Face à Face : Nicolas Dupont-Aignan - 23/10
Audio original de l'émission.
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 15 %Attaque 65 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 88 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:54OuverteRéponse directe
Il était temps qu'il les reçoive, qu'il les mette autour d'une table ?
- 2:06RelanceRéponse partielle
Qu'est-ce que cela sous-entend selon vous ?
- 2:25ComplaisanteÉludée
Vous ne trouvez pas la démarche saine, citoyenne ?
- 3:23OuverteRéponse directe
Pour avancer, l'abrogation de Parcoursup, par exemple, fait partie des mesures impératives aujourd'hui sur lesquelles il faut avancer.
- 4:23RelanceRéponse directe
Mais vous distinguez cela des autres qui ont fait des blocus, qui manifestent justement...
- 5:19OuverteRéponse directe
Ça pointe selon vous quoi ? L'inégalité des chances totales ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:16Invité politiquePromesse
« la suppression ou la modification profonde du système Parcoursup »
- 2:14Invité politiqueFait
« Ils ont besoin d'une plateforme. Il y a un ministère, il y a un ministre, il y a un ministre de l'enseignement supérieur, il y a un ministre de l'éducation. »
- 2:30Invité politiqueFait
« On a connu ça avec les cahiers de doléances au moment des Gilets jaunes. Ils ont tous été foutus à la poubelle. »
- 3:39Invité politiqueFait
« Les étudiants mettent dix voeux, mais ils n'ont pas le droit de les hiérarchiser. »
- 3:51Invité politiqueFait
« le destin des étudiants et de leur famille dépend de cet algorithme »
- 7:04Invité politiqueChiffre
« j'ai quand même fait près de 5% une élection présidentielle en 2017. »
- 7:25Invité politiqueChiffre
« 55% de Français ont refusé la Constitution européenne. »
- 12:11Invité politiquePromesse
« Je veux qu'on vote une loi anti-casseur au plus vite. »
- 12:43Invité politiquePromesse
« Je demande qu'on baisse la majorité pénale à 16 ans. »
- 12:46Invité politiquePromesse
« Je demande qu'on mette des peines planchées pour les agressions de policiers. »
- 12:49Invité politiquePromesse
« Je demande qu'on expulse ces délinquants étrangers. »
- 12:54Invité politiquePromesse
« Je demande qu'on construise les places de prison. »
- 16:44Invité politiqueFait
« Il s'était engagé sur 15 000 parce qu'il faut traiter la cause des problèmes. »
Temps de parole
- Nicolas Dupont-Aignan63 %
- Présentateur28 %
- ?9 %
≈ 26,4 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Vous
écoutez
RMC, face
à face,
Marie-Santé.
Il
est 8h29 et vous êtes bien sur BFM TV et RMC. Bonjour Nicolas Dupont-Aignan.
Bonjour Madame.
Merci d'être dans ce studio face à moi ce matin. Je le disais, vous êtes
pour
la quatrième fois candidat à l'élection présidentielle, président de votre parti Debout la France. On va revenir longuement sur ces mobilisations, sur ce tour de vie sécuritaire annoncé par le président de la République. Ce conseil de défense organisé ce matin, après une réunion hier à l'Elysée avec notamment les services de renseignement. Mais d'abord, on l'a appris tard hier, le président recevra aussi aujourd'hui les organisations de lycéens. Écoutez leurs revendications, leurs inquiétudes après plus de trois semaines de revendications, des blocus dans les lycées. Vous dites quoi ce matin Nicolas Dupont-Aignan ? Il était temps qu'il les reçoive, qu'il les mette autour d'une table ?
Il était temps bien sûr, mais en fait je vois que le président fait tout, tout seul. C'est incroyable ce qui se passe. Parce que la question, ce n
'est
pas simplement de les recevoir. C'est de savoir si on va entendre des revendications, souvent, pas toujours, de bon sens, que personnellement je réclame depuis des années, c'est-à-dire la suppression ou la modification profonde du système Parcoursup
qui
génère une angoisse terrible dans toutes les familles de France.
Ça fait partie en effet de leurs revendications. C
'est
fondamental.
