Marine Le Pen à Liévin, son discours en intégralité
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 10 %Attaque 60 %Défensif 30 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 5:30Marine Le PenFait
« L'immigration est hors contrôle. »
- 6:30Marine Le PenChiffre
« 830000 signalements d'infraction avéré sexuelle contre des enfants par an en France. »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Mes chers amis, bonsoir à tous. Bien, d'abord, je vais faire comme tout le monde. Je vais présenter mes félicitations à tous les maires, à tous les députés parce que je vois le travail qu'ils font à l'Assemblée nationale et croyez-moi, ils font un boulot formidable aux sénateurs bien entendu qui eux-mêmes se battent dans des conditions un petit peu plus difficiles parce qu'ils sont moins nombreux. Et ça c'est maintenant parce qu'en septembre ils vont être rejoints et je m'en réjouis parce que j'espère que ces élections sénatoriales pourront permettre au Rassemblement national de créer un un groupe. Donc vous êtes trop nombreux maintenant.
Je suis désolé les élus hein, je peux pas tous vous citer navré mais ça c'est la rançon de la gloire. Mais sachez que j'ai pour vous évidemment une immense affection et je veux dire à l'ensemble de ceux qui sont ici que vous êtes particulièrement bien représentés et vous pouvez être fier des élus à qui vous avez fait confiance. Deuxièmement, euh je souhaitais Ah, allez, petite page personnelle. Ici, j'ai tout vécu à peu près. J'ai tout fêté. J'ai fêté des victoires, mais j'ai aussi et Bruno et Steve, Christopher et d'autres le savent, j'ai fêté des défaites. On est comme ça nous les Français. On a le sourire, on a le sourire dans la joie.
On a le sourire aussi quand les moments sont difficiles parce que nous ne nous battons pas pour nous-mêmes. Nous nous battons pour la l'avenir, le la France, le peuple, ce qui aujourd'hui souffre sous les coûts d'une politique qui n'a eu de cesse de nous affaiblir en fait depuis une quarantaine d'années. J'essaie de regarder, vous savez, je suis une bonne foi, bien sûr, j'ai des opposants politiques, mais je suis de bonne foi et j'essaie de regarder qu'est-ce qui va bien dans notre pays et plutôt qu'est-ce qui va mieux depuis 10 ans. Et ben, je vais vous dire, j'ai pas mal d'imagination. Je suis quelqu'un d'assez optimiste mais j'arrive pas à trouver.
Absolument tout s'effondre sous nos yeux. Tout. Il n'y a pas un seul domaine qui fonctionne bien. Il y avait encore il y a une dizaine d'années l'agriculture ça fonctionnait bien. Il y avait encore il y a une dizaine d'années l'énergie qui fonctionnait bien. Là tout est par terre. L'agriculture est par terre. L'énergie est par terre. L'école c'est un véritable drame. La sécurité, j'en reparlerai tout à l'heure. L'immigration est hors contrôle. Le secteur de l'immobilier s'effondre, les gens n'arrivent même plus à trouver un logement. La santé qui était encore une fois euh un des un des fleurons de la France aujourd'hui est également effondré.
La désertification rurale ne cesse de grignoter nos campagnes. Il n'y a plus un seul domaine où on peut se dire ils ont quand même réussi à faire quelque chose. Alors, il est vraiment vraiment largement temps qu'il parte. Et ça ça dépend de nous parce que comme l'a dit Jordane, Macron va partir. Ça c'est une certitude. Bon, c'est déjà un soulagement. [acclamation] C'est quand même un soulagement mais il pourrait effectivement potentiellement être remplacé par des mini Macron. Donc vous imaginez bien que cette perspective est insupportable et que nous devons donc absolument tout jeter nos forces, jeter toutes nos forces dans la bataille pour que cela n'arrive pas.
Il a eu raison également Jordane de dire que c'est pas parce que nous avons des bons sondages que il faut aller à l'élection tranquillement en s'y flottant. Bien sûr que non. D'abord parce que on ne sait jamais ce qui peut arriver dans une campagne. Deuxièmement parce que un second tour c'est pas un premier tour et qu'au second tour nous savons pertinemment que nous allons nous retrouver face à la coalition des incapables, la coalition de ceux qui n'ont aucun autre programme politique que lutter contre le RN. C'est un peu court mais ça leur suffit. Ça leur permet d'avoir un point commun entre eux et on l'a vu en 2024, ils ont réactivé ce phénomène.
Donc je veux dire le travail que vous allez avoir à faire d'aller convaincre chaque français que vous pouvez convaincre est absolument essentiel dans les mois qui vont nous séparer de l'élection présidentielle. Moi, je vous dire ce qui est terrible en réalité, c'est qu'au-delà des difficultés économiques, au-delà des difficultés social que nous vivons, c'est quand même en partie la joie de vivre des Français qui est en train de partir. Ils ont réussi à attenter à comment dire à la douceur de vivre, voyez, à la civilité de notre pays. Aujourd'hui, je suis horrifié de voir un certain nombre de reportages avec des gens qui ne savent plus parler, il hurlle.
