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InterviewRMC (sur YouTube)· 19 octobre 2026 30 minContradictoireActualité / polémiqueSécuritéInstitutions & électionsSolidarités & familleÉconomie & entreprises

"J’ai vécu une guerre civile !" : Fatma raconte son agression en défendant son commerce

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 15 %Attaque 65 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 96 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:00OuverteRéponse directe

    Éric Delbec, expert en sécurité intérieure, bonjour. Trahison des élites, c'est le titre de votre livre.

  • 0:42RelanceRéponse directe

    Comment éviter ce chaos ? Il y a eu une perte totale de contrôle selon le ministre de l'intérieur.

  • 1:25RelanceRéponse directe

    La phrase "il faut demander aux forces de l'ordre de faire preuve d'empathie et de pédagogie" a-t-elle un sens ?

  • 2:09RelanceRéponse directe

    Gérald Darmanin a-t-il assumé la responsabilité politique de son ministère ?

  • 3:25OuverteRéponse directe

    Quelles solutions pour rendre le renseignement plus efficace ?

  • 4:41OuverteRéponse directe

    Pourquoi ces émeutes sont-elles plus intenses que par le passé ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:42Éric DelbecFait
    « Samedi, ces scènes de chaos, de pillage, c'est l'illustration de la trahison des élites. »
  • 1:25Éric DelbecFait
    « Il faut demander aux forces de l'ordre de faire preuve d'empathie et de pédagogie. Ça n'a aucun sens du point de vue de la sécurité intérieure. »
  • 4:41Éric DelbecFait
    « Faut arrêter de dire que ça, c'est simplement là, ça arrive avec une intensité et c'est vrai une petite évolution des masses des moyens engagés. »
  • 6:04Éric DelbecFait
    « Vous avez aussi cette immense masse de manœuvre criminelle avec des gens qui sont déjà connus des services de police et de renseignement, qui sont des délinquants. »
  • 8:51Éric DelbecFait
    « La violence physique répond à la violence symbolique, c'est faux. »
  • 9:33Éric DelbecFait
    « Jean-Luc Mélenchon : "Abattez la citadelle." Rima Hassan : "Il n'y a qu'une seule solution, c'est la désobéissance civile." »
  • 11:41Éric DelbecFait
    « Une fois qu'on a interpellé les gens, faut judiciariser mais surtout il faut condamner les gens. »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.

0:00

C'est malheureux. Moi c'est je suis de confession musulmane. Je suis une pratiquante modérée. Je suis discrète. Beaucoup de gens me connaissent. C'est malheureux mais enfin 80 % c'est ma communauté. Et j'ai honte de le dire parce que j'aimerais leur raconter mon parcours. Je sors des quartiers nord du 15e. Je me suis battue. J'ai travaillé en dehors de Marseille. J'ai gagné mon argent. Tout ça c'est mes économies en fait. On va parler de la trahison des élites. C'est pas moi qui le dit, c'est Éric Delbec. Il est avec nous. C'est notre invité RMC face aux grandes gueules. Éric Delbec, expert en sécurité intérieure, intelligence économique et stratégique. Bonjour Éric Delbec. Bonjour. Trahison des élites. C'est donc aux éditions Robert Lafond.

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Samedi, ces scènes de chaos, de pillage, c'est l'illustration de la trahison des élites. Ah oui, totalement. Parce que ça manifeste en fait 40 ans d'airement sur beaucoup de domaines duquels la sécurité intérieure fait partie. Donc oui, çaen est l'illustration totale et ça prouve aussi que nos problèmes, ils sont en très large partie structurelle donc on ne peut pas en 5 minutes en venir à bout. Comment est-ce il aurait fallu procéder samedi pour éviter ce chaos ? Il y a eu une perte totale de contrôle. C'est ce que dit le ministre de l'intérieur Laurent Nunes. Il y a une faillite visiblement ou de problème au niveau des renseignements territoriaux mais le ministre est toujours là hein. Voilà. Alors bon, moi je trouve que Laurent Nounet c'est le seul qui agit

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avec un peu de responsabilité parce que dit il y a eu un problème, j'assume, je présente ma démission. C'est pas le cas d'Emmanuel Macron et Gérald Armanain. Donc euh cette idée Ah bah alors déjà moi j'ai commencé à être un peu interloqué lors de la phrase consistant à dire il faut demander aux forces de l'ordre de faire preuve d'empathie et de pédagogie. Ça n'a aucun sens du point de vue de la sécurité intérieure. Ça n'a aucun sens. Ça ça marche pas. Les forces de l'ordre, elles doivent faire preuve d'efficacité, ça c'est la moindre des choses, mais de discernement et de proportionnalité, empathie, pédagogie. Enfin, on a l'impression de quelqu'un qui qui vraiment ne connaît pas ces sujets. Des cours, bah c'est vraiment euh ça n'a aucun sens et c'est un petit peu inquiétant de la

