Deux ans après les inondations dans le nord-Ardèche, les Annonéens encore marqués nous dit le maire
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Questions et réponses
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- 0:06OuverteRéponse directe
Demain, ça fera deux ans, jour pour jour, que le Nord-Ardèche a été durement frappé par les inondations. C'était le 17 octobre 2024, où en sont les travaux, comment on se projette dans l'avenir ?
- 0:43OuverteRéponse directe
Comment est-ce qu'on en parle aujourd'hui à Anonnet, ces inondations ? Est-ce que c'est un peu derrière les gens ou vous sentez à l'approche des deux ans que ça réveille un petit traumatisme ?
- 1:14OuverteRéponse directe
Vous avez parlé des dégâts. Quels travaux ont été faits en deux ans et qu'est-ce qu'il reste à faire ?
- 2:15RelanceRéponse directe
Est-ce qu'on est sûr aujourd'hui, avec ces travaux-là qui sont encore en cours, que la Cance ne peut plus déborder ?
- 3:53OuverteRéponse directe
Vous les avez chiffrés, ces travaux, pour la commune d'Anoné, mais aussi pour l'agglomération ?
- 4:46FerméeRéponse directe
Mais la commune a déboursé combien, là, depuis en deux ans ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:29Invité politiqueFait
« On a toujours en mémoire l'avenue de l'Europe, la place des Cordeliers inondée, les commerces qui ont été fortement impactés, et puis les dégâts considérables sur la voie Rie, sur les réseaux d'assainissement par exemple. »
- 0:52Invité politiqueFait
« Les Anonnéens sont devenus très attentifs à la météo. Donc, dès qu'il y a une alerte de Météo France, on est vigilants. »
- 1:21Invité politiqueFait
« Globalement, on va dire les premiers travaux de réparation sont quasiment tous terminés. Donc, on a rétabli, que ce soit en termes de voirie, réseau d'assainissement, réseau d'eau potable. On a rétabli la continuité de service. »
- 1:43Invité politiqueFait
« Mais derrière, il y a des travaux beaucoup plus importants qui, soit commencent à être engagés, soit vont être engagés dans les années à venir, qui est finalement adapter le territoire à ce risque d'inondation qui est un risque ancien. »
- 2:31Invité politiqueFait
« C'est historique que le territoire est soumis à les crues de nos rivières, que ce soit la Cance ou la Dôme, et on n'arrêtera jamais la pluie. »
- 3:01Invité politiqueFait
« Puisque pendant des décennies, on a artificialisé, on a imperméabilisé des sols. Donc, on a augmenté, finalement, le risque, la rapidité de l'eau et la montée des eaux par ce phénomène de ruissellement. »
- 4:01Invité politiqueFait
« Il y a des choses qui ont été chiffrées. Il y a des travaux qui ont été réalisés. Il y en a d'autres qui sont en cours. Et il y en a d'autres à venir. »
- 4:49Invité politiqueChiffre
« Alors là, on est à peu près à 5 millions d'euros de travaux qui ont été engagés par la commune. »
- 4:54Invité politiqueChiffre
« On doit être à peu près entre 7 et 10 par l'agglomération. »
- 5:27Invité politiqueFait
« Là, on a engagé des opérations. Elles viennent de démarrer pour sortir 3 km de réseau du cours d'eau. »
Temps de parole
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- Présentateur15 %
- Présentateur 26 %
- ?2 %
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Le réveil
100% local. Ici matin, jusqu'à 9h. Demain, ça fera deux ans, jour pour jour, que le Nord-Ardèche a été durement frappé par les inondations. C'était le 17 octobre 2024, où en sont les travaux, comment on se projette dans l'avenir. Louis Joyeux, on en parle avec votre invité ce matin, le maire d'Anonnet. Bonjour Simon Plenet.
Bonjour.
Deux ans après ces inondations, qu'est-ce qu'il vous reste en mémoire ? Quelles images
? On
a toujours en mémoire l'avenue de l'Europe, la place des Cordeliers inondée, les commerces qui ont été fortement impactés, et puis les dégâts considérables sur la voie Rie, sur les réseaux d'assainissement par exemple. Et ça, c
'est
des images qui restent effectivement.
Comment est-ce qu'on en parle aujourd'hui à Anonnet, ces inondations ? Est-ce que c'est un peu derrière les gens ou vous sentez à l'approche des deux ans que ça réveille un petit traumatisme
?
Alors, les Anonnéens sont devenus très attentifs à la météo. Donc, dès qu'il y
a
une alerte de Météo France, on est vigilants. Nous, bien sûr, les services municipaux, le syndicat des Trois-Rivières, la régie des eaux de l'agglomération sont en alerte. Et on va dire qu'il y
a
une surveillance accrue du niveau de nos cours d'eau, que ce soit la Cance ou la Dôme.
Justement, vous avez parlé des dégâts. Quels travaux ont été faits en deux ans et qu
'est
-ce qu'il reste à faire ?