C'est fondamental. Vous dites aujourd'hui, le gouvernement qui s'appuie notamment pour répondre à cette colère lycéenne, en tout cas c'est ce qu'on nous explique, sur, vous savez, cette plateforme qu'ils ont mise en ligne pour recueillir les formes de doléances. Et ils disent que dans, finalement, le décryptage de ces 100 000 doléances, 14% concernent justement Parcoursup, contre 70% pour les emplois du temps, pour les classes surchargées, 28% pour les professeurs non remplacés,
comme
si finalement Parcoursup et son abrogation, en tout cas sa remise en cause, arrivaient loin derrière. Qu'est-ce que cela
sous-entend selon vous
? Le coût des plateformes. Enfin, on est dans une situation incroyable. Ils ont besoin d'une plateforme. Il y a un ministère, il y
a
un ministre, il y
a
un ministre de l'enseignement supérieur, il
y a
un ministre de l'éducation. Donc on nous invente une plateforme qui était faite, en fait, pour noyer le poisson.
Vous ne trouvez pas la démarche saine, citoyenne ?
Non,
la démarche, c'est du pipeau intégral. On a connu ça avec les cahiers de doléances au moment des Gilets jaunes. Ils ont tous été foutus à la poubelle. On n'en a jamais tiré la moindre leçon.
À la poubelle, je ne sais
pas. Ils sont dans les archives.
Dans les
archives, voilà. Non, mais il faut arrêter tout ça. Pourquoi il y
a
une telle protestation populaire ? qui est extrêmement profonde. C'est parce que ça fait dix ans
que
la seule politique menée, c'est celle du mépris. Vous ne pouvez pas gouverner un peuple avec le mépris. Donc il y a incompétence, on voit les résultats sur les finances, sur la sécurité, sur l'immigration, etc. Et puis il
y a
mépris. Donc là, il va recevoir les jeunes en catastrophe, tout en interdisant les manifestations des jeunes.
On
va voir ce que ça donne. Moi, j'espère toujours, parce que je suis un optimisme, j'espère. Mais tout ça n'est pas sérieux.
Tout ça n'est pas sérieux. C'est du grand n'importe quoi. Vous le dites
et redites, mais... Mais
c'est la
vérité. Pour avancer, l'abrogation de Parcoursup, par exemple, fait partie, vous dites, des mesures impératives
aujourd'hui sur lesquelles il faut avancer.
Moi, je ne
suis
pas un jusqu'au boutiste.
Il
faut que les gens comprennent, parce qu'en fait, peu de gens savent ce qui se passe avec Parcoursup. Les étudiants mettent dix voeux, mais ils n'ont pas le droit de les hiérarchiser. Ce qui fait qu'il y
a
un algorithme obscur, et que le destin des étudiants et de leur famille dépend de cet algorithme. Et surtout, comme ils ont supprimé le bac égalitaire, anonyme, il y a quelques mesures du bac, quelques épreuves du bac, mais la réalité, c'est que l'orientation de tous les jeunes de France se fait aujourd'hui sur un contrôle continu qui commence en début de première.
Et
ce contrôle continu est d'une injustice incroyable, parce que selon le professeur et selon le lycée, vous n'avez pas la même grille d'évaluation. Et les jeunes ont très bien compris. Vous savez, il y a des jeunes casseurs, il y a des pilleurs. Il faut les sanctionner. Et comme on ne les a pas sanctionnés, on aboutit à ce qui se passe aujourd'hui.
Mais vous distinguez
cela
des autres qui ont fait des blocus, qui manifestent
justement...
Mais
bien évidemment,
et comme ça fait des mois que ces jeunes qui manifestent, qui protestent, qui d'abord au début n'ont pas manifesté, réclament un changement, le gouvernement et le président de la République les a totalement ignorés.
C
'est adhérant. C'est important de préciser que vous faites cette distinction, parce
que certains responsables
ne la font
pas.
