. Il y

1:57
Locuteur

aurait

1:57
Invité

pu y avoir des blessés. Il y aurait pu y avoir des

1:58
Locuteur

morts. Voilà.

2:00
Invité

On précise. Lorsqu'il y a ce type de blocus, en effet, c'est le responsable de l'établissement qui passe par le préfet pour obtenir l'intervention des forces de l'ordre et le déblocage. Ce bâtiment, il ne pourra rouvrir qu'en janvier. Alors,

2:11
Locuteur

c

2:11
Invité

'est un bâtiment au sein de l'université qui, elle, reste fermé jusqu'à lundi. Et déjà, en 2018, il y avait eu des dégradations et une occupation. À l'époque, les dégâts avaient été chiffrés à un million d'euros.

2:23
Présentateur

David Listin, votre réaction ? Des menaces de mort ? Un bâtiment qui va fermer jusqu'en début d'année prochaine ? Des centaines de milliers d'euros de dégâts. Votre réaction, tout simplement, à ces images ? Si ça se passait chez vous, à Cannes, vous diriez quoi

2:34
Locuteur

?

2:37
David Lisnard

Que ça se passe chez moi ou pas, ma réaction, elle est la même. C'est que c'est insupportable.

2:40
Locuteur

C

2:40
David Lisnard

'est inadmissible. Vous vous rendez compte ? Les dégâts matériels, mais aussi les dégâts financiers.

2:45
Locuteur

C

2:45
David Lisnard

'est-à-dire que, mettez-vous à la place de tous les Français qui rament, qui galèrent, qui payent des impôts. Ils vont payer de la TVA,

2:51
Locuteur

ils

2:51
David Lisnard

vont payer de la fiscalité pour réparer des actes d'abrutis destructeurs. Et puis, il

2:58
Locuteur

y a

2:58
David Lisnard

une réalité morale derrière cela. L'université, elle porte bien son nom, c'est l'accès au savoir.

3:02
Locuteur

De

3:02
David Lisnard

quel droit, déjà, on peut bloquer une université ? Il n

3:05
Locuteur

'y a

3:05
David Lisnard

pas le droit de bloquer une université. Alors, la présidente de l'université, je l'ai entendue, je viens de l'entendre. Très bien, OK, je comprends sa réaction de dépit. Mais, pardon, c'est aussi cette présidente qui avait pris des positions politiques. Il y en a assez de tout ça. L'université, elle doit être impartiale, elle doit être neutre. Parce que, finalement, tous ces gens-là, ils récoltent ce qu'ils ont semé, c'est-à-dire la chandille. Donc, c'est inacceptable et c'est insupportable. Et face à cela, évidemment, ils retrouvaient des choses qui me paraissent évidentes et de bon sens. On a le droit de manifester, on a le droit de revendiquer.

On n'a pas le droit d'empêcher les autres d'étudier. On n'a pas le droit de dégrader des bâtiments. On n'a pas le droit de faire un blocus. Je pose la question aussi, parce que je le vois dans ma ville, sur les mouvements de lycéens.

3:51
Locuteur

Enfin,

3:52
David Lisnard

la police municipale a interpellé plusieurs dizaines de casseurs. On essaie de le faire le plus vite possible. Et c'est comme ça qu'on arrive un peu à calmer la situation. Je pense qu'il va falloir, outre le fait de soutenir la police, poser la question quand même des protocoles d'emploi et à la prise de décision pour qu'on intervienne au tout début de la crise. Jamais cette université n'aurait dû être occupée pendant plusieurs jours. Jamais on devrait laisser bloquer et incendier des lycées. C'est comme dans toute crise majeure. Moi, je l

4:21
Locuteur

'ai

4:21
David Lisnard

vécu, y compris sur les incendies. Plus on intervient vite et plus on intervient vite de façon ciblée auprès des éléments violents et perturbateurs, moins on laisse s'embraser une situation. Donc c'est tout cela qu'il faut revoir et je pense qu'il y a urgence.