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part d'un chef de l'État, je trouve. Ensuite, Gérald Darmanin, puisque c'est lui qui a insisté là-dessus le plus lourdement, alors en plus, il est ministre de la justice. Bon, il y a eu des failles, une faille du renseignement. Merci beaucoup. Alors petit teint, vous y avez été il y a de ça quelques temps. Donc s'il y avait des problèmes, il fallait commencer à s'en occuper, ça aurait été bien. Et deuxièmement, j'ai horreur de cette attitude consistant, parce qu'il le fait depuis plusieurs fois, à ne pas assumer la responsabilité politique euh de ministère qu'il dirige et expliquer que c'est les autres qui font mal leur boulot et en l'occurrence les services de renseignement. Structurellement, les services de renseignement ont du mal à anticiper ce genre de phénomène parce

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que il y a une telle évolution de ce type de mouvement et notamment de cette masse de manœuvre criminalisée, hein, il faut bien le dire que c'est assez difficile de savoir où ils vont se rendre, comment, à quelle heure parce que messagerie cryptée, parce que plein de moyens technologiques aujourd'hui qui permettent de passer à travers les mailles du filet. La question c'est comment on peut rendre le renseignement plus efficace, c'est-à-dire quelles sont les solutions technologiques ou le cadre légal qu'il faudrait éventuellement amender ou les effectifs qu'il vous qu'il faudrait abonder ou le travail partenarial parce que les forces de l'ordre ont aussi besoin d'avoir des expertises extérieures. Je vous raconterai un exemple personnel sur ce point leur permettant d'avancer mais en

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l'occurrence c'est un travail d'amélioration des pratiques. C'est pas un travail de lynchage de bouc émissaire. Donc ça veut dire que le président de la République et celui qui a été le prédécesseur de Laurentunes au ministère de l'intérieur aurait dû mesurer aujourd'hui cette transformation de la délinquence, cette transformation aujourd'hui de ce qui se passe lors des manifestations et préparer leurs services quoi. En fait, c'est ça et ça n'a pas été fait donner des grandes n pas été fait. Pourquoi ? Parce que c'est de l'incompétence, parce qu'on a pas de vision, parce qu'on ne comprend pas ce qui se passe. C'est quoi si vous voulez ? Moi je bon j'évite de faire madame Irmain parce que je ne le sais pas mais après je fais des hypothèses raisonnables et tant que ces

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hypothèses raisonnables ne sont pas des menties bah je reste dessus. Donc quand des personnalités politiques qui sont là pour fixer un cap ne le fixe pas, ne comprennent pas ce qui se passe alors que je signale qu'ils ont quand même des services à leur disposition pour pouvoir le comprendre ou ne veulent pas le comprendre parce que ça les arrange pas. Surtout que c'est pas comme si on en était à la première euh fois. Euh beaucoup de commentateurs disent "ça s'est jamais vu." Mais si, ça s'est vu en 2023 les gilets jaunes même les émeutes, ça s'est vu des séquences pendant les gilets jaunes, ça s'est vu à l'Arc de Triomphe. Faut arrêter de dire que ça c'est simplement là ça arrive avec une intensité et c'est vrai une petite évolution des masses des moyens engagés de groupes de plus en plus

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nombreux. Ça crée des vocations les fois d'avant. Oui, tout à fait. Et puis il y a des gens en fait qui devraient plus être là parce qu'ils auraient dû être judiciarisés qui ne le sont pas. Donc si des responsables d'État ne sont pas capables en 10 ans, surtout en particulier pour Emmanuel Macron, en 10 ans de voir ce qui se passe et de donner euh des orientations, c'est qu'il y a un problème euh politique. Alors encore une fois, je moi je n'en fais pas c pillard, on peut les voir arriver à votre avis ? Parce que là, c'est ce qu'on nous a raconté, ça a été des descentes ultra rapides. Il s'était sûrement donné rendez-vous via les réseaux sociaux dans les rues, les boutiques à ciblé, boum, ça a été ça a été des raids quoi en fait. Mais ce sont des raides. C'est ce

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sont des raides. Il y a deux principes enfin ou deux éléments qu'il faut retenir dans ce qui se passe. C'est que un gens qui pill ou qui agressent parce qu'ils agressent aussi fonctionne selon une logique de raide. On vient, on frappe fort nombreux, on prend, on dévaste, on repart voir éventuellement revient. 1er principe. 2e principe c'est qu'il y a une logique des boucliers humains. Ils viennent agir quand il y a des événements de manifestation parce qu'effectivement la problématique qui se pose, c'est que les forces de l'ordre vont être en partie inhibée en disant il faut arriver à distinguer si on a affaire à des manifestants ou si on a affaire à des pillards. Donc je peux vous garantir que l'exercice en maintien de l'ordre, il est particulièrement délicat à faire.