De voir une assemblée nationale où il ne peut plus y avoir aucun débat d'idée parce que l'extrême gauche ne sait pas débattre. Elle insulte, elle diffamme, elle a effondré ce qui faisait un des piliers de notre démocratie, l'échange d'idée. On n'est pas d'accord mais on peut échanger. Là, on n'échange plus. Ce sont des tomb d'injure qui tombent sur les députés du rassemblement national de la part de l'extrême gauche. Nous avons une République qui s'est fondée sur l'idée que on était français et qu'il n'était pas question d'aller juger les uns et les autres en fonction de leur couleur de peau, de leur religion ou de leur origine.
Et bien des gens comme la France insoumise ont réussi à entamer cette unité nationale en développant une politique qui est une politique en réalité racialiste. Il ne voit pas de Français. Il voit si on les écoute des gens de couleur, on voit il voit des musulmans, il voi et ils essayent en réalité d'utiliser cette dislocation de la République pour pouvoir avancer leur pion pour des raisons purement électoralistes. Nous lutterons contre ça. Nous sommes pour l'unité de la France. Nous sommes pour l'universalité française. Nous considérons que notre constitution et que notre République doit être défendu et que nous sommes les seuls capables de les défendre.
Aujourd'hui, mes amis, nous vivons un monde où nous voyons avancer non pas les lumières, mais une forme d'obscurantisme. Cet obscurantisme, c'est en partie le sectarisme dont je viens de vous parler. Le sectarisme est inoui au sein de nos institutions. Nous présentons un amendement dans l'intérêt des Français. Il est intelligent, il est bien rédigé, ils ne le voteront jamais. Pourquoi ? parce que c'est nous qui l'avons présenté. Nous sommes d'ailleurs le groupe à l'Assemblée nationale qui vot le plus les amendements des autres. Parce que quand ça nous paraît intelligent, quand ça nous paraît défendre le bien commun, et bien nous le votons. Eux ils ne le font pas.
C'est une forme d'obscurantisme. Cette absence de débat, cette incapacité à échanger sans insulter. C'est une forme évidemment d'obscurant intims que le retour de la violence, la violence des gestes et la violence des mots. L'absence aujourd'hui dans l'esprit euh de nombreux de nombreuses personnes en France du respect de la vie. Je me suis battu pour resacraliser l'intégrité physique parce que je pense que il faut lutter de toutes nos forces contre cette violence qui est une violence qui devient dans certains quartiers endémiques. Mais on lutte contre la violence parce qu'on respecte la vie. Ces gens-là ne respectent pas la vie et donc ils ne respectent pas l'intégrité physique.
Bien sûr qu'aujourd'hui tous ensemble et en votre nom, nous sommes de cœur et d'esprit avec la marche blanche qui s'est déroulée aujourd'hui à Carcasson pour cet enfant de 17 ans. jeune garçon atteint d'un trouble du spectre autistique et qui a été massacré après avoir évidemment vécu dans la peur car ça n'était pas la première agression dont il était victime. C'est terrible. C'est terrible parce que les enfants qui sont victimes d'un trouble autistique, ils n'imaginent pas qu'on puisse leur faire du mal. Ils n'anticipent pas le mal qu'on peut leur faire. et ils ont une sensibilité particulière à l'injustice.
Évidemment que nous sommes déchiré d'imaginer comme cet enfant a dû avoir peur et comme il a dû être jeté dans l'incompréhension face au coup qui tombait lâchement toujours lâchement toujours de plusieurs toujours en bande. Mais je suis désolé mais ça ce ne sont pas bien entendu les valeurs françaises. Nous ne pouvons pas nous habituer à cela. Nous ne pouvons pas nous habituer à laisser nos enfants livrés au prédateurs sexuels. Nous sommes aujourd'hui dans un pays où rien n'a sérieusement été fait pour protéger les enfants contre les agressions sexuelles. Il y a de la part d'un institut américain 830000 signalements d'infraction avéré sexuelle contre des enfants par an en France.
Qu'est-ce qui a été fait contre cela sérieusement dans les dernières années ? Qu'est-ce qui a été fait pour protéger le petit Louis qui était confié aux soins de l'État ? Il était à l'aide sociale, à l'enfance. Ils auraient dû le protéger. Ils auraient dû entendre sa plainte. Il a porté plainte et personne ne l'a protégé. Mais c'est Louis, c'est Liana, c'est Philippine, c'est Elias, c'est Thomas. Il va falloir faire preuve d'une fermeté absolument totale, mes chers amis, et il faudra tout revoir parce que là encore plus rien ne fonctionne, ni dans la protection des enfants, ni dans le fonctionnement de la justice.