4:37
Présentateur

Est-ce que vous dites, David Lissnard, aujourd'hui comme certains, il faut faire payer les casseurs, ce qui est déjà théoriquement le cas dans la loi, mais aussi leurs parents s'il le faut

4:45
Locuteur

? Oui,

4:48
David Lisnard

il y a longtemps que je le dis parce que je ne crois qu'à la responsabilité individuelle. Et là, s'il s'agit de majeurs, la loi permet déjà, en tout cas, la réparation civile existe. Je pense qu'il faut y ajouter une disposition pénale sévère, évidemment. Mais il n

5:04
Locuteur

'est

5:04
David Lisnard

pas normal que les contribuables, que l'immense majorité des gens qui font leur vie, assument des actes, je le répète, je ne

5:13
Locuteur

veux

5:13
David Lisnard

pas me laisser aller, mais d'abrutis. Je ne vois pas d'autres mots. Donc oui, il le faut. Et lorsqu'ils sont mineurs, soit on revoit l'excuse de minorité, comme on le propose depuis 4 ans avec Alexandra Martin, et soit les parents assument pour leurs enfants. Et ensuite, soit les parents sont solvables, et dans ce cas-là, ils payent, soit ils ne sont pas solvables, et on déduit des aides sociales, les réparations. Parce que c'est comme cela qu'on retrouvera de la justice et de l'efficacité, c'est à la fois moral et efficace.

5:43
Présentateur

Mais vous savez que certains parents disent «

5:45
Locuteur

je

5:45
Présentateur

n'y arrive pas, je n'ai plus de contrôle aujourd'hui sur mes enfants ». Ceux-là aussi, il faut les punir

5:49
Locuteur

?

5:52
David Lisnard

Alors, deux choses. Je ne

5:55
Locuteur

suis

5:55
David Lisnard

pas sûr qu'on soit avec des enfants dans le cas de l'université de Nantes, je n'en sais rien. Université, pour moi, ça me semble renvoyer, à des individus plutôt majeurs. Mais pour revenir à votre question, j'ai des enfants, évidemment. Les enfants peuvent faire des bêtises,

6:10
Locuteur

ils

6:10
David Lisnard

en font tous, on en a fait nous-mêmes. Mais quand je faisais une bêtise, c'était mes parents qui devaient assumer, je venais de la milieu très simple. Et chez moi, j'assumais vis-à-vis de mes parents, croyez-moi. Et je vous assure que ça ne marchait pas si mal que cela. Donc, ça me paraît tellement évident. C'est-à

6:23
Locuteur

-dire,

6:23
David Lisnard

je ne comprends pas l'autre argument. Pourquoi, malgré toute la difficulté qu'il y

6:27
Locuteur

a

6:27
David Lisnard

dans la vie, parce qu'on dit que

6:30
Locuteur

c

6:30
David Lisnard

'est la société qui doit assumer, c'est nous tous. Donc, si mes enfants font des bêtises, j

6:34
Locuteur

'ai

6:34
David Lisnard

un lycéen et ça peut arriver, j'en serais extrêmement désolé, mais je ferais tout pour assumer. Mais en revanche, pourquoi vous, moi et nous tous, nous paierions pour des personnes qui n'assument pas leurs enfants ? Et si on rétablissait une vraie responsabilité individuelle, je pense objectivement qu'on aurait des évolutions de comportementales assez rapides. Hélène

6:56
Présentateur

Lecomte a une question

6:57
David Lisnard

pour vous.

6:58
Invité

Bonsoir, David Lysnard.

6:59
Locuteur

Je

6:59
Invité

reviens à ce que vous disiez au début. Vous dites qu

7:00
Locuteur

'il

7:00
Invité

faut intervenir dès le début. Est-ce que ça veut dire que dans votre ville de Cannes, il n'y a pas eu de blocage de lycée ou qu'il y a eu des blocages, mais que, par anticipation peut-être, en voyant le mouvement qui était en train de naître, vous aviez discuté avec les chefs d'établissement et que vous avez demandé aux chefs d'établissement, alors libre à eux de le faire ou non, de faire débloquer tout de suite. Et puis, on a aussi vu, il y a ces dégradations à Nantes et qui rendent effectivement les cours impossibles, mais notamment à Paris, on a aussi vu sur des blocus des jeunes gens qui mettaient des poubelles et puis qui allaient les ramener là où ils les avaient prises. On en

7:33
Locuteur

a

7:33
Invité

même vu qu'ils balayaient pour nettoyer lorsque le blocage était terminé en fin de journée.

7:39
David Lisnard

Oui, c'est une très bonne question. Après, tout dépend des rapports de force. Et justement, il faut que le rapport de force soit beaucoup plus favorable à la police. Donc, c'est pour ça qu'il faut intervenir très vite. C'est exactement le même phénomène lorsqu'il y

7:51
Locuteur

a

7:51
David Lisnard

des émeutes urbaines ou lorsqu'on a eu les victoires du PSG. Et je pense qu'il y

7:56
Locuteur

a

7:56
David Lisnard

un vrai problème, surtout dans les zones comme chez nous, on a très peu de police nationale en réalité sur le terrain. Paris, c'est différent.