Mais moi je la fais. Et je vais vous dire, je crois, et j'ai été à Limoges, présenter 10 mesures pour rétablir l'ordre. Précise. Mais j'ai aussi au même moment
présenté
10 mesures pour désamorcer la crise sociale qui est là, qui est profonde, qui touche autant les jeunes... Il n
'y a
pas que Parcoursup, il y a les stages. On demande même en troisième de faire un stage. Et moi je vois des collégiens dans ma ville, parce que je suis maire d'une ville de banlieue, et je sais ce qui se passe. Je vois des collégiens qui frappent à 60 portes et qui n'obtiennent pas de stage. Ils commencent comme ça en troisième.
Et
ça pointe selon vous quoi ? L'inégalité des chances totales
?
De là où vous venez ? Dans quelle
famille vous
évoluez ?
Bien
sûr, parce qu'on a abandonné
ce
que je crois profondément, c'est-à-dire un système méritocratique de la Troisième République, une école du savoir, de l'effort, du mérite, de la note, de l'exigence. C'est la faillite de l'école post-68 Ard. C'est-à-dire qu'en fait, on a détricoté, déconstruit l'école de la République. Et on a abouti à un système gazeux, totalement injuste, parce que ce sont les catégories populaires qui ne peuvent pas se payer des petits cours, qu'ont pas la famille pour les aider, qu
'ont
pas les relations. Et on aboutit à cette espèce de frustration généralisée, d'une jeunesse qui par ailleurs n'a pas de boulot en sortant, qui ne peut pas se loger puisque la crise du logement est monstrueuse. Donc, en fait, au-delà des protestations dont on parlera sans doute, il faut traiter les causes des phénomènes. Et moi, je me bats. Et c'est peut-être ma différence. Je me bats pour apporter des solutions. Et ces solutions, je les ai apportées, mais ça fait des années que je les propose. Et on me rit au nez.
On vous rit au nez.
Parce qu'en fait, dans la vie
politique française.
Et on ne vous reçoit pas non plus à Matignon. Non.
Je suis président de la partie. J'ai un parlementaire qui est adhérent de notre partie.
Juste aux téléspectateurs qui ne regardent, qui n'ont peut-être pas la précision. Hier, Sébastien
Lecornu recevait les
formations politiques. Vous n'étiez pas autour de la table.
Vous n'avez
pas reçu de carton d'invitation. Vous dites que vous avez l'habitude.
Mais j'ai l'habitude. Pourquoi ?
Vous
le regrettez ?
Bien sûr. Parce que moi, j'ai des choses à dire. Mais pourquoi on ne me reçoit pas ? Parce que je suis différent des autres. Parce que je propose sur l'Europe la sortie de l'Union européenne et que j'ai une vision totalement différente sur la paix en Ukraine. Mais en fait, ce système politique,
c'est l'effondrement. C
'est la seule raison selon vous ?
Ou peut-être quoi ? Je ne sais pas.
Vous n'êtes pas assez crédité dans les sondages
? Les
sondages, j'ai quand même fait près de 5% une élection présidentielle en 2017. A l'époque, j'étais à zéro dans les sondages. Bon. Donc, si vous voulez, tout ça, en fait, au-delà même de la crise sociale, je pense qu'il
y a
une vraie crise démocratique. Et vous savez d'où elle vient, cette crise démocratique
? En
2005, 55% de Français ont refusé la Constitution européenne. Quelques années après, c'est là où j'ai rompu avec le système politique et où j'ai créé Debout la France et j'ai quitté l'UMP. Ce vote a été bafoué. Et depuis ce temps,
de
plus en plus de Français ne croient plus en notre démocratie. Et à partir du moment où un peuple comprend qu'il est bafoué, que la démocratie ne sert plus à rien, eh bien, ça finit dans la rue. Je l'annonce depuis des années.
C'est ce qui s'exprime
et c'est ce qui arrive aujourd'hui. Nicolas
Dupont-Aignan. Et c'est là où il
faut tout reconstruire. Pas seulement remplacer M. Macron par un autre ou une autre, mais inventer une démocratie. Et je propose une démocratie à la Suisse. Le RIC, référendum d'initiative citoyenne que j'ai mis en place dans ma ville. Je propose une nouvelle façon de faire de la politique.
