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Podcast / conversationFrance 24 (sur YouTube)· 7 juin 2026 11 minComplaisantActualité / polémiqueInstitutions & électionsJusticeSolidarités & familleEurope & international

Jean-Luc Mélenchon en meeting à Saint-Denis : le pari de la "nouvelle France" • FRANCE 24

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 20 %Défensif 50 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:43Invité politiqueChiffre
    « Le candidat insoumis à la présidentielle a tenu ce dimanche son premier meeting de campagne en plein air à Saint-Denis en présence d'au moins 26000 personnes selon les organisateurs. »
  • 4:11Invité politiqueFait
    « Le principal suspect Jérôme Barella, avait déjà fait l'objet de plusieurs plaintes pour viol sur mineur et signalement sans jamais avoir été inquiété par la justice. »
  • 4:49Invité politiqueFait
    « C'est effectivement un drame qui aurait pu être évité. On peut légitimement s'étonner. Je comprends que nos compatriotes s'étonnent que dans un dossier comme celui-ci qui était il y avait déjà des éléments d'enquête qui étaient assez accablants. »

Temps de parole

  • Jean-Luc Mélenchon100 %

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0:00
Jean-Luc Mélenchon

L'essentiel politique ce soir, c'est avec Émilie Zapalski. Bonsoir. Bonsoir. Vous êtes éditorialiste politique, conseillère en en communication et dans un instant, on va se pencher avec vous sur le lancement officiel de la campagne de Jean-Luc Mélenchon. C'était cet après-midi à Saint-Denis. Le leader insoumis se présente comme la seule option crédible à gauche. Nous l'entendrons. On reviendra aussi sur la réaction de l'exécutif après la mort de la jeune Liana. Son agresseur faisait déjà l'objet de plusieurs plaintes et signalement. Emmanuel [musique] Macron a reconnu un dysfonctionnement de la justice.

Enfin, la mort de Bernadette Chirac, figure marquante de la droite française et ancienne première dame. La classe politique [musique] salue son engagement et son caractère. C'était donc le grand jour pour Jean-Luc Mélenchon. Le candidat insoumis à la présidentielle a tenu ce dimanche son premier meeting de campagne en plein air à Saint-Denis en présence d'au moins 26000 personnes selon les organisateurs. Il se projette déjà au second tour de la présidentielle face au Rassemblement national.

Écoutez, vous savez que pour une fois les étoiles sont alignées, que pour une fois, [acclamation][applaudissements] sans contestation possible, la première force politique de la gauche et du changement, la voici. [acclamation] La primaire est finie [applaudissements] chez [acclamation] nous. qui avons gagné l'honneur de marcher en première ligne. Et bienvenue à tous ceux qui [acclamation] veulent

1:35
Non speech

[applaudissements]

1:36
Jean-Luc Mélenchon

participer à la bataille pour la 6e République écologique et sociale. Émilie Zapalski, une entrée en campagne réussie pour Jean-Luc Mélenchon qui a prouvé ce soir qu'il était capable enfin ce soir cet après-midi qu'il était capable de mobiliser. Oui, je pense que même euh la campagne, elle a commencé avant, elle a commencé au moment des municipales où ils se sont montrés un petit peu comme la force de gauche qui émergeit en rafelant euh Saint-Denis euh notamment et en se calmant, j'allais dire, le style Mélenchon agressif a été un petit peu lissé et on le retrouve là.

Et il y avait déjà ces éléments de langage, euh cette rhtorique autour de la Nouvelle-France, hein, ça a été au moment des municipales lancé déjà. On voit bien que dans Saint-Denisier et la ville symbole finalement. Bah, elle avait symbole avec un maire noir. Alors ça avait fait fortement réagir. Vous vous souvenez, il y avait eu des propos même racistes au sein de certaines chaînes de télévision. Donc il y a cette idée de préampter cet espace à gauche. Voilà, il veut estampiller la France insoumise, la Nouvelle France. C'est lui. C'est lui cet espoir à gauche.

Il veut éliminer toute véléité qu'on sent au niveau des écologistes du PS et puis cette espèce de primaire qui s'organisait mais qui a l'air d'être mortenée de toute façon. Donc on voit qu'il veut occuper cet espace. Euh c'est vrai qu'il y a probablement un espace, il y a une fenêtre de tir. Simplement, je pense que à gauche euh voilà, les forces sont encore là, elles n'ont pas envie de renoncer. Je pense notamment au Parti socialiste, je pense à Raphaël Gluxman aussi, place publique. On sent bien qu'il y a encore cette volonté euh d'occuper un espace qui serait plus euh de la social-démocratie, hein, qui relèverait plus de la social-démocratie.