8:02
Locuteur

Il

8:02
David Lisnard

y

8:02
Locuteur

a

8:02
David Lisnard

beaucoup de police nationale. Mais on l'a vu. Moi, je l

8:05
Locuteur

'ai

8:05
David Lisnard

vu devant les lycées. Enfin, les policiers nationaux sont très bien. Ce sont des gens extrêmement bien formés. Mais ils étaient très peu nombreux et ils restaient à 100 mètres du portail du lycée qui était bloqué. La police municipale, et il n'y

8:14
Locuteur

avait

8:14
David Lisnard

pas d'ordre d'intervention. Et donc, quand la police nationale intervient, c'est très souvent après des longues minutes où les jeunes s'agrègent et c'est souvent avec des bombes lacrymo et des moyens extrêmement violents. Alors que lorsque l'on arrive à cibler tout de suite les malveillants, ceux qui détruisent, on les extrait du groupe et on libère l'accès. Nous, les lycées ont été fermés. Ils ont été rouverts il y

8:39
Locuteur

a

8:39
David Lisnard

trois jours. On a fait dans les deux lycées, il y a huit lycées, mais il y avait deux lycées particulièrement concernés. Comme on a créé un rapport de force d'emblée, très tôt, on a réussi à faire un couloir qui permettait à une majorité de lycéens d'entrer dans le lycée et d'aller étudier. Et on le fait effectivement en lien avec les proviseurs ou les principaux quand il y

8:58
Locuteur

a

8:58
David Lisnard

agi de collège parce qu'on a eu des dégradations aussi sur des collèges. Il faut qu

9:01
Locuteur

'on

9:01
David Lisnard

se rende compte du délitement dans lequel est notre pays quand même. De voir des gamins qui sont en troisième et en quatrième et qui se permettent de faire grève. Le concept de grève pour recevoir du savoir,

9:11
Locuteur

c

9:11
David Lisnard

'est déjà un drôle de concept.

9:13
Présentateur

David Listin, on voulait aussi recueillir votre réaction sur ce qui s'est passé ces derniers jours à Paris. Hélène Lecomte,

9:19
Locuteur

c

9:19
Présentateur

'est-à-dire cette image qui a fait le tour des réseaux sociaux de ce policier qui donne un coup de genou dans la tête d'un manifestant. Il

9:27
Locuteur

y

9:27
Présentateur

a eu une enquête qui a été confiée à la police des polices. Est-ce qu'on y voit un peu plus clair, Hélène, sur ce qui s'est passé précisément ?

9:32
Invité

Il y a plusieurs choses. Il y

9:33
Locuteur

a

9:33
Invité

en effet cette enquête qui a été confiée à l'IGPN. Et puis ce jeune homme, il a aussi été placé en garde à vue pour participation à un attroupement. Et il sera jugé ultérieurement. Donc il y a plusieurs enquêtes en parallèle. Et par ailleurs, il a lui-même porté plainte. Ce qu'il dit, on sait ce qu'il dit, lui, dans sa plainte. Il dit qu'il a reçu plusieurs coups de matraque, notamment sur le crâne. Et ensuite, effectivement, ce coup de genou, il a été examiné par un médecin. Et il porte deux plaies au cuir chevelu, des plaies de 4 cm. Il a vu un médecin précisément dans le cadre de cette garde à vue. Il y

10:04
Locuteur

a

10:04
Invité

eu des douleurs au tibia et au genou droit. Ce que l'on a, c'est qu'on a cette image. Il y a une enquête qui est ouverte. Hier, le préfet de police de Paris a dit, attention, il faudra regarder au-delà de cette image le contexte dans lequel ces faits se sont déroulés. Ce qui est intéressant, c'est que tout à l'heure, Marc, l'ancienne patronne de la police des polices de l'IGPN, était avec nous. Et elle, ce qu'elle dit, c'est quand même très intéressant. Elle dit, ce coup de genou, ce n'est pas un geste technique. Ça

10:33
Présentateur

ne s

10:33
Locuteur

'apprend pas à l'école de police. Et

10:34
Invité

ce n

10:35
Locuteur

'est

10:35
Invité

pas ce qu'on apprend à l'école de police. Elle dit, le contexte est important, mais le contexte,

10:40
Locuteur

ça

10:40
Invité

ne change pas non plus ce qui s'est passé.

10:42
Présentateur

Cette image, David Lissnard, que beaucoup de manifestants ont vue et relaient en ce moment sur les réseaux sociaux, est-ce que vous diriez, ce coup de genou dans la tête, est-ce que vous diriez que c'est une image qui fait mal à la police

10:52
Locuteur

?

