Nuñez reste, couvre-feux et chômage partiel pour 3 000 commerces | 19 octobre 2026 | édition du soir
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« Ceux qui ont détruit doivent payer, ceux qui ont pillé doivent rembourser. Nous serons intraitables »
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« On a perdu le contrôle avec un dispositif sous-dimensionné face au nombre de participants »
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« Le gouvernement déclenche le chômage partiel des mardis pris en charge à 100 % »
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« 3000 commerces au moins ont été touchés »
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« Le parquet de Paris fait état pour la seule journée de samedi de 855 interpellations et de 557 gardes à vue »
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« On a fait de la police et des lycéens de la chair à canon »
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Bonsoir et bienvenue dans ce qui se passe en France, l'édition du soir de ce lundi 19 octobre 2026. Ce soir en France, voilà ce qui compte. Emmanuel Macron a refusé la démission de son ministre de l'intérieur. Le gouvernement déclenche des couvre-feu localisés et le chômage partiel pour des milliers de commerces pillés. Paris a connu une deuxième nuit de sacage et les gilets jaunes appellent déjà à un acte de samedi. Dimanche à 20h, le président de la République a parlé une dizaine de minutes depuis l'Élysée.
"Nous ressentons tous ce soir de la colère, de la honte", a dit Emmanuel Macron en distinguant les manifestants aux revendications jugées légitimes de ceux qui ont détruit, cassés et pillés. Ceux qui ont détruit doivent payer, ceux qui ont pillé doivent rembourser. Nous serons intraitables", a-t-il martelé. Les préfets pourront avec les maires aller jusqu'à interdire certains rassemblement et le premier ministre doit réunir dans les prochains jours parties, syndicat, lycéens, étudiants, collectivités et parlementaires pour chercher des réponses concrètes. Laurent NZ a présenté dimanche sa démission.
Emmanuel Macron l'a refusé au nom de la nécessité d'un commandement continu des forces de l'ordre a fait savoir l'Élysée lundi matin. Le chef de l'État pointe des défaillances d'anticipation et de renseignement et demande au ministre de déployer au plus vite de nouveaux modes d'action contre les casseurs. Sur France Interre, Laurent Nèz a reconnu que samedi dans certaines grandes villes, on a perdu le contrôle avec un dispositif sous-dimensionné face au nombre de participants. Plusieurs responsables de l'opposition, notamment au Rassemblement national réclamaient son départ.
À la sortie de la cellule interministérielle de crise, Sébastien Lecnu a annoncé avoir demandé au préfet de déclencher des couvre-feu dès ce lundi soir. Ils seront partiels et localisés pour protéger notamment les commerces. La carte doit être fixée avec les maires concernées. L'état d'urgence réclamé par Bruno Rota sera décrété si c'est utile, mais les couvre-feu paraissent plus adaptés selon le premier ministre qui dénonce un désordre organisé de manière inédite. Laurent Nèz promet de renforcer encore les effectifs de police et de gendarmerie notamment ce weekend. Les matchs de football dont Paris contre Barcelone mardi sont maintenus. La facture s'alourdit pour le commerce.
Le ministre Serge Papin estime que sans doute 3000 commerces au moins ont été touchés. Le réseau des chambres de commerce en compte plus de 2000 pour des centaines de millions d'euros de dégâts. Le gouvernement déclenche le chômage partiel des mardis pris en charge à 100 % pour éviter toute casse sociale. Un fond de soutien spécifique va être débloqué car beaucoup de commerçants avaient déjà constitué leur stock pour Noël et les expertises d'assurance doivent être accélérées. À Lyon, la métropole met de son côté 10 millions d'euros sur la table pour les professionnels sinistrés. Le calme espéré n'est pas revenu dimanche à Paris.
Pendant plusieurs heures, des centaines de personnes ont affronté les forces de l'ordre autour de la place de la République. Puis des groupes mobiles ont chercher à piller des magasins autour de Châtelet et des Halles. Une porte du BHV mara a été éventrée. Le parquet de Paris compte pour dimanche 208 interpellations dont 49 mineurs et 145 gardes à vue. Une source policière évoque 36 magasins dégradés dont 33 pieds et 176 feux sur la voie publique. Le maire Emmanuel Grégoire dénonce des scènes insupportables.
Côté justice, le parquet de Paris fait état pour la seule journée de samedi de 855 interpellations et de 557 gardes à vue dont 77 % de majeurs, 278 ont été prolongés surtout pour des vols et des pillages. La procureur leur BO promet de ne rien lâcher. ADN, empreinte et vidéo à l'appui. Mais elle dit ne pas pouvoir confirmer que les casseurs soient politisés à l'ultra gauche. Comme l'affirme le gouvernement, la plupart garde le silence et sont peu connus de la justice. Le préfet de police monte une équipe d'enquêteurs dédiée aux images.
À l'appel de l'association des maires de France, des élus et des habitants se sont rassemblés ce lundi à partir de midi devant les mairies de l'île à Grenoble et dans de nombreuses communes en solidarité avec les villes incendiées ou pillés et pour défendre les institutions. À Marseille, le maire Benoît payant porte de lourdes accusations contre les autorités. Il dénonce un dispositif insuffisant, conteste les chiffres de la préfecture, veut savoir quels ordres ont été donnés au CRS et d'y attendre de Laurent Nugèz la vérité. Selon lui, on a fait de la police et des lycéens de la chair à Canon. La contestation ne retombe pas.
La coordination de gilets jaune à l'origine de la journée du 17 octobre annonce un acte de samedi prochain le 24 avec plusieurs dizaines d'actions sur sa carte puis de nouvelles dates le 31 octobre et le 5 novembre jour où une intersyndicale appel public et privé à manifester. Ce lundi matin, une cinquantaine d'étudiants ont bloqué l'accès au Louvre. fermé au moins jusqu'à midi en soutien au mouvement lycéen. Et la Commission européenne demande à la France de protéger le droit de manifester pacifiquement tout en jugeant inacceptable les pillages. Autre front ce lundi, la météo.
Météo France a placé le gare et l'héros en vigilance orange pluie, inondation et orage à partir de 14h et la la 18h. Un épisode méditerranéen est attendu avec des cumules de 250 à 350 mm localement davantage et des intensité de 80 à 100 mm en 1 heure. Un passage en vigilance rouge n'est pas exclu. consigne habituelle ne jamais s'engager sur une route ou un gay inondé et se mettre à l'abri pendant les orages. En Espagne voisine, les pluies torrentielles ont déjà fait des morts autour de Valence et de Barcelone. Suite de l'affaire qui a choqué le nord.
La police israélienne annonce l'arrestation de 10 colons, soupçonné d'avoir attaqué samedi en six Jordani occupé un convoi de diplomates européens et d'avoir frappé Bernard Baudou, le maire d'Olnois Emry, âgé de 78 ans. Les suspects ont été interrogés et pourraient être présentés à un tribunal. L'élu portait son écharpe tricolore avait été jeté au sol et roué de cou sans être gravement blessé. Paris réclame que les auteurs de ces violences répondent de leurs actes. C'était ce qui se passe en France, l'édition du soir de ce lundi. Demain, nous ferons le point sur la première nuit de couvre-feu, sur les comparutions d'immédiat et sur l'épisode de pluie dans le sud.
Bonne soirée et rendez-vous demain à 20h.
Emmanuel Macron