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Donc ça c'est des choses qu'il faut avoir à l'esprit. Et effectivement, vous avez en plus une articulation de public, si je peux m'exprimer de cette manière-là, euh pas évidente non plus parce que vous avez des éléments d'ultra gauche, c'est vrai, mais vous n'avez pas que des éléments d'ultra gauche. Vous avez aussi cette immense masse de manœuvre criminelle avec des gens qui sont déjà connus des services de police et de renseignement, qui sont des délinquants qui sont un peu dans le narcotrafic, un peu dans l'extorsion, un peu un peu dans tout en fait et qui certains sont connus pour 1 2 3 5 10 20 30 actes. Donc là, il y aussi un problème de traitement judiciaire, c'est que ces gens-là auraient dû avoir des peines, on devrait pas en permanence les retrouver sur le terrain et en plus s'il

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y avait des réponses judiciaires se développerait moins un sentiment d'impunité et donc il y aurait moins de désinhibition de la violence. un troisème public est pas le plus nombreux sont des gens qui tout d'un coup dans cette ambiance parce que il y a ce climat de désinhibition de la violence vont se prêter à un événement mais c'est pas les plus nombreux mais c'est tous ces jeunes que l'on a vu piller d'où ils viennent qui sont-ils alors d'un peu partout d'un peu partout moi quand je suis allé sur le terrain avec avec les forces de sécurité intérieure quand ça a commencé à être un peu plus chaud à l'intérieur des manifestations lycéennes certains policiers au gendarme m'ont dit "Ces gars, on les connaît. Là, je je me rappelle d'une illustration particulière sur plusieurs dizaines de

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jeunes gens. Alors, je saurais pas vous dire s'ils étaient euh mineurs, jeune majeur, enfin ça allait entre 15 et probablement 20 ans." Il me disait, "On les connaît bien, ce sont des gens qu'on a pour différentes activités déluelles, pour du stup. Ils viennent des deux petites cités d'à côté, on les connaît bien régulièrement, on a affaire à eux." Donc c'est une illustration qui est quand même intéressante. Et puis euh vous avez aussi des gens assez idéologisés qui vont pas être au sens propre des Black Block ou des Antifas mais qui vont aller dans la manue. C'est pour ça que de ce point de vue-là la responsabilité d'un parti que nous connaissons tous les filles, elle est évidente parce que les mots ça engage la parole et dire le contraire c'est juste irresponsable en fait.

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Mais elle elle est fille est responsable sans être coupable ou responsable est coupable ? coupable. Moi je moi je pense que quand on est responsable, sauf vraiment comme comme dit l'autre que ce soit à l'insu de son pleingré, c'est pas eux qui casse ça. C'est pas non non mais on est on est on est coupable moralement et politiquement même si on jette pas la pierre. D'ailleurs, il y a euh ce moi il y a quelque chose qui me frappe là-dedans, c'est la médiocrité, l'indigence et vraiment le le caractère pathétique de cette réponse qui consiste à dire euh la violence qu'on qu'on voit actuellement euh éclater partout, c'est une réponse à la violence symbolique du macronisme. Mais qu'est-ce que c'est que cet argument pourri ? Quand on a connu la violence, moi titre personnel je sais ce

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que c'est et y compris professionnellement. On a ni envie de la subir ni envie de la pratiquer et on encourage au calme à ce que les gens se parlent. On dit pas ça répond à ça. C'est les gens qui n'ont jamais connu l'ambiance. Je pense d'ailleurs que les élus de l'fi savent pas vraiment ce que c'est que la viance. Je voudrais quand même parce que on on noie le poisson sur la France insoumise, il y a des recueils de leur déclaration qui sont qui sont retranscrites. Jean-Luc Mélenchon, abattez la citadelle. Rima Hassan, il n'y a qu'une seule solution, c'est la désobéissance civile. Bali Bagayoko, la violence peut-être légitime. David Guiro, c'est pas dans les quartiers qu'il faut manifester, c'est à l'Élysée. Alma du Four, la fin justifie les moyens. Antoine Léoman, les manifestations

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prennent la forme qu'elles veulent. On va pas jouer les pompiers. Euh Thomas porte la sauvagerie policière française est sans limite. Euh Mélenchon les chiens de garde nous ordonne d'appeler au calme. Nous appelons à la justice. Rimaassan, faut-il investir l'ambassade d'Israël pour être entendu et cetera. Donc pour moi, ils appellent clairement à la à la violence. D'ailleurs, il pourrait être judiciarisé aussi en réalité certains de ces de ces de ces élus sur des infractions d'appel à la à la violence. Oui, il y a des articles prévus pour ça. Il pourrait il pourrait faire l'objet de procédure pour ça. Mais mais euh est-ce qu'aujourd'hui la doctrine des forces de l'ordre doit changer ? Aujourd'hui, on est dans une doctrine de dispersion et de non affrontement. Alors, et là, on voit

