Jean-Marie Le Pen, his life, his battles... Marion Maréchal unfiltered
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 70 %Attaque 10 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:34OuverteRéponse directe
Bonjour Marion. Comment vas-tu ?
- 1:17ComplaisanteRéponse directe
Ton livre est-il sensible et émouvant ?
- 2:00OuverteRéponse directe
Tu appartiens à une famille exceptionnelle. Peux-tu nous parler de ton enfance ?
- 2:43OuverteRéponse directe
Peux-tu raconter l'accident en Calabre ?
- 3:21OuverteRéponse directe
Comment as-tu vécu le choc et l'accident ?
- 3:59OuverteRéponse directe
Quelles réflexions existentielles as-tu tirées de cette expérience ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:00Fait
« La politique n'est pas toujours une évidence. C'est-à-dire que c'est une évidence au ce sens où je me suis toujours senti extrêmement animé par le souci de mon pays et de mes compatriotes. »
- 0:34Fait
« Je peux pas rester indifférente à la chose publique. »
- 2:43Marion MaréchalFait
« En fait, le texte que vous voyez qui sert d'introduction à ce livre est en fait le texte que j'ai écrit au lendemain de l'accident parce que je voulais garder les émotions et les sensations qui en sont sorties. »
- 3:21Marion MaréchalFait
« Au moment où vous comprenez enfin que le choc va arriver avec la voiture frontale à 110, en fait les secondes s'étirent. »
- 23:58Marion MaréchalFait
« J'aimerais me sentir guidé par un murmure providentiel mais je me retrouve souvent seul face au vide du silence. »
Temps de parole
- ?100 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
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La politique n'est pas toujours une évidence. C'est-à-dire que c'est une évidence au ce sens où je me suis toujours senti extrêmement animé par le souci de mon pays et de mes compatriotes. Je peux pas rester indifférente à la chose publique. Voilà. Et il chantait énormément. Tradition qui était très française d'ailleurs qui s'est beaucoup perdu dans les familles et c'est vrai que on a toujours chanté en famille vraiment. On a il a toujours lancé la voilà la chansonnette et donc on se voyait pas faire autre chose autour de son lit de mort que de chanter. tout ce qu'il avait anticipé de la question européenne qu'il avait vu dès le traité de Rome puisque pour lui était contenu déjà dans les travaux préparatoires du traité de Rome toutes les dérives antinationales que nous
voyons aujourd'hui auprès de la commission. Donc il avait été véritablement un visionnaire sur plein de choses. Bonjour à tous et bienvenue sur VA Plus pour un nouveau numéro de l'émission Unver avec. une émission qu'on avait pas tourné depuis extrêmement longtemps et donc je vous annonce que désormais elle aura lieu chaque mois à nouveau et j'ai surtout le plaisir de recevoir aujourd'hui Marion Maréchal pour cette reprise. Bonjour Marion. Bonjour. Comment vas-tu ? Très bien, impeccable. On te reçoit parce que tu viens de publier un très bon livre aux éditions Far qui s'appelle Si tu te sens Le Pen, une autobiographie, un livre intéressant, très bien écrit, ce qu'il faut souligner parce que c'est pas toujours le cas avec les livres politiques et ou même les
livres de journalist politique ou les livres tout courts. Et c'est surtout un livre sensible, j'ai trouvé émouvant à certains moments parce que vous êtes un garçon sensible, c'est pour ça ? Ouais, exactement. [rires] Je suis assez ému facilement, mais je connais d'autres gens qui l'ont lu et qui ont eu la même sensation et qui sont pourtant moins fragiles que moi. Euh donc vraiment un très bon livre que je recommande et de toute façon dont on va parler pendant près d'une heure avec toi. Donc ça va, je pense donner, je l'espère aux téléspectateurs de plus le goût de cette lecture à venir et en tout cas dans laquelle moi je me suis plongé avec grand intérêt et on te retrouve à la fois tel que tel que tu es, tel que on te connaît. en même temps, on te découvre. Donc c'est ces allers-retours
qui sont extrêmement euh extrêmement sympathiques. Euh voilà, si vous aimez la politique, je vous recommande de lire ce livre et si vous aimez les parcours euh singuliers, je vous recommande aussi de lire ce livre et vous en ressortirez ravi. Bon, j'ai bien fait de venir. Voilà. [rires] Non, non, mais vraiment c'est un très bon livre et je vais essayer de le prouver pendant une heure en te posant des questions. Euh, tu appartiens à une famille comme nul autre pareil. Ta vie comme tous les Le Penes 2 minutes, il se passe quelque chose de d'exceptionnel et qui sort de l'ordinaire. Et le livre s'ouvre te concernant sur une scène dramatique et en même temps féconde puisque euh ce
livre tu l'avais en tête mais il se trouve que tu étais en Italie euh avec Vincenzo ton mari sur la route. Vous avez eu un grave accident de la route et en fait ce livre a sauvé la vie de ta fille puisque tu as préféré laisser ta fille à tes beaux-parents. Euh en Italie, dans quelle région d'Italie ? Calabre. Sud de l'Italie. En Calabre. Et euh et en fait comme fallait que tu avances sur ce manuscrit parce que c'est toujours chronop ce genre d'exercice, tu as préféré laisser ta fille et si elle avait été dans la voiture, il est pas sûr qu'aujourd'hui euh elle serait vivante, ce qui est assez euh vertigineux de rien que de le dire. Et ce qui est incroyable, c'est queen fait cette scène d'accident de voiture, contrairement à beaucoup de scènes d'accident de voiture dont des
gens ont été victimes, toi tu as été très consciente en fait. Et j'aimerais bien que tu racontes à quel point en fait tu tu te souviens du choc, tu as vécu le truc. Oui, je le raconte. En fait, le texte que vous voyez qui sert d'introduction à ce livre est en fait le texte que j'ai écrit au lendemain de l'accident parce que je voulais garder les émotions et les sensations qui en sont sorties avec ce ce cette voz cette impression assez singulière, j'imagine, qui est lié en fait à un phénomène, à un réflexe physique. Euh au moment où vous comprenez enfin que le choc va arriver avec la voiture frontale à 110, en fait les secondes s'étirent. Je pense que c'est un effet de l'adrénaline dans le cerveau qui doit être une manière pour le corps en fait de pouvoir maximiser en