10:55
David Lisnard

Bien sûr que ça fait mal, évidemment, à tous les sens du terme d'ailleurs. Mais ce qu'il faut quand même regarder aussi, c'est ce qui s'est passé avant. Ça n'excuse pas si le geste n'est pas un geste, j'allais dire, académique, et c'est ce qui semble être le cas. Mais moi, je ne

11:09
Locuteur

vais

11:09
David Lisnard

pas rendre jugement comme cela. Vous comprenez ? Juste deux ou trois choses qui me paraissent être du bon sens. D'abord, quand la police intervient, ce n

11:17
Locuteur

'est

11:17
David Lisnard

pas en primo-intervention, c'est-à

11:18
Locuteur

-dire

11:18
David Lisnard

qu'elle est en réaction à des phénomènes de violence. Premier élément. Deuxième élément, on est dans un état droit, il doit avoir de la proportionnalité, donc il faut qu'il y ait

11:27
Locuteur

une

11:27
David Lisnard

enquête interne et qu'on ne puisse pas se laisser aller à ses instincts lorsqu'on est dépositaire de

11:33
Locuteur

l

11:33
David Lisnard

'autorité publique.

11:34
Locuteur

C

11:34
David Lisnard

'est une évidence. Et il faut penser à ces centaines et ces milliers de policiers et de gendarmes qui ont été blessés ces dernières semaines et qui ne se sont pas laissés aller. Troisième élément, quand on s'attaque à un policier, parce que j'ai vu d'autres images où on voyait les fins d'intervention et qui étaient violentes effectivement contre les manifestants, qui sont des casseurs, qui ne

11:51
Locuteur

sont

11:51
David Lisnard

pas des lycéens, ils sont là en tant que casseurs manifestement, qu'ils soient lycéens, étudiants ou qu

11:56
Locuteur

'ils

11:56
David Lisnard

fassent autre chose dans la vie. Et en l'occurrence, pareil, je veux dire, il ne

12:00
Locuteur

faut

12:00
David Lisnard

pas excuser la bavure. On est heureusement une démocratie, un état de droit. Mais quand vous vous attaquez à un policier, quand vous vous attaquez à un policier, vous devez vous attendre à avoir mal au tibia ou au genou. C'est quand même des choses qui me paraissent là aussi évidentes. Donc il ne

12:15
Locuteur

s

12:15
David Lisnard

'agit pas d'excuser d'éventuelles déviances si elles sont confirmées de policiers. Il s'agit de rappeler effectivement le contexte et de dire qu'on ne s'attaque jamais à un représentant des forces de l'ordre, même s'il nous exaspère. Ce qui nous est arrivé à tous en voiture ou autre chose, on ne s'attaque pas à un représentant des forces de

12:31
Locuteur

l

12:31
David Lisnard

'ordre, de même qu

12:31
Locuteur

'on

12:31
David Lisnard

ne s'attaque pas à un professeur ou à un proviseur. J'ai vu ce professeur qui a été aspergé d'essence à côté d'un incendie. J'ai vu ces 40 proviseurs qui ont été secoués. Je ne veux pas dire qu'il ne faut pas analyser ces faits-là et qu

12:43
Locuteur

'ils

12:43
David Lisnard

ne doivent pas être jugés par la police et police. Je ne

12:45
Locuteur

me

12:45
David Lisnard

permettrai pas de tomber là-dedans. Mais objectivement, on doit aussi apporter un soutien aux représentants de l'ordre. Il en doit apporter un soutien à tous nos enseignants qui sont dans des situations infernales aujourd'hui.

12:57
Présentateur

David Lissnard, Laurent Nunez, le ministre de l'Intérieur, est sous le feu des critiques. Certains lui reprochent d'être trop laxiste. D'autres, au contraire, de donner des consignes trop fermes, trop dures, y compris quand il s'agit de jeunes et de lycéens. Question très simple, est-ce que vous considérez qu'il fait le job,

13:14
Locuteur

qu

13:14
Présentateur

'il fait bien son travail aujourd'hui

13:15
Locuteur

?