On reviendra sur vos
propositions et votre
candidature à la présidentielle, la quatrième encore une fois.
Mais oui, je suis persévérant. Mais
si on avance, la persévérance donc pour Nicolas Dupont-Aignan, si on avance au Conseil de Défense ce matin, qui s'ajoute à une réunion hier autour des services de renseignement, en vue et en perspective du week-end prochain. Nouvel appel à manifester. Des décisions lourdes. Tour de vis sécuritaire, disent certains. Des manifestations interdites dans plusieurs villes, pas dans d'autres. Et ce retournement,
dans
cette dernière minute, on vient de l'apprendre, de la préfecture des Bouches-du-Rhône concernant Marseille. Marseille, décision avait été prise, notamment d'interdire toutes les manifestations et de suspendre aussi les transports en commun pour toute la journée de samedi. Certains ont très vite dénoncé des mesures liberticides parce qu'effectivement,
quand vous
êtes marseillais et que vous n'avez pas de voiture, vous faites quoi ce week-end ? Ça paraît assez compliqué. Là, le préfet renonce ce matin. Que vous inspire d'abord cette décision, voire ce que l'on pourrait appeler ce retournement... Mais du
bon sens. Du bon sens. Je vais vous dire ce qui se passe. Parce que le gouvernement
a
été incapable d'assurer l'ordre public, n'a pas mis les effectifs nécessaires. Parce que depuis des années, la justice est faible. Les lois qui ont été votées, je ne les ai jamais votées, celles-là, les lois ont été laxistes.
On
n'est pas capable d'enfermer les délinquants. Et donc, on enferme tout un peuple.
C
'est-à-dire qu'on est chez les fous. Parce que l'État n'est pas capable de jouer son rôle d'une démocratie, c'est-à-dire de punir ceux qui sont malhonnêtes et qui violent la loi, eh bien, on punit les honnêtes gens.
On leur interdit de se déplacer, de se
manifester. L'interdiction des manifestations est stupide. Et je vais vous expliquer pourquoi. Parce que, pour interdire une manifestation, il faut être capable de faire respecter l'interdiction.
Alors,
vous savez que la plupart des manifestations interdites n'ont jamais été interdites vraiment. Que les pilleurs et les casseurs n'y respectent rien des interdictions. Et pourquoi il y a le droit
de manifester dans la Constitution ? n'empêcheront pas les
violences que
l
'on a vu le week-end dernier. Elles vont
jeter de l'huile sur le feu. Pourquoi il y
a
le droit de manifester
? Pourquoi
il y
a
le droit de manifester depuis
la Troisième République ? Garantie
par la Constitution dans les démocraties. Parce que, vous faites de la cuisine.
Ça m'arrive.
Bon, si
vous
mettez une bouilloire d'eau chaude, que vous allumez le gaz à fond dessus, que ça commence à bouillir, si vous avez l'idée intelligente et stupide de mettre un couvercle dessus en disant c'est génial, je vais mettre un couvercle dessus, c'est l'interdiction de manifestation. Mais que vous laissez le gaz allumé dessous, votre couvercle va sauter au plafond.
Ou en tout cas, il déborde.
Largement. Donc,
ce
que je veux dire, c'est qu'encadrer les manifestations, oui, définir un parcours, sécuriser le parcours, punir ceux qui s'en écartent, oui. Mais, il y a le droit de manifester dans démocratie encadrée, bien sûr, parce que c'est la soupape de sécurité d'un peuple qui
a le droit...
pensé hier par le chef de l'État,
c
'est d
'interdire
des manifestations considérées comme, je mets des guillemets à cela, sans légitimité. C
'est-à-dire que
seules les manifestations organisées à la demande des syndicats, voilà ce qui a été précisé, seront autorisées
ce
week-end, demain en tout cas, sur des tracés protégeant les commerces et les bâtiments publics.
C'est
stupide. Alors, oui, des tracés, oui, l'encadrement, je ne
suis
pas quelqu'un, je suis quelqu'un qui respecte l'ordre. Et je demande des mesures sévères. Mais les mesures sévères doivent toucher les gens qui violent la loi républicaine et pas les honnêtes gens. C'est évident.