Alors,
globalement, on va dire les premiers travaux de réparation sont quasiment tous terminés. Donc, on a rétabli, que ce soit en termes de voirie, réseau d'assainissement, réseau d'eau potable. On a rétabli la continuité de service. Mais derrière,
il
y a des travaux beaucoup plus importants qui, soit commencent à être engagés, soit vont être engagés dans les années à venir, qui est finalement adapter le territoire à ce risque d'inondation qui est un risque ancien, puisque nous avons, sur les repères de crues notamment, on sait qu'il y
a
eu des crues importantes en 1865, en 1890, en 1907. Donc, on sait qu'on a cet historique-là. Et donc, ce qu'il faut vraiment aussi pousser au niveau de la population, c'est cette culture du risque qu'à un moment donné, les habitants, les entreprises, les commerçants aient des bons réflexes lorsque une crue pourrait de nouveau survenir.
Est-ce qu'on est sûr aujourd'hui, avec ces travaux-là qui sont encore en cours ? Vous l'avez dit, que la Cance ne peut plus déborder. Donc, justement, on n'est sûr de rien avec le réchauffement climatique.
Alors,
d'abord, c'est historique que le territoire est soumis à les crues de nos rivières, que ce soit la Cance ou la Dôme, et on n'arrêtera jamais la pluie. Donc, c'est après comment, justement, on anticipe et on prépare le territoire
à
ce risque. Donc, là, c'est au-delà des travaux de prévention, des travaux qui permettent de mieux organiser l'alerte, l'évacuation des zones inondables. C'est comment on essaye de réduire le risque au maximum. Donc, par exemple, il faut travailler énormément sur retenir l'eau en amont pour éviter, justement, qu'elle ruisselle, puisque pendant des décennies, on a artificialisé, on a imperméabilisé des sols. Donc, on a augmenté, finalement, le risque, la rapidité de l'eau et la montée des eaux par ce phénomène de ruissellement. Donc, ça,
c
'est des travaux longs qui vont nécessiter, donc, de désimperméabiliser les espaces publics, de travailler avec les agriculteurs, avec l'ensemble des collectivités, que ce soit les communes, l'agglomération, le syndicat des Trois-Rivières, pour faire tous les travaux nécessaires pour limiter ce risque. Et ça, ça s'inscrit forcément dans le temps long, puisqu'on parle d'aménagement du territoire. Et là, aujourd'hui, une des priorités aussi, c'est de préserver, justement, les espaces naturels, les espaces agricoles, qui jouent ce rôle d'éponge, en quelque sorte. Quand une pluie arrive, si elle tombe sur un champ, une forêt, forcément, elle s'infiltre dans le sol.
Alors que si elle tombe sur, je ne
sais
pas, un parking, un espace imperméabilisé,
ben
là, elle ruisselle très rapidement vers la rivière.
Vous les avez chiffrés, ces travaux, pour la commune d'Anoné, mais aussi pour l'agglomération
?
Alors, il y a des choses qui ont été chiffrées. Il y
a
des travaux qui ont été réalisés. Il y
en
a d'autres qui sont en cours. Et il y en a d'autres à venir. Et là, il y a encore des études. On est, avec le syndicat des Trois-Rivières, dans une démarche de ce qu'on appelle un programme d'action et de protection des inondations. Et là, c'est du temps long. C'est ce qui nous permettra aussi d'avoir des financements de l'État. Et là, c'est collectivement qu'on doit s'y mettre sur tous ces travaux à réaliser pour, justement, limiter ce ruissellement et éviter une montée rapide des eaux. Mais ce qu'il faut bien savoir, c'est qu'on n'empêchera jamais la pluie de tomber et qu'à un moment donné, il va falloir aussi diffuser cette culture du risque.
J
'insiste beaucoup, puisqu'on n'empêchera pas l'eau de passer. Mais on peut empêcher qu'elle crée des dégâts ou qu'elle mette des vies en péril.
Mais la commune a déboursé combien, là, depuis en deux ans
?
Alors là, on est à peu près à 5 millions d'euros de travaux qui ont été engagés par la commune. On doit être à peu près entre 7 et 10 par l'agglomération. Mais voilà, les travaux vont continuer parce qu'au-delà de la réparation, il y a tous les travaux d'aménagement qui vont réduire le risque. Je prends un exemple très concret. Les réseaux d'assainissement qui sont pour beaucoup étaient dans le lit de la rivière puisque nos prédécesseurs avaient fait un choix logique. C'était de suivre les cours d'eau pour amener les eaux usées jusqu'aux stations d'épuration. Là, on fait des travaux pour sortir ces réseaux des lits des rivières. Donc, par exemple, là, on a engagé des opérations.
Elles viennent de démarrer pour sortir 3 km de réseau du cours d'eau. Donc là, ce n
'est
pas des dégâts, mais ce
sont
des travaux qui sont consécutifs finalement aux inondations du 17 octobre 2024.
Merci beaucoup, Simon Plenet, d'avoir été notre invité ce matin. Je me rappelle, vous êtes le maire d'Anoné, le président d'Anoné, Rhône-Aglo, donc à la veille des deux ans des inondations qui ont frappé le Nord-Ardèche. Merci beaucoup. Bonne journée à
vous.
Merci. Bonne journée. Au revoir.
Au revoir. Et on retrouve cette interview sur ici.fr, bien sûr.
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