13:21
David Lisnard

Je vous répète, moi, je pense qu'il fait ce qu'il pense devoir faire. C'est sûr que ça ne

13:25
Locuteur

va

13:25
David Lisnard

pas être facile pour lui quand il y

13:26
Locuteur

a

13:26
David Lisnard

un président de la République qui n'a rien dit sur le mal-être des lycéens et des manifestants et qui s'est contenté de dire depuis l'étranger qu

13:33
Locuteur

'il

13:33
David Lisnard

faut que la police fasse preuve d'empathie. C'est formidable, l'empathie, mais quand vous êtes en maintien de l'ordre, c'est une notion assez étrange et assez relative, si vous voulez, que vous avez des black box en face de vous. Donc, je vous imagine que ce n

13:43
Locuteur

'est

13:43
David Lisnard

pas facile pour le ministre de l'Intérieur. Je répète ce que j'avais déjà dit, moi, à d'autres occasions. C'est que je crois qu'il faut revoir totalement la doctrine d'intervention de la police et en particulier la capacité d'intervenir vite et fort et très rapidement au début des événements. Parce que plus on laisse pourrir les situations, plus la répression, elle est massive et moins elle est efficace et plus elle peut créer ce type de problème. Donc, l'urgence, c'est de rétablir l'ordre et sans du tout nier les difficultés qu'il peut y avoir, les mal-être de certains lycéens, le manque de projection qu'on leur donne. J'aimerais qu'on parle... Enfin, il y

14:21
Locuteur

a

14:21
David Lisnard

besoin de leur donner de l'espoir aussi aux jeunes.

14:23
Locuteur

Alors, justement...

14:23
David Lisnard

Aujourd'hui, on leur dit que la planète s'écroule, se casse la

14:25
Locuteur

gueule. Justement... Ils ont un

14:26
David Lisnard

classement PISA qui fait qu'on est les cancres de l'Europe. Enfin, voilà.

14:30
Locuteur

Oui,

14:30
David Lisnard

je vous écoute.

14:31
Présentateur

Justement, vous dites qu'il faut donner de l'espoir aux lycéens. Il y a beaucoup de revendications aujourd'hui. Les principales... On veut de l'argent en plus. Certains demandent la modification ou même la suppression de Parcoursup. Vous, président, David Lissard, vous faites quoi demain pour éteindre cette colère ? Sur quelles mesures concrètes vous agissez

14:48
Locuteur

? D

14:51
David Lisnard

'abord, ce n

14:52
Locuteur

'est

14:52
David Lisnard

pas un manque de moyens. C'est une mauvaise affectation des moyens. L'affectation de 3 000 professeurs en urgence devrait occuper tous nos débats. Dans un pays sur-endetté comme la France et un pays sur-fiscalisé, on se permet d'avoir et 3 000, c'est-à

15:09
Locuteur

-dire

15:09
David Lisnard

qu'il y

15:10
Locuteur

en

15:10
David Lisnard

a beaucoup d'autres, de payer des gens qui sont certainement très bien mais à rester chez eux sans travailler. Et parce qu'il y

15:15
Locuteur

a

15:15
David Lisnard

des mouvements de la rue, tout d'un coup, on trouve 3 000 professeurs. Je

15:18
Locuteur

précise qu'ils ont des heures à faire dans les établissements à côté de

15:21
Présentateur

chez eux quand ils ne sont pas appelés en renfort, David Lissard.

15:23
Locuteur

Oui,

15:23
David Lisnard

bien sûr.

15:25
Locuteur

Vous n'y croyez pas ?

15:26
David Lisnard

Bien sûr. Mais bien sûr que non parce que je le sais de l'intérieur parce qu'il

15:31
Locuteur

n

15:31
David Lisnard

'y

15:31
Locuteur

a

15:31
David Lisnard

même pas de DRH. Il y

15:32
Locuteur

a

15:32
David Lisnard

une direction des ressources humaines mais qui commande et qui manage et qui donne du sens à toutes les missions qui sont faites. Et puis je rappelle qu'une des revendications de certains lycéens c'était de dire on n'a pas de prof dans la classe. Et moi je le vis, je le sais. Il y a beaucoup d'absentéisme, il y a beaucoup de manque dans le pays qui dépense le plus. On dépense 40% de plus dans l'éducation qu'il y

15:52
Locuteur

a

15:52
David Lisnard

25 ans. Donc le problème c'est un problème d'efficacité. C'est un problème comment on a pu dépenser plus d'argent et devenir les cancres de l'Europe. Donc on doit redevenir une superpuissance éducative et c'est ce que j'exposerai et que

16:03
Locuteur

j

16:03
David Lisnard

'ai déjà commencé à exposer depuis plusieurs mois notamment par évidemment de revoir les programmes et de libérer les programmes de toutes les idéologies qui perturbent tout dans les programmes. De faire en sorte que le finance, de créer de la liberté scolaire et que le financement public suive le choix des parents pour créer de l'émulation entre établissements. Que les enseignants puissent choisir un statut. Que les chefs d'établissement il faut, tout ça montre l'échec de la centralisation, du centralisme dont l'éducation nationale est une des expressions les plus tragiques. On fait des cancres et on dépense plus qu'ailleurs et on a une désorganisation totale.