Mais là, Mélenchon, il fait une épreuve de force, hein, je pense. Euh, il occupe le terrain. Il les a prévenus aujourd'hui ses gauches. Il leur a dit "Vous êtes prévenus. Euh, si vous ne vous ralliez pas à moi, c'est le RN au pouvoir." Il y a du chantage par rapport au 2e tour et euh si le RN arrive aux portes du pouvoir et d'être responsable de l'échec de la gauche, bien sûr qu'il les responsabilise sur ce côté-là. Est-ce qu'ils arriveront à résister à cette chanson-là ? Parce que c'est vrai qu'au fil de l'eau, on voit bien qu'il progresse dans les sondages, on voit bien qu'il ramène quand même beaucoup de gens.

C'est quelqu'un de très fort Jean-Luc Mélenchon, c'est quelqu'un de très agressif mais aussi de très fort. Et moi, je dois dire que dans les chiquier politiques, c'est l'une des seules forces politiques qui travaille vraiment sur le fond, qui a une véritable stratégie, qui a une tactique, qui a un projet de société, qu'on l'aime ou qu'on l'aime pas. C'est quelque chose qui a été très travaillé euh et c'est l'un des seuls aussi qui arrive à agréger des jeunes euh par des sujets d'écologie, par des sujets bah de mixité, de diversité. Euh il arrive à parler aux jeunes ce que la plupart des partis politiques ne font pas. Soit ils ne veulent pas, soit ils n'y arrivent pas.

On passe à l'affaire Liana du nom de cet enfant de 11 ans retrouvée morte jeudi après avoir disparu pendant plusieurs jours. L'émotion est immense. Le principal suspect Jérôme Barella, avait déjà fait l'objet de plusieurs plaintes pour viol sur mineur et signalement sans jamais avoir été inquiété par la justice. Le garde des saut Gérald Darmana a reconnu un immense échec et pointé du doigt les magistrats. Le ministre de l'intérieur Laurent Nou s'est également exprimé ce soir. Écoutez-le. Cette affaire est un échec. C'est un échec et on va on va y revenir bien évidemment. très longuement.

Mais moi, je suis évidemment très touché comme responsable politique, comme patron des policiers, des gendarmes de ce pays puis aussi bouleversé bien évidemment bouleversé comme père de famille, comme père de deux filles. Oui. Oui, je je suis évidemment bouleversé. C'est effectivement un drame qui aurait pu être évité. On peut légitimement s'étonner. Je comprends que nos compatriotes s'étonnent que dans un dossier comme celui-ci qui était il y avait déjà des éléments d'enquête qui étaient assez accablants. On comprend mal que la personne n'ait pas été entendue mais c'est l'enquête administrative que nous avons lancé avec Gérald Darmanin qui permettra d'y voir clair.

Comment vous jugez la communication de l'exécutif français ? D'un côté reconnaître un échec des fonctionnant et de l'autre bah rechercher un coupable. Gérald d'Armanin prendre du doigt les magistrats vo. Oui. On a l'impression qu'on cherche un coupable. On cherche à faire tomber des têtes pour excuser l'impuissance de l'État et puis les erreurs de l'État, les défaillances véritables. Et c'est pas la première fois et moi j'entendait encore les déclarations de 2019, de 2021. Enfin, à chaque fois qu'il y a un cas comme ça, on dit "Ol là, attention, il faut fermer le système, peut-être qu'il faut des coupables, des sanctions." Mais on voit bien qu'on avance pas sur ces sujets-là.

Il y a un véritable problème, des plaintes qui sont déposées, euh aucune enquête qui sont menées à bout, euh des informations qui sont dispatchées entre différents services qui sont pas croisés entre elles. Enfin là, il y a un moment, moi je me pose des questions en fait parce que c'est souvent sur ces sujets de violence euh intrafamiliale, de violence sur mineur, de violence vis-à-vis des femmes, on avance pas. Est-ce que c'est un tabou ? Est-ce qu'il y a un problème de volé politique ?

Je je je dis pas ça parce que je pense qu'il y a un véritable souhait, mais on a du mal à passer aux actes et avec la force qu'il faudrait parce qu'on sait très bien, regardez le nombre de féminicides qui se passent alors qu'il y a eu des alertes avant. C'est exactement le même sujet que pour les violences vis-à-vis des mineurs. On ne prend pas au sérieux et je ne comprends pas pourquoi cette société ne prend pas au sérieux. Là, c'est la défaillance de l'État qui a certains magistrats qui doivent avoir des sanctions. Soit ils sont responsables, ils ont une circulaire, ils sont censés suivre euh les ordre de la hiérarchie, mais il y a pas que les fautifs. C'est c'est pas que.

La députée insoumise Mathilde Panot dans l'opposition dit que Gérald Amandin doit démissionner parce qu'il a enclenché, je cite, une clochardisation de la justice. Est-ce qu'effectivement là aussi il il est du ressort du ministre de la justice de voilà rendre rendre son badge ? Mais je pense que ça n'arrangerait rien du tout. Un ministre qui passe et un autre qui arrive. Ce qui est important, c'est qu'on réforme et qu'on voit exactement où il y a des défaillances, où il y a des problèmes, que ça soit d'information, d'ordre, de de d'obéissance. Non, je pense que ça arrangerait rien.

Mais bon, ça ça fait partie de la la campagne de communication et du symbole de réclamer des têtes et notamment celle d'un ministre. C'est une crise politique euh à laquelle on assiste. Je pense que c'est quand même une crise politique. On a entendu euh Emmanuel Macron parce qu'on voit véritablement là, on a la preuve, chacun d'entre nous à la preuve des défaillances et des endroits où il y a il y a plein d'endroits, il y a plein d'autres affaires où ça a été le cas. Mais là, c'est vrai que ça crève les yeux. Donc c'est une véritable crise politique et puis en plus bah oui, c'est terrible. C'est beaucoup d'émotions. Donc ça ça grossit aussi cette affaire. On passe à notre 3è sujet, 3è thème.

Bernadette Chirak est morte vendredi, elle avait 93 ans. Elle avait traversé plus d'un demi-siècle de vie politique française au côté de son mari Jacques Chirac. Celle que l'on surnommé la tortue ne s'est pas contentée d'être la femme d'eux. Elle a été conseillère générale de la Corè et présidente de la fondation des hôpitaux qui organise chaque année l'opération pièce jaune. De nombreux représentants politiques ont salué une femme engagée de caractère. Est-ce qu'elle était si populaire qu'on le dit en ce moment ? Elle n'a pas toujours joui d'une d'un immense capital sympathie ? Non, elle était fortement critiquée he pour certains comportements agissements.

Je pense que c'est un peu c'est terrible mais une personnalité politique qui meurt et je me souviens Jacques Chirac tout d'un coup voilà c'est comme un sein et puis c'est aussi des témoins d'un passé qu'on qu'on a aimé et puis de personnalités politiques qu'on avait l'impression d'être plus à la hauteur qu'aujourd'hui. On on regrette toujours les personnages du passé et elle elle fait partie du lot. Non, je pense qu'elle avait une personnalité. Je pense qu'elle a eu affaire forte affaire avec cet homme politique qui était son mari. Elle a été première dame et et c'est toujours questionnable un petit peu ce qu'on ce qu'on y met ou pas.

Non, je pense qu'elle est voilà, elle est rééolée de de cette phase là qui est la mort. C'est terrible mais on est plus apprécié souvent quand on est mort. Comme comme vous le dit, il y a le dites, il y a une sorte de nostalgie. Est-ce que elle marque vraiment avec sa mort la fin d'une époque ? Je pense que oui à la fin d'une époque parce que euh après on a eu d'autres types de premièr d'homme he moi je critique pas enfin c'est d'autres styles en fait euh que ça soit Carla Bruni ou actuellement euh Brigitte Macron c'est d'autres styles. Certaines se font discrètes ou quoi.

Il y avait cette espèce de voilà un petit peu plus engagé peut-être plus engagé un petit peu plus constante dans son voilà dans son dans dans ses combats. Dans ses combats et sa façon d'être à côté de son mari. Donc oui, il y a il y avait peut-être un peu plus de profondeur que ce qu'on voit euh aujourd'hui. Et puis je pense qu'il y a plus de questionnements aussi autour de la première dame. Est-ce que c'est véritablement inactivité ? Est-ce que ça a un sens que elles aient des assistants, des assistantes euh autant d'argent ? Je crois qu'on en fait cette fonction et moi je c'est pas une fonction en France première dame. Ça n'existe. C'est pas une fonction.

Voilà, ça n'existe pas mais on le questionne beaucoup plus qu'avant. Avant, c'était pas plus une fonction qu'aujourd'hui, mais on le questionnait moins. Moi, ça m'amuserait de voir cette fonction qui n'en est pas une occupée par un homme. J'aimerais bien voir ce que ça va donner et comment on considère justement un premier homme, un premier, je ne sais pas comment on appellerait ça et de voir comment est-ce qu'on critique autant et quelle place on lui apporte. C'est pas une fonction, c'est la personnalité qui l'occupe qui occupe ce rôle qui fait en fait son rôle, qui fait son activité. Et c'est vrai qu'elle a beaucoup marqué pour les pièces jaunes, pour les hôpitaux.

Après, elle avait d'autres fonctions politiques. Donc c'est quelqu'un de respectable et puis c'est quelqu'un qui a marqué l'histoire. Merci beaucoup Émilie Zapalski d'être venu pour cette essentielle politique. Rester avec nous dans quelques instants. C'est Fatima Tawan qui prend le relais pour le journal de l'Afrique et on se retrouve juste après.