fait sa survie en ayant euh l'occasion de réagir de produire exactement l'inverse. Par ailleurs, il y a des gens, ils ont un blackout après tout ça peut-être. Mais alors ce que moi j'ai pas perdu perdu connaissance, j'ai pas pris de choc à la tête. Donc probablement ça a joué. Mais donc en fait le moment où la voiture s'avance à toute vitesse vers nous et d'ailleurs Vincenzo et mon mari a la même sensation me raconte la même chose. On comprend qu'on va mourir, on intériorise le fait qu'on va mourir, que nos filles vont être orphelines. Enfin, c'est un truc assez vertigineux mais un truc en une fraction de seconde. Et en fait, c'est vrai que et donc le choc ensuite arrive. J'ai en effet toutes les sensations physiques, la la douleur, le bruit assourdissant, cette
espèce de de ligne contigue aigu dans les oreilles où on aimon que le monde s'est arrêté et que d'un coup tout devient à la fois extrêmement silencieux après un choc très violent. Et et c'est vrai qu'en fait, je tire de cette expérience euh pas seulement, on va dire, le traumatisme immédiat physique, mais quasiment une réflexion existentielle sans sans exagérer d'ailleurs. Bon, qui est d'ailleurs dans la continuité de tout un ensemble de questionnements que j'ai dans ce livre pendant des mois à la suite de mon élection comme député européen, de la dissolution ratée et tout. Et c'est vrai que donc je chemine à travers cette expérience physique, j'ai envie de dire, vers une réflexion plus globale sur l'engagement politique. Et finalement, c'est comme ça d'ailleurs en écrivant ce
texte que je reviens à à cette phrase, cette réponse plus exactement qu'avait eu mon grand-père quand il est interrogé à la fin de sa vie sur le bilan de ses 60 ans d'engagement politique. Et il a une phrase et je trouve que cette phrase est à la fois d'une simplicité et d'une beauté et d'une limpidité en fait extraordinaire puis qu'il dit "J'ai fait ce que j'ai pu". Ouais. Et en fait, c'est vrai que la particularité de de de quelqu'un quand on se voit mourir et qu'on vit ça, euh on a d'un moment donné on l'existence se fige. Je raconte de manière imagée ça. Ça veut dire que c'est comme si vous savez, on descendait de la scène de sa vie, on s'assoit dans le public et et on on est spectateur de son existence pendant quelques secondes. Et c'est vrai que du coup derrière, on se dit "Alors,
est-ce que je fais tout ce que je peux ?" Et c'est ça qui donne finalement après le la ligne cohérente du mais c'est ça aussi qui renforce j'imagine le projet d'écriture en en lui-même parce que un livre faut qu'il soit habité, faut qu'il y ait une espèce d'urgence en tout cas faut que il y a une légitimité, c'est pas juste un passage obligé en tout cas sinon ça donne les c'est ce qui donne les livres. Et donc cette urgence avant même l'accident, tu dirais qu'elle venait d'où ? Bah comme je l'explique d'ailleurs euh dans le livre, moi j'ai moi j'avais pas de contrat d'éditeur hein. Donc euh je veux dire, j'ai pas eu de commande. J'étais même pas sûr d'ailleurs jusqu'à euh jusqu'au l'avantdernier chapitre de publier ce livre. Euh je voulais en être absolument
satisfaite. Et au départ c'est vrai que j'écris, c'est comme je je te l'ai raconté au lendemain des élections européennes alors qui est un moment contrasté pour moi parce qu'à la fois j'arrache de guerre l si je peux dire en tout cas avec beaucoup de de difficultés. Donc cette cette élection au Parlement européen qui que personne n'attendait. D'ailleurs, tout le monde nous avait condamné à l'échec, campagne difficile s'en suit la rupture quand même extrêmement violente avec avec Éric Zemour. Je suis exclu de reconquête, moi les autres vice-présidents. Dans la foulée, il cet espoir extraordinaire de voir potentiellement le corps national remporter les élections législatives anticipées espoir contrarié hein comme on l'a vu après. Et après des négociations et après des négociations voilà avec
Exactement. compliqué. Bon, donc c'est un moment, je moi je l'avoue, hein, j'ai pas honte de dire que quand on est un responsable politique, même de longue date parfois ou aguéri, peut y avoir des moments de doute et démotivation. Malgré le fait que je sois élu député européen, j'ai besoin de poser à l'écrit un certain nombre de réflexions pour finalement, c'est un peu pour comment j'en suis arrivé là. Voilà, comment j'en suis arrivé là et et donc revenir sur comment j'en suis arrivé là pour mieux finalement comprendre ensuite sur la meilleure manière finalement de continuer à défendre les idées qu'il y a dans ce livre. Donc c'est d'abord un et puis c'est ce qui est intéressant en l'écriture, moi j'y ai pris goût parce que c'est déjà intellectuellement extrêmement stimulant. Ça veut dire
qu'on mesure chaque fois qu'on développe quelque chose avec toute la nuance, la précision qu'impose l'écrit et la gravité aussi qu'impose l'écrit parce qu'on sait que l'écrit reste comme l'expression le veut. On mesure tout ce à quoi on n pas réfléchi ou parfois euh mal réfléchi ou trop peu réfléchi. L'authenticité hein qui que nécessite l'écrit parce que tu as dit les doutes. Tu es une des rares personnalités politiques qui justement est capable de les verbaliser, de les exprimer, de les assumer. Et c'est ça aussi qui qui rend ce livre touchant, c'est que il y a plein de moments où tu dis voilà ça, j'ai pas fait ça bien ou ça je me suis posé plein de questions. C'est pas le livre d'un buldozer ou d'un robot quoi. Voilà et c'est ça qui qui rend la chose touchante. et tu dis euh que le le
projet est né euh enfin en tout cas ce qui a renforcé euh ce projet, c'est en fait de de te poser la question de d'où tu venais. Moi, il y a quand même quelque chose qui me marque au fil des pages, même si on connaît tout ta vie parce que c'est vrai que vous êtes une famille qui vous vous appartenait pas totalement et voilà, on sait tous où vous êtes nés, où vous vivez, quasiment où vous étiez à l'école. Mais euh c'est quand même le journal intime d'une femme qui a grandi dans l'adversité, parfois même le journal d'une répudier. Euh le prêtre de la Trinité sur mer euh qui refuse de te baptiser. Euh tu peux pas être serveuse dans un restaurant. Euh un rendez-vous galant à la fac où euh euh le gars en découvrant que euh tu es maréchal parce qu'il te dit "Attends, il
paraît qu'il y a la petite fille Le Pen dans la fac, c'est incroyable. En tout cas, moi je veux pas la croiser et tout et en fait il est en train de dire ça à sa propre date comme on [rires] dit aujourd'hui en bon français. Il y a quand même voilà, enfin on en sourit mais c'est j'imagine que c'est ça qui fait que toi Marine et cetera et les les autres membres de votre famille ça vous donne une certaine force mais c'est quand même extrêmement fatiguant j'imagine. Alors, tu l'auras compris, le but de Sve est absolument pas de se poser en en victime parce que parce que moi je j'avoue que cette cette époque là où tout le monde s'en oublie d'être une victime et ce tu as bien raison de souligner mais mais bon là en l'occurrence tu es une vraie victime donc faut pas non plus mais