Et
je vais vous dire
autre chose. à vous écouter, la
décision juste prise par le préfet des Boucherons
de ce moment-là,
elle est de bon sens. C'est un retournement qui a du sens et qui va finalement
dans la liberté de déplaçer. Il faut revenir à la
raison. Parce que je vais vous dire, interdire tout, c'est le meilleur carburant pour tous ceux qui veulent récupérer et instrumentaliser le désordre. Le meilleur carburant. D'ailleurs, si on voulait qu'il y ait encore plus de monde le 5 novembre, il fallait faire comme ça. Ce que je crois vraiment, c'est qu'il faut faire deux choses. Un, prendre des mesures sur l'ordre public. Je veux qu'on vote une loi anti-casseur au plus vite. Je sais qu'il
y a
un débat au Sénat. Absolument.
Il faut aller vite. Je veux qu
'on interdise les groupes d'ultra-gauche dangereux. Interdire les groupes d'ultra-gauche dangereux.
Quelques milieux
de
personnes.
Vous savez
bien que vouloir les interdire,
les interdire, vous pouvez proclamer
l'interdiction.
C'est un peu comme ce que vous nous décrivez
là. Ce n'est pas parce que
vous interdisez les manifestations que vous n'empêcherez pas des rassemblements.
Cela n'a rien à voir parce que là, c'est une minorité. Quelques milliers de personnes. On a bien été capable d'interdire des groupes d'ultra-droite. On peut interdire des groupes d'ultra-gauche. Donc, je demande ça. Je demande qu'on baisse la majorité pénale à 16 ans. Je demande qu'on mette des peines planchées pour les agressions de policiers. Je demande qu'on expulse ces délinquants étrangers. Je demande qu'on construise les places de prison. Donc, je ne suis pas quelqu'un pour qu
'il
y
ait
le désordre. Je veux l'ordre. Mais parallèlement,
il
faut qu'une fois qu'on rétablit l'ordre, il faut parallèlement qu'on réponde aux revendications, celles qui peuvent être raisonnables et pas trop coûteuses parce qu'on n'a pas beaucoup d'argent. Et deuxièmement, je veux qu'on réponde à la crise sociale parce que pendant qu'on parle des manifestations et du désordre,
on ne parle pas
de l'essence et du gazole.
Sauf que le chef de l'État pourrait vous rétorquer qu'il est allé notamment faire cette tournée dans les Émirats pour négocier en tout cas à la baisse le prix de notre décennie et notre essence.
Mais
ils ne négocient rien
du tout à la baisse. Vous leur faites ça dit ?
Non. Non, parce qu'on pourrait baisser le prix des carburants aujourd'hui en supprimant les certificats d'économie d'énergie. Ça ne coûterait rien à l'État. 17 centimes. Et on pourrait supprimer la taxe sur la TVA sur la taxe. 13 centimes. Je vous propose de baisser 30 centimes. Ça, c'est finançable.
Là, ils
expliquent
la libération de stocks stratégiques. Mais juste, j'aimerais qu'on avance
et
revenir sur un week-end de manifestations à haut risque dans tout le pays. Vous évoquez la situation du congrès du RN à Orléans précisément avec des inquiétudes là aussi très fortes des autorités du préfi. 3 000 forces de l'ordre mobilisées parce que 10 000 personnes, 10 000 militants du RN sont attendus. Marine Le Pen
et
le parti à aucun moment n'a envisagé de céder ou de
relancer.
Et heureusement, vous le dites ce matin, elle a raison de ne pas céder
à cela.
Là aussi, on vit chez les fous.
Mais ne
serait-ce que de se poser la question encore une fois.
Imaginez, j'ai été à Limoges à la demande d'habitants de Limoges.
Où la mairie, encore une fois, a été
incendiée.