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suite à ce qui s'est passé sur les réseaux sociaux, une demande des populaires de dire il y en a marre, faut faut taper dans le tas ou rentrer dans le tas. Mais ça c'est intéressant parce qu'en fait je j'entends ça depuis maintenant plus de de 24 heures voire 48 he et et le chef de l'État il a encore pas manqué de sauter à à pied joint dans quelque chose qui ne veut rien dire en disant j'appelle un changement non une doctrine du maintien de l'ordre ça ne se change pas tous les ans, les 6 mois ou les 2 ans. En fait la doctrine du maintien l'ordre française elle a évolué bien évidemment mais elle évolue sur des décennies. elle évolue pas en 3 semaines et certainement pas en une semaine. Donc au départ, c'était effectivement la distanciation parce que dans le maintien

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de l'ordre traditionnel, il s'agissait d'encadrer des manifestations pour qu'elles se passe bien et quand ça commençait à dégénérer effectivement de pouvoir calmer le trouble à l'ordre public aujourd'hui. Mais ça c'est prévu dans l'évolution de notre main d'ordre et les policiers et gendarmes ont pris de tout ce qui s'est passé depuis 10 ans. Donc il y a, j'allais dire dans un compartiment de la doctrine de maintien de l'ordre, il y a la possibilité, on peut le dire comme ça, d'aller faire des ponctions, c'est-à-dire d'identifier les gens qui sont violents et d'ailleurs essayer de les de les chercher, de les interpeller. La question c'est qu'il faut que la volonté politique se manifeste et ensuite il faut une préparation, il faut des effectifs, il faut un rapport de force

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considérablement euh plus fort qu'aujourd'hui pour pouvoir le faire dans de bonnes conditions de sécurité. Et là effectivement, il y a aussi un petit débordement. Alors ça c'est encore une autre question, c'est-à-dire que une fois qu'on a interpellé les gens, faut judiciariser mais surtout il faut condamner les gens. Ça marche pas c'est dire on pas pu interpeller parce que sinon toute la compagnie aurait été en audition quoi. Alors c'est un peu c'est encore un peu plus compliqué que ça parce qu'en fait les gens qui font du maintien de l'ordre perdent leur capacité d'officier de police judiciaire. Il faut les remettre à des OPJ. Ça veut dire en fait qu'il y a tout un système derrière qui doit fonctionner qui doit traiter judiciairement. Ouais. Après organiser bon s'il y a garde à vue

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et cetera. Enfin tout ce que tout ce qu'on a on a vu à l'œuvre. Et derrière faut avoir une réponse judiciaire. Si les gens vous les remettez dans la nature aussitôt après, ils se disent "Moi la semaine prochaine je recommence". Un mot Ftima, juste avant de te donner la parole, c'est quand même dingue d'apprendre que euh les forces de l'ordre à Marseille n'avaient plus assez de gaz lacrymogène, qui manquait de munition, de renfort, d'ordre clair à Limoge aussi. Enfin, ça c'est c'est fou quand même. Questionner les forces de l'ordre sur leur problème de carburant aujourd'hui. Vous allez pas être déçu parce que effectivement avec ce qu'on sait du prix du carburant, la difficulté sur les budgets et cetera, la moindre chose pour les forces de l'ordre aujourd'hui, elle

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est compliquée. Ça veut pas dire que toute réponse repose dans les questions budgétaires, mais ça veut dire que c'est une des questions aussi. Bien sûr. Fatima. Alors, c'est un peu curieux parce que vous vous parlez de la violence symbolique en en disant que ça n'avait rien à voir, mais vous-même dans votre livre et vous le faites avec beaucoup de justesse pour ça, vous parlez de vous critiquez l'élite et notamment le côté hors sol et le la déconnexion par rapport au vécus élémentaires, par exemple, entre leurs mots, les mots abstraits, c'est intéressant ça, et finalement ce que vivent les gens et comment ils sont déconnectés et comment ce pacte rompu cette distance sociale qui devient une distance cognitive, Comment ça entraîne aussi ça en tout cas ça fait le lit

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d'une violence à venir ? C'est pour ça que vous n'êtes pas étonné. C'estd que vous vous l'avez utiliser justement pour voir les signaux faibles. Donc est-ce que vous pouvez en parler parce que comme vous l'avez balayé d'un revers de de main, on dirait donc est-ce que vous pouvez en parler à votre manière pour que ce soit audible de justement tout ce qui prépare ce terrain là, ce qu'on est en train de vivre. Alors c'estàd que moi j'en fais pas la même articulation. C'est-à-dire que toute cette violence euh en fait euh de statut psychologique cognitive et conn tout ce que vous dites dans votre livre. Oui. C'est-à-dire on a des élites arrogantes et en plus la plupart du temps euh même pas efficace et même pas euh compétente. Je parle du du haut du niveau de la pyramide. Vous avez dans la