Donc il faut que les chefs d'établissement aient un vrai pouvoir de management, de commandement, de recrutement et c'est tout cela qui doit être remis en place parce que les gamins, là, il va falloir vraiment qu'on les forme intellectuellement à s'élever, à résister et à dominer la montée de la machine, de la robotique, de l'IA parce qu'on va être encore plus dans la fabrique des crétins. Or, nos gamins,

17:01
Locuteur

ils sont

17:01
David Lisnard

intelligents, nos gamins, évidemment. Et c'est la première des missions que l'on a, c'est de donner une espérance éducative.

17:08
Présentateur

On va parler politique dans un instant, même si évidemment tout ça est très très politique, mais on va parler de votre candidature.

17:13
Locuteur

On n'est pas obligés.

17:14
Présentateur

Si, si, on va le faire. Quand vous dites que ce n

17:16
Locuteur

'est

17:16
Présentateur

pas une question de moyens, la crise actuelle dans les lycées et dans les facs, est-ce qu'il faut comprendre que si vous êtes élu président,

17:24
Locuteur

il

17:24
Présentateur

y aura moins d'enseignants et qu'on pourra faire mieux, selon vous, avec moins de profs

17:28
Locuteur

?

17:30
David Lisnard

Ce n

17:31
Locuteur

'est

17:31
David Lisnard

pas du tout ce que j'ai dit. J'ai dit que

17:32
Locuteur

les enseignants sont dans leur classe. C'est une question.

17:34
David Lisnard

qu'il y aura des vrais plans de rémunération, des vrais plans de management. Enfin, vous savez, moi, à la mairie de Cannes, c'est ce que l'on fait, qui est une ville qui a assez grosses difficultés, on a baissé la dette de 83 millions d'euros. Chaque année, on a baissé la dette, on a augmenté l'investissement et parce qu'on a modernisé les services, on essaie de donner des missions et du sens au travail des agents.

17:56
Locuteur

Il

17:56
David Lisnard

y en a moins et mieux payés. Bref, enfin, du vrai management participatif dans tous les services de l'État. Le problème aujourd'hui, c'est qu'il y

18:06
Locuteur

a

18:06
David Lisnard

eu un affaiblissement des contenus, des agendas, et je trouve que c'est une des revendications d'ailleurs très compréhensibles de certains lycéens, où on voit qu'il y a parfois 4 heures de trous entre des cours, ce qui n'est pas normal. Et ça, ça vient de la réforme des lycées de 2019 avec toutes ces options qui ont créé des trous énormes dans les

18:25
Locuteur

plannings. Qui était la réforme de Jean-Michel Blanquer qui s'est totalement

18:29
Présentateur

abandonnée

18:29
Locuteur

comme

18:29
David Lisnard

le

18:29
Présentateur

sport.

18:30
Locuteur

À

18:31
Présentateur

l'époque, est-ce que pour vous la question

18:32
Locuteur

de

18:32
Présentateur

la démission d'Édouard Geffray ?

18:59
David Lisnard

C'était à l'époque. Donc que ce soit M. Geffray qui a des qualités comme d'autres, ce n

19:06
Locuteur

'est

19:06
David Lisnard

pas le sujet. Le sujet, c'est que l'on doit revoir totalement l'organisation de l'éducation, analyser ce qui a fonctionné ailleurs, comme en Finlande, comme dans les États baltes et dans d'autres États, et dire que la France n'a pas une vocation à être les plus mauvais de l'Europe, à mettre toujours plus d'argent et moins de moyens sur le terrain. parce que la bureaucratie a tout bouffé. Mais c'est pareil dans l'hôpital,

19:31
Locuteur

c

19:31
David Lisnard

'est pareil dans la police,

19:32
Locuteur

c

19:32
David Lisnard

'est pareil. À l'hôpital, on dépense plus d'argent qu'avant, il

19:35
Locuteur

y

19:35
David Lisnard

a eu le Ségur et on attend aux urgences plus qu'avant. Donc c'est véritablement un énorme changement organisationnel et rationnel qu'il faut proposer et moi, c

19:44
Locuteur

'est

19:44
David Lisnard

le sens de ma démarche.