J'arrive à Limoges devant la mairie. J'ai 15 dingues
qui
me menacent, me menacent avec des pancartes, veulent m'interdire de parler. Heureusement,
il
y avait beaucoup d'habitants de Limoges qui m'ont dit mais restez qu
'ils
m'ont protégé. Et la police était là. Vous imaginez, on en arrive. On en arrive dans un pays où un homme politique candidat à la présidence
n'a pas le droit. Mais qui étaient ces dingues, Nicolas Dupont-Aignan ? Je reprends vos termes. De l'ultra-gauche qui veulent terroriser Mais vous en avez la preuve ? On les a vues. Peut-être simplement des opposants ? Mais
les opposants, je l'aurais dit d'ailleurs, chers opposants, vous pouvez venir dans ma ville. Si vous venez dans ma ville pour visiter ma ville, jamais je me permettrai. Mes militants ne viendront pas vous dire dehors. On est arrivé dans un état dans notre pays d'intolérance, de sectarisme, de guerre civile.
Ce n
'est pas 15 dingues qui sont attendus, c'est 2 à 3 000 éléments radicaux.
Les éléments radicaux, excusez-moi, là je suis très en colère. Les éléments radicaux, quand il y
a
la Coupe du Monde, c'est bizarre, on les filtre aux frontières. Pourquoi là, on ne l'a pas fait ? Et pourquoi on ne le fait plus ? Les éléments radicaux, quand il y
a
les Jeux Olympiques, on sait les maîtriser. Mais le samedi dernier, il n'y
en
a pas dessus. J'espère que ce week-end, on le saura. Encore une fois, être intraitable vis-à-vis des fauteurs de troubles, garder nos libertés d'expression, parce que s'il n
'y
a plus de liberté d'expression, aujourd'hui, c
'est
les manifestations, demain, ce sera les réseaux sociaux, puis le troisième jour, ce sera les élections. C
'est tellement plus simple.
sur la réponse pénale et les mots du garde des Sceaux. Juste une parenthèse aussi sur l'indignation, l'assidération aussi de ces images et qui provoque
en
conséquence aussi des réactions,
comment
les qualifier ? Je ne sais pas, un peu surprenantes, mais en même temps, dans l'air du temps, de la volonté de s'auto-défendre aussi. On a vu sur les réseaux sociaux des appels à se barricader, faire des appels à de la protection privée et des commerçants, notamment, qui s'arment. On voit des armureries dont les ventes ont été multipliées par dix. c'est le début
dans la guerre civile. C'est le début d'une guerre civile faute du rôle de l'État. Emmanuel Macron a laissé le pays dans le chaos parce que là aussi, ça fait des années qu'on demande la construction des places de prison. Il s'était engagé sur 15 000 parce qu'il faut traiter la cause des problèmes. Pourquoi les tribunaux ne
condamnent pas ? Je vais se finir mon
raisonnement, si je puis me permettre. Pourquoi les tribunaux ne condamnent pas en France ? C'est pas qu'il y
a
des mauvais magistrats, c'est qu
'il
n
'y a
pas de place de prison. Emmanuel Macron en avait promis 15 000. Il ne les a pas réalisés. Moi, j'en avais promis 40 000. On peut le faire. Tous les pays le font. Pourquoi le Salvador de Bukele a été capable de rétablir l'ordre et que
la France n'est pas capable ?
Bukele, pardonnez
-moi. Les conditions de détention
à un petit pays et ce qu'il met en place vont totalement à l'encontre des conditions et des droits de l'homme.
Ça aussi, c'est une réalité. Les
droits des voyous ou les droits des citoyens
? Parce que, excusez-moi, en France, aujourd'hui,
on s'attaque aux droits des citoyens libres, on s'attaque aux honnêtes gens, on met en danger les honnêtes français parce que l'État a été incapable depuis 10 ans ou 20 ans, ça date d'avant, de s'attaquer aux voyous. Mais le responsable
politique
que vous êtes,
ancien député,
dit quoi à ces commerçants ? Dit quoi à ces
Français ? Mais les commerçants, je leur dis,
mais vous seriez à la place de ce commerçant, est-ce que vous vous armeriez pas
? Puisque
la police, même la préfecture de police, alors je veux vérifier parce que j'ai lu, est-ce que c'est vrai, j'ai lu que même la préfecture de police recommandé à des commerces de prendre des vigiles ?