Les plus faibles, les plus vulnérables sont aujourd'hui les victimes privilégiées. Bien sûr, nous parlons des enfants, mais nous devons aussi parler des personnes âgées. Voler, brutaliser, violer, tuer. Mais dans quel pays s'attaque-ton à des gosses ? Dans quel pays s'attaque-t-on à des personnes âgées de 80 ans voire de 90 ans ? Ça n'est pas la France. Et par conséquent, nous devons sauver la France, faire revenir la France, faire renaître la France, œuvrer à sa renaissance parce qu'elle a tout àé joie. Elle a tout à offrir à nos enfants en perspective d'avenir, en capacité à s'élever. Et je vais vous dire, mes amis quelque chose dont je veux que vous soyez absolument convaincu.
On ne change pas seulement un pays avec des grandes lois. On change un pays quand chacun a le sentiment que l'acte qu'il effectue, les petites décisions de tous les jours qu'il prend participe au redressement. C'est cela dont je veux vous convaincre. Chaque acte que vous faites, chaque décision que vous prenez est un moyen de sauver notre pays. Lorsque l'instituteur transmet le goût de l'effort à l'élève, lorsque l'artisan transmet la passion du travail bien fait à l'apprenti, lorsque le chercheur refuse d'abandonner devant la difficulté, lorsque l'entrepreneur continue à oser, lorsque dans la famille, on apprend à dire "S'il vous plaît, merci, bonjour, pardon !
Vous voyez que c'est donc un travail collectif que nous allons mener.
Alors, je vous disais au début de cette intervention que j'ai vécu ici des des très grandes joies, fêter des très belles victoires, vécu de douloureuses défaites et à chaque fois ici dans le pas de Calais, je suis venu puiser l'envie de continuer parce que vous avez au fond de vous ce respect du travail, ses valeurs, cette amitié, cette fraternité qui est évidemment la conséquence de l'histoire, la dureté, le sacrifice, parfois, l'effort par ceux qui venant notamment de Pologne sont venus aimer la France et sont venus devenir Ils sont devenus français parce qu'ils le voulaient de toutes leur tripes et ont exigé de leur enfant le [grognement] respect du pays qu'ils avaient rejoint.
En cela, le pas de calet est un modèle. Il est un modèle aussi parce qu'il a été sacrifié. sacrifier le bassin minier à la mondialisation, sacrifier à l'argent roi, quoi qu'on en dise. Donc il y a tout ici qui en réalité définit puissance de notre pays, la puissance des hommes et des femmes de notre pays. C'était normal que je sois là ici aujourd'hui à quelques jours d'une décision qui sera évidemment importante. Importante parce que elle peut venir contrecarrer le fonctionnement démocratique de notre pays. elle peut venir en quelque sorte décider à votre place.
Et en cela, ces répercussions auront bien sûr des comment dire une dimension historique parce que selon la décision des magistrats, les choses ne seront pas les mêmes, mais il n'en demeure pas moins que elles se feront avec les mêmes personnes. Et moi ce que je veux vous dire aujourd'hui à la juste à la veille de cette décision, c'est que Jordan et moi nous travaillons depuis des années ensemble. Nous avons l'un pour l'autre une immense amitié, une immense confiance et si ça n'était pas le cas, je n'aurais pas donné à 23 ans à Jordan Bardella la responsabilité éminente de diriger la campagne des européennes. Il n'a jamais trahi cette confiance.
Il a toujours relevé tous les défis qui lui ont été confiés avec briot, avec énergie, avec conviction, avec expertise. Alors, de toute façon, nous mènerons cette campagne ensemble. Mon cher Jordan, bien sûr, nous nous sommes préparés à ce binôme que nous avons offert aux Français. Nous leur avons dit, nous vous offrons un binôme de gens qui se font confiance, qui pensent la même chose, qui partagent des convictions, qui partage la méthode également qu'il faudra mettre en œuvre et croyez-moi, on va pas manquer de boulot compte tenu du champ de ruine que nous laissent les autres. Marine se présentera à la présidentielle et si elle est élue, Jordane sera premier ministre.
Mais si, [acclamation] mes amis, mais si la justice m'interdit de me présenter à la présidentielle, alors c'est avec une grande énergie, moi aussi et une grande conviction et une grande confiance que je soutiendrai évidemment tous les jours et jusqu'à sa victoire la candidature de Jordane Bardella. J'en terminerai par là, mes chers amis, vous savez quand on se bat, comme l'a rappelé Jordane pour autre chose que nous-mêmes, quand on se bat pour une cause qui nous dépasse, et bien me vient en tête un morceau d'une chanson que vous connaissez tous, qui est une chanson de rég résistance ami. Si tu tombes, un ami sort de l'ombre à ta place. Voilà.
Voilà un petit message à destination de ceux qui pensent qu'il suffit de nous mettre des obstacles devant nous pour nous décourager. Nous ne nous découragerons jamais. Nous lutterons toujours. Nous irons jusqu'au bout et nous irons, mes amis, jusqu'à la victoire avec vous.
Marine Le Pen