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base de la pyramide des élites plein de gens qui font très bien leur travail et en fait plus vous arrivez au sommet, plus vous avez de gens finalement qui sont totalement arrogants et totalement inefficaces sur des questions qui sont particulièrement importantes. Je vous prends un exemple très concret. Moi, j'appartiens à une génération, donc je l'ai testé qui qui a fait Science Pô à rue Saint-Gillaume au début des années 90. On pouvait passer les 3 années à Sciencep, les deux années à l'ENAT sans jamais entendre parler de question de sécurité ou de défense. Donc les gens sortent de là, ils sont inars en la matière. Alors quand il s'agit d'avoir une des larges visions stratégiques, vous pouvez imaginer et de point de vue du caractère, ils n'ont pas les fondamentaux du caractère pour

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comprendre, pour aller vers les gens, pour être humain, pour avoir le sentiment pour donner le sentiment qu'ils écoutent vraiment. En fait, ils ne vous écoutent pas. Donc cette manière de fonctionner bien évidemment tôt ou tard, elle va produire une colère habissale. Là où je ne suis pas d'accord sur le chaînage que j'entends actuellement par exemple chez LFI, c'est que c'est pas parce qu'il y a une violence symbolique, c'est pas parce qu'il y a une violence psychologique qu'on répond par la violence physique. Ça c'est une réaction de faible. Euh quand on a une violence psychologique ou qu'on a une, je veux dire ce comportement élitaire, il est justifié, il est totalement légitime d'être en colère et d'essayer d'exprimer cette colère et notamment dans une

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manifestation. Ça c'est parfaitement légitime. Mais aller casser la gueule à des gens ou brûler ou piller des petits commerces de gens qui sont aussi dans la difficulté, ça c'est vraiment ce qu'il y a de plus veul. Et euh toutes les radicalités idéologiques d'ailleurs fonctionnent comme ça. Moi j'ai eu maille à partir avec toutes les radicalités dans mon existence professionnelle, l'ultrooite, l'ultra gauche, les islamistes. Bon, si vous voulez, les mécaniques, elles sont toujours les mêmes. Et les gens qui vous répondent, la violence physique répond à la violence symbolique, c'est faux. Mais oui, effectivement, c'est cette colère, elle était inévitable. Alors, on a eu la manifestation, les affrontements, les pillages, plus de 2000 commerces qui ont été pillés, des images spectaculaires et

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malheureuses. L'hôtel de ville de Limoge incendier, le syndicat d'initiative aussi, l'Office du tourisme sur la place Bellecour à Lyon aussi qui a été incendié, les intrusions dans dans la mairie de Marseille. On parle de la trahison des élites, c'est le titre du livre d'Éric Delbec aux éditions Robert Lafond et Yannick est avec nous. il veut intervenir dans notre discussion parce que Yannick, il était à il est à Marseille. Bonjour Yannick, commerçant et euh voilà, vous vouliez euh vous vouliez nous nous raconter comment vous avez subi les émeutes de samedi. Alors, ah ben comme vous pouvez imaginer difficilement [grognement] euh donc confronté donc à confronté de de à tout ça, euh alerté par l'alarme d'une

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intrusion dans le magasin. Donc contre la vie des proches, je descends quand même pour essayer de sécuriser ce qui avait sécurisé. Hm hm. Je me bah après je tombe sur le cordon de CRS qui était en protection de la préfecture de Marseille puisque moi c'est situé rue Drome rue commerçante très populaire à 100 m de la préfecture. Euh les les CRS m'interceptent et me raisonnent pour pas y aller hein. Donc j'ai assisté pendant 1 heure et demi à au vidage de la boutique par 200 honnêtement bien 200 personnes euh en train de saccager, défoncer le rideau et rentrer et puis vider petit à petit l'intégralité du magasin. CRS avec lesquels je discute qui me raisonne et qui était dans dans

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l'impuissance totale de d'agir hein. et je salue leur leur intervention parce qu'après tout le reste du weekend, ils ont maintenu euh ils ont maintenu ce qu'il pouvaient maintenir et mais l'ordre n'est jamais descendu. Voilà, une fois que c'est Oui, mais c'est pas Didier moi il y a rien pour eux. Ils ont fait ce qu'ils ont pu avec les Non mais une fois que c'est vide, ça servait plus à rien de Ouais, je sais bien, je sais bien. Et après donc l'ordre ne descendait pas, ils avaient été désormais suite aux événements de la de la semaine précédente. Euh enfin, ils étaient dans la plus grande compassion euh à essayer de me raisonner. En même temps, s'ils étaient 200 à piller votre boutique, il valait mieux pour vous rester rester là. Tant pis. Mais voilà, on est bien d'accord. Mais