19:46
Présentateur

David Lissnard, on dit parfois que dans une campagne présidentielle,

19:48
Locuteur

il

19:48
Présentateur

y a toujours un moment où le candidat ou la candidate fend l'armure. Je vais tenter la question. Est-ce qu'il vous est arrivé, vous, de faire grève, de bloquer votre collège, votre lycée ? Est-ce qu'il

20:00
Locuteur

y a

20:00
Présentateur

eu des moments où David Lissnard s'est rebellé pour obtenir quelque chose

20:04
Locuteur

? Moi,

20:07
David Lisnard

j'ai passé ma vie à me rebeller pour obtenir quelque chose.

20:11
Locuteur

Mais pas au collège ou pas au lycée.

20:13
David Lisnard

D'ailleurs, je suis en train de me rebeller pour que... Si, je vous dirai si vous voulez, mais qu'importe, peut-être que mes enfants m'écoutent, donc ça m'embête un peu, si vous voulez.

20:21
Locuteur

Vous avez peur qu'ils aient... J'avais un esprit

20:22
David Lisnard

de contradiction qui fait que quand il y avait les grèves, moi, j'étais uniquement peut-être par esprit de contradiction second degré.

20:30
Locuteur

J

20:30
David Lisnard

'étais le seul à ne pas faire grève alors qu'il m'est arrivé de sécher les cours le reste du temps. Mais je n'aurais pas dû le dire. Mais aujourd'hui, je me rebelle et j'ai très envie de faire gagner tous les gens qui veulent s'en sortir et qui veulent que la France s'en sorte. Je me rebelle alors que je suis un élu local et un ancien... Je viens du monde du petit commerce pour gagner la présidentielle et les législatives que nous préparons aussi à Nouvelle Énergie. Voilà, comme ça, je voudrais parler...

20:56
Locuteur

Alors,

20:57
Présentateur

la présidentielle, justement, on espère que chez vous, on a coupé le son de la télé. Je ne

21:00
Locuteur

voudrais

21:00
Présentateur

pas être à l'origine d'un problème familial. David Lissard, Thierry Arnaud, est là pour vous interroger sur l'élection présidentielle.

21:06
Invité

Bonsoir, David Lissard. Vous êtes donc candidat à cette élection présidentielle depuis le mois de mars dernier, crédité de 3 à 5 % des intentions de vote dans les sondages. Vous êtes aussi favorable, et vous le dites très clairement, à une grande primaire de la droite et du centre. Le problème est que jusqu'ici, plusieurs des participants potentiels, et en particulier Édouard Philippe et Bruno Retailleau, y sont opposés. Est-ce que vous continuez à penser ce soir qu'une primaire comme celle-là est possible ? Et si Édouard Philippe et Bruno Retailleau vous écoutent ce soir,

21:36
Locuteur

qu

21:36
Invité

'avez-vous envie de leur dire pour les convaincre

21:38
Locuteur

?

21:41
David Lisnard

Ce que je dis depuis deux ans, et on en est dans la situation que j'évoquais,

21:44
Locuteur

d

21:44
David Lisnard

'ailleurs Marc Rovell le sait, parce que je l'avais évoquée sur son plateau, c'est-à-dire que la primaire est encore organisable, et je crois qu'elle est souhaitable, parce qu'elle permet d'éviter deux choses. Elle permet d'éviter la division qui peut faire perdre, et elle permet d'éviter aussi les compromissions et les arrangements de notables. Moi, si vous voulez, j'ai envie de faire gagner mon projet, j'ai envie que les gens puissent le découvrir, et au-delà du projet, de la personnalité, enfin bref, ce que l'on peut faire pour redresser notre pays. Et rien n'est mieux que la démocratie.

Donc, vu qu'il n'y a pas de leader naturel, vu que je pense qu'il faut que ceux qui nous ont gouvernés ne gouvernent plus, c'est aussi simple que ça, et notamment depuis dix ans, et ceux qui étaient dans les gouvernements de M. Macron, vu que je pense qu'il faut proposer un autre changement, un changement très fort, et une autre alternative que ce que propose l'ERN, qui est très ambigu sur beaucoup de sujets, et ce que propose l'extrême gauche qui prendra le dessus sur la gauche, et avec les néofascistes de LFI, qui sont extrêmement dangereux pour notre pays, et bien que cette radicalité raisonnable, la radicalité, c

22:48
Locuteur

'est

22:48
David Lisnard

la racine des choses, est le meilleur antidote à l'extrémisme, et elle est surtout, surtout, la meilleure façon de faire gagner notre pays. Il faut gagner les élections,

22:55
Locuteur

mais c'est des climatis. Néofasciste ? Néofasciste de LFI ?