Oui,
ou en tout cas
de renforcer leur sécurité privée, de baisser le rideau ? Mais
tout ça pourquoi ?
Parce qu'on a oublié deux choses dans notre pays, la dissuasion de la peine. S'il y a des peines de prison, c'est parce que ça permet de mettre hors d'état de nuire des gens dangereux. Ça fait 20 ans qu'en France, on ne veut pas mettre les gens en prison. Voilà la conséquence. Deuxièmement, la situation sociale, parce qu'on a un pays de plus en plus pauvre, inégalitaire, et que je revendique, moi, un programme de production en France faut rapatrier de la production, de la richesse, et il faut la partager. S'il
n
'y a pas de production, il n
'y aura
pas de partage.
J'évoquais les propos du garde des Sceaux,
la volonté d'une
réponse pénale rapide, efficace,
certains
parlent de justice expéditive.
Mais plus personne ne croit. Et cette
circulaire envoyée au procureur, il a demandé de prévenir à tous les employeurs que leur salarié, leur agent, a été dans un pillage ou dans une émeute suite à une condamnation. Est-ce que vous validez ce type, finalement, d
'ordre
et de
consignes
? Moins ils sont efficaces, plus ils gesticulent. Et je vais vous dire, il n
'y a
plus un Français qui écoute M. Darmanin, M. Macron et les autres. C'est fini. Il faut tourner la page.
Je vais vous dire le fond de ma pensée. Il reste six mois à tirer. C'est un débat qui se tranchera.
Mais plus personne ne les croit parce qu'il y
a
un moment dans la vie, vous le savez, dans notre vie personnelle, dans notre vie publique, ce sont les actes qui comptent, ce ne
sont
plus les paroles. Ce sont des gens qui ont mis la France au fond du trou. Il faut maintenant s'en débarrasser au plus vite. Moi, la décence, ce serait que le président de la République s'en aille un peu plus tôt et qu'on accélère l'élection présidentielle. La décence. Mais il ne le fera pas, il va s'accrocher jusqu'au
bout. Vous appelez aujourd'hui le chef de l'État qui
a démissionné
?
Oui,
mais
bien sûr, tous les Français le pensent. Il doit partir. Il doit partir avec honneur. Le général de Gaulle, qui était autre chose, quand il a perdu un référendum, il est parti. Lui, il a perdu les élections législatives, quand même. Il s'accroche au pouvoir. Il sème le chaos. Sa seule personne insupporte des dizaines de millions de Français. Il doit partir. Alors, il va partir à la fin. Mais est-ce qu'il va partir en ayant semé le chaos dans le pays
? Ou
est-ce qu'il va partir avec un peu d'honneur ?
Est-ce que c'est le président ou ces groupes, ces groupuscules, qui sèment le chaos ? La question peut aussi se poser. Les
deux,
mon
capitaine. Ben oui. Parce que quand vous laissez le désordre, vous jouez du désordre, quand les députés, parce que remettons quand même les choses en place, toute cette petite classe politique qui crie haro sur la France insoumise,
ils
crient tous haro sur la France insoumise.
que vous faites aussi également.
Oui,
mais comme tout le monde. Mais moi, la différence, c'est que
je
n
'ai
pas fait un accord électoral entre les deux tours de
l
'élection législative et je n
'ai
pas fait des désistements réciproques entre M. Attal, M. Philippe, les Républicains, M. Wauquiez et M. Mélenchon. Parce que ce qui est quand même extravagant dans ce qu
'on
vit, c'est qu'en 2024, toute cette petite classe politique en perdition s'est alliée avec M. Mélenchon à profiter des voix de M. Mélenchon. Voilà la réalité. Et ils sont complices de ce qui se passe. Donc, il faut un grand ménage. Ce grand ménage, j'espère qu'il va pouvoir venir dans les six mois qui viennent, dans le calme, la bienveillance, en essayant que les Français, et je fais un appel aux Français, se respectent. Et je suis certain que le peuple français, dans sa grande majorité, veut de la démocratie.
Merci beaucoup, Nicolas Dupont
-Henri, en d'abord,
a
été
mon invité ce matin.
Nicolas Dupont-Aignan