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après, malgré tout, quand la le gros de la meute est passé, j'y suis j'ai quand même réussi à arriver dans le magasin. J'ai viré les dernier qui qui terminait de de de prendre ce qu'ils avaient à prendre. Euh j'ai sécurisé euh j'ai rebaissé le rideau et à minuit rebelotte nouvelle intrusion et ils sont retournés revider ce qui restait et je suis redescendu assuré euh virer encore une fois me confronter au dernier qui était dans la boutique euh et resécuriser, passer 48 he sur place à à sécuriser et toute la nuit toute la nuit toute la journée de dimanche à empêcher les derniers les derniers vautours de de passer sous le rideau. C'était des jeunes. Oui, des majoritairement des jeunes.

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Ouais. Majoritairement des jeunes, des ados. Euh mais toute la nuit, toute la journée de dimanche a essayé de rentrer malgré moi, à côté, à essayer de se fauiler à côté. Euh donc vous vous ne pouviez compter que sur vous-même quoi, en fait. Mais ça veut dire que pour les les les les l'autorité, les CRS, il fallait protéger la préfecture avant tout, quoi. En fait, c'est ça. La protection de la préfecture, bien sûr. Ce que je peux comprendre. Non mais bien sûr. Mais alors, attendez, Yan, du coup, je pose la question à Éric Delbec. Est-ce qu'on a sacrifié les commerçants ? pour pour affronter les black block et protéger un certain nombre de de d'institutions. Quand quand on en est à ce niveau-là, c'estàd où on a déjà perdu deux trois batailles précédemment, effectivement,

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il va y avoir un repli d'effort sur des objectifs institutionnels parce que sinon ça mettrait en danger vraiment la la sécurité, la crédibilité de l'État. La question aujourd'hui, c'est comment on fait tout et l'impossible pour faire en sorte qu'on narrive pas à cette extrémité. La question c'est qu'est-ce qui s'est passé bien avant ? Y compris quand vous avez 200 personnes qui se mettent à payer une boutique euh d'un point de vue de maintien de l'ordre, c'est inextricable parce qu'en fait vous pouvez pas faire rentrer euh 200 CRS derrière pour faire du corps à corps. Ça ça n'a pas de sens. Donc en fait quand on en est à cette étape-là, on ne peut que se replier en bon ordre et faire en sorte qu'il y ait pas de blessé chez les gens comme monsieur. [grognement]

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Mais il faut organiser tout ça bien avant. Yannick, merci d'avoir été avec nous, de votre témoignage et tout ce qu'on peut vous dire, c'est bon courage, hein, Yannick. Surtout qu'il y a des appels à manifester qui reviennent pour samedi prochain quoi. Est-ce qu'il faudrait pas que les commerçants s'ar pas forcément de fusil à pompe mais au moins de flashball par exemple ou de bombe à poivre, que sais-je, pour accueillir comme il se doit les pillards. Si les pillards à chaque fois qu'ils rentrent dans un commerce, ils se prennent un coup de flashball, peut-être qu'ils vont revoir leur plan. où ils reviennent à 15 le alors je je ne suis pas partisan après je ne sais pas ce qui va arriver ou ce qui va pas arriver je ne suis pas partisan de ça pour une raison tout à

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fait technique et pour moi qui est massive c'est que l'usage d'une arme même lorsqu'elle est non létale elle nécessite tellement de discernement de connaissances de pratique que si on laisse faire ça alors là ça va être OK coral et il y aura plus de limite. Donc moi, j'ai encore la faiblesse de penser que c'est à l'État républicain de maintenir l'ordre. Là où j'estime que nos politiques ont une responsabilité mais immense, immense, c'est que depuis 40 ans, il se passe le relais pour ne pas expertiser et donc traiter les problèmes au fond. Quand on parle de la chaîne judiciaire, qu'on parle du traitement judiciaire, qu'on parle des condamnations, qu'on parle du fait qu'il faudrait construire des prisons, euh du fait qu'il faudrait aller vers des pernes courtes, dissuasives pour les

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plus jeunes, là c'est très intéressant parce que ce phénomène de désinuition de la violence, on voit bien que c'est parce qu'on a affaire à des gamins qui ne sont pas encadrés par une autorité depuis toujours. Justement, Éric, parce que Yannick, vous voulez ajouter quelque chose Yannick, je vous en prie. C'est pas les plus jeunes. Oui. Ce que je voulais ajouter, c'est après au-delà de ça, c'est le comportement des gens eux-mêmes qui étaient et là pour le coup sans aucune stigmatisation ni quoi que ce soit ni un renvoi vers les vers la manifestation elle-même, mais j'ai des gens j'ai vu des scènes ce qui m'ont paru à moi, excusez-moi, surréaliste, j'ai vu des des des mères de famille en scooter avec des enfants qui lâchaient les qui qui les lâchait pour aller prendre ce qui