22:58
David Lisnard

Encore matériellement, oui, je le

23:01
Locuteur

pense profondément, parce que quand vous prenez la violence,

23:06
David Lisnard

ça veut dire que le fascisme, vous savez, c'est quand vous êtes très étatiste, d'ailleurs historiquement c'était le cas, c'est des mouvements qui venaient souvent de la gauche, et contrairement à ce qu

23:14
Locuteur

'on

23:14
David Lisnard

nous a raconté pendant des décennies, et lorsque vous prenez la violence, et que vous opposez les personnes selon des origines par exemple, quand j'entends LFI qui théorise, et son leader qui dit tout blanc, tout moche, pour moi c'est une forme de racisme. lorsque je vois l'antisémitisme débridé qu'il y a dans ces mouvements-là, je dis qu'il

23:34
Locuteur

y a

23:34
David Lisnard

des dérives, oui, néofascistes, et je pense qu'il voit des fascistes partout, il traite tout le monde de fasciste, mais il ne

23:40
Locuteur

voit

23:40
David Lisnard

pas le premier des fascistes qui est Jean-Luc Mélenchon.

23:43
Locuteur

Mais au-delà de cela,

23:45
David Lisnard

on ne peut plus gouverner avec ceux qui nous ont dirigés et dont de la Macronie, et donc je propose un changement puissant par un projet puissant et avec des personnes nouvelles.

23:55
Invité

Si cette primaire n'a pas lieu, quand et comment est-ce que la droite et le centre désignent leurs champions ? Est-ce que c'est uniquement en fonction des sondages ? Jusqu'à quand la compétition interne peut se prolonger sans risquer une destruction mutuelle de ces candidatures ? Quel est le calendrier ? Quelles sont les modalités que vous avez en tête ? Est-ce qu

24:16
Locuteur

'il

24:16
Invité

s'agit simplement de désigner à un moment donné, de reconnaître que c'est celui qui est le plus haut dans les sondages qui doit être le candidat et porter les couleurs de la droite et du centre ? Et à quel moment, selon vous, ce choix doit-il se faire

24:27
Locuteur

? Si

24:29
David Lisnard

c'était les sondages, Jacques Delors, Édouard Balladur et Raymond Barre, à l'époque, auraient été élus. Ça ne marche pas comme ça.

24:39
Locuteur

Deuxièmement, il faut poser la question à ceux qui refusent

24:41
David Lisnard

la primaire. Quels sont les bons arguments qui s'opposeraient à cette compétition ? Je le répète, visent à faire une présélection, c'est-à

24:52
Locuteur

-dire

24:52
David Lisnard

un quart de finale avant la demi-finale. Parce que tout le reste, ce ne serait que des arrangements. Et le problème des arrangements, c'est qu'ils génèrent du en même temps, ils génèrent un projet qui ne peut pas redresser le pays. Le pays, c'est comme une mairie, c'est comme une entreprise. Moi, je viens de mon entreprise. Il faut être cohérent dans l'action. On sait que tout est difficile, on sait que les choses sont toujours plus compliquées, mais il n'empêche que, on doit avoir de la cohérence et avec de la constance, on peut redresser le pays. Quand

25:19
Locuteur

faut-il trancher ? Quand faut-il trancher avant que ça ne devienne trop dangereux et trop tard ? On verra où on

25:27
David Lisnard

en est. Pardonnez-moi, mais je me permets de dire qu'il se passe quelque chose aujourd'hui au temps de ma candidature et que je vais continuer, je vais encore accélérer. À moi d'être meilleur dans les sondages, à moi de faire les efforts qu'il faut et je veux faire gagner ce projet. Donc je propose une primaire. Si les autres refusent la primaire,

25:44
Locuteur

ils

25:44
David Lisnard

nous diront ce qu'ils proposent eux. Mais moi, je n'irai pas vers des arrangements. Et ma rupture, elle est non seulement avec les propositions que j'évoquais tout à l'heure de l'extrême-gauche et du RN, mais elle est aussi avec tous les conformistes technocrates qui nous expliquent la vie tout le temps, qui nous disent qu'ils sont le corps de la sagesse mais qui ont planté le pays. Donc je veux proposer, je souhaite aller jusqu'au bout de cette proposition. Et aujourd'hui, je suis dans la course, moi. Donc quand vous êtes dans la course, vous courez.

26:11
Locuteur

Donc

26:11
David Lisnard

je cours.

26:12
Présentateur

Voilà, quand on est dans la course. Merci beaucoup, David Lissnard. On verra ce que devient de cette proposition de primaire

26:17
Locuteur

qui aujourd'hui

26:17
Présentateur

ne semble pas faire l'unanimité chez les autres candidats. Merci beaucoup, David Lissnard. Merci Thierry. Merci Hélène.