mais mais j'explique en effet un un parcours parce que le but du personnel à chaque fois c'est d'expliquer en quoi elle a aussi le personnel a contribué à façonner mes idées. Moi je suis pas juste le réceptacle d'une doctrine prémachée qu'on m'aurait fait apprendre par cœur et que je vais ensuite raconter sur les plateaux de télévision. ce dont j'ai hérité, y compris idéologiquement au-delà de familialement. C'est quelque chose que je me suis approprié par le vécu, que j'ai parfois dépassé, parfois réinterprété ou perpétué, mais c'était important de le rappeler. Et ce qui est vrai, particularité en effet de la famille Le Pen dans le paysage politique, c'est qu'on on et encore mon vécu à moins étant bien moins j'ai en dire violent que celui même de Marine,
ma tante de Marie-Caroline, mon autre tante ou même de ma mère, j'en parle un peu, je quand même parler de trois petites filles qui ont quand même vécu la destruction de leur immeuble suite à une explosion, suite à un attentat, de bombes qui ont été posées. Et je raconte d'ailleurs la manière dont ma mère se souvient. Elle a je crois une dizaine d'années à l'époque. Marine a 8 ans en tout cas. Voilà. Donc elle a 4 ans de plus donc elle a 12 ans. Euh dans la la façon dont ma mère se souvient alors encore dans les moindres détails de cette de cette soirée où là encore parce que c'est ça qui est particulier aussi, je trouve ça extrêmement touchant euh les anges gardiens d'élite de ma famille ont manifestement agi. Un bébé au mouré, elle a fait une chute de trois ou quatre
étages. Il est retombé sur matelas. Exement. Exactement. 5e étage, il est tombé du 5e étage. Je crois que tu le racontes he mais Marine dormait dans la chambre de sa sœur ou l'inverse que ma mère en fait ma mère d'ailleurs ce soir-là garder ce petit garçon aurait dû dormir à l'appartement finalement ça ne s'est pas fait et à la place de la chambre de ce bébé he qui avait quelques mois un trou béant et en fait le petit bébé est retrouvé cinq étages plus bas il est tombé sur son matelas donc il n'a eu qu'un bras cassé et donc ça a été d'ailleurs qualifié par la la presse de miracle et c'est vrai que ce qui est marrant je raconte pas tout mais même mon grand-père à plusieurs reprises a échappé à la mort, il échappe à un grave naufrage. Voilà, il y a d'autres à d'autres attentats par ailleurs
politiques. Bon bref, et donc c'est vrai que en même temps cette adversité violence verbale, violence physique à laquelle on peut être confronté dès le plus jeune âge, évidemment genendre un certain nombre de souffrances. Maintenant, on a des mots, on a posé des mots d'ailleurs là-dessus. harcèlement scolaire, ça existait pas tellement à l'époque, mais et en même temps, j'ai envie de dire que c'est une c'est une opportunité parce que euh parce que finalement ça nous permet de de bénéficier d'une grande liberté. grande liberté parce que quand on quand on n pas peur de l'adversité, quand on n pas peur du jugement moral des autres, quand on n'est pas tributaire du consensus du moment, quand on est même prêt parfois voilà à faire face à la à la à l'intimidation physique, bah ça vous
permet de faire de la liberté avec une très grande politique avec une très grande pardon. faire la politique avec très grande liberté, tout va bien. Et donc et donc il 6h du matin, je pr Ouais, c'est [rires] ça. Non, j'ai un peu enchaîné ces derniers jours. Euh et donc c'est vrai que en cela merci et même si parfois quand on est gamin, on a l'impression que je vois je raconte notamment la manière dont dont mon grand-père balayait un peu nos plaintes à l'époque. Il disait déjà la même chose à ses filles puisqu'il leur disait "Vous pourriez dans la neige, vous ê vous pourriez être cunu dans la neige en temps de guerre." Ce qui évidemment d'un coup clos le débat. Euh et en même temps, merci à lui de pas euh voilà nous avoir fait pleuricher sur nous-même parce que finalement il nous a forcé à
aller de l'avant et c'est plutôt positif. Mais c'est voir c'est là aussi on voit l'affiliation euh avec Marine puisque à Contreflot l'autobiographie de Marine Le Pen qui était parue. C'était aussi quand même par bien des égards le le journal intime de cette adversité. Alors, il est pas 6h du matin mais il est 10h du matin et donc l'émission s'appelle Un verre avec et pour ceux qui avaient regardé les précédents numéros avec Rosine Bachelot, avec Sonia Mabrou et tout un tas de gens que j'avais eu le plaisir de recevoir, on finissait par boire un verre. Là honnêtement, comme il est 10h du matin, on on va [rires] pas se forcer. Merci. Donc bon, pour le fun, j'ai mis une bouteille de bière euh Corse euh sur la table en décou et d'ailleurs on la voit même pas tant que ça à l'image. En 2
minutes, tu es goût logiques. Tu aimes bien les vins du sud, les vins puissants et expressifs. euh à cause du fait que tu as été élu contre arrosé de Chatonov à l'époque [rires] je suis pas euh ce serait mentir de dire que je suis une extrêmement be bonne connaisseuse en matière on néologique mais c'est vrai que par contre j'apprécie de boire de boire du vin. J'ai une ah vin rouge vin blanc selon les moments. J'ai pas une préférence tellement plus prononcée pour l'un que pour l'autre. Et c'est vrai qu'à choisir je préfère plutôt les vins bien corsés donc plutôt du sud. Et il se trouve que pendant 5 années, j'ai été élu député dans le VOCLUS et une partie en fait de l'appellation Château Neuve du pape se trouvait sur un bout de ma circonscription. Donc voilà, j'avais eu
le, on va dire, le bon sens d'aller me faire copine copine avec quelques viticulteurs du coin. Tu avais eu des bonnes choses, tu viens d'un domaine en particulier qui et j'avais bah en fait ce qui était drôle, c'est que j'avais même eu euh une comment dire une une cuvée euh château neuf du pape, ce qui était quand même très classe euh avec une petite affichette de ma tête que j'avais vendu à un des meetings. Donc voilà, c'était quand même pas donné à tout le monde. Et donc tu avis goûté du château par exemple ? Oui, j'en avais goûté. Bah, j'avais fait d'ailleurs même dans la région en général puisque j'avais été candidate au aux élections régionales, je m'étais pas privé évidemment de voilà de faire les arrêts qui allaient bien. Ça c'est le bon côté de de la politique.
[rires] Moi, je crois par ailleurs que tu es très raisonnable avec l'alcool. Tu es pas quelqu'un qui Oui, je suis pas quelqu'un qui boit énormément. Je j'apprécie l'alcool, voilà, en tant que sur le plan gustatif, mais j'ai jamais été quelqu'un qui a abusé de ce point de vue-là. Bon, euh, merci pour cette petite parenthèseologique à laquelle je tenais. Alors après, on déroule l'enfance dans ce livre. Il y a la fourmilière de Montretou. Il y a cette scène incroyable où tu découvres ta grand-mère, ta grand-mère donc maternelle Pierette Le Pen puisque comme chacun sait, il y avait eu ce divorce fracassant avec Jean-Marie Le Pen. Et puis un jour, elle revient à Montreet tout et euh et elle te dit "Bah moi, je te connais parce que tu étais sur les il y avait eu des
affiches Jean-Marie Le Pen avec toi enfant 92 édition régionale 92. Tu avais quoi ? 4 ans ? 3 ans ? Euh, est-ce que tu peux nous raconter cette scène quoi où tu es à la fenêtre et de tout et tu vois arriver le si de tes tante mais en plus âgé quoi et qui est ta grand-mère en fait. En fait, je raconte dans cette dans cette en effet ce livre la relation les les les ruptures parfois fracassantes qui on peut advenir dans cette famille, mais aussi et c'est peut-être le plus intéressant et en tout cas moi je considère le plus touchant l'incroyable comment dire capacité au pardon. Euh c'est pas donné à toutes les familles, encore moins toutes les familles publiques qui souvent se déchirent publiquement donc malheureusement de manière irrémédiable. Et c'est vrai que
ma famille a une incroyable proportion au pardon. Je donne quelques exemples à l'enguelade aussi mais à l'engueulade mais du coup au pardon. C'est-à-dire de toute façon il y a pas de pardon sansulade he donc voilà l'un va avec l'autre. Je raconte que quelques épisodes, mais je pourrais en tenner euh énormément. Et c'est vrai que parmi ces scènes, on va dire de de oui, de rupture extrêmement violente, le divorce public très largement en plus instrumentalisé politiquement, médiatiquement, enfin c'est c'est terrible entre ma grand-mère, donc Pierrette Le Pen, la mère de Marine et euh mon grand-père et donc de fait une rupture qui a duré des années et des années et moi je ne connaissais pas ma grand-mère. Je l'ai rencontré en effet pour la première fois quand j'avais 8 ans et je raconte cette
scène où j'entends sonner à la porte et je vois cette femme, je dis tiens c'est marrant on dirait maman. Je pense que c'est maman. Tu savais pas que c'était elle qui sa je savais pas. Je savais pas et en fait je sais qu'elles avaient repris contact avec maman et je l'ai su qu'après en fait qu'elle qu'elles avaient convenu de ça. Et donc je rencontre ma grand-mère pour la première fois et en effet je vois cette femme avec qui j'ai tout de suite une affinité spontanée. Elle me prend dans les bras. Elle me dit "J'ai tellement pleuré euh quand je passais devant l'affiche de toi et de ton grand-père." Donc cette fameuse affiche des régionales. Et donc c'est vrai que c'est un moment bouleversant. Et d'ailleurs mon grand-père lui-même lui a pardonné puisque'ensuite il l'a logé
dans la maison familiale pendant des années et que à la fin de leur vie enfin de la vie de Jean-Main Le Pen, ils se sont rapprochés. Ah bah il en fait il d'ailleurs après ça, ils se sont plus jamais quittés. C'était d'une certaine manière l'une des grandes femmes de sa vie. Je crois même avoir entendu qu' il l'avait redemandé en mariage [rires] symboliquement. Oui, symboliquement en effet à la toute fin de sa vie, il avait dit il avait redit en effet quelques jours avant de mourir d'ailleurs, est-ce que finalement tu tu veux pas me réépouser ? [rires] Bon voilà tout ça de manière très et elle était en bonne place à l'enterrement à la Trinité enfin et au Val donc c'est vrai que c'est vrai qu'on a sucation on a su se réconcilier de la même manière que moi malgré les différents
que j'ai pu avoir avec Marine par le passé bah on a su bon évidemment pas du tout du même ordre he bien sûr des divergences politiques n pas empêcher aujourd'hui de nouveau travailler en d'ailleurs je précise parce que tu le dis à un moment dans le livre mais que c'est vrai que la littérature c'est où le l'écriture c'est quand même plutôt fait pour faire la paix enfin et en tout cas tu le dis que çait plutôt ta démarche aussi avec ce livre. C'est-à-dire que à la fois, il y a des passages où tu exprimes très bien ou en tout cas clairement euh tes divergences poétique avec Marine rappelant aussi des phrases qu'elle a pu dire hein euh quand elle disait par exemple que elle te voyait pas dans un gouvernement. Enfin bon bref, à la grande époque de débrouill avec Florent Filippo et
cetera. Et euh ce livre euh vous trouverez pas un livre de de comment dire de je règle pas de compte. Voilà, c'est pas un livre de règlement de compte. Pour autant, il y a l'expression tout à fait euh nette de clivage interne à la droite, mais euh que ce soit avec Jordan Bardella, que ce soit avec Marine Le Pen, que ça soit sur des plans des raisons familiales, euh pas un livre de règlement de compte. Petite transition toute trouvée puisque euh c'est même pas un règlement de fond un règlement de compte avec ma modeste personne puisque tu racontes la révélation en 2013 par l'Express de euh la paternité de Roger Ha que j'avais écrite à l'époque euh pour me dénoncer entre
guillemets. et tu reviens sur cet épisode qui a évidemment été très marquant dans ta vie politique puisque c'était entre guillemets un traitement de défaur qui t'avait été fait puisque tout d'un coup ton intimité était révélée contre ton gré. Est-ce que tu peux nous dire que représente Samuel Maréchal pour toi qui est donc ton père adoptif mais qui est ton père puisque tu n'as connu entre guillemets que lui qui était le mari de ta maman et et pourquoi tu as voulu entre guillemets lui rendre hommage comme tu le fais dans les pages de ce livre ? Oui. Bah déjà en effet, je raconte l'histoire singulière de de ma naissance qui est pudiquement appelée accident. Chose qui est pas forcément évidente. Ma mère a 25 ans à l'époque d'aller donc bah mère célibataire et elle va voir
donc mon grand-père Jean-Marie et elle va lui annoncer bon que elle est elle est enceinte et que a priori elle a plutôt l'intention de me garder. Et mon grand-père donc ça lui ressemble tout à fait d'ailleurs se foutant royalement de ce que les autres pourraient en dire ou en penser. Ben il dit "Bah écoute moi je ris pas grave on les lèvera ensemble. manière tout à fait naturelle et donc moi je suis Marine lui dit ça aussi et Marine non mais bien sûr mais tout le monde tout le monde fait bloc en fait c'est ça qui est d'ailleurs je suis sauvé moi l'air du temps et la facilité du temps aurait dû conduire assez naturellement à un avortement et en fait bah le fait que je sois entouré par une famille solidaire qui a aussi les moyens voilà financiers de pouvoir aider ma mère et
tout fait que je suis je suis là et donc grâce grâce en effet à à tout cela et et c'est d'ailleurs ce regard d'enfant d'archétype d'enfants qui aurait dû être avorté que je pose sur un certain nombre de sujets plus politiques dans le livre sur l'affiliation sur la famille sur la paternité la par toujours demander pourquoi tu étais aussi allante sur les sujets bioéthiques ça vient aussi de la Oui oui je parce que ça interroge évidemment quand on a été adopté dans ses dans ses racines ses origines sur la place du père la place de la mère bon tout ça évidemment a a un impact et donc je suis adoptée à 3 ans par Samuel Maréchal je me suis pendant 3 ans appelé Marion Le Pen devenue ensuite Marion Maréchal et c'est pour ça que j'ai toujours regardé les deux noms du coup
sur sur ma carte d'identité Dou. Voilà l'histoire un peu particulière que j'ai aussi à ces deux noms. Et donc Samuel Maréchal, j'ai toujours trouvé l'histoire très touchante parce que ma mère m'a dit euh sans jamais me cacher d'ailleurs que j'avais été adoptée, enfin ça a toujours fait partie de mon histoire, euh m'a toujours dit "Oui, de toute façon, je sais que ton père, donc Samuel t'a choisi toi avant de me choisir moi et qu'il était tombé amoureux de toi avant de tomber amoureux en fait de moi d'une certaine manière." Donc voilà, j'ai donc moi j'ai pas manqué d'un père, c'est vrai, contrairement à d'autres enfants. Et mon père par ailleurs était une figure a longtemps été une des figures d'avenir prometteuse du Front National de l'époque. Il était directeur du Front
National de la jeunesse. C'est comme ça d'ailleurs qu'il a connu ma mère et donc il est aussi à son niveau une de mes inspirations euh politiques. Voilà. Et qu'est-ce qu'il a pensé du livre ? Bah je sais pas s'il est très objectif en tant que papa, mais il l'a évidemment évidemment beaucoup aimé. Bah, d'autant plus qu'il y a des il y a des moments qui sont pour lui marquants puisque c'est vrai que lorsque je suis élu en 2012 député, il faut imaginer, il y a pas de députés depuis 86 enfin exception de d'une en 88 mais enfin le RN enfin le FN est banni de l'Assemblée nationale par des des alliances d'appareil depuis des décennies. Donc c'est une révolution à l'époque c'est un autre FN qui l'avait connu effectivement. Voilà, c'est c'est une révolution faut
imaginer. Donc mon père, mon père mon père et mon grand-père m'appelle et je raconte très rapidement cette scène qui est c'est la c'est l'une des rares fois où j'ai vu entendu mon père pleurer. Mon père ne pleure pas et et mon grand et mon père me dit Marion, tu nous as vengé quoi ? tu nous av vengé de toutes ces injustices, de tous ces combats, de tous ces sacrifices parce que ce livre c'est aussi à certains égards un hommage quand même à toutes ces générations de militants dont que moi j'ai connu ou dont j'ai connu les familles. Faut imaginer il y a il y a il y a 30 ans de ça ce que c'était d'être candidat Front National. C'était perdre son boulot. C'était être mis au banc de la société. C'était les gens qui vous crachaient dans la rue. C'était la voilà, c'est
c'est des gens qui ont été d'un courage mais extraordinaire quoi. Et moi aujourd'hui c'est c'est je veux dire c'est c'est facile a certains égards d'être d'être aujourd'hui dans le comment il avait vécu la révélation alors de ta paternité ? Bah mon père, mon père mal, mon père mal peut-être encore plus mal que moi parce que parce que parce que je pense que on sait mutuellement énormément et je sais pas, je pense qu'il y a toujours une crainte quand on est un père adoptant ou même une famille adoptante que l'enfant que vous avez adopté vous échappe. Voilà. Mais évidemment ça m'est jamais venu à l'idée. Je n'ai jamais eu dans l'idée de dire un jour à mon père qu'il n'était pas mon père. Euh, il y a aussi une sorte de mise en abîme au-delà de la mise en abîme
familiale mais personnelle dans ce livre. Alors, je vais citer une phrase qui d'ailleurs je pour moi est assez symptomatique du livre parce que à la fois dans le fond, dans sa profondeur mais aussi sur la forme que je trouve très bien écrite, tu écris "J'aimerais me sentir guidé par un murmure providentiel mais je me retrouve souvent seul face au vide du silence." Je trouve que ça dit beaucoup de ta manière d'aborder la politique là où d'autres voilà se lèvent le matin en voulant être prent de la République, avance dans les débat public avec beaucoup de certitude. On l'a déjà dit dans cet entretien, toi tu es tu es plutôt nourri par un doute méthodique euh comment on dit en en philosophie. Euh comment tu définirais voilà ta relation à cette mission que tu
t'es assigné de faire de la politique et d'avoir une vie publique ? Je alors pourquoi cette phrase ? Alors d'ailleurs elle fait écho à la fois à des doutes qui peuvent être plus peut-être plus spirituels et en même temps des doutes oui qui peuvent être plus existentiels sur la place qu'on que chacun doit trouver dans ce monde qui est qui est quand même qui est quand même pas simple. Moi je je vais vous dire je me suis jamais senti pas plus d'ailleurs aujourd'hui porté par une destinée politique. Mon engagement politique c'est quelque chose qui malgré ta ton héritage qui est pourtant Oui. Malgré malgré mon héritage mais c'est vrai que je me voilà je je n'ai pas je n'ai pas ce vécu qu'on un certain nombre de grands responsables politiques de dire je savais en me rasant le matin
que j'allais être président de la République quoi. Bon c'était une évidence. Moi pas du tout et à certains égards la politique n'est pas toujours une évidence. C'est-à-dire que c'est une évidence au ce sens où je me suis toujours senti extrêmement animé par le souci de mon pays et de mes compatriotes. C'est c'est quelque chose auquel je ne peux pas rester indifférent. Je peux pas rester indifférente à la chose publique. Voilà, ça c'est c'est sûr même quand j'ai fait mes 5 années en tant que directrice de l'école que j'ai fondé, bah je continuais évidemment d'être très attentive à tout ce qui se passait et puis finalement bah j'y suis revenu. très animé par un sentiment malgré tout devoir à mon niveau parce que je pense que c'est une éducation qu'on a reçu et
c'est d'ailleurs tout l'objet de la lettre que mon grand-père m'a écrit en 2012 pour m'engager pour m'enjoindre à m'engager en politique et que je publie d'ailleurs dans le livre où cette notion de devoir, elle est quand même en filigramme tout au long de la lettre et je pense que c'était quelque chose de très présent en fait dans notre éducation de manière d'ailleurs consciente ou inconsciente. Mais ça c'est sûr que c'est quelque chose qui m'anime. Mais je veux dire le fait que j'ai le parcours politique que j'ai n'avait rien d'une évidence. Et parfois d'ailleurs quand je me présente à la députation en 2012, je n'imagine pas et personne n'imagine que je puisse être élu. Donc j'ai été aussi happé très vite malgré moi à un niveau que je n'ai pas imaginé, que je n'ai pas cherché
d'ailleurs. Maintenant ce qui est vrai aussi, c'est ce que j'essaie d'expliquer dans ce livre et quand je retrace cette phrase de mon grand-père sur "J'ai fait ce que je peux à la fin de ma vie", j'essaie d'expliquer qu'en fait quand les jeunes, ça m'arrive souvent d'ailleurs viennent de me voir en me disant "Ouais mais finalement est-ce que ça a encore du sens de s'engager ? Est-ce que tout est pas foutu ? Est-ce que tout est pas écrit ?" Je leur dis "Mais c'est pas la bonne manière de se poser la question. La seule question que vous devez vous poser à l'ône bah de la la finitude de nos existences, c'est est-ce que j'ai fait ce que je devais au moment où je devais le faire ? Voilà, faites ça déjà. Et si vous bah vous avez la chance de pouvoir vous dire
oui, vous aurez fait voilà ce qui vous incombait. Et moi, je crois profondément quand on regarde l'histoire derrière nous, on en a quand même de multiples exemples, que bah parfois la bonne personne qui agit au bon endroit au bon moment peut changer l'histoire. Pour le reste, j'ai envie de dire les grands mouvements, les sous-bressaux, les événements, tout ça nous appartient pas. Et donc c'est finalement tout l'objet de ce livre qui est aussi une incitation à s'engager et à faire ce qu'on doit au moment où on doit le faire. Et là, c'est un retour pour de bon. Alors parce que justement tu as parlé de l'ICEP, tu as parlé du moment où tu étais un peu en retrait après 2017 donc après avoir été élu après tes 5 ans de de premier mandat député à l'Assemblée nationale, là tu sens que c'est quelque
chose qui t'anime durablement qui est Non mais alors moi ce qui est sûr aujourd'hui les choses sont très claires, c'est que je suis revenu en politique. Si je suis revenu, c'est pas pour faire un saut de puce et et repartir. Mais surtout ce dont j'ai la pleine conscience comme je pense beaucoup de nos compatriotes, c'est qu'on vit une époque charnière. C'est pas une façon de parler. Ça veut dire on sent tous, j'ai envie de dire dans nos tripes que euh voilà la trajectoire de notre pays peut se jouer de manière définitive dans les 10 ou 15 ans à venir. Donc c'est simple en fait si on met pas toute notre énergie maintenant on aura que nos yeux pour pleurer à la fin de nos vies et que des regrets à faire valoir. Moi, j'ai pas envie d'avoir des regrets. J'ai deux petites
filles et donc j'ai envie de donner tout ce que je peux donner pour espérer faire en sorte qu'elle puisse grandir dans un pays évidemment qui soit à la hauteur de l'idée que je m'en fais. Euh donc euh donc c'est vrai que maintenant moi j'ai qu'une seule obsession et c'est d'ailleurs ce que je décris aussi dans ce livre par la méthode même politique qui me semble la bonne pour arriver aux affaires, c'est que le camp national l'emporte euh et qu'on puisse changer les choses et donc je mettrai toute mon obsession, mon énergie, mon temps euh et les équipes que j'ai au service de ce cette mission là pour les années à venir. Et tu te vois quel rôle alors dans la prochaine campagne de 2017 que ce soit Marine ou Bardella le candidat ? Ben je là je je comment dire le temps n'est pas
à se distribuer les places les postes le temps Oui. Mais bien, je te demande pas un rôle dans l'organir mais je je souhaite que en fait je fasse partie de l'équipe évidemment qui va amorcer et appréhender cette présidentielle et demain, je l'espère si les Français nous en font l'honneur, contribuer évidemment à gouverner le pays, pas tant évidemment pour moi d'ailleurs, mais pour les idées qui sont dans ce livre et dont je me fais le porte-voie. des idées qui sont pas absolument défendues par d'autres préants politiques, en tout cas de ce que je constate et dont je considère qu'elles sont les bonnes pour redresser le pays. Et c'est pourquoi je veux qu'elles ai une place, une influence, une importance dans dans les années. Et tu penses qu'ils sont prêts à accueillir des gens comme toi ou
d'autres hein ? Il y a eu cette scène au Plaz Athéné où tu as présenté ton livre à la presse et il y a quelques personnes où euh Jordan Barder et toi avaient pu faire une photo enfin discuter. Bon, ce qui paraît pas non plus incroyablement extraordinaire que vous soyez en photo sur sur un téléphone ou que vous puissiez échanger de mots autour d'une coupe de champagne. Mais au-delà du symbole qui a été beaucoup commenté, y compris d'ailleurs dans le lectorat de valeur actuelle sur nos réseaux sociaux, est-ce que voilà, tu crois vraiment que parce que bon, c'est un peu l'éternelle question qui revient, on pense que ça y est, il va y avoir de l'Union des droites, va y avoir une coalition, que le RN va sortir de sa tentation hégémonique, que des alliés divers et
variés et pas que toi d'ailleurs pourraient les rejoindre et puis on a du mal à voir les choses se concrétiser. Tu sens qu'il Non, je ben je je vais même au-delà du de la sensation, je veux dire, du sentiment puisque évidemment la présence de Jordan Bardella n'était pas un simple hasard du calendrier, hein. C'était c'était un acte politique public d'amitié que je vois moi comme un nouveau départ en vue d'ailleurs de de de l'élection présidentielle à venir. Marine Le Pen, elle d'ailleurs m'avait fait l'amitié également de vouloir être présente et a été empêchée par des événements personnels et elle a fait néanmoins le la publicité de ce livre et je le remercie. Euh mais évidemment que ce ce sa présence était la manière de symboliser le fait que nous avons tous
les deux euh convenu de euh de de travailler ensemble en équipe évidemment euh et de faire en sorte bah de pouvoir de manière complémentaire avec chacun de nos singularités rassembler un maximum de français en vue de 2027 derrière celui ou celle qui sera évidemment le candidat à l'élection. Tu rappelles dans le livre que Marine aime à ne pas se définir de droite. Euh, comment tu expliques ça ? C'est Berkson dit "La philosophie d'un homme, c'est d'abord sa biographie. Euh, c'est parce que elle était pas invitée aux anniversaires les Bourgeois de Saint-Clou ou certains en tout cas et que les profs de gauche et surtout de droite parfois même la déconsidérer que elle se méfie de la droite, qu'elle voit comme une entité
trop bourgeoise, trop conventionnelle. Je je vais pas je vais pas m'azarder à tenter de psychiatriser sa position politique. Moi, je pense qu'elle est intimement convaincue et d'ailleurs. Bon, c'est tout à son honneur d'être d'être sincère pour le coup dans dans ses convictions, que le clivage droite gauche est dépassé et que pour elle la droite est un terme informe et que à certains égards, elle aurait pas tellement plus à faire quand on regarde le fond des choses avec un un LR, voilà, qu'avec un souverainiste, on va dire patriote et de gauche. Euh moi je je le décris d'ailleurs longuement dans le livre. Je suis pas d'accord avec ce diagnostic. Je suis pas d'accord avec la définition qu'elle se fait du clivage droite gauche. Je suis pas d'accord d'ailleurs avec même
l'efficacité politique que j'en tire. Ça m'empêche pas de constater que sur des sujets qui sont vitaux et essentiels, notamment relatif à la question identitaire, il y a évidemment des points de convergence qui sont très très importants. Euh voilà. Maintenant, qu'est-ce qui peut relever derrière du du vécu ? Ce qui est sûr, c'est qu'elle aussi à sa manière, elle a reçu un héritage politique et familial. elle aussi elle se l'est approprié, elle l'a réinterprété, elle l'a euh elle l'a adapté à sa personnalité avec quand même toujours euh c'est ce que je dis d'ailleurs dans cette phrase pour moi si tu te sens le Pen, cette attitude finalement d'être une Le Pen, c'est-à-dire d'avoir quand même toujours chevillé au corps euh bah le le intérêts de de la France et des Français avant
tout, disons-le quand même et accordons-lui ça un courage, un courage physique, un courage politique, une pugnacité incroyable. able et en cela, elle s'est elle reste quand même profondément une le Pen si la justice l'empêche définitivement de concourir en 2027, tu aurais envie de dire lui dire quoi le jour du jugement ? Bah lui dire, je pense quelque chose qui sera une réalité qui pas tant vocation d'ailleurs à la à la rassurer que d'organiser la suite, à savoir que je veux dire quoi qu'il arrive, elle restera comment dire un responsable politique absolument incontournable non seulement pour cette élection parce qu'il est pas possible d'envisager de toute façon que Marine Le Pen n'apporte pas sa contribution d'une manière ou d'une autre évidemment parce qu'elle a
une place particulière dans le cœur des Français mais aussi y compris dans les années à venir parce que on a besoin aussi de responsable d'expérience et elle en fait elle en fait évidemment partie. Il y a des très belles pages dans ton livre sur la Bretagne euh un coin qu'on partage tous les deux. le Carnac, la Trinité sur mer, voilà la Bretagne Sud, le Morbillant, une Bretagne un peu douce et pourtant sauvage aussi à à bien des égards que tu décris bien. Et il y a ce paradoxe électoral Breton alors qui a tendance à à s'atténuer avec le temps, mais c'est vrai que la famille Le Pen est intimement bretonne. Faut quand même savoir que le père de Jean-Marie Le Pen
était marin pêcheur, que il a vécu toute sa vie à la Trinité sur mer, que il avait des copains qui s'appelaient Olivier Carson, Philippe Lissan, photographe, que tout ça n'a rien de factice, que vous-même vous avez été vous êtes très attaché à la Bretagne que ce soit quand Marine justement part écrire à contrefot parce queelle s'est fâché à l'époque avec son avec son père, elle va à la Trinité sur mer, elle va pas abandin de scènes dans le livre où tu es en Bretagne, par exemple, la fondation de Lice, ça te vient d'une discussion dans ta cuisine euh de la longère à la Trinité avec Tibo Monier. Euh comment tu expliques ce cette espèce de dichotomie entre euh vos résultats électoraux en Bretagne et votre
attachement votre attachement pourtant profond à cette région ? Bah ce qui est vrai, c'est que j'interroge dans ce livre bah une interrogation d'ailleurs je pense qui traverse tous les Français. Quelle est la part finalement dans mon dans mon dans mon identité de cet enracinement local par rapport à à cette à cette identité nationale ? Moi je j'oppose voilà, j'oppose pas les deux d'ailleurs depuis toujours. Moi j'ai jamais eu une vision très jacobine et encore moins abstraite de l'identité française. Je considère que la patrie charnelle bah elle a forcément une dimension enracinée locale alors que Jean-Marie Len se méfiait assez des régionalistes breton qui par ailleurs sont très à gauche mais quand même ils s'en méfient précisément parce qu'ils étaient très à gauche
mais je pense que lui il avait quand même il était peut-être moins euh ah je je sais pas il il mais parce que parce qu'il était tellement naturellement breton en fait voilà je veux dire lui il a quand même grandi faut imaginer dans une maison où ça parlait breton à la maison hein d'ailleurs donc mais c'est vrai qu'il était il était aussi en partie malgré tout un produit bah de de l'excellence républicaine à l'époque où même s'il a fait une partie de sa scolarité quand il est devenu pipi de la nation euh chez les jésuites euh voilà exactement mais il est aussi un produit de l'excellence républicaine venant d'un milieu pauvre dans une maison quand même sans zone ni électricité il fait une partie de sa scolarité bien sûr dans l'école de la République à l'université publique. Il
avait pas un sous en poche à l'époque he faut imaginer. il monte à Paris, il avait à peine de quoi se payer un un repas le soir et et c'est c'est quand même cette France-là qui lui permet de devenir l'un des plus grands personnages de la 5e, quoi. Donc donc c'est vrai qu'il avait quand même euh un attachement particulier à à ces institutions-là évidemment, mais il est toujours il est toujours resté très profondément et naturellement breton. Euh voilà et c'est vrai que moi je je j'oppose j'oppose pas les deux et je moi je suis pas d'une génération qui me méfie euh de cette aspiration y compris à l'autonomie locale euh à plus de dans Tu dirais que tu te sens Bretagne. Bah si euh on comment dire on définit son identité par le fait de savoir où est-ce qu'on doit où on veut être
enterré. De fait je me vois pas être enterré ailleurs qu'à la Trinité sur mer. Voilà. Maintenant, ce qui est vrai, c'est que moi, je fais partie de des millions de familles françaises qui sont des familles déracinées euh qui ont été poussées à l'exode pour aller à la capitale parce que bah il y avait pas forcément dans leur région, c'était le cas de la France, faut imaginer au moment où mon grand-père part euh il y a plus de 70 ans, 80 ans, 90 ans euh parce que il y avait pas forcément du boulot, voilà, la possibilité de s'élever socialement, des universités qui étaient forcément disponibles juste à côté et donc qui ont été arrachés finalement à leur lieu de Et c'est pour ça d'ailleurs que compris dans ce livre, je parle de l'idée que je me fais d'une vraie
politique d'aménagement du territoire parce que je pense que la première responsabilité du politique, c'est de permettre aux Français de naître, de vivre et de mourir dans l'endroit d'où viennent leurs parents. Mais pour ça, encore faut-il qu'il y ait du boulot, des services publics, des transports et j'en passé des meilleurs. Qu'est-ce que vous avez fait pour les 1 an de la mort de Jean-Marie Le Pen ? Enfin, je sais que vous étiez à la Trinité, mais est-ce que tu peux nous raconter on était à la Trinité et en l'occurrence il y a eu une une messe qui a été dite en son nom et moi, je suis allé évidemment déposer un une gerbe sur sa sur sa tombe. Voilà, d'ailleurs qui était très très fleuri avec plein de mots très touchants de gens qui sont venus assez spontanément. Elle a pas été
réparé après. Alors, nous avions non. Voilà, en effet, au lendemain, quelques jours après son inhumation, il se trouve qu'il avait une très belle croix celtique locale qui qui avait été détruite à coup de masse. Et en fait, bon, évidemment, comme nous ça nous savons que malheureusement le grand jeu des années à venir risque d'être de venir profaner la tombe de Jean-Marie Le Pen, nous avons regravé cette croix directement sur la tombe et nous ne l'avons pas redressé parce que et depuis, je crois que le le cimetière est vidéo surveillance. Oui, pour le coup, il faut dire que les les comment dire la préfecture et autres ont fait ont fait le travail nécessaire. Oui. Et d'ailleurs comme au moment de l'enterrement où c'était l'époque où Breneur était mise à l'intérieur et et
tout avait été bien fait d'ailleurs enfin et Marine l'a dit plein de fois que qu'elle avait été très touchée par beaucoup de mots d'adversaire politique public ou privé. Oui. À son égard, c'était ton cas aussi peut-être. Oui. Oui. De fait la plupart des gens ont été très très polis, courtois. Voilà. et contrairement à ceux qui étaient dans la rue en train de sabrer le le champagne, mais qui nous a montré aussi à certains égards que en fait la différence avec cette extrême gauche là n'est pas seulement une différence de vue politique. C'est clairement un clivage qui est quasiment anthropologique quoi. Dire on s'entend pas sur les fondations les plus élémentaires de la civilisation qui passent quand même par le respect du haut mort. Ouais. Et d'ailleurs Fourquet explique
dans un de ses bouquins que la crémation, enfin j'ai rien contre les gens qui passent par la crémation, mais c'est évidemment un basculement anthropologique puisque c'est quand même pas exactement la même manière d'enterrer les morts. Et j'avais une discussion avec ta tante là-dessus et elle disait tout en disant bon enfin chacun fait ce qu'il veut mais moi j'avais besoin d'une messe, j'avais besoin d'un enterrement. Je c'est c'est pas du tout la même manière de vivre la mort. Bah c'est vrai que beaucoup de Français découvrent la souffrance que c'est de pas avoir un prêtre à disposition au moment où il faut inumer ses morts parce qu'en fait c'est vraiment le moment où même quand on est décristianisé et peu croyant, on se rend compte que c'est l'un des passages du deuil. C'est en
fait c'est une voilà c'est une on a on a besoin aussi d'avoir d'un cérémonial pour accompagner ses morts. Et donc euh bon en tout cas nous c'était une évidence et je peux dire je pense que c'était une belle messe que nous avons eu à la Trinité sur mer et qu'il en était content de là où il était et au au Val de Grâce à Paris quelques jours après. Euh tu décris la vos dernières heures avec Jean-Marie Le Pen vers la fin de ton livre et vous avez chanté une chanson pour la fin du monde. Je connais pas cette chanson. Oui, elle est pas très très connue mais c'était une de ses chansons préférées. Alors, je vais pas m'aventurer à la chanter parce que parce que je chante pas bien. Euh mais oui, oui, en fait, en fait, il y a un truc qu'il faut savoir sur mon grand-père, c'est que
c'était un et d'ailleurs dans notre famille en général, c'était un très bon vivant et il chantait énormément. tradition qui était très française d'ailleurs qui s'est beaucoup perdu dans les familles peut-être qui a a perduré chez nous parce que ça doit être un vieil héritage je sais pas des des marins pêcheur les marins chantai chantai beaucoup à bord et c'est vrai que on a toujours chanté en famille vraiment et on a il a toujours lancé la voilà la chansonnette et donc on se voyait pas faire autre chose autour de son lit de mort que de chanter et ouais c'était un moment assez bouleversant alors le grand entre guillemets paradoxe de ton livre c'est que donc c'est bon s'appelle si sans le Penas par euh une fois passé la scène de l'accident par cette lettre qui t'avait
été écrite pour te motiver à à te présenter aux législatives en 2012 et un peu le testament aussi politique de Jean-Marie Le Pen. Et en même temps, tu l'expliques avec tes mots que le décès de Jean-Marie Le Pen, j'essaie de dire ça de manière pas trop impolie, mais seul dans quelque sorte une période politique, selon toi, comment tu définirais ce qui s'ouvre à la fois sur ton plan personnel et mais aussi pour la droite, les droites avec le décès de ton grand-père ? Bah disons que avec lui euh fini une période politique qui était celle à mon avis des grands du grand obstacle ou en tout cas
de l'obstacle principal à la coalition des droites qui était finalement le clivage aussi gauliste antigoliste qui est quand même une singularité franco-française et qui c'est vrai a a irrigué toute la vie politique française depuis depuis des décennies qui aujourd'hui bah en fait c'est un clivage je le reviens d'ailleurs dessus qui est né sur la guerre d'Algérie, pas du tout sur la Seconde Guerre mondiale hein. Euh je pense que s'il y avait pas la guerre d'Algérie, s'il y avait pas euh voilà le le je vous ai compris trahi, s'il y a pas le traitement des harquis tel que celui existe, je pense que mon grand-père aurait pu être un goliste sans grande difficulté en fait parce que c'était quand même toute une génération de gens qui étaient des patriotes et voilà donc voilà et ce clivage bah
durablement aura empêché la réconciliation sur ce clivage d'ailleurs pendant des décennies on a vu bah des divergences idéologiques de plus marqué de plus en plus marqué entre ce qu'on appelait la droite républicaine donc UMP RPMP QLR et euh et le camp national notamment sur les questions économiques avec d'un côté bon bah des gens qui ont communié totalement à la mondialisation heureuse, au libre échange généralisé, à l'idée européenne euh fédérale, voilà et de l'autre corps national qui restait quand même je pense assez lucide sur la dimension tragique de l'histoire, assez lucide sur le fait que la souveraineté restait quand même un impératif assez indépassable et l'indépendance euh et puis continuant de raisonner à l'ône évidemment des intérêts français avant
tout he ce qui était pas le cas des autres et et il me semble qu'aujourd'hui bah ces divergences là se sont amoindrui voire ont quasiment totalement disparu ce qui me rend d'ailleurs très optimiste pour la suite des choses pour que d'ici 2027 alors peut-être pas à la présidentielle mais probablement aux élections législatives nous voyons des mouvements de rassemblement peut-être inédit je l'espère comme nous le faisons d'ailleurs déjà au Parlement européen en travaillant enfin en tout cas en tout ce qui me concerne avec mon groupe à la fois avec le RN et en même temps les les LR Et c'est d'ailleurs toute l'une des missions que moi je me donne parmi d'autres d'être aussi ce trait d'union précisément entre bah le camp national et entre bah les républicains et plus largement le centre droit
plus attaché à la dimension nationale en vue de de rassembler un maximum de français. Et ça c'est ça sur un plan personnel couvre pour toi le chapitre du décès de de ton grand-père. Bah sur le plan politique en tout cas d'une certaine manière. C'est aussi une façon, je pense sa mort lui a rendu un peu justice, c'est-à-dire que ça a été aussi un moment de bilan et il lui a quand même été accordé d'avoir vu très loin et avant tout le monde, ce qui aujourd'hui fait consensus sur bien des sujets, pas d'ailleurs seulement sur la question de l'immigration, même si la question de l'immigration est évidemment centrale, la question de l'islamisation, mais aussi précisément sur la question de ce mensonge de la mondialisation heureux, sur la question des effets délétaires du
libre échange, sur tout ce qu'il avait anticipé de la question européenne qu'il avait vu dès le traité de Rome puisque pour lui était contenu déjà dans les travaux préparatoires du traité de Rome toutes les dérives antinationales que nous voyons aujourd'hui auprès de la commission. Donc il avait été véritablement un visionnaire sur plein de choses et le fait qu'aujourd'hui on lui accorde ça bah me semble-t-il légitime et crédibiliste d'autant aujourd'hui ceux qui ont continué le combat dans le camp national et peut-être je l'espère rendre prêt la des Français jusqu'ici dans le doute à passer le pas. Je reconnais bien là ta propension à pas vouloir parler de toi. Mais donc la question cétait quand même aussi sur toi, c'est-à-dire que de la même manière que c'est lui qui a été à
l'initiative du début de ta carrière politique, est-ce que son décès c'est une sorte de nouveau départ aussi pour toi et que tu t'es assigné enfin il y a eu ce discours au Val de Grâce qui était assez politique. Est-ce que tu t'es assigné une sorte de nouvelle mission à cette occasion ? Bah, nouveau départ, disons que à partir du moment où cette mémoire-là est partie, évidemment ça pas moi seulement d'ailleurs, mais ça me rend aussi dépositaire justement de cette mémoire de de sacrifice de tous les de tous les militants qui nous ont précédé. Et ça me rend d'autant plus soucieuse de m'assurer que demain, si le camp national arrivait aux affaires, je puisse veiller à ce que tout cet espoir qui a perduré dans l'adversité pendant des années ne soit pas déçu, ne soit pas
trahi et se transforme en acte de changement véritable et que tout ça n'ait pas été vain. Peut-être que oui, en effet, c'est c'est cette petite lumière que ça allumé tout particulièrement moi. Et ben écoute, merci beaucoup Marion et la prochaine fois, on boira un vrai vera la bonne heure pour qu'on puisse boire des coups. Ça va ex. Merci beaucoup, à bientôt au mois prochain.
Marion Maréchal