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restait par terre ou dans les boutiques. J'ai vu des dames mais qui avaient l'âge de ma mère et j'ai 50 ans qui qui se baladaient avec des valises à roulettes pour remplir euh ce qu'il trouvait. Euh j'ai des gens qui devant les produits éclatés euh devant mon magasin alors que je suis en sécurité de mon propre magasin qui qui viennent et qui prennent le truc et qui quand ils voient que je les regarde me demandent "Ça vous embête pas si je le prends pour déco ou une boîte de montre qui regarde si elle est pas vide ou enfin c'est Ah oui mais Fatima je vous jure c'était c'était c'était insouten c'est enfin dans la moralité plus plutôt que de vous aider quoi ou mais je demande pas d'aide je demande mais plutôt que de vous aider ou de

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faire preuve de compassion Non mais pour c'est la la la double peine, la triple peine. Yannique, attendez, attendez Yannick parce que on a euh toujours à Marseille Fatima qui est qui est qui est commerçante et qui veut réagir aussi. Bonjour Fatima. Oui, bonjour Fatma. Bonjour, excusez-moi. Oui, c'est pas grave. Bonjour, merci de me recevoir. Bonour. Je vous en prie. Qu'est-ce qui vous est arrivé vous ? Ben moi, on va dire que je vais être la mieux placée pour pour dire ce qui s'est passé samedi. Euh déjà, je suis, on va dire, dans la rue le carré d'or de Marseille. Donc je suis vraiment dans la rue Grillan, la rue où se trouvait Rolex, Hermè, Louis Vitton, j'étais placée. Moi, j'avais pris l'initiative de pas ouvrir parce que j'ai vécu 2023 donc j'ai su ce qui s'était passé. Bon,

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j'étais passé au travers à 2023. Euh là, j'ai décidé de pas ouvrir. Je pris initiative et puis quand j'ai vu que mes alarmes se sont déclenchées, que j'ai regardé mes caméras avec mon mari et tout, ben c'était c'est quand même le travail de toute une vie. J'ai décidé de descendre en famille, d'essayer de de défendre mon commerce. Je suis arrivée devant d' j'ai communiqué des vidéos à votre service. En fait, dans la première vidéo, on voit que qu'ils ont éventré mon ma boutique. On voit les policiers qui ont arrêté euh des ben des individus qui les prennent mais ils ont laissé ma boutique ventrée. Et dans la deuxième vidéo, ben on voit tout le monde en train de se servir. Quand je suis arrivée en fait dans la rue, parce que j'habite pas à Marseille, j'habite commune juste à côté.

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Euh le temps d'arriver, ben j'ai rattrapé des gens, je me suis fait frapper par un monsieur qui m'a mis un coup de point. J'ai un ITT d'un de 15 jours. J'étais mal menée. J'ai des gens qui m'ont défendu. Donc des dans la rue qui m'ont défendu. J'ai essayé de récupérer des affaires. J'ai récupéré peut-être quatre cartons. Euh on a essayé de défendre le magasin mais moi j'ai tes blin placé. Donc j'ai oublié le monsieur qui est avec vous. Je vais vous expliquer ce qui vraiment s'est passé. Vous n'étiez pas en ville, monsieur. Vous avez pas vu ce que j'ai vu. Moi, j'ai vécu une guerre civile. Les voleurs étaient armés. Les voleurs volent les voleurs armé de couteau, de cuter. Euh des jeunes qui se sont battus devant mon magasin pour des sacs Hermes et du Vuton. le voleur voler le voleur. Nous,

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on a été encerclé à droite et à gauche pour venir finir le magasin. On s'est mis devant, on a barricadé avec ce que j'ai trouvé à l'intérieur. Euh des on peut pas dire qu'il y avait de ou 300 personnes, c'est pas vrai. Il y avait des milliers de personnes. Je suis arrivée devant mon magasin de 14h30 jusqu'à 18h. Je n'ai vu aucun aucun aucun service de police, personne. À 18h, ils font passés 20 CRS. Exactement. 20 CRS. J'ai les vidéos, j'ai tout. qui descendent la rue, qu'ils essayent de les pousser mais qu'est-ce qu'ils vont faire à 20 ? Personne. Et je vais même mieux vous dire parce que c'est là la cerise sur le gâteau, c'est que mon commerce il est à côté du tribunal de Marseille et le tribunal ben il s'est confiné, ils ont dit "On peut pas intervenir." Voilà, c'est-à-dire que

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moi, je suis entre le tribunal et toutes les boutiques de luxe. C'est-à-dire que même au tribunal, personne pouvait intervenir. Ils étaient confinés. Voilà. Vous vous êtes senti totalement abandonné quoi. Non, non, on était abandonné. sécurité avec mon copain neveux on a essayé de repousser et et de peur [grognement] j'avais peur que ça finisse en drame surtout fin en drame ça va être nous qu'on va être impliqué c'est ça l'histoire ben c'est ça ouais après ce qui est malheureux moi ce que je veux porter à l'antenne ou c'est malheureux moi c'est je suis de confession musulman je suis une pratiante modérée je suis discrète beaucoup de gens me connaissent c'est malheureux mais enfin 80 % c'est ma communauté et j'ai honte de le dire parce que j'aimerais leur raconter mon

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parcours. Je sors des quartiers nord du 15e, je me suis battue, j'ai travaillé en dehors de Marseille. J'ai gagné mon argent. Tout ça c'est mes économie en fait. C'est mes économies, c'est ma vie. J'ai pas eu cet argent. Ça c'était pas accroché sur des arbres. Je me suis levée, j'ai un enfant, j'ai j'ai un petit de 13 ans qui est traumatisé, qui me voit tous les jours pleurer. Il sait plus quoi me dire. Je fais que dire c'est pas grave mon fils, c'est du matériel. C'est du matériel mais bon c'est du matériel. Mais là, je j'ai appelé l'assistance des assurances pour vous dire samedi. Ils m'ont dit "Non, pour le moment, débrouillez-vous par vos propres moyens." Et ce matin, on vient de me dire euh donc moi, j'ai mis une société de sécurité pendant 48h. La

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ville est venue me plaquer le magasin hier soir à 18h. Et là, ce matin, on m'a dit "Vous ne touchez à rien, vous n'intervenez pas." Ça veut dire qu'en fait, je ne sais plus rien. Et de toute manière, je n'ai même pas la trésorerie pour repartir. Pour le moment, ma boutique est vide, j'ai pas payé ma collection d'hiver. J'ai plus de 200000 € de collection. Je sais plus quoi faire. Je suis chez moi, je suis perdu. Voilà. Pas d'assistance, pas de plus rien. On est foutu, quoi. Et je peux vous dire que pour une fois, ben le maire de Marseille a très bien parlé. Oui. Oui. Je peux vous le dire. Qu'est-ce qui s'est dit à Paris pour nous avoir abandonné ? Parce qu'il y avait pas de police. C'est fou. On vous sent Ouais, mais on vous sent ému. Et maintenant, Fatma, il va falloir

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qu'elle affronte les difficultés économiques et c'est le sentiment d'amandon. Éric, c'est ça, c'est le sentiment, c'est de trahison en fait. C'est ça. On en revient à votre livre. Je je vais pas dire que je suis heureux d'avoir raison parce que quand j'entends ce genre de de témoignage, ça m'arrache le cœur. Mais euh hélas, c'est le cas et le cœur du sujet, le alors je dirais pas le pirate à venir parce que pour le coup, il y a une bonne nouvelle quand même. Je leur parle en permanence hein. Je suis quasiment j'ai le téléphone quasiment greffé à l'oreille avec beaucoup de force de sécurité. La motivation des policiers et des gendarmes, elle est intacte, elle est décuplée. Les gars et les filles, si on leur dit d'aller au contact, ils iront. Si on leur dit d'aller protéger leurs

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compatriotes, ils iront. Encore faut-il avoir des élites politiques qui soient à la hauteur du courage des gens sur le terrain. Et je reviens à ce que je disais tout à l'heure, quand on a des gens qui font des déclarations d'à peu près n'importe quoi, qui quand il voient ça, normalement quand on est un chef de l'État responsable, on arrête de dire trois conneries un dimanche soir qui n'auront absolument aucun sens et on dit "OK, on va aller attaquer les problèmes au fond". Ce que disait cette dame notamment sur le fait de la faiblesse des effectifs, le maintien de l'ordre, c'est une spécialité. Ça veut dire qu'aujourd'hui, il faut organiser des bascules de force. Ça veut dire qu'il faut avoir des gens au départ qui sont pas spécialisés en maintien de l'ordre,

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qui sont entraînés, équipé, qui peuvent venir en renfort, qui peuvent éviter de laisser les gens seul face à des barbares, faut utiliser le mot. Mais quand vous savez et j'ai j'ai eu la confirmation dans plusieurs endroits hier, que y compris les gens qui pourraient aller sur les bascul de force n'ont pas l'équipement, n'ont pas les casques, n'ont pas le matériel, on va leur demander quoi ? D'aller à main nue, pas casqué, pas protégé face à des gens qui leur balancent des pavés qui vont leur enlever la tête. [grognement] Merci Éric Delbec et bon courage à Fatma et merci Éric. Merci de vos témoignages à tous les deux. RMC, les